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Procedūra : 2005/2215(INI)
Dokumenta lietošanas cikls sēdē
Dokumenta lietošanas cikls : A6-0159/2006

Iesniegtie teksti :

A6-0159/2006

Debates :

PV 01/06/2006 - 5
CRE 01/06/2006 - 5

Balsojumi :

PV 01/06/2006 - 7.18
CRE 01/06/2006 - 7.18
Balsojumu skaidrojumi

Pieņemtie teksti :

P6_TA(2006)0245

Debates
Ceturtdiena, 2006. gada 1. jūnijs - Brisele Pārskatītā redakcija

5. Sieviešu stāvoklis bruņotu konfliktu laikā un viņu loma valsts atjaunošanā un demokratizācijas procesā pēckonflikta situācijā (debates)
PV
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  Przewodniczący. Kolejnym punktem porządku dziennego jest sprawozdanie sporządzone przez Véronique De Keyser w imieniu Komisji Praw Kobiet i Równouprawnienia w sprawie sytuacji kobiet w konfliktach zbrojnych oraz ich roli w odbudowie i procesie demokratycznym w krajach po zakończeniu konfliktu [2005/2215(INI)] (A6-0159/2006).

 
  
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  Véronique De Keyser (PSE), rapporteur. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, ce rapport sur les femmes dans les conflits et dans la reconstruction s'appuie sur trois documents essentiels. D'abord la résolution 1325 des Nations Unies de 2000, le rapport de Maj Britt Theorin sur la même question en 2000 en notre enceinte et enfin le bouleversant rapport d'Elisabeth Rehn et Ellen Johnson Sirleaf, maintenant Présidente du Liberia, également sur ce sujet.

Depuis ces rapports, que se passe-t-il? Eh bien, aujourd'hui, en 2006, tout est encore à faire et mon rapport a voulu éclairer trois facettes. La première, celle des femmes en tant que victimes des guerres. Je voudrais dire que, dans ce domaine, qui a déjà été largement évoqué, la situation est insoutenable. Aujourd'hui encore des femmes sont violées, mais violées parce que le viol est un instrument de guerre. Aujourd'hui encore, on éventre des vagins à coups de baïonnette. Aujourd'hui encore, mes chers collègues, on sort des enfants vivants du ventre de leur mère. Aujourd'hui encore dans les camps de personnes déplacées, l'exploitation sexuelles des femmes et des enfants est, non pas permise mais courante, y compris par des forces de maintien de la paix, y compris par des membres du corps diplomatique. C'est insoutenable!

La deuxième facette que j'ai voulu évoquer est celle des femmes en tant que vecteurs de paix. En effet, partout dans le monde, dans ces situations chaotiques, on trouve des femmes courageuses pour demander justice, pour tendre la main à des belligérants et pour dire, nous les femmes, nous voulons la paix. Et ces structures associatives, nous devons les protéger, nous devons les pousser et nous devons permettre à ces femmes de la paix, une fois à la table des négociations, qu'elles aient une part égale et qu'elles aient un rôle décisionnel dans la construction de leurs démocraties. Nous leur devons bien ça.

La troisième facette est encore plus délicate, car les femmes ne sont pas seulement vecteurs de paix, elles sont aussi – hélas – vecteurs de guerre et la militaire américaine de la prison d'Abou Graïb en est un exemple terrible. Donc, les femmes peuvent être cruelles et j'ai voulu m'intéresser à un domaine qui est extrêmement sensible, c'est celui des femmes kamikazes. Les femmes kamikazes, ce n'est pas un phénomène nouveau, mais c'est un phénomène qui est actuellement en croissance. En Tchétchénie, 50% des femmes sont kamikazes, en Palestine on a vu apparaître une vague de femmes kamikazes. Quelle en est la cause? Nous devons l'analyser au Parlement, nous devons faire une étude, nous devons faire une conférence, mais nous savons déjà qu'il y a trois facteurs qui sont mêlés.

Premièrement, c'est vrai, une lecture dévoyée de l'Islam, cette grande religion. Parce que c'est dans des pays fondamentalistes que cela se passe. Le deuxième aspect, c'est celui d'une résistance, dans des situations de guerre qui violent tous les jours le droit international, une résistance que nous devons comprendre sans l'admettre et en condamnant les victimes innocentes qu'elle tue. Le troisième facteur est lié aux sociétés où les femmes sont culturellement marginalisées, où parfois, justement, elles sont exclues de leurs villages parce qu'elles ont été violées. C'est là qu'on va chercher les femmes kamikazes, chez des femmes qui ont déjà été des victimes de la société. Je demande donc à la Commission et au Parlement de se pencher sur ce problème.

