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O-0040/2008 (B6-0166/2008)

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PV 09/07/2008 - 15
CRE 09/07/2008 - 15
PV 04/09/2008 - 3

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Dibattiti
L-Erbgħa, 9 ta' Lulju 2008 - Strasburgu Edizzjoni riveduta

15. Priġunieri Palestinjani f'Iżrael (dibattitu)
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  Przewodniczący. − Kolejnym punktem porządku dziennego jest debata nad:

- pytaniem ustnym do Rady dotyczącym palestyńskich więźniów w izraelskich więzieniach (O-0040/2008 - B6-0166/2008),

- pytaniem ustnym do Komisji dotyczącym palestyńskich więźniów w izraelskich więzieniach (O-0041/2008 - B6-0167/2008).

 
  
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  Luisa Morgantini, Autore. − Signor Presidente, onorevoli colleghi, a 47 parlamentari di diversi gruppi politici abbiamo posto una domanda semplice: che cosa intendono fare Consiglio e Commissione per la violazione delle convenzioni internazionali da parte delle autorità israeliane nei confronti dei prigionieri palestinesi? La stragrande maggioranza è incarcerata in territorio israeliano, violando l'articolo 76 della Convenzione di Ginevra: arresti arbitrari, rastrellamenti, detenzione amministrativa, torture e abusi durante gli interrogatori nei luoghi di detenzione. Uomini, donne, adolescenti, studenti, parlamentari e sindaci, circa 10.000 persone incarcerate su una popolazione di tre milioni e mezzo di persone; divieto di ricevere visite e così vi sono prigionieri che da anni non possono incontrare fratelli, sorelle, madri, padri, e divieto comunque per chi ha dai 16 ai 35 anni.

Tutto è documentato da organizzazioni internazionali, Amnesty International, Nazioni Unite ed ammirevoli organizzazioni israeliane, come Bet'selem, Hamoked o palestinesi come Addameer, Defence the Children International: eppure non vi sono pressioni sulle autorità israeliane perché rispettino le convenzioni e le regole che essi stessi ratificano e che noi anche ratifichiamo.

Ma vorrei leggere una testimonianza, l'appello di una madre: "Sono la madre del prigioniero Said Al Atabeh, di Nablus. Mio figlio è in carcere dal 77, ho 78 anni, soffro di ipertensione, diabete, sto perdendo la vista e non riesco neanche più a camminare dentro la mia casa. Forse vi stupirete ma il mio unico desiderio in questa vita è di vedere mio figlio e dargli un caldo abbraccio prima di morire. Tutti i miei figli, ragazzi e ragazze, ora sono cresciuti, si sono sposati e hanno lasciato la mia casa. A Said è stato tolto tutto ed io non lo posso vedere, non per vecchiaia o per malattia, ma perché le autorità israeliane mi negano il permesso di visitarlo per motivi di sicurezza, dicono. Said sono riuscita a visitarlo Said solo una volta, trasportata da un'ambulanza israeliana in cooperazione con la Croce rossa e questo otto anni fa dopo 29 anni della sua detenzione. È stata la prima e ultima volta in cui ho abbracciato il mio amato figlio. Mi ha stretto e mi ha detto "Mamma, è come se io nascessi ancora una volta a questa vita". Quei minuti per me e per lui sono stati i più belli, ma l'attimo in cui ci siamo separati l'uno dall'altro è stato il più duro e doloroso". Questa madre fa un appello "Lo voglio rivedere ancora una volta".

Noi possiamo permettere questo? Possiamo permettere che un uomo che è in carcere da 32 anni non possa neppure vedere la madre? Dove stanno le regole internazionali? Dove sta l'umanità, io mi chiedo? Io credo che come Consiglio, come Commissione, come Parlamento, noi dobbiamo dire con molta forza e con molta rettezza che le regole internazionali vanno rispettate, che i prigionieri palestinesi, e sono 10.000, ripeto, devono essere liberi di fare la pace fra palestinesi e israeliani.

 
  
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  Jean-Pierre Jouyet, Président en exercice du Conseil. − Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chère Benita, Madame la Vice-présidente, Madame Morgantini, Mesdames et Messieurs les députés, vous évoquez les thèmes de l'emprisonnement et de la détention administrative des Palestiniens, y compris des mineurs, par Israël, ainsi que leur traitement dans les territoires occupés et en Israël.

