Märksõnaregister 
 Eelnev 
 Järgnev 
 Terviktekst 
Menetluse etapid istungitel
Dokumendi valik :

Esitatud tekstid :

O-0079/2006 (B6-0322/2006)

Arutelud :

PV 05/07/2006 - 16
CRE 05/07/2006 - 16

Hääletused :

Vastuvõetud tekstid :


Arutelud
Kolmapäev, 5. juuli 2006 - Strasbourg Uuendatud versioon

16. Vastastikune teabemenetlus varjupaiga ja sisserände valdkondades - Sisserändajate integreerimine ELis - Euroopa Liidu sisserändepoliitika (arutelu)
PV
MPphoto
 
 

  Presidente. L'ordine del giorno reca, in discussione congiunta,

- la relazione presentata dall'on. Patrick Gaubert, a nome della commissione per le libertà civili, la giustizia e gli affari interni, sulla proposta di decisione del Consiglio che introduce una procedura di informazione reciproca sulle misure degli Stati membri nei settori dell’asilo e dell’immigrazione

[COM(2005)0480 - C6-0335/2005 - 2005/0204(CNS)] (A6-0186/2006),

- la relazione presentata dall'on. Stavros Lambrinidis, a nome della commissione per le libertà civili, la giustizia e gli affari interni , sulle strategie e i mezzi per l'integrazione degli immigrati nell'Unione europea [2006/2056(INI)] (A6-0190/2006),

- l'interrogazione orale degli onn. Martin Schulz e Martine Roure, a nome del gruppo PSE, alla Commissione, sulla politica di immigrazione dell'Unione europea (O-0061/2006 - B6-0311/2006),

- l' interrogazione orale dell'on. Ewa Klamt, a nome del gruppo PPE-DE, alla Commissione, sulla politica dell'Unione europea in materia di immigrazione

(O-0064/2006 - B6-0313/2006),

- l'interrogazione orale presentata dall'on. Jean Lambert, a nome del gruppo Verts/ALE, alla Commissione, sulla politica dell'Unione europea in materia di immigrazione (O-0070/2006 - B6-0318/2006),

- l'interrogazione orale dell'on. Jeanine Hennis-Plasschaert, a nome del gruppo ALDE, alla Commissione, sulla politica dell'Unione europea in materia di immigrazione (O-0073/2006 - B6-0319/2006) e

- l'interrogazione orale degli onn. Roberta Angelilli e Romano Maria La Russa, a nome del gruppo UEN, alla Commissione, sulla politica dell'Unione europea in materia di immigrazione (O-0079/2006 - B6-0322/2006).

 
  
MPphoto
 
 

  Patrick Gaubert (PPE-DE), rapporteur. – Monsieur le Président, mes chers collègues, Monsieur le Commissaire, des milliers d'immigrés perdent la vie en tentant de rejoindre notre continent européen. Ceuta, Melilla, Les Canaries, Lampedusa et Malte sont devenus des symboles dramatiques face à la gestion des flux migratoires, notamment en provenance du Sud de la planète. Depuis lundi, près de mille hommes ont essayé de débarquer et ont débarqué aux Canaries. L'Union européenne ne doit pas repousser le problème en dehors de ses frontières.

Les pays africains ne peuvent résoudre, seuls, le problème de la pression migratoire. Mes chers collègues, Monsieur le Commissaire, j'ai récemment dirigé une délégation de parlementaires européens aux Canaries. Il est vrai que l'Union européenne propose aide et protection aux frontières, mais il y a encore des hommes et des femmes qui jonchent les plages. La réunion organisée la semaine prochaine à Rabat sur la migration est un premier pas très encourageant. Enfin, des représentants des pays africains et européens vont discuter ensemble autour d'une table pour trouver des solutions.

La politique de codéveloppement que l'Europe mettra en place demain doit devenir plus efficace, plus intelligente et plus sécurisée, afin de nous assurer que les fonds alloués profiteront exclusivement aux populations. Si on aide efficacement les populations d'Afrique à rester chez elles en leur permettant de vivre décemment, nous éviterons ainsi de compter les cadavres sur les plages italiennes, maltaises ou espagnoles.

Dans un espace sans frontières intérieures, comme notre espace Schengen, la coordination et l'information entre les différentes politiques nationales d'immigration des vingt-cinq sont primordiales. La première étape importante, pour atteindre ce but, est d'améliorer l'échange d'informations entre les États membres.

Mon rapport concerne l'établissement d'une procédure d'information mutuelle dans les domaines de l'asile et de l'immigration. Chaque État membre doit communiquer aux autres États et à la Commission les mesures nationales qu'il envisage de prendre. Les points majeurs développés sont les suivants: tous les États membres devront fournir des informations concernant l'état actuel de leur législation nationale. Celles-ci constitueront donc une banque de données initiale qui nous sera utile afin de connaître les différentes politiques actuelles et comprendre les changements à effectuer par la suite.

Second point, le volet politique. La nouvelle procédure servira de lien permanent entre les administrations nationales. Il est important d'aller plus loin et d'ajouter un volet politique à ce niveau administratif. Ce sera le but de ce nouvel outil.

Dernier point que je souhaite évoquer: l'accessibilité au public. Le groupe des Verts a déposé des amendements visant à ouvrir le réseau au public. J'ai toujours été en faveur d'une plus grande transparence dans les procédures de décision, mais pas dans ce cas précis. Je m'explique: tous les textes législatifs déjà adoptés au niveau national sont naturellement rendus publics. Toutefois, les discussions politiques sur les futures mesures et les projets de loi en cours doivent rester confidentielles. Sinon les gouvernements refuseront de nous soumettre leurs projets en cours et d'en discuter avec nous et nous n'aurons jamais ces informations.

Pour clore la première partie de notre discussion commune, je souhaite remercier tous les rapporteurs fictifs avec qui j'ai travaillé de manière efficace ces derniers mois. J'espère que tous ensemble nous montrerons, lors du vote de demain, notre volonté de tendre vers une meilleure coopération entre les États membres au niveau européen.

Concernant l'intégration des immigrés, je tiens à féliciter notre collègue, M. Lambrinidis, pour son travail et sa volonté – j'insiste bien, sa volonté – de trouver des compromis entre tous les groupes politiques. La politique d'intégration représente un engagement réciproque des pays d'accueil et des ressortissants légalement résidents des pays tiers. Cet engagement est fait de droits et de devoirs pour les uns et pour les autres. On ne peut pas favoriser l'immigration sans avoir réuni les conditions d'un accueil humain en matière de travail, de logement et d'éducation des enfants.

Une politique d'intégration réussie passe donc par l'obtention d'un travail qui passe, lui, par la connaissance de la langue du pays d'accueil. Les immigrés doivent aussi avoir accès à des cours d'éducation civique, à des programmes sur l'égalité hommes-femmes, afin de mieux connaître les valeurs du pays d'accueil.

Les rapports présentés ce soir traitent des politiques d'immigration et d'intégration au sein de l'Union européenne. L'idée de cette discussion globale est particulièrement intéressante, car il est difficile de dissocier les deux. L'immigration et l'intégration des immigrés sont des sujets qui laissent rarement indifférent. Ces thèmes aussi sensibles sont au centre de multiples interrogations et débats qui mobilisent les gouvernements, les citoyens et les élus européens.

Mes chers collègues, Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la gestion des flux migratoires se fera au niveau européen, car nous devons construire, tous ensemble, une Europe plus sûre, plus prospère et juste.

 
  
MPphoto
 
 

  Σταύρος Λαμπρινίδης (PSE). – Κύριε Πρόεδρε, είμαι πεπεισμένος ότι η ομαλή ένταξη των μεταναστών στην Ευρώπη είναι μία πρόκληση αντίστοιχη με αυτήν την πετυχημένης διεύρυνσης της Ένωσης. Τα 40 και πλέον εκατομμύρια μεταναστών σήμερα στην Ένωση αποτελούν, άλλωστε, πληθυσμιακά ένα εικοστό έκτο κράτος μέλος.

Κι όμως, σε αντίθεση για τις πολιτικές για την ομαλή ένταξη των υποψήφιων προς ένταξη χωρών, η Ευρωπαϊκή Ένωση τα τελευταία χρόνια έχει διαθέσει σχετικά ελάχιστους υπαλλήλους και χρήματα για τη μεγάλη πρόκληση της ένταξης των μεταναστών.

Το Συμβούλιο της ΕΕ, προς τιμήν του, εξέφρασε ρητά τη δέσμευσή του για την ένταξη των μεταναστών στο Τάμπερε το 1999. Και ενίσχυσε αυτή τη θέση στη Σύνοδο Κορυφής της Θεσσαλονίκης επί Ελληνικής Προεδρίας το 2003. Επίσης, οφείλονται συγχαρητήρια προς την Επιτροπή και τον Franco Frattini προσωπικά για το εξαιρετικό κείμενο εργασίας για την ένταξη μεταναστών που εξέδωσαν πριν λίγους μήνες, με έμφαση στις κοινές βασικές αρχές του Groningen.

Αλλά η πραγματικότητα ακόμη ουδόλως ανταποκρίνεται στις προσδοκίες που έχουν δημιουργηθεί. Δυστυχώς, η Ένωση έχει παραλύσει εδώ και καιρό από την ευρέως διαδεδομένη άποψη ότι η ένταξη είναι τοπική υπόθεση και ότι, επομένως, η Ευρώπη δεν μπορεί συνολικά να την υποβοηθήσει.

Οι δράσεις για την ένταξη εδράζονται πράγματι σε τοπικό επίπεδο. Τα σχολεία, οι επιχειρήσεις, οι χώροι λατρείας και άλλοι φορείς μιας τοπικής κοινωνίας επιτελούν καθημερινά το επίπονο έργο της συνένωσης νεοαφιχθέντων και αυτοχθόνων. Ωστόσο, η ένταξη είναι πανευρωπαϊκή υπόθεση όσον αφορά τις επιπτώσεις της, ιδίως όταν αποτυγχάνει.

Έτσι, ενώ οι τοπικές, περιφερειακές και εθνικές αρχές πρέπει να καθορίσουν τα ακριβή μέτρα ένταξης σε κάθε περίπτωση, τα κράτη μέλη στο σύνολό τους πρέπει να σχεδιάσουν αποτελεσματικές στρατηγικές ένταξης των οποίων οι καρποί να προάγουν τα κοινά συμφέροντα της Ένωσης. Στην παρακολούθηση και αντικειμενική αξιολόγηση αυτών των προγραμμάτων μπορεί και πρέπει να γίνουν τα θεσμικά όργανα της Ευρωπαϊκής Ένωσης πολύ πιο ενεργά και ιδίως αποτελεσματικά.

Η έκθεσή μου τονίζει ότι η ένταξη των μεταναστών συνεπάγεται τόσο υποχρεώσεις όσο και δικαιώματα για τους μετανάστες αλλά και για τους πολίτες των κρατών μελών. Δεσπόζουσα θέση στις προτάσεις της έκθεσης κατέχει η ανάγκη να αρχίσουμε να διαβουλευόμαστε για τον τερματισμό της πολιτικής και κοινωνικής περιθωριοποίησης των μεταναστών και για την ενθάρρυνση της κοινωνικής, αλλά πρωτίστως ψυχολογικής τους ένταξης, να μην αισθάνονται δηλαδή εκ προοιμίου καταδικασμένοι στην περιθωριοποίηση.