Que peut-on faire aujourd'hui par rapport à tout cela? Mais tout reste à faire! Tout a été dit, toutes les mesures ont été définies, mais ce que nous devons faire, c'est les appliquer. Mettre en oeuvre, c'est vrai, de meilleurs services de santé reproductive – mais ce n'est pas le thème majeur de ce rapport. Dans tous nos instruments financiers, dans tous nos programmes – l'instrument de stabilité, la politique de voisinage –, à travers nos plans d'actions, nous devons appliquer des mesures où la question des genres, où la dignité des femmes soient prises en compte. Nous devons également assurer la formation de nos forces de maintien de l'ordre, parce que maintenant nous en avons, pour qu'elles respectent les droits des femmes, qu'elles y soient sensibles et qu'elles comptent aussi des femmes en leur sein.

Dans cet immense chantier, il y a à la fois matière à espoir – ce sont les femmes de paix – et il y a matière à préoccupation. Nous avons beaucoup de pain sur la planche et je remercie toutes mes collègues de la commission des droits de la femme qui ont su dépasser les débats idéologiques, pour dire "nous sommes d'accord avec ce rapport". Je respecterai, moi, tout ce qui a été voté en commission des droits de la femme et je tiens aussi à remercier la présidente de la commission des droits de la femme, Mme Záborská, qui n'est pas là aujourd'hui, mais qui m'a envoyé un petit mot ce matin.

Cela doit être dit: nous les femmes, nous dépasserons les politiques partisanes dans ce domaine. Merci d'avance de votre soutien.

(Applaudissements)

 
  
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  Benita Ferrero-Waldner, membre de la Commission. Monsieur le Président, Madame la rapporteure, Mesdames et Messieurs les parlementaires,

first of all, I should like to thank the House very much for this important debate and the important report. The report mentions as victims, women as instruments of war and women as instruments of peace. Indeed, we also see the three trends that are there, and I agree with you that all the legal instruments are already there, but very often what is necessary is much better implementation. We will all have to work towards that goal and I will promise to try to make a difference at least in the regions where I am responsible.

We are fully committed to implementing UN Security Council Resolution 1325 of October 2000, on women, peace and security, where indeed all these issues mentioned. Your report also addresses the question of women in conflicts and as peace-builders from many different angles. I very much support this approach because women cannot only be seen as victims. Very often they are key players in promoting peace.

For instance, in Palestine and Israel we see that women are coming together and they are those in the society that would like to go forward with peacemaking. The female suicide bomber is a striking example of the complexity of this issues, and a phenomenon that deserves further study. And as you said, very often it involves women who are somewhat isolated by their own societies and then, of course, who do not have any other chance, do not care for their lives anymore and then become suicide bombers.

The Commission’s two-pronged approach to promoting gender equality abroad is also well reflected in the report. First, we take on board gender concerns in all policies and programmes – so, there is a sort of mainstreaming. Secondly, we also fund specific projects to promote women. I am convinced this approach will remain valid in the future. Both mainstreaming and specific actions will continue to be necessary, but it is also about changing the societies there. It is about changing the mentality of the societies, as you very rightly said.

Mainstreaming is important because peace-building comprises this broad range of areas. These include peace negotiations, peacekeeping operations, demobilisation, disarmament, reintegration and rehabilitation. There, women always have their role – whether they are mothers, sisters, etc., women are there in the society and they see what is going on.

Also very important are election observation missions, security sector reform, institution-building and, particularly, strengthening of civil society. We have also training programmes that can perhaps be enhanced in the future, where more than 800 Commission officials and other staff are involved in channelling the implementation of those programmes.

Another example related to capacity-building, which is highly important here, is that we are supporting training in the area of crisis management, intended for Member State experts deployed in that field. Promoting gender equality in crisis management and conflict resolution is an integral part of this whole training. Gender aspects are there.

When I say that supporting civil society organisations plays a key role, I think this is very true for instance for women in Bosnia and Kosovo, but also for training women in conflict resolution in Rwanda or Burundi and strengthening women’s active participation in peace processes around the world, such as for instance in Georgia and Colombia. Through ECHO, our humanitarian programme, we are also supporting several projects focusing on women in affected areas like Afghanistan, Burundi and the Democratic Republic of Congo.