Pour le Conseil, les politiques et pratiques pénales doivent respecter, en toutes circonstances, les principes fondamentaux des droits de l'homme tels qu'ils sont inscrits dans l'ordre juridique international, notamment grâce à la Déclaration universelle des droits de l'homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Il convient de proscrire toute détention qui pourrait être qualifiée d'arbitraire notamment parce que la personne mise en détention n'a pas été avertie des charges qui pesaient contre elle. Le principe du droit à un procès équitable et public auprès d'un tribunal impartial et indépendant est fondamental dans un État de droit, et nous rappelons que les juridictions d'exception ne peuvent être mises en place que, et seulement, dans des cas bien précis et très limités.

Il est également primordial de respecter l'obligation de traiter correctement les personnes en détention et, bien évidemment, les actes de torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants à l'encontre des prisonniers sont à bannir et à réprimer sévèrement.

Le Conseil reconnaît l'état préoccupant de la situation des droits de l'homme au Proche-Orient. À ce titre, le Conseil se félicite néanmoins que le dialogue entre l'Union européenne et Israël aborde toutes les questions, y compris la situation dans les territoires palestiniens. La question des droits de l'homme reste en effet un sujet évoqué à tous les niveaux, de manière permanente, dans les contacts politiques entre l'Union et Israël.

Dans sa déclaration du 16 juin 2008, publiée à l'issue du Conseil d'association avec Israël, l'Union a ainsi demandé la transformation du groupe informel traitant de la question des droits de l'homme en un sous-comité qui soit permanent.

Le Conseil est conscient des faits exposés par les députés au Parlement, notamment la Vice-présidente, et relevés notamment dans le dernier rapport de M. John Dugard, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, ainsi que par différentes organisations non gouvernementales.

Le Conseil a eu l'occasion de marquer sa préoccupation et a appelé à plusieurs reprises à la libération des prisonniers palestiniens en plus grand nombre. Il réaffirme, par ailleurs, sa position selon laquelle le processus politique engagé à Annapolis en novembre 2007, qui doit s'accompagner de mesures de confiance sur le terrain, représente le seul moyen de parvenir à une solution négociée entre les parties, qui soit fondée sur la coexistence de deux États, à savoir un État palestinien indépendant démocratique et viable, vivant en paix aux côtés d'un Israël aux frontières sûres et reconnues.

Dans ce cadre et afin de reconstruire la confiance entre les parties, et d'associer les populations civiles au processus politique en cours, le Conseil invite Israël à faire des gestes significatifs, notamment en libérant en priorité les enfants, les femmes et les élus palestiniens emprisonnés ou détenus administrativement.

(Applaudissements.)

S'agissant de l'invocation des instruments du droit international, évoquée par Mme Morgantini, le Conseil maintient sa position qui consiste à défendre et développer le droit international, comme le stipule la stratégie européenne de sécurité, telle qu'adoptée par le Conseil en décembre 2003.

Je tiens à souligner que la Présidence, au nom de l'Union européenne, se félicite de l'accord d'échange entre Israël et le Hezbollah dont nous avons appris la signature lundi. Cet accord prévoit la restitution des corps de combattants du Hezbollah et la libération de prisonniers palestiniens contre la restitution des corps des soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev capturés en 2006.

Nous espérons que cet échange sera effectué comme convenu, mais ce dossier révèle également, et pour l'avenir, toute la complexité du dossier "prisonniers" dans le conflit du Moyen-Orient et l'importance de la résolution dudit dossier.

Le Conseil rappelle que le processus politique, tel qu'il est défini dans la feuille de route, représente le seul moyen de parvenir à une solution négociée entre les parties et, comme je l'ai indiqué et dans les termes que j'ai indiqués, à la coexistence de deux États.

 
  
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  Benita Ferrero-Waldner, Member of the Commission. − Mr President, first of all to Mrs Morgantini I would like to say that I am very sensitive to the question that you have put to us today. Last February I, too, met with the Palestinian Minister for Prisoners’ Affairs in the company of Mrs Fadwa Barghouti, the wife of Marwan Barghouti, who is in prison. I listened very attentively to them. Their account of the situation of prisoners corresponds to those of the reports the honourable Members, and you personally, quote in their question.

I would like to stress therefore that I am very concerned about human rights violations and I have great sympathy for the suffering of Palestinian prisoners in Israeli jails.

The Commission is very mindful of Israel’s responsibility as an occupying power, and of conflicts with international law these conditions illustrate. We therefore regularly raise, for example, the issue of administrative detentions with our Israeli counterparts, both in informal and in formal settings. The single case that you mentioned today touches me very much and if I could have the documentation I will personally try to do what I can. Maybe there is a chance of getting this mother to see her son again.

