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Procedure : 2015/2660(RSP)
Document stages in plenary
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Texts tabled :

RC-B8-0367/2015

Debates :

PV 29/04/2015 - 3
CRE 29/04/2015 - 3

Votes :

PV 29/04/2015 - 10.67
CRE 29/04/2015 - 10.67

Texts adopted :

P8_TA(2015)0176

Debates
Wednesday, 29 April 2015 - Strasbourg Revised edition

3. Report of the extraordinary European Council meeting (23 April 2015) - The latest tragedies in the Mediterranean and EU migration and asylum policies (debate)
Video of the speeches
PV
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  Der Präsident. – Als erster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über die Erklärungen des Europäischen Rates und der Kommission zum Bericht über die außerordentliche Tagung des Europäischen Rates (23. April 2015) – Jüngste Tragödien im Mittelmeer und Migrations- und Asylpolitik der EU (2015/2660(RSP)).

Ich begrüße Herrn Präsident Tusk und erteile ihm das Wort. Bitte sehr, Herr Präsident!

 
  
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  Donald Tusk, President of the European Council. Mr President, last Thursday I called a special European Council to mobilise the European Union, its Member States and its institutions in response to the dramatic situation in the Central Mediterranean. We met four days after 800 people were lost at sea, and as you know these were not the only casualties in the last weeks. Leaders were unanimous on the need to act concretely and rapidly. A challenge in the South is not only a challenge for Southern Europe, but for the whole of Europe. And we have no illusions; we are facing a difficult summer ahead.

Saving the lives of innocent people remains the priority. But this does not just include rescuing people at sea. It is also in the short term – and maybe most importantly – about stopping the smugglers from putting thousands more lives at risk. It is about helping and engaging the migrants’ home countries, the countries that they journey through and those Member States that face the greatest migratory pressure. Finally, we must step up our combined efforts to help people who need political asylum. Leaders agreed action in four main areas.

Firstly, we will confront the smugglers and traffickers. The people-smugglers in North Africa and elsewhere are cynical, callous and often violent. They take the life savings of the desperate and leave them to drown in the sea. Worse, they deliberately place vessels in dangerous situations.

Leaders have asked the High Representative to propose actions, including a possible Common Security and Defence Policy (CSDP) operation, to identify, capture and destroy the smugglers’ vessels before they are used. We need to act in accordance with international law, and there are many aspects still to be worked out. Member States will also step up cooperation against smuggling networks by working through Europol and by deploying immigration officers to third countries.

Secondly, we agreed to triple the financial resources available to our border operations in the Mediterranean – Triton and Poseidon – and to massively strengthen their operational capability. During the European Council, more than 20 leaders pledged significant support, including helicopters and surveillance planes, experts, patrol boats and naval vessels. In fact, all leaders expressed their readiness to help. This means that our operations will carry out their mandates faster and better and save more lives.

The best way to protect people from drowning is to ensure that they do not get on the boats in the first place. Almost none of the migrants are Libyans. Therefore, we will help the countries around Libya – Tunisia, Egypt, Sudan, Mali and Niger among others – to monitor and control the land borders and travel routes. That means building on current CSDP operations in the region to help improve border management. It also means working more intensely within existing regional frameworks and with African partners on issues like development aid, anti-trafficking and refugee protection. Prime Minister Muscat has kindly offered to host a joint summit in Malta between the European Union and the key countries concerned.

The final element was the need to do more on refugee protection. We all know that this is a difficult and sensitive debate. Still, we made some progress. This includes the full and effective implementation of the Common European Asylum System to ensure the same standards in all Member States, an increase of emergency aid to front-line Member States and the deployment of support teams to help process asylum claims.

Leaders also agreed to set up a first voluntary pilot project on resettlement across the EU and to look at mechanisms for emergency relocation within the Union.

Leaders had no illusions last week that the current situation can be solved without stability and a working administration in Libya. We have a neighbour on our border without law and order, or a government with which to work. As long as that is the case, we must continue to respond to the situation and alleviate suffering wherever possible.

The Commission, the Council and the High Representative are finalising a roadmap that sets out precise actions, an exact timetable and clear responsibility for what leaders agreed last week. On this basis, leaders will come back to the issue in June to assess progress.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, président de la Commission. Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil européen, Mesdames et Messieurs les députés, la réponse du Conseil européen à la tragédie humaine à laquelle nous venons d'assister en Méditerranée a été immédiate, mais elle reste insuffisante.

(Applaudissements)

Je me félicite du fait que la proposition que j'avais faite au nom de la Commission de tripler le budget affecté à la mission Triton, en dépit de quelques hésitations initiales, ait été suivie par les membres du Conseil. Nous corrigeons vers le haut les moyens budgétaires affectés à la mission Triton, pour les porter à un montant de 120 millions d'euros. Ce montant correspond exactement au budget qui avait été affecté à la mission Mare Nostrum. Nous rétablissons donc une avancée que nous avions perdue en cours de route. Ce fut une grave erreur que d'avoir mis un terme à la mission Mare Nostrum. Cela a coûté des vies humaines.

(Applaudissements)

L'Italie, seule, a financé la mission Mare Nostrum. Dorénavant, c'est le budget européen et les contributions nationales de tous qui vont financer la mission Triton. Il s'agit, en fait, d'un retour à la normale. Il n'était pas normal que le financement de la mission Mare Nostrum soit laissé aux seuls soins de l'Italie.

(Applaudissements)

Je lis parfois, alors que c'est inexact – raison pour laquelle cette information est sans cesse répétée –, que le mandat de la mission Triton se limiterait aux opérations de sauvetage dans les eaux territoriales des États membres concernés. Ce n'est pas vrai. Le mandat de la mission est autrement plus large. Je vous épargnerai les détails, mais nous n'avons pas à élargir et à changer le mandat de la mission en cours. Demain, si telle est la volonté de tous – cela se fait déjà par endroits et à l'occasion –, Triton pourra intervenir dans les eaux internationales, ce qui n'est que normal. Nous n'avons pas à élargir le mandat, mais nous devons mettre à disposition de la mission les moyens dont elle a besoin pour pouvoir intervenir en haute mer.

J'ai dit que la réponse du Conseil européen a été immédiate mais qu'elle n'a pas été suffisante. Je veux dire par là que les conclusions que nous avons adoptées lors du Conseil extraordinaire restent inférieures au niveau d'ambition qui aurait dû être le nôtre.

Je m'explique. Il ne suffit pas de combattre les symptômes de la crise. Comme M. Tusk l'a dit, il est essentiel de tout faire pour éviter que des gens malheureux soient contraints à prendre la mer. Il faut sauver des vies sur place au lieu d'assister, impuissants, à l'autodestruction de vies en Méditerranée. Il faut à tout prix que les États membres augmentent leur aide au développement. C'est essentiel.

(Applaudissements)

Il sera nécessaire que le Conseil européen – comme le Président du Conseil vient de l'indiquer – revienne sur les sujets qui ont alimenté notre débat de jeudi dernier. Je plaiderai, avec le commissaire en charge, M. Avramopoulos, pour la mise en place d'un système de quotas. Je l'avais proposé lors du dernier Conseil, il aurait fallu que nous indiquions notre volonté collective de convenir d'une répartition géographique des réfugiés dans l'ensemble de l'Europe. Il faudra le faire.

(Applaudissements)

On ne peut pas laisser aux seuls soins des États membres directement concernés la gestion du transfert des réfugiés. Il s'agit de solidarité partagée.

À vrai dire, j'en ai assez des poèmes.

Ich mag Betroffenheitsrhetorik am Anfang, aber nicht Betroffenheitslyrik und —rhetorik auf Dauer.

Monsieur le Président, il faut agir et nous proposerons le 13 mai un système de répartition à travers toute l'Union européenne.

(Applaudissements)

La solidarité doit être partagée. Nous devons de toute urgence nous occuper des questions gravitant autour de la notion d'immigration légale. Si nous n'ouvrons pas, même à moitié, la porte d'entrée, il ne faut pas être surpris lorsque des malheureux de la planète entière entrent par effraction par la fenêtre. Il faut ouvrir les portes afin de l'éviter!

(Applaudissements)

On ne peut pas dire: "Nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde", pour citer un de vos collègues, ancien Premier ministre socialiste français, et dire en même temps qu'il ne faut pas s'occuper d'immigration légale. L'immigration légale fait partie de la solution à moyen terme et il faut donc agir sur ce point!

(Applaudissements)

Nun weiß ich auch, Herr Präsident, dass viele auch in Teilen der veröffentlichten öffentlichen Meinung und der öffentlichen Meinung selbst uns zum schnellen Handeln auffordern und eigentlich von der Europäischen Union verlangen, dass wir jetzt alles das tun, was das Herz gebietet. Wir müssen aber auch wissen: In sechs Monaten wird sich die öffentliche Meinung wieder in eine andere Richtung bewegen. Ich hätte gerne, dass alle die, die jetzt mit uns einverstanden sind, für legale Migration zu plädieren, ein Quotensystem, das sich über ganz Europa erstreckt, in Aufstellung zu bringen, auch noch zu ihren heutigen Worten stehen, wenn die öffentliche Meinung sich wieder gedreht haben wird.

(Beifall)

Jeder hier weiß, dass der europäische Kontinent nicht die einzige und alleinige Anlaufstelle für die Armuts- und Hungerbekämpfung in der Welt sein kann. Aber wir müssen als reichster Kontinent unseren Teil dazu beitragen, dass Menschen, die – von der Not getrieben – sich in Boote setzen, nicht vor unseren Küsten ertrinken. Das ist unsere gemeinsame Aufgabe!

(Beifall)

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissionspräsident, lieber Kommissar Avramopoulos – der hervorragende Arbeit macht –, liebe Kolleginnen und Kollegen! Wir waren mit der EVP-Fraktion letzte Woche in Italien, haben dort eine Tagung durchgeführt, und ein italienischer Kollege hat bei dieser Diskussion einen Erfahrungsbericht von einem der Flüchtlingscamps geschildert. Er hat darauf verwiesen, dass er dort eine Familie getroffen hat, die in Eritrea mit fünf Kindern gestartet ist und in Italien mit einem Kind angekommen ist. Er hat beschrieben, in welche leeren Augen er geblickt hat, als er dieses Gespräch geführt hat. Im letzten Jahr 3 500 – nach Schätzungen – und in diesem Jahr bereits 1 600, die im Mittelmeer umgekommen sind. Die Tragödie bewegt uns alle, und sie motiviert uns jetzt, voranzugehen.

Ich bedanke mich beim Ratspräsidenten, dass er die Initiative ergriffen hat, die Chefs zusammenzuholen. Die Ergebnisse insbesondere bei der Finanzierung der Seenotrettung und auch die Ergebnisse bei der Bekämpfung der Schlepperorganisationen sind gut, sind Schritte in die richtige Richtung. Ich glaube, dass wir – so wie der Kommissionspräsident es ausgeführt hat – jetzt ambitioniert daran weiterarbeiten müssen.

Ein Punkt, der uns in der EVP beim Weiterarbeiten bewegt, ist die Frage der Lastenverteilung in Europa. Wir haben die Situation, dass derzeit nur wenige Staaten die Lasten tragen. Das wird ein Thema sein, das die Kommission vorschlägt. Und bei einer fairen, gerechten Lastenverteilung hat die Kommission auch unsere Unterstützung.

Wir haben als Zweites bei der Weiterentwicklung zu sehen, dass wir bei der Stabilisierung Afrikas – insbesondere Afrikas – noch mehr tun müssen. Ich möchte ausdrücklich darauf verweisen, dass wir als Europäer nicht nur selbstkritisch damit umgehen, sondern auch mal bei einigen Punkten stolz sein sollten. Die EU-Kommission beispielsweise hat in den letzten Jahren in Somalia viel europäisches Geld ausgegeben, dort eine afrikanische Stabilisierungsinitiative gestartet, was dazu geführt hat, dass Somalia heute stabil ist und deutlich weniger Flüchtlinge aus Somalia kommen. Wir haben auch Erfolge, und über die muss man auch reden. Ich würde mir aber in der Diskussion um Afrika auch eines wünschen: Wenn wir jetzt Richtung Mittelmeer blicken und uns immer wieder gegenseitig sagen, was Europa noch alles machen muss, wo Europa versagt, dann dürfen wir als europäische Politiker selbstkritisch sein – keine Frage –, aber wir dürfen schon auch sehr deutlich sagen: Die Hauptversager sitzen nicht in Europa, sie sitzen in Afrika. Dort haben wir Staaten und Politiker, die korrupt sind und ihren Menschen keine Perspektive geben. Und darüber muss man auch ehrlich reden.

Wir haben zwei Punkte, worüber wir strittige Diskussionen haben. Alle sind sich einig, dass wir syrische Flüchtlinge aufnehmen müssen, dass wir Bürgerkriegsflüchtlinge aufnehmen müssen. Leider Gottes ist aber die Lage, dass zwei Drittel aller Bewerber, die letztes Jahr europäischen Boden betreten haben, nach einem rechtsstaatlichen Verfahren abgelehnt worden sind und keinen Flüchtlingsstatus nachweisen konnten. Herr Kommissionspräsident, deswegen brauchen wir auch eine Diskussion über sichere Drittstaaten. Wen können wir schnell wieder rückführen, wenn kein Flüchtlingsgrund vorliegt? Die EU-Kommission muss bei der Ausgabe von Entwicklungshilfegeldern auch mit den afrikanischen Staaten verhandeln und sagen: Wir geben euch gerne Geld für eure Entwicklung, aber dann nehmt bitte eure Staatsbürger, die keinen Fluchtgrund haben, auch wieder zurück. Wenn es uns nicht gelingt, die Abgelehnten wieder zurückzuführen, dann werden wir auf Dauer die Unterstützung der Bürger für das Asylrecht verlieren. Das ist eine große Sorge, die uns umtreibt. Deswegen müssen wir klar sein: Zwei Drittel der Bewerber müssen auch wieder rückgeführt werden.

Ich möchte noch einen weiteren kritischen Punkt anschneiden, nämlich die Frage der legalen Migration. Wir sind uns einig: Wenn wir bei der Blauen Karte, wenn wir bei einzelnen Initiativen, die wir in Europa haben, besser werden, wird es von uns allen getragen. Da können wir besser werden. Da können wir europäische Ansätze machen. Aber wer behauptet, dass wir, wenn wir die Türen für legale Zuwanderung auf Arbeitsmärkte öffnen, dann das Elend im Mittelmeer beenden werden, der macht sich und den Menschen etwas vor. Über welche Quoten reden wir denn? Reden wir denn über 100 000, über 500 000, über 1 Million Afrikaner, die wir dann hereinlassen? Wenn wir über Quoten reden, dann werden immer noch Millionen Afrikaner gerne eine Hoffnung in Europa suchen und den Weg übers Mittelmeer versuchen. Über legale Zuwanderung wird man das Problem nicht lösen. Und wer hier den Kopf schüttelt, den darf man auch einmal auf die innereuropäische Debatte darüber verweisen, dass jeder fünfte Jugendliche auf diesem Kontinent keine Arbeit hat. Dann möchte ich ehrlich die Diskussion führen, ob es angesichts dieser sozialen Faktenlage auf unserem Kontinent ernsthaft richtig ist, jetzt Türen zu öffnen. Diese Diskussion muss man ehrlicherweise führen. Wir glauben, dass es Möglichkeiten gibt, hier besser zu werden – keine Frage –, aber wir glauben nicht, dass es eine Lösung für die illegale Migration ist, wenn wir jetzt in Masse legale Wege nach Europa öffnen.

Europa steht vor einer großen Aufgabe. Ich glaube, dass in den Diskussionen, die wir in den nächsten Wochen darüber führen werden, auch deutlich wird, dass es nicht einen einzigen Ansatz, sondern auch parteipolitische Debatten dazu gibt, auch Richtungsdebatten dazu gibt, darüber, wie man damit umgeht. Wo wir uns einig sind, ist, dass die Humanität Europas bei dieser Frage auf dem Prüfstand steht. Und diese Humanität müssen wir mit einem klaren Ja beantworten. Das Sterben im Mittelmeer muss beendet werden.

(Beifall)

(Der Redner ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  István Ujhelyi (S&D), Kékkártyás kérdés. Tisztelt Weber Úr! Biztos nemes cél és szándék, ami a hozzászólásához késztette. A Néppártban is nagyon sokan vannak, akikkel egyetértünk sok kérdésben. Mégis egy nagyon egyszerű dolgot, kérdést hadd tegyek fel Önnek. Olvasta Ön, hogy az egyik tagállami országban, az Önök pártcsaládjához tartozó egyik pártelnök éppen egy országot készít fellázítani itt, Európában, a közös céljaink, az európai értékek ellen. Tudja Ön, hogy több mint 30 millió eurót akar Orbán Viktor most, ezekben a napokban arra fordítani, hogy olyan kérdéseket tegyen fel, amelyek az összes olyan problémánkat, amit próbálunk közösen megoldani, azokat romokba dönti? Beszélt-e Ön Orbán Viktorral a napokban ezekről a kérdésekről? Ez az egyszerű kérdésem.

 
  
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  Manfred Weber (PPE), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Auch ich möchte zunächst sagen, dass meiner Meinung nach die Frage, ob Ungarn seine Bürger befragt, wenig damit zu tun hat, wie wir mit dem Thema hier umgehen. Deswegen: Nationale Politik sollten Sie im nationalen Parlament machen.

Allerdings sage ich schon sehr deutlich dazu: Die Linke fordert ja dauernd, die Bürger zu beteiligen und einzubinden. Jetzt macht ein Regierungschef diese Beteiligung, dann ist es euch auch wieder nicht recht, offensichtlich nur, weil die falschen Fragen gestellt werden. In der großen Frage, die Viktor Orbán derzeit aufgeworfen hat: Ich beziehe mich nicht auf Presseartikel, sondern ich werde es genauso machen wie der Parlamentspräsident, ich werde zunächst das Gespräch mit Viktor Orbán suchen. In kritischen Fragen, die es manchmal auch gibt, wird auch die EVP dann ein kritisches Gespräch führen. Aber ich bitte Sie darum, auch zu sehen: Wenn Bürger befragt werden, dann sollte das auch im Interesse von uns allen sein.

 
  
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  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'Unione si fonda sui valori indivisibili e universali della dignità umana, della libertà, dell'uguaglianza e della solidarietà. Questo è il preambolo della Carta dei diritti fondamentali dell'Unione europea, una carta che vincola giuridicamente le nostre istituzioni, ma è anche un vincolo morale. Ha scritto Hanna Arendt che il diritto di avere diritti o il diritto di ogni individuo di appartenere all'umanità dovrebbe essere garantito dall'umanità stessa.

Il Parlamento, con la risoluzione che si appresta a votare – spero a grandissima maggioranza oggi – si mostra all'altezza dei suoi doveri, rifiutando la logica dell'emergenza. Non è che non vi siano divergenze o differenze tra di noi, ma è bello che sia prevalsa una larga unità. Perché ora è il momento dell'unità e della solidarietà. Chiediamo meccanismi vincolanti di condivisione nella distribuzione dei richiedenti asilo, perché non è giusto, come diceva il collega Weber, che pochi Stati si accollino l'80 per cento delle richieste di asilo.

Il passo successivo per noi socialisti e democratici deve essere la revisione di Dublino III. La solidarietà deve essere anche efficace, il mandato di Triton va chiarito perché si possano salvare più vite umane, vi sono inoltre le condizioni per attivare la direttiva del 2001 sulla protezione temporanea che prevede meccanismi di solidarietà in caso di afflussi improvvisi. La rete consolare dei paesi dell'Unione deve poter rilasciare visti umanitari sulla base dell'attuale legislazione.

Con questa risoluzione, consentitemi di dirlo, la nostra Istituzione, il Parlamento europeo sfida gli Stati membri ponendoli di fronte alle responsabilità e spesso alle loro inadempienze. Presidente Juncker, Lei oggi ha fatto un grande discorso, lo voglio dire pubblicamente e ufficialmente. Noi la sosteniamo e la incoraggiamo ad andare in questa direzione.

Il Consiglio europeo, Presidente Tusk, nella scorsa settimana ha marcato alcuni punti positivi. C'è un primo embrione di politica europea dell'immigrazione, ma non è abbastanza. Si parla troppo di sicurezza e poco di accoglienza. Il Mediterraneo non è una frontiera da mettere in sicurezza, è uno spazio fluido, non è erigendo trincee sull'acqua che ci proteggeremo, senza una visione lunga sull'Africa, noi non risolveremo anche questa grande questione. Un bambino che nasce oggi in Africa è destinato a vivere trent'anni di meno rispetto ad un coetaneo europeo. Dietro l'immigrazione c'è una spinta di vita.

In queste ore, e concludo, giungono notizie di uomini armati che terrorizzano il Burundi, vent'anni dopo riaffiora il male antico del genocidio tra tutsi e hutu. Ora però a differrenza del passato nessuno potrà dire io non lo sapevo, noi lo sappiamo e facciamo poco. Oggi con questo voto, che va oltre le divisioni tra destra e sinistra, il Parlamento europeo unito mostra di rappresentare non solo il popolo europeo, ma anche la coscienza dell'Europa.

(L'oratore accetta di rispondere a una domanda "cartellino blu" (articolo 162, paragrafo 8, del regolamento)).

 
  
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  Alessandra Mussolini (PPE), Domanda "cartellino blu". Signor Presidente, onorevoli colleghi, il fatto che l'onorevole Pittella abbia condiviso e sia d'accordo con Juncker è un po' preoccupante.

Invece io ho condiviso il discorso dell'onorevole Weber. Ma io faccio una domanda: Lei pensa che occorra e che sia un elemento importantissimo e prioritario cambiare Dublino? Cioè il punto è che quando un migrante varca illegalmente le frontiere di uno Stato membro è quello Stato che diventa competente? È qui il punto, è qui il problema. Cosa ne pensa l'onorevole Pittella?

 
  
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  Gianni Pittella (S&D), Risposta a una domanda "cartellino blu". Che io sia d'accordo con Juncker non è una novità. Noi socialisti e democratici abbiamo votato il Presidente Juncker e non ne siamo pentiti.

Che ci sia bisogno di rivedere Dublino, nel senso di una maggiore solidarietà, credo che sia un dato che emerge chiaramente. La revisione di Dublino, non in senso restrittivo ma in senso di ampliamento, non può essere lasciato solo il paese che è il primo front office del flusso di profughi, deve essere applicato un principio di solidarietà.

 
  
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  Syed Kamall, on behalf of the ECR Group. Mr President, my parents went to Britain for a better life – a better life for them and their future children – and had they not taken that step, had they not left their homes, my life would be very different. So when I see poverty, or when I see tragedies like this, my heart wishes that we were able to offer that same opportunity to everyone, but my head tells me that we cannot.

So to solve this crisis there is no easy answer. To those who say that we should turn everyone away, or those who say that we should let everyone in: you are both wrong. So when listening to the Council and the Commission we have to ask ourselves: can we find a way for those fleeing persecution to seek asylum without having to make this perilous journey, and can we do this without creating massive camps on that side of the Mediterranean? I very much hope that the Commission and the Council can address those particular questions.