This year, within our European Initiative on Democracy and Human Rights, we are also focusing on issues such as equal treatment, women who are victims of gender-based violence in conflict zones, and the trafficking of women and children. So, there is quite an impressive amount of project proposals that are there. In total EUR 9.7 million are available for this campaign from the 2005 budget and this year’s budget.

In addition, this year we will also be putting increased emphasis on gender in conflict prevention network funding. Here we have to encourage civil society, think-thanks and academia to provide external analytical experience. Then we have to see how we can implement that.

(Applause)

 
  
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  Feleknas Uca (GUE/NGL), Verfasserin der Stellungnahme des mitberatenden Entwicklungsausschusses. – Sehr geehrter Herr Präsident, verehrte Kolleginnen und Kollegen! Ich möchte mich bei Véronique De Keyser für ihren Bericht bedanken. Der Bericht enthält viele wichtige Punkte, denen ich uneingeschränkt zustimme. Vor allem im Bereich der reproduktiven Gesundheit erlangen die Forderungen von Frau De Keyser meine volle Unterstützung. Die konsequente Umsetzung der Resolution 1325 der Vereinten Nationen würde einen Riesenschritt nach vorn bedeuten, was die Beteiligung von Frauen auf allen Ebenen der institutionellen Verhütung, Bewältigung und Beilegung von Konflikten betrifft. Dennoch ist es eine Schande, dass es anscheinend nach wie vor Quoten bedarf, um sechseinhalb Milliarden Menschen dieser Welt die gleichen Rechte zu garantieren.

Das relativ neue Phänomen der weiblichen Selbstmordattentäter bedarf wissenschaftlicher Untersuchung und besonderer Hilfsprogramme. Der religiöse Kontext darf nicht darüber hinwegtäuschen, dass die Religion hier zu politischen Zwecken pervertiert wird. Ich bin nicht der Ansicht, dass verstärkte militärische Präsenz - auch nicht in Form von weiblichen Soldaten und Polizeikräften - für mehr Sicherheit sorgt.

Als Verfasserin der Stellungnahme für den Entwicklungsausschuss sehe ich stattdessen die Möglichkeit für dauerhafte Stabilität und Sicherheit vor allem in der Stärkung der zivilgesellschaftlichen Akteure. Der politische Dialog muss absoluten Vorrang haben. Frauen muss in Zeiten des Konflikts mehr Schutz und besserer Zugang zu Nahrung und gesundheitlicher Versorgung geboten werden. Hierbei spielt auch die Sicherheit in Flüchtlingslagern eine große Rolle, denn gerade in entwicklungsschwachen Ländern sind die Bedingungen in Konfliktregionen katastrophal. Mehr Soldaten - und auch hier betone ich, dass es keine Rolle spielt, ob die Soldaten weiblich oder männlich sind, ob sie den feindlichen Truppen oder den so genannten Friedenstruppen angehören - bringen nicht mehr Sicherheit, sondern erhöhen das Risiko für Frauen, Opfer sexueller Gewalt zu werden.

 
  
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  Edit Bauer, a PPE-DE képviselőcsoport nevében. – Tisztelt Elnök Úr! Először is szeretnék köszönetet mondani De Keyser asszonynak a kitűnő együttműködésért.

De Keyser asszony jelentése a nők szerepéről a fegyveres konfliktusokban meghaladja azokat a sztereotípiákat, melyek a közvéleményben ebben a témában dominánsnak tekinthetők. Tény, hogy a fegyveres konfliktusokban a nők döntő többsége passzív elszenvedő és gyakran áldozat. Sérülékenyebbek, ők azok, akik a gyerekeket mentik, és ők azok is, akik gyakran válnak az erőszak áldozatává. A helyzet azonban gyorsan és lényegesen változik, ma már a nők a fegyveres erők részét képezik, jelen vannak a békefenntartó erőkben, de megjelennek az erőszakot elkövetők oldalán is, ahogy ezt a jelentés is kiemeli.

A jelentéstevő világosan látja, hogy a nők nem jobbak, sem rosszabbak, mint a férfiak, a béke és a demokrácia megteremtéséből sem veszik ki a részüket szükségszerűen nagyobb mértékben, mint a férfiak. Persze, erre általában kevesebb is a lehetőségük. A jelentés határozott pozitívuma, hogy elkerüli azt az egyszerűsítést, amely az első pillanatban kínálkozik, hisz vitathatatlan, hogy a nők biológiai adottságuk folytán másként viszonyulnak az élet értékéhez.

