Parlement européen

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
Communiqué de presse
 

La commission des affaires économiques veut une législation pour améliorer la supervision des marchés financiers

Affaires économiques et monétaires - 11-09-2008 - 11:31
Commissions
Partager

Deux demandes formelles à la Commission européenne pour mettre en place une législation améliorant le cadre de surveillance des marchés financiers ont été adoptées par la commission des affaires économiques ce mercredi. La première concerne spécifiquement les fonds spéculatifs (hedge funds) et les fonds de capital-investissement (private equity), tandis que la seconde est relative à l'architecture future de supervision des marchés en général.

Fonds spéculatifs et fonds de capital-investissement
 
Dans un rapport de Poul Nyrup Rasmussen (PSE, DK), la commission parlementaire appelle à une série de mesures législatives dans le domaine des fonds spéculatifs (hedge funds) et des fonds de capital-investissement (private equity).
 
Au sujet de la stabilité financière et de la couverture réglementaire, elle estime notamment que les exigences d'apports de fonds propres devraient s'appliquer aux sociétés d'investissement plutôt en fonction des risques que du type d'entité. Les intérêts des investisseurs et des institutions de crédits devraient être alignés, soit en obligeant les bailleurs à retenir une partie de leurs prêts titrisés sur leur propre comptabilité ou par d'autres mesures d'un effet équivalent. Les députés souhaitent une législation fondée sur des principes d’évaluation des instruments financiers illiquides et plus d'exigences de transparence pour les prestataires de services de courtage (prime brokers). Ils estiment qu'un cadre harmonisé pour les capitaux à risques et les fonds de capital-investissement devrait être mis en place dans toute l'UE, en particulier pour permettre aux PME d'accéder aux capitaux transfrontaliers.
 
Exigences de transparence
 
Pour ce qui est de la transparence, la commission parlementaire voudrait un régime européen de placement privé qui permettrait la distribution transfrontalière des produits d'investissement, y compris les véhicules d'investissement alternatifs, à certaines catégories autorisées d'investisseurs avertis. Cela impliquerait la notification de leur stratégie générale d'investissement, de leur endettement, de leurs méthodes de gestion des risques et d'évaluation des portefeuilles, de la source et des montants des fonds collectés, des règles de transparences relatives à la rémunération des dirigeants et de l'enregistrement des actionnaires au-delà d'un certain seuil.
 
Acquisitions: informer le personnel, ne pas démembrer les actifs
 
Le personnel des firmes qui sont reprises devrait toujours avoir les mêmes droits à l'information et à la consultation dans le cadre de la législation communautaire, y compris lorsque des investisseurs de fonds de capital-investissement ou des fonds spéculatifs sont impliqués.  La commission parlementaire estime que des mesures devraient être mises en place lorsque cela s'avère nécessaire de façon à éviter un démembrement excessif des actifs des sociétés rachetées par des investisseurs privées.  Des règles sur les capitaux  devraient permettre de veiller à ce que le niveau d'endettement reste supportable à la fois pour les sociétés de fonds de capital-investissement et les entreprises cible, et il il ne devrait pas y avoir de discrimination injuste entre les différents types de fonds mettant en œuvre des stratégies similaires.
 
Conflits d'intérêt et concentration du marché
 
Des mesures sont aussi nécessaires pour régler les conflits d'intérêt entre institutions financières de tous types. Les agences de notation du crédit devrait séparer leurs activités d'évaluation de leurs autres services éventuels, tels que les conseils en matière de transactions structurelles. Les effets de la concentration du marché dans l'industrie des services financiers devraient faire l'objet d'une étude générale de la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne, dans le but d'évaluer notamment si certaines règles favorisant des opérateurs en place pourraient être abrogées.
 
Pour finir, les députés demandent à la Commission européenne de revoir l'intégralité de la législation relative aux marchés financiers dans le but d'identifier les lacunes possibles en ce qui concerne les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement et de proposer les règles éventuelles nécessaires pour mieux réguler tels ou tels acteurs.
 
Future structure de la surveillance des marchés financiers
 
La commission des affaires économiques et monétaires a également adopté mercredi un rapport rédigé par Ieke van den Burg (PSE, NL) et Daniel Dăianu (ADLE, RO) sur la future structure de surveillance financière. Le rapport demande formellement à la Commission de faire des propositions afin d'améliorer le dispositif de règlementation des services financiers en Europe.
 
Le rapport, dont les principales dispositions ont reçu un large soutien au sein de la commission parlementaire, comprend des recommandations sur les comités Lamfalussy de niveau 3 (CESR pour les titres, CEIOPS pour les assurances et les pensions et CEBS pour les banques) et sur le mécanisme actuel de gestion des risques systémiques.
 
 Une base juridique solide pour la surveillance
 
Des arrangements volontaires ne sont pas suffisants pour rationaliser la structure fragmentée des superviseurs européens qui doivent garantir la stabilité des marché financiers et protéger l'économie réelle des risques excessifs, estiment les députés. La structure de surveillance a besoin d'une base juridique solide compte tenu de la complexité croissante et de la dynamique du marché.
 
Les collèges de superviseurs chargés des institutions transfrontières devraient devenir obligatoires, soulignent les députés, avec une répartition des compétences relativement fixe et un système de vote à la majorité qualifiée entre les superviseurs leur permettant de prendre des décisions.
 
Les comités de niveau 3 sont également invités à mettre en place une meilleure intégration et coordination intersectorielles et transfrontières.
 
Rôle du SEBC et représentation internationale
 
Les responsables de la surveillance micro et macro-prudentielle et de la surveillance des marchés devraient associer leurs connaissances sur les développements du marché. Le Système européen des banques centrales  pourrait avoir une position centrale, si nécessaire, dans la coordination (SEBC)  et la direction.
 
La répartition des informations et des tâches pourrait également être rationalisée afin d'améliorer la représentation de l'UE au niveau international, souligne le rapport. L'UE devrait être clairement représentée au G8 et au Forum de la stabilité financière afin d'éviter d'être devancée par les Etats-Unis au sein du Comité bancaire à Bâle, par exemple.
 
Les deux rapports ont été adoptés selon l'article 39 des règles de procédure du Parlement selon lequel le Parlement peut demander à  la Commission de rédiger un projet législatif sur un sujet particulier (article 192 du Traité). Lors du vote en plénière, une majorité absolue des députés doivent soutenir ces mesures (soit au moins 393 voix en faveur).
 
Procédure: Initiative législative (Article 39 du règlement du PE - Article 192 du Traité CE) -- Vote en plénière: septembre II (Rapport Rasmussen), octobre I (Rapport Van den Burg/Dăianu)
09/09/2008
Commission des affaires économiques et monétaires
Présidente : Pervenche Berès (PSE, FR)
REF.: 20080910IPR36907