Dossier
 

Assistants parlementaires : qui sont vraiment les bras droits des députés?

Institutions - 02-04-2007 - 13:12
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Deux visages d'assistants

Ils peuplent les couloirs du Parlement : les assistants parlementaires

On connaît généralement du Parlement européen les 785 députés qui y débattent et préparent les législations. S’ils sont souvent sous le feu des projecteurs, on oublie parfois qu’ils ne pourraient accomplir l’énorme charge du travail parlementaire sans des personnes-clé : les assistants parlementaires. Notre dossier fait enfin la lumière sur les collaborateurs politiques des députés européens : leur travail, leur journée-type, leur passé et leur avenir, sans oublier leur statut légal.

4060 assistants sont enregistrés au Parlement européen. Parmi eux, 1416 sont accrédités et travaillent à Bruxelles et Strasbourg ; les autres sont employés par les députés dans leur circonscription d’origine.
 
Difficile pourtant de dresser un portrait type de l’assistant parlementaire, comme de son travail. Les assistants ont entre 25 et 35 ans en moyenne, mais certains peuvent être plus âgés. Le salaire diffère de l’un à l’autre, tout comme la nature du travail parlementaire : tâches politiques ou administratives, souvent les deux. Car chaque assistant est employé directement par son député européen : c’est ce dernier qui définit le soutien dont il a besoin.
 
L’assistant a néanmoins un rôle crucial : il est le lien entre l’institution parlementaire et le député européen -souvent occupé à négocier des dossiers législatifs et à exercer son travail politique-. L’assistant est aussi le maillon entre le citoyen et le député européen. En somme, il aide à faire fonctionner sans heurts l’énorme machine parlementaire.
 
Découvrez tout sur les assistants parlementaires, en lisant notre dossier spécial !
 