Η γλώσσα της χώρας υποδοχής, τα ήθη, τα έθιμα και η λειτουργία των πολιτειακών θεσμών θα πρέπει να διδάσκονται σε όλους τους μετανάστες, ενώ παράλληλα η πολιτεία θα πρέπει να τους παρέχει τη δυνατότητα ελεύθερης έκφρασης της πολιτισμικής τους ιδιαιτερότητας και ισότιμη πρόσβαση σε εκπαίδευση, δουλειές, στέγαση κλπ.

Η έκθεση επισημαίνει, μεταξύ πολλών άλλων, τη σημασία υιοθέτησης μέτρων θετικής δράσης για την ένταξη μεταναστών στις εκπαιδευτικές και εργασιακές δομές των κρατών μελών καθώς και στις δομές των πολιτικών κομμάτων στα κράτη μέλη. Ζητεί από τα κράτη μέλη να εφαρμόσουν άμεσα, δίκαια και χωρίς απαγορευτικούς περιορισμούς τις υπάρχουσες οδηγίες εναντίον του ρατσισμού και της ξενοφοβίας, για την οικογενειακή επανένωση, την ίση μεταχείριση στην απασχόληση, το καθεστώς των επί μακρόν διαμενόντων.

Τονίζει τη σημασία της πρόβλεψης του δικαιώματος ιθαγένειας σε όλους τους επί μακρόν διαμένοντες μετανάστες και ιδίως στα παιδιά μεταναστών που έχουν γεννηθεί και μεγαλώσει ανάμεσά μας. Προτείνει στα κράτη μέλη να ορίσουν έναν υπουργό με συνολική συντονιστική ευθύνη για την ένταξη και έναν συνήγορο των μεταναστών.

Πρέπει οι χώρες της ΕΕ να υποδεχθούν περισσότερους μετανάστες; Αν ναι, πόσους και πώς; Όλοι γνωρίζουμε ότι το ερώτημα βρίσκεται στο επίκεντρο μιας ευρύτατης δημόσιας συζήτησης σε πολλά κράτη μέλη. Αντίθετα, η απάντηση στο ερώτημα αν θα πρέπει να επιδιώξουμε την ομαλή ένταξη των μεταναστών που ήδη ζουν και εργάζονται ανάμεσά μας είναι αυτονόητη.

Επιβάλλεται να γίνουν πλήρη μέλη των κοινωνιών μας. Ο,τιδήποτε λιγότερο θα υποδήλωνε ότι αποδεχόμαστε και προκρίνουμε μια κοινωνία με πολίτες πρώτης και δεύτερης κατηγορίας. Μια τέτοια πολιτική θα υπέσκαπτε τον κοινωνικό και οικονομικό ιστό των κοινωνιών μας. Με άλλα λόγια, θα ήταν άδικη και δεν θα συνέφερε κανέναν.

Κλείνοντας, θέλω να ευχαριστήσω θερμά όλες τις πολιτικές ομάδες, τους σκιώδεις εισηγητές και τους συντονιστές, ιδιαίτερα εσένα Patrick, merci beaucoup, γιατί ξέρω πόσο δύσκολο ήταν για όλους μας να προωθήσουμε αυτή την έκθεση. Ευχαριστώ όλους για τις σημαντικές σας τροπολογίες στην Επιτροπή Πολιτικών Ελευθεριών οι οποίες έκαναν αυτή την έκθεση πιο ισχυρή και πιο πλούσια. Ευχαριστώ τη Jannine ιδιαίτερα γι' αυτό.

Ξέρω ότι δεν ήταν πάντα εύκολο για όλους μας να βρούμε τους τέλειους συνδυασμούς αλλά προσπαθήσαμε και πετύχαμε πολλούς. Σας ευχαριστώ και πάλι.

 
  
MPphoto
 
 

  Ewa Klamt (PPE-DE). – Herr Präsident, sehr geehrte Damen und Herren! Die Europäische Union ist eine der sichersten und wirtschaftlich stärksten Regionen der Welt und folglich einem hohem Migrationsdruck ausgesetzt. Diesen Zustrom zu steuern, ist eine der Zukunftsaufgaben in Europa. Ziel unserer europäischen Zuwanderungspolitik muss sein, legale Migration zu steuern und gleichzeitig illegale Migration zu unterbinden. Denn nur durch die Eindämmung der illegalen Einwanderung entsteht Raum für eine legale, gesteuerte Migration.

In einer EU mit weitgehend offenen Binnengrenzen kann und darf die Zuwanderung nur unter Rücksichtnahme auf die anderen Mitgliedstaaten und in gemeinsamer Verantwortung geregelt werden. Dies hat unser Kollege Patrick Gaubert in seinem Bericht deutlich herausgestellt.

Die Unterstützung von Integrationsbemühungen ist ein weiterer wichtiger Bestandteil einer sinnvollen und kohärenten Migrationspolitik, wie der Bericht des Kollegen Lambrinidis zeigt. Allerdings hat die Kommission in ihrem — ich muss es sagen — hervorragenden Papier herausgestellt, dass die Europäische Union hierzu nur Rahmenbedingungen schaffen kann. Klar ist: Misslungene Integration frustriert nicht nur die Zuwanderer, sondern verringert die Akzeptanz für Zuwanderung in der Aufnahmegesellschaft erheblich.

So erstrebenswert eine wohl durchdachte Migrationspolitik ist, bereits heute und sofort muss den Grenzregionen in Europa geholfen werden. Die Bilder von Malta, den Kanarischen Inseln, Lampedusa, Ceuta und Melilla gehen uns alle an. Alle Mitgliedstaaten, die Kommission und das Europäische Parlament sind aufgerufen, den betroffenen Ländern bereits heute schnell und unbürokratisch zu helfen.

Die mittelfristigen Lösungen können nur in gemeinsamen Anstrengungen verschiedener Politikbereiche, wie der Innen- und der Außenpolitik sowie der Entwicklungszusammenarbeit gefunden werden. Die Zusammenarbeit mit und die Unterstützung für Transit- und Herkunftsländer sind ein Teil der Lösung. Wir, die Innenpolitiker, sind bereit, daran mitzuarbeiten.

 
  
MPphoto
 
 

  Manuel Medina Ortega (PSE). – Señor Presidente, hablo en nombre del Grupo Socialista para exponer la pregunta que han presentado en su nombre los diputados Schulz y Roure. Esta pregunta es complementaria a los informes que han elaborado los señores Gaubert y Lambrinidis sobre temas de inmigración. Quiero señalar que estos dos informes constituyen una contribución importante al problema de la inmigración.

La preocupación fundamental es que exista una política comprensiva de inmigración. Hasta ahora no tenemos sino retazos de políticas, esperemos que a partir de las resoluciones de la última Cumbre de Bruselas se pueda hacer esa política comprensiva.

Pero la política comprensiva de inmigración tiene que empezar por los países de origen. Es decir, ¿qué estamos haciendo desde la Unión Europea para impedir que la inmigración sea, en muchos de esos países, la única fuente de ingresos para sus habitantes? Esto es lo primero que tenemos que plantearnos.

En segundo lugar, partiendo de la base de que los problemas de los países en desarrollo no se van a poder solucionar a corto plazo, ¿qué medidas estamos tomando para proteger nuestras fronteras exteriores, incluyendo, como es lógico, una política de inmigración legal —que está prevista ya en el programa de La Haya desde diciembre de 2005—, de forma que se dé la posibilidad de que aquellos ciudadanos que quieran venir a trabajar a nuestra Unión, si hay puestos disponibles para ello, puedan hacerlo de una manera legal?

En tercer lugar, hay que pensar —como se acaba de decir en los informes anteriores— que en este momento, al no existir una política de la Unión en materia de inmigración, cada país tiene que soportar los costes y los esfuerzos de esa política. En este momento hay una serie de países fronterizos, y no sólo en el Sur de Europa, sino también en el centro de Europa, que están soportando una carga excesiva respecto de las atenciones que hay que prestar, por razones humanitarias, a estos inmigrantes ilegales.

Hasta ahora, los medios de que disponíamos eran mínimos. Al parecer, para este año solamente disponemos de unos 5 700 000 euros. Esperemos que, con la aprobación de las perspectivas financieras, a partir del 1 de enero de 2007, dispongamos de medios adicionales. Asimismo, hay que tener en cuenta que estos inmigrantes no son unos seres extraterrestres, no son robots, no son máquinas, son personas que tienen que vivir en sociedad, que tienen necesidades familiares y afectivas que han de ser atendidas.

Y, sobre todo, lo que no puede permitir Europa es que dentro de ella haya dos clases de ciudadanos: los que —como ha dicho un sector de la extrema derecha francesa— son de souche, es decir, de origen europeo, y aquellos que no lo son, porque eso, como hemos visto recientemente, es la fuente de una serie de problemas sociales que son muy difíciles de resolver.

Hay que integrar a los inmigrantes en nuestras sociedades. No se les puede mantener fuera de la corriente central de nuestra sociedad. Un inmigrante, los hijos de los inmigrantes y los nietos de los inmigrantes, tienen derecho a vivir como personas, en igualdad de condiciones con el resto de los ciudadanos de la Unión.

Hay que pensar también que el flujo de la inmigración no tiene porque ser completamente irreversible. El corazón de todo inmigrante alberga el deseo de volver a su país de origen. ¿Qué estamos haciendo nosotros para que el inmigrante tenga la posibilidad de mantener el enlace con su país de origen, para que pueda volver a su país de origen sin tener luego que recurrir a estos horrorosos procedimientos de inmigración ilegal, para que su estancia fuera de su país de origen sea considerada nada más que como una etapa transitoria, de modo que, al volver, pueda enriquecer la sociedad del país de origen?

Es algo que, en algunos países de la Unión Europea, como, por ejemplo, España, Italia, Portugal y Grecia, se hizo en una época en la que la estancia en el extranjero era simplemente un procedimiento para volver otra vez al país de origen y fortalecer su economía.

Espero que el Comisario Frattini nos ayude a este respecto —tenemos una gran tarea por delante— y que las instituciones de la Unión, la Comisión, el Consejo y el Parlamento, puedan desarrollar esta necesaria política de inmigración, tan fundamental en este momento.

 
  
MPphoto
 
 

  Jeanine Hennis-Plasschaert (ALDE). – Voorzitter, alle prachtige woorden van de Raad zoals vastgelegd in het programma van Tampere en herbevestigd in het Haags programma, hebben tot op de dag van vandaag tot zeer weinig geleid. Schoorvoetend en op basis van de laagste gemene delers zet Raad zo nu en dan een heel klein stapje. Tot mijn grote spijt schittert de Raad zelfs ook nu tijdens dit minidebat door afwezigheid.

Het is duidelijk dat de nationale agenda's de Europese agenda op dit punt flink ondermijnen. Maar let wel, tot die Europese agenda hebben lidstaten zich wel degelijk verbonden. Dat er een commissievoorstel nodig is om de lidstaten beter te laten samenwerken op het punt van de informatie-uitwisseling, is tekenend voor de passiviteit van de lidstaten als het gaat om de totstandkoming van een gemeenschappelijk asiel- en immigratiebeleid. Die informatie-uitwisseling is, zoals Patrick Gaubert net al zei, van groot belang en simpelweg noodzakelijk.