A jelentés az európai értékek mentén arra keres választ, mit tehetnek a nők a konfliktus megelőzésében és a béke visszaállításában. Nemcsak arra hívja fel a figyelmet, hogy a nők szerepe megváltozott, hanem arra is – és ezt szeretném külön hangsúlyozni –, hogy a tömeges nemi erőszak háborús eszközzé vált, és csak támogatni tudom azt a javaslatot, hogy a tömeges nemi erőszakot háborús bűnként kezeljék és hatékonyan büntessék. Ennek következtében talán csökkenthető lenne az erőszaknak ez a végtelenül embertelen és megalázó fajtája melynek súlyossága talán csak a népirtáshoz mérhető.

A tapasztalat azt mutatja, hogy a fegyveres konfliktusok végeztével az erőszak magas szintje továbbra is megmarad, és a gyengébbek, a nők, a gyerekek és az idősek ellen irányul. Ezért nem lehet alábecsülni azt az igényt, hogy a béke megteremtésében, a diplomáciában, a rendfenntartó erők egységeiben nagyobb részben kapjanak helyet a nők, hogy az áldozatok kellő figyelmet és segítséget kapjanak és talán végső soron kevesebb áldozat legyen. Még egyszer köszönöm a jelentéstevőnek a rendkívül jó jelentését.

 
  
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  Lissy Gröner, im Namen der PSE-Fraktion. – Herr Präsident! Es gibt nichts Gutes, außer man tut es. Ich danke sehr herzlich Véronique De Keyser für ihren sehr kompakten Bericht, der alle Aspekte aufzeigt, auch die Machtverteilung zwischen Männern und Frauen als Ursache vieler Konflikte.

Wir sehen die Rolle der Frauen als Täter, als Opfer, wir sehen aber auch Lösungen, und es ist sehr wichtig, dass wir erkennen, dass Frauen, die in vielen Konflikten zwischen den Staaten oder auch in innerstaatlichen Konflikten oft zu den ersten Opfern gehören, weil sie zu den schwächsten Gruppen gehören, sich paradoxerweise aber auch in der Rolle befinden, dass sie als die Starken die Konfliktsituationen bewältigen. Die Trümmerfrauen in Deutschland haben nach dem verheerenden Zweiten Weltkrieg den Wiederaufbau betrieben, und doch gibt es dann ein Muster, durch das sie aus der politischen Verantwortung wieder herausgedrängt werden.

Es gibt weltweit in Kriegen das Muster, dass Frauen Opfer sexueller Gewalt werden. Der Irak und Palästina sind Länder, wo Frauen aus der politischen Verantwortung herausgedrängt werden. Im Sudan gibt es einen Konflikt, wo die sexuelle Gewalt überhand nimmt.

Für uns Sozialdemokraten und Sozialdemokratinnen ist deshalb die Beteiligung von Frauen an allen Missionen durch gender mainstreaming, wie es in der UN-Resolution 1325 beschrieben wird, so enorm wichtig. Wir wollen, dass auch schon vor den Konflikten eine paritätische politische Beteiligung in allen Bereichen der Diplomatie stattfindet.

Leider, Frau Kommissarin, haben wir nur in drei EU-Missionen weltweit Frauen an der Spitze. In unserer Fraktion wird an dem Thema weitergearbeitet. Wir werden das in der Diplomatie durch den Bericht Gomes noch vertiefen. Das ist ein Thema, das für unsere Fraktion enorm wichtig ist. Die Fragen der reproduktiven Gesundheit, Selbstmordattentate sind angesprochen worden, Antipersonenminen, wo Frauen und Kinder im Nachschlag immer noch Opfer werden.

Hier können wir klar sagen: Mit dem Bericht sehen wir, dass Frauen nicht nur per se bessere Menschen sind, sondern wir wollen aktiv unsere Rolle spielen, wir wollen sie selbst spielen, und Europa muss hier vorangehen.

 
  
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  Raül Romeva i Rueda, en nombre del Grupo Verts/ALE. – Señor Presidente, coincido en que la importancia de este informe es doble: destaca, por un lado, la enorme y grave situación que sufren las mujeres como víctimas en los conflictos armados, pero, por otro, señala muy positivamente el papel fundamental —y muchas veces exclusivo— que las mujeres pueden desempeñar en los procesos de paz y en la fase de rehabilitación posbélica.