But those who seek asylum should be told quickly if they meet the criteria and if they are unsuccessful they should be returned quickly. If they are offered refuge, will it be permanent or will countries be able to ask them to return home when the reason for their asylum is no longer relevant?

So last week’s Council was really an important step forward: help for rescue operations, targeting people traffickers who profit and prey on the misery of others, helping to alleviate the problems of those at the sharp end. But in reality we will not solve this problem in the long term until we stabilise the region and we know, we all know, that this will take time, but our Member States must do all they can with the tools available to them – diplomacy, targeted aid and open trade. But we also need to seek to distinguish between economic migration and helping genuine asylum seekers.

The asylum system must not be conflated with a migration system, otherwise we undermine public trust in both. Asylum must be about people running for their lives, not for those who understandably want a better economic life. So seeking new forms of legal migration will not resolve this problem.

People talk about the blue-card system, but that is aimed at attracting skilled migrants, not people fleeing for their lives. Some speak of compulsory shared solidarity, but where is the talk of mutual trust that is sadly lacking between our Member States? Let us not forget that 75 % of asylum applications take place in six countries – Germany, Sweden, Italy, France, Hungary and the United Kingdom – and some of those countries are already facing pressures over legal migration. And let us not forget that tiny islands like Lampedusa see tens of thousands of people set sail for them.

So if we want to stop these tragedies we have to start answering difficult questions. Are we prepared to help process applications swiftly and discourage people from making a journey? Are we prepared to target and take out the people traffickers? Are we prepared for those EU countries with little immigration to take more of those fleeing persecution, to reduce the pressure, to reduce the suffering, and to reduce the tragic scenes that we see on the borders of EU countries.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Maria Grapini (S&D), întrebare adresată conform procedurii „cartonașului albastru”. Trebuie să spun, domnule Kamall, că m-a surprins poziția dumneavoastră, deși ați început cu remarca că dumneavoastră aveți o altă viață pentru că familia dumneavoastră a emigrat în Anglia.

Vreau să vă întreb direct: ați spus că nu toată lumea, că pot fi întorși înapoi. Cine să stabilească dreptul la viața unora și lipsa la condiții de viață a altora? Cine să selecteze că da, are dreptul omul să trăiască indiferent de pe ce colț al lumii este și cine face această triere? Cum vedeți acest lucru? Mi se pare absolut absurd să spunem că o parte îi întoarcem, o parte nu-i întoarcem și, cineva, birocratic, stabilește că îndeplinește condițiile sau nu îndeplinește condițiile.

 
  
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  Syed Kamall (ECR), blue-card answer. I was rather hoping for a question, but thank you very much for your speech. I have to say, I am a little bit surprised by what you are saying, because my story is obviously a very personal story, but my parents were seeking a better economic life. Here we are talking about people fleeing persecution, and part of the problem of this debate is that we are deliberately confusing legal migration and helping those in need, and we have to put an end to that deliberate confusion.

At the same time we have to be quite clear, and I was quite clear in my speech: we should not shut our borders and let no one in and turn a blind eye, but neither should we go down the road that you propose, which is to let everyone in. We have to process applicants fairly and let in those who genuinely are seeking refuge on our shores.

 
  
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  Sophia in ‘t Veld, on behalf of the ALDE Group. Mr President, the images of hundreds of dead bodies floating in the Mediterranean is profoundly horrifying, but the most tragic aspect of this disaster is that it is avoidable – people have died unnecessarily. My group fully supports the joint resolution, and I am glad that we are sending a very strong signal to the Commission – and the Council in particular, which I think needs this message.

We welcome the swift convening of the Council, but the outcome of their meeting is totally inadequate; this has been said here before. And we welcome the fact that the budget for rescue operations has been restored to the original levels and not tripled, as has been said. But more funding is necessary, as well as the use of a humanitarian visa. We must fight the ruthless criminals who get rich trading in human lives.

Now, giving asylum to those who have fled war and persecution is a legal as well as a moral duty. This year alone, 2 000 people have drowned in the Mediterranean. But some politicians are shamelessly exploiting this tragedy for their own populist, xenophobic, anti-EU agenda. Some merely call for closing the borders. That is cheap rhetoric; it is not a solution. But some, like Mr Farage here, are inventing scare stories about these operations bringing in thousands of jihadists into Europe. But Mr Farage knows full well that this is complete and utter nonsense and that it is about as likely as thousands of Martians coming to Europe. But he is not interested in the truth; he is only interested in getting elected.

The public consultation by Mr Orban has already been mentioned. Mr Orbán, too, is using this tragedy in the Mediterranean for his own populist purposes and quite frankly, dear Mr Weber, dear Mr Brok, this is not about national politics. If anything this is about the European values that we stand for, and I hope that the EPP will finally decide to expel Mr Orban. Incidentally, these are not media reports; it is on the government website.

Europe urgently needs policies for legal immigration. The reality is that our continent is rapidly shrinking as part of the world population. Europeans accounted for approximately 20% of the world population in the 1950s, whereas now we are a mere 7%. We need immigration in order to maintain our prosperity. Talking about legal migration is controversial and maybe not very popular, but that is what leadership is all about. It is not about finding the lowest common denominator or only taking easy and popular decisions. Leadership is about the courage to take tough decisions, and I welcome the words of Mr Juncker, who is indeed showing leadership in this respect – and I wish that the Council would do the same. And I hope that Parliament will show that leadership today.

(Applause)

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Steven Woolfe (EFDD), blue-card question. You made an accusation that Mr Farage has made up the allegation that tens of thousands of ISIS and terrorists will be coming to this European continent. Are you therefore saying that the information from those people who have warned us about this, the United Nations and the UK’s own security service who have warned us about tens of thousands, are all lies? Are you saying that the statements from ISIS themselves who said they are going to send tens of thousands are all lies?

 
  
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  Sophia in ‘t Veld (ALDE), blue-card answer. Most of the people that we are actually talking about, who we refer to as ‘foreign fighters’, are actually home-grown. They are EU citizens and, if anything, Europe has been exporting terrorists and jihadists travelling over there. What we are talking about here today is rescuing people who are drowning in the Mediterranean because they are fleeing war and conflict, and exactly the people that you are talking about; it has nothing to do with a flood of jihadists coming to Europe. That is only invented by Mr Farage to get himself elected on 7 May; I think it is populist and despicable.

(Applause)

 
  
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  William (The Earl of) Dartmouth (EFDD). Mr President, I would suggest that the word ‘despicable’ is thoroughly unparliamentary and should be withdrawn.

 
  
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  Malin Björk, on behalf of the GUE/NGL Group. Mr President, my thoughts this morning go to all those who have lost their loved ones, their brothers, sisters, parents, children, and my thoughts go also with admiration to all those outside this House who work every day to save lives and bring people to safety. Today Father Mussie Zerai is here. Father Zerai, I thank you for being with us here and for your tireless work to save fellow Eritreans fleeing the dictatorship there. Thank you for being with us.

(Applause)

I think it is clear to everyone that words are no longer enough and ultimately, as has been said by earlier speakers, the response to the catastrophes in the Mediterranean is about what kind of societies we are building for the future. Are we going to turn people against each other – as the PPE just did – or are we going to have politics, economics, social and human rights that actually bring us into the future together? That is the choice we have to make.

That is why the Council conclusions, I would say to Mr Tusk, are nothing less than shameful because they do not focus on saving lives and opening this continent to people seeking refuge. Instead they focus on keeping people away.

Therefore the response of this House is especially important. The resolution does in part take on things that we, as the Left, have been bringing forward for 10 years – humanitarian visas and resettlement and also increasing search and rescue – but there is also a great deal missing. We cannot accept that Frontex is being boosted when what we need is a Mare Nostrum. Other colleagues will speak on specific points in the resolutions but it is clear that we, as the Left, will continue to take the lead for a society that we build together and where we do not turn people against each other.

 
  
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  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. Monsieur le Président, Monsieur Tusk, de qui avez-vous peur? De centaines de milliers d'hommes et de femmes qui ont dû se résoudre à partir de chez eux, ce que ni vous ni moi ne ferions de gaîté de cœur, pour échapper à la guerre, à la persécution, à la destruction de leur milieu de vie? Face à ce défi humanitaire, ce que vous et vos collègues chefs d'État ou de gouvernement avez choisi comme attitude, c'est l'endiguement. Autrement dit, maintenir ces centaines de milliers de gens dans une zone de guerre, pour pouvoir ensuite détourner le regard et agir comme si de rien n'était.

Cette attitude est indigne! Indigne d'une Europe qui est, comme le président Juncker l'a rappelé, un des continents les plus riches du monde – une richesse très inégalement partagée, certes, mais une richesse bien réelle. Indigne aussi d'une Europe qui se targue souvent d'être le berceau des droits de l'homme et qui ne manque pas une occasion de donner des leçons au reste du monde. Nous attendons des chefs d'État ou de gouvernement une autre attitude. Ressaisissez-vous! Écoutez le président Juncker, qui est l'un de vos hommes!

Première chose, mettez en place une véritable opération de recherche et de sauvetage. Tripler un budget qui est relativement maigrichon, c'est un pas en avant, mais ce qu'il faut, c'est une opération Mare Nostrum paneuropéenne et financée correctement. Il ne sert à rien de renforcer Frontex, dont ce n'est pas le métier.

Il nous faut aussi décider que l'Europe assume sa juste part de l'accueil des réfugiés de guerre. Alors qu'un pays comme le Liban accueille des réfugiés de guerre à hauteur de 25 % de sa population – imaginez-vous, c'est insoutenable –, l'Europe a des difficultés pour accueillir un réfugié pour mille habitants. Et encore, cet effort n'est partagé que par un tout petit nombre d'États membres...

Nous attendons enfin que l'Union européenne mette en place une filière d'immigration légale et sûre. Si vous voulez contrôler un processus, le meilleur moyen est de le rendre légal. Le rendre illégal c'est perdre tout contrôle.

En Europe, chers collègues, des hommes et des femmes politiques ont fait le choix de surfer sur les angoisses légitimes de beaucoup de nos concitoyens, en particulier les plus démunis. Ils jouent donc sur le sentiment de la peur en faisant de l'immigré un criminel, voire un terroriste en puissance. Il nous semble irresponsable et indigne que des chefs d'État ou de gouvernement leur emboîtent le pas.

Je voudrais simplement vous rappeler que tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit et en dignité. Chacun d'entre eux a le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Voilà ce que nous dit la déclaration universelle des droits de l'homme. Monsieur Tusk, Mesdames et Messieurs les chefs d'État ou de gouvernement, soyez à la hauteur!

 
  
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  Nigel Farage, on behalf of the EFDD Group. Mr President, four years ago I stood here and said that bombing Libya would be a huge mistake, but of course the UK Parliament and this Parliament were desperate. There was a clamour to go to war. So now we have a failed state of Libya, which is now a conduit being used for criminal trafficking gangs trying to bring people to Europe.

We are guilty for this crisis, we are directly guilty for the drownings that are going on, and we are hypocrites in this place when we talk about poverty in Africa, when we pursue a common agricultural policy that puts barriers up to them selling us their agricultural produce, where we have a fisheries policy that rapes and pillages their seas and has caused environmental destruction, and we just assuage our consciences by giving away a bit of foreign aid. I am not blind to the human suffering that we have caused in many of these countries. I would call on this Parliament, this Commission to end the barriers to trade, to stop the fisheries policy, to ask the United Nations to get involved and to try and help.

But the real question we face is: what are we to do? Are we to go down the Australian system in dealing with this crisis (and indeed the Australian Premier, Tony Abbott, has offered us his advice and help). Australia faced this and Australia not only have stopped the boats from coming, they have stopped people from drowning. But no, we are not interested in what the Australians have done; we have decided that we can deal with this on our own. So we decided that people can come and that people will not be sent back.

Now I suspect that it would be a hell of a shock to many European citizens, including the British, to understand that we have already agreed a common European asylum system, and what today is about and today’s resolution is the direct implementation of it. The problem, ladies and gentlemen, is this: the definitions for who qualifies for asylum are so wide, they include not just people coming from war, not just people coming from failed states; Mr Juncker, this morning, seemed to suggest that perhaps he would even include people who were fleeing poverty. I am sorry, we simply cannot accept countless millions. Already in countries like mine, 77% of the population say we cannot take immigration at current levels.

But there is a real and genuine threat. When ISIS say they want to flood our continent with half a million Islamic extremists, they mean it, and there is nothing in this document that will stop those people from coming. Indeed, I fear we face a direct threat to our civilisation if we allow large numbers of people from that war-torn region into Europe. It is ironic that nine days before a British general election, Mr Cameron and Mr Miliband are not engaged in this debate, and in fact the UK can do nothing. We are impotent; we have surrendered our ability to get involved. I promise my party will stand up to this impending disaster for all concerned.

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Philippe Lamberts (Verts/ALE), blue-card question. It is not the first time that we have had these kinds of exchanges. I would just like to remind you that many of the terrorist attacks that your United Kingdom has suffered were actually acts by your nationals – not imported terrorists, but people who were home-grown. So I am not sure that any of your answers are an answer to that issue.

 
  
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  Nigel Farage (EFDD), blue-card answer. I do accept, Mr Lamberts, that our failed policy of state-sponsored multiculturalism has led to a fifth column inside many of our countries. However, the number of those is mercifully small compared to the number of Islamic extremists committing the most bestial acts on a daily basis right across that region.

This policy has no means and no way of filtering out extremists in favour of people fleeing in genuine fear of their lives, and, as such, we are making a massive mistake. Let us follow the example of Australia, let us do everything we can to reverse the hypocrisy of groups like yours that have voted to make Africa poorer. Let us do those things, but if the message is that anybody that comes will be accepted, we are headed for disaster.

 
  
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  Der Präsident. – Herr Abgeordneter Faria! Ich hatte den Eindruck, dass Sie mir gerade einen Vogel gezeigt haben. Vielleicht sagen Sie mal, was Sie dazu bewegt, mich hier zu beleidigen?

 
  
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  José Inácio Faria (ALDE). Senhor Presidente, eu apresentei uma pergunta, uma carta, levantei a carta, estive com isto levantado durante um minuto e tal e os senhores não me deram a palavra, antes de terem dado a palavra ao meu colega, é só isso. Agora o que eu queria perguntar ao Sr. Farage é que o Sr. Farage canta bem, mas não me encanta.

(O Presidente retira a palavra ao orador)

 
  
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  Der Präsident. – Herr Abgeordneter Faria! Setzen Sie sich bitte wieder hin, so geht das hier nicht. Ich habe zu Beginn dieser Aussprache gesagt, dass wir hier Tausende Wortmeldungen haben und ich nach Eingang der blauen Karten jeweils eine nehme. Sie waren nicht der Erste, der sich hier gemeldet hat. Das ist der Grund. Das berechtigt Sie nicht, mich hier zu beleidigen!

 
  
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  Matteo Salvini (NI). Signor Presidente, onorevoli colleghi, ho sentito una marea di ipocrisie e di razzismo sparso a piene mani dalla sinistra, mi vergogno per loro. Ho sentito le stesse cose che hanno detto un anno e mezzo fa dopo i 366 morti di Lampedusa: mancavano i cartellini, aiutiamoli, soccorriamoli. Intanto contiamo altri 5 000 cadaveri sul fondo del Mediterraneo.

Vi chiedo: quanti scafisti volete ancora finanziare? Lo chiedo al Presidente Juncker. Quanti morti volete ancora contare sul fondo del mare? È incredibile che il Presidente della Commissione europea, Presidente che sta affamando 500 milioni di europei, dica: bisogna aprire le porte di casa altrimenti entrano dalla finestra. Ma lei, da chi è pagato? Chi le paga lo stipendio? Lei pensa di sradicare un miliardo di cittadini africani aprendo le porte di un continente che conta decine di milioni di disoccupati?

Sono imbarazzato dal livello di questo dibattito che cerca di trovare dei colpevoli politici quando i colpevoli politici sono qua dentro. Perché adesso vi rendete conto che bisogna cambiare il trattato di Dublino. L'avete confermato due anni fa. La Lega votò contro e quelli che adesso si svegliano, due anni fa, votarono le stesse schifezze. Spero di non dover aspettare altri 700 morti prima di sentire altrettanta retorica razzista di sinistra.

(L'oratore accetta di rispondere a una domanda "cartellino blu" (articolo 162, paragrafo 8, del regolamento)).

 
  
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  Eleonora Forenza (GUE/NGL), Domanda "cartellino blu". Vorrei dire all'onorevole Salvini, che per la verità di razzismo è un vero maestro, se è d'accordo sulla necessità di finanziare un Mare Nostrum europeo o se ritiene che chi fugge dalla guerra e chi fugge dalla fame debba morire o in mezzo alla guerra o in mezzo al mare, come ha suggerito dicendo che non avrebbe fatto approdare i barconi ma li avrebbe lasciati in mezzo al mare. Devo dire che le parole che ho sentito dall'onorevole Salvini non sono ipocrite ma sono ugualmente disgustose.

 
  
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  Matteo Salvini (NI), Risposta a una domanda "cartellino blu". Lei pensa che un miliardo di cittadini africani possano arrivare in Europa ed essere accolti in Europa? Lei lo pensa veramente, ma ci crede a quello che dice o le hanno passato un bigliettino? Io penso che Mare Nostrum e Triton siano operazioni razziste che finanziano gli scafisti e finanziano il terrorismo islamico. Penso che l'unica via di uscita sia finanziare questi paesi, aiutare questi paesi a non dover scappare. A giugno andrò in Nigeria, cosa che dovrebbero fare i governanti buoni di sinistra che invece se ne strafregano, perché io ritengo che ognuno debba crescere, vivere tranquillo nel paese dove è nato a meno che qualcuno voglia sostituire popoli con altri popoli, ma questa è un'operazione di sostituzione etnica contro cui noi ci opporremo in ogni maniera.

 
  
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  Monika Hohlmeier (PPE). Herr Präsident, meine Herren Präsidenten, liebe Kolleginnen und Kollegen! Zunächst einmal sollten wir hier versuchen, seriös miteinander umzugehen und auch keinen falschen Eindruck zu erwecken.

Als Erstes: Das Problem der 50 Millionen Flüchtlinge, die unterwegs sind, lässt sich nicht mit einem Handstreich lösen. Wir sollten auch nicht den Eindruck erwecken, als könnten wir hier kurzfristig mit ein paar Maßnahmen alle Lösungen für 50 Millionen Flüchtlinge finden. Wir müssen einen Beitrag leisten.

Was heißt „Beitrag leisten“? Es bedeutet erstens: Wir müssen natürlich Such- und Rettungsaktionen starten, um die Menschen im Mittelmeer zu retten. Aber hier spricht niemand über die Sahara-Zone, wo mindestens so viele Menschen sterben. Und nur, weil wir sie nicht sehen, existieren die Toten dort trotzdem. Aus dem Grund muss es zweitens auch endlich eine Afrikapolitik geben, die umgesetzt wird. Wir haben seit 2007 angeblich eine Afrikapolitik. In Wirklichkeit haben wir 28 bzw. 29 Entwicklungshilfepolitiken, die nicht konzertiert auf den afrikanischen Kontinent mit einwirken. Denn auch dort liegt Verantwortlichkeit und nicht allein in der Europäischen Union. Auch afrikanische Staaten tragen Verantwortung für ihre Bürgerinnen und Bürger.

Als Drittes: Wir müssen Menschenhändler endlich einmal bekämpfen! Ich habe kein Verständnis dafür, dass vonseiten der GUE/NGL immer wieder, wenn es um Diskussionen über den Kampf gegen Menschenhändler geht, jedes Mal Maßnahmen kritisch betrachtet werden und wir da keinen ernsthaften internationalen Kampf gegen brutalste Verbrecher zustande bringen, die zu ihrem eigenen Vorteil töten, foltern und morden. Das sind Terroristen, das sind organisierte Kriminelle, und wir müssen dagegenwirken.

Und dann gibt es den dritten Weg, über den wir seriös miteinander reden müssen. Das ist das Thema der sogenannten legalen Migration. Man muss tatsächlich trennen: Arbeitsmigration und das Thema Flüchtlinge und humanitäre Migration. Wir haben Instrumente wie die Neuansiedlung, die muss man ausbauen. Das heißt, wir brauchen nicht endlos neue Instrumente, sondern die, die wir haben, müssen wir nutzen. Wir können auch weitere Instrumente hinzufügen, wenn wir dies sortiert und sinnvoll tun. Aber es ist immer nur ein Beitrag gegen die Katastrophe. Jetzt populistisch eine kurzfristige Lösung zu fordern, ist schlichtweg nicht die Wahrheit.

(Die Rednerin ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
  

IN THE CHAIR: MAIREAD McGUINNESS
Vice-President

 
  
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  Cornelia Ernst (GUE/NGL), Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Frau Hohlmeier, ich habe die spannende Frage an Sie – da Sie sich auf das Schlepperwesen bezogen haben –, worin Sie denn die Ursache dafür sehen, dass Schlepper eine solche Möglichkeit haben, viele Flüchtlinge auf diese Art und Weise nach Europa zu verbringen. Sehen Sie eine Mitschuld der Europäer daran, dass ein solches Schlepperunwesen überhaupt erst Konjunktur erhalten konnte?

 
  
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  Monika Hohlmeier (PPE), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Ich glaube nicht, dass die Europäische Union und ihre Mitgliedstaaten Verantwortung für das Schlepperwesen auf dem afrikanischen Kontinent tragen. Ich glaube vielmehr, dass die Katastrophen, Bürgerkriege, Kriege, Auseinandersetzungen – ob es ethnische, religiöse oder politische Auseinandersetzungen sind – die Menschen in die Flucht treiben und Schlepperbanden die Verzweiflung der Menschen zu ihrem eigenen finanziellen Vorteil und zur Verbreitung ihrer verbrecherischen Machenschaften ausnutzen.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D). Že dolgo vemo, da je nujna pravičnejša porazdelitev finančnih, organizacijskih in kadrovskih bremen med članicami Unije. O marsikaterih rešitvah govorimo že leta, pa jih očitno zaradi sebične molčečnosti mnogih evropskih držav ne izvajamo.

Imam konkretno idejo, o kateri bi bilo vredno razmisliti – idejo o ustanovitvi Evropskega sklada za iskanje in reševanje. V evropski blagajni imamo sredstva, le porazdeliti bi jih morali. Rezerviranih imamo 791 milijonov evrov za uvedbo pametnih meja in vemo, da teh zaradi pomanjkljive zakonodaje še ne bomo uvedli hitro, in tudi toliko denarja ne bomo potrebovali.

Zakaj ne bi del teh sredstev namenili v sklad za reševanje? Za pomoč državam, ki bi sodelovale pri reševanju ljudi, za pomoč komercialnim ladjam. Omogočili bi lahko vsaj triletno delovanje operacij, podobnih Mare Nostrum. Gre za politično voljo. Vem, da to seveda ni dovolj. Vse evropske države morajo sodelovati. Finančno in z zavezo, da beguncem nudijo zatočišče.