De immigratieproblematiek is anno 2006 een van de grootste uitdagingen en dat zal voorlopig zo blijven. Met het versterken van de buitengrenzen alleen redden we het niet en dat moet ook niet onze bedoeling zijn. Commissaris Frattini heeft dat ook al eerder aangegeven en een veelomvattend pakket van maatregelen gepresenteerd. Raad én Commissie zullen dan ook onverkort en in snel tempo werk moeten maken van alle ambitieuze voornemens.

Ten laatste in het jaar 2010 moet het gemeenschappelijke asielbeleid tot stand gebracht zijn, de uniforme asielprocedure en de uniforme asielstatus waardoor degenen die recht hebben op bescherming, deze ook krijgen. Er moet dus spoedig een gemeenschappelijk Europees terugkeerbeleid tot stand komen - waarbij ik wel wil opmerken dat iedereen, legaal of illegaal, recht heeft op een respectvolle en waardige behandeling - : bewustmakings- en informatiecampagnes in de landen van herkomst en transit, het afsluiten van associatie- en samenwerkingsovereenkomsten met die landen, het creëren van een duidelijke link tussen het immigratiebeleid en het te voeren ontwikkelingsbeleid en, zeer belangrijk, de snelle introductie van een Europese green card.

Mijn vragen staan op papier. Die zal ik hier omwille van de tijd dan ook niet herhalen. Wel verwacht ik een duidelijk antwoord, zeker in verband met de passerellebepaling. Politieke moed impliceert immers dat je over de juiste instrumenten moet beschikken om daadwerkelijk gestalte te geven aan je overtuigingen.

 
  
MPphoto
 
 

  Jean Lambert (Verts/ALE). – Mr President, I should like to speak briefly on the issue of integration. We know from a number of pieces of research and projects done under the Equal Programme – not least the strand on asylum-seekers – that the message coming through very clearly is that integration starts on day one for new arrivals and it starts the day before for host communities. We have a whole range of good practice there that we should be drawing on, so that this becomes a process that gives us as many wins as possible. That also means realising that for some parts of the world, migration is part and parcel of development policy.

I think we all agree that people who want to migrate should do so as a matter of free choice. We know, however, that large numbers of illegal people are actually people who have overstayed their visas; they have not entered illegally. We also know that there are large numbers of people who are semi-compliant, because rules are not clear or are difficult to access.

Until we start looking at the development aspect of this issue, it will be like squeezing a balloon: if you apply pressure somewhere, you just get a different shape somewhere else. Therefore, we need to look at this very seriously, and Member States need to stop complaining and start cooperating on a common migration system.

We also need to beware of the commodification of people. When I look at the policies of some Member States that are now considering drawing unskilled workers from new Member States and not using third-country nationals, I am not sure what message that sends out. Indeed we know that for people from some of the poorest countries, access to work in the European Union is crucially important to their country’s development, and the remittances that go back can be up to eight times the amount of aid that we are putting in. We know that people are pulled towards rich countries when inequality is most acute.

I am interested in how the Commission is going to approach the development aspect and trade policies, to ensure that our policies move in a coherent way instead of pulling against each other all the time.

 
  
MPphoto
 
 

  Franco Frattini, Vicepresidente della Commissione. Signor Presidente, onorevoli deputati, ho raccolto molti suggerimenti dalle relazioni e dalle questioni proposte e per questo ringrazio vivamente i due relatori e tutti gli autori degli altri documenti discussi oggi.

Nel mio intervento cercherò di definire le linee guida dell'azione che la Commissione sta sviluppando anche perché tutti gli onorevoli parlamentari sanno che solamente sei o sette mesi fa vi erano molti dubbi all'interno dei Consigli europei sulla dimensione realmente europea e non nazionale della grande sfida della gestione globale dei flussi migratori.

Il dato politico più importante, che molte volte viene ricordato ma qualche volta viene dimenticato, è che, da novembre-dicembre dello scorso anno, finalmente il Consiglio europeo ha espresso una voce comune, cioè ha riconosciuto, sviluppando quella che fu l'intuizione di Salonicco 2003, che l'immigrazione richiede un approccio globale e questo approccio globale non può che essere europeo. E' un passo politico di indubbio peso e oggi noi siamo chiamati ad attuare il piano d'azione.

Questo piano d'azione si traduce in una serie di iniziative concrete che voi conoscete perfettamente: sono le proposte che la Commissione ha presentato negli scorsi mesi e che sono in parte oggetto delle relazioni e delle questioni da voi proposte. Ad esempio, uno dei principi chiave per l'azione europea è il principio di solidarietà tra gli Stati membri dell'Unione. Tale principio implica molte cose: in primo luogo significa che gli Stati membri si impegnano a sostenersi reciprocamente qualora uno di essi sia sottoposto ad una pressione migratoria particolare.

Il secondo aspetto del principio di solidarietà è proprio quello a cui è dedicata la relazione dell'onorevole Gaubert che ho molto apprezzato. E' una relazione che nasce da una proposta che io formulai nel 2005 quando mi resi conto della necessità di rendere più stabile quella reciproca informazione preventiva di ciascuno Stato membro che legittimamente volesse adottare iniziative nel campo dell'immigrazione, quando queste iniziative abbiano un impatto sugli altri Stati membri. Rendere stabile un meccanismo di consultazione è un altro modo per applicare il principio di solidarietà. Non dobbiamo dimenticare che, quello che avviene all'interno dei confini di ciascuno Stato, ha delle ripercussioni sugli altri Stati, questo è il meccanismo di reciproca consultazione ed informazione.

Accetto con piacere tutte le proposte della relazione dell'onorevole Gaubert, ivi comprese delle proposte aggiuntive come quella di un dialogo politico permanente a livello ministeriale e anche quella di avere un rapporto annuale – che la Commissione è ben lieta di presentare ogni anno a questo Parlamento – sul funzionamento di questo meccanismo. E' stato detto da chi mi ha preceduto: "Perché questo meccanismo funzioni occorre fiducia reciproca tra gli Stati membri". Se non c'è fiducia reciproca noi potremo scrivere le regole, ma le regole resteranno solo sulla carta". Occorre quindi esercitare una persuasione politica nei confronti degli Stati membri, spiegando loro che, se non comunicano, se non informano gli altri Stati in un reale spirito di condivisione europea, una volta potrà, come si dice italiano, "andar bene ad uno ma un'altra volta andrà male". Quindi conviene a tutti essere sempre totalmente trasparenti e questo è lo spirito della relazione dell'onorevole Gaubert che condivido.

Quali sono le grandi linee comuni della politica europea dell'immigrazione? In primo luogo, una sfida che deve essere globale ed europea. In secondo luogo – ed è l'aspetto più innovativo – un ruolo dell'Unione europea sulla scena internazionale come attore unico, ad esempio e soprattutto, nelle aree geografiche vicine, mi riferisco anzitutto all'Africa, all'area del mediterraneo, ai nostri vicini dell'Est: queste sono le tre grandi aree geografiche dove l'Europa deve concretamente esercitare un'azione politica come attore unico per avere una voce sola.

All'interno di questa sfida politica quali sono le cose da fare? Innanzitutto, affrontare a livello europeo le cause profonde che portano all'immigrazione. L'onorevole Lambert ha appena affermato molto correttamente che: "Dobbiamo trasformare un'immigrazione frutto della disperazione in un'immigrazione frutto delle scelte delle persone che, liberamente, decidono di andare a vivere e a lavorare nell'Unione europea, ma che non sono costrette a fuggire perché nei loro paesi c'è la povertà, perché non c'è l'acqua potabile, o perché l'ambiente è distrutto. Allora cosa fare? Orientare le politiche europee di aiuto allo sviluppo verso delle strategie che affrontino la carenza di sviluppo locale. Ad esempio organizzare interventi mirati nei paesi di origine dei flussi migratori, per promuovere gli investimenti e la ristrutturazione del sistema agricolo o del tessuto ambientale, molto spesso devastato e degradato.

Stiamo pensando a dei progetti da finanziare insieme alla Banca mondiale per usare le rimesse degli immigrati regolari e investirle nella loro patria – sempre se lo vorranno ovviamente. Ma qual è l'ostacolo? Molto spesso gli immigrati non hanno accesso al credito bancario e allora a tal proposito, vogliamo promuovere dei servizi di credito più disponibili ad investire, ad esempio, in una piccola o media impresa in un paese di origine. Stiamo sviluppando dei progetti di cosiddetto microcredito proprio per favorire la ripresa di tanti punti di investimento nei paesi di origine.

Questo lavoro avrà uno sviluppo politico globale, rappresentato dal contributo dell'Europa, che io mi auguro parlerà davvero con una voce sola, alla sessione di settembre delle Nazioni Unite che comunemente viene definita High Level Dialogue on Migration and Development. Tale sessione avrà luogo a margine dell'Assemblea generale delle Nazioni Unite, è una sessione in cui si metterà a fuoco il rapporto tra immigrazione e sviluppo dei paesi di origine e l'Europa presenterà – mediante una proposta che io presenterò tra qualche giorno prima della pausa estiva alla Commissione – un documento strategico, contributo della Commissione europea a questa riflessione che è, credo, il primo tema al quale ci dobbiamo rivolgere.

Il secondo tema è la lotta al traffico di esseri umani, come accennato dall'onorevole Klamt. Voi saprete che ormai il traffico di esseri umani è una delle maggiori fonti di reddito per una criminalità organizzata senza scrupoli. Abbiamo ormai delle informazioni molto chiare sui flussi di traffico, sull'origine dei trafficanti e addirittura sulla tariffa che viene chiesta a ciascuno dei disperati che vengono trasportati senza neanche garanzia di arrivare vivi. In media i trafficanti chiedono a queste persone disperate una cifra enorme, tra i millecinquecento e i duemilacinquecento dollari ciascuno senza nemmeno la garanzia, di arrivare vivi dall'altra parte del Mediterraneo.

E' chiaro che la lotta al traffico di esseri umani deve andare di pari passo con la protezione delle vittime del traffico e quindi con il tema delle vittime vulnerabili, delle donne immigrate, dei bambini vittime del traffico di immigrati clandestini.

Credo che a tal proposito si debba considerare, perché bisogna farlo, anche una politica di rimpatrio come azione europea nei confronti di coloro che non possono restare in quanto sprovvisti di titolo sul territorio europeo. Ritengo che si debbano organizzare delle azioni europee di rimpatrio fissando con le organizzazioni delle Nazioni Unite degli standard di rispetto individuale, non solo dei diritti, ma anche della dignità di queste persone che debbono sì essere rimpatriate, ma debbono essere rimpatriate nell'assoluto rispetto di quegli standard stabiliti dalle convenzioni internazionali.

In questo ambito stiamo lavorando agli accordi di riammissione. In questo momento abbiamo delle sfide molto ambiziose, quali quella di concludere al più presto con il Marocco e poi con l'Algeria degli accordi di riammissione ancora una volta europei, e non più bilaterali tra Stato e Stato per aumentare questa dimensione politica dell'Europa.

Il terzo tema è l'immigrazione legale che io vedo come un'opportunità, e non certo come un pericolo. E' evidente che nell'ambito dell'immigrazione legale noi dobbiamo rispettare le regole nazionali. Basti ricordare ad esempio, che persino nel trattato costituzionale che firmammo a Roma, avevamo chiarito che il numero degli immigrati che possono entrare in ogni paese è determinato a livello nazionale, ma, detto questo, a mio avviso sono necessarie delle regole comuni sull'ammissione degli immigrati legali e condivido pienamente l'opinione di chi ha detto: "Non chiediamo e non reclutiamo soltanto immigrati lavoratori altamente specializzati perché così rischiamo con il brain drain di impoverire i paesi di origine". Il nostro intento è piuttosto quello di favorire la circolazione perché è chiaro, come qualcuno ha detto, che molti immigrati desiderano tornare nel loro paese di origine, nella loro patria e noi dobbiamo aiutarli in questo.

