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Procédure : 2006/2087(INI)
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Cycle relatif au document : A6-0365/2006

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A6-0365/2006

Débats :

PV 16/11/2006 - 3
CRE 16/11/2006 - 3

Votes :

PV 16/11/2006 - 6.10
CRE 16/11/2006 - 6.10
Explications de votes

Textes adoptés :

P6_TA(2006)0500

Débats
Jeudi 16 novembre 2006 - Strasbourg Edition JO

3. Livre blanc sur une politique de communication européenne (débat)
PV
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  Le Président. - L’ordre du jour appelle le débat sur le rapport Luis Herrero-Tejedor, au nom de la commission de la culture et de l’éducation, sur le livre blanc sur une politique de communication européenne (2006/2087(INI)) (A6-0365/2006).

 
  
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  Luis Herrero-Tejedor (PPE-DE), rapporteur. - (ES) Monsieur le Président, lorsque Mme Wallström a présenté au Parlement européen le livre blanc sur une politique de communication européenne, et que j’ai appris que j’allais avoir l’honneur d’être rapporteur pour le rapport sur ce livre blanc, un ami journaliste qui travaille ici au Parlement européen m’a dit que le mieux que j’avais à faire, c’était de rédiger un rapport très succinct d’un seul paragraphe, disant «Madame Wallström, le seul usage de ce livre blanc est celui d’emballage cadeau, parce qu’en dépit de ses bonnes intentions, il ne sert strictement à rien».

J’ai répondu à mon ami «Tu es injuste. Mme Wallström fait un effort pour établir une bonne politique d’information et de communication et puis, traite-moi de naïf si tu veux, mais elle m’a prouvé en diverses occasions que c’est réellement là son objectif. Le problème, c’est que les circonstances actuelles ne sont pas propices à l’organisation d’une telle stratégie d’information et de communication dans l’Union européenne.»

Pourquoi? Parce qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de base juridique pour l’organisation de cette stratégie d’information et de communication, et donc pour établir des actions et les contrôler correctement.

Allons donc plus loin - et c’est l’approche que j’ai adoptée dans mon rapport - et essayons de changer la façon dont les choses se sont passées jusqu’à présent, parce qu’à chaque fois que nous nous réunissons pour discuter de la stratégie d’information et de communication, nous faisons un tas de recommandations générales qui ne mènent à rien. Essayons de parvenir à ce que nous n’avons pas encore. Créons cette base juridique qui nous permettra d’agir bien plus efficacement à l’avenir.

En y regardant de plus près, je me suis rendu compte qu’il n’y avait qu’une seule formule pour créer cette base juridique: l’application de l’article 308 du Traité.

Lorsqu’on m’a expliqué les circonstances dans lesquelles cet article pourrait être appliqué, j’ai été tenté de dire que c’était impossible et que nous n’y parviendrions jamais. Il faut en effet la conjonction de trois circonstances difficiles à réunir: tout d’abord, il faut une demande de la Commission; ensuite, il faut l’accord du Parlement; et enfin - circonstance la plus difficile à réunir -, le Conseil doit l’approuver à l’unanimité.

J’ai parlé à Mme Wallström, qui m’a dit que la Commission était d’accord. J’ai parlé à tous les rapporteurs fictifs qui m’ont dit que le Parlement pourrait donner son accord. Dans le groupe de travail interinstitutionnel, nous avons pu entendre l’avis de la ministre qui représentait le Conseil en cette occasion, et elle nous a dit que si elle n’était pas en mesure de garantir l’unanimité du Conseil, elle pouvait au moins nous dire qu’elle croyait cette unanimité possible.

Tous les éléments sont donc en place pour le moment, mais il est très improbable qu’ils le soient encore plus tard. En politique, il est essentiel de profiter des circonstances en place à un moment particulier.

Une opportunité se présente à nous aujourd’hui, laquelle ne se représentera probablement plus à l’avenir: une excellente opportunité d’améliorer les choses et de créer une base juridique. Cela ne veut pas dire que tous nos maux s’en verront guéris, mais cela sera certainement un pas en avant. Nous n’avons que deux possibilités: l’accepter ou la rejeter. Je propose que nous l’acceptions.

Madame Prets, Christa, j’implore votre aide, parce que je sais, depuis l’intervention de M. Corbett, que votre parti va voter contre l’application de l’article 308. M. Corbett pense en effet qu’il y a un autre moyen de parvenir à cette base juridique. Il n’y en a pas. Ou s’il y en a un, dites-moi lequel. Négocions. Parlons-en. Aucun amendement de la commission des affaires constitutionnelles ne nous offre de solution alternative. Gérard Onesta, rapporteur fictif sur ce rapport, que je remercie de s’être exprimé au nom du groupe des Verts/Alliance libre européenne, a compris que cette opportunité s’offrait à nous et a convenu que nous devrions en profiter.

Vous savez, Christa, qu’il n’y a eu, à la commission de la culture et de l’éducation, qu’un seul vote contre ce rapport qui demande l’application de l’article 308. Essayons d’en tirer parti. Ce n’est pas une question idéologique. J’ai fait l’éloge de Mme Wallström, qui n’est pas de mon parti, parce que je pense qu’elle fait ce qui est bien.

Je tiens à remercier M. Bono, rapporteur fictif pour le groupe socialiste au Parlement européen à la commission de la culture et de l’éducation. Je sais que vous m’aideriez si vous le pouviez. Mais je sais aussi que la discipline de groupe impose parfois des vues qui ne sont pas les bonnes.

Je voudrais vous demander de bien réfléchir d’ici au vote, afin que ce rapport puisse être adopté. Je vous en prie. Ce n’est pas une question idéologique. C’est une question politique. Une question de timing. Il faut que cela se passe maintenant, ou cela deviendra extrêmement difficile à l’avenir.

C’est le meilleur moyen d’organiser la politique que nous souhaitons. Autrement, membres de la commission de la culture et de l’éducation ici présents, nous nous retrouverons chaque année pour entendre une liste de bonnes intentions qui, non contentes de coûter énormément d’argent, seront communiquées au dernier moment à la commissaire, et sur lesquelles nous n’aurons aucun contrôle. Nous ne saurons pour ainsi dire pas comment l’argent sera dépensé ni à quoi il servira. Nous ne ferons que tourner en rond.

Monsieur Bono, Madame Prets, Madame Badia i Cutchet, je vous vois ici, vous qui êtes membres de la commission de la culture et de l’éducation: nous avons discuté du rapport et l’avons approuvé dans cette commission, un seul membre ayant voté contre. L’amendement de M. Corbett n’est pas passé à la commission des affaires constitutionnelles. Aucune solution alternative ne nous a été proposée.

Répondons positivement à l’opportunité politique qui nous est offerte. Je vous en prie.

 
  
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  Margot Wallström, vice-présidente de la Commission. - Monsieur le Président, je voudrais tout d’abord remercier le rapporteur, M. Herrero-Tejedor, pour son excellent travail, pour le ton positif de son rapport et le soutien qu’il apporte aux idées de la Commission. Il me faut cependant lui dire que j’espère son ami meilleur journaliste qu’il n’est expert dans les institutions européennes.