Zato močno pozdravljam namero Komisije o uvedbi kvot in varnih in zakonitih poti v Evropo. Vrata, poti, Evrope morajo ostati odprta. In, predsednik Juncker, to je prava smer. Komisijo pri tem močno podpiram. Če ne bomo ukrepali takoj in skupaj, bomo za vedno pokopali vrednote celotne Evropske unije. In zato ne bodo krivi afriški begunci.

(Govornica se je strinjala, da bo sprejela vprašanje, postavljeno z dvigom modrega kartončka (člen 162(8)).

 
  
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  Mario Borghezio (NI), Domanda "cartellino blu". Signor Presidente, l'onorevole ha svolto un intervento concreto, forse il primo, chiedendo dove si possono trovare i mezzi per aiutare i rifugiati, per aiutare coloro che meritano.

Suggerisco all'onorevole di chiedere al Commissario Juncker se non intenda dar vita finalmente ad un'azione di recupero dei miliardi di euro che i favori fatti da lui alle multinazionali hanno consentito di evasione fiscale. Sono d'accordo se utilizziamo questi miliardi di euro regalati alle multinazionali a favore dei poveri del mondo.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D), Odgovor na vprašanje, postavljeno z dvigom modrega kartončka. Jaz mislim, da gospod kolega to vprašanje v resnici ne namenja meni, ampak Komisiji. Lahko pa še enkrat povem, da podpiram namere in prizadevanja Evropske komisije, da pa imamo preveliko sebično molčečnost evropskih vlad.

O rešitvah se pogovarjamo leta. Zdaj imamo konkretne ideje. Bojim pa se, da ne bomo dovolj ambiciozni, medtem ko bodo ljudje umirali v Sredozemlju. Sklad za reševanje in iskanje beguncev je konkretna ideja, če bo za to politična volja, če za to najdemo pravne mehanizme.

 
  
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  Helga Stevens (ECR). Het is absoluut onaanvaardbaar dat hele gezinnen de verdrinkingsdood tegemoet varen. Ik krijg vaak de vraag waarom de 28 EU-landen niet samen zitten over oplossingen voor legale migratieroutes, zoals hervestiging en herlocatie. Het antwoord is dat die welwillendheid heel ver te zoeken is, nu bepaalde lidstaten amper de irreguliere instroom van vluchtelingen kunnen overzien. Dit omdat bepaalde Zuid-Europese lidstaten het niet al te nauw nemen met de toepassing van het gemeenschappelijk Europees asielsysteem.

Er doet zich momenteel een feitelijk systeem van gedwongen herlocatie binnen de EU voor. Vluchtelingen die langs Zuid-Europa binnenkomen, trekken immers massaal naar het noorden. Ik ben enorm verheugd dat de Europese Raad dit vorige donderdag als eerste punt aanhaalde bij het thema 'versterken van de interne solidariteit en de verantwoordelijkheid'. Mijnheer Juncker, uw quota-voorstel betekent concreet dat landen zoals Duitsland, Zweden, België en het Verenigd Koninkrijk, die nu al een relatief groot aantal vluchtelingen opvangen, opnieuw de rekening zullen mogen betalen. Is dát de Europese solidariteit die u voor ogen heeft?

Voorts ben ik ook zeer blij te vernemen dat de EU de mensensmokkelaars harder zal aanpakken. Dit is absoluut nodig, want ze hebben de dood van honderden mensen op hun geweten. Daarnaast moeten zeer zeker de armoede en het geweld in de herkomstlanden worden aangepakt.

Maar meer ontwikkelingshulp is geen oplossing, zolang corruptie en mensenrechtenschendingen blijven voortduren. In Afrika verdwijnt bijna evenveel geld door corruptie als er binnenkomt via ontwikkelingshulp. Hoe zal dat aangepakt worden?

 
  
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  Cecilia Wikström (ALDE). Fru talman! Två gånger efter varandra har vi öppnat plenarsessionen här i Strasbourg med en tyst minut för att hedra minnet av de många människor som omkommit i Medelhavet.

Förra årets skrämmande siffra på runt 3 500 människor riskerar att vida överstigas innan detta årets slut. Nu frågar jag rådet: hur många fler människor måste drunkna innan ministerrådet förstår att det som det handlar om nu, det är inte att slå sönder båtarna som flyktingarna färdas i, utan det är att faktiskt bygga ett system med lagliga och säkra vägar för människor att komma till EU för att här söka asyl. Det är naivt, och jag vill påstå cyniskt, att säga att det handlar om att slå sönder båtarna för att få stopp på denna fruktansvärda tragedi som utspelar sig framför vår tröskel.

Att ge asyl till människor som flyr undan krig, konflikter och kränkningar – det är ingen fråga om generositet. Det är en plikt som alla EU:s 28 medlemsländer förbundit sig att respektera genom både EU-rätt och internationell rätt. EU har lyckats bygga en monetär union. Vi är nu på väg att bygga en energiunion. När ska vi bygga en humanitär union?

Att öka Tritons och andra räddningsoperationers ekonomiska anslag kommer inte att innebära ett slut på tragedierna. Nu gäller det att upprätta lagliga och säkra vägar att komma hit, och då har vi också – vill jag säga till dem på den kanten i huset – en överblick över vem som kommer och varifrån han eller hon kommer, och detta är väl viktigt när det gäller den europeiska säkerheten. Då kan vi också hantera asylansökningarna på ett förutsägbart sätt. Dessutom skulle detta slita sönder de affärsmodeller som skrupelfria människosmugglare ägnar sig åt och profiterar på.

Nu är det hög tid, fru talman, att vi går från ord till handling och tar den europeiska solidariteten till en ny nivå, och då menar jag solidaritet för dem som flyr och solidaritet mellan EU:s medlemsländer och EU:s institutioner.

(Talaren samtyckte till att besvara en fråga (blått kort) i enlighet med artikel 162.8 i arbetsordningen).

 
  
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  Kristina Winberg (EFDD), fråga ("blått kort"). Cecilia, du pratar alltid om lagliga vägar och du pratar om att man ska kunna söka visum på plats. Då vill jag fråga dig ganska kort här nu: Det är en miljon människor i Libyen som omedelbart vill komma till Europa. Hur ska du välja ut vilka som ska komma, eller hur har ni tänkt er? Hur ska ni fördela detta? Ni har inte tänkt. Det här fungerar inte. Tacka vet jag Australien.

 
  
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  Cecilia Wikström (ALDE), svar ("blått kort"). Fru talman! Det är väldigt typiskt att få denna typ av fråga. Det handlar ju om att vi här tar ett europeiskt ansvar, att vi bygger ett europeiskt mottagande och på sikt att vi faktiskt börjar med det första som vi kan göra imorgon – och där kan vi följa det österrikiska exemplet som handlar om att rädda liv – nämligen att alla EU:s 28 länder tar emot kvotflyktingar som redan är definierade och identifierade genom UNHCR. Idag är det femton länder som tar emot några. Tretton länder gör, fru talman, så här mycket, och detta är upprörande. Här krävs att alla tar sin del av ansvaret.

 
  
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  Barbara Spinelli (GUE/NGL). Madame la Présidente, j'accuse le Conseil, les gouvernements des États membres et la Commission. Vous êtes désormais directement responsables du crime qui tue de plus en plus de migrants qui fuient les guerres que l'Europe a facilitées et les persécutions qu'elle tolère.

Après les morts du 19 avril, l'Union aussi fait naufrage dans le déni et l'aveuglement. Elle déclare la guerre aux trafiquants, en feignant de croire que ce sont eux les seuls responsables de tant de morts. Ils ne sont pas responsables; ils sont là parce qu'il n'existe pas de voie légale d'accès pour les réfugiés, parce que vous avez supprimé Mare Nostrum, qui s'occupait de la recherche et du sauvetage en haute mer et parce que vous continuez à financer des opérations comme Triton ou Poseidon, dont le mandat prioritaire est le contrôle des frontières, et non pas le secours aux naufragés.

Je vous remercie, Monsieur Juncker, pour vos mots, mais la porte n'est pas ouverte. Dans le désir, aussi, de fuir vos responsabilités, vous en arrivez à souhaiter – je cite le commissaire Avramopoulos – "la collaboration avec les dictatures", Erythrée en tête, la pire d'Afrique. Comme les trafiquants, vous violez les lois, le droit de la mer et du non-refoulement. Je me demande si vous savez ce qu'on fait: une guerre non déclarée, non contre les trafiquants, mais contre les migrants.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Kazimierz Michał Ujazdowski (ECR), pytanie zadane przez podniesienie niebieskiej kartki. Pani Przewodnicząca! Szanowni Państwo! Pani poseł Spinelli, którą bardzo szanuję, oskarżyła Radę o bezczynność w tej sprawie. Rada nie jest instytucją abstrakcyjną. Chciałbym zapytać panią poseł, czego domaga się od własnego socjaldemokratycznego rządu Włoch w tej sprawie, dlatego że żadna z instytucji nie jest instytucją abstrakcyjną i rząd włoski ponosi taką samą odpowiedzialność jak wszystkie inne rządy.

 
  
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  Barbara Spinelli (GUE/NGL), Risposta a una domanda "cartellino blu". Grazie per questa domanda. Ho parlato di tutti i governi dell'Unione e pensavo soprattutto al governo socialdemocratico, come lo chiama Lei in Italia. È il governo più impegnato nell'idea folle di affondare le navi dei trafficanti pensando che i migranti non fuggano comunque, non cerchino altre vie. Se c'è una politica irresponsabile, la più irresponsabile nell'Unione è quella del governo italiano.

 
  
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  Ska Keller (Verts/ALE). Madam President, last week the Heads of State of the European Union met and were faced with the question of what to do in order to stop the dying in the Mediterranean. Mr Tusk has explained what the priorities of the Heads of State are: fighting smugglers with the military and, secondly, stopping refugees even from reaching European shores.

Is that really the answer of the European Union, winner of the Nobel Peace Prize: drowning in the Mediterranean? You cannot be serious. Where is the humanitarian rescue mission that we need? Italy started it, but the other Member States refused and even said that it helps smugglers. Where are the safe and legal access points for refugees? These are people in dire need of international protection. Where are the real answers from the Heads of State? I think what was decided at the Council was a disgrace. It was unfortunately a waste of time. Even though it was good that you sat together, nothing came out of it.

By the way, colleagues from the EPP, President Juncker was your candidate. He is your Commission President and you should listen to him more often.

 
  
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  Tiziana Beghin (EFDD). Signor Presidente, onorevoli colleghi, 800 morti nel Mediterraneo sono una cifra inimmaginabile. È come se noi tutti, deputati del Parlamento europeo, scomparissimo nello stesso istante, ed è solo un caso, Presidente Tusk, che in fondo al mare non ci siamo io o Lei, è la fortuna di essere nati in un continente che ha scelto la pace mentre là fuori c'è ancora un mondo di guerra, guerra su cui tra l'altro tuttavia noi abbiamo grandi responsabilità.

Lei e gli altri capi di Stato vi siete riuniti ancora una volta per decidere di non risolvere. Se l'Europa volesse veramente trovare una soluzione basterebbe un Mare Nostrum europeo finanziato da tutti, si aprirebbero corridoi umanitari, si applicherebbe uno strumento che già esiste, la direttiva 2001/55/CE che crea un meccanismo che obbliga, sottolineo obbliga, gli Stati membri a cooperare tra loro per il trasferimento dei rifugiati da uno Stato all'altro, ma questo meccanismo esiste dal 2001 e non è mai stato attivato. Voi, signori, non l'avete mai attivato. Vi riempite la bocca di solidarietà, parlate di condivisione, ma vi ostinate a considerare l'immigrazione un problema da lasciare all'Italia, alla Spagna, alla Grecia. L'Europa se ne lava le mani.

(L'oratrice accetta di rispondere a una domanda "cartellino blu" (articolo 162, paragrafo 8, del regolamento)).

 
  
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  Silvia Costa (S&D), Domanda "cartellino blu". Volevo chiedere all'onorevole Beghin, che ho molto apprezzato quello che ha detto, ma certo il Parlamento non può avere molta forza se il suo gruppo è talmente diviso che quello che dice Lei, che posso condividere, è stato smentito totalmente dal suo compagno di partito poco fa dell'Ukip. Sarà molto dura per voi essere chiari nella linea di supporto a questa risoluzione che noi speriamo molto riusciate a dare.

 
  
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  Tiziana Beghin (EFDD), Risposta a una domanda "cartellino blu". Io la ringrazio. Onestamente noi potremmo avere alcuni punti su cui non siamo d'accordo ma in realtà io ho condiviso tutto l'inizio del discorso dell'onorevole Farage.

Onestamente noi abbiamo delle grosse responsabilità. Ci sono dei meccanismi che devono essere comunque tutelati. Credo che in questo momento noi non avremmo grosse difficoltà. Il vero problema non siamo noi ma siete voi, avevate tutte le possibilità per risolvere questo problema. Probabilmente ci troveremo ancora nelle prossime plenarie a osservare minuti di silenzio, perché l'unica cosa che siamo capaci di fare è parlare del nulla condito dal niente e poi fare dei grandi minuti di silenzio.

 
  
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  Κωνσταντίνος Παπαδάκης ( NI). Κύριε Πρόεδρε, μετά τον Μπιν Λάντεν και τώρα τους τζιχαντιστές, η Ευρωπαϊκή Ένωση έχει ανακαλύψει ένα νέο πρόσχημα προκειμένου να εξαπολύει νέες ιμπεριαλιστικές επεμβάσεις: το χτύπημα των δουλεμπόρων. Όπως όμως είναι δικά σας δημιουργήματα οι ιμπεριαλιστικές επεμβάσεις και τα δεινά που φέρνουν στους λαούς, έτσι είναι δική σας και η ευθύνη για τα κύματα των μεταναστών και προσφύγων που μαζικά πνίγονται στη Μεσόγειο. Οι δουλέμποροι είναι ένα και το αυτό με το σύστημα που υπηρετείτε, γιατί ο καπιταλισμός και η μετανάστευση, ο ιμπεριαλιστικός πόλεμος και η προσφυγιά, είναι αναπόσπαστα δεμένα για την εξυπηρέτηση της κερδοφορίας των μονοπωλίων. Όσο και να εξωραΐζει η ελληνική κυβέρνηση την Ευρωπαϊκή Ένωση και την αντιλαϊκή πολιτική της, τα δάκρυα της Ευρωπαϊκής Ένωσης - που τόσο προκλητικά ονομάζει τα σύνορά της "έξυπνα" - είναι πραγματικά κροκοδείλια. Η διέξοδος για τον λαό βρίσκεται στη σύγκρουση με την Ευρωπαϊκή Ένωση και το κεφάλαιο, στη κατάργηση εδώ και τώρα και της Συνθήκης του Σένγκεν και του Frontex και των κανονισμών του Δουβλίνου, στα μέτρα για την ουσιαστική ανακούφιση προσφύγων και μεταναστών.

(Ο ομιλητής δέχεται να απαντήσει σε ερώτηση με γαλάζια κάρτα (άρθρο 162 παράγραφος 8 του Κανονισμού))

 
  
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  Fredrick Federley (ALDE), fråga ("blått kort"). Fru talman! Det är ju slående att här har vi en fullblodskommunist som inte med ett enda ord talar om människovärde. Inte med ett enda ord i hela inlägget sägs hur vi ska kunna vända den farliga vägen som Medelhavet idag är till att bli möjligheternas väg för den som faktiskt flyr undan kriget. Det där var ett tal mot kapitalismen, det var ett tal mot medmänskligheten, det var ett tal mot de mänskliga rättigheterna. Det här parlamentet måste våga säga att vi bär ansvaret för att ha regler på plats som gör människor inte dör i Medelhavet.

 
  
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  Κωνσταντίνος Παπαδάκης ( NI), απάντηση σε ερώτηση με "γαλάζια κάρτα". Η ανθρώπινη αξιοπρέπεια πρώτα από όλα κρίνεται από το αν έχεις μια πολιτική που να υπηρετεί τα λαϊκά συμφέροντα, τους μετανάστες, τους πρόσφυγες που ξεσπιτώνονται. Εδώ υπάρχουν συγκεκριμένες ευθύνες και εμείς λέμε ότι πριν από όλα είναι αξιοπρεπής ο μετανάστης και ο πρόσφυγας που μπορεί να επιζήσει μέσα στην Ευρωπαϊκή Ένωση, έστω και στα σύνορα. Τα προβλήματα που αντιμετωπίζουν σήμερα οι μετανάστες επιβάλλουν πιο αποφασιστικά μέτρα και οι κυβερνήσεις έχουν τεράστιες ευθύνες για αυτή την κατάσταση. Εδώ πρέπει επίσης να αναδειχθεί ο ρόλος της Ευρωπαϊκής Ένωσης, του Frontex και όλων αυτών των μηχανισμών καταστολής διότι, αν δεν αρθούν αυτοί, τότε δεν πρόκειται να υπάρξουν δικαιώματα για τους μετανάστες και τους πρόσφυγες.

 
  
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  Esteban González Pons (PPE). Señora Presidenta, los romanos cometieron tres errores: renunciaron a entender a los extranjeros, a los que llamaron «bárbaros»; levantaron murallas, a las que llamaron «limes»; y pagaron a los jefes extranjeros para evitar las migraciones masivas.

Nosotros no podemos repetir esos tres errores. Nosotros no podemos renunciar a entender a los que viven fuera de la Unión Europea. Nosotros no podemos levantar un nuevo limes romano en el Mediterráneo. Y nosotros no podemos pagar a los jefes de los extranjeros para que les impidan venir a nuestras costas.

Debemos entender las cosas tal y como son, atender a las causas reales de la inmigración. Es verdad que los traficantes de personas traen a los inmigrantes, pero no los traen obligándoles a subir a la patera. Pagan por subir a la patera porque ellos quieren venir. Quieren venir por la guerra; quieren venir por el hambre; quieren venir por el integrismo; quieren venir por la persecución religiosa o por la persecución política.

Tenemos que mejorar nuestra capacidad para salvar personas en el mar y, desde luego, tenemos que saber que, cuando un país rechaza recibir inmigrantes en su territorio, lo que está multiplicando es el rechazo a los inmigrantes de los países que tienen personas en condición ilegal en su propio territorio. Tenemos que intentar que las mafias se acaben.

Señorías, nuestras palabras, que naufragio tras naufragio son las mismas, llegará un día que no significarán nada si seguimos parados. Lo diré claramente: hemos olvidado demasiado deprisa que hasta hace 30 años los inmigrantes éramos nosotros, cómo viajábamos y cómo nos recibieron.

(El orador acepta responder a una pregunta formulada con arreglo al procedimiento de la «tarjeta azul» (artículo 162, apartado 8, del Reglamento))

 
  
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  Marina Albiol Guzmán (GUE/NGL), pregunta de «tarjeta azul». Señor González Pons, me gustaría hacerle dos preguntas.

¿Piensa usted que las operaciones de rescate deberían ser como las del año pasado en Ceuta, con las fuerzas de seguridad disparando a los migrantes mientras estaban en el mar?

¿Piensa usted que la política de asilo debe ser como la de Melilla, con devoluciones en caliente que impiden directamente que se pueda solicitar protección internacional?

 
  
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  Esteban González Pons (PPE), respuesta de «tarjeta azul». Señoría, Ceuta y Melilla son las únicas fronteras terrestres que tiene la Unión Europea con África. España tiene la obligación de defender esas fronteras; tiene, además, la obligación de evitar posibles daños personales de quienes intentan cruzarlas y, además, tiene que resolver el problema de que haya desaparecido la tierra de nadie entre la frontera de España y la frontera de Marruecos.

Le daré un dato que seguramente le va a interesar: solo el 3 % de las personas que cruza de manera irregular la frontera de Ceuta y Melilla solicita asilo. Las mafias que trafican con personas también facilitan que estas crucen por la frontera terrestre.

 
  
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  Birgit Sippel (S&D). Frau Präsidentin! Ja, wir können nicht alle aufnehmen, die nach Europa kommen wollen. Aber wahr ist auch: Wir könnten mehr Menschen aufnehmen, wenn alle Mitgliedstaaten sich im Bereich der Flüchtlingspolitik mehr engagieren würden, ebenso wie im Bereich der Arbeitsmigration. Gerade nach dem letzten Flüchtlingsunglück vor der Küste Libyens wäre es Zeit gewesen, einen Wendepunkt in der europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik einzuleiten. Dieses Signal hat der Rat nicht gegeben.

Es ist ja unstrittig: Wir müssen die Fluchtursachen in den Herkunftsländern bekämpfen, und wir müssen kriminelle Schlepper bekämpfen. Wahr ist aber auch: Je höher die Zäune werden, die wir bauen, je gefährlicher der Weg nach Europa wird, desto eher wird Flucht ein Geschäft für Schmuggler, eben weil es keine legalen Wege nach Europa gibt. Angesichts der Kriege rund um Europa in einigen Ländern ist es beschämend, dass es immer noch Mitgliedstaaten gibt, die nicht einen einzigen Flüchtling im Rahmen des Neuansiedlungsprogramms aufnehmen. Das kann so nicht weitergehen. Wir brauchen eine gute Verteilung der Flüchtlinge auf alle Mitgliedstaaten, und wir brauchen eine stärkere Nutzung der ja schon vorhandenen Maßnahmen, um Flüchtlinge aufzunehmen. Und auch die legale Migration, die Arbeitsmigration muss verbessert werden, denn es ist ja jetzt schon so, dass wir in vielen Mitgliedstaaten zusätzliche Arbeitskräfte brauchen, und das nicht nur im Bereich der akademischen Berufe, sondern weit darüber hinaus.

Deshalb ist aus all diesen Gründen jetzt Zeit für konkretes Handeln der Mitgliedstaaten. Ich kann Sie wirklich nur auffordern: Erkennen Sie die Zeichen der Zeit und hören Sie auf, nur zu reden!

(Die Rednerin ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  Εμμανουήλ Γλέζος ( GUE/NGL), ερώτηση με "γαλάζια κάρτα". Θα συμφωνήσω απολύτως μαζί σας ότι η βασική αιτία δεν έχει συζητηθεί ακόμη εδώ, διότι οι ευρωπαϊκές χώρες ήταν εκείνες οι αποικιοκρατικές χώρες που δημιύργησαν όλα τα προβλήματα στις αποικίες από τις οποίες προέρχονται αυτοί οι άνθρωποι. Υπάρχει όμως ένα κράτος, η Τουρκία, που διακινεί τους περισσότερους προς εδώ και που θέλει να γίνει μέλος της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Τι μέτρα προτείνετε για αυτό το κράτος;

 
  
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  Birgit Sippel (S&D), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. Ich denke, ich kann es ganz kurz machen. Es wäre in der aktuellen Situation falsch, mit dem Finger auf nur einen Staat zu zeigen, weil die Verantwortung für das, was mit den Flüchtlingen passiert, auf allen Staaten in Europa und darum herum liegt. Deswegen werde ich keine Frage beantworten, die sich nur auf einen einzigen Staat bezieht.