 
REF.: 20070209FCS02971

Une journée type dans la vie d'un assistant parlementaire

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Le travail quotidien des assistants peut varier grandement d’un jour à l’autre, et d’un bureau à l’autre. Secrétaire, conseiller politique, attaché de presse ou représentant du député dans une réunion : un assistant opère de multiples tâches et il se doit d'être polyvalent. Chaque jour est un nouveau défi : pour l'illustrer, nous avons imaginé une journée type dans la vie de A. -comme Assistant-, qui travaille pour D. -comme Député. Le tout entrecoupé de témoignages de vrais assistants, en chair et en os.
  • 08 :30 : A. arrive au bureau. Premier réflexe : regarder les emails…(« J’ai déjà compté : il arrive en moyenne un mail toutes les 10 secondes ! », explique la française Gaëlle) ...et ouvrir la pile de courriers -une trentaine aujourd’hui seulement ! Puis lire les journaux et continuer à travailler sur le rapport dont le député D. est l’auteur. Le rapport doit être envoyé avant midi au service traduction, qui le transposera dans 20 langues, avant qu’il ne soit discuté en commission. A. parcourt ensuite quelques mails urgents : il faut fixer l’heure de rendez-vous de D. à la Commission européenne, et envoyer des informations à un citoyen de la circonscription sur une question écrite posée aux Etats-membres. Le téléphone fixe sonne : un représentant d’une association propose à D. de participer à une conférence sur son thème de prédilection. A. prend note, il rappellera pour confirmer, selon l’agenda. (« Quelquefois on reçoit des appels téléphoniques assez marrants, des demandes surréalistes au député, comme s’il pouvait résoudre n’importe quel problème dans le monde », explique l’italien Luciano).
  • 11 :00 : Pause café avec d’autres assistants au bar du Parlement, où députés européens, fonctionnaires, visiteurs et assistants se retrouvent. Ambiance multiculturelle, l’occasion de se tenir informé et d’échanger sur les sujets importants de l’actualité du Parlement.
  • 11 :20 : Il faut apporter les amendements signés à un rapport qui sera bientôt voté en commission, avant l’heure limite de midi, au bureau PHS 03M26 ! Il lui a fallu du temps mais depuis peu, A. ne se perd plus au Parlement comme dans un labyrinthe. Puis il faut penser à envoyer le rapport terminé de D. au service traduction...Retour au bureau, donc.(« Travailler comme assistant peut être très excitant, ou au contraire ennuyant ou frustrant. Tout dépend du député pour lequel on travaille », raconte la grecque Maria)
  • 11 :45 : Le portable de A. sonne : D. doit rentrer le lendemain dans sa circonscription pour y participer à une réunion imprévue ! A. doit courir à l’agence de voyage située au rez-de-chaussée du Parlement pour prendre un billet de train et annuler la chambre d’hôtel du lendemain soir. Sans oublier de réserver une voiture pour que D. puisse se rendre à la gare à temps.
  • 13 :00 : L’heure du déjeuner. Aujourd’hui, pas le temps d’aller à la cantine, A. mange un sandwich devant son ordinateur.
  • 13 :15 : Il faut préparer la réunion de commission de l’après-midi avec D. Peaufiner le discours qu’il prononcera pour justifier les amendements qu’il propose au rapport voté, et voir la liste de vote prévue.(« C’est quand même une expérience unique et une position très privilégiée. Elle contribue à élargir mes connaissances et s’étend bien au-delà de la seule sphère européenne », juge l’italienne Silvia)
  • 15 :00 : La réunion de la commission débute. D. y prononcera le discours, et A. prendra des notes sur les discussions.
  • 18 :30 : La réunion est terminée. D. et A. reviennent au bureau. D. a rendez-vous avec un ambassadeur sur une question politique. Puis D. décide de faire un communiqué de presse à ce sujet : ce sera la priorité pour le lendemain matin.
  • 19 :30 : Le téléphone de D. sonne : le coordinateur d’un groupe de la circonscription qui visitera demain le Parlement propose de dîner avec le député et son assistant. D. et A. décident de goûter à la gastronomie belge avec lui, dans un des restaurant de la ville.
  • 23 :55 : Le dîner se termine, c’est la fin d’une longue journée. Et la fin du service de trams : vite ! (« Les journées de travail sont très longues, on n’a presque pas de vie privée ! Je passe plus de temps avec mon député qu’avec ma fiancée ! Donc c’est comme une relation personnelle : soit ça marche, soit ça ne marche pas », résume le polonais Cezary.)
Un assistant doit savoir tout faire…vraiment tout!
 
La confiance entre un assistant et un député est indispensable à l’efficacité de leur travail commun. Il n’est donc pas étonnant que cette relation étroite fasse qu’un assistant dispose des coordonnées bancaires de son député, ou qu’il soit amené à faire des tâches un peu...hors norme. Quelques uns nous ont confessé quelques unes de leurs expériences pour le moins originales :
  • Garder les enfants du député « Ma députée avait du amener ses enfants à Bruxelles mais ne savait pas à qui les confier pendant qu’elle travaillait. Elle les a donc amené au bureau et j’ai passé un petit moment à jouer avec eux »
  • Acheter des habits pour un député : « Sa valise avait été perdue et il avait besoin d’une cravate pour la plénière ! »
  • Savoir où louer un smoking « je n’avais qu’une journée, ça paraissait impossible, mais...j’ai trouvé ! Et mon député a pu se rendre à son gala », raconte un autre assistant.
  • Faire le guide touristique à Bruxelles : « Après deux ans en tant que députée européenne, ma chef a décidé qu’il était temps de découvrir Bruxelles, au-delà du Parlement européen et de son hôtel. Je l’ai donc emmené pour une balade dans le centre-ville, pour goûter les typiques « moules-frites » ! Elle n’avait jamais eu le temps d’aller sur la Grand Place de Bruxelles, ni de voir le Manneken Pis ».
 
 
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Vous rêvez d’être assistant ? Evaluez vos chances...

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« Tous les chemins mènent à Rome ». Voilà un dicton qui pourrait s’appliquer au travail d’assistant parlementaire. Le parcours universitaire et les expériences professionnelles peuvent varier grandement d’un assistant à l’autre : il n’y a donc pas de « voie royale » qui mène au bureau de député européen. Pourtant, voici quelques traits communs qui peuvent accroître vos chances d’être l’Elu(e)...
 