Lorsque la Commission a adopté le Livre blanc au mois de février, nous avons expliqué que nous souhaitions ouvrir un nouveau chapitre de la communication entre l’UE et ses citoyens. Nous souhaitons en effet une nouvelle politique de la communication qui, conformément à notre formule, nous fera passer du monologue au dialogue. Une politique qui donnera des oreilles à l’Union européenne. Une politique qui, naguère encore centrée sur l’institution, se réorientera en direction du citoyen et se basera sur le droit fondamental des gens à recevoir l’information et à être entendus. D’une communication concentrée à Bruxelles il faudra passer à une approche décentralisée qui d’un outil accessoire fera une politique européenne à part entière, à égalité avec les autres.

Cela me conduit tout naturellement à la question de la base juridique de cette nouvelle politique de la communication, qui est, j’en conviens, un problème pour nous, et même un problème très délicat et sujet à controverse. Nous parlons du moyen particulier qui confèrera une légitimité à notre action et créera une dynamique d’engagement, tout en exposant les principes qui ont conduit notre travail dans ce domaine de la communication.

La Commission a proposé une charte des citoyens ou un code de conduite comme nous l’avons appelé, auxquels les acteurs institutionnels, y compris les États membres, pourraient adhérer sur base volontaire.

Le rapport suggère une approche quelque peu différente, invitant la Commission à travailler sur un projet d’accord interinstitutionnel. Il invite également la Commission à étudier la possibilité de lancer un réel programme communautaire pour l’information et la communication en Europe sur base de l’article 308 du traité CE.

La Commission souhaite, comme vous le recommandez, étudier toutes les options susceptibles d’aboutir à la création d’une base juridique solide pour une action commune, lesquelles vont d’une charte des citoyens à une base juridique formelle. Je suis tout à fait enthousiaste à l’idée de pouvoir adopter ces idées, encore une fois, afin de conférer une légitimité à ce que nous entreprenons.

Je me réjouis également de voir que votre rapport reconnaît l’importance de l’éducation civique et de l’engagement des citoyens dans le processus de prise de décision. Il invite notamment la Commission à garantir la consultation du public dès les premières phases de développement d’une politique; cette vision est également partagée par une grande partie de la société civile, tous secteurs confondus. Nous agirons donc certainement dans ce sens.

Nous sommes tous bien conscients du rôle crucial que les médias, la presse écrite, la télévision, la radio et l’internet jouent dans une démocratie contemporaine. Nous savons tous qu’une proportion considérable de notre déficit communicationnel est imputable à une certaine marginalisation des affaires européennes dans les médias, quand elles n’y sont pas tout simplement mal présentées, ce qui est fréquent.

Je voudrais être claire sur ce point, dans la mesure où vous avez demandé à la Commission de définir avec toute la précision possible le rôle qu’elle entend assigner aux médias. Il faut toutefois noter que le problème ne peut être abordé sous un angle aussi direct. Car le seul rôle que les médias peuvent jouer est en réalité celui dont notre tradition démocratique les a investis, c’est à dire celui d’informer les citoyens de façon indépendante, pluraliste et critique, qu’il s’agisse des affaires européennes ou des affaires nationales. La question est de savoir comment créer les conditions pour que les choses se passent ainsi. Ce sera le thème d’une conférence qui réunira les parties intéressées à Helsinki en décembre, en complément du Livre blanc.

Le Livre blanc aborde un autre thème majeur, celui de la perception de l’opinion publique. Nos sociétés font face à des changements sans précédent provoqués par l’augmentation de la mobilité interne et de l’immigration, et par la globalisation. L’opinion publique est devenue de plus en plus complexe à définir et à saisir. Ces 30 dernières années, l’Eurobaromètre a été un outil très utile pour mesurer l’opinion publique, ses perceptions et ses orientations. Cependant, nous pensons que nous pouvons faire beaucoup mieux. Je note vos hésitations s’agissant de notre proposition d’observatoire de l’opinion publique européenne, mais nous pouvons adopter une approche plus pragmatique ou plus graduelle sur ce sujet. Par exemple, l’idée de créer des réseaux d’experts pour échanger les meilleures pratiques et exploiter les synergies a recueilli un soutien considérable lors de la consultation publique.

Je ne m’attarderai pas sur les nombreux autres points, tous cruciaux, que vous soulevez à juste titre dans votre rapport très complet, comme le rôle des États membres, l’importance des niveaux local et régional, la participation des parlements nationaux ou la responsabilité des partis politiques. Nous sommes fondamentalement d’accord sur ces points et je suis ravie que la portée de mon mandat me permette de rechercher des solutions concrètes pour aider à réaliser ces aspirations communes.

Votre rapport est un pas décisif dans le processus que nous avons lancé avec le Livre blanc. C’est un encouragement certain à avancer vers une coopération toujours plus étroite entre nos deux institutions. La Commission publiera son rapport définitif sur le Livre blanc au printemps prochain. Ce rapport exposera une série de propositions concrètes qui seront suivies de plans d’action opérationnels. La route est encore longue et loin d’être de tout repos, mais je ne doute pas qu’avec votre soutien nous pourrons réellement changer la façon dont l’Europe communique avec ses citoyens, en leur donnant véritablement la parole et en écoutant ce qu’ils ont à nous dire. Une politique européenne de la communication peut être un outil de consolidation pour la démocratie et je me réjouis de notre prochain débat sur ce thème.

 
  
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  Michael Cashman (PSE), rapporteur pour avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. - (EN) Monsieur le Président, je voudrais féliciter le rapporteur, mais pendant ma minute de parole, je veux me concentrer sur ce que nous devrions faire. Nous devrions nous pencher sur la façon dont nous communiquons avec nos concitoyens, et cela signifie que nous devons être absolument clairs dans le langage que nous utilisons. Celui-ci doit être simple, accessible, clair et précis. Pas besoin de parler outils et baromètres: les gens décrochent. Nous devons être passionnés par ce que nous faisons et par la façon dont nous le faisons.

Le Parlement européen est - dit-on à tort ou à raison - l’institution européenne qui a le plus de succès, ceci étant, et bien que nous fassions fréquemment l’objet de critiques, nous nous défendons très rarement. Voici donc 25 États membres, aux convictions et cultures politiques différentes, qui agissent ensemble pour le bien commun de 450 millions de citoyens. C’est absolument magnifique. Savons-nous pour autant faire la publicité de ce que nous réalisons et le vendre? Non, nous ne savons pas! Faisons-nous le nécessaire pour que les parlements nationaux jouent leur rôle de contrôle? Non, nous ne le faisons pas. Nous nous contentons de prendre du recul et d’encaisser la critique.

Pour terminer, laissez moi grappiller encore quatre secondes. J’invite la Commission à accepter la proposition de révision du règlement (CE) n°1049/2001. Laquelle ne figure pas au rapport. Le principe en est acquis dans le programme de travail de la Commission. Nous ne pouvons être tenus pour responsables et être efficaces que si les gens comprennent ce que nous faisons pour eux.

 
  
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  Gérard Onesta (Verts/ALE), rapporteur pour avis de la commission des affaires constitutionnelles. - Monsieur le Président, la commission des affaires constitutionnelles a clairement marqué son accord pour une politique de communication propre et elle salue le travail de la commissaire Wallström. Il est d’ailleurs grand temps de disposer d’une telle politique, si l’on en croit les Eurobaromètres qui montrent le décrochage entre nos institutions et les attentes des citoyens. La commission AFCO se félicite également de ce que la Commission envisage une communication à double sens, ce qui est très nouveau: les institutions parlant aux citoyens et les citoyens pouvant s’adresser aux institutions.

