Parlement européen

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
Communiqué de presse
 

Débat avec Alain Juppé : Syrie, politique étrangère et printemps arabe

Relations extérieures - 16-02-2012 - 17:27
Commissions : Affaires étrangères / Sécurité et défense
Partager

La commission des affaires étrangères a loué les efforts de la France et de l'UE pour mettre un terme à la répression brutale en Syrie et rallier la Chine et la Russie, lors d'une réunion avec le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, mercredi. Elle s'est félicitée de sa reconnaissance des erreurs passées consistant à tolérer des régimes autocratiques pour des raisons de stabilité et a appelé l'UE à prendre l'initiative dans la relance du processus de paix au Moyen-Orient.

Syrie


Répondant à l'eurodéputé espagnol José Ignacio Salafranca (PPE), qui l'interrogeait sur le déploiement d'une force internationale en Syrie, M. Juppé a déclaré que l'intervention militaire doit être exclue, et qu'il devrait s'agir d'une force de maintien de la paix, avec la tâche d'assurer l'aide humanitaire. Il a averti que la Russie pourrait opposer son veto sur cette question et, répondant à la question de M. Salafranca au sujet de la position de la Russie et de la Chine, a qualifié leur opposition à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU d'"extraordinairement frustrante, inacceptable et choquante". Il estimé que l'UE, la Ligue arabe, et les 13 autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU doivent travailler ensemble pour faire pression sur le régime syrien.


Printemps arabe


Répondant à M. Salafranca et à d'autres députés, M. Juppé a indiqué que la Tunisie semblait être sur la bonne voie mais que des progrès prendraient du temps. Le Maroc et la Jordanie font également des efforts pour réformer, a-t-il ajouté, et il est important de les aider à éviter un effondrement économique. La Libye a connu des problèmes graves, mais il s'agissait d'un pays riche. L'eurodéputée française Hélène Flautre (Verts/ALE) s'est félicitée du commentaire de M. Juppé concernant les régimes autocratiques, qui n'auraient pas dû être tolérés dans notre voisinage dans le passé en vue d'assurer la stabilité et la lutte contre le terrorisme, estimant que c'est la leçon du printemps arabe. Aujourd'hui, l'UE doit tout faire pour soutenir ces pays et leurs aspirations à la démocratie.


Processus de paix au Moyen-Orient


M. Juppé estime que l'UE pourrait jouer un rôle clé dans les tentatives de relance des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, actuellement dans l'impasse, étant donné que le Quartet international ne s'est pas avéré suffisant. Propos repris par Annemie Neyts-Uyttebroeck (ADLE, BE), qui s'est demandée comment l'UE pourrait procéder et par Robert Atkins (ECR,UK) qui a qualifié le Quartet de "gaspillage d'espace, méprisé par tout le monde au Moyen-Orient, y compris les Palestiniens".


Menaces pour la sécurité et politique européenne des affaires étrangères, de sécurité et de défense


Les députées Ana Gomes (S&D, PT), et Sabine Lösing (GUE/NGL, DE) ont questionné M. Juppé sur l'avenir de la politique étrangère européenne et sur ses opérations de sécurité et de défense, intriguées par sa déclaration selon laquelle l'UE "ne peut se contenter d’un soft power". M. Juppé a déclaré que l'UE doit être en mesure de s'affirmer dans le monde globalisé actuel et de faire face loyalement à la concurrence des puissances émergentes. Elle est confrontée à des menaces de sécurité qui incluent le dossier nucléaire iranien et la cybercriminalité, ainsi que l'instabilité dans les pays voisins. L'UE doit aller de l'avant au niveau de sa politique de sécurité et de défense, y compris progresser vers une planification permanente et une capacité de conduite des opérations de l'UE. Bien que l'intervention libyenne ait montré les limites de la politique de défense et de sécurité commune de l'UE, elle a également souligné le leadership de l'Europe au sein de l'OTAN. En outre, l'UE va de l'avant avec de nouvelles missions au Sahel et dans la Corne de l'Afrique.

 
REF.: 20120216IPR38365