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Communiqué de presse
 

Les priorités de l'Union européenne selon le Président slovène

Institutions - 23-04-2008 - 13:48
Séance plénière
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En visite au Parlement européen, Danilo Türk, Président de la République de Slovénie, a insisté sur le rôle de premier plan tenu par l'UE dans des domaines tels que le réchauffement climatique et les droits de l'homme. Aujourd'hui, l'UE doit "être consciente de son rôle de leader de l'actualité mondiale mais aussi de la responsabilité découlant de ce statut".

Accueillant le Président Danilo Türk, le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a rappelé que la Slovénie était le premier Etat du groupe des nouveaux pays qui ont rejoint l'UE en 2004 à assurer la Présidence de l'Union, "ce qui implique une lourde responsabilité". Il s'agit non seulement de présider aux destinées de l'Union européenne actuelle, mais aussi, en valorisant les avantages de l'adhésion, de "servir de modèle pour les pays voisins des Balkans occidentaux".
 
Pour Danilo Türk,"l'Union européenne est une grande réussite historique", qui s'est imposée comme protagoniste de premier plan sur la scène internationale.  
 
"L'UE doit jouer un rôle moteur dans le domaine de l'environnement"
 
En 2007, l'UE a placé les questions environnementales, et plus particulièrement le réchauffement planétaire, au centre de ses préoccupations. La Commission européenne a prévu, parmi ses objectifs, de réduire de 20%, par rapport à 1990, les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. "De tels objectifs réclament de modifier sérieusement notre approche dans le traitement du réchauffement climatique", a expliqué Danilo Türk.
 
Il a toutefois rappelé la difficulté de cette tâche si l'on considère le dilemme auquel fait face la communauté internationale : faut-il "poursuivre une perspective de croissance et s'accommoder de la catastrophe, ou changer d'attitude afin d'atténuer les impacts du réchauffement climatique et de prévenir les plus critiques d'entre eux"?
 
Pour Danilo Türk, "la croissance effrénée est vouée à l'échec". Dès lors, il est important que les Etats membres fassent preuve de cohésion.
 
"L'Europe est l'espace des droits de l'homme"
 
Les institutions européennes étant fondées sur les droits de l'homme et des peuples, l'UE se doit de faire des efforts encore plus importants en vue de préserver les droits de l'homme dans le monde, a-t-il affirmé. "L'Europe doit proposer un modèle de développement économique durable en y associant des efforts humanitaires et diplomatiques assortis de sanctions qui s'appuieront sur les arrêts du Tribunal pénal international".
 
"Le rôle moteur de l'Europe est nécessaire au moment où l'action mondiale en faveur des droits de l'homme accuse un retard". Pour Danilo Türk, l'action du Conseil des Nations Unies pour préserver les droits de l'homme à l'échelle mondiale manque d'ampleur, et seule une gouvernance efficace des Etats membres des Nations Unions permettra d'atteindre les objectifs fixés. Le rôle de l'UE, "groupe le plus influent au sein des Nations Unies", prend ici toute son importance.
 
Les politiques européennes en faveur des droits de l'homme au niveau international ne seront efficaces que si elles se fondent sur des droits humains corollaires au sein même de l'UE, a-t-il ajouté. "Ceci passe par la protection des droits humains des migrants et des requérants d'asile".
 
Danilo Türk a à ce titre souligné l'urgence de la mise en place d'un système commun d'asile d'ici 2010, ainsi que la nécessité d'améliorer la coordination entre les politiques migratoires et les politiques d'aide au développement.
 
Enfin, le pragmatisme, "clé du succès" de l'UE, doit garder sa place dans tous les domaines relatifs au futur élargissement. L'UE a, selon lui, besoin de la Turquie, et ne doit pas lui refuser aujourd’hui une perspective d’adhésion déjà approuvée, ce qui "mettrait en question la crédibilité de l'Union européenne".
 
REF.: 20080422IPR27276