Le problème, c’est qu’après avoir posé cet excellent principe dès le début du livre blanc, on cherche un peu désespérément comment les citoyens pourront s’exprimer concrètement, c’est un peu la grande faille, Madame la Commissaire de votre proposition. Vous pourrez peut-être vous inspirer utilement des propositions du Parlement, notamment celle concernant la création d’une agora citoyenne, cet organe de concertation qui va entrer en phase de test en 2007.

Notre commission n’est, en principe, pas opposée à un nouvel instrument interinstitutionnel, charte ou code, mais elle demande que les garanties et les obligations que cela implique soient étudiées avec soin. Par ailleurs, elle rappelle que la Charte des droits fondamentaux définit déjà des droits en matière d’information et qu’il faut respecter en tout état de cause les prérogatives de notre Parlement, notamment son pouvoir de s’adresser librement aux citoyens.

Il convient également de tenir compte du rythme très particulier du débat au niveau européen qui est totalement déconnecté des agendas nationaux. À ce propos, nous rappelons notre volonté d’avoir un débat annuel sur ce sujet en plénière, ici, au Parlement. Concernant les nouvelles technologies, nous sommes d’accord de les utiliser, à condition toutefois de ne pas créer une fracture numérique entre les citoyens qui auront accès et ceux qui n’auront pas accès à ces nouvelles technologies. Nous pensons par ailleurs qu’il faut mieux hiérarchiser nos partenariats entre sociétés civiles, partis politiques européens et journalistes, dans le plein respect de l’indépendance de ces derniers, bien évidemment. Nous allons même jusqu’à faire une proposition iconoclaste: le développement d’une administration européenne de proximité pour que Bruxelles se rapproche des citoyens.

Quant au non-dit de mon rapport, il concerne la base juridique. La commission AFCO n’a en effet pas souhaité se prononcer sur l’article 308. Par un vote très serré, elle n’a pas voulu faire explicitement référence à cet article, mais par un autre vote également très serré, - merci à Andrew Duff -, elle n’a pas écarté formellement le recours à ce même article 308, comprenne qui pourra... Le débat sur la base juridique reste donc très ouvert, même si personnellement et sur un plan tactique, je me rallie sans réserve à ce que vous propose votre rapporteur Luis Herrero-Tejedor, dont je salue ici l’ouverture et la convivialité, ainsi que le caractère constructif de son travail.

 
  
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  Doris Pack, au nom du groupe PPE-DE. - (DE) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, je suis ravie que le débat sur la politique d’information suive immédiatement celui sur le médiateur européen, parce que ce matin, il a souvent été fait référence au médiateur en termes de ses relations avec le public. Je trouve problématique - et l’ensemble de la commission aussi - que la Commission, quand il s’agit de ses relations avec le public, ne fasse que rarement écho à ce que le médiateur cherche à atteindre.

Les réponses de la Commission aux nombreuses demandes faites par des membres du public ou par des responsables de projets dans l’Union européenne sont souvent désagréables, voire effrontées, ce qui est inadmissible. Ce sont précisément ces citoyens intéressés, ceux qui répondent aux demandes de soumission de propositions, qui se voient traités avec tant de froideur qu’ils perdent toute envie de travailler encore sur des projets européens.

Qu’en sera-t-il alors des membres du public qui ont d’autres centres d’intérêt et ne se sentent pas impliqués à la base? Ce n’est pas le bon moyen pour faire passer notre message au public, et je dois dire que si notre but est d’impliquer davantage les gens, ce n’est certainement pas la nouvelle stratégie de communication de la Commission qui va nous y aider. Nous avons besoin des gens là où ils sont, et c’est là que nous devons communiquer avec eux; nous ne pouvons le faire depuis Bruxelles. La commissaire a de bonnes intentions; elle souhaite vraiment communiquer, mais le problème, c’est que le public n’est absolument pas intéressé par ce que la commissaire lui propose, puisqu’il est convaincu que la Commission sera de toute façon d’accord et qu’il n’a pas confiance. Ce qu’il vous faut donc, ce sont des citoyens élus chez eux; vous avez besoin des membres de cette Assemblée, du Bundestag allemand, et des parlements régionaux avec lesquels vous pouvez discuter de questions d’intérêt européen. Il y a cependant un gros problème, c’est qu’ils s’estiment responsables. Nous devons nous efforcer de communiquer davantage au niveau du public, en renforçant les points d’accueil et d’information dans les villes et en les multipliant, car ce sont ces points d’accueil et d’information dans les hôtels de ville qui transmettent le message aux citoyens. Nous devons évidemment nous servir des programmes dont l’Union européenne dispose déjà dans le domaine de l’éducation; les programmes éducatifs tels que Comenius, Erasmus et Leonardo constituent la meilleure stratégie de communication, alors servons-nous en, et nous trouverons alors les citoyens dont nous avons besoin pour poursuivre le projet européen.

 
  
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  Guy Bono, au nom du groupe PSE. - Monsieur le Président, en tant que rapporteur pour les socialistes sur le projet de rapport relatif au livre blanc sur la politique de communication européenne, je voudrais immédiatement me féliciter, comme l’a fait précédemment M. Onesta, que la communication soit enfin pensée comme un processus à double sens entre les institutions et les citoyens, et non plus comme une simple opération de marketing. Cependant, il reste beaucoup de chemin à parcourir avant de mettre en place une communication européenne permettant d’intégrer les questions européennes au cœur même de l’espace public au niveau national.

Je l’ai dit en commission et je le redis ici: je regrette que le livre blanc continue de surévaluer les nouvelles technologies et de sous-évaluer les télévisions nationales. On sait que les chaînes généralistes nationales restent - et les enquêtes d’Eurobaromètre le montrent - la source d’information préférée des habitants de l’Union. Et il convient, me semble-t-il, d’agir à ce niveau.

En outre, le livre blanc reste étrangement silencieux sur les moyens financiers. Or, nous le savons tous, la démocratie et donc la communication ont un coût. Tant que le budget pluriannuel de l’Union sera inférieur au budget d’une agence de publicité européenne, peu de choses pourront être effectivement mises en œuvre. Je voudrais bien évidemment féliciter le rapporteur, M. Herrero, et lui dire que, en ce qui concerne la question de l’article 308, le débat n’est pas clos et que ma collègue, Christa Prets, reviendra tout à l’heure sur ce problème.

Madame la Commissaire, à chaque fois que la Commission parle de politique de communication, c’est malheureusement lorsque l’Europe est en crise! Et c’est uniquement lorsque cela va mal que la Commission éprouve le besoin de communiquer. La question qui se pose à la Commission porte sur le contenu même de sa communication. Les citoyens identifient la Commission à un organe ultralibéral qui ne se préoccupe nullement de protéger les citoyens européens contre les grands vents de la mondialisation.

Nous devons aux citoyens, et à la démocratie, offrir une meilleure explication de ce qui se passe à Bruxelles. La plupart des citoyens européens n’ont pas conscience des réalisations rendues possibles grâce aux politiques et aux financements de l’Union européenne. En outre, ils ignorent trop souvent que tout ce qui se décide à Bruxelles résulte de la volonté des États membres. Si on a libéralisé l’électricité, le gaz, le transport ferroviaire, le transport routier et maintenant la poste, c’est que les États membres l’ont voulu! Sans cette volonté des États membres, cela n’aurait pas été fait.