Première condition : la motivation
 
Devenir assistant, pour beaucoup, c’est d’abord assouvir sa soif de contribuer à la construction de l’édifice Europe. « Pour aimer ce travail, j’estime qu’il faut être un européen convaincu et souhaiter participer à son niveau à l’amélioration de l’Union européenne et de son fonctionnement », explique ainsi la française Anne-Claire.
 
D’autres assistants ont des motivations plus politiques, comme la suédoise Jeanette : « Je voulais avant tout travailler pour défendre mes objectifs et mes convictions politiques, dans un environnement international ».
 
Les sciences politiques sont-elles la « voie royale » ?
 
Existe-t-il un parcours universitaire type pour devenir assistant parlementaire ? Pas vraiment, répond la lettone Guna : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises études universitaires pour devenir assistant. Moi-même par exemple, j’ai un diplôme en sciences des religions et en théologie ! Ce qui compte davantage, c’est la personnalité et les objectifs que l’on se fixe ».
 
Bien entendu, une connaissance théorique du fonctionnement des institutions européennes est un plus, tout comme la maitrise de langues étrangères : « Une formation axée sur les affaires européennes, sur le droit permet d’avoir déjà une réelle compréhension des processus institutionnels, et c’est un gain de temps », explique Anne-Claire. Un député européen nouvellement élu appréciera en effet de travailler avec un assistant qui connaît déjà le processus législatif européen, et le travail au jour le jour de l’institution.
 
Faut-il avoir des convictions politiques ?
 
Tous les assistants l’affirment : mieux vaut être proche des idées politiques du député pour lequel on travaille ! « Pour moi, c’est même fondamental ! » estime Anne-Claire. « On ne peut pas travailler dans une si grande proximité sans partager les mêmes valeurs et convictions. » N’a-t-on donc pas droit à l’objection ? « Cela ne signifie pas un alignement systématique », répond l’assistante française. « Car ce qui est enrichissant dans ce travail, ce sont les échanges entre le député européen et son collaborateur. Si je n’avais pas confiance dans l’élu pour lequel je travaille, je ne pourrais pas faire ce travail, et vice-versa. »
 
Confiance : le mot est lâché. Il figure même parfois dans les contrats de travail signés par les assistants. La confiance mutuelle est indispensable ; c’est pourquoi de nombreux députés préfèrent recruter dans leur famille politique. Cela a été le cas de Tomé, assistante d’un député portugais: « Je me suis toujours intéressée à la politique et à la construction européenne. J’étais actif au niveau des jeunes socialistes et j’étais en dernière année de l’université lorsque j’ai reçu la proposition de travailler ici. Tous ces éléments ont contribué à me pousser à accepter la proposition de travail auprès de mon député européen ».
 
D’autres députés européens préfèrent au contraire recruter en dehors de leur parti politique, pour éviter d’avoir un assistant trop impliqué dans les affaires internes du parti. Si vous n’avez jamais milité ou même assisté à une réunion politique, vous avez donc aussi vos chances !
 
Enfin, une expérience pratique des institutions -par le biais d’un stage par exemple- aide souvent, tout comme d'avoir fait partie d’un mouvement associatif orienté vers les questions européennes. Dernier petit plus à mettre en avant : votre région ! Un député est souvent sensible à une candidature qui émane de sa circonscription d’origine.
 
Etre prêt à travailler dur et de manière flexible
 
« C’est un métier où l’expérience est la clé, l’envie aussi », explique Anne-Claire. Etre assistant implique donc d’être motivé, et prêt à assurer de longues journées de travail. Selon l’assistante lettone Guna : « Une journée de travail d’un assistant implique de multiples tâches. Il faut donc être bien organisé, savoir réagir vite et s’adapter à toute nouvelle circonstance. » Jeanette estime également qu’il faut « être patient et flexible, efficace et savoir résoudre les problèmes ».
 
Comment et vers qui postuler ?
 
Vous pensez avoir toutes les qualités requises pour devenir un bon assistant parlementaire ? Pour postuler, osez !
 
