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Communiqué de presse
 

La feuille de route de Bali approuvée par la délégation du PE, les Etats-Unis pressés de rattraper leur retard

Environnement - 17-12-2007 - 14:41
Général
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Les représentants du Parlement européen à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique ont salué les résultats de la réunion de Bali. Ils ont exprimé l'espoir que les Etats-Unis adoptent des objectifs ambitieux de réduction des émissions dans un avenir proche.

Après l'adoption de la feuille de route de Bali par la plénière de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du PE, et Guido Sacconi, président de la commission temporaire sur le changement climatique, ont fait  la déclaration commune suivante au nom de la délégation du PE à la conférence:
 
"Au cours années à venir, le Parlement européen légiférera, comme vous le savez, sur des décisions découlant de la feuille de route de Bali. Dans ce contexte, permettez-nous de vous rappeler que dans sa résolution adoptée en novembre, le PE avait exigé que le mandat de la conférence de Bali comporte, entre autres, ce point précis: des objectifs spécifiques chiffrés pour tous les pays industrialisés, autrement dit, un engagement de réduire les émissions 'd'au moins 30% d'ici à 2020 et de 60 à 80% d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990'.
 
Cette résolution et ces objectifs ont été nos repères pour mesurer le succès de la conférence. Vu sous l'angle du Parlement, le texte maintenant en notre possession laisse donc quelque peu à désirer par rapport à nos attentes, tout spécialement en raison de l'absence de référence directe à des réductions des émissions de la part des pays (industrialisés) de l'annexe I.
 
Toutefois, et c'est plus important, le PE félicite la Présidence portugaise et la Commission d'avoir obtenu le meilleur résultat politiquement viable ici à Bali. Il se réjouit, de la même manière, de la feuille de route conclue à Bali, amorce d'un processus qui doit nous amener à 2012 et au-delà, avec un accord international à conclure pour 2009. Le PE salue en outre la décision des signataires de Kyoto d'adopter l'objectif d'une réduction de 25 à 40% de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020 (par rapport au niveau d'émission de 1990, décision mentionnée dans le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental  sur l'évolution du climat (GIEC).
 
Bien sûr, d'importantes concessions ont été faites par rapport à la résolution du Parlement. Mais, aucune d'elles ne sape les principes sous-tendant la position du PE. Il est important de dire, dans ce contexte, que l'ampleur des réductions des émissions à atteindre ont été clairement inscrites dans le cadre du rapport du GIEC. Egalement important à nos yeux est le fait que toutes les parties seront impliquées dans ce processus, dépassant la distinction rigide faite entre les parties relevant de l'annexe I et les autres.
 
Nous tenons également à souligner que la décision identifie clairement les problèmes auxquels il faudra s'attaquer tout au long du processus lancé à Bali: adoucissement, adaptation, transferts de technologies et aide financière requise à ces fins. C'est très important à notre avis, au même titre que la décision de lancer des projets-pilotes dans le domaine de la déforestation.
 
Face à ces décisions, l'Europe est désormais appelée à se montrer encore plus responsable, à confirmer son rôle en pointe et à mettre en évidence son engagement dans la lutte contre le changement climatique. De son côté, le Parlement contribuera à montrer la voie en légiférant sur les instruments indispensables pour atteindre les objectifs fixés au sommet de printemps de mars 2007: parvenir, au minimum, à une réduction de 20% des émissions de GES d'ici à 2020.
 
Nous nous félicitons par ailleurs de l'évolution de l'attitude de l'administration américaine ces dernières années, qui est passée d'une réticence à entrer en négociation à des engagements précis. L'accord conclu à Bali est le début d'un processus. Cela en tête, nous espérons - mieux encore, nous attendons - que les États-Unis se joindront à l'Europe dans un avenir très proche pour se fixer le type d'objectifs ambitieux en matière d'émissions pour lesquels nous nous sommes battus jusqu'au bout.
 
Dans son intervention de jeudi, Al Gore a indiqué qu'à ce stade, nous devions faire une passe aux États-Unis, non pas vers le point où ils se trouvent mais vers celui auquel ils doivent arriver. Ici, à Bali, nous avons fait la passe. Les yeux du monde entier sont fixés sur vous, mais vous devez patinez plus vite, la glace est en train de fondre sous vos pieds".
 
11/12/2007
Délégation menée par : Alejo VIDAL-QUADRAS (PPE-DE, ES)
REF.: 20071211IPR14723