Ma poi in Europa occorrono lavoratori stagionali, lavoratori nell'agricoltura, lavoratori in tanti settori che non sono altamente specializzati ma che servono e quindi possiamo limitarci solo agli ingegneri, ai medici o ai ricercatori, perché in questo modo si causerebbe un impoverimento dei paesi di origine.

Il quarto tema è l'integrazione, l'onorevole Lambrinidis sa quanto io apprezzi il suo lavoro, e in modo particolare questa relazione perché finora, l'integrazione non è stata considerata per quello che effettivamente è: un elemento inscindibile dalla politica migratoria. Mi permetto di dire: "Sarebbe irresponsabile accogliere immigrati senza integrarli perché si finirebbe con l'aumentare la loro frustrazione, il loro senso di isolamento".

E proprio a tal proposito, le nostre proposte prevedono che ci si concentri sui settori chiave, sui diritti civili, sugli alloggi, sull'educazione, sul lavoro ovviamente regolare e non clandestino. Abbiamo proposto, e lo stiamo mettendo in funzione, un forum europeo permanente per l'integrazione e in tale forum avranno una parola importante i governi locali. Per quanto tempo abbiamo dimenticato i sindaci, i governatori delle regioni, le associazioni della società civile? E se parliamo di integrazione non possiamo pensare solo alle capitali degli Stati membri. Il forum europeo per l'integrazione si occuperà proprio di questo aspetto e io spero nel sostegno di questo Parlamento per approvare il Fondo europeo per l'integrazione. Non è un fondo che sostituisce le politiche nazionali, ma le ad essere più efficienti.

Il quinto tema è l'immigrazione illegale. Sto per promuovere un'iniziativa che la Commissione dovrebbe approvare il 19 luglio su alcune linee guida per l'immigrazione illegale. In primo luogo ritengo che nei paesi di origine si debba promuovere una vera e propria strategia di educazione e di comunicazione. Gli aspiranti immigrati non sanno quali siano le regole quando arrivano in Europa, non conoscono la lingua, non conoscono le opportunità di lavoro, non conoscono le leggi dei paesi europei che, invece dovranno rispettare e allora perché non pensare, ed è una delle proposte, a dei corsi di formazione professionale, a dei corsi linguistici nei paesi di origine che l'Europa può incoraggiare e anche cofinanziare per preparare un'immigrazione legale e necessaria. E' evidente che, se vogliamo sconfiggere l'immigrazione illegale, dobbiamo sconfiggere il lavoro nero, perché il lavoro nero è sfruttamento ed è anche un fattore attrattivo per nuova immigrazione illegale.

Sesto tema, le misure urgenti di prevenzione e sostegno concreto agli Stati membri in maggiore difficoltà. La missione alle Isole Canarie è decisa, tredici Stati membri hanno accettato di partecipare, metteranno a disposizione mezzi navali e aerei per il pattugliamento della costa atlantica davanti alle Isole Canarie. Partirà poi una seconda missione europea per aiutare Malta e per il pattugliamento mediterraneo. Credo che si tratti di azioni che, per la prima volta e lo sottolineo ancora, sono sotto il coordinamento dell'Agenzia Frontex, cioè dell'Europa. Non sono azioni di singoli Stati membri che si uniscono ma c'è un'Agenzia europea che coordina i lavori.

Si tratta di misure urgenti di pattugliamento e non solo, sono anche misure di salvataggio delle vite umane in mare perché l'aspetto umanitario di questa immane tragedia, è che noi ogni settimana nel Mediterraneo, nel mare del mio paese, vediamo gente morire in mare e molto spesso non riusciamo nemmeno a recuperarne i corpi. Quindi sono azioni anche queste assolutamente indispensabili.

Infine il settimo tema, l'aiuto ai paesi di origine e di transito degli immigrati. Dobbiamo dare aiuti concreti, dobbiamo lavorare con loro e mi permetto di dire in uno spirito che sostituisca il solito tono delle relazioni internazionali, con un vero e proprio partenariato. Sto per partecipare alla Conferenza di Rabat che avrà luogo lunedì e martedì della prossima settimana, proprio in Marocco. In occasione di questa conferenza, per la prima volta i paesi africani e l'Europa si incontreranno per elaborare un piano d'azione comune.

Io credo che in seguito occorrerà creare uno strumento per il monitoraggio costante delle iniziative che adotteremo da qui a qualche giorno e che poi sarà necessario un secondo incontro, questa volta con l'egida dell'Unione africana. Ritengo che il futuro sia l'Unione africana e l'Unione europea mediante un programma strategico. Penso che questo possa davvero fare la differenza.

 
  
  

IN THE CHAIR: MR McMILLAN-SCOTT
Vice-President

 
  
MPphoto
 
 

  Δημήτριος Παπαδημούλης (GUE/NGL), Εισηγητής της γνωμοδότησης της Επιτροπής Απασχόλησης και Κοινωνικών Υποθέσεων. – Τον τελευταίο καιρό γίναμε όλοι μάρτυρες της αποτυχίας πολλών ευρωπαϊκών κοινωνιών να ενσωματώσουν τους μετανάστες. Βιώσαμε τις εκρηκτικές συνέπειες του κατακερματισμού του κοινωνικού ιστού. Επιβάλλεται λοιπόν να πάρουμε μέτρα τόσο σε εθνικό και περιφερειακό όσο και σε ευρωπαϊκό επίπεδο που να γεφυρώσουν το χάσμα μεταξύ μεταναστών και κοινωνιών αποδοχής.

Η Επιτροπή Απασχόλησης αποφάσισε να ζητήσει από τα κράτη μέλη να θεσπίσουν ένα ασφαλές νομικό καθεστώς και μία κατοχυρωμένη δέσμη δικαιωμάτων που να συνδράμουν αυτή την εξέλιξη:

- να υπογράψουν και να επικυρώσουν τη σύμβαση των Ηνωμένων Εθνών του 1990, η οποία αναγνωρίζει δικαιώματα σε όλους τους μετανάστες ανεξαρτήτως του νομικού τους καθεστώτος,

- να αποτρέψουν την κοινωνική υποβάθμιση και να υιοθετήσουν δέσμη ξεκάθαρων νομικών κανόνων για όλους τους διακινούμενους εργαζόμενους,

- να πάρουν μέτρα που να προωθούν την εκπαίδευση και την πληροφόρηση των μεταναστών για τα κοινωνικά και εργατικά τους δικαιώματα,

- να κατοχυρώσουν ατομικές άδειες παραμονής και εργασίας και να ενισχύσουν την πληροφόρηση και συμμετοχή των κοινωνιών υποδοχής στη διαδικασία ενσωμάτωσης.

Χαίρομαι, διότι η έκθεση του συναδέλφου Λαμπρινίδη υιοθετεί πολλές από αυτές τις ιδέες της Επιτροπής Απασχόλησης.

 
  
MPphoto
 
 

  Barbara Kudrycka, w imieniu grupy PPE-DE. – Panie Przewodniczący! Przede wszystkim pragnę pogratulować obu sprawozdawcom, panom: Gaubertowi i Lambridinisowi, za podjęcie działań w zakresie wypracowania zasad wspólnej, nowoczesnej polityki imigracyjnej Unii Europejskiej. Takie wspólne działania powinny pomagać w rozwiązywaniu nie tylko problemów z najnowszymi falami imigracji, ale również pomagać w integracji dzieci imigrantów, które już urodziły się w Europie.

Aby przejść od słów do czynów, potrzebne jest nie tylko dobre prawo i wzajemna wymiana informacji, ale przede wszystkim fundusze. Dlatego dobrze się stało, że poza funduszem uchodźców i funduszem przeznaczonym na zabezpieczenie granic zewnętrznych, ustanowiono fundusz powrotu oraz integracji imigrantów. Jako sprawozdawca tych funduszy chcę podkreślić, że udało nam się przezwyciężyć wątpliwości, co do podstawy prawnej funduszu integracyjnego i tak sformułować decyzję ustanawiającą ten fundusz, by móc osiągnąć jednomyślność, co do jego powstania.

Można to uznać za sukces Parlamentu. Pozostaje jedynie nieznaczny opór kilku państw, które notabene mają znaczne problemy w dziedzinie integracji imigrantów, co tym bardziej czyni ich stanowisko niezrozumiałym. Dlatego dobrze się stało, że pan Lambridinis przygotował rezolucję w sprawie integracji imigrantów. Jednak również ten projekt budzi pewne kontrowersje. Przede wszystkim jest to kwestia praw politycznych imigrantów. Przyznanie praw politycznych, w tym prawa do głosowania w wyborach lokalnych to decyzja, która zgodnie z zasadą subsydiarności leży w gestii państw członkowskich i w większości z nich uwarunkowana jest posiadaniem obywatelstwa danego państwa. Jako Parlament mamy oczywiście prawo kierowania zaleceń politycznych, ale musimy pamiętać, że nie można postulować wprowadzenia do porządków prawnych państw członkowskich tego typu przepisów.

Jeszcze jedną ważną sprawą jest fakt, że nie możemy dopuścić do tego, aby pozycja prawna obywateli nowych państw członkowskich w zakresie dostępu do rynków pracy, usług, edukacji i mieszkań w krajach tak zwanej „starej piętnastki” była gorsza od sytuacji legalnych imigrantów z krajów trzecich. Pamiętajmy proszę, również o tych, którzy już zintegrowali się z Unią Europejską w maju 2004 roku.

 
  
MPphoto
 
 

  Claude Moraes, on behalf of the PSE Group. – Mr President, our country is out of the World Cup, so we can stay here for as long as we wish!

I congratulate the Commissioner for taking the time to attempt to act on the Commission communication of September 2005 and to give us real policies with which we can progress.

Of course the Council has to be a willing partner too and we are hoping that the Finnish Presidency might repeat the discussions at the Tampere Council, which were extremely progressive. I hope we see evidence of that.

The Lambrinidis report is a progressive and positive addition to the new debate on integration in this House. It is positive for a series of reasons. The rapporteur does not just look at all the fashionable ideas on integration in the different parties; he tries to look at what works. This is too serious a subject now for us not to look at the models that actually work. He says we should share best practice, which we are not currently doing. He talks about implementation of the directives that will make integration work, such as the race equality directives. He talks about money, about the very little we spend on integration, given the disproportionate results, the disproportionate economic and social benefits we would get from spending on the kinds of projects the Commissioner talked about, whether language or other integration projects.

All these things are important, but ultimately we should stop thinking that integration is not for the European Union. Integration is for the European Union; not just the sharing of best practice, looking at the best models of integration, but the political will of this House to provide local support for those people who believe that integration will benefit society, benefit the economy and ultimately create harmony in the EU.

Mr Lambrinidis has produced a report that takes us one step forward. Let us hope that further initiatives come from this House, that the Commission remains strong and that the Council will join us in this struggle.

 
  
MPphoto
 
 

  Ona Juknevičienė, ALDE frakcijos vardu. – Pirmiausia noriu pasveikinti, aišku, ataskaitų pranešėjus už jų nuostabų darbą ir džiaugiuosi, kad šiose ataskaitose yra nemažai minčių, kurioms pritarė Darbo ir socialinių reikalų komitetas, balsuodamas dėl mano parengtos nuomonės migracijos ir vystymo klausimais.