 
  
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  Timothy Kirkhope (ECR). Madam President, Europe must act decisively. Every effort should be made to save lives, create stability in conflict regions and assist Member States overwhelmed by the challenges they face. But many in this Parliament believe that the solution lies in more forms of legal migration and binding quotas. My group did not sign the joint resolution, because such actions merely address the symptoms rather than the causes. Member States need to commit more resources and offer more humanitarian resettlement and aid. We need efficient asylum processing and an expedient return system. Frontex, Europol and the European Asylum Support Office (EASO) need to be better equipped.

Lives can be saved by not allowing trafficking vessels to depart in the first place and by cutting off the fortunes that are being made by human traffickers. This needs urgent cooperation with third countries to be achieved. True and meaningful solidarity is gained through trust, a moral imperative and a sense of responsibility which can never be created through compulsion.

I would say to Mr Farage (who, for the moment, seems to have emigrated or sought asylum elsewhere in this country): of course it is wrong to confuse immigration and asylum. But to deliberately confuse immigration and terrorism is disgraceful and unacceptable.

(Applause)

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 162(8))

 
  
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  Vicky Ford (ECR), blue-card question. Mr Kirkhope, thank you for reminding us that together we must work on helping the source of the problem. How important is international development aid? What more can we do to encourage Member States to live up to those vital millennium development goals? And Mr Kirkhope, happy birthday!

 
  
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  Timothy Kirkhope (ECR), blue-card answer. I cannot answer that question very well. All over the world there are, of course, different approaches. The Australia system was also referred to and it is an Australian system that suits Australia for migration. If Mr Farage likes Australia and its system so much, perhaps he should now move there. But, frankly, as someone a little bit older today, I doubt very much whether Mr Farage would ever pass the points test set by the Australian Government.

 
  
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  President. – Thank you Mr Kirkhope, we all join in the birthday greetings in the middle of a very tense and fraught debate. Laugher helps, but it does not cure our problems, so we continue with the very serious debate and I give the floor now for one minute to Mr Michel.

 
  
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  Louis Michel (ALDE). Madame la Présidente, je voudrais tout d'abord féliciter le président Juncker pour ses propos et pour la tonalité salvatrice qu'il leur a donnée, exprimant une sincérité dont on ne peut douter.

J'aimerais apporter un petit rectificatif. J'en ai assez d'entendre, de manière systématique, un peu comme un sermon, que la cause de ce drame serait principalement l'Europe. L'Europe n'est pas la cause de ce drame. Ce dernier est dû, tout d'abord, à la mauvaise gouvernance dans les pays d'origine, ensuite aux passeurs et, aussi, il est vrai, à un manque de réactivité collégiale et solidaire de la part de tous les États membres européens. Je plains M. Juncker, qui a dû gérer – il faut le dire – un très grand égoïsme de la part de certains États membres.

Ensuite, je ne crois pas que l'Europe forteresse soit la solution. Il faut rapidement trouver des voies légales qui permettent d'absorber de manière régulée et humaine, évidemment, les candidats migrants.

(La Présidente retire la parole à l'orateur – malentendu sur le temps de parole)

(L'orateur accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 162, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Gianluca Buonanno (NI), Domanda "cartellino blu". La mia domanda è molto semplice. La rivolgo al collega che mi ha preceduto e la rivolgo a tutti voi. Non facciamo più ipocrisia. Chi di voi vuole portarsi a casa e adottare tre clandestini ciascuno? Segnatevi alla Presidenza e noi ve li manderemo. Poi dopo vediamo se la pensate ancora così.

 
  
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  Louis Michel (ALDE), réponse "carton bleu". Madame la Présidente, tout d'abord j'aimerais dire que je n'apprécie que modérément la manière dont j'ai été traité dans mon temps de parole. Je vous le dis.

Par ailleurs, je ne souhaite pas répondre à une question outrancière, qui exprime un sentiment relativement odieux. Je ne vois pas en quoi répondre à votre question sordide va apporter quelque chose au débat! Cela ne fait que miner les valeurs européennes. Je ne souhaite donc pas répondre à cette question.

(Applaudissements)

 
  
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  President. – We shall try and clarify the issue of speaking time and we will come back to you with clarification on that. I will announce at this point and give a warning that we will take no more blue cards. That is the ruling for now because the debate is quite tight on time.

 
  
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  Cornelia Ernst (GUE/NGL). Frau Präsidentin! Ich frage mich tatsächlich, was wir hier tun und was hier passiert: Ein bisschen symbolisches Salz in eine Wunde streuen, die ohnehin nicht heilt. Und danach geht es zur Tagesordnung über, und wir reden über Flüchtlingsabwehr. Eine Handvoll Minister haben doch eine Entscheidung getroffen – die sogenannten 10 Punkte –, und das am grünen Tisch. Sie haben kein Parlament dieser Welt gefragt, keines in Europa, nicht das Europäische Parlament. Sie haben es an den Leuten, an den Flüchtlingsverbänden, den Migranten vorbei gemacht. Und die Proteste nach der Abschaffung von Mare Nostrum haben sie auch nicht interessiert, weder Herrn Juncker noch Herrn Tusk. Erst als 1 200 Menschen im Mittelmeer starben, fiel ihnen das wieder ein. Jetzt suchen sie ihr Heil darin, dass sie die Schuld auf die Schlepper abwälzen. Das Schlepperunwesen ist aber nur eine brutale Konsequenz Ihrer Politik, Herr Tusk und Herr Juncker. Sie sind die Schuldigen. Genau wie alle anderen, die mitmachen, die schweigen, die wegschauen, die die Toten nicht sehen können, die den Familien der Opfer nicht in die Augen schauen wollen.

Was wir fordern, ist: Respekt vor den Familien, legale Wege nach Europa, massive Hilfen für Länder, für Drittstaaten, die Millionen Menschen aufnehmen. Nicht mehr und nicht weniger.

 
  
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  Jean Lambert (Verts/ALE). Madam President, I thoroughly agree with those who are saying we need to address the causes, but most doctors also look at symptoms. Safe routes are crucial for those fleeing persecution or who are at risk of serious harm. We should also remember that millions actually do stay in the region – just ask the governments of Lebanon and Jordan, for example. Those countries will need our long—term support.

I think some Members in this House would do well to remember that in certain Member States it would actually be a criminal offence to offer shelter to somebody in an irregular situation. That is another situation we should be changing in terms of European law.

The European Union can do more. We can use the Common European Asylum System that we have much better. For example, the Dublin Regulation does not mean that you have to return people to the country of entry. Member States can offer solidarity and deal with those claims in their own countries without return. So can we please use the system that we have got, make it more humanitarian and actually stop letting people die at sea.

 
  
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  Kristina Winberg (EFDD). Fru talman! De otaliga katastrofer som sker på Medelhavet är en enda stor tragedi som föranlett att tusentals människor har omkommit till sjöss och tyvärr, i ärlighetens, namn skapas denna situation till stor del av den signalpolitik som förs framförallt i Sverige och Tyskland. När människor som korsar Medelhavet får frågan vart de vill söka asyl är svaret inte Grekland, Italien eller Spanien utan allt som oftast istället Sverige eller Tyskland.

Det måste därför påpekas att Sverige och den svenska regeringen med sin oansvariga flykting- och invandringspolitik således bär ett särskilt ansvar för det som sker. I denna fråga är det nämligen Sverigedemokraterna som politiskt numera står i samklang med övriga EU. Sverigedemokraterna stödjer de tio åtgärdspunkter som föreslagits av Mogherini. Faktum är att vi inte bara stödjer åtgärdspunkterna som föreslås utan även att dessa punkter ligger i linje med vad vi säger.

 
  
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  Λάμπρος Φουντούλης ( NI). Κυρία Πρόεδρε, χθες συζητούσαμε για τις λεπτές πλαστικές σακούλες και σήμερα συζητούμε δυστυχώς για κάποιες απαίσιες σακούλες που χρησιμοποιούνται για τα νεκρά κορμιά ανθρώπων που έχασαν τη ζωή τους στα νερά της Μεσογείου, προσπαθώντας να περάσουν στην Ευρώπη. Η Ιταλία και η Ελλάδα καλούνται να αντιμετωπίσουν το κύμα των παράνομων μεταναστών, τους οποίους εσείς προσκαλείτε, λέγοντας ότι η Ευρώπη πρέπει να ανοίξει την αγκαλιά της και να τους υποδεχθεί, η Ευρώπη που, μαζί με τις Ηνωμένες Πολιτείες της Αμερικής, είναι βασικός υπεύθυνος της δυστυχίας τους. Δεν είναι όλοι οι λαθρομετανάστες Σύριοι και Λίβυοι πρόσφυγες. Βουλιάζουν τα ελληνικά νησιά από ανθρώπους που πετούν στη θάλασσα τα ταξιδιωτικά τους έγγραφα διότι δεν θέλουν να καταγραφούν, διότι δεν θέλουν να μείνουν αποκλεισμένοι στην Ελλάδα και την Ιταλία, όπως επιτάσσει η Συνθήκη Δουβλίνο ΙΙ. Εάν όντως τους χρειάζεται η Ευρώπη, ας τους δώσει ταξιδιωτικά έγγραφα να προχωρήσουν στις υπόλοιπες χώρες. Όσοι δεν πληρούν τα κριτήρια πρέπει να επαναπατριστούν άμεσα. Η Ελλάδα δεν αντέχει άλλο να είναι ο κυματοθραύστης των λαθρομεταναστών που θέλουν να εισβάλουν στην Ένωση. Πολεμήστε τα κυκλώματα των διακινητών στην Τουρκία και στη Λιβύη με κάθε τρόπο. Προστατέψτε τα σύνορα της Ευρώπης. Πρέπει να βρούμε λύση άμεσα, τώρα!

 
  
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  Roberta Metsola (PPE). Għandna bżonn li mmorru lil hinn mill-islogans politiċi. Illum nistgħu nibgħatu messaġġ importanti minn dan il-Parlament. U hekk għandna nagħmlu.

Għandna bżonn aktar riżorsi ta’ tiftix u salvataġġ fil-Mediterran. Il-pjan tal-Kummissjoni u l-konklużjonijiet tal-Kunsill Ewropew huma pass 'il quddiem, però għad hemm ħafna x'irid isir.

Hemm bżonn li d-dikjarazzjonijiet li saru jitwettqu u l-assi jkunu fl-aħjar pożizzjoni biex isalvaw il-ħajjiet tan-nies.

Irridu nistabilixxu u nagħtu mandat ċar lill-operazzjoni Triton, li ż-żona tagħha titwessa' u li tkun tista’ twettaq l-operazzjonijiet li huma meħtieġa.

Irridu nżarmaw networks ta’ traffikanti kull fejn joperaw bl-akbar qawwa u għalhekk nilqgħu kull azzjoni konkreta li tittieħed f’dan ir-rigward.

Għandna bżonn ukoll li jintbagħat messaġġ lill-Istati Membri li wasal iz-żmien għal mekkaniżmu ta’ solidarjetà effettiva u li jkun jorbot. Hemm bżonn li jkun hemm kwota ta’ x’kapaċi jilqa’ kull pajjiż minn nies li jkunu qed ifittxu l-ażil.

Din mhix kwistjoni tal-Italja, Malta jew il-Greċja biss, iżda hija ta' kull Stat Membru tal-Unjoni Ewropea.

Ir-risposta mhijiex li l-Ewropa tkun fortizza. Neħtieġu risposta li tkun mibnija fuq is-solidarjetà.

Hemm bżonn ukoll li neżaminaw il-kwistjoni tal-viża li joħorġu għal raġunijiet umanitarji. Minn banda rridu nindirizzaw il-bżonnijiet ta’ dawk li verament jeħtieġu l-għajnuna, iżda fl-istess waqt irridu naraw li dawk li m'għandhomx u mhumiex eliġibbli għall-protezzjoni fl-Ewropa jintbagħtu lura.

Il-punt kollu hu, li l-Immigrazzjoni u l-Azil jistħoqqilhom risposta Ewropea li hi aħjar milli hi llum u li tkun aktar ġusta. Ejja nassiguraw li dan jiġri.

 
  
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  Victor Boștinaru (S&D). Madam President, in this House and in our institutions we have expressed our sorrow too often for stories that keep happening again and again and again without concrete solutions being adopted. We cannot wait until the next tragedy happens; we must act now and act in a concrete manner.

I am happy that an extraordinary Council meeting was called as well as a Foreign Affairs and Home Affairs Council, but I am less happy with the outcome. Between the outcome of the Council and the position of the President of the European Commission, Jean-Claude Juncker, I welcome without hesitation the position of President Juncker and this is the European way to act. It is time for Europe to deserve its Nobel Prize and to act with a fully strategic and common vision and understanding of the complexity of the problem.

Firstly, Triton must be widened and it has to meet at least the features of the Italian Mare Nostrum operation. Secondly, responsibility towards refugees and asylum seekers should be shared among all Member States. Thirdly, Europe in the short term should make sure that Mediterranean crossings organised by unscrupulous human smugglers are stopped and that the criminals are brought to justice.

But it is obvious that the real problem lies in the crises these people are escaping from: ranging from the conflict in Syria, the division in the failing state of Libya and the poverty and conflicts in the Sahel region.

 
  
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  Jussi Halla-aho (ECR). Madam President, search and rescue operations are not a long-term solution, as they only encourage more people to take the sea journey and thereby lead to new tragedies. Many people in Parliament call for resettlement and new legal channels to Europe. This is not a solution either. Europe cannot afford – economically, socially or politically – this kind of immigration in these kinds of numbers. The vast majority of refugees will, in any case, remain in conflict zones and refugee camps, often in miserable conditions. This is why we should use our limited humanitarian resources not on rescue operations or the few lucky ones who have the money to pay the smugglers. In short, it is in our own interest, and in the interest of the vast majority of refugees, that we stop thinking about ways to bring people to Europe, and start thinking about how to help as many people as possible where they are.

 
  
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  Jean Arthuis (ALDE). Madame la Présidente, l'opinion publique s'interroge: que fait l'Europe face à l'explosion des flux migratoires venant du Moyen-Orient et d'Afrique? La succession de nos minutes de silence, rythmées par la multiplication des tragédies en Méditerranée, est un aveu pathétique d'impuissance.

C'est dans ces circonstances que nous portons nos regards vers Frontex, l'agence dont s'est dotée l'Union européenne pour surveiller et contenir, en collaboration avec les États membres, toutes les tentatives de franchissement illégal de nos frontières extérieures. Or, Frontex est établie depuis onze ans à Varsovie. Ses collaborateurs ne sont pas tous Polonais. Pour les autres agents, le pays d'accueil – en l'occurrence la Pologne – s'engage à offrir des prestations qui facilitent leur installation personnelle et celle de leur famille. C'est l'objet d'un accord de siège. Je viens d'apprendre que la Pologne n'a toujours pas signé cet accord. Je m'en étonne et exprime le souhait auprès de M. le Président du Conseil qu'il invite les autorités polonaises à combler d'urgence cette lacune.

Il nous reste à doter l'Union européenne d'un gouvernement, sans lequel il n'est point de maîtrise des flux migratoires.

 
  
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  Marina Albiol Guzmán (GUE/NGL). Señora Presidenta. Sin duda estamos siendo gobernados por una banda de hipócritas, porque es realmente indecente que, aquellos que son responsables de haber convertido el Mediterráneo en una gran fosa común, ahora pretendan hacer creer a la opinión pública que se preocupan por los miles de muertos.

Seamos claros: su política exterior, sus políticas económicas, sus políticas de control y defensa de las fronteras son incompatibles con el rescate de las personas que se ven abocadas a jugarse la vida en el mar. Es más, no es que sean incompatibles, es que son la causa de las muertes.

Primero se dedican a bombardear Libia o Siria, o a saquear los recursos naturales de, por ejemplo, la República del Congo. Después pagan a Túnez o Egipto para que las personas que huyen no lleguen al mar, para que mueran igual, pero no en el Mediterráneo, porque es molesto para nuestros ojos europeos. Y, es más, a los que consiguen llegar al continente, rápidamente, en un avión de vuelta a las bombas y al hambre, o una devolución en caliente para que la policía marroquí haga el trabajo sucio.

Así que no vengan ahora los responsables con discursos compasivos.

 
  
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  Eva Joly (Verts/ALE). Madame la Présidente, les propositions du Conseil sont indignes et tournent le dos à notre devoir. Croire que renforcer encore les contrôles empêchera les migrants de fuir le chaos est une illusion inefficace et meurtrière. Notre politique migratoire fait le jeu des mafias qui profitent du désespoir de ceux qui fuient la misère et la guerre qui ravagent leur pays.

Alors que faire? Retrouvons nos principes! Agissons contre ce qui est une faillite politique et une catastrophe humanitaire. Secourons les personnes en danger, via une mission de recherche et de sauvetage européenne sur une zone opérationnelle étendue. Renouons avec la solidarité qui fut la nôtre lorsque nous avons accueilli des centaines de milliers de boat people vietnamiens. Mettons en place un programme de réinstallation ambitieux, au-delà de ce chiffre honteusement bas de 5 000 réfugiés. Offrons à ces migrants qui sont en danger des voies légales d'immigration plutôt que de fermer les yeux sur les cadavres qui jonchent le fond de la Méditerranée. Nous n'avons aucune excuse, le naufrage est aussi le nôtre!

 
  
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  Laura Ferrara (EFDD). Signora Presidente, onorevoli colleghi, quello stesso Occidente che, attraverso interventi militari e politiche volte a considerare i propri interessi, in passato ha contribuito a destabilizzare intere regioni compresa l'area medio orientale e nordafricana, oggi cerca soluzioni ai problemi di cui in parte è responsabile.

Mi chiedo se, davvero, triplicando il budget di Triton o distruggendo le barche dei trafficanti si ritiene di poter dare soluzione a quella che è una crisi umanitaria. Da parte nostra c'è una forte delusione nei confronti delle conclusioni del summit del 23 aprile che ha proposto delle misure vergognose, inadeguate e insufficienti. Riteniamo che sia indispensabile attuare immediatamente un Mare Nostrum europeo, un'operazione di ricerca e salvataggio. Se Triton rimane invariata nel mandato, se non si estende ad acque internazionali, non cambierà mai nulla.

Anche Ban Ki-Moon ha dichiarato che non esiste una soluzione militare ed indica come priorità quella di salvare vite, parla di un approccio complessivo che guardi alla radice delle cause, alla sicurezza dei diritti umani dei migranti e dei rifugiati, ad avere canali legali e regolari di immigrazione. Spero che le parole non si rivelino ipocrite e che spronino realmente l'Europa a proporre soluzioni di buon senso.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. DAVID-MARIA SASSOLI
Vicepresidente

 
  
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  Marine Le Pen (NI). Monsieur le Président, la terrible vérité est que les récents drames humains en Méditerranée sont une conséquence de votre politique migratoire.

Aujourd'hui, les passeurs préviennent la marine italienne pour qu'elle récupère les bateaux. Alors, évidemment, lorsque l'on triple les moyens pour amener les migrants sur les rives européennes plutôt que de les ramener au port de départ, c'est être objectivement les complices des passeurs!

Madame Joly, vous étiez juge d'instruction: la définition de la complicité n'est-elle pas "aide, assistance, fourniture de moyens"? Vous avez multiplié les entraves à l'expulsion des clandestins, qui, aujourd'hui, ne sont renvoyés que dans 1 % des cas.

Pour mettre fin à ces drames et à l'immigration clandestine, il importe, premièrement, de laisser les États restaurer leurs frontières et de mettre en œuvre une politique volontariste, visant à tarir les pompes aspirantes et à ramener les navires à leur port d'origine. Il faut adopter cette politique efficace et humaniste, suivie – effectivement avec succès – par l'Australie.

Deuxièmement, il faut de toute urgence restaurer l'état de droit en Syrie et en Libye, pays que votre politique étrangère irresponsable a livrés aux fondamentalistes islamistes et aux trafiquants d'êtres humains.

Et puis, cessez votre hypocrisie. Vous voulez de l'immigration, c'est votre projet. Il suffit d'entendre M. Juncker déclarer qu'il faut ouvrir les portes pour éviter que les gens n'entrent par les fenêtres. Mais avez-vous demandé aux peuples des nations européennes ce qu'ils en pensent? Car je n'ai pas, depuis une heure, entendu parler des peuples des nations européennes dans cette enceinte. Et cela ne m'étonne pas!

 
  
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  Giovanni La Via (PPE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, io vengo dalla Sicilia, regione di confine che evidentemente è sottoposta a una grande pressione migratoria.

Vedo ogni mattina nei porti della Sicilia, nella mia Sicilia, la facce di questi immigrati che arrivano e che evidentemente sono il risultato di un percorso che hanno fatto, un percorso difficile attraverso il deserto, per arrivare sulle coste e poi attraverso un viaggio ancor più difficile sulle coste della nostra Europa. Non è pensabile che l'Europa fino adesso non abbia dato una risposta univoca. Dopo questa tragedia abbiamo visto finalmente il Consiglio agire come quella Europa che volevamo. Forse iniziamo a capire che questo non è solo un problema italiano, non è un problema greco, spagnolo o maltese ma è un problema di tutta l'Europa. Probabilmente dobbiamo fare di più.

Dobbiamo fare di più, non possiamo pensare che la revisione del regolamento di Dublino, la soluzione in politica estera in Libia e in Siria, l'accordo su un sistema di quote obbligatorie per i profughi, una riorganizzazione del sistema del riconoscimento di asilo che veda la collaborazione di tutti gli Stati membri, il rafforzamento di Triton e Frontex, sono solo alcuni dei passaggi, ma il tema più grande che dobbiamo andare ad affrontare è il tema nei paesi di origine. La nostra cooperazione allo sviluppo, i nostri sforzi perché la crescita dei paesi da cui provengono questi profughi sia una crescita economica reale è un percorso che dobbiamo fare così come un processo di pacificazione nelle aree di guerra. Questa è l'Europa che vogliamo e per la quale siamo qua impegnati.

 
  
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  Patrizia Toia (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, ci conforta la sua determinazione e anche l'azione che farà Federica Mogherini.

Questo esodo infinito nasce dall'abbandono dell'Africa e dai conflitti irrisolti in Medio Oriente. Ancora una volta la storia dell'Europa si incrocia con quella del suo Mediterraneo e l'Europa deve farci i conti. Non ce la caveremo voltando la testa da un'altra parte, magari verso Est o verso l'altra sponda dell'Atlantico. L'Europa avrà una voce forte nel mondo solo se si dimostrerà capace di avere una voce unica vicino a casa sua, una responsabilità unica ai suoi confini e non tradendo i suoi valori che certo sono messi a dura prova da questa umanità dolente.

Altro che diritto del mare per salvare le vite, è la civiltà europea che ci impone di salvare le vite e per questo Triton non basta, dobbiamo dirlo. Su questa comune responsabilità costruiamo ora, dopo un deludente Consiglio – Presidente Tusk, è deludente anche il suo intervento, me lo permetta – una politica efficace per l'emergenza, salvando le vite umane e garantendo corridoi umanitari, per l'azione nei paesi di transito e anche di origine di questi fenomeni e per un'accoglienza condivisa nei paesi europei.