Pour conclure, je considère que nous n’avons pas tant besoin d’un code de conduite des institutions européennes sur la communication avec les citoyens que d’un code de conduite pour la Commission afin qu’elle mène une politique plus proche des préoccupations de nos concitoyens. Enfin, c’est un code de conduite tout court qu’il faut soumettre aux États membres afin qu’ils assument leurs responsabilités et cessent une fois pour toutes de «nationaliser» les succès européens et de «communautariser» leurs échecs nationaux. L’Europe s’en trouvera grandie.

 
  
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  Karin Resetarits, au nom du groupe ALDE. - (DE) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, le livre blanc sur la communication, à propos duquel nous devons voter aujourd’hui, est la preuve que l’on peut faire une science de tout et apprendre des choses intéressantes. Mais quand votre maison est en feu, si vous ne voulez pas qu’elle brûle complètement, il est préférable de localiser la source de l’incendie, de la couper et de se saisir d’un extincteur, plutôt que de commencer à philosopher sur le feu.

L’Union européenne a un gros problème de communication et une mauvaise image. La pire accusation du public à notre encontre est que nous sommes trop bureaucratiques, avec des lois trop éloignées de la réalité et qui ne lui apportent rien. Ce n’est évidemment pas vrai, mais c’est précisément dans ce domaine que nous devons faire passer le message et c’est précisément là que le bât blesse.

Le dernier exemple en date est celui des règles de sécurité de l’UE concernant les bagages à main dans les avions. Écoutez un peu les gens en discuter dans un aéroport, et vous verrez comme le sujet les énerve, mais le méchant à leurs yeux est Bruxelles, et non Oussama Ben Laden ou quelque autre terroriste. C’est à nous qu’ils en veulent de ne plus pouvoir prendre ne serait-ce qu’une bouteille d’eau à bord, c’est de nous qu’ils se moquent lorsque nous insistons sur des conteneurs de 100 ml, alors même que ce genre de conteneurs n’existe nulle part sur le marché unique européen.

Puisque c’est la Commission qui a rédigé cette législation secrète, je lui demande aujourd’hui ce qu’elle a fait pour en améliorer la communication; a-t-elle distribué des dépliants à tous les passagers, leur demandant d’être patients? Si elle l’a fait, je n’en ai pas entendu parler. A-t-elle placé toute sa confiance dans les reportages médiatiques? Cela ne suffit pas; vous devez vous adresser directement aux membres du public puisque vous interférez directement dans leurs vies, et puisque c’est à leurs libertés que vous portez atteinte avec ces règles de sécurité, vous devez présenter quelques arguments de choc pour les justifier. C’est ça, la communication.

Voilà deux ans et demi que nous essayons d’améliorer la communication, mais nous ne sommes parvenus qu’à des concepts intellectuels, l’antithèse même de la communication efficace. Soyons donc plus pratiques, plus terre-à-terre, et plutôt que de faire de la communication une science abstraite, considérons-la pour ce qu’elle est, un outil, un peu comme un extincteur quand il y a un incendie.

 
  
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  Diamanto Manolakou, au nom du groupe GUE/NGL. - (EL) Monsieur le Président, les dépliants d’information et les médias électroniques de l’Union européenne ont jusqu’à présent formulé ses politiques antipopulaires dans les termes les plus attractifs. Ainsi, bien qu’axées sur le capital, ces politiques sont présentées comme étant à l’avantage des travailleurs, éliminant de ce fait les opinions contraires; et pourtant, il n’y a eu aucun résultat.

Les travailleurs, forts de leur expérience de vie, commencent à mettre en doute la vision de l’Union européenne. Cette remise en question s’est exprimée à travers les énormes taux d’abstention lors des dernières élections européennes, à travers les référendums et les votes contre la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, à travers les réactions vis-à-vis de l’euro et de l’inflation et à travers les grands mouvements contre la privatisation (dans l’éducation, la santé et l’aide sociale) et les relations d’emploi (dans le domaine des assurances et autres), autant de faits qui prouvent que la crédibilité de l’Union européenne diminue aux yeux du peuple. Lentement mais sûrement, une tendance vers des conflits politiques et sociaux de plus en plus graves se fait donc jour.

Il semble que le mécontentement populaire se transforme en une lutte contre cette politique inhumaine de pauvreté, d’injustice et de guerre. La Commission, dans son livre blanc sur une politique de communication européenne, engage donc tous ses moyens, en commençant par ses propres institutions, les États membres, les parlements nationaux, les autorités locales et les médias, et se sert de l’éducation dans les nouvelles technologies et l’internet pour identifier l’opinion publique ainsi que les préoccupations et le mécontentement populaires, et se sert de ces informations pour améliorer sa propagande.

Son objectif, grâce et avec l’argent public, comme le programme PRINCE, vise, à travers de soi-disant actions d’information, à améliorer sa propagande et à pousser à l’adoption de la Constitution européenne, laquelle militarise l’Europe et condamne le peuple à avoir toujours moins de droits, à supporter toujours plus d’austérité et à faire preuve de toujours plus de tolérance et d’acceptation de sa politique générale.

Elle concentre ses efforts sur le contrôle de la canalisation des informations des stations d’émission publiques, des journaux nationaux et régionaux et des canaux privés - dont l’écrasante majorité sont aux mains du capital - de l’internet, etc. - de manière à en formuler le contenu exact qui enjolivera sa politique impérialiste européenne, la rendant attractive et persuasive aux yeux du peuple.

Le livre blanc développe en fait une politique de communication dynamique et active sous le prétexte hypocrite de la liberté d’expression et de la compréhension des politiques appliquées. La Commission cherche donc à cacher ses choix politiques unilatéraux sous un dialogue social renforcé qui garantira le nécessaire bon fonctionnement de l’Union européenne comme un mécanisme de consentement capital et social et/ou de complicité dans ses choix politiques.

 
  
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  Zdzisław Zbigniew Podkański, au nom du groupe UEN. - (PL) Monsieur le Président, nous avons une bonne raison de tenir le débat d’aujourd’hui sur la politique de communication européenne, puisque cette politique est inexistante. Ce que nous appelons aujourd’hui communication n’est en fait rien de plus que de la vulgaire propagande. Les mots et les arguments avancés ne touchent et ne toucheront pas les gens, parce qu’ils veulent du dialogue et pas de la propagande unilatérale. Tant qu’on leur jettera à la figure des solutions dogmatiques toutes faites, ils n’auront pas l’impression de participer à la discussion, ils s’enfermeront dans leurs convictions et se retrancheront derrière celles-ci. Si nous voulons réellement une communication moderne ou, mieux encore, un dialogue social, nous devons d’abord répondre à la question de savoir si nous sommes prêts à parler avec le peuple. Si nous le sommes, nous devrions commencer par un débat sur ce que devrait être l’Union européenne. Devrait-elle être un État fédéral ou une Europe faite de pays et de nations travaillant en étroite collaboration? Si nous voulons un dialogue, nous devons reconnaître les résultats des référendums constitutionnels en France et aux Pays-Bas et ne pas nous entêter à revenir au projet de Constitution, qui est déjà mort.

Arrêtons aussi de nous disputer quant à savoir si c’est l’Europe pour les citoyens ou les citoyens pour l’Europe et essayons plutôt de tenir un vaste débat européen sur la direction dans laquelle nous allons. Rapprochons aussi l’Europe des citoyens, non par la propagande, mais avec de bonnes solutions, une législation claire, des procédures simplifiées, moins de paperasserie, des institutions citoyennes, et l’opportunité d’une discussion entre partenaires égaux.