Bendrija priima vis daugiau emigrantų iš beveik visų besivystančių Azijos, Afrikos, Lotynų Amerikos šalių ir kol kas mažai tikėtina, kad šio reiškinio mastas mažės. Kadangi neturime visa apimančios Bendrijos darbo rinkos vystymo strategijos, tame skaičiuje ir migracijos besivystančių šalių, šis pranešimas dalinai užpildys esančią spragą. Nesant Bendrijos bendros migracijos srautų reguliavimo politikos ir kai nacionalinis teisinis reguliavimas yra netinkamas, susidaro sąlygos nelegaliai migracijai, žmonių išnaudojimui, prekybai žmonėmis ir kitiems nusikaltimams. Tokių atvejų yra ir Lietuvoje. Žmonės bėga iš Lietuvos, kai tuo tarpu darbdaviai prašo imigrantų iš trečiųjų šalių.

Ataskaitoje sakoma, kad imigracija iš besivystančių šalių padės spręsti darbo rinkos Bendrijoje klausimus. Taip pat sako, kad migrantai padės vystyti savo šalis siųsdami ten pinigus. Dalinai tai tiesa, bet aš manau, kad tai yra gana siauras požiūris ir darbo problema išliks tol, kol varžysim laisvą darbuotojų judėjimą pačioj Bendrijoj, kol nespręsim problemos kompleksiškai, bet ne fragmentais. Norint padėti skurstančių šalių vystymuisi, Bendrijos skirtus pinigus, kaip ir vice-pirmininkas pasakė, turime nukreipti ne maisto produktams ir ne biudžeto finansavimui, o pirmiausia smulkaus verslo ir darbo vietų kūrimui. Tuomet žmonės turės darbą ir jie patys pasirūpins savo šalių vystymusi.

 
  
MPphoto
 
 

  Hélène Flautre, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, (hors micro) Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, conférence initiée par le Maroc, la France et l'Espagne, suite aux événements tragiques de Ceuta et Melilla. Les drames se succèdent. Selon certains rapports, trois mille personnes seraient mortes durant ces derniers mois en tentant de joindre les îles Canaries. Les discussions se focalisent pourtant, non pas sur le devoir de protéger les personnes, mais une fois de plus, sur le contrôle, la fermeture, voire la militarisation des frontières. Pourtant, et tous les rapports en attestent, la majeure partie des déplacements de population se font vers les pays du Sud, et non pas vers ceux du Nord, et le nombre de demandes d'asile en Europe a diminué de moitié ces quinze dernières années.

L'Union et ses États membres conditionnent de plus en plus l'aide au développement. Pas plus tard que la semaine dernière, un journal sénégalais titrait: "L'Europe ferme nos frontières". Cette stratégie met doublement en danger la vie des personnes, celles dont la seule chance de survie est de quitter leur pays, et celles qui sont obligées de prendre de plus en plus de risques pour entrer en Europe. La liberté de circulation, plus particulièrement celle de quitter son pays, est pourtant consacrée par les normes internationales.

L'absurdité de cette politique apparaît au grand jour lorsque l'on sait que les revenus envoyés par les travailleurs migrants vers leur pays d'origine équivalent au double de l'aide publique au développement. Plutôt que de garantir le respect des droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile, notamment le droit d'accès aux procédures d'asile, le principe de non-refoulement, ou encore le droit à une vie privée et familiale, l'Europe multiplie les stratégies visant à transférer cette responsabilité vers les États tiers. Pire, les États n'hésitent pas à violer leurs propres obligations, par exemple en renvoyant, dans le cadre d'accords de réadmission, des personnes vers des pays où leur sécurité n'est pas assurée. Le projet de création de zones dites de "protection régionale" dans des pays comme la Biélorussie relève également de cette logique.

Enfin, les États européens participent activement à la banalisation de la politique d'enfermement des migrants et des demandeurs d'asile, allant jusqu'à financer des centres fermés dans des pays tiers, tels que la Libye ou la Mauritanie. L'Union européenne doit d'urgence revoir sa politique, se mettre à l'écoute de la société civile subsaharienne, d'Afrique du Nord et européenne. Un grand nombre de membres de ces sociétés civiles étaient réunis à Rabat, la semaine dernière, et ont adopté des recommandations qui mériteraient d'être prises en considération.

 
  
MPphoto
 
 

  Giusto Catania, a nome del gruppo GUE/NGL. Signor Presidente, onorevoli colleghi, credo che il problema dell'Europa non sia determinato dai flussi migratori, il problema vero non sono le persone che arrivano sul nostro territorio, bensì il grande numero di persone che non riesce ad arrivare in Europa, coloro che muoiono nel Mar Mediterraneo e nell'Oceano Atlantico.

Ho sentito il Commissario Frattini ribadire la necessità di pattugliare le nostre coste. Io ritengo che bisogna pattugliarle esclusivamente per evitare che la gente muoia in mare, perché i numeri relativi agli arrivi sono dei numeri irrisori: nel primo semestre del 2006 alle isole Canarie sono arrivati 9000 immigrati, a fronte degli 8 milioni di turisti che arrivano ogni anno sulle isole. Quello determinato dai flussi migratori non mi sembra un impatto demografico molto alto, pertanto dovremmo evitare di parlare di invasione degli immigrati e dovremmo provare ad articolare una politica comune per gli ingressi degli immigrati.

L'Europa ha invece adottato una politica comune repressiva, che istituisce centri di detenzione amministrativa, una politica comune per l'espulsione di massa spesso determinata dai vertici del G5, una logica di esternalizzazione delle frontiere che, pare, sarà il tema centrale di discussione al prossimo vertice di Rabat.

Sono del parere che dovremmo cambiare radicalmente la strategia, pensando ad un'integrazione vera, partendo dalla necessità di istituire un'identità meticcia per l'Europa, e pensare anche a una cittadinanza di residenza, a un permesso di soggiorno per cercare lavoro, a un'armonizzazione del diritto d'asilo e al diritto di voto per i gli immigrati. Credo che questa nuova modalità di intendere l'immigrazione possa aiutare l'Europa nel suo processo costituente.

 
  
MPphoto
 
 

  Sebastiano (Nello) Musumeci, a nome del gruppo UEN. – Signor Presidente, Signor Commissario, onorevoli colleghi, mi rendo conto che il problema della immigrazione clandestina nel Mediterraneo, visto da qui, da Strasburgo o da Bruxelles, dal cuore del continente europeo possa apparire a molti una questione marginale, una questione da affrontare con il linguaggio freddo e formale della burocrazia e con la complicità della politica comunitaria che a volte sa essere cinica e ipocrita.

Ma chi come me vive giorno e notte in Sicilia, cioè nella punta più avanzata dell'Europa verso il Mediterraneo, non ha difficoltà a denunciare tra le felpate mura di quest'Aula, quello che è un vero e proprio dramma umano: solo lo scorso anno, Signor Commissario, sulle coste siciliane sono arrivati oltre 20.000 immigrati clandestini, cioè il doppio di quanti ne siano sbarcati negli ultimi due anni in tutte le coste europee bagnate dal Mediterraneo. Ogni giorno centinaia di arrivi, lo stesso calvario, la stessa via crucis. I naufragi al largo e poi i cadaveri portati dalle correnti marine sulle spiagge siciliane.

E' una tragedia che vede protagonisti e vittime giovani, donne e bambini in fuga dai loro paesi, alla ricerca di un sogno che nessuno potrà mai realizzare: dapprima il racket degli esseri umani e poi, ai pochi che riescono a sfuggire ai controlli di polizia, li attende una vita di stenti, sofferenze, privazioni e sfruttamenti e questa tragedia si consuma in terrirorio europeo e cosa fa in risposta l'Europa ? Risponde con ritardo e in maniera debole.

Soltanto nel dicembre scorso il Consiglio europeo di Bruxelles ha proposto una serie di generiche azioni da realizzare nel 2006 e ha invitato la Commissione a coordinarne la realizzazione. Ma le risorse finanziarie sono poche – si dice –, e quelle aggiuntive non possono arrivare prima del 2007. Troppo poco signor Commissario: serve un'azione decisa e le sue dichiarazioni di stasera ci autorizzano ad alimentare ancora il diritto alla speranza. Lei è noto per essere una persona d'azione decisa e concreta, la invitiamo a darcene un'ennesima e ulteriore dimostrazione.

 
  
MPphoto
 
 

  Johannes Blokland, namens de IND/DEM-Fractie. – Voorzitter, in het debat over immigratie staan gevoel en rede soms op gespannen voet met elkaar. Dat was recent ook op de Nederlandse televisie te zien. De journalist Sorious Samura reisde mee met illegale immigranten, vanuit Marokko naar Ceuta, daarna naar het Spaanse vasteland en vandaar via Frankrijk naar Londen. Het beeld dat de kijker kreeg was ontluisterend.

Hoe moeilijk de levensomstandigheden ook waren, de grensovergang was al erg vaak gemakkelijk genomen. Met betaalde hulp van mensensmokkelaars bleek bijna alles mogelijk en eenmaal vrij uit de opvang kan de immigrant ook het land van aankomst verlaten. Het perspectief is echter een leven in de illegaliteit. Dat is uitermate ongewenst. Daarom dienen de mensensmokkelaars aangepakt te worden. Hun handelingen moeten strafbaar worden gesteld en zij moeten vervolgd worden.

Ik heb twee vragen aan commissaris Frattini. We worden overspoeld met informatie over immigranten die aankomen op de Spaanse eilanden. Informatie over de aanpak van de betrokken smokkelaars en de kapiteins van de boten is echter schaars. Dit staat in tegenstelling tot de aanpak van mensenhandel over land, waarbij inmiddels veroordelingen zijn uitgesproken. Welke mogelijkheden ziet u om op korte termijn een start te maken met de aanpak van mensenhandel over zee naar de Europese Unie? En is het mogelijk om met behulp van de deskundigheid van Frontex actief de organisaties aan te pakken die mensen naar bijvoorbeeld de Canarische eilanden en Spanje vervoeren?

 
  
MPphoto
 
 

  Carlos Coelho (PPE-DE). – Senhora Presidente, Senhor Vice-Presidente da Comissão, Senhoras e Senhores Deputados, não é a primeira vez que neste plenário defendo a necessidade de existir uma política europeia de imigração legal - por razões humanitárias e económicas - e que urgem medidas que reforcem a luta contra a imigração ilegal e o tráfico de seres humanos. As duas propostas que nos são apresentadas são importantes e úteis.

Gostaria de referir-me primeiro à do colega Lambrinidis e dizer ao Comissário Frattini que a proposta da Comissão é muito positiva e bastante equilibrada, mas receio que o relator tenha ido um pouco longe demais nalguns pontos, designadamente sob o ponto de vista dos direitos políticos. A integração dos imigrantes tem que ser prosseguida, mas não podemos esquecer que é um caminho com duas vias: os países anfitriões têm que fazer um esforço para os integrar, mas os imigrantes também têm que fazer a sua quota-parte nesse esforço de integração. Concordo com o colega Lambrinidis que é lamentável que ainda se mantenha o processo de consulta e a exigência de unanimidade em todo o domínio da imigração legal e concordo com a recomendação para a utilização da cláusula de passerelle prevista no Tratado, de forma a conferir ao Parlamento Europeu poderes de co-decisão.

