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Catastrophes naturelles : prévention et réforme du Fonds de solidarité de l'Union européenne
Aide humanitaire - 11-03-2010 - 13:00
Les catastrophes naturelles et le fonds de solidarité de l'UE - Par europarltv
« Les problèmes liés aux inondations, aux tempêtes et autres phénomènes météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents », s'inquiètent les députés européens. Ils prônent l'utilisation du Fonds de solidarité de l'Union européenne pour aider les Etats victimes de la tempête Xynthia et des inondations à Madère. Ils appellent également les Etats membres à cesser de bloquer la réforme de ce fonds, qu'ils appellent de leurs vœux depuis 2006.
Inondations à Madère, tempête Xynthia en France et dans d'autres pays européens... Les catastrophes naturelles qui ont frappé l'Europe ces dernières semaines ont laissé derrière elles des dizaines de morts, de blessés, de disparus, et des infrastructures dévastées.
A chaque fois que de tels désastres se produisent, l'Union européenne (UE) apporte son soutien par le biais du Fonds de solidarité européen. Doté d'un milliard d'euros par an, il permet de venir financièrement en aide aux Etats victimes de catastrophes majeures. Il couvre les coûts de l'action d'urgence, les frais de reconstruction à long terme relevant d'autres mécanismes financiers.
Les députés européens appellent à sa mobilisation rapide et souple suite aux inondations de Madère et à la tempête Xynthia. Ils en ont débattu avec la Commission européenne jeudi 11 mars au matin, puis ont voté une résolution en ce sens à une très large majorité.
Fonds de solidarité : exemples
- Tempête Klaus en France en 2009 : 109 millions d'euros
- Inondations au Royaume-Uni en 2007 : 162 millions d'euros
- Feux de forêt en Grèce en 2007 : 90 millions d'euros
« J'en appelle à la solidarité de l'UE et à la mise à disposition du Fonds européen de solidarité dans les plus brefs délais. Nous nous plaignons toujours que l'Europe est trop éloignée de nos concitoyens : c'est l'occasion de leur montrer le contraire », a martelé la Française Elisabeth Morin-Chartier (Parti populaire européen).
Ce faisant, elle a pointé du doigt le conflit qui oppose le Parlement aux Etats membres, ces derniers refusant d'assouplir les règles de mobilisation du Fonds européen de solidarité.
« Comment se fait-il que le Conseil (représentant les Etats membres) ne suive pas la demande du Parlement d'assouplir son fonctionnement ? », s'est interrogé le Néerlandais Lambert Van Nistelrooij (Parti populaire européen). Les députés européens ont en effet voté des mesures en ce sens en... mai 2006. Mais sans l'aval des Etats membres, le dossier est bloqué. Le commissaire Janez Potočnik a promis que la Commission ferait tout son possible pour le débloquer.
Mieux vaut prévenir que guérir
Le Portugais João Ferreira (Gauche unitaire européenne) a rappelé l'importance de la prévention pour éviter que de telles catastrophes ne se produisent. La résolution adoptée par les parlementaires souligne que « les autorités nationales, régionales et locales devraient s'attacher prioritairement à la mise en place de politiques de prévention efficaces ».
Les députés les enjoignent également à être plus attentives « aux programmes de reforestation, à l'affectation des sols, la gestion de l'eau et la gestion efficace des risques en ce qui concerne la construction urbaine sur le front de mer et la réalisation de digues, ainsi que dans les domaines de l'agriculture et de la sylviculture ».
REF.: 20100305STO70030