Les postes vacants auprès d’un député sont rarement publiés ou annoncés. Il est donc indispensable de prendre des initiatives. Utilisez vos cercles de connaissances pour savoir qui recherche un assistant. Etre recommandé par un proche de député est souvent un facteur décisif, comme l’explique la portugaise Tomé : « Mon expérience me dit que l’embauche se fait souvent grâce à des contacts avec des gens qui travaillent au Parlement. Il faut essayer d’avoir un contact avec des gens qui sont au courant de ce qui se passe au sein de l’institution ou du groupe politique pour lequel on veut travailler ».
 
Si vous ne connaissez personne au Parlement européen, n’hésitez pas à contacter le bureau d’un député, à postuler directement, ou à passer par un stage pour avoir un pied dans l’institution. Prendre des initiatives est souvent perçu un signe de motivation.
 
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Vers un statut légal pour les assistants

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Le nombre et les qualifications des assistants se sont accrus à mesure que les pouvoirs du Parlement augmentaient eux aussi. Pourtant, les assistants ne sont pas directement employés par le Parlement : ils signent un contrat privé avec le député européen, selon la législation de leur pays d’origine. Il n’existe donc pas de statut légal commun qui garantirait une protection sociale, un droit à la retraite ou une fiscalité commune. Une situation incertaine à laquelle les députés tentent de pallier.
 
Un assistant travaille à Bruxelles et à Strasbourg pendant les sessions plénières, et il est souvent amené à se rendre dans la circonscription électorale de son député. La question du statut des assistants a donc été compliquée par la nature très particulière de leur travail. Les assistants ont tous par conséquent des contrats nationaux et ils payent leurs impôts dans leur pays d’origine. Pour un même travail, ils ont ainsi droit à des prestations sociales et des salaires très différents. De nombreux assistants souhaitent clarifier leur situation et mettre fin à cette insécurité juridique.
 
Un statut commun en cours de définition
 
Un obstacle de taille empêche depuis longtemps la mise en place d’un statut légal pour les assistants : les députés eux-mêmes n’ont pas encore de statut collectif. Ce sera pourtant réparé dès 2009, après les prochaines élections européennes, puisqu’après de longues négociations avec le Conseil, un accord est en vue.
 
 « Maintenant qu’on est certain qu’un statut commun aux députés européens entrera en vigueur en 2009, le plus gros obstacle au statut commun des assistants est levé », explique le président de l’Association des Assistants du Parlement européen, le belgo-hongrois Joeri Hamvas. « J’espère que le Bureau du Parlement se penchera bientôt sur la question et mettra en place un statut commun pour les assistants, avant 2009 ».
 
Un Codex pour aider les députés et leurs assistants
 
Depuis 1999, le vice-président du Parlement européen et député Vert français, Gérard Onesta, préside le Groupe de travail sur les Assistants, qui planche spécifiquement sur la question du statut. Ce Groupe a édité un « Codex » qui rassemble en un seul document toutes les dispositions qui déterminent le statut des assistants. Ce Codex devrait aider les députés européens à s’y retrouver parmi la masse de dispositions légales qui entourent le travail des assistants.
 
Pour Gérard Onesta, ce Codex est déjà une grande avancée. Les députés ont par ailleurs exprimé leur volonté politique d’aller de l’avant sur la question d’un cadre légal plus contraignant, lors d’un vote sur le budget du Parlement pour 2007. Mais pour y parvenir, encore faut-il qu’un accord soit trouvé avec les Etats-membres réunis au Conseil de l’Union Européenne. Un processus qui a dans le passé échoué à plusieurs reprises.
 
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Ya-t-il une vie après l’assistanat parlementaire ?

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Etre assistant parlementaire est souvent une expérience très enrichissante, mais très intense aussi. La rotation des postes y est donc fréquente, la plupart des assistants le restant de deux à trois ans. Vers quels métiers ou quels secteurs un assistant parlementaire peut-il se reconvertir professionnellement ? Comment peut-il valoriser son expérience au sein du Parlement, et est-ce un bon tremplin pour une carrière ? Voici quelques exemples de trajectoires d’anciens assistants du Parlement.
 