 
  
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  Thomas Wise, au nom du groupe IND/DEM. - (EN) Monsieur le Président, la politique européenne en matière de communication, que ce rapport évalue, a été conçue pour - je cite - «essayer d’endiguer la montée de l’euroscepticisme». Il s’agit encore une fois d’une réaction au rejet sans équivoque par les citoyens français et néerlandais du projet de traité constitutionnel et à leur refus de la poursuite de l’intégration européenne.

Au lieu d’accepter que non c’est non, l’élite politique s’est convaincue que les votes négatifs des peuples français et néerlandais ne reposaient pas sur des motifs rationnels et dénotaient un manque de culture politique. On a en effet récemment cité cette déclaration d’un membre de la Commission: «Étant donné la récente expérience des référendums en France et aux Pays-Bas, nous ne conseillerions à personne d’en organiser un autre!» Et donc, demander aux gens ce qu’ils désirent, il n’en est plus question!

Puis-je vous donner mon avis? Vous creusez votre propre tombe. Je vous suggère donc d’arrêter de creuser et de vous débarrasser de la pelle. Pourquoi? Tout simplement parce que vous passez à côté du principal. Le style et le clinquant qu’on peut mettre dans un projet sont sans importance: si la substance en est pourrie, celui-ci échouera. Pour que la communication s’établisse, il faut écouter. Crier plus fort que l’autre ne suffit pas!

Les institutions trahissent les gens qu’elles prétendent représenter. Les Français et les Hollandais ont saccagé le projet d’intégration, mais vous poursuivez de l’avant comme si cela ne s’était jamais produit! Permettez-moi de vous dire que si … ou quand le peuple britannique en aura à son tour l’occasion, les résultats seront encore plus concluants. Aucune politique de communication ne viendra alors changer à travers les États membres l’impression grandissante que le projet européen est un ratage dispendieux.

 
  
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  Philip Claeys (NI). - (NL) Monsieur le Président, si le rapport a raison de souligner qu’il faut écouter les citoyens, il échoue lamentablement quand il s’agit de proposer des solutions spécifiques. Le rapport part visiblement du principe qu’une meilleure politique de communication n’est possible que s’il y a plus d’Europe, d’où le plaidoyer en faveur de la constitution européenne et des partis politiques paneuropéens. Les leçons des référendums français et néerlandais n’ont visiblement pas été tirées.

Je reconnais bien sûr qu’il est difficile d’enthousiasmer le public avec une politique de communication si le reste de la politique est en porte-à-faux avec l’opinion publique. Je pense par exemple à la politique d’élargissement. Bien que la Commission et le Conseil sachent pertinemment que la grande majorité des Européens sont opposés à l’adhésion d’un État non européen comme la Turquie, ils s’en soucient comme d’une guigne. Nous pouvons communiquer jusqu’à en perdre haleine, mais cela ne changera rien au fossé béant qui sépare l’opinion publique des institutions européennes.

Le rapport laisse entendre que les bureaux d’information de la Commission ne sont pas capables d’éveiller l’intérêt du public. C’est un euphémisme. En Flandre par exemple, le parti le plus important du pays, le Vlaams Belang, n’a pas reçu la moindre invitation aux débats sur les questions européennes qui ont été organisés dans les provinces. Ces débats se sont tenus entre gens de même opinion, parce que le seul parti qui se montre critique envers la politique d’élargissement et la Constitution n’a pas été autorisé à participer aux débats. Pire encore, la commissaire Wallström a ouvertement reconnu devant le parlement fédéral belge que cette discrimination se poursuit. Dès lors, dans mon pays, la soi-disant communication européenne n’est rien d’autre que de la propagande, de la propagande que personne ne prend au sérieux et qui ne jouit d’aucune crédibilité. C’est, en d’autres termes, de l’argent jeté par les fenêtres.

 
  
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  Maria da Assunção Esteves (PPE-DE). - (PT) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, le problème de communication entre l’Europe des institutions et l’Europe des citoyens a été trop longtemps ignoré.

L’Europe n’a pas encore été en mesure de former un centre politique capable d’attirer et de mobiliser ses citoyens et de gagner leur soutien en ces temps changeants. Les raisons en sont évidentes: l’absence de toute réforme institutionnelle adéquate, la prédominance du pouvoir de la représentation indirecte au Conseil sur celui de la représentation directe au Parlement, et la prédominance de la bureaucratie et du travail secret sur les véritables efforts de publicité et d’information.

L’Eurobaromètre nous le rappelle, les gens voient les institutions européennes comme une liberté éloignée, voire étrangère. Certaines d’entre elles leur sont même totalement inconnues. La rue est loin des centres du pouvoir, et le système politique ne répond pas à l’environnement social. La vérité, c’est que la citoyenneté européenne, transnationale et cosmopolite n’existe que lorsqu’elle est imposée pour des raisons politiques, précisément parce qu’elle ne bénéficie pas de la vigueur spontanée de nos citoyennetés nationales. Il est donc urgent que nous comprenions l’importance stratégique des mass médias en général; il est urgent que nous intégrions l’Europe au programme dans les écoles, les universités et les centres de formation; il est urgent que nous fassions la publicité de nos institutions dans les médias; il est urgent que nous prenions plus au sérieux le travail effectué par les bureaux d’information de la Commission et du Parlement dans les États membres; et il est essentiel que nous n’oublions pas le projet constitutionnel de refonte de l’Europe: sans une sérieuse réforme institutionnelle et sans une politique d’information efficace, l’Europe sera un géant aux pieds de plomb.

 
  
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  Christa Prets (PSE). - (DE) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nous venons d’entendre parler des référendums sur le projet de Constitution européenne aux Pays-Bas et en France, mais il convient également d’expliquer les raisons qui ont poussé les gens à voter en ce sens, parce que ces raisons ne sont pas imputables à un quelconque manquement de l’Union européenne, et que la plupart des Européens ont d’ores et déjà voté en faveur de la Constitution.

Il convient cependant de réfléchir à la façon de communiquer cela. Plusieurs propositions pratiques ont été avancées dans le livre blanc, mais si le manque de connaissances doit être comblé, il faudra développer et plébisciter un travail de relations publiques de grande qualité à tous niveaux. Cela signifie entre autres plus de points d’accueil et d’information, lesquels seront en mesure de fournir des réponses utiles aux personnes qui errent au hasard dans les villes à la recherche d’un moyen d’entrer en contact. Il nous faut davantage de médias aux niveaux local, régional et national, car les rapports de la plupart des médias adoptent souvent un point de vue négatif.

Le Conseil, qu’il soit à Bruxelles ou à Strasbourg, parle aussi une autre langue que celle dont les gens ont l’habitude. C’est la faute de l’UE si telle ou telle décision a mal tourné; il est là aussi nécessaire d’agir et c’est pourquoi - comme le demande le rapport - il faut encourager le dialogue entre le Conseil, la Commission, le Parlement et le public. Avec ce dialogue, nous aurons peut-être une chance.

Je suis d’accord que l’on souligne l’importance des programmes. Les programmes comme Leonardo et Erasmus, par exemple, contribuent beaucoup à promouvoir la communication, mais nous réduisons leurs financements plutôt que de les augmenter. La citoyenneté active et les partenariats entre villes par exemple sont importants et nécessaires; ils sont préférables aux innombrables brochures, et c’est pourtant là que l’on effectue, à tort, des coupes sombres.