De hecho, este informe —por el que felicito a la ponente, así como por su sensibilidad a la hora de aceptar muchas de nuestras enmiendas— va más allá, incluso, de lo establecido en la Resolución 1325 del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas y del Boletín de la Secretaría General de las Naciones Unidas sobre medidas específicas de protección contra la explotación y la violencia sexual.

Por ejemplo, establece la importancia del acceso a servicios de salud reproductiva, especialmente en contextos de guerra y de posguerra y, más particularmente, en los campos de refugiados; enfatiza la necesidad de hacer frente a la violencia contra las mujeres; exige que se consideren crímenes de guerra y crímenes contra la humanidad los actos de violencia sexual, tales como la violación, la esclavitud sexual, el embarazo forzado, la prostitución forzada y la esterilización forzada, entre otras prácticas; y reclama que las mujeres víctimas de estas prácticas puedan apelar directamente ante las instancias judiciales internacionales.

Sin embargo, es también necesario destacar el papel fundamental que desempeñan las mujeres en los procesos de construcción de la paz y, por ello, reclamamos de la Comisión y del Consejo, así como de los Estados miembros implicados en la gestión de conflictos, una mayor sensibilidad a la hora de garantizar la asistencia técnica y financiera necesaria para promover programas que permitan a las mujeres ser actores con voz propia en dichos procesos, tal y como, por ejemplo, han solicitado grupos de mujeres kosovares, quienes reclaman ser incluidas en la delegación negociadora, que, por ahora, sólo cuenta con hombres entre sus siete miembros.

Pero, además, solicitamos también que las misiones internacionales, sean de carácter civil o militar, tengan muy presente el enfoque de género en su práctica sobre el terreno y que se castigue duramente a quienes, formando parte de dichas misiones, abusan de su estatus e impunidad y cometen —como lamentablemente hemos visto en varias ocasiones— actos degradantes y violaciones contra mujeres y niñas.

(Aplausos)

 
  
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  Eva-Britt Svensson, för GUE/NGL-gruppen. – Herr talman! I fredsrörelser världen över är kvinnorna ofta initiativtagare och i majoritet. De har insett att bomber inte skapar fred. Tvärtom skapar militärt våld hat och krav på vedergällning samt självmordsbombare. En upptrappning av det militära våldet innebär också oerhörda, fasansfulla övergrepp på kvinnor och barn, vilket också detta betänkande visar.

Kvinnor har i fredsrörelsen visat på en annan och bättre väg, en väg av konfliktlösning och fredsskapande åtgärder. Jag tycker att betänkandet i stora delar pekar på denna annorlunda och bättre väg, vilket jag tackar föredraganden särskilt för.

Däremot visar punkterna 14–20 på en risk för ytterligare militarisering. Jag anser därför att dessa punkter skall tas bort, så att vi får ett betänkande som går kvinnornas och fredens väg, inte militariseringens.

 
  
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  Urszula Krupa, w imieniu grupy IND/DEM. – Panie Przewodniczący! Mając jedną minutę na wypowiedź na temat sprawozdania o sytuacji kobiet w konfliktach zbrojnych i ich roli w odbudowie i procesie demokratyzacji w krajach po zakończeniu konfliktów, chciałabym zaznaczyć, że warunkiem pozytywnej roli nie tylko kobiety w rozwiązywaniu konfliktów jest wysoki poziom rozwoju osobowego człowieka, który umożliwia mu pracę w rodzinie i dla jej rozwoju, wraz z wychowywaniem dzieci, ale także pozwala na dążenie do przestrzegania w innych społecznościach sprawiedliwości, bezpieczeństwa oraz zachowania godności człowieka, niezmiernie ważnego dla młodego pokolenia, narażonego szczególnie na urazy w czasie konfliktów zbrojnych. Ponadto rola kobiet jest tym bardziej uzasadniona, że kobieta, jako chroniąca życie, poprzez swój instynkt macierzyński jest szczególnie predysponowana do opieki i zażegnywania konfliktów poprzez swoje cechy łagodności, bezinteresowności, empatii wraz ze współczuciem dla drugiego człowieka oraz gotowością niesienia mu pomocy.