« Mon expérience en tant qu’assistante parlementaire m’a beaucoup appris », explique Louise, ancienne assistante d’un député danois. « Je connais très bien le fonctionnement des institutions européennes, j’ai acquis un large réseau de connaissances à la fois à Bruxelles et dans mon pays d’origine, au Danemark. Je suis convaincue que le travail d’assistant ouvre de nombreuses portes. Il a en tout cas été très positif pour ma carrière ».
 
Une carrière dans...la politique !
 
Travailler avec un député européen et son groupe politique peut parfois être un déclic pour embrasser une carrière politique. Le député européen espagnol Antonio Lόpez-Istúriz White a été auparavant assistant parlementaire : « Quand vous êtes élu député européen, il vous faut un certain temps pour savoir comment travailler efficacement dans cette maison gigantesque et complexe qu’est le Parlement européen. En ayant été assistant avant, j’ai gagné beaucoup de temps. Comme le dit un proverbe espagnol : « Avant d’être serveur, il faut avoir travaillé dans les cuisines ».
 
Même son de cloche chez la députée européenne néerlandaise Kathalijne Maria Buitenweg, ex-assistante : « Mon expérience d’assistante m’a beaucoup aidé, surtout dans les premiers mois. J’ai pu travailler efficacement dès les premiers jours en tant que députée. » Avoir été assistant permet également aux députés européens d’avoir une certaine empathie avec leurs propres collaborateurs, comme l’explique Kathalijne Maria Buitenweg : « Cela m’aide à comprendre le travail de mes assistants : si je leur demande d’aller chercher une nouvelle cartouche d’encre, je sais que cela n’est pas si facile que cela au Parlement ! »
 
D’autres assistants préfèrent se reconvertir sur la scène politique nationale ou locale. Ainsi, un assistant parlementaire français a quitté son poste en 2005 pour devenir secrétaire national d’un parti politique. D’autres rejoignent enfin le groupe politique de leur député au Parlement, et travaillent comme conseiller thématique pour le groupe.
 
Les multiples opportunités du secteur privé
 
La connaissance approfondie des institutions européennes, le riche réseau de contacts et le travail en lui-même sont autant d’atouts pour un assistant qui cherche à se reconvertir dans le secteur privé. Il existe de multiples opportunités, que ce soit dans les groupes d’intérêts, dans les think-tanks ou pour des entreprises ayant un lien avec l'Europe.
 
Sofia était assistante d’un député européen suédois ; elle travaille maintenant pour une entreprise nordique des technologies de l’information : « En tant qu’assistant, vous êtes habitué à travailler à un rythme soutenu, à donner des conseils avisés sur des questions politiques majeures, et à les communiquer aux électeurs. Grâce à votre caractère ouvert et vos talents diplomatiques, vous avez aussi pu construire un réseau de contacts à l’intérieur comme à l’extérieur de l’institution ». Des qualités qui permettent à un assistant de valoriser son expérience : « Vu toutes ces qualifications, je dirais qu’il y a beaucoup d’emplois différents qui peuvent convenir à un assistant. A Bruxelles même, il existe de nombreuses organisations, entreprises, consultants ou autres institutions qui sont intéressés par le profil d’un assistant. En fait, les possibilités sont illimitées : à vous de saisir les opportunités ! »
 
Devenir fonctionnaire européen

Puisque le fonctionnement des institutions européennes n’a souvent plus de secrets pour un assistant parlementaire expérimenté, certains choisissent de passer les concours européens pour devenir fonctionnaire. Alors que le taux de réussite moyen de ces concours est de 3 à 4%, les connaissances acquises par un assistant peuvent lui donner des avantages sur ses concurrents.
 
L’ancienne assistante finlandaise Hannariikka est aujourd’hui fonctionnaire. Elle explique : « En tant qu’assistant, vous êtes amené à suivre un peu tous les dossiers européens importants. Participer à la préparation de la législation et être au cœur de là où se prennent les décisions : y a-t-il meilleure préparation à un concours qu’apprendre en faisant ? »
 
 
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