 
  
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  Ruža Tomašić (ECR). Gospodine predsjedniče, potonuća brodova i smrt tisuća ljudi u Sredozemnom moru opomena su svima nama. Možda ne možemo riješiti patnju cijelog svijeta, ali možemo učiniti puno više da se ovakvi slučajevi ne ponavljaju.

Tu prije svega mislim na kvalitetniji pristup samom problemu kojeg mnogi nažalost vide kao dobru platformu za politički probitak. Stvar je zapravo vrlo jednostavna – Europa nema mjesta za sve unesrećene ljude ovog svijeta, ali ne smije dozvoliti ni da umiru na njenom pragu.

Zato problem treba rješavati na njegovom izvorištu – u Africi. Europska unija kao najveći donator trećim zemljama mora taj novac usmjeriti u programe borbe protiv krijumčarenja ljudi, uspostavu bolje suradnje s institucijama afričkih zemalja, osiguranje vladavine prava i poboljšanje socioekonomskih uvjeta u tim zemljama.

Duboko vjerujem da nitko ne želi otići sa svog ognjišta, osim ako na to nije prisiljen. Idemo onda pomoći stvoriti uvjete da ti ljudi ostanu na svome.

 
  
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  Филиз Хюсменова (ALDE). Благодаря, господин председател. Ежедневните трагедии в Средиземно море са изпитание за всички нас. Стотици загубиха живота си в морето през изминалия месец, опитвайки се да намерят спасение от ужасите на войната. Очевидно е това, което този парламент неуморно повтаря – че на Европа й е необходим единен, цялостен подход към миграцията.

На първо място, нужно е засилване на спасителните операции, за да избегнем още повече жертви. На второ място, важно е споделянето на отговорността между държавите членки. Европа трябва да намери правилния подход към хората, търсещи убежище, защото претоварването на системите на прием на няколко държави ще доведе само до нарушаване на правата на търсещите убежище и несправянето с тяхната интеграция. Ето защо смятам, че Комисията и държавите членки трябва заедно да поемат отговорност и да предвидят възможността за разпределение на бежанците на основата на фактори като брутен вътрешен продукт, размер на населението и брой на вече приетите бежанци.

 
  
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  Κώστας Χρυσόγονος ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, το μεταναστευτικό πρόβλημα δεν αντιμετωπίστηκε ποτέ στις πραγματικές του διαστάσεις από την Ευρωπαϊκή Ένωση ως ένα κοινό ευρωπαϊκό πρόβλημα. Οι επαναλαμβανόμενες ναυτικές τραγωδίες στη Μεσόγειο, προκαλούν κάθε φορά πρόσκαιρη συγκίνηση, αλλά στο τέλος αλλάζουν ελάχιστα πράγματα. Η Ένωση αφήνει σχεδόν αβοήθητα τα κράτη μέλη από όπου εισέρχονται οι μετανάστες, την Ελλάδα, την Ιταλία και την Μάλτα κυρίως, ενώ τα κράτη τελικού προορισμού δηλαδή τα βορειοευρωπαϊκά αρνούνται να αναλάβουν τις ευθύνες τους ακόμη και σε οικονομικό επίπεδο.

Τα δέκα σημεία του σχεδίου δράσης που ανακοινώθηκαν πρόσφατα από την Επιτροπή και το Συμβούλιο, αποτελούν μια καθυστερημένη και περιορισμένη απάντηση πυροσβεστικού χαρακτήρα. Ποτέ δεν θα καταφέρουμε να ελέγξουμε τις μεταναστευτικές ροές αν δεν βοηθήσουμε να βελτιωθεί η κατάσταση σε χώρες όπως η Λιβύη και η Συρία, στις οποίες οι αλόγιστες επεμβάσεις ευρωπαϊκών και άλλων εξωτερικών παραγόντων έχουν συμβάλει στο να προκληθεί χάος. Προνοείν χρη, ου μετανοείν.

 
  
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  Josep-Maria Terricabras (Verts/ALE). Señor Presidente; en este debate solo quiero destacar que los dineros y los recursos comprometidos por el Consejo recientemente son seguramente bienintencionados y pueden salvar algunas vidas, pero no deben hacernos olvidar que no existe en la Unión Europea una política real de inmigración y de asilo.

No es cierto que tengamos una mala política, tenemos una política inexistente. Este es el gravísimo problema: no hay política común de asilo y de inmigración.

Detrás de las ayudas ofrecidas está la impotencia; y, además, se quiere que los migrantes, que se juegan la vida, se vayan a sus países de origen ―cosa que no resuelve el problema sino que lo pospone―.

Si no tenemos una visión estratégica y global del Mediterráneo, si no ayudamos a los países de origen, si no tenemos políticas comunes de acogida y de asilo, seguirán muriendo miles de personas en el Mediterráneo. Esto no nos lo podemos permitir; tenemos un deber político y moral.

 
  
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  Harald Vilimsky (NI). Herr Präsident, meine sehr geehrten Damen und Herren! Zwei Feststellungen vorab. Erstens: Jeder Mensch, der Schutz und Hilfe benötigt, muss diese auch erhalten. Zweitens: Jedem Menschen, der in Seenot gerät, muss ebenfalls geholfen werden.

Die Frage, die wir politisch hier zu diskutieren haben, ist doch vielmehr jene, wo und wie wir diesen Menschen helfen. Für mich macht es wenig Sinn, wenn Menschen 5 000 km, 10 000 km, halb um den Erdball herumreisen, an die Türen Europas klopfen. Da gibt es doch schon seit langem Vorschläge, die viel gedeihlicher und besser sind.

Ich erinnere Sie an das Jahr 2005. Der deutsche Innenminister Schily, Sozialdemokrat, schlägt vor, mit nordafrikanischen Staaten ein Betreuungsabkommen zu installieren. Vergangenes Jahr: De Maizière, deutscher Bundesinnenminister, schlägt vor, mit nordafrikanischen Staaten ein Erstaufnahmezentrum zu installieren. Genau da liegt doch aus meiner Sicht die Untätigkeit der Europäischen Union. Bitte verhandeln Sie doch endlich mit Staaten wie Marokko, Ägypten, Tunesien, damit dort nach UNHCR-Standards ein Flüchtlingserstaufnahmezentrum installiert wird, um die Menschen möglichst in der Region zu halten und sie nicht der gefährlichen Reise über das Mittelmeer auszusetzen, denn damit machen Sie sich selbst auch mit verantwortlich für weiteres Sterben, was nicht der Fall sein darf.

 
  
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  Elmar Brok (PPE). Herr Präsident, Herr Präsident des Europäischen Rates, Herr Vizepräsident, Kolleginnen und Kollegen! Es ist ein wichtiger Schritt, den der Europäische Rat vollzogen hat, dass man sich endlich in die Richtung bewegt: Menschenleben gehen vor alles. Deswegen: Bei allem anderen, über das wir reden, müssen wir sagen, dass es hier keine Abwägung geben kann. Menschenleben müssen gerettet werden.

Der zweite Punkt ist: Wir müssen uns auch daran erinnern, dass manche sagen, dass in der Sahara auf dem Weg von Subsahara und Schwarzafrika mindestens so viele Menschen sterben wie im Mittelmeer. Auch dieses Thema müsste man mit einbeziehen. Daran sieht man, dass wir nur mit einem ganzheitlichen Ansatz vorankommen, dass nämlich Entwicklungspolitik und Außenpolitik dazugehören, dass der gescheiterte Staat in Libyen einbezogen werden muss, das verantwortungsvolle Regierungshandeln in schwarzafrikanischen Ländern. Wir müssen auch mal deutlich machen, was Diktatoren wie die in Eritrea gegen ihre eigene Bevölkerung treiben und wie wir dort helfen können, um die Probleme zu verbessern.

Wir müssen klarmachen, dass gegen diese Schlepper vorgegangen wird. Ich verstehe es nicht: Unsere Nachrichtendienste forschen alles aus, aber sie kriegen es nicht hin, festzustellen, wer diese Schlepperbanden sind, damit wir gegen sie vorgehen und jene aus dem Verkehr ziehen können, die diese Menschen ins Unglück reißen. Das muss gesehen werden.

Die Regeln müssen bei uns auch klar sein. Ich bin für eine Quotenregelung, damit verteilt werden kann, damit sich keiner zurückziehen kann, damit Populisten keine Chance haben, falsche Zahlen zu verteilen und damit sich keiner verstecken kann. Ich finde es zum Kotzen, Frau in 't Veld, wenn wir hier Bemerkungen hören. Ungarn ist nach Schweden das Land, das im Jahr 2014 die meisten Asylbewerber aufgenommen hat. Holland und Irland sind nicht unter den ersten zehn. Hier machen manche, die selbst zu Hause nichts tun, Klagen gegen andere. Seien wir doch ehrlich zueinander! Deswegen möchte ich gerne eine Quotenregelung sehen, damit sich niemand hier in der Weise verstecken und auf andere zeigen kann.

 
  
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  Iratxe García Pérez (S&D). Señor Presidente; la tragedia del Mediterráneo ha provocado dolor e indignación en gran parte de la ciudadanía europea. No es momento de palabras vacías. La respuesta del Consejo ha sido insuficiente ante un problema que exigía responsabilidad, reacción y compromiso.

Es urgente una respuesta integral, hablando de políticas de cooperación, posibilitando la estabilización de esta zona política, abriendo el diálogo en materia de política de asilo, ampliando el mandato de las misiones europeas para salvar vidas. Porque hablamos de mujeres, hombres y niños que huyen de la miseria, del terror, del miedo, de la guerra. Huyen de una sentencia de muerte anunciada.

Mientras tanto, algunos dirigentes políticos han hablado estos días de que rescatar vidas podía provocar un efecto llamada. Quien dice eso no tiene corazón y quien no tiene corazón no puede dedicarse a gobernar la vida de los demás.

 
  
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  Νότης Μαριάς ( ECR). Κύριε Πρόεδρε, η Ελλάδα κατακλύζεται καθημερινά από την αθρόα εισροή προσφύγων λόγω των πολεμικών συρράξεων σε Μέση Ανατολή και Βόρειο Αφρική. Όπως προκύπτει από στοιχεία του Λιμενικού Σώματος, το πρώτο τρίμηνο του 2015 είχαμε 10.762 νέες εισόδους στο Αιγαίο Πέλαγος, έναντι μόνο 2.763 εισόδων το αντίστοιχο διάστημα του 2014. Το κύμα της παράνομης μετανάστευσης χτυπά κυρίως τις χώρες του ευρωπαϊκού νότου που ήδη υποφέρουν και έχουν φτωχοποιηθεί λόγω της λιτότητας και δυσκολεύονται να αντιμετωπίσουν τις τεράστιες μεταναστευτικές ροές που δέχονται. Ιδίως η φτωχοποιημένη από τα μνημόνια Ελλάδα δεν αντέχει άλλους πρόσφυγες και παράνομους μετανάστες. Πρέπει επιτέλους να καταργηθεί ο κανονισμός Δουβλίνο ΙΙΙ που έχει μετατρέψει την Ελλάδα σε αποθήκη ψυχών.

Η Ευρωπαϊκή Ένωση πρέπει να εφαρμόσει άμεσα την περίφημη αρχή της ευρωπαϊκής αλληλεγγύης. Αυτό σημαίνει ότι τα βάρη των προσφυγικών και μεταναστευτικών ροών πρέπει να κατανεμηθούν ανάμεσα στις χώρες της Ευρωπαϊκής Ένωσης, ανάλογα με την έκταση, τον πληθυσμό, το ΑΕΠ. Το ποσοστό της ανεργίας πρέπει επίσης να λαμβάνεται υπόψη. Όμως το έκτακτο Ευρωπαϊκό Συμβούλιο πέταξε για άλλη μια φορά το "μπαλάκι" στις χώρες υποδοχής, όπως στην Ελλάδα και την Ιταλία, και αυτό είναι απαράδεκτο.

 
  
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  Τάκης Χατζηγεωργίου ( GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, δεν ξέρω γιατί είναι ανάγκη να επαναλάβω και εγώ ότι, για να λύσουμε αυτό το πρόβλημα, πρέπει πρώτα από όλα να εξετάσουμε τις αιτίες που το δημιουργούν. Βασική αιτία είναι πρωτίστως οι πόλεμοι. Κανένας δεν εγκαταλείπει το σπίτι του, διακινδυνεύοντας μάλιστα τη ζωή του, παρά μόνο εάν απειλείται αυτή η ζωή ή εάν δεν έχει να φάει. Να σταματήσουν οι πόλεμοι λοιπόν. Μα πως; Με αυτή την Ευρώπη που αποτελεί τον βραχίονα της πολεμικής μηχανής των Ηνωμένων Πολιτειών; Χρειαζόμαστε πάνω από όλα μια Ευρώπη μοχλό της ειρήνης, μια Ευρώπη αυτόνομο πόλο παγκόσμιας ειρήνης.

Υπάρχουν μερικές καλές ιδέες για αντιμετώπιση των επιπτώσεων των πολέμων, όπως, η δημιουργία ενδιάμεσων χώρων εγκατάστασης σε χώρες της περιοχής με σχετική σταθερότητα, όπως, ίσως, η Αίγυπτος. Εκεί, με ταχύτητα και διαφάνεια, θα εξετάζονται τα αιτήματα και θα ακολουθεί, βεβαίως, η ανάληψη ευθύνης από τα κράτη μέλη, αναλόγως του πληθυσμού τους. Στη θάλασσά μας - αγαπητοί κύριοι της Επιτροπής - πληθαίνουν παχυνόμενα τα ψάρια, τρεφόμενα, υποθέτω, από τα σώματα αυτών των ανθρώπων που πνίγηκαν. Δεν ξέρω εάν υπάρχει τρόπος να περιγραφεί αυτή η ντροπή.

 
  
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  Michał Marusik (NI). Panie Przewodniczący! Historia uczy nas wielu dobrych rozwiązań. Musimy przypomnieć sobie, że kilka pokoleń wstecz to właśnie z tego miejsca, w którym obradujemy, emigranci uciekali – i to przez większą wodę – przed głodem, przed wojnami, płynęli przez ocean i tam zbudowali, nie mając niczego, największy dobrobyt świata i największą potęgę świata. I okazało się to możliwe. Dlatego uczmy się i wyciągajmy wnioski: jakie warunki, jakie czynniki o tym zadecydowały? Otóż tylko dwie zasady o tym zadecydowały. Po pierwsze, emigranci ci mieli zapewnione, że tam owoców ich pracy nikt im nie odbierze, że tam będą pracować na siebie. Po drugie, byli świadomi, że na pewno po cudze nie będą mogli sięgnąć. I to spowodowało, że zbudowali dobrobyt. Na tych warunkach przyjmujmy tu imigrantów – niech budują dobrobyt własny i niech budują nasz dobrobyt.

 
  
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  Carlos Coelho (PPE). Senhor Presidente, caros Colegas, há duas realidades que não podemos ignorar. A primeira é que não temos e precisamos de ter verdadeiras políticas europeias de asilo e imigração, que sejam eficazes e solidárias.

A segunda é que estamos confrontados com uma emergência humanitária. Mais do que nunca, salvar vidas tem de ser uma prioridade! Se nada for feito, e as tendências se mantiverem, chegaremos ao final de 2015 com mais de 9 000 mortos.

Sr. Presidente do Conselho, Donald Tusk, não há forma diplomática de dizer isto: nestas duas dimensões, para lá de medidas avulsas, o Conselho falhou. Não se vislumbram políticas europeias de asilo e imigração e a emergência humanitária não foi respondida de forma cabal.

A intenção de triplicar o Orçamento da operação Triton tem impacto mediático, mas nós sabemos o que isso significa. Significa que a União Europeia, que 28 Estados-Membros, se propõem investir tanto quanto um país sozinho, a Itália, fazia com a sua operação Mare Nostrum.

E convido a Comissão e o Conselho a assegurarem a este Parlamento que o Regulamento 656/2014, que aprovámos o ano passado, está mesmo a ser aplicado, o que parece ter sido posto em dúvida por declarações de responsáveis da Frontex.

Ao contrário do que alguns dizem, Sr. Presidente, também aqui precisamos de mais Europa e mais solidariedade. Aguardo, por isso, com expectativa a Agenda da Comissão para Migração! Porque é tempo de Agir!

 
  
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  Jörg Leichtfried (S&D). Herr Präsident! Ich glaube, es gibt drei Dinge, über die man ganz klar sprechen muss.

Erstens: Retten. Wenn Menschen in Lebensgefahr sind, dann muss man alles Denkbare, alles Mögliche tun, um sie zu retten. Da gibt es keine Ausreden.

Zweitens: Faire Aufteilung. Ja, Quoten. Vielleicht sind Quoten die Lösung, die wir brauchen, damit in Europa Flüchtlinge in Zukunft fair aufgeteilt werden.

Drittens: Legale Einwanderung. Es muss auch legale Einwanderung geben.

Mit diesen drei Maßnahmen kann man etwas Erleichterung verschaffen. Aber das wird alles nichts helfen, wenn es nicht zusätzlich Maßnahmen gibt, die die Menschen nicht mehr zwingen zu flüchten. Eine vernünftige Außenpolitik, eine vernünftige Außenhandelspolitik, eine Wirtschaftspolitik, die es nicht unseren Konzernen ermöglicht, Rohstoffe in Afrika abzubauen, wo und wann immer sie wollen. Das sind die Dinge, die geschehen müssen. Betroffenheitsrhetorik hilft vielleicht am Anfang, aber nicht auf Dauer.

Just a small remark to Mr Kirkhope: please do not send Mr Farage to Australia. He tends to be one of these guys who mixes everything up: he might end up in Austria and we do not really want him.

 
  
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  Marcel de Graaff (NI). Met tienduizenden komen jonge mannen uit Afrika en het Midden-Oosten via gammele boten en luxejachten naar luilekkerland Europa, gelokt met de belofte van gratis geld gedaan door socialisten die volstrekt de weg kwijt zijn.

Wanneer je generaties lang achter de kamelen hebt gelopen of voor je hut met dadelpalm hebt gelegen, wanneer je niet eens kan lezen of schrijven, blijf dat dan lekker doen in je eigen land.

De EU heeft geschoolde en hardwerkende mensen nodig, geen gelukzoekers en profiteurs en al helemaal geen jihadisten en ander tuig. Wie de Middellandse Zee oversteekt, komt halen in plaats van brengen. Die gasten willen wij hier niet.

Australië laat zien hoe het moet: onderscheppen en terugslepen! Het resultaat: núl bootvluchtelingen in 2014 en núl doden!

Frontex, ga aan het werk! Ga boten terugslepen en daar vernietigen, ook als het een Libische haven is. Wanneer je met honderdduizenden daar kan wachten op je gouden ticket naar de EU, dan is het veilig genoeg om er ook naar terug te keren.

 
  
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  Agustín Díaz de Mera García Consuegra (PPE). Señor Presidente; ¿por qué estamos aquí? Estamos aquí por los muertos ―nos obligan y nos reclaman desde allí―. Por eso, este es un debate de emergencia, no de urgencia ―que vendrá luego―.

Tres prioridades para la emergencia.

La primera: el rescate; salvar vidas. Pero ¿con Frontex? No estoy seguro. A Frontex le damos nuevas competencias, más medios, más dinero, «tritoncito» convertido en Tritón: 120 millones de euros. ¿Sabrán gestionarlos? Yo creo que no. Si salen de las costas africanas, o mueren o son rescatados, y Frontex y Tritón no pueden evitar que salgan.

Segunda prioridad: neutralizar a los mafiosos en sus bases operativas, con o sin mandato de las Naciones Unidas; drones sobre Libia; «hilos» en varios países; antenas humanas; inteligencia; buscar interlocuciones, no interlocución, con Libia; y dura justicia penal aquí.

Tercera prioridad: el asilo. El asilo es una obligación vital para los europeos; es una obligación moral para los europeos; es una obligación legal para los europeos: artículo 88 del Tratado de Funcionamiento de la Unión Europea. ¡Léanlo!

¿Y cómo hay que gestionar el asilo? Solidariamente. Esto es una contradicción in terminis, pero es la solución: o-b-l-i-g-a-t-o-r-i-a solidaridad.

Nada más.

 
  
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  Kashetu Kyenge (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, mettiamo gli Stati membri di fronte alle loro responsabilità e andiamo oltre il loro immobilismo.

Riconosciamoci nelle persone che scappano dalla guerra in Siria e in Libia da Daesh e da Boko Haram. Dobbiamo avere il coraggio di imporre una politica migratoria in linea coerente con i valori fondanti dell'Europa a difesa del primato della vita umana. Un appello anche ai governanti africani. Chi accetta il male passivamente è responsabile quanto chi lo commette. Il fenomeno migratorio necessita di un approccio olistico; solo gestendolo nella sua totalità con politiche coerenti di breve, medio e lungo periodo, sarà possibile governare questo flusso continuo e inarrestabile di popoli in movimento.

Ora però siamo di fronte a un'emergenza. Migliaia di vite umane vengono inghiottite dal mare. Serve un'Europa nostra, un presidio umanitario nel cuore del Mediterraneo. Triplicare le risorse di Triton è positivo ma non è sufficiente, soprattutto in assenza di un chiaro mandato teso a salvare vite umane e dell'estensione di un'area operativa adeguata. Restituiamo un nome al loro volto e diamo speranza a chi arriva.

 
  
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  Davor Ivo Stier (PPE). Mr President, the latest tragedy in the Mediterranean calls for a renewed focus on the EU’s external and development policies and on building inclusive and effective institutions in countries that are today in complete chaos or ruled by corrupt elites which bring such misery to their citizens that many of them prefer to risk their lives on a boat than to stay in their oppressed homelands.

These desperate people are ready to give their life savings – sometimes up to EUR 10 000 – to smugglers and traffickers in exchange for a promise to reach the shores of Europe. Imagine what a win-win situation it would be to allow these people to invest this money in their own countries, to start a business and build a new future for their families. Yet they cannot do it because they are almost certain that there is no future for them in their countries, which are torn apart by corruption and violence.

This is exactly why we need to refocus our external and development policies on combating corruption, fostering the rule of law and good governance, promoting peace and security, and confronting, where necessary, corrupt and oppressive regimes. As the grandchild of migrants, I say this based on my own family’s experience. In the late 1940s my grandmother escaped from communist Yugoslavia. While she was thankful for reaching the free world, she became really happy only when her homeland was finally freed from oppression and we eventually came back to Croatia.

I am sure that this quest for freedom is universal and that the EU has a moral obligation and a strategic interest to avoid more tragedies in the Mediterranean by promoting peace, security and the rule of law in a firmer and more assertive way in the countries of origin. This should be the priority for our external and development cooperation policies.

 
  
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  Claude Moraes (S&D). Mr President, Mr Farage and Marine Le Pen like to have a poster boy of Australia. Let us be very clear: last year – and every year – Australia admits 200 000 legal migrants, 13 750 settled refugees. This illustrates a very clear and simple fact: that this is a complex issue and there are no simple, populist solutions. The Commission came here today with a plan, and I hear from my colleagues that they understand that Triton and what we have heard from the Council do not represent adequate solutions. We got inadequacy from the Council last week but we had a plan today from many of my colleagues.

