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Communiqué de presse
 

Enrayer la perte de biodiversité d'ici 2020

Environnement - 14-07-2010 - 14:13
Commission : Environnement, santé publique et sécurité alimentaire
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L'Union européenne doit enrayer la perte de biodiversité d'ici 2020, dans toute la mesure du possible, affirment les membres de la commission de l'environnement dans un rapport approuvé mercredi. Le rapport analyse l'état actuel de la mise en œuvre des dispositions législatives dans ce domaine, et estime que la conservation de la biodiversité doit être prise en compte dans l'ensemble des politiques de l'UE.

La perte de biodiversité a un coût élevé
 
Les députés de la commission de l'environnement regrettent vivement que l'objectif, fixé par l'Union européenne, d'enrayer la perte de biodiversité avant 2010 n'ait pas été atteint, et estiment que l’incapacité à enrayer cette perte est inacceptable, non seulement du point de vue éthique, mais aussi sous l’angle écologique et économique. Un rapport d'évaluation établi en 2008 par la Commission européenne conclut que 50 % des espèces et jusqu'à 80 % des habitats en Europe sont menacés, et plusieurs études estiment que l’impact de la perte de biodiversité sur la prospérité, qui se chiffre actuellement à quelque 50 milliards d'euros par an, passera à 14 000 milliards d'euros, soit 7 % du PIB annuel estimé, en 2050.
 
Prendre en compte la conservation de la biodiversité
 
Le rapport élaboré par Esther de Lange (PPE, NL) qui analyse l'état de la mise en œuvre des dispositions juridiques relatives à la conservation de la biodiversité, se félicite du nouvel objectif prioritaire qui consiste à enrayer la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes dans l’UE d’ici 2020, et de restaurer ces écosystèmes autant que faire se peu.
 
Les députés soulignent qu'enrayer la perte de biodiversité est l’objectif minimal absolu à atteindre d’ici 2020, et ils demandent à la Commission européenne de garantir une meilleure intégration de la biodiversité dans les autres domaines d’action de l'UE, notamment en agriculture, sylviculture, pêche, politique régionale et de cohésion, industrie, coopération au développement et recherche et innovation. L’Union devra également viser à renforcer les efforts internationaux en vue d'enrayer la perte de biodiversité et, partant, contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d'ici 2015, ont-ils ajouté.
 
Financement public et privé
 
Les députés estiment que les seules dépenses publiques ne permettront pas d’atteindre l’objectif principal de l’UE et souligne que la responsabilité sociale des entreprises doit également intégrer la dimension de la biodiversité. Ils demandent à la Commission de s'intéresser aux instruments de mise en œuvre des politiques qui encouragent les investissements dans la conservation de la biodiversité et découragent les investissements qui l'affectent, tant dans le secteur public que privé. Les eurodéputés soulignent également la nécessité d’intégrer dans le prix final des produits mis sur le marché les coûts externes que sont, par exemple, les dommages causés à la biodiversité ou les coûts supportés pour promouvoir celle-ci.
 
Présidence: Jo Leinen (S&D, DE)
 
 
REF.: 20100712IPR78665