 
  
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  Amalia Sartori (PPE-DE). – Signor Presidente, anch'io intervengo su questo tema estremamente delicato che è stato affrontato con grande intelligenza e con grande attenzione dalla nostra collega. Anch'io mi soffermo su tre punti fondamentali che sono stati messi in luce dalla relazione e che desidero qui sottolineare.

Il primo riguarda i mali antichi della violenza in occasione delle guerre: credo che la modernità della risposta rispetto a questi mali antichi che tutti conosciamo e che non ricorderò neanche, può essere una sola, in una parola tolleranza zero da parte di tutto il mondo che si riconosce nella democrazia, quale il nostro.

Il secondo punto: tolleranza zero vuol dire tante cose, vuol dire durezza anche, nel perseguire questi reati e inaccettabilità di giustificazioni di qualsiasi tipo. Il secondo punto è invece più nuovo ed è quello che vede la donna stessa esercitare delle violenze. Questo può avvenire ancora una volta in parte come vittima, come nel caso delle donne kamikaze che spesso così sono ancora una volta usate, ma bisogna riconoscere che ci sono casi in cui le donne in nome del principio dell'uguaglianza hanno esercitato violenza come gli altri. In questo caso anche qui nessuna tolleranza, chiamiamola così, di genere.

C'è un terzo fatto che mi preme di più e che vorrei sottolineare con maggiore enfasi: quello di un ruolo tanto importante da arrivare addirittura a parlare di quote delle donne in tutta la vita politica, amministrativa, legata alle questioni di guerra. Vorrei vederle sedute a tutti i tavoli in cui si parla di pace e di ricostruzione. Io credo che la presenza delle donne in questo settore sia l'offerta di modernità e di democrazia che il nostro mondo può dare, la vera nuova offerta di novità.

 
  
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  Pia Elda Locatelli (PSE). – Signor Presidente, anch'io mi congratulo con la relatrice perché la sua relazione è davvero ben fatta. Io affronterò soltanto due punti.

Voglio sottolineare che la natura dei conflitti in questi anni è cambiata e tra i cambiamenti che si sono verificati uno dei più tragici è l'aumento della violenza sessuale contro le donne. Questo avviene perché le donne sono considerate portatrici di identità culturale e, dal momento che la violenza di genere porta in sé un messaggio sia simbolico che politico, la violenza di genere si è convertita in strategia di guerra.

Per questa nuova natura dei conflitti ci sono pochissimi meccanismi per proteggere le ragazze e le donne ed è perciò imperativo rafforzare la prevenzione, ma la prevenzione non si crea dal nulla. I passi concreti devono essere fatti e pensati e applicati attraverso un sistema di segnale di allarme preventivo e di risposta tempestivi. Le violenze di genere, lo stupro, la prostituzione relazionata alle forze armate sono indicatori preventivi di possibili conflitti, così come lo sono la diminuzione della presenza delle donne nella società civile e nei partiti politici, come si è visto come nel caso dell'Afghanistan.

Quindi, primo: l'importanza di questo sistema di allarme preventivo; secondo: è essenziale che le donne siano incluse in tutte le fasi del processo di costruzione di pace perché non siano imprigionate o lo siano meno degli uomini nei modelli tradizionali di comportamento conflittuale. Questo si deve fare, ma ancora non avviene e quindi noi chiediamo quote perché le donne siano presenti in tutti i processi di negoziazione di pace.

 
  
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  Hiltrud Breyer (Verts/ALE). – Herr Präsident! Sexualisierte Gewalt sowie Folter an Frauen und Mädchen sind Bestandteil jeder kriegerischen Auseinandersetzung. Doch Frauen und Mädchen sind keineswegs nur Opfer. Es gibt sehr viele Fraueninitiativen, die sich für Dialog, Frieden und Versöhnung stark machen. So sind Frauen auch Akteurinnen mit einem großen sozialen Potenzial, und die internationale Gemeinschaft muss alles tun, um diese Rolle zu stärken.

Meines Erachtens lautet die wichtigste Forderung der Resolution 1325: „Frauen müssen in den nationalen, regionalen und internationalen Institutionen und Mechanismen zur Verhütung, Bewältigung und Beilegung von Konflikten auf allen Entscheidungsebenen stärker vertreten sein“. Diese Forderung muss durch konkrete Zielformulierungen wie Quoten nachdrücklich durchgesetzt werden. Der Verzicht auf konkrete Quoten ist doch immer wieder eine Einladung zur Unverbindlichkeit und stärkt jene Kräfte, die Frauen, aus welchen Gründen auch immer, aus dem politischen Prozess heraushalten wollen.