We understand the humanitarian imperatives and we understand that we have to save lives. But we also understand that we have complex solutions concerning resettlement, we have responsibility-sharing and we are not all in this together. If we ask, a month from now, whether Malta or Italy has a real plan that has worked, will the answer be yes? It will not be ʽyesʼ, because the Council was dragged kicking and screaming to this meeting. It did not give us the action we needed. We are hearing it now today from most Members, who believe in the values of the European Union. Let us ensure that the majority who spoke here today have their way and that with the Commission we get the plan that we need.

 
  
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  Barbara Kudrycka (PPE). Tragedia na Morzu Śródziemnym wymagała od nas szybkiego działania i takie zostało podjęte. Konkluzje nadzwyczajnego szczytu Rady i działania Komisji miały na celu przede wszystkim ratowanie życia tych ludzi, którzy marzyli czy marzą o dostaniu się do Europy. Szczególnie decyzja o potrojeniu środków na operację TRITON – istotna w obliczu dramatu – jest tak ważna dla ratowania życia. Jednak wydaje się, że potrzebne jest zwiększenie legitymacji FRONTEX-u, tak aby obszar patrolowany przez FRONTEX został rozszerzony na południe, na otwarte morze, gdzie dochodzi do większości zatonięć. Taki zasięg miała operacja MARE NOSTRUM, dzięki której uratowano 170 tys. uchodźców.

Osobiście pamiętam, jak Europa pomagała uchodźcom politycznym po wprowadzeniu stanu wojennego w Polsce w 1981 r. Wówczas solidarność europejska pomogła nam przetrwać, a po paru latach zmienić system polityczny. Dzisiaj nasz kraj stał się atrakcyjnym krajem. Dlatego solidarność europejska w sprawie uchodźców jest tak potrzebna, ale powinna być istotą dobrowolnego solidarnego działania wszystkich państw Unii.

 
  
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  Elena Valenciano (S&D). Señor Presidente; ante una de las crisis humanitarias más graves desde la Segunda Guerra Mundial, la respuesta del Consejo ha sido torpe, egoísta y decepcionante.

Los Estados miembros no quieren verlo, pero millones de seres humanos están llamando a nuestras puertas, y no van a desaparecer porque nosotros miremos hacia otro lado. Van a morir muchos en el mar y en tierra —señor Brok, desde luego—, pero seguirán siendo millones. Muchos de ellos ―por cierto― tienen derecho al asilo, así que estamos incumpliendo gravemente nuestros compromisos legales internacionales.

Antes o después, por las buenas o por las malas, los Estados miembros se darán cuenta de que la solución a este drama humano no es que los más pobres se hagan cargo de los más desesperados, que es lo que hemos decidido. Europa tiene la obligación legal, política y moral de acoger, al menos, a un millón de refugiados. ¿Cómo piensan si no ustedes frenar el radicalismo y el extremismo, que también se instala en esos jóvenes a los que la Unión Europea ya ha condenado?

 
  
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  Alessandra Mussolini (PPE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, finalmente il Presidente Junker ha ammesso ciò che noi dicevamo da tempo, l'Italia è stata abbandonata e purtroppo assieme all'Italia anche i tanti migranti che hanno trovato la morte nel Mediterraneo o in balia dei trafficanti di esseri umani, ma sono state dette anche cose estremamente positive.

Le proposte che noi sosteniamo in modo convinto sono quelle sulla ridistribuzione dei migranti in Europa, le quote europee obbligatorie e non su base volontaria, questa è solidarietà; la modifica di Dublino, cioè una ridistribuzione delle domande di protezione umanitaria, anche questa è solidarietà. Per quanto riguarda la distruzione dei barconi sollevo un problema di un collega, che ha detto che spesso e volentieri partono non dei barconi ma delle vere e proprie navi fantasma dalle coste della Turchia, piene di migranti. Ecco, con queste navi cosa facciamo?

E poi da ultimo, i migranti legali, quelli che fuggono dalle guerre anche per questioni economiche. Ecco, su questo occorre prudenza, perché un conto è avere una situazione di pace, ma con una profonda modifica politica dell'Africa e del Medio Oriente, come facciamo a garantire assistenza umanitaria anche a persone che fuggono dalla povertà? Quindi per questo, su questo tema, occorre prudenza perché in questo momento realmente dobbiamo affrontare troppe emergenze.

 
  
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  Sylvie Guillaume (S&D). Monsieur le Président, Albert Einstein disait: "La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent". En écoutant nos débats, il y a de quoi se poser des questions!

Alors qu'il aurait fallu mettre en place un dispositif effectif de sauvetage en mer, c'est un renforcement a minima des opérations Triton et Poseidon qui est décidé. Le nouveau budget alloué correspond à celui de Mare Nostrum, mais peut-on vraiment parler d'une opération européenne de sauvetage quand douze États membres refusent d'y participer? Alors qu'il aurait fallu créer ou renforcer des voies légales, c'est un projet pilote volontaire de réinstallation qui voit le jour, sans proposition concrète sur le nombre de places offertes.

Les conclusions ne disent pas un mot sur les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial. Je rappelle que ce n'est pas parce qu'il y a des filières de trafiquants qu'il y a des réfugiés, mais parce des personnes déplacées ne parviennent pas à accéder à un lieu sûr qu'il y a des filières de passeurs.

Il aurait fallu un mécanisme de solidarité intraeuropéenne, le résultat est quasiment inexistant. La perspective annoncée de l'arrivée d'un demi-million de personnes sur les côtes européennes au cours de l'année 2015 aurait pu inciter les États à aborder la question de la directive sur la protection temporaire ou de l'article 78, paragraphe 3, du traité. La déclaration du Conseil européen n'en dit pas un mot!

L'Europe, sans distinction, est en ligne de mire, mais les responsabilités devraient être dûment assumées, car il est impossible d'agir si des États frileux ne se donnent pas les moyens d'agir et d'agir ensemble.

 
  
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  Frank Engel (PPE). Monsieur le Président, je maintiens qu'un migrant n'est pas un criminel. S'il quitte sa patrie, c'est qu'il a de bonnes raisons de le faire! C'est pourquoi le président de la Commission a entièrement raison de s'opposer au Conseil, qui refuse encore une fois d'ouvrir des voies d'immigration légale vers l'Europe. Ce n'est en effet qu'en acceptant davantage d'immigration légale vers l'Europe que nous éviterons l'intensification de l'immigration illégale et la mort de gens qui migrent dans des conditions impossibles.

La solidarité européenne n'est pas d'envoyer quelques gardes-frontières en croisière en Méditerranée. La solidarité européenne, c'est accueillir des réfugiés et des migrants, qui ne migrent pas parce que cela leur plaît, mais parce qu'ils doivent le faire, parce que leur vie et l'avenir de leur famille sont en danger.

La moitié du continent ne peut pas continuer de faire comme si l'immigration ne les concernait pas! La politique des quotas est une nécessité urgente et absolue.

 
  
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  Alfred Sant (S&D). Mr President, we all know what needs to be done. The extraordinary European Council took hesitant steps in this direction: a search and rescue operation that is properly funded and widespread, to cover the North African coast; amendments to the Dublin II Treaty that respect the interests of all European states, big and small; action against people-traffickers; a policy for regular migration to Europe covering asylum seekers and economic migrants; a comprehensive development aid programme for sub-Saharan Africa. However, humanitarian action, vital though it is, can no longer be enough.

Recent events constitute a big discontinuity in past scenarios. South of Malta, in 10 days there were more deaths by drowning than when the Titanic sank. It is no longer just a humanitarian emergency. It is also a security crisis. It has to be dealt with immediately, in the interests of all Europeans and all migrants. Police exercises, sporadic or programmed, will not be enough. People-trafficking operations have reached industrial proportions. They will be penetrated – perhaps they already are – by extremist elements. The situation in Libya, which has the longest stretch of coastline, is out of control. Waiting for a unified government to form there before decisive action is taken will contribute to further instabilities and deaths. That now means blockading action off the coast of North Africa. It would be the best way to save lives.

 
  
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  Michèle Alliot-Marie (PPE). Monsieur le Président, chers collègues, le problème migratoire n'est certainement pas un problème d'aujourd'hui, ni des prochains mois. Ce n'est certainement pas un problème conjoncturel, mais un vrai problème structurel des années à venir.

Les crises politiques, les guerres, la désertification du monde rural, les crises économiques, la mauvaise gouvernance, tout ceci poussera de plus en plus d'hommes et de femmes à quitter leur pays et à risquer leur vie pour essayer de trouver de meilleures conditions de vie.

Mettre en place des systèmes de sauvetage et d'accueil humanitaire ou renforcer Frontex, c'est bien, mais c'est notoirement insuffisant. Ce qu'il faut, c'est prendre le problème à sa source, là où il existe, comme nous y a d'ailleurs exhortés le pape François, dans cet hémicycle même, où son discours a été unanimement applaudi.

Comment agir concrètement? D'abord, il faut partir de la réalité. Nous aidons un certain nombre de ces pays d'origine. En contrepartie de cette aide, nous devons exiger d'eux, aussi, une meilleure gouvernance. Nous devons exiger d'eux qu'ils participent à un réel développement qui bénéficie à l'ensemble de leur population. C'est ce que nous devons faire.

Dans le même temps, il est indispensable aussi de nous adresser aux candidats à l'immigration, notamment en leur faisant savoir – la communication fonctionne très bien dans ces domaines – qu'ils risquent leur vie et celle de l'ensemble de leurs proches et que les réseaux qu'ils utilisent sont, en réalité, de véritables réseaux mafieux.

L'action de l'Union européenne peut, là, devenir concrète, et pas simplement protectrice vis-à-vis d'elle-même.

 
  
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  Ana Gomes (S&D). Senhor Presidente, se a União Europeia tem uma missão militar contra a pirataria no Oceano Índico, porque não mobiliza marinhas, guardas costeiras e forças aéreas dos Estados-Membros para buscar e salvar vidas no Mediterrâneo? Para capturar e levar a julgamento os traficantes de pessoas e destruir-lhes os barcos? Porque não tem uma política de migração e de asilo comum com vias legais para a migração que retire às redes esclavagistas o lucro da criminosa empresa? Que distribua migrantes e refugiados equitativamente entre Estados-Membros?

Porque é que o Conselho indecentemente deixa Estados-Membros vender o direito à residência em vistos dourados para estrangeiros ricos e recambia os pobres que fogem da guerra, da opressão e da miséria? Porque não trata o Conselho Europeu de assegurar que temos políticas externas coerentes, incluindo políticas de desenvolvimento, que ajudem a resolver conflitos em vez de os agravar, como na Síria, na Líbia, na Etiópia ou na Eritreia, abandonando os povos à sua sorte? Quando é que a Europa pede ao Conselho de Segurança da ONU uma missão de paz que ajude a livrar a Líbia do terrorismo, da proxy war e a retornar à transição democrática?

 
  
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  Dubravka Šuica (PPE). Gospodine predsjedniče, nitko ne bi napustio svoj dom da mu je tamo dobro. Očito su svi ovi ljudi potisnuti potaknuti tragedijama, terorizmom, svim onim što se događa na afričkom teritoriju, al ne samo tamo nego i u drugim dijelovima svijeta, drugim dijelovima Europe.

Posebno sam osjetljiva na ovo pitanje s obzirom da dolazim iz zemlje koja ima samo 4 i pol milijuna stanovnika, a koja je samo prije 25 godina primila unutar sebe 550 000 izbjeglica, dakle više od pola milijuna i još je 150 000 izbjeglica moralo napustiti Hrvatsku i otići u inozemstvo. Zato, ne možemo mirno gledati tragediju ovih ljudi. Više od 3 200 života je stradalo u Sredozemlju.

Zalažem se za uvođenje kvota na način da imamo kriterije, i to kriterij ekonomske snage zemlje i broja stanovnika. To je jedini način kako bismo poštivali načelo solidarnosti i mislim da će to biti konačno rješenje za sve. Zahvaljujem i vjerujem da je ovo vanjskopolitičko pitanje broj jedan.

 
  
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  Richard Howitt (S&D). Mr President, in this migration debate, when I say we should seek to resolve and prevent conflict wherever it is found, and when my own party leader said in a speech last week of the whole international community that post-conflict planning had failed in Libya, both of these should carry widespread support.

Sadly, in the British election campaign, Conservatives chose to wholly falsely characterise this statement as attributing responsibility for deaths of migrants to David Cameron personally – something that neither Ed Miliband nor anyone else in the Labour Party ever said. I lament the fact that our opponents seem more worried by the vote count than the body count. In my country, when all parties come together to sing the royal naval hymn, ‘Eternal Father’, our lament should be a united one for all at risk:

Oh, hear us when we cry to Thee,

For those in peril on the sea!

On migrant deaths we should all honour those words.

 
  
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  Iliana Iotova (S&D). Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président du Conseil, il est l'heure d'agir. Nous attendons des propositions concrètes et une politique commune. Il ne suffit pas de s'alarmer de la gravité de la situation en Méditerranée ou bien à la frontière bulgaro-turque.

Nous ne voulons pas une politique ad hoc, mais une politique qui soit efficace, non seulement en Méditerranée et à la frontière bulgaro-turque, mais aussi à nos frontières extérieures, à l'Est, à cause de la crise en Ukraine.

Nous voulons des quotas de redistribution et de déplacement. Nous devons être solidaires, et cela passe par la révision du règlement de Dublin.

Nous demandons des actions concrètes pour briser les réseaux de trafiquants et des peines justes pour ces criminels.

Nous demandons des voies d'immigration légale et des visas humanitaires.

Nous demandons plus d'aide pour les centres d'accueil.

Enfin, nous devons donner des perspectives aux migrants, car les sauver n'est pas assez. Ces gens doivent vivre après le sauvetage aussi. Ils doivent pouvoir travailler et avoir un accès aux soins de santé et à l'éduction.

 
  
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  Μιλτιάδης Κύρκος ( S&D). Κύριε Πρόεδρε, οι απόψεις του Συμβουλίου δεν μας ικανοποιούν. Μερικά από τα αναγκαία βήματα γίνονται, αλλά σε απελπιστικά αργούς ρυθμούς. Θεωρώ βεβαίως ελπιδοφόρο το γεγονός ότι ο σημερινός λόγος του Προέδρου Juncker ήταν πιο προωθημένος από τα μέτρα του Συμβουλίου. Θυμίζω πως τον Μάιο περιμένουμε το σχέδιο της Επιτροπής. Το Συμβούλιο αντιμετωπίζει το πιο δραματικό πρόβλημα, την σωτηρία των ανθρώπων που διακινδυνεύουν τη ζωή τους, αλλά δεν αγγίζει με ουσιαστικό τρόπο το τι θα απογίνουν αυτοί οι άνθρωποι όταν φτάσουν στην ακτή. Δεν μιλώ για τη βοήθεια που άμεσα πρέπει να δοθεί στις χώρες πρώτης γραμμής, ώστε να προσφέρουμε ανθρώπινες συνθήκες διαβίωσης στα κέντρα πρώτης υποδοχής. Μιλώ για την προσφορά ασφαλούς εγκατάστασης σε οποιαδήποτε ευρωπαϊκή χώρα σε όλους όσους δικαιούνται άσυλο. Εάν δεν γίνει αυτό, τους εντάσσουμε αυτόματα στα κυκλώματα λαθρεμπορίας που δήθεν πολεμούμε, διότι σας διαβεβαιώνω πως κανείς Σύριος πρόσφυγας δεν ονειρεύεται να προστεθεί στις χιλιάδες συμπατριωτών του που ζουν στην χώρα μου δίπλα στο 25% των ανέργων μας.

Ζητούμε λοιπόν αλληλεγγύη και άμεση αναθεώρηση του Δουβλίνου. Όλα τα άλλα είναι ημίμετρα.

 
  
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  Pier Antonio Panzeri (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente del Consiglio, Lei dovrebbe sapere che ci sono due tipi di classe dirigente. Quella che fa la storia – e questa nostra Europa può annoverare diverse personalità politiche da Altiero Spinelli, Jean Monnet, De Gasperi, Francois Mitterrand, Helmut Koll, Jacques Delors, Olof Palme, per citarne alcuni – e poi c'è quella che oggi Lei sembra rappresentare, che non sa andare oltre la cronaca politica, perché priva di lungimiranza, incapace di progettare il futuro per i propri cittadini e per chi viene in Europa per scelta o perché costretto.

Ho l'impressione che le conclusioni del Consiglio siano più da annoverare in questa seconda dimensione, con i governi piegati dalla paura del giudizio e delle opinioni pubbliche dei singoli paesi. Capisco che il coraggio o c'è o non si compra al mercato. Questo Parlamento vi chiede di assumere una nuova consapevolezza e una nuova visione politica comune sull'immigrazione. Se volete essere classe dirigente europea avete l'obbligo morale di ascoltare il Parlamento europeo.

 
  
 

Procedura "catch-the eye"

 
  
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  David Casa (PPE). Grazzi Sur President. Illum naħseb għandna mument storiku f'dan il-parlament jekk aħna jirnexxilna naqblu fuq riżoluzzjoni li tmur oltre u iktar aħjar minn dak li ddeċieda l-Kunsill ftit tal-ġranet ilu. Ilkoll naqblu f'dan il-parlament illi l-politika tal-pushbacks mhijiex aċċettabbli. Ilkoll naqblu f'dan il-parlament illi għandna nsalvaw il-ħajjiet kollha li qegħdin f'diffikultà fil-baħar Mediterran u lkoll qegħdin naqblu li għandu jkun hemm solidarjetà vera li fil-fehma tiegħi, pajjiż bħal tiegħi li huwa Malta jeħtieġ li jkollu kwoti għal kull pajjiż ieħor li huwa Membru tal-Unjoni Ewropea. Però ma rridux inkunu populisti, irridu nieħdu deċiżjonijiet veri li jagħmlu ġieħ lil dan il-parlament billi aħna naqsmu l-problema mal-pajjiżi bħalma huma Malta, l-Italja u l-Greċja u billi naraw kif se nsolvu l-oriġini tal-problema u nsolvu l-oriġini tal-problema billi jkollna politika fit-tul. Dak li qegħdin nagħmlu llum huwa biex insolvu l-problema il għandna bħalissa, però rridu wkoll ikollna politika li tħares fit-tul u mhux iktar fl-immedjat. Grazzi ħafna.

 
  
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  Marlene Mizzi (S&D). Grazzi Sur President. Bl-eċċezzjoni ta' numru ta' inizjattivi meħuda l-ġimgħa l-oħra, jien inħoss li l-Unjoni Ewropea u l-Membri Stati ma ħadux din il-problema bis-serjetà li jistħoqqilha. Kieku mhux hekk, kieku m'għadnix għadna nitkellmu fuq din it-traġedja umana li probabli qed issir tiġri issa waqt li qed nitkellmu. Nispera li le.

Hu ċar li pajjiżi bħall-Malta, l-Italja u l-Greċja huma affettwati direttament bl-immigrati li jaslu bil-baħar. Hu ċar li ma jistgħux iġorru dan il-piż waħedhom. Għandna bżonn azzjoni konkreta, viżibbli u effettiva biex il-ġar tar-responsabilità jkun mxerred ma' kulħadd. Nixtieq nara programm ta' solidarjetà u ġar ugwali tar-responsabilità, reviżjoni tar-regoli ta' Dublin II, qbil għall-koordinazzjoni akbar biex il-kwota tat-tqassim ta' min ifittex asil ikun aktar ekwu bejn il-Membri Stati, żvilupp ta' rotot bla periklu għal min qed ifittex asil u l-aħħar u mhux lanqas nindirizzaw l-għerq tal-kriżijiet li qed iġiegħlu lin-nies jaħarbu minn pajjiżhom. Nispera li s-summit EU-Africa li ser jinżamm ġo pajjiżi, ġo Malta, ikun l-ewwel pass konkret biex tinstab soluzzjoni internazzjonali għal din it-traġedja umana. Grazzi.

 
  
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  Izaskun Bilbao Barandica (ALDE). Señor Presidente; Europa debe dar una respuesta común e integral a esta tragedia. Es obligatorio asistir en la emergencia a las miles de personas ―con una atención especial a los niños― que, sin nada que perder, se lanzan al mar.

No podemos ignorar el origen de su desesperación. Los monstruos que la producen nacieron tras procesos de descolonización mal resueltos o prosperan al abrigo de operaciones económicas que no podemos mantener a cualquier precio, a este precio.

Y es imprescindible centralizar la gestión de las peticiones de asilo porque tenemos capacidad para ser, entre todos, solidarios. Hay que asumir que nuestra demografía y el desarrollo al que aspiramos exigen una actitud más realista, racional y abierta con la inmigración económica. Europa servirá para algo si consigue que los Estados entiendan que no podemos digerir más catástrofes.

Estos muertos son de los nuestros: son personas. Y no se engañen, porque tienen nombre y apellidos.

 
  
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  Josu Juaristi Abaunz (GUE/NGL). Señor Presidente; hubiera preferido no tener que pronunciar sus nombres aquí. Me habría encantado conocerlos en Bilbo, Roma o Berlín, pero murieron en el Mediterráneo y alguien debe hablar por ellos y por ellas. Son nuestras hermanas, hijos, madres o sobrinos. Abdellah Mohamed, Abdelkader Bideha, Abraham Zeweldi, Almaz Solomon, Amara Yasin, Bilal Kelifa, Daniel Tareke, Danayet Kiros, Denden Amanuel, Efrem Semere, Filmon Tadese, Gueye Kidani, Semira (muerta junto a su esposo Hassen y sus dos hijas), Kelati Araya, Lidya Mohamed (quien murió junto a su hijo), Mesgena Kidane, Mulue Teki, Mussa Ibrahim, Nuredin Mohamed, Said y Mahfuz Yonus, Samuel Solomom, Semir Yasin, y así más de 23 000 personas desde 1992.

 
  
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  Ulrike Lunacek (Verts/ALE). Herr Präsident, meine Damen und Herren, liebe Leute auf der Galerie! Gestern fand vor diesem Haus eine Gedenkaktion statt – an Tausende von Frauen, Männern und Kindern, die in den letzten Jahren beim Versuch, sicheren Boden in diesem Europa zu finden, ums Leben gekommen sind. Eine Liste – Dutzende Meter – mit Namen von Tausenden von Menschen. Ich möchte, dass alle von Ihnen in diesem Haus, die immer noch nicht dafür sind, dass es ein robustes Seenotrettungsprogramm gibt auf hoher See, die immer noch nicht dafür sind, dass Flüchtlinge gerecht verteilt werden und dass wir unsere Türen für Flüchtlinge aus Kriegsgebieten öffnen müssen, und die sich immer noch nicht dagegen wehren – in den Kanzlerämtern dieser Mitgliedstaaten, in den Innenministerien dieser Mitgliedstaaten –, dass Sie sich diese Liste ansehen und klarmachen: Wir brauchen ein robustes Seenotrettungsprogramm auf hoher See, damit Flüchtlinge nicht mehr brutal ertrinken. Wir brauchen einen fairen Verteilungsschlüssel, und wir brauchen auch gerechte Handelsbeziehungen und mehr Entwicklungszusammenarbeit. Denn sonst werden diese Menschen weiterhin ertrinken. Das dürfen wir als Europäische Union nicht mehr geschehen lassen!