Quero sublinhar também a importância do relatório do colega Gaubert, que pretende estabelecer um sistema de informação via web sobre estas matérias. Embora a implementação de iniciativas de integração se faça ao nível local, é global nas suas implicações. As dificuldades de um Estado-Membro em definir e aplicar as suas políticas de integração têm consequências noutros Estados-Membros, ao nível social e económico. É assim do interesse da União que os Estados-Membros implementem estratégias de efectiva integração, cujos resultados sirvam os interesses comuns. Pode e deve caber à União acompanhar e comparar os resultados relativos aos esforços de integração de forma a contribuir para a rápida adopção das melhores técnicas.

 
  
MPphoto
 
 

  Józef Pinior (PSE). – Panie Przewodniczący! Ludność imigrancka staje się w coraz większym stopniu częścią społeczeństw europejskich. To wielkie dobro Europy. Imigranci przyczyniają się do tworzenia gospodarczego, społecznego i kulturowego bogactwa Unii Europejskiej. Mówię te słowa w Parlamencie Europejskim w okresie trwających Mistrzostw Świata w piłce nożnej, kilka minut po półfinałowym meczu między Francją i Portugalią. Popatrzmy na drużyny krajów Unii Europejskiej, reprezentacje, które są drużynami wieloetnicznymi ukazującymi różnorodność, siłę i dumę dzisiejszej Unii.

Sukces integracji imigrantów w Unii Europejskiej zadecyduje w dużym stopniu o pozycji Europy na rynku globalnym, o sukcesie projektu europejskiego. Pragnę zwrócić uwagę na następujące kwestie: na poziom polityczny integracji - prawdziwa integracja ludności imigranckiej w Europie może dokonać się na nowym fundamencie tożsamości prawno-politycznej, na fundamencie konstytucji europejskiej, która będzie gwarantowała tworzenie się we wszystkich grupach społecznych w Europie tożsamości europejskiej, ponad i obok tożsamości narodowej. Ponadto poziom prawny integracji oraz specjalne fundusze europejskie będą gwarantowały godną integrację wszystkich grup społecznych w Unii Europejskiej. W tej sprawie potrzebna jest odwaga i wizja przywódców europejskich oraz obywateli Unii Europejskiej.

 
  
MPphoto
 
 

  Tatjana Ždanoka (Verts/ALE). – Mr President, I should like to congratulate Mr Lambrinidis on his excellent report. The Verts/ALE Group fully supports its main ideas. The proposal to call on Member States to encourage political participation by immigrants is particularly important.

We believe that long-term resident immigrants should have the right to vote in local and municipal elections. It is regrettable that not all political groups fully support such measures, without which, in our opinion, immigrants will remain politically and socially isolated. The Commission should therefore undertake a legal review of Member States’ current practices in this area.

We shall all have the opportunity to see how the local elections are conducted in our host city, Brussels. All non-EU citizens who have lived there without interruption for five years will have the right to participate. I hope that event will be an example of good practice, to be adopted by all Member States in their election laws.

 
  
MPphoto
 
 

  Κυριάκος Τριανταφυλλίδης (GUE/NGL). – Κύριε Πρόεδρε, η μετανάστευση δεν είναι μάστιγα και η πολυπολιτισμικότητα αποτελεί μια πραγματικότητα την οποία οφείλουμε όχι να ανεχθούμε αλλά να καλωσορίσουμε, και όχι με λόγια αλλά με πράξεις.

Μη προσπαθώντας επαρκώς για την υπερπήδηση των εμποδίων που αντιμετωπίζουν συμπολίτες που είναι μετανάστες, και προβάλλοντας εμπόδια σε μετανάστες που επιδιώκουν τη νόμιμη είσοδό τους στην επικράτεια της Ένωσης, βάζουμε τροχοπέδη στην ίδια την πρόοδο.

Είναι σημαντικό βέβαια, μιλώντας για ένταξη, να είμαστε ξεκάθαροι ως προς το τί εννοούμε. Προς τί θα έπρεπε να στοχεύουμε; Η ουσιαστική ένταξη δεν πρέπει να ερμηνεύεται ως ενσωμάτωση και πλήρης αφομοίωση των μεταναστών ούτε όμως και ως προσφορά προνομίων που να συντηρούν και να διατηρούν ένα διακριτικό καθεστώς που πιθανόν να ενισχύσει ρατσιστικές και ξενοφοβικές συμπεριφορές.

Ο στόχος της ένταξης προϋποθέτει μια σχέση αμφίδρομης προσφοράς και διαλόγου, ανταλλαγής και αλληλεπίδρασης, κατανόησης και αλληλοσεβασμού των πολιτών της Ευρώπης στο σύνολό τους. Είναι αδύνατον, χωρίς τη διασφάλιση ίσων ευκαιριών πρόσβασης στην εργασία, σε δημόσια εκπαίδευση και δημόσιο σύστημα υγείας, μέσα σε ένα περιβάλλον που να μην χαρακτηρίζεται από διαχωρισμούς ανάμεσα σε μετανάστες και μη, οι πολίτες της Ευρώπης, ανεξάρτητα καταγωγής, να καρπωθούν στο σύνολό τους την ευημερία ενός ανεπτυγμένου κοινωνικά και οικονομικά χώρου.

Ταυτόχρονα, είναι καθήκον μας να διασφαλίσουμε ότι οι μετανάστες, ως πολίτες της Ένωσης, θα μπορούν να συμμετάσχουν σε όλα τα επίπεδα και δραστηριότητες της πολιτείας, συμπεριλαμβανομένου του δημοκρατικού πολιτειακού δικαιώματος του εκλέγειν και εκλέγεσθαι.

Κλείνοντας, αυτό το οποίο θέλω να υπενθυμίσω σε όλους είναι ότι η ένταξη δεν είναι μόνο στόχος για τους μετανάστες αλλά και καθήκον κάθε ευρωπαίου συμπολίτη τους.

 
  
MPphoto
 
 

  Derek Roland Clark (IND/DEM). – Mr President, any society needs an influx of fresh blood, but there is the question of the impact of newcomers on society.

Before the growth of the public services and infrastructure that we now demand, large numbers of immigrants were easily absorbed, but now they place an enormous strain on public services. In well-developed countries, massive immigration from undeveloped regions intensifies the problem. Some unskilled workers find it difficult to get a job and become a burden on the welfare state. But we should not try to attract skilled people from undeveloped countries, because they are badly needed there to improve their own economies.

Once we saw Vietnamese boat people fleeing oppressive regimes. Now we see West Africans taking to boats and hazarding the Atlantic to seek a better life. That is due, at least in part, to the EU, as powerful fishing fleets armed with licenses granted by the votes of this House plunder their waters, reducing people already badly off to abject poverty.

Migration is mainly economic and the pressure to migrate decreases as the prosperity of undeveloped countries improves. We must help those economies, both as a duty and to reduce migration. Third World countries do not need a handout. They need expert help to build their infrastructures and sources of employment. Above all, they need to trade.

If communities can sell their produce outside their own backyard, they make progress. Unfortunately, for all its fine words, the EU stands in the way, consumed with protecting European producers. The EU’s high tariff barriers cruelly shut out the Third World from trade highways.

 
  
MPphoto
 
 

  President. Since the next speaker is Polish, I should report that this morning I heard that the United Kingdom has 500 000 Polish workers now. They are doing a marvellous job.

 
  
MPphoto
 
 

  Jan Tadeusz Masiel (NI). – Panie Przewodniczący! Europa od dawna potrzebuje wspólnej polityki imigracyjnej opartej – podobnie jak w Stanach Zjednoczonych – bardziej na kontroli, niż na pomocy w integracji.

Uważam, że kraje Unii Europejskiej okazały do tej pory zbyt wiele cierpliwości i pomocy w integracji, zwłaszcza dla emigracji muzułmańskiej, jednak bez większych rezultatów. Przeciwnie, daną szansę wykorzystali i lepiej zintegrowali się imigranci np. z Azji.

Nadszedł czas, by od imigrantów zacząć więcej wymagać. To oni muszą chcieć i starać się o własną integrację, i wtedy będzie ona bardziej skuteczna, a nie tylko nadużywać naszych systemów pomocy i stwarzać często brak poczucia bezpieczeństwa w naszych krajach. Nowym kryterium legalnej imigracji powinny być również potrzeby kraju przyjęcia, jak to proponuje ostatnio Francja.

 
  
MPphoto
 
 

  Agustín Díaz de Mera García Consuegra (PPE-DE). – Señor Presidente, señor Frattini, le felicito a usted, pero sólo a usted. Veamos algunos aspectos identificados. La Unión Europea detecta el problema y se alarma ante cada situación crítica visible: Lampedusa, Ceuta, Melilla, Malta o Canarias. Pero no se dota de las políticas comunes necesarias para prevenir o gestionar adecuadamente los flujos migratorios, ni los legales, ni, mucho menos, los ilegales.

Los países del Sur añaden el drama a la presión y a la violación de fronteras de la Unión. Los muertos son tantos que no se pueden cuantificar con rigor. He dicho mil veces que esta gran cuestión tiene cinco aspectos esenciales interrelacionados: la inmigración legal, la ilegal, el asilo, la integración y la protección subsidiaria.

Ahí hay que incluir las causas remotas y próximas: el origen y el tránsito, la pobreza estructural y las llamadas irresponsables, que se traducen a todas las lenguas pobres con la peligrosa frase «al final, antes o después, papeles para todos». Y, mientras, ¿cómo asistimos a este espectáculo de incompetencia y de incapacidad? Le daré dos ejemplos; le diré lo que va a pasar este fin de semana.

Mañana y pasado mañana en Bruselas el Consejo a nivel técnico dirá que ha empezado a discutir el reparto por países de los tres nuevos fondos de integración: el de control de fronteras, el de repatriación de ilegales y el de integración. Pero, ¿qué ocurre? Mientras tanto, España, Grecia y los Países Bajos se pelean por los criterios de reparto: presión migratoria, kilómetros de fronteras o número de entradas por el aire. Discusiones inútiles: no se discute de fondos, se discute de fonditos. Esta mañana el diputado Millán Mon ha dicho que en las perspectivas financieras de cada 100 euros sólo se asignan 50 céntimos a inmigración. Ésa es la gran denuncia. Ésa es la gran verdad.

Otro ejemplo negativo, señor Presidente, es que, también pasado mañana, el Consejo –que critico con fuerza– dará como respuesta un enfoque global de la inmigración. Eso será todo lo que propondrá el Consejo: un enfoque global.

Por último, señor Frattini, es muy importante comprometer a los países de origen y a los países de tránsito, es muy importante que el señor Solana vaya a esos países de origen y a esos países de tránsito. FRONTEX no es la solución. FRONTEX es un bebe recién nacido. FRONTEX no hará nada sin los Carabinieri o sin la Guardia Civil. Por lo tanto, ninguna autocomplacencia y toda la exigencia común ante este gravísimo problema.

 
  
MPphoto
 
 

  Louis Grech (PSE). – Ġimagħtejn ilu f'Malta, kellna influss ta' madwar erba' mitt emigrant illegali fi spazju ta' tlett ijiem. Dan huwa ekwivalenti għall-wasla ta' madwar tmenin elf emigrant ġewwa l-Ġermanja fuq tlett ijiem.

