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Communiqué de presse
 

Crise en Syrie: débat avec les ministres des affaires étrangères du Qatar et de la Jordanie

Relations extérieures - 05-03-2012 - 10:10
Commission : Affaires étrangères
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Les relations entre l'Union européenne et les États du Golfe étaient à l'ordre du jour, la semaine dernière, en commission des affaires étrangères. Les députés de la commission ont questionné les ministres des affaires étrangères du Qatar et de la Jordanie sur la crise en Syrie, le printemps arabe, la question du nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien.

Souhaitant la bienvenue à la réunion de jeudi au Premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Sheikh Hamad bin Jassim bin Jabour Ali Thani, le président de la commission, Elmar Brok (PPE, DE), a mentionné la position stratégique des États du Golfe. "L'Union européenne a grand intérêt à développer ses relations avec le Conseil de coopération du Golfe car il occupe une place prépondérante dans la politique de la région et au-delà. Et à l'heure actuelle, le Qatar joue un rôle très important dans le nord de l'Afrique et en Syrie".


Les députés ont salué les efforts de réformes internes tant du Qatar que de la Jordanie, soulignant l'exemple positif qu'ils envoient aux autres pays de la région au lendemain du printemps arabe. Ils ont toutefois soulevé un certain nombre de questions sur les droits de l'homme et les libertés civiles.


Ils se sont félicités des efforts du Qatar et de la Jordanie, en tant que membres importants de la Ligue arabe, en vue de trouver une solution à la crise en Syrie, et ont salué le rôle qu'ils avaient joué en Libye. Questionné sur les détails de sa stratégie en Syrie, le ministre du Qatar a déclaré que la communauté internationale devait intervenir. Il s'est dit en faveur de l'envoi d'une force de maintien de la paix des Nations unies et de la Ligue arabe - en insistant sur "maintien de la paix" - en vue de mettre fin au bain de sang et de fournir une aide humanitaire. Il a exclu l'option militaire et souhaité voir des réformes et la démocratie en Syrie. Ses commentaires ont été repris par le ministre des affaires étrangères de la Jordanie, Nasser Judeh, qui a expliqué à la commission, mercredi, qu'une solution doit être trouvée afin de mettre un terme à la violence et de mettre la Syrie sur la voie de la démocratie.


Un certain nombre de membres de la commission ont fait part de leurs inquiétudes quant à la question du nucléaire iranien, et tant Sheikh Hamad que M. Judeh ont souligné avec force qu'il fallait trouver une solution pacifique "par des voies diplomatiques", tout en mettant en garde contre les dangers d'une course à l'armement nucléaire et préconisant une zone sans armes de destruction massive au Moyen-Orient.


Nombre de députés ont soulevé la question du conflit israélo-palestinien, demandant comment relancer le processus de négociation, actuellement dans l'impasse. Les ministres du Qatar et de la Jordanie ont souligné le fait que le conflit se trouvait au cœur même de tous les conflits du Moyen-Orient. Il s'agit d'une bombe à retardement, a déclaré Sheikh Hamad, en avertissant que les voisins d'Israël étaient en train de changer et que le pays devrait prendre en compte l'opinion publique arabe. M. Judeh a rejoint les propos de M. Brok, estimant que la Ligue arabe et le Quartet international pourraient et devraient collaborer en vue de rendre le Quartet plus efficace.


Aux questions sur les mouvements salafistes et la montée des gouvernements islamistes dans le monde arabe et le nord de l'Afrique, le ministre du Qatar a répondu que les Salafistes n'étaient pas des terroristes et que l'Europe ne devrait pas craindre les gouvernements islamistes, en eux-mêmes. Les gouvernements démocratiquement élus par le peuple doivent être respectés. M. Judeh a souligné le fait que les Frères musulmans avaient été présents en Jordanie pendant plus de 60 ans et représentés au Parlement.

 
REF.: 20120227IPR39343