 
  
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  Marijana Petir (PPE). Gospodine predsjedniče, prošle i ove godine gotovo 5000 mrtvih u Mediteranu ne može nikog ostaviti ravnodušnim. Potrebna je hitna reakcija. Stoga pozdravljam odluku da se utrostruči novac za operaciju Triton čime će se izdvajati iz europskog proračuna 120 milijuna eura za spašavanje života na Mediteranu.

No to svakako nije dovoljno, problemi 15 milijuna izbjeglica koji su na putu prema Europi ne mogu se riješiti jednim potezom. Rješenje za nezakonite migracije nije otvoriti vrata za zakonite migracije. Ali ne smijemo zatvarati svoje oči pred onima koji su u potrebi. Bez ikakve sumnje, migracija je jedan od najvažnijih europskih problema, a izazov za Europsku uniju kao cjelinu i sama Europska unija mora se s tim suočiti i pokazati solidarnost.

No prije svega treba rješavati uzroke.  Europska unija se mora početi oštrije boriti protiv krijumčara i trgovaca ljudima koji su u crno zavili na tisuće obitelji obećavajući im bolji život. Nužno je također pomoći stabilizaciji uvjeta u Africi kako ljudi ne bi imali potrebu odlaziti iz svojih država. Treba im osigurati dostojan život na njihovim ognjištima i u njihovim domovima. To je minimum koji svako ljudsko biće zaslužuje!

 
  
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  Ignazio Corrao (EFDD). Signor Presidente, onorevoli colleghi, io non ripeterò quello che è già stato detto un po' da tutti i gruppi.

È chiaro che siamo di fronte ad una tragedia di dimensioni globali. Penso che dovremmo fare una riflessione, più che discutere anno dopo anno, perché si è già discusso più volte di tragedie successe nel Mediterraneo e ci ritroviamo sempre incapaci di prendere soluzioni fattive. Non credo che quello che è stato statuito dal Consiglio sia in grado di poter far fronte a questa emergenza. La riflessione che dovremmo fare è se il metodo intergovernativo che continuiamo ad utilizzare su un tema così importante sia sufficiente a far fronte a quello che è un disastro, un'emergenza di dimensioni davvero incontrollabili. Su questo ci dovremmo fermare a ragionare. Siamo bravi ad utilizzare il metodo comunitario per tutto quello che riguarda commercio, soldi, finanza e quando si parla di vite umane stiamo a fare chiacchiere, risoluzioni ma non risolviamo il problema. Se l'Unione è un'Unione lo deve dimostrare su questo tema.

 
  
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  Csaba Sógor (PPE). Mr President, the recent drowning of more than 1 000 people in the Mediterranean Sea sadly highlights yet again Europe’s inability to cope with the unprecedented humanitarian crisis in the world. Refugees fleeing war or persecution are drowning as Europe allocates fewer resources to life-saving missions. Letting more people die at sea does not deter others from attempting sea crossings.

As a Community of values, Europe should do more: not just in terms of rescue at sea but also in prevention. One possible way to achieve the latter is to process asylum requests abroad. However, in the long term we need a stronger engagement with countries of origin and a better-targeted development policy addressing the push factors of terrorist conflicts, poverty, systemic corruption and misrule.

 
  
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  Michela Giuffrida (S&D). Signor Presidente, onorevoli colleghi, per l'ennesima volta siamo qui a parlare di stragi nel Mediterraneo.

C'è stato un Consiglio straordinario dal risultato insoddisfacente. Adesso aspettiamo la road map di attuazione nei tempi e nei modi di quanto deciso e di quanto si deciderà il 13 maggio. La sfida, ha detto il Presidente Juncker, è non fermarsi all'effetto ma andare alle cause. Ma non ho sentito una posizione netta e chiara sulla revisione di Dublino. Se l'Italia non deve essere lasciata sola alle prese con un problema più grande di tutti noi, alle parole seguano i fatti e noi qui in Parlamento siamo pronti. Perché chi ci accusa di non saper fare fingerprinting dice chiaramente che i rifugiati devono restare in Italia. Invece bisogna potenziare le vie legali per quello che è un esodo legato a cambiamenti geopolitici che sono inarrestabili. Rendiamo noti i paesi membri che sono pronti ad aderire ad azioni come ricollocazione, reinsediamento, migrazione legale. E solo così potremo salvare i migranti.

 
  
 

(Fine della procedura "catch-the-eye")

 
  
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  Dimitris Avramopoulos, Member of the Commission. Mr President, honourable Members of Parliament, on behalf of the Commission I would like to thank you indeed for this debate. It was not only a very interesting debate; allow me to qualify it as a historical debate. I would like to thank you for your suggestions.

There is a momentum to act on migration, and it is our duty. It is the moment to pass from words to actions. We should not only speak about solidarity. Solidarity must stop being a slogan; it has to become a reality.

This is not about Fortress Europe, protecting the borders; this is about more capacities for search and rescue. So now we need to act quickly. Indeed, as you said, Frontex is taking the necessary steps to incorporate all these proposed assets in the two operations Triton and Poseidon as soon as possible.

This strong expression of solidarity is an important step forward, but it is true that more needs to be done. It is very important to deal immediately with the crisis. We cannot accept the loss of more lives. We need to do our utmost to save lives, but dealing with migration is not only dealing with a specific crisis of a specific region. As I always said, we need a holistic approach. This is also why migration is one of the main priorities of President Juncker – and it was from the very beginning of the life of this Commission – as he underlined some minutes ago.

The European Commission, as you know, will present, on 13 May, the European Agenda on Migration. This Agenda will develop the much-needed comprehensive approach for migration.

We have to work on resettlement and relocation and to come up with concrete solutions. More is needed. The scope of the Agenda will be geographically broad, since other regions also have encountered or may encounter problems in future. The Mediterranean is a priority, but we should not forget – as was mentioned before – the Turkey-Bulgarian borders, the Serbian-Hungarian borders, etc.

On smugglers, we have to increase our efforts with our agencies – EUROPOL, FRONTEX, EASO, EMSA and EUROJUST – to gather information on smugglers’ modus operandi, to trace their funds, and to assist in their investigation.

Also, we have to intensify our efforts to engage with countries of origin and transit. In transit countries, we need to find ways to build the necessary infrastructure where migrants can feel safe and not take dangerous journeys to Europe.

Yes, we will have to look at the Dublin system to see whether it works. For me it is an open issue, and we will come back to it. Moreover, the Agenda will focus on legal migration and especially the ‘Blue Card’.

The debate today, as I said, was very important, and what happened in the last few days is a clear sign of solidarity to save lives. We must implement our decisions swiftly and, at the same time, look at mid-term and long-term solutions. We need to do all this together – both the EU institutions and the Member States. The European Agenda on Migration is the next opportunity for action.

Let me finish by making a comment, since many of you referred to what happened in Indonesia. Last week the European Council also discussed the issue of the death penalty, referring to the case of the French citizen, Serge Atlaoui, in Indonesia. I want to be clear on this: for the European Union the death penalty is never the answer.

(Applause)

 
  
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  Donald Tusk, President of the European Council. Mr President, the situation in the Mediterranean is deeply dramatic and frustrating for everyone. Everyone – not only the people in this room, but also leaders across Europe – have been touched by this tragedy and the level of human suffering involved.

Europe did not cause this calamity. It is caused by poverty, war, instability, failing states and a population boom in Africa. It is, of course, not acceptable that hundreds of people die when trying to cross the sea to Europe. Neither can we open our doors to everyone. That is the dilemma we must deal with in the coming months. We must manage it as best and as humanely as possible. There are longer term solutions to these problems, such as more targeted development aids, but for now our efforts have been focused on saving lives.

We are immediately increasing the search and rescue capacity of EU border operations in the Mediterranean. Take a look at exactly where Triton has carried out rescue operations: you will see how close to Libya they have already been. The scope of these missions is going to increase in line with the massive increase in resources and Frontex will, in the days to come, have discussions with the Italian authorities about enlarging the main patrol area.

We are going after the smugglers, who are the real culprits – criminals, in fact – and we have already sent an important message about our readiness to act. We are getting serious about cooperation with countries of origin and transit, including by inviting the relevant African leaders to a summit in Malta. We have advanced the difficult debate over resettlement, relocation and the need to have a better functioning European asylum system.

According to many of your interventions, our meeting last week decided too little. Prime Minister Renzi said after the meeting, and I quote, ‘Europe has shown serious commitment. For the first time, there is a shared strategic approach’. Similarly, Joseph Muscat of Malta said, ‘There is a new sense of resolve. What happened last week has definitely changed the mood in the European Council and in Member States’. In this case, I will respect the opinions of the leaders in the countries most affected.

 
  
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  Presidente. – Comunico di aver ricevuto sette proposte di risoluzione conformemente all'articolo 123, paragrafo 2, del regolamento.

La discussione è chiusa.

La votazione si svolgerà mercoledì 29 aprile 2015.

Dichiarazioni scritte (articolo 162)

 
  
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  Ivo Belet (PPE), schriftelijk. De beelden van vluchtelingen die op gammele bootjes vanuit Afrika de oversteek naar Europa wagen, staan op ieders netvlies gebrand. Het is onaanvaardbaar dat de Middellandse Zee in een massagraf verandert. Op korte termijn moeten we oplossingen vinden om de vluchtelingenstroom de baas te kunnen. We moeten ervoor zorgen dat er niet nog méér doden te betreuren vallen. Daarom moeten we nu eerst alles op alles zetten om de vluchtelingen te redden die deze levensgevaarlijke overtocht wagen.

De complexe problemen van Afrika kunnen we echter niet in Europa oplossen. Om op lange termijn de vluchtelingenstroom een halt toe te roepen, moeten we werken aan een toekomstperspectief in Afrika. Het is tijd voor een ambitieus totaalproject voor Afrika. Dit moet tijdens de volgende top EU-Afrika worden opgestart: een start van een New Deal voor Afrika. Zo'n plan heeft alleen kans op slagen als het uitgaat van een win-winsituatie. In het noorden van Afrika liggen bijvoorbeeld verschillende kansen voor succesvolle winning van hernieuwbare energie. Het is tijd om in zulke projecten te investeren. Het Juncker-plan kan daarvoor aangewend worden.

 
  
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  Vilija Blinkevičiūtė (S&D), raštu. Pirmiausia, norėčiau pareikšti liūdesį ir apgailestavimą dėl tragiškų žūčių Viduržemio jūroje. Negalime nekreipti dėmesio į tokias liūdnas tragedijas ir turime rasti sprendimus, kaip išgelbėti žmonių gyvybes, kaip valstybėms narėms pasidalyti atsakomybę, susijusią su migrantų priėmimu ir apsauga. Europos Vadovų Taryba nenustatė patikimo visai ES privalomo solidarumo mechanizmo, kuris apimtų privalomą perkėlimo iš vienos valstybės narės į kitą sistemą ir perkėlimą iš vienos valstybės narės į kitą ekstremaliosios situacijos atveju. Vadinasi, būtina persvarstyti Dublino III reglamentą ir nustatyti teisingas paskirstymo tarp valstybių narių kvotas, pagrįstas BVP, valstybės dydžiu ir gyventojų skaičiumi, nedarbo rodikliais, jau esančių pabėgėlių skaičiumi ir (iki tam tikros ribos) migrantų asmeniniais pageidavimais. Kol tai nėra padaryta, valstybės narės turėtų visapusiškai taikyti Dublino III reglamente nustatytus kriterijus, tokius kaip nelydimi vaikai, šeimos susijungimas ir diskrecinės išlygos. Europos Parlamentas palankiai vertina Europos Vadovų Tarybos įsipareigojimą sustiprinti ES operaciją „Triton“ ir padidinti jos finansavimą bei išteklius.

 
  
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  Steeve Briois (NI), par écrit. La France et l'Europe font face à une véritable submersion migratoire qui ne fait que s'amplifier au fil des mois. Les causes de cette immigration sauvage sont connues: l'incapacité de l'actuel gouvernement libyen de contrôler ses frontières et de lutter contre les réseaux mafieux de passeurs de clandestins, l'explosion démographique qui frappe le continent africain et la politique migratoire européenne, qui constitue un véritable appel d'air à l'immigration clandestine. À ce titre, les différentes déclarations d'intention des parlementaires européens sont totalement contraires aux aspirations des peuples d'Europe, qui veulent voir mener une politique dissuasive en matière d'immigration.

C'est pourquoi, plutôt que d'accueillir les migrants clandestins sur nos côtes, il convient de les renvoyer là où ils ont embarqué. La Commission européenne devrait s'inspirer du modèle australien qui, par une politique ferme de lutte contre l'immigration, a permis une baisse significative des entrées illégales sur le territoire. Les États membres de l'Union doivent tourner le dos à l'angélisme et à la naïveté et prendre ce dossier à bras-le-corps pour préserver nos frontières de cette pression migratoire devenue insoutenable.

 
  
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  Lorenzo Cesa (PPE), per iscritto. Sulle recenti tragedie del Mediterraneo, sui barconi rovesciati e sui profughi annegati, le parole e le dichiarazioni si sono finora sprecate.

La settimana scorsa a Milano il PPE ha dibattuto per cercare di tracciare le proprie linee guida in materia di immigrazione. Vorrei solo ribadire un concetto che non mi sembra mai abbastanza ripetuto: per far fronte a questa tragedia tutti i paesi membri dell'Unione europea devono essere solidali. La parola chiave è "solidarietà". Il problema è, innanzitutto, della povera gente che muore in mare sotto i barconi rovesciati, poi è di quelli che rimangono a terra a morire di fame e di stenti e poi nostro, dei paesi che li accolgono e che non sanno più come garantire a queste persone una vita degna.

Il problema e la tragedia sono di tutti e tutti quindi dobbiamo occuparcene, non solo perché ce lo chiede un documento, ma perché è il nostro dovere di uomini liberi. Non importa quindi dove attracca il barcone, se riesce ad arrivare. Tutti i paesi dell'Unione europea si devono fare carico di costoro che scappano dalla loro terra, cercando di capire quali sono profughi di guerra e quali criminali in fuga dalla giustizia.

 
  
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  Birgit Collin-Langen (PPE), schriftlich. Hunderte Menschen sind schon in diesem Jahr im Mittelmeer ertrunken, und ich fürchte, das ist noch nicht das Ende. Das heißt, jeder weiß – muss wissen –, dass dringender Handlungsbedarf gegeben ist. Auf schwierige Fragen gibt es keine einfachen Antworten, aber wir müssen uns den Fragen stellen, die da lauten: Wie retten wir die Flüchtlinge? Wie soll die Aufnahme in allen Mitgliedstaaten erfolgen? Prioritäten für eine Quotenregel? Wie soll ein einheitliches Zuwanderungsgesetz aussehen und wie soll eine abgestimmte Afrikapolitik aussehen, um die Ursachen nachhaltig zu bekämpfen? Wir brauchen hier nicht weniger, sondern mehr Europa!

 
  
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  Mireille D'Ornano (NI), par écrit. Les positions du Conseil, dans leur globalité, tombent sous le joug du non-sens et de l'absurde. Nous savons tous qu'aujourd'hui, l'immigration massive n'est bénéfique ni aux hommes qui la tentent, ni à ceux qui l'accueillent. Pourtant le Conseil persiste et signe en renforçant des mécanismes déjà existants et déphasés, alors qu'il s'agit de changer de paradigme. Tout d'abord, le Conseil s'appuie sur deux affirmations erronées : celle de l'attractivité du caractère illégal de l'immigration et celle du retour volontaire des migrants arrivés en Union. À qui le Conseil fera-t-il croire que les hommes et les femmes ayant traversé la Méditerranée dans d'indignes conditions afin d'arriver jusqu'en territoire de l'Union décideront volontairement de partir ? En outre, le rapport qui sera présenté n'a de cesse de culpabiliser les États membres, lesquels seraient soumis à une solidarité contraignante et se verraient fixer des taux de répartition de demandeurs d'asile. A l'évidence, le Conseil ne souhaite pas préserver la paix sociale en Europe ni la cohésion nationale de ses peuples. Vos rêves d'immigration feront souffrir des populations des deux côtés de la Méditerranée.

 
  
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  Ангел Джамбазки (ECR), в писмена форма. Наблюдавам една устойчива практика институциите на ЕС да действат постфактум при кризи. Липсват ни погледът и прогнозата преди събитията да се случат. Иначе казано, ние нямаме никаква готовност и умения за превантивни действия и мерки. Обикновено вървим след събитията – и като мислене, и като действия. Случващото се в Средиземно море не е от днес, вчера или от 1-2-5-10 години. Но ние едва сега си отваряме очите и разбираме, че имаме страхотен проблем с нелегалната имиграция, с трафикантите на хора. И не е само Италия – същото е и в Испания и Гърция. Същото е и в България, чиято сухоземна граница е буквално щурмувана от мигранти от Близкия Изток и Африка. Задавам въпроса – до кога ще чакаме? До кога ще се правим, че проблем няма. Посочените държави членки са буквално в колапс, защото всички тези мигранти взривяват социалните ни системи, взривяват обществения ред. Досегашната ни политика по този въпрос е фалирала – идва време да наложим строг контрол по границите, да ревизираме либералното разбиране, че всеки, който дойде в Европа, може да остане. Призовавам ви да погледнете на проблема от този ъгъл. Време е.

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL), por escrito. Milhares de seres humanos perdem a vida no Mediterrâneo, num êxodo massivo de países de África e do Médio Oriente. Vítimas da guerra, da fome e da pobreza extrema. O Conselho Europeu, reunido extraordinariamente a este pretexto, encena secas lágrimas de crocodilo em torno destes trágicos acontecimentos. Em vez de encontrar soluções efetivas para o problema, decide aprofundar a comunitarização da sua política de imigração e aprofundar a Política Europeia de Vizinhança – elas mesmas parte das causas destas tragédias.

A União Europeia tem pesadas responsabilidades nestes trágicos acontecimentos. As suas políticas de agressão, de ingerência e de apoio (bélico e financeiro) à desestabilização dos países daquelas regiões, promovendo a guerra e os movimentos extremistas, estão na base da intensificação destes fluxos migratórios. A solução não passa pelo tratamento repressivo e pela criminalização dos refugiados e dos imigrantes. Não passa pelo reforço da visão de uma Europa "Fortaleza", fechada a fluxos migratórios, o que apenas contribui para que se mantenham as redes de tráfico humano. A solução passa pela criação de condições para a integração de refugiados e imigrantes. E, no imediato, por operações de busca e salvamento no Mediterrâneo. E pelo fim da política de desestabilização, ingerência e guerra. Mas foi o contrário disto que se viu neste Conselho Europeu…

 
  
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  Eugen Freund (S&D), schriftlich. Was dieser Tage im Mittelmeer passiert, ist eine Schande für die Politik und eine Schande für Europa. Ich bin erschüttert über die Katastrophen, die sich in diesen Tagen im Mittelmeer abspielen, und über die langsame Reaktion der Politik darauf. Die EU muss rasch alles unternehmen, um Menschenleben zu retten. Sie steht hier in der Verantwortung. Die erfolgreiche Mare Nostrum-Hilfsaktion beispielsweise kostete jeden EU-Bürger nur 22 Cent, derartige Maßnahmen müssen dringend weiter unterstützt und durchgeführt werden. Sogenannte Aufnahmezentren in Nordafrika zu errichten, ist hingegen keinesfalls zielführend und sinnvoll: In Krisenländern wie etwa Libyen wären derartige Einrichtungen schwer zu schützen und würden am Schlepperproblem nichts ändern. Vielmehr müssen wir das Problem an der Wurzel anpacken. Ich betone immer wieder: Die EU muss sich in Krisengebieten stärker engagieren. Europa trägt – historisch gesehen – durch die willkürliche Grenzziehung im Nahen Osten und die jahrelange Kolonialherrschaft in Afrika Mitschuld an heutigen Konflikten. Deshalb müssen wir alles unternehmen, um den Syrienkrieg beizulegen, und unser Möglichstes tun, damit Krisen und Konflikte auf dem afrikanischen Kontinent beendet werden. Die EU muss heute beginnen, ihren Teil dazu beizutragen, dass die Menschen in den betroffenen Ländern morgen eine Aussicht auf eine hoffnungsfrohe Zukunft haben können.

 
  
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  Doru-Claudian Frunzulică (S&D), in writing. It is clear that if we do not act now we will bear the responsability before future generations for these inhumane tragedies. We can no longer afford not to tackle this issue seriously: we must implement an effective strategy to save the lives of these people. Right now, only those who have money and are strong enough to escape from wars and poverty have a chance to safely reach, illegally, the shores of Europe. The weak, the poor, the families with children are left behind in harm’s way. And this is primarily due to our barriers that prevent asylum seekers and refugees from saving their lives in a better world. We must take urgent action to confront these crises and conflicts.

 
  
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  Kinga Gál (PPE), írásban. Az emberélet mentése vészhelyzetben erkölcsi kötelességünk. Ugyanakkor felelősségünk az Unióban megakadályozni vagy elejét venni annak, hogy egyre többen élet-halál határára kerüljenek. Ezért határozottan kell fellépni az embercsempész-hálózatok ellen, mindent meg kell tenni az ellen, hogy emberek ezrei ilyen kockázatos útra induljanak. Nem elég a lázgörcsöt enyhíteni, a betegséget kell kezelni. Magyarországon az idén húszszorosára nőtt az illegális bevándorlók száma, az ötödik legérintettebb tagállam vagyunk. Nem csoda hát, ha az embereket foglalkoztatja a bevándorláspolitika, a magyarok tudnak különbséget tenni a valódi menekültek ('56 után majd minden család személyes sorsán keresztül ismeri ezt) és az illegális megélhetési bevándorlók között. A mai vitában itt ismét alaptalanul kitámadták a magyar miniszterelnököt – ezúttal azt kifogásolva, hogy konzultációt indított. Ahogy más közvéleményt érdeklő esetekben, így a magyar miniszterelnök az illegális migráció kérdésében is megkérdezi az emberek véleményét, mielőtt kialakítaná álláspontját. Milyen demokraták azok, akik már az emberek véleményétől is félnek?

 
  
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  Lidia Joanna Geringer de Oedenberg (S&D), na piśmie. Narasta krytyka unijnej polityki imigracyjnej po kolejnej tragedii na Morzu Śródziemnym, gdzie ponad 900 imigrantów utonęło, próbując dostać się do Europy. W 2014 r. w podobnych desperackich rejsach zginęło ok. 3500 osób. Szczęśliwców, którym udało się przedostać do Unii, było w tym samym roku oficjalnie ponad 207 tys. Według europejskiej agencji Frontex, w ostatnich latach dramatycznie przybywa nielegalnych imigrantów. Jeszcze parę lat temu odnotowywano ok. 70 – 100 tys. osób rocznie, obecnie liczba ta się podwoiła. Według Wysokiego Komisarza Narodów Zjednoczonych do spraw Uchodźców w granicach Europy przebywa obecnie ok. 4 mln niezarejestrowanych przybyszów z Afryki i Azji. Wraz z nielegalnymi rejsami pojawiło się także zagrożenie ze strony Państwa Islamskiego, które, siejąc spustoszenie w Iraku i Syrii, stało się powodem exodusu ludności z tamtych rejonów głównie w kierunku Europy.