Fl-istess ġimgħa kellna nċidenti vjolenti bejn il-pulizija u madwar erba' mitt emigrant li ħarbu miċ-ċentri fejn kienu qed joqogħdu. Ikun superfluw li noqogħdu nagħmlu kantaliena ta' argumenti u bl-atitudni biex infissru l-kriżi li din it-traġedja umana fuq il-pajjiżi nvoluti kif ukoll fuq id-dinjità ta' l-emigranti. Dawn iż-żewġ ġrajjiet fihom infushom, għandhom ikunu aktar minn biżżejjed biex juru l-qagħda splussiva li ninsabu fiha.

Din hija problema Ewropea, l-ebda pajjiż ma hu kapaċi jkampa mà din it-traġedja aħseb u ara pajjiż miniskulu bħal Malta li qed iġġorr piż wisq aktar milli jiflaħ. Ħlief għal xi inizzjattivi li ttieħdu dan l-aħħar minn Kummissarju Frattini, l-Unjoni ma tantx trattat din il-kwistjoni b-urġenza u b-impenn li jixirqilha, kif ukoll bil-fondi u l-għajnuna loġistika meħtieġa. Nistennew ukoll ir-reviżjoni tar-regolament ta' Dublin II. L-Unjoni għamlet ftit u dak li wettqet għamlitu tard, meta wieħed jara li l-Unjoni ma tantx għamlet progress biex tindirizza l-imigrazzjoni illegali, wieħed jibda jiddubita kemm se taġixxi b'mod konkret dwar l-imigrazzjoni llegali.

Apprezzajna li l-Presidenza Finlandiża għamlet l-imigrazzjoni prijorità. Nisperaw li mill-kliem ngħaddu għal fatti biex bħal ma qal il-President Barroso dalgħodu stess, inbidlu l-"gear" biex forsi fl-aħħar ngħattu mir-riflessjoni għall-azzjoni.

 
  
MPphoto
 
 

  Miguel Portas (GUE/NGL). – Caros Colegas, concordamos que a escala nacional não resolve os problemas levantados pelos fluxos migratórios. A Europa tem faltado ao encontro com os imigrantes que a procuram. A União trata de capitais e da circulação de mercadorias, mas não de quem vê na Europa o sonho de uma vida digna. Apoio, por isso, uma maior transparência, bem como o sentido geral das propostas do colega Stavros Lambrinidis.

A imigração é um facto social total. Diz tudo sobre nós. Mas não haja ilusões: o Sul virá sempre para Norte e tanto mais quanto o Norte não se encontrar com o Sul. A imigração não é um caso de polícia. Só há um critério justo para as nossas escolhas: o respeito pela dignidade humana. A Europa não pode falar de direitos humanos se não os pratica na sua própria casa. Com uma mão fechamos o Mediterrâneo e o preço é a morte no mar, com a outra deixamos milhões sem papéis e o preço é uma sociedade atravessada por um muro invisível, que separa os cidadãos dos não cidadãos. Eis o que é preciso mudar, que os futebolistas não sejam uma excepção.

 
  
MPphoto
 
 

  Andrzej Tomasz Zapałowski (IND/DEM). – Panie Przewodniczący! Tocząca się dyskusja na temat integracji imigrantów w Unii Europejskiej jest skutkiem dotychczasowej polityki imigracyjnej.

Otwarcie się na masowy napływ ludności pochodzący z kręgów innej cywilizacji, która w przeważającej większości zakłada, iż nie będzie się integrować z ludnością i z państwami, do których przybywa, jest szaleństwem. Może to doprowadzić w przyszłości w wymiarze wieloletnim do destabilizacji sytuacji społecznej na kontynencie, a nawet – w pewnych okolicznościach – do tragedii. Wielorasowe i wielokulturowe społeczeństwa to społeczeństwa wielokonfliktowe. Każda osoba, która przybywa do obecnego państwa, winna przyjąć, iż jest gościem. Jeżeli chce się osiedlić na stałe, musi przyjąć tradycję i kulturę kraju osiedlenia, oczywiście swoją kulturę i zwyczaje może pielęgnować.

Błędem dotychczasowej polityki jest fakt, iż ograniczono przez lata imigrację ludności z krajów Europy Wschodniej, która to ludność w wymiarze kulturowym jest tożsama z resztą Europy. My w Polsce rozpaczamy, iż tak duża rzesza młodych ludzi wyjeżdża za granicę, ale to Europa Zachodnia po II wojnie światowej zostawiła tę część Europy na pastwę komunistów. Przez kilkadziesiąt lat nie mieliśmy możliwości normalnego rozwoju gospodarczego.

 
  
MPphoto
 
 

  James Hugh Allister (NI). – Mr President, sustained immigration is a fact for many Member States, and when managed, it has aided economic output, although it would be foolish to deny that, on occasions, problems of a social or other nature ensue.

I should like to take the opportunity of this debate to condemn unreservedly a series of racist attacks that have occurred in my constituency of Northern Ireland. Decent people do not want any part of that, and I deplore what has happened in regard to some recent incidents.

I have three points to make in this debate. First, the control of immigration policy is, I believe, properly a national issue and should not become an EU competence; otherwise, national governments cannot exercise the controls necessary to their situation. Second, it is imperative that immigrants integrate and do not become a debilitating state within a state. Hence, in the United Kingdom I support Chancellor Gordon Brown’s calls for a willingness and for procedures to embrace Britishness. My third and final point is that with three million illegal immigrants in the EU, this issue has to be robustly tackled, not least because of its association with the odious practice of human trafficking. It is not acceptable for some countries to engage in so-called regularisation of their illegal immigrants and thereby qualify them for free movement to other Member States.

 
  
MPphoto
 
 

  Simon Busuttil (PPE-DE). – Sur Kummissarju, inti taf illi l-ġimgħa li għaddiet is-sitwazzjoni f'Malta bl-influss ta' immigranti irregolari, aggravat b'mod allarmanti. F'dgħajsa waħda biss waslu mitejn u sitta u sittin persuna. S'issa, din is-sena diġà waslu elf persuna u għadna fil-bidu tas-Sajf.

Jekk l-affarijiet jibqgħu sejrin hekk in-numru li waslu s-sena li għaddiet, li kienet diġà sena rekord, jista' jirdoppja. Inti taf Sur Kummissarju, li proporzjonalment elf persuna f'Malta huma daqs li kieku waslu mitejn elf fil-Ġermanja, mitejn diġà fil-bidu tas-Sajf. Din hija l-gravita tas-sitwazzjoni. Inti taf ukoll Sur Kummissarju, li l-immigranti mhux Malta jridu jaslu, imma fl-Ewropa Kontinentali. Tant hu hekk, li biex tidħol din id-dgħajsa b'mitejn u sitta u sittin persuna, l-Forzi Armati ta' Malta kellhom siegħat sħaħ jippruvaw jikkonvinċuhom jidħlu Malta. Jiġifieri, jaslu Malta għax jiġu salvati mill-Forzi Armati ta' Malta f'missjonijiet ta' salvataġġ, kif għandu jkun, dan hu li jfisser solidarjetà, kif semmejt tajjeb inti stess Sur Kummissarju, dan hu li Malta qed tfisser Solidarjetà, imma x'solidarjetà qiegħda tintwera mà Malta ?

Il-ġimgħa li għaddiet seħħet rewwixta, kif semma l-kollega tiegħi u erba' mitt immigrant ħarbu minn ċentru ta' ditenzjoni f'dimostrazzjoni lejn l-uffiċ ċju tal-Prim Ministru Malti, biex jitolbu li jintbagħtu f'pajjiż ieħor Ewropew. Quddiem din is-sitwazzjoni l-poplu Malti qed jistaqsi, x'qed tagħmel l-Unjoni Ewropea ? X'qed tistenna biex tiċċaqlaq ?

B'dispjaċir ngħid li minkejja li naf li inti personalment sensittiv ħafna għas-sitwazzjoni ta' Malta, s'issa l-Kummissjoni kellha aktar kliem milli azzjoni. Ħafna pjani u ftit riżultati, u r-riżultati li qed nistennew b'urġenza huma tnejn. It-trażżin immedjat ta' l-influss ta' immigranti u li l-piż jinqasam bejn kulħadd b'mod aktar ġust.

 
  
MPphoto
 
 

  Stefano Zappalà (PPE-DE). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, non sono Maltese, però, nel prendere atto che la commissione per le libertà pubbliche sta facendo un magnifico lavoro, mi rammarico che non sia presente la Presidenza finlandese, che ha cominciato oggi il suo turno di lavoro e, forse per la partita, forse per l'orario o forse per disattenzione (visto che tra i temi della Presidenza finlandese c'è l'immigrazione), non è presente. Non posso quindi che rivolgermi al Commissario Frattini, il quale è certamente l'espressione più importante di questa Unione europea che si sta interessando a questo problema.

Ho avuto il piacere e l'onore di guidare alcune visite in vari paesi. Questa sera vorrei dare al Commissario Frattini un messaggio in maniera che lo trasmetta, e spero anche che qualche funzionario del Consiglio ne prenda nota e lo riferisca alla Presidenza finlandese. Non vorrei fare un discorso di tipo programmatico o di tipo politico: "capisco tutto, mi rendo conto di tutto".

Malta, Commissario Frattini, non è quella che si dice, perché qui giustamente i colleghi maltesi fanno i confronti con la Germania, l'Italia, la Spagna ecc., mentre lì ci sono persone detenute ingiustamente. Oggi in quest'Aula abbiamo parlato di tante cose, questa grande Unione europea valuta i diritti di tutti, anche degli attentatori, tranne quelli di migliaia di persone che sono detenute a Malta. Su queste persone ho tante di quelle lettere e SMS che potrei scrivere un romanzo.

Commissario Frattini, se questo Consiglio europeo, questa Unione europea, non vuole essere veramente ipocrita per quanto riguarda Malta, deve portare via quella gente detenuta lì, da mesi, da anni.

Malta non è nelle condizioni di poter risolvere il problema. L'Unione europea, i paesi grandi, si facciano carico di portare via quei 2-3000 individui che stanno vendendo Malta e ne stanno facendo un paese xenofobo, che, tra l'altro, si sta pentendo di essere entrato nell'Unione europea. Evitiamo questo problema. Faccia in maniera che quei detenuti siano trasferiti da Malta ad altri paesi molto più grandi dell'Unione europea.

 
  
MPphoto
 
 

  David Casa (PPE-DE). – Għaddew kważi diġa tlett xhur minn mindu dan il-Parlament approva riżoluzzjoni importanti ferm. Ir-riżoluzzjoni kienet telenka l-problemi li Malta qiegħda taffaċċja minħabba l-immigrazzjoni illegali. Riżoluzzjoni li kienet toffri soluzzjonijiet plawsibbli u din ir-riżoluzzjoni sfortunatament ġiet injorata kemm mill-Kummissjoni kif ukoll mill-Kunsill tal-Ministri.

Il-problema li għandna quddiemna llum hija ħafna iktar akuta u kritika minn dak in-nhar, sfortunatament l-isforzi tal-Kummissjoni s'issa kienu minimi ħafna u kważi mingħajr effett u ma nistgħux ngħidu li rajna xi passi pożittivi minn dak iż-żmien l'hawn. Qegħdin inħabbtu wiċċna mà żbarkamenti ta' klandestini kuljum. Is-soluzzjoni m'hijiex li nibnu aktar ċentri ta' detenzjoni għaliex inkunu qegħdin nirriduċu liċ-ċkejkna Malta f'ħabs enormi. Irridu li l-Ewropa tiffaċċja r-responsabilitajiet tagħha, irridu li l-Kummissjoni tittratta lil kull pajjiż fuq il-meriti tiegħu u m'għandix dubju li minħabba ċ-ċokon tagħna, l-problema ta' Malta hija l-aktar waħda gravi u fi bżonn ta' aktar u mmedjata attenzjoni.