The European Union has also called many times for the immediate release of Palestinian legislators detained by Israel. The Commission is also aware of the Palestinian children who are held in Israeli prisons and detention centres. This contravenes the UN Convention on the Rights of the Child that sets the minimum age to 18 years for minors, as well as the Fourth Geneva Convention that requires prisoners to be held within the Occupied Territory. These detained children are particularly vulnerable. We know that. Their treatment must be brought into compliance with international law.

We need to give increased attention to the situation of children affected by this conflict situation. This is why the European Union has added Israel and the Occupied Palestinian Territory to the list of the priority countries for the implementation of the EU Guidelines on Children and Armed conflict.

In line with these guidelines, the European Union also integrates all aspects of the rights and well-being of children affected by the conflict into the political dialogue with Israel. In addition, the European Union also cooperates closely with UN agencies, as well as Israeli and Palestinian NGOs, actively involved in monitoring, reporting and advocating the rights of the child.

The respect for human rights and compliance with international law is one of the fundamental values of the European Union. It is an essential element of our foreign policy. Consequently, protecting human rights is of great importance in our relations with Israel. Our human rights dialogue with the Israeli authorities at different levels bears witness to this.

The Commission, in its meetings with the Israeli authorities, and I personally in my meetings with Israeli decision-makers, will certainly continue to urge Israel to comply fully with international law and conventions. The European Union stated at the last Association Council with Israel very recently its desire to set up a formal subcommittee on human rights. This would then be an important step forward to further formalise a dialogue on these issues.

Article 2 of the EU-Israel Association Agreement will continue to remind both the European Union and Israel that respect for human rights and democratic principles are the basis of our bilateral relations. We believe that dialogue is the most promising means to exert a positive influence on Israel. We do not shy away from raising difficult issues, such as the one the honourable Members have inquired about.

I completely agree with the Presidency when it says that all this has to be seen in the context of the Middle East conflict, and therefore I think a solution to this conflict would in the end also mitigate or even solve the problem of the prisoners.

 
  
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  Charles Tannock, on behalf of the PPE-DE Group. – Mr President, yet again the anti-Israel forces in this Parliament are seeking any opportunity to attack the Jewish State and yet again those of us who seek a balanced debate and a genuine peace in the Middle East are compelled to come to Israel’s defence. After all, Israel is a democratic country, which faces an existential threat from Jihadi terrorists and their cheerleaders, who are the very individuals currently held under administrative detention by Israel.

Concerning the issue of children, sadly children have been dragged into and recruited into the Intifada and even as potential suicide bombers by the terrorists.

I particularly question the need for this motion for a resolution at a time of a truce with Hamas, which has just stopped firing its rockets from Gaza at civilians, and also a prisoner exchange taking place between Israel and Hizbollah, whereby five terrorist prisoners were returned to their homes and families, whereas two Israeli soldiers will be returned in body bags. One of these terrorists – Samir Kuntar – murdered a young Israeli man by drowning him and then took the man’s daughter, smashing her on rocks and beating her skull with a rifle butt. He also killed a policeman. The Palestinian terrorists who hijacked the Achille Lauro – during which time they murdered an elderly Jewish man, throwing his body overboard – demanded Kuntar’s release.

Doing deals with terrorists brings with it a heavy price to pay for any democracy, but this is doubly so in Israel’s case. Samir Kuntar has vowed to resume Jihad against Israel now that he is set free.

I therefore applaud Israel’s courageous decision. I hope that it will ultimately bring positive results, but I fear not, because it is quite apparent that those who wish to destroy Israel as a state are gaining strength from politicians like Mrs Morgantini who table resolutions like this one at this moment in time.

While she is on the topic, she might also wish to examine an allegation in the British press of the torture routinely carried out in Palestinian jails against their own people both by Hamas in Gaza and, perhaps more surprisingly, by the Palestinian Authority itself.

 
  
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  Véronique De Keyser, au nom du groupe PSE. – Monsieur le Président, j'ai assisté récemment à la Conférence de Berlin, où la question centrale était de restaurer l'état de droit dans les territoires occupés. Ce qui vaut pour un État en devenir, la Palestine, vaut a fortiori pour Israël. Et sur ce point, le sort des prisonniers palestiniens est un véritable paradigme. Car c'est du sort de plus de 8 500 