Selon le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies (présenté au mois d’avril 2006), le PAM et le HCR ont conjointement décidé de réduire le nombre des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans les camps de Tindouf de 158 000 à 90 000 personnes. L’absence, depuis 1982, d’un recensement fiable des populations des camps de Tindouf afin de disposer de données démographiques exactes sur le nombre et les origines de ces populations, selon les normes internationalement reconnues, empêche les organismes internationaux compétents de quantifier les besoins réels desdites populations en matière d’assistance humanitaire. En outre, cette situation anachronique favorise le détournement d’une partie de l’aide.
Quelles mesures la Commission compte-t-elle prendre pour amener l’Algérie à autoriser le HCR à s’acquitter de sa tâche et mettre ainsi fin aux incohérences des statistiques du HCR concernant les populations des camps de Tindouf?
La décision du HCR (Haut Commissariat pour les Refugiés) et du PAM (Programme Alimentaire Mondiale) à laquelle l’honorable parlementaire fait référence a été portée à l’attention des autorités algériennes dans une lettre du 22 août 2005, dans laquelle le HCR et le PAM réitèrent leur demande d’un enregistrement, en l’absence duquel les deux agences annoncent leur estimation du nombre de personnes vulnérables dans les camps à 90.000 personnes.
Sur le fond de la question, un enregistrement des bénéficiaires de l’aide -pratique courante dans des situations comme celle-ci - serait d’une grande utilité pour mieux calibrer l’aide, à la fois sur le plan quantitatif et sur le plan qualitatif (si l’enregistrement inclut des données démographiques telles que pyramide d’âge et répartition hommes/femmes). La Commission appuie cette demande du HCR et du PAM et a manifesté aux autorités algériennes la nécessité des donateurs de travailler dans un cadre mieux défini.