Ġejna mwiegħda azzjoni konkreta iżda rrid ngħid illi ftit li xejn sar, pereżempju f'April inti wegħidtna sorveljanza marittima fir-reġjun, illum ħadt pjaċir nisimgħek tgħid illi din il-kwistjoni ġiet riżolta però minn meta Sur Kummissarju se jibdew dawn il-"patrols" madwar il-kosti tagħna fil-Mediterran ? Bil-konsegwenza, illi kif qal il-kollega tiegħi Louis u l-kollega tiegħi Simon, dawn l-aħħar ġimagħtejn daħlu f'Malta aktar minn erbat elef klandestin. L-ekwivalenti ta' sittin elf fl-Italja, jew inkella ta' tmenin elf fil-Ġermanja. U dan is-Sajf għadu jibda, aħseb u ara Sur Kummissarju la tispiċċa s-sena f'liema stadju se nkunu qedgħdin ninsabu. Illum smajtek tgħid bi pjani li ġew approvati għal Spanja li hu tajjeb però Malta qed tgħid illi se tkun it-tieni fażi, meta se tibda t-tieni fażi, meta jkun tard wisq Sur Kummissarju ?

Iva l-poplu Malti bir-raġun dan qed jarah kliem fieraħ, għaliex qed igħid fejn hi s-solidarjetà li tant nitkellmu dwarha ? Kif nippretendu li dan il-piż enormi qed iġġorru Malta waħedha u meta se ngħaddu verament minn dan il-ħafna kliem sabiħ għal fatti. Il-poplu Malti huwa frustat u bir-raġun għaliex is-sitwazzjoni hija allarmanti. Dan hu l-mument tal-verità. Dan hu l-mument li l-Kummissjoni u l-Kunsill għandhom jagħtu prova lil pajjiżi żgħar bħal Malta mhux qiegħdin jiġu diskriminati mill-Unjoni Ewropoea.

 
  
MPphoto
 
 

  Franco Frattini, Vicepresidente della Commissione. Signor Presidente, onorevoli deputati, gli onorevoli parlamentari maltesi hanno ragione: abbiamo dovuto fronteggiare una serie di situazioni in parallelo, ma loro sanno che recentemente una missione tecnica della Commissione si è recata a Malta e ha avuto contatti con il governo locale.

Come ho già detto, stiamo raccogliendo la disponibilità degli Stati membri per far partire la missione per il pattugliamento intorno alle coste maltesi; abbiamo finora otto Stati membri che hanno dato la loro disponibilità a partecipare a questa seconda missione, dopo quella organizzata per le Isole Canarie. Otto Stati membri non sono pochi, forse non sono neanche abbastanza, ma qualche giorno fa ho informato il Ministro Tonio Borg, vice primo ministro maltese, che alla riunione del Consiglio di questo mese sarò in grado di dare anche delle indicazioni precise sul momento concreto di partenza di questa missione.

Evidentemente avete ragione, se avessi gli strumenti e la flessibilità, che i sistemi burocratici invece non mi permettono, questa missione sarebbe già partita da molto tempo.

 
  
MPphoto
 
 

  President. That concludes the debate.

The vote will take place tomorrow at 12:00.

Written statements (Rule 142)

 
  
MPphoto
 
 

  John Attard-Montalto (PSE). – I want to take this opportunity to bring to the attention of the European Parliament the plight of both the Maltese and the irregular immigrants in Malta. All feel abandoned by the European Union.

Almost daily, boatloads of irregular immigrants land on our shores. They are the lucky ones; many drown striving to make it. Malta has been left on its own to deal with this enormous problem. Everyone in the EU – Commissioners, Parliamentarians – knows we do not have the resources. But we have been left to our fate.

Obviously Malta is being bypassed for larger countries with more influence. Of course we have received an abundance of condemnation and sympathy but nothing else.

Before joining the Union we used to hear European representatives praising the principles on which the Union was built, foremost solidarity. We are steadily reaching the conclusion that this may have been only empty rhetoric. I wonder whether Malta will receive the same treatment when, not if, we start to enjoy the wealth beneath our seas. I am sure that then, like a jack in-the-box, the principle of solidarity will re-emerge.

 
  
MPphoto
 
 

  Bruno Gollnisch (NI). – Dans tous les pays de l'Union se trouve aujourd'hui posé le même constat d'échec à propos de l'intégration de ce qui est partout devenu une "immigration de peuplement".

La solution n'est pas, comme le propose le rapport, de créer un énième fonds européen consacré, cette fois-ci, à l'intégration des ressortissants de pays tiers, ni de créer des programmes supplétifs mettant l'accent sur la promotion de l'immigration et de la diversité dans l'UE, ni non plus d'encourager la participation politique des immigrants, notamment en leur accordant le droit de vote aux élections locales et municipales. Elle ne consiste pas davantage à prier le Conseil d'utiliser la "clause passerelle" en vertu de l'article 67, paragraphe 2, du traité pour conférer au Parlement des pouvoirs de codécision sur l'intégration et l'immigration légale. Les États membres doivent refuser de perdre un peu plus encore de leurs compétences en matière de défense de leur identité et de sécurisation de leurs frontières. La philosophie ultra-libérale et pro-immigrationniste de Bruxelles mène à la catastrophe, on le constate partout. Il faut que la stratégie européenne se limite à la réalisation d'accords de partenariats avec les pays d'origine pour une politique de retour, et qu'elle s'oriente enfin vers un renforcement de ses contrôles aux frontières extérieures.

 
  
MPphoto
 
 

  Magda Kósáné Kovács (PSE). – Üdvözöljük a Bizottság javaslatát, mert a kölcsönös tájékoztatási rendszer létrehozása a menekültügy és a migráció területén a tagállamok közötti feszültségek elkerülését, az együttműködés erősítését célozza.

Gratulálok a jelentéstevőnek ahhoz, hogy progresszívan, és a javaslatot továbbfejlesztve terjesztette elő jelentését.

A politikai szintű egyeztetés szintjének kialakítása fórumot teremthet a kormányok számára a döntéseket megelőző egyeztetésre, és ezáltal a tagállami jogszabályok egymáshoz való közelítésére.

Üdvözlendő, hogy a Bizottság összefoglalót készítsen a tagállamok által elfogadott jogszabályokról, ezzel átfogó képet nyújtva az Unióban hatályos joganyagról, valamint az EU szempontjából értékelve a tagállamok tevékenységét.

Egyetértünk továbbá azzal, hogy a Bizottság által készített dokumentumot a Tanács mellett az EP felelős bizottságának is prezentálja, megnyitva ezáltal a szélesebb körű vitát, valamint erősítve a Parlament szerepét.

A transzparenciát illetően elfogadhatónak tartjuk, hogy a politikai szinten, a tagállamok közötti előzetes egyeztetés során a hálózatra került információkat bizalmasan kezeljék az érdemi egyeztetés megvalósulása érdekében. Ugyanakkor a polgárok tájékoztatása, a joganyagok összehasonlíthatóságának kedvéért a már elfogadott szabályokat, bírósági határozatokat és azok fordításait mindenki számára elérhetővé kell tenni.

A nyelveket illetően pedig el kell fogadni, hogy vannak az Uniónak kiemelten fontos hivatalos, és kevésbé használt hivatalos nyelvei. Ennek megfelelően a jogszabályokat és azok értékelését, elemzését a tagállamok saját hivatalos nyelvén kívül a három leginkább használatos nyelvre kellene lefordítani, ennél többre felesleges.

 
  
MPphoto
 
 

  Carl Lang (NI). – L'Europe serait, d'après les textes qui nous sont proposés, "inhospitalière envers les immigrants".

On croit rêver quand on voit que la France est le chantre – et cela du fait de son initiateur, le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy – d'une immigration choisie et de la discrimination positive en faveur des minorités visibles, j'imagine en opposition à la majorité autochtone européenne "invisible", quand on sait qu'un étranger en situation illégale en France est logé dans des centres d'accueil ou dans des hôtels, est nourri, ses enfants scolarisés et qu'il bénéficie de l'aide médicale d'Etat (AME) gratuite, ce qui n'est pas le cas pour les Français de souche qui, eux, doivent se débrouiller bien souvent tout seuls pour se loger, se nourrir et travailler.

En Italie, en Espagne et en France, des dizaines et des centaines de milliers de clandestins sont régulièrement régularisés et peuvent ainsi circuler impunément sur tout le territoire de l'Europe. Des "parrains" et des "marraines" de jeunes étrangers dont les parents sont en situation irrégulière se développent dans toutes les villes bobo de France et s'opposent à leurs expulsions.

Inhospitalière l'Europe ? Bien au contraire il est grand temps de mettre un terme à toutes ces folies immigrationnistes et intégrationnistes de nos dirigeants français et européens.

 
  
MPphoto
 
 

  Marianne Mikko (PSE). – Stavros Lambrinidise ettekanne on vajalik ning õigeaegne. Immigrantide probleemid on kogu Euroopal ühised.

Sõjajärgne ülesehitustöö Euroopas Liidu liikmesriikides toimus mõlemal pool raudset eesriiet võõrsilt tulnud töökäte abil. Demokraatlikud riigid toetusid enamasti loomulikule rändele, Saksamaa viis läbi ka teadlikku värbamist Türgis.

Samal ajal ühendas Nõukogude Liit ülesehitustöö Balti riikides sihikindla venestuspoliitikaga. Eesti rasketööstus ning kaevandused käivitati rõhuvas osas Venemaalt toodud madala kvalifikatsiooniga tööjõu abil. Nõukogude võimude tegevuse tagajärjel oli Eestis lõpuks immigrante peaaegu kolmandik elanikkonnast.

Eesti taasiseseisvumise järel seisis meie ees väga raske integratsiooniprobleem. Suurimaks takistuseks oli võõrsilt tulnutele teadlikult sisendatud seisukoht, et eestlaste sarnane väikerahvas on ilma suure naabri toeta eluvõimetu, et immigrantide näol on tegemist kõrgema kultuuri esindajatega.

Viisteist aastat hiljem on meie integratsiooniprobleem kaotanud suurema osa oma teravusest. Eesti kogemus näitab, et selgete mängureeglite kehtestamine ning integreerumise seostamine kindlate ja käegakatsutavate hüvedega aitab ületada suuri takistusi.

Paljud ettekandes pakutud meetmed on vajalikud. Väidelda tuleks veel ehk uuringute, ajurünnakute ja konkreetse tegevuse proportsioonide osas.

Kindlasti peame võimalikult laiapõhjaliselt kaasama immigrantide esindajaid. Kuid me ei tohi piirduda lihtsalt jututoaga. Kõik protsessis osalejad, nii vastuvõtjamaa esindajad kui immigrantide arvamusliidrid, peavad saama täitmiseks konkreetsed ülesanded. Ning tegutsema tuleb hakata kohe, ootamata ära suure kõikehõlmava plaani ning mõõdikute süsteemi valmimist.

 
Viimane päevakajastamine: 12. september 2006Õigusalane teave