L’article 308 affaiblirait cette Assemblée parce qu’il ne fait aucune référence au Parlement. Il nous exclurait, et nous devons empêcher que cela arrive!

 
  
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  Frédérique Ries (ALDE). - Monsieur le Président, un livre blanc sur la politique de communication européenne, quelle bonne idée! Quelle idée aussi d’avoir attendu aussi longtemps! C’est sans doute, cela a été dit, le seul effet positif du rejet de la Constitution en France et aux Pays-Bas. Il aura mis les dirigeants d’Europe face à leurs responsabilités énormes en termes de communication. L’Europe ne souffre pas d’un déficit démocratique, le procès est injuste, mais d’un déficit d’information, d’explication, de communication ajustée, interactive et compréhensible.

Si je me réjouis de ce livre blanc, je regrette toutefois qu’il se contente de questions et de principes. On n’en est plus à parler forums, consultations, enquêtes, réseaux et à se demander quelles mesures prendre: il faut les prendre.

Les trois points essentiels de ce document sont, à mes yeux, les points 23, 24 et 32. C’est à l’école que se gagne ce combat de la citoyenneté européenne. Nous le vivons tous les jours dans nos rencontres avec les étudiants. C’est dans l’enseignement supérieur que se cultivent, grâce à Erasmus, les vrais citoyens d’Europe frottés à nos cultures, à nos différences, et c’est avec les médias traditionnels, je ne crois pas aux médias alternatifs, que nous devons travailler pour faire valoir le quotidien de nos activités et décoder la valeur ajoutée de nos législations.

Je conclus en disant, Monsieur le Président que ce défi est immense et que ce débat est essentiel, parce que la vraie menace en Europe aujourd’hui n’est pas le scepticisme mais l’indifférence. Et notre arme pour la combattre, c’est communiquer.

 
  
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  Alessandro Battilocchio (NI). - (IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je vous parle au nom du nouveau parti socialiste italien. Je suis d’accord avec la Commission qui soutient l’importance d’un rapprochement entre les institutions et les citoyens, notamment grâce à une politique de communication efficace.

Je partage toutefois le point de vue du rapporteur selon lequel la définition d’une ligne commune à toutes les institutions réduirait le champ de la liberté d’expression et de l’adaptation nécessaire des communications aux différentes sphères d’action et aux futures réalités sociales et technologiques. En fait, un cadre juridique dans ce domaine ne servirait qu’à accabler inutilement un secteur qui fonctionne à la créativité et à la spontanéité. N’oublions pas que la communication est un outil et pas une fin en soi: si nous voulons rétablir la relation entre les citoyens et les institutions, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous rapprocher d’eux et écouter les demandes qui viennent d’en bas.

Nous devons donc éviter une législation inutile; nous devons gérer les politiques et les actions qui ont un impact pratique positif sur la croissance et le développement, donner un souffle nouveau au projet de Constitution, améliorer notre efficacité et, surtout, arrêter ces navettes mensuelles ridicules et si coûteuses. Si nous parvenons à faire tout cela et nous montrons ensuite capables de le communiquer, nous nous rapprocherons des citoyens.

 
  
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  Péter Olajos (PPE-DE). - (HU) Monsieur le Président, une théorie populaire veut que ça soit sa capacité de langage, c’est-à-dire de communication, qui a permis à l’être humain de se démarquer de son environnement. N’étant pas éthologue, j’ignore si c’est vraiment ce qui s’est passé, ou si d’autres facteurs ont également joué un rôle. Il est toutefois incontestable que l’être humain est la créature la plus communicative qui soit sur terre. En d’autres termes, la communication avancée est une caractéristique naturelle distinctive de l’humanité.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas que les humains qui veulent communiquer; les institutions, organisations et groupes que nous créons désirent eux aussi communiquer, ce qui ne fait pas intrinsèquement partie de leur nature. L’histoire nous mène à la conclusion que par le passé, les institutions responsables de l’organisation et de la direction de nos vies ne visaient pas toujours une communication de grande qualité, et souvent même l’évitaient explicitement. L’effort de parvenir à une communication toujours plus parfaite avec la société est un trait distinctif de la démocratie, et cet effort a été rendu possible par la révolution des télécommunications au vingtième siècle. Sans la radio, la télévision et l’internet, nous ne pourrions même pas discuter de cette question aujourd’hui.

À la lumière de ce que je viens de dire, j’affirme que l’Union européenne est l’une des organisations les plus ouvertes et les plus communicatives que nous ayons jamais connues en Europe. Elle n’est évidemment pas parfaite, loin de là, mais elle est à ce jour la meilleure. Elle pourrait utiliser moins de termes techniques ou moins d’abréviations, ses concepts pourraient être plus clairs et plus compréhensibles, etc.

Mais tout ceci ne servirait à rien si l’UE n’était pas crédible en tant que communicatrice. Sans crédibilité, même un message compréhensible ne passe pas. Et j’ajouterai autre chose à ce propos: les pires destructeurs de la crédibilité de l’Union ne sont autres que les hommes politiques et les gouvernements de ses États membres. Ce sont eux dont les déclarations présentent l’Union européenne comme seule responsable des difficultés, tandis que les réalisations positives de l’UE sont toujours la réussite du gouvernement en question. Ce livre blanc ne sera lui aussi une réussite que si les États membres s’engagent à développer et à soutenir une nouvelle politique commune de communication européenne.

 
  
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  Maria Badia i Cutchet (PSE). - (ES) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, Mesdames et Messieurs, dans le débat sur ce rapport, nous envisagerons une fois de plus le fossé qui sépare les institutions communautaires des citoyens et la façon de le réduire.

Bien que je reconnaisse les gros efforts que la Commission et ce Parlement ont consentis pour combler ce fossé, il est absolument essentiel d’impliquer les médias et les parlements nationaux.

L’opinion générale est que les médias des États membres pensent que ce qui se passe ici ne vaut pas la peine d’être publié ou n’intéresse pas les citoyens. Nous devrions donc commencer par impliquer plus directement les médias, afin qu’ils puissent nous aider à communiquer et à rapprocher la dimension communautaire des citoyens, sans utiliser de jargon technique. Avec ce genre de coopération, nous pourrions sans doute aussi communiquer les dernières nouvelles de l’Union européenne aux heures de plus grande audience médiatique.

Nous devons de notre côté faciliter le travail de ces professionnels et il est essentiel que nous simplifiions les procédures et les rendions plus transparentes. Nous devons coopérer et travailler de concert avec les parlements nationaux, afin qu’ils puissent communiquer les questions importantes aux niveaux national, régional et local, et ainsi générer, en situation normale, un feedback sur ces questions, notamment celles relatives à la politique européenne.

Je pense que nous devrions en outre continuer à considérer l’internet comme l’un des principaux fournisseurs d’informations communautaires. L’internet ne touche toutefois qu’une section du public qui est déjà intéressée. Il y a un autre public, qui ne se sert que des médias traditionnels - la télévision et la radio - via leurs chaînes et stations nationales, régionales ou locales respectives.

Les nouvelles technologies peuvent nous ouvrir de nouveaux horizons dans ce domaine, en intégrant différents services et produits susceptibles de faciliter la transmission plurimodale de l’information, augmentant ainsi le nombre de gens qui la reçoivent.