Ich hätte mir gewünscht, dass die Kommission ganz konkret kurz- und langfristige Forderungen aufstellt, wie sie die Resolution umsetzt. Ein ganz wesentlicher Punkt ist auch, bei der humanitären Hilfe dem gender budgeting eine wichtige Rolle zukommen zu lassen. Da erwarte ich mir mehr an wirklich konkreten Maßnahmen, wie die Kommission diese Resolution konkret umsetzen will.

 
  
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  Godfrey Bloom (IND/DEM). – Mr President, I am very worried indeed about this report: it introduces the concept of positive discrimination. I have to say, as usual, that I have never heard so much nonsense talked in my life as I have today. Clearly, nobody here has any experience of the armed forces.

I spent a lot of time in the British Army and I am a member of the United Kingdom’s Armed Forces Committee. I can tell you that I have been at sea recently on board Her Majesty’s ships with women who are navigation officers, aviators, filling all sorts of very complex and senior roles within the British armed forces.

How would you feel if you were the captain of a ship and you have a navigating officer joining you who is a lieutenant commander and a female? Could you trust her or not? Is she there because she is good at her job, or is she there because she is part of a quota? Let us stop this silly nonsense from people with no experience of the armed forces at all!

 
  
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  Marie Panayotopoulos-Cassiotou (PPE-DE). – Monsieur le Président, je félicite sincèrement Mme la rapporteur pour son engagement dans le rapport d'initiative proposé à notre Parlement. Elle analyse méthodiquement la situation des femmes dans les conflits armés mais aussi leur rôle dans le processus de paix.

Le courage dont beaucoup de femmes font preuve face à l'adversité contredit le cliché qui présente les femmes comme étant les membres les plus vulnérables de la population dans les situations de conflit armé. Néanmoins, quand une guerre éclate, les femmes peuvent courir de grands dangers. Si certains de ces risques sont partagés avec l'ensemble de leur communauté, il est vrai que d'autres sont spécifiquement liés à leur condition de femmes. Des millions de femmes subissent les effets du cercle vicieux de la pauvreté, de la discrimination et du fanatisme et ce sont fréquemment elles qui souffrent le plus des conflits armés, en raison notamment d'inégalités préexistantes entre les sexes en matière d'alphabétisation, de santé et de revenus. La discrimination contre les femmes est à la fois une cause et une conséquence des privations dont elles sont victimes en temps de guerre.

Il est impératif que les travailleurs humanitaires conservent cela à l'esprit et fassent en sorte que les femmes soient directement consultées et étroitement associées à toutes les activités entreprises en leur faveur, pour qu'elles et leurs enfants puissent jouir pleinement de leur droit à la dignité et à l'intégrité de la personne humaine. La voix des femmes n'est toujours pas entendue aux tables des négociations de paix, leurs besoins et leurs intérêts ne sont pas pris en considération dans les traités de paix. Le rapport démontre que les actions mandatées par la plateforme de Pékin demeurent encore, dix ans après, sans effet. Il est clair que le sort des femmes touchées par les guerres ne peut être amélioré que s'il existe une volonté politique.

Madame la Commissaire, vous en faites preuve. Le gouvernement et les institutions internationales et régionales devraient promouvoir la participation des femmes dans tous les forums et activités de paix à tous les niveaux et il ne faut pas oublier qu'il est nécessaire de dispenser aux procureurs, juges et autres responsables une formation tenant compte des spécificités des genres.

 
  
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  Britta Thomsen (PSE). – Hr. formand, fru kommissær, kære kolleger! Det er en vigtig betænkning, vi vedtager i dag, og jeg er glad for, at der nu bliver sat fokus på emnet. Jeg er særlig glad for det fokus, der nu sættes på kvinder som fredskabere. I krige og konflikter er de første ofre de svageste: kvinder, børn og de ældre. Kvinder udsættes for uhyggelige overgreb som vold, voldtægt og ting, der er endnu værre. Men kvinder må ikke kun betragtes som ofre. Kvinder kan yde et vigtigt bidrag til at skabe fred, reintegrere børnesoldater og skabe politisk dialog mellem de stridende parter. Det er vigtigt, at vi sikrer tilstrækkelige midler til projekter, hvor kvinder kan spille en aktiv rolle som konfliktløsere. Det er vigtigt, at vi skaber et større samarbejde med lokale kvindeorganisationer, og det er vigtigt, at vi fastholder behovet for at integrere kønsaspektet i fredsforskning, konfliktforebyggelse og konfliktløsning.