Bez realnej wspólnotowej polityki zagranicznej nie uda się skutecznie przeciwdziałać emigracji uciekinierów śródziemnomorskich ani też rozwiązywać konfliktów będących jej przyczyną. W tym kontekście, wzywamy do wzmożonej współpracy Komisji Europejskiej w sprawach imigrantów z krajami ich pochodzenia i państwami tranzytowymi. Konieczne będzie zwiększenie liczby okrętów i patroli lotniczych dla unijnej operacji „Tryton” na Morzu Śródziemnym oraz budżetu Frontexu, aby Unia była w stanie efektywnie chronić swoje granice i rozwiązywać problem setek tysięcy imigrantów w obozach dla uchodźców na jej terenie.

 
  
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  Brice Hortefeux (PPE), par écrit. Depuis le début de l'année, près de 1 776 personnes ont péri en Méditerranée. L'émotion et l'indignation suscitées par ces terribles tragédies ne doivent cependant pas occulter le devoir de réalité et de lucidité des élus et des institutions européennes, qui ont trop tardé à agir.

Le Conseil européen extraordinaire a voté le triplement des financements, ce qui est une première étape, mais l'urgence est de mettre sur pied une véritable coordination européenne. Or, je constate que tous les États ne fourniront pas des moyens humains et matériels à l'agence. La solidarité, elle se joue aussi à ce niveau. En 2008, sous la présidence française de l'Union, j'avais proposé un pacte pour l'immigration et l'asile qui traçait une feuille de route ambitieuse unanimement saluée. Qu'a-t-on fait depuis? Nous connaissons les priorités: lutter contre les passeurs et trafiquants qui profitent de la misère des migrants; renforcer le dialogue avec les pays d'origine et les pays de transit; conditionner l'aide au développement à un effort réel de maîtrise des flux migratoires; soutenir le rétablissement de la sécurité et la stabilité en Libye. Les citoyens européens ont les yeux rivés sur votre action. Dans leur intérêt comme dans celui des migrants, proposez-nous des perspectives!

 
  
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  Илхан Кючюк (ALDE), в писмена форма. Уважаеми г-н председател, през последния месец станахме свидетели на жестоки трагедии, разиграли се в Средиземно море, превръщайки го в „Мъртвото море“ на Европа. Напълно споделям тезата на г-н Шулц: „Време е да действаме с конкретни стъпки!“

Говоренето за обща ценностна система не предполага абдикиране от задължението ни за споделена отговорност. Шенген създаде общи европейски граници, но очакваме общоевропейските проблеми да се решават от отделни държави. Необходима е промяна, нужни са повече усилия за предотвратяване на тази хуманитарна катастрофа. Трябва всички заедно да спасяваме човешки животи, както и всички заедно да определяме граничната си политика. Очевидно е, че се нуждаем от европейска миграционна политика, защото няма национално решение на сложния проблем, а единствено общ европейски подход.

Дъблинският регламент с всички свои поправки се оказа провал и трябва да вземем мерки за пропорционално и солидарно разпределение на бежанците в страните членки. Наред с борбата с трафикантите и подобряването на капацитета на Фронтекс, не трябва да забравяме и усилията, които трябва да положим за стабилизиране на Либия и региона.

 
  
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  Marian-Jean Marinescu (PPE), în scris. Tragediile cauzate de imigrația ilegală constituie o realitate cu care Uniunea Europeană se confruntă, din păcate, din ce în ce mai des și, în consecință, trebuie să vină urgent cu soluții la nivel comunitar. UE trebuie să folosească mult mai eficient Frontex. Triplarea bugetului pentru Frontex este un aspect pozitiv, dar mandatul Frontex trebuie extins. Operațiunile maritime comune Poseidon, Triton sunt acțiuni care trebuie consolidate, iar rolul acestora trebuie clar definit în viitoarea Agendă privind migrația.

UE poate să construiască o politică europeană de azil viabilă dacă va folosi corespunzător art. 88 TFUE, astfel încât prevederile din Convenția Dublin să fie funcționale în toate statele membre. Comisia trebuie să elaboreze o strategie de gestionare a migrației în Agenda sa pentru următorii 5 ani și să răspundă la criza umanitară declanșată de imigrația ilegală, prin politici viabile privind imigrația legală și economică.

Europa are nevoie de o mai bună guvernanță pe termen lung a Fondului de Dezvoltare, dublată de o politică europeană externă consecventă. UE trebuie să acționeze la sursă: să colaboreze cu autoritățile țărilor de origine a migranților, astfel încât rețelele de traficanți să fie distruse. A salva viețile omenești înseamnă a opri plecarea navelor de la țărm.

 
  
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  Момчил Неков (S&D), в писмена форма. Бих искал да изразя своето неодобрение към поредния неуспех на Съвета да създаде общоевропейски механизъм за солидарност, по който трябва да бъде пропорционално преразпределян имигрантският поток между държавите членки. Не е справедливо някои членки да служат за буфер и да трябва да понасят целия натиск без институционална подкрепа и съпричастност на останалите членки на ЕС.

Сътрудничеството с регионите - източници на радикализация е важно и е част от решението, но не е единственото. Растящата нестабилност по границите на Европа създава проблеми за националната сигурност на държавите членки на първа линия - особено от Южна Европа. Моята страна, България, е една от двете държави членки на ЕС, които имат сухопътна връзка с регионите на размирици от Близкия изток. Затова призовавам освен за мерки за засилване на присъствието по морските граници, и за адекватни инструменти за защита на сухопътните граници.

Намирам за недопустимо това, че Съветът успява бързо да вземе решение да налага политически и икономически санкции, подтикван от геополитически съревнования и амбиции, но по такъв въпрос, засягащ сигурността на милиони европейски граждани, особено в Южна Европа, вече години няма ефективно решение.

 
  
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  Péter Niedermüller (S&D), írásban. Üdvözlöm, hogy az Európai Tanács és a Bizottság képviselői határozott lépésekről döntöttek a mediterrán térségben történt újabb tragédia után. A tízpontos terv segíthet abban, hogy visszaszoruljon az embercsempészet és csökkenjen az unió határaira nehezedő nyomás. Ugyanakkor ez a terv nem elégséges a probléma megoldására. A menedék nyújtása azok számára, akik életüket féltve indulnak el a válságövezetekből, alapvető erkölcsi és jogi kötelesség. Ezért támogatom az Bizottság elnökének az álláspontját, hogy érdemi előrelépés csak akkor történhet, ha Európa közös felelősséget vállal a menekültek ügyéért. Az új közös menekültpolitikának létre kell hoznia a menedékkérés legális útjait és támogatnia a terhek megosztását a határőrizet, a mentés, a befogadás és az integráció területén. Szólnom kell arról is, hogy vannak ebben a Házban és másutt Európában is olyan politikusok, akik ebben a tragikus helyzetben is szégyenletes játékot játszanak, és ezeket a borzalmas eseményeket arra használják fel, hogy indulatokat szítsanak a menekülő emberek, a bevándorlók és minden kisebbség ellen. Sajnálatos, hogy ezek közé a politikusok közé tartozik Magyarország miniszterelnöke is. Ők nem csak erkölcsileg buktak meg, de politikai értelemben is alkalmatlannak bizonyultak arra, hogy az európai emberek problémáit megoldják.

 
  
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  Urmas Paet (ALDE), kirjalikult. Võrreldes 2013. aastaga on eelmisel aastal Euroopasse saabunud põgenike arv peaaegu kolmekordistunud ja jõudnud 278 000ni. Ainuüksi sellel aastal on juba ligi kaks tuhat põgenikku Vahemerel uppunud.

Euroopa põgenikesurvet aitaksid leevendada põgenikelaagrite parem varustatus ja Euroopa naabruses konfliktidele lahenduse leidmine. Euroopa Liit peab põgenikesurve leevendamiseks andma tugeva diplomaatilise panuse kokkulepete saavutamiseks, et vähendada sõdu ja konflikte Euroopa vahetus naabruses ning ka Euroopas endas ehk Ukrainas.

Olukorra paranemine Süürias aitaks juba oluliselt kaasa põgenikelaine vähendamisele, kuid selleks peab Euroopa Liit ja kogu rahvusvaheline kogukond panustama Süüria kodusõja lõpetamisse ja ISILi väljasurumisse piirkonnast. Lisaks Süüriale tuleb leida lahendus olukorrale Liibüas, mis võimaldaks seal Vahemerele eluga riskima minemise asemel oodata konflikti lõppu normaalselt varustatud põgenikelaagrites.

Ühtlasi peab Euroopa Liit kiiremas korras panustama hästi varustatud põgenikelaagrite rajamisse konfliktipiirkondade läheduses. Selleks tuleb vastavate riikidega jõuda kokkuleppele küsimuses, kuhu sellised laagrid rajada, ja samuti tuleb tagada nende süsteemne varustamine. Samas tuleks juba olemasolevate põgenikelaagrite varustatust parandada, mis vähendaks ka inimeste motivatsiooni põgenikelaagrist Euroopa suunas lahkuda.

 
  
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  Christine Revault D'Allonnes Bonnefoy (S&D), par écrit. Plus de 1 500 personnes ont disparu en Méditerranée depuis le début de l'année. Les drames se répètent, car les migrants et demandeurs d'asile n'ont pas d'autre choix que de risquer leur vie pour rejoindre l'Union européenne. Certes, l'Union peut et doit faire plus, mais tous les États membres, sans exception, doivent également assumer leur part de responsabilité et se montrer solidaires pour sauver des vies et accueillir davantage de réfugiés.

Les décisions du sommet européen sont loin du compte par rapport aux enjeux. Nous avons besoin d'une opération européenne d'envergure pour les sauvetages et les recherches en mer, avec la participation de tous les États. Il nous appartient également de combler le vide créé par l’absence de voies d’accès légales et sûres vers l’Europe pour les réfugiés. Des solutions concrètes existent: un programme européen obligatoire de réinstallation, un système européen de visas humanitaires, la possibilité de demander l'asile dans les ambassades des pays de l'Union, l'activation de la directive sur la protection temporaire. Enfin, il ne faut pas oublier la nécessité de renforcer notre dialogue avec les pays tiers et d'aider à la stabilisation de la situation en Libye, devenue une plate-forme pour les passeurs et les réseaux criminels.

 
  
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  Alyn Smith (Verts/ALE), in writing. More than 1 750 people have perished since the start of the year alone and this crisis is going to get worse unless we change our policies.

People in Scotland, Europe and Members of this chamber, by large, expressed a clear demand for immediate action to prevent further loss of life in the Mediterranean. Europe’s states cannot ignore the tragedy unfolding on our doorstep. Politicians and policy-makers must stop weighing up the political and economic costs and worry about the impact on their own immigration and asylum statistics. Rescuing people at sea is our obligation, driven by human decency and each EU member state should share in that effort.

We all know that the European response to this crisis has been woefully inadequate and it shames us all. The numbers of migrants are significant, but we could cope. Instead, the European states have left it as a local problem for Southern Europe. This approach has resulted in unprecedented tragedy. Lessons must be learnt! We must support our colleagues in Italy and Greece, Malta, Cyprus and Spain. People are dying trying to reach Europe’s shores and this is not their problem, this is our problem and we must assume responsibility.

 
  
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  Bart Staes (Verts/ALE), schriftelijk. De resultaten van de Europese Raad zijn ronduit ontgoochelend. Commissievoorzitter Juncker gaat verder en steekt tenminste zijn nek uit voor de asielzoekers. Hij gaat voluit voor een geografisch spreidingsplan.

De lidstaten moeten begrip en solidariteit tonen door te investeren in een aanpak die mensen redt. De urgentie is groot. Nog nooit stierven zoveel bootvluchtelingen in zulke korte tijd. We hebben daadkrachtige acties nodig die mensenlevens redden. Triton moet een echte zoek- en reddingsactie worden. In de EU-begroting moet ruimte worden gemaakt voor een dergelijke operatie. De totale kosten zouden neerkomen op 0,05 procent van de begroting. Zolang conflicten in de regio bestaan, zullen mensen vluchten. Zolang er geen legale routes zijn, zullen vluchtelingen de gok wagen en op gammele boten stappen.

Maar we moeten ook de hand in eigen boezem steken en het bredere plaatje zien: ons fout lopend internationaal handels- en landbouwbeleid zorgt – naast andere factoren – ervoor dat kleinschalige boeren in het Zuiden amper kunnen bestaan en honger lijden. Vanwege deze uitzichtloosheid trekken velen weg richting Europa. Het zijn ook deze processen die een migratiedruk richting Europa veroorzaken. De link tussen handels-, landbouw- en investeringsbeleid, honger en migratie moet dringend op de politieke agenda komen.

 
  
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  Jutta Steinruck (S&D), schriftlich. Wir haben angesichts der schrecklichen Katastrophen, die sich täglich im Mittelmeer abspielen, eine Verantwortung gegenüber Menschen, die nach Europa flüchten müssen. Mit dem vorgelegten 10-Punkte-Plan haben Rat und Kommission versucht, sich aus der Affäre zu ziehen, ohne den Menschen wirklich Schutz und Hilfe zu bieten. Die Staats- und Regierungschefs halten an ihrer Abschottungspolitik fest, statt endlich legale und sichere Wege nach Europa zu schaffen. Mit unserer Forderung nach einem europäischen Neuansiedlungsprogramm könnten wir hier einen großen Fortschritt erzielen, und es ist mehr als bedauerlich, dass die Kolleginnen und Kollegen der CDU/CSU sich diesem Programm verweigern. Wenigstens ist es gelungen, dass wir in unserer Entschließung einen verpflichtenden Verteilungsschlüssel fordern, um eine grundsätzliche Korrektur in der europäischen Flüchtlingspolitik vornehmen zu können. Dafür haben wir eine breite Mehrheit, und ich appelliere an die Mitgliedstaaten, diese Mehrheit anzuerkennen und zu handeln.

 
  
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  Tibor Szanyi (S&D), írásban. Az EU politikai elkötelezettségét és cselekvőkészségét tükröző, fontos gesztusnak tartom az Európai Tanács soron kívüli összehívását a Földközi-tengeren bekövetkezett tömegkatasztrófa okán, a migráció kérdéskörének megvitatása és egyeztetett intézkedéscsomag elfogadása céljából. Az EiT eredményét azonban a tragédiához és a probléma súlyához képest elégtelennek tartom. Egyetértek Juncker elnök úr értékelésével és szándékával, hogy a Bizottság részéről a kérdést radikálisabb, az okokat is kezelő intézkedéscsomagot kíván a tagállamok elé tenni. Sajnálatos, hogy az EiT döntései nem tükrözik a tagállamok teljes egységét és az európai értékek alapján elvárható mértékű szolidaritást.

Magyar baloldali, szocialista politikusként különösen fájlalom, hogy az európai szolidaritás valódi érvényesülésének útjában álló egyik legnagyobb akadály éppen az Orbán-kormány idegenellenes retorikája és politikája. Ez a kormány a Földközi-tengeri tragédia alkalmát is arra használja ki, hogy az ország lakosságát – széles körben, jelentős költséggel – „konzultációnak” álcázott kérdőíven a menekültek, bevándorlók ellen fordítsa, úgy beállítva őket, mint a nemzetközi terrorizmus potenciális bázisát, s a hazai gazdasági, szociális gondok egyik fő forrását. A kérdések egyúttal azt szuggerálják, hogy a migrációs bajok fő forrása az EU tehetetlensége, ezért a kérdést nemzeti hatáskörben kell tartani. Az ilyen cinikus, EU-ellenes vélemények és politika megcáfolása szempontjából is fontosnak tartom a hatékony, egységes, ember-központú európai menekültstratégia mielőbbi létrehozását.

 
  
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  Mihai Țurcanu (PPE), în scris. Tragediile umanitare din Mediterana țin capul de afiș al agendei politice europene într-o succesiune dezolantă. UE este, în acest moment, depășită de afluxul masiv de migranți dinspre coastele libiene și Siria. De aceea, cred că răspunsul comun al statelor membre trebuie să vizeze cu precădere cauzele valurilor de refugiați. E vorba, în primul rând, de extinderea sângeroasă și rapidă a Statului Islamic în Irak și Siria, precum și de acutizarea instabilității și conflictelor din nordul Africii. Nu cred că e realistă perspectiva ca un sistem european de azil și un mecanism de solidaritate între țările membre să rezolve problemele numeroșilor solicitanți.

În acest sens, precizez că nu sunt de acord cu invitația adresată de rezoluția Parlamentului European către Comisia Europeană de a stabili o cotă obligatorie pentru distribuirea de solicitanți de azil în toate statele membre. Tratând doar efectele, riscăm să fim copleșiți de amploarea cauzelor. De aceea, pledez pentru concentrarea eforturilor în vederea definirii și implementării unor strategii împotriva violenței și subdezvoltării cronicizate în țările de origine ale imigranților. Totodată, trebuie intensificate acțiunile împotriva imigrației clandestine, controlate, în parte, de rețele criminale de trafic de persoane, inclusiv de grupări teroriste.

 
  
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  Kathleen Van Brempt (S&D), schriftelijk. Mensensmokkel is een miljardenmarkt. Vanuit Afrika naar Europa vliegen kan al voor een goede 400 euro op een commerciële vlucht. Toch verkiezen vluchtelingen tussen de 1000 en 2300 euro te betalen voor een dodentocht over de Middellandse Zee. De Raad reageert op een manier die Europa, de bakermat van de mensenrechten, onwaardig is. Europa vangt slechts 5 procent van de Syrische vluchtelingen op. We gaan er nu 5000 extra opvangen. Het echte probleem is: we hebben géén Europees migratie- en asielbeleid, waardoor de lidstaten problemen naar elkaar kunnen doorschuiven. Het drama in de Middellandse Zee is tekenend voor de Europese ziekte die ons ook parten speelt in de aanpak van de economische crisis, sociale dumping of de strijd tegen belastingfraude: de ander moet de problemen zelf maar oplossen. Wie denkt dat het drama in de Middellandse Zee te maken heeft met eurocentrisme, vergist zich: dit is lidstaatcentrisme. Dit raakt het Europese project in de kern, want dat kan enkel geloofwaardig zijn als het gebaseerd is op solidariteit. Als Europa een waardenproject is, kunnen we die waarden enkel in solidariteit nastreven. Doen we dat niet, dan zal het draagvlak voor de Unie steeds verder blijven wegzinken.

 
  
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  Ελισσάβετ Βόζεμπεργκ ( PPE), γραπτώς. Ύστερα από τα τραγικά περιστατικά στη Μεσόγειο και δεδομένου ότι εκατοντάδες χιλιάδες πρόσφυγες ετοιμάζονται να πλημμυρίσουν την Ευρώπη τους επόμενους μήνες, ΔΕΝ ΕΙΝΑΙ ΔΥΝΑΤΟΝ η πολιτισμένη Ευρώπη να εθελοτυφλεί και να αφήνει ορισμένα κράτη μέλη μόνα να αντιμετωπίζουν το ανθρωπιστικό αυτό θέμα. Η νέα Ατζέντα για τη Μετανάστευση, που θα ανακοινώσει ο Επίτροπος Αβραμόπουλος καθώς και οι αποφάσεις της πρόσφατης Συνόδου κορυφής αποτελούν τη βάση, για να ασχοληθούμε άμεσα και εντατικά με το πρόβλημα για την αντιμετώπισή του εδώ και τώρα! Αυτό που λείπει, είναι η πολιτική βούληση όλων των κρατών μελών για επίδειξη αλληλεγγύης στην πράξη, με δίκαιη κατανομή μεταξύ τους των αιτούντων άσυλο. Οι χώρες της Μεσογείου, μεταξύ των οποίων και η Ελλάδα, δέχονται το μεγαλύτερο βάρος. Οφείλουμε να καταλάβουμε ότι το σύστημα παροχής ασύλου είναι δυσλειτουργικό και να συμφωνήσουμε στη δημιουργία ενός δεσμευτικού μηχανισμού βάσει αντικειμενικών κριτηρίων, όπως η έκταση κάθε χώρας, οι υποδομές της, η οικονομική κατάσταση και οι δυνατότητες των συστημάτων ασύλου. Στη μάχη κατά των διακινητών, που κερδοσκοπούν σε βάρος της ζωής των απελπισμένων μεταναστών, πρέπει η ΕΕ να επικεντρωθεί στην ουσιαστική συνεργασία με τρίτες χώρες και να εξετάσει σοβαρά το ενδεχόμενο επιβολής κυρώσεων, οικονομικών και άλλων, στα κράτη όπου δρουν ανενόχλητοι οι διακινητές.

 
  
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  Tomáš Zdechovský (PPE), písemnĕ. Pojem povinné kvóty, který je v tomto textu uveden, je pro středoevropské země, jako je Česká republika, velmi problematický. Současný apel je výzvou Evropské komisi, aby iniciovala legislativní postup, se kterým musí souhlasit Evropský parlament a členské státy. V této narychlo sepsané rezoluci, jejímž cílem je se vyjádřit k nedávnému neštěstí, ani nebyl prostor definovat možnosti, jakými mohou státy pomoci jižním zemím zvládat nápor migrantů. Bez ohledu na platnost ženevských konvencí je naší povinností pomoci uprchlíkům, kteří by ve své zemi přišli o život a byli by podrobeni krutostem. V těchto případech je nutné stanovit pomoc na dočasnou dobu. Nicméně je třeba toto jasně definovat a odlišit tyto situace od případů, kdy o azyl žádají neoprávněné osoby.

 
  
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  Milan Zver (PPE), pisno. Za tisoče, ki so s prečkanjem Sredozemlja iskali boljše življenje v Evropski uniji, je že prepozno, a če ukrepamo „danes“, lahko rešimo še mnoge. Migracija ni italijanski, grški ali slovenski problem, je evropski, s katerim se mora spopasti Evropska unija kot celota. Skupen nastop v okviru okrepljenega Frontexa je nujen ukrep, ni pa zadosten. Okrepiti moramo tudi druge skupne evropske organe, kot so EASO, Europol in Eurojust, da bodo postali bolj učinkoviti, in nemudoma poiskati nove prijeme. Reševanje tega problema mora temeljiti na načelu solidarnosti do držav, ki jih migracija najbolj prizadene, vključno s kvotami. Ena ključnih zadev pri reševanju problema pa je učinkovit boj proti trgovcem z ljudmi in proti mreži tihotapcev z migranti. Uporabiti moramo vsa sredstva, da se jih zaustavi, vključno z vojaško-pomorskimi akcijami v sodelovanju med Evropsko Unijo in Združenimi narodi v bližini severnoafriških obal, od koder tihotapci vozijo nesrečne migrante.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. ANTONIO TAJANI
Vicepresidente

 
Last updated: 23 July 2015Legal notice