 
  
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  Marian Harkin (ALDE). - (EN) Monsieur le Président, je félicite le rapporteur.

Dans le bref laps de temps qui m’est accordé, je voudrais évoquer un exemple de stratégie de communication utilisée en son temps par un ancien président de ce Parlement, Pat Cox, pour communiquer sur l’Europe. Dans un discours resté célèbre, il commença par parler de l’impact local sur une petite communauté du sud de l’Irlande qui utilisait la législation européenne pour conserver son service téléphonique; il passa ensuite au niveau global, ou européen, et parla des valeurs européennes et d’autres sujets, tels les drapeaux bleus sur les plages, la carte de santé européenne ou encore les autres avantages dont profitent les citoyens européens. C’était une bonne stratégie, communiquer la valeur ajoutée apportée par Europe aux niveaux local, régional, européen et mondial.

Prenons cette semaine et deux législations que nous avons adoptées. Nous avons adopté un amendement à la convention d’Aarhus, qui garantit déjà une participation publique dans la prise de décision et l’accès à la justice pour les questions environnementales. Nous y avons ajouté les OGM. Cela fera une différence au niveau local individuel, où les citoyens peuvent influencer les résultats. Nous avons également adopté la directive sur les services. Cela aussi aura un impact positif sur nos citoyens.

 
  
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  Luca Romagnoli (NI). - (IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le livre blanc sur une politique de communication européenne avait pour but d’arrêter la montée de l’euroscepticisme, suite aux résultats des référendums français et néerlandais. C’est là un stratagème sournois pour essayer de combler le fossé entre l’Union et ses citoyens, plutôt que d’arrêter d’imposer des idées abstraites et le harcèlement via des réglementations et des directives.

Je suis tout à fait d’accord avec le rapporteur: établir des codes de conduite que toutes les institutions européennes devraient observer ne ferait que réduire encore le champ des opinions indépendantes. C’est encore plus vrai pour le Parlement, dont la liberté déjà extrêmement réduite - voyez par exemple comment est élu le président, ou comment le temps de parole des députés non attachés est limité et leur droit d’influencer le processus législatif violé - le serait encore plus par un code définissant des procédures de communication. Il est temps d’arrêter de gaspiller de l’argent à une propagande ridicule.

 
  
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  Reinhard Rack (PPE-DE). - (DE) Monsieur le Président, dire qu’il est difficile de vendre l’Union européenne est moins une déclaration sur son utilité potentielle qu’un fait sur la façon d’en informer les citoyens. L’Europe doit se préoccuper de choses extrêmement complexes; nos procédures sont longues et laborieuses, et il est donc difficile de faire comprendre à ses citoyens ce qu’ils en retirent.

Cette malheureuse situation est cependant partiellement notre fait: la Commission poursuit si désespérément l’objectivité qu’il lui est impossible de dire un «oui» clair et ferme à la Constitution européenne, et les autorités de ce Parlement font tout ce qu’elles peuvent pour refouler les visiteurs de Bruxelles et Strasbourg dans des arrière-salles ou dans des sous-sols.

C’est pourquoi il nous faut de nouvelles et de meilleures informations sans nous disputer à propos d’une base juridique. Il nous faut des reportages télévisés bien faits et correctement réalisés sur le travail européen dont bénéficie le peuple. Ce dont nous n’avons pas besoin, ce sont des brochures de luxe que personne ne lit et que tout le monde jette.

 
  
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  Andrew Duff (ALDE). - (EN) Monsieur le Président, ce serait commettre une lourde erreur que de légiférer en hâte dans ce domaine sensible. Il est évident qu’une loi européenne sur les médias serait complexe, impopulaire et ferait l’objet de controverses. Mon groupe s’oppose donc fermement au recours à l’article 308 qui n’est ni nécessaire ni approprié. Nous sommes beaucoup plus favorables à la proposition beaucoup plus originale et pragmatique de la Commission qui propose un code de conduite.

 
  
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  Alejo Vidal-Quadras (PPE-DE). - (ES) Monsieur le Président, le 1er février 2006, la Commission a présenté le livre blanc sur une politique de communication européenne, et le rapport de M. Herrero, approuvé à une large majorité en commission de la culture et de l’éducation, reprend les éléments clés proposés par la Commission, tout en introduisant un nouvel élément essentiel, qui a conduit à un débat sérieux et approfondi, tant dans ce Parlement qu’au niveau interinstitutionnel.

Le paragraphe 10 du rapport de M. Herrero demande instamment à la Commission d’explorer la possibilité de lancer un programme communautaire d’information et de communication sur l’Europe, en vertu de l’article 308 du Traité.

En ma qualité de vice-président responsable de l’information et de la communication dans ce Parlement, j’ai suivi ce débat de très près et je dois souligner que le groupe de travail interinstitutionnel, de même que toutes les institutions, ont exprimé leur soutien à la création d’une base juridique, comme l’a dit M. Herrero. Ma conclusion est que cela vaut la peine d’essayer.

Je suis conscient des réserves que cette proposition a engendrées, toutes ces réserves portant sur une perte de contrôle par ce Parlement, ce qui est étrange, Mesdames et Messieurs, puisqu’il est difficile de perdre quelque chose que l’on ne possède pas.

Il y a cependant trois éléments que nous ne devons pas perdre de vue. Tout d’abord, le rapport stipule clairement que si la Commission présente une proposition, le Parlement doit participer activement à l’élaboration de son contenu; deuxièmement, le Parlement détient le puissant outil du contrôle budgétaire; et enfin, il y a le groupe de travail interinstitutionnel sur la communication, dont la mission est d’établir les directives de base pour la politique de communication.

Nous devons faire preuve de courage et créer une stratégie de communication capable de présenter, d’expliquer et de défendre l’Europe par la raison, mais aussi avec enthousiasme, passion et émotion.

Je tiens dès lors à exprimer mon plein soutien au rapport de M. Herrero et à sa proposition de créer un programme sur la base de l’article 308 du Traité.

 
  
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  Margot Wallström, vice-présidente de la Commission. - Monsieur le Président, je dois admettre que cette discussion me laisse quelque peu perplexe. Dans le Livre blanc consacré à la future nouvelle politique de la communication, nous avons essayé avant tout d’analyser le problème des politiques précédentes en matière de communication et de définir clairement ce que nous devons faire pour garantir l’accès démocratique des citoyens à l’information et pour que ceux-ci aient leur mot à dire dans la prise de décision en Europe.

Nous avons identifié cinq domaines d’action. Nous devons définir des principes communs, comme la liberté d’expression, la diversité, l’inclusion, la participation. Nous devons donner le pouvoir aux citoyens. Nous devons les impliquer de toutes sortes de façons, qui vont de l’éducation civique, qui assure les connaissances de base sur ce qu’il se passe, à leur engagement dans la société civile. Nous ne pouvons ignorer les nouveaux médias et les nouvelles technologies. Si nous pensons qu’il est suffisant de publier un article dans The Financial Times pour communiquer avec nos concitoyens, je suis désolée, nous sommes en 2006. Le débat se forme également à d’autres endroits.

La vraie fracture, comme l’a bien dit quelqu’un lors d’une de nos conférences réunissant les parties intéressées, est entre ceux qui prennent les décisions et ceux qui utilisent l’internet.