Jeg vil gerne sige tak til fru De Keyser for denne vigtige betænkning og det flotte arbejde, hun har gjort, og jeg håber, at Kommissionen vil tage positivt imod betænkningen og sætte et konkret arbejde i gang straks, som forbedrer kvindernes situation i de væbnede konflikter.

 
  
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  Teresa Riera Madurell (PSE). – Señor Presidente, quiero agradecer a la ponente su trabajo en un tema especialmente sensible, porque, efectivamente, los conflictos armados afectan de una manera especial a las mujeres. La mayoría de refugiados y desplazados son mujeres, niños y niñas. Son las mujeres las que cargan con las necesidades familiares, enfrentándose a más peligros que los hombres, entre ellos, el de ser violadas. Este drama de las mujeres es común a todos los conflictos.

Pero quiero destacar aquí que muy probablemente no fueron mujeres quienes tomaron las decisiones que las llevaron a tal situación, porque donde se toman las decisiones en política de seguridad y en las mesas de negociación no hay prácticamente mujeres.

A pesar de las recomendaciones de la Plataforma de Acción de Beijing, a pesar de la Resolución 1325 del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas, que recomienda incluir a mujeres en todos los procesos de paz, y a pesar de que las mujeres sabemos mucho de dar, preservar y cuidar la vida, de luchar valientemente por la subsistencia, de negociar y pactar, paradójicamente la mayoría de ONG que desempeñan un papel activo en las negociaciones de paz y en los procesos de reconstrucción posconflicto están formadas por mujeres, a las que, desde las instituciones, debemos apoyar y ayudar; y debemos, también, tomar medidas para aumentar la presencia de mujeres donde se toman las decisiones que afectan a nuestro destino colectivo, porque, además, Señorías, la ausencia de mujeres evidencia un déficit democrático.

 
  
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  Benita Ferrero-Waldner, membre de la Commission. Monsieur le Président, Madame la rapporteur, tout d'abord, encore une fois un grand merci à vous, Madame De Keyser, pour ce rapport très complet mais aussi très équilibré. L'approche de la Commission, que j'ai expliquée en détail, s'y trouve aussi entièrement reflétée.

Un aspect clé généralement reconnu dans le débat était l'éducation et la formation. C'est un point fort dans notre approche et également dans les plans d'action de la politique de voisinage. Il faut former les femmes. Il faut les former dans la société afin qu'elles puissent y jouer leur rôle, un rôle plus politique, un rôle aussi dans les enceintes qui, finalement, mènent à des négociations de paix. Nous sommes en train de le faire, et ce pas seulement dans la politique de voisinage mais aussi, par exemple, en Amérique latine – ce dont on a parlé lors du sommet – et, de façon générale, dans le cadre du mainstreaming.

Dans ce contexte, je voudrais aussi mentionner que nous sommes en train d'organiser une conférence ministérielle euro-méditerranéenne qui traitera spécifiquement la question suivante: comment améliorer le rôle de la femme dans les sociétés de la région? À cet égard, les femmes doivent être elles-mêmes capables d'entrer dans des rôles beaucoup plus politiques. Une rencontre préparatoire aura déjà lieu dans deux semaines à Rabat.

En ce qui concerne la prévention, je suis absolument d'accord que les femmes doivent en bénéficier davantage. Une piste réaliste pourrait consister à encourager les parties qui négocient la paix, à associer beaucoup plus de femmes. C'est une piste beaucoup plus réaliste que de prévoir des quotas. Ce n'est pas à nous d'imposer des quotas, mais c'est à nous de dire aux parties: il faut aussi penser à l'autre moitié de la société que représentent les femmes. Je suis tout à fait d'accord d'étudier ce point plus en détail et plus en profondeur.

Enfin, dans notre nouvelle stratégie de développement, nous allons aussi mettre davantage l'accent sur la question de l'égalité des femmes et des hommes dans la coopération au développement.

 
  
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  Przewodniczący. Zamykam debatę.

Głosowanie odbędzie się dzisiaj o 11.00.

 
  
  

ΠΡΟΕΔΡΙΑ του κ. ΤΡΑΚΑΤΕΛΛΗ
Αντιπροέδρου

 
Pēdējā atjaunošana - 2006. gada 12. septembrisJuridisks paziņojums