La Commission européenne peut-elle faire une déclaration précisant l'état actuel des relations commerciales entre l'Union européenne et le Brésil et exposer ses préoccupations concernant le fonctionnement du secteur de la viande bovine de ce pays?
L'UE et le Brésil entretiennent de bonnes relations commerciales, caractérisées par un accroissement des flux d'échanges dans les deux sens. Les exportations brésiliennes se font plus diversifiées, la part des produits manufacturés étant en augmentation. De plus, le Brésil est un acteur clé du programme de Doha pour le développement mis en place par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce pays y joue en effet un rôle crucial en tant que leader du groupe G20. Le Brésil est également membre du Mercosur, organisation avec laquelle l'UE négocie depuis l'an 2000 un accord d'association de région à région.
Pour l'UE, le Brésil est un partenaire et un interlocuteur clé pour relever certains des défis importants se posant à nous: conclure avec succès le programme de Doha pour le développement, gérer la mondialisation, affronter le changement climatique et réduire la pauvreté.
L'Union européenne, qui représente 24 % des exportations et 21 % des importations du Brésil, est le premier partenaire commercial de ce pays. Néanmoins, malgré sa taille économique, le Brésil n'est à l'origine que de 1,8 % du total du commerce de l'UE, ce qui le place seulement à la onzième position parmi les partenaires commerciaux de l'UE.
L'UE, qui a investi 80 milliards d'euros au Brésil, est pour celui-ci le premier investisseur. À eux seuls, les investissements de l'UE au Brésil dépassent les investissements cumulés de l'UE en Russie, en Inde et en Chine. Les investissements étrangers du Brésil, bien qu'encore modestes, sont en augmentation, et le marché de l'UE est le premier à les recevoir.
La Commission s'efforce de veiller à ce que les produits proposés sur le marché de la CE (produits importés ou produits dans la Communauté) répondent aux exigences strictes de l'UE. À cet effet, elle compte beaucoup sur son service d'inspection.
L'UE est le plus grand importateur de produits agricoles du Brésil. Pour cette raison, la Commission surveille de très près les conditions sanitaires de ces importations. Cette surveillance comprend un programme intensif d'inspections réalisées sur place par les services de la Commission, des contrôles à l'importation ainsi que des tests au hasard effectués sur le marché intérieur de destination.
Les résultats de ces inspections indiquent certains défauts, en particulier dans le secteur de la viande bovine.
L'inspection la plus récente du secteur bovin a eu lieu en mars dernier. Au vu de la conclusion de cette inspection, la Commission a informé les autorités brésiliennes que nous pourrions être amenés à reconsidérer l'autorisation d'importation de bœuf si ces autorités n'ont pas fourni, pour la fin de cette année, des preuves contrôlables de la rectification de toutes les déficiences restantes.
Le service d'inspection de la Commission, composé de la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs (SANCO) et de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV), effectuera une nouvelle inspection en novembre.
Le commissaire en charge de la santé et les services de la Commission compétents pour les questions sanitaires et phytosanitaires (SPS) ont transmis au Parlement des informations complètes sur la situation sanitaire du bœuf brésilien. Le 9 octobre dernier, le commissaire a également assisté, au Parlement, à la réunion de la commission de l'agriculture et du développement rural, au cours de laquelle cette question a fait l'objet d'un débat intense.
La Commission peut assurer l'honorable membre qu'elle prendra les mesures qui s'imposent si des risques graves devaient menacer les consommateurs, les animaux ou les espèces végétales de l'UE.