Si l’on se penche sur la campagne en France, la plupart des sites sur la Constitution prônaient le non. Où étaient ceux qui voulaient faire campagne pour le oui? Ils n’ont pas assez utilisé l’internet. Nous devons comprendre les nouvelles technologies et y recourir.

Le chapitre quatre concerne la perception de l’opinion publique. Nous devons être plus professionnels dans l’organisation de nos relations avec l’opinion publique. Comme nombre d’entre vous l’ont fait remarquer, nous devons mieux coopérer. Toutes les institutions doivent prendre leurs responsabilités.

Dans ce débat, certains nous ont accusés de faire de la propagande, dès que nous faisions quelque chose, et d’autres semblent penser qu’il est suffisant d’augmenter le nombre des points d’information Europe Direct sur le territoire de la Communauté. Ce ne sera pas suffisant. Nous devons nous doter d’une politique de communication sérieuse, d’un réel instrument de démocratie, d’un outil pour les citoyens. Ceux-ci ont le droit de mieux comprendre. Ils ont le droit de participer à une sphère publique où nous aurons une véritable culture politique européenne et de vrais médias paneuropéens, qui reflèteront les débats en cours et nous aideront à les comprendre et à les suivre. Nous devons également prévoir des lieux de réunion pour les citoyens.

Vous dites que nous avons déjà la démocratie en Europe. Soit, mais elle accuse un fameux déficit de participation! La majorité des citoyens déclare encore aujourd’hui en savoir très peu ou pas assez sur l’Union européenne et ses institutions; ils n’arrivent pas à suivre ce qu’il se passe au Parlement européen ou à la Commission. Pouvons-nous simplement hausser les épaules et continuer à travailler comme si de rien n’était? Nous devons changer notre façon de communiquer avec les citoyens. C’est leur droit de s’engager avec nous!

Nous continuerons à travailler tous les points que vous avez évoqués. Nous avons augmenté considérablement le nombre de centres Europe Direct. Il y en a désormais 400 et pour la première fois nous en avons également ouvert au Royaume-Uni. Nous augmenterons ce nombre l’année prochaine, avec 30 nouveaux centres, et nous poursuivrons dans notre engagement d’informer le citoyen. Mais cela ne suffit pas encore, car nous ne parlons pas uniquement d’information, nous parlons de communication! Un processus qui doit opérer dans les deux sens.

La plupart de nos concitoyens reçoivent la plus grande partie de leur information de la radio et la télévision, nous devons donc nous assurer que nous aidons la radio et la télévision, à tous les niveaux, à rapporter au citoyen ce qu’il se passe ici. Cela doit également faire partie de notre politique.

Nous réviserons le règlement (CE) n°1049/2001, parce que l’accès à l’information est absolument crucial. La transparence, l’ouverture et l’accès à l’information sont les points cruciaux d’une nouvelle politique de la communication.

Bien entendu nous discutons le contenu des politiques: c’est au cœur de tout ce que nous faisons! Une politique de la communication ne peut toutefois remplacer un bon contenu ou une bonne prise de décision. C’est pourquoi nous nous engageons dans les activités du Plan D, dans le cadre duquel nous invitons les citoyens à participer au débat politique sur l’avenir de l’Europe.

Nous prenons très au sérieux les propositions de mesures pratiques comme l’Agora, qui sont extrêmement importantes.

Nous avons analysé les problèmes qui résultent de l’absence d’une réelle politique de la communication et nous avons identifié les cinq domaines d’action qui s’imposent. Nous souhaitons donc une réaction sérieuse du Parlement européen. Ces domaines sont-ils bien définis? Avez d’autres propositions? Si tel est le cas, nous serions plus que ravis d’arriver à des formules tout à fait pratiques, afin de pouvoir revenir demander les ressources budgétaires nécessaires. Nous combinerons cela avec la réforme de notre méthode de travail en interne, afin de devenir plus professionnels, plus ouverts, plus transparents et plus démocratiques.

Je vous remercie de votre participation à ce débat et j’espère que nous continuerons à discuter de ces principes très importants, en essayant de mettre en place une politique de la communication qui convienne à l’Union européenne et à toutes ses institutions.

(Applaudissements)

 
  
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  Le Président. - Merci Madame la Commissaire.

Je brûlais d’envie d’intervenir dans ce débat. Mme la commissaire a exprimé des choses extrêmement justes et je la remercie de s’être exprimée avec une telle force, mais je sortirais de mon rôle en allant plus loin.

Le débat est clos.

Le vote aura lieu aujourd’hui, à midi.

Déclarations écrites (article 142)

 
  
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  Zita Gurmai (PSE). - (EN) La communication est efficace si elle se fonde sur le dialogue régulier avec les citoyens européens, la discussion et la clarification des buts et stratégies de l’UE visant au développement fructueux du projet européen. Une partie des responsabilités relatives à ce travail de communication incombe à l’UE, mais l’autre revient aux États membres. La communication doit par conséquent être ciblée et être dotée d’une base juridique.

Il est fondamental que la dynamique de la société européenne y joue un rôle décisif. La communication doit cibler tous les membres de la société par le moyen d’une grande variété d’outils issus des méthodes traditionnelles et des nouvelles technologies de communication. On communiquera ainsi en messages clairs et, dans le langage des citoyens, une vision claire de la marche de l’Europe et de ses politiques.

Les citoyens européens aimeraient voir l’Europe comme un modèle d’économie florissante, de compétitivité, de cohésion sociale et de solidarité et souhaitent en outre avoir le sentiment de faire partie du processus de prise de décision. Cependant, une bonne communication est faite non seulement d’histoires de succès, de bonnes pratiques, de valeur ajoutée, mais également de défis, de problèmes que nos sociétés doivent se préparer à affronter et auxquels elles devront trouver des solutions ensemble. C’est dans ce but que nous devons travailler.

 
  
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  Gábor Harangozó (PSE). - (HU) Le scepticisme, l’échec de la Constitution, une incertitude grandissante quant au processus d’élargissement, aux nouveaux États membres et même à l’Union elle-même - telles sont les conséquences d’une politique de communication européenne inadaptée. Nous devrions donc applaudir le livre blanc de la Commission et son intention d’améliorer la communication entre l’Union et ses citoyens. La création d’une sphère publique européenne composée de citoyens bien informés au-delà de leurs propres frontières nationales, voilà l’objectif indiscutable d’une politique de communication européenne efficace.

D’une part, nous devons apporter des améliorations significatives aux informations que nous fournissons à propos du fonctionnement et des objectifs des institutions européennes, et d’autre part, nous devons nous montrer capables d’écouter les citoyens des États membres et de les faire participer activement à la formation d’une politique européenne. C’est aux niveaux local, régional et national que nous touchons le plus efficacement ces citoyens, de sorte que nous ne pourrons rendre nos informations plus efficaces qu’en renforçant la communication et en améliorant le flux d’informations entre ces niveaux et les institutions européennes.

Il ne suffit pas de créer de bons canaux de communication bilatéraux; le message lui-même doit être plus clair et plus compréhensible. Nous devons dès lors arrêter d’utiliser un jargon communautaire technique, souvent difficile à comprendre même pour un public averti. Le projet européen et sa réussite dépendent notamment de l’appropriation qu’en font les personnes qui constituent à la fois son sujet et son but - les citoyens de l’Union.

 
Dernière mise à jour: 24 janvier 2007Avis juridique