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Politique régionale : « Un montant significatif va être investi dans l'économie réelle »

Politique régionale - 09-03-2009 - 16:15
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Evgeni Kirilov : « Les changements visent à accélérer l'investissement au niveau national et régional »

Evgeni Kirilov dans son bureau

Pour lutter contre la crise, le Parlement européen examine cette semaine diverses mesures. L'une d'elle vise à permettre un financement plus rapide et plus flexible des projets de politique régionale. Loin de n'être qu'une décision technique, elle devrait soutenir l'économie et notamment « les gens touchés de plein fouet par la crise ». Evgeni Kirilov (Bulgare, membre du Parti socialiste européen) explique la pertinence de cette mesure.

Quelles sont les principales mesures proposées ?
Evgeni Kirilov
: Les changements visent à accélérer l'investissement au niveau national et régional en simplifiant l'accès aux aides - notamment pour les personnes touchées par la crise - et en rendant disponible des financements pour les PME.
 
Comment se fait-il que ces mesures arrivent maintenant ?
EK : Du fait de la crise économique. Néanmoins, nous discutions déjà avec la Commission européenne depuis longtemps afin de rendre le processus plus transparent.
 
Du fait de son budget relativement restreint, comment est-ce que l'Union européenne peut contribuer à redresser la situation ?
EK : La politique de cohésion concerne 347 milliards d'euros pour une période de sept ans, et un montant significatif va être investi dans l'économie réelle. Nous savons que certains projets connaissent actuellement des difficultés pour trouver des fonds auprès des banques. Les mesures proposées faciliteront-elles l'accès aux aides financières.
 
Quand est-ce que ces mesures deviendront effectives ?
EK : Nous espérons que le Conseil les approuve en mars. Les effets devraient être palpables dès cette année, je dirais même au milieu de cette année. Ces mesures sont un instrument de court terme, mais nous espérons que les bénéfices seront palpables à plus longue échéance et contribueront à approfondir les réformes structurelles de long terme.
 
Comment peut-on s'assurer que le flux de liquidités ne va pas mener à de la corruption ?
EK : Moins de bureaucratie ne signifie pas moins de contrôle sur les dépenses publiques. Nous devons nous saisir de ce problème car évidemment il s'agit de sommes importantes, et dans chaque pays on trouve des exemples négatifs. Mais la simplification doit plutôt mener à un meilleur contrôle. Plus il y a de bureaucratie, plus il y a de corruption. Moins de bureaucratie signifie moins de corruption car le processus gagne en transparence.
 
Finalement, ce qui importe dans cette crise est de maintenir le niveau social des citoyens européens et dans le même temps d'aider les entreprises, en particulier les petites, à être compétitives, à se développer et à créer de l'emploi. Nous devons montrer la solidarité européenne, la cohésion entre les Etats membres, car c'est seulement ensemble que nous pourrons sortir de la crise.
 
REF.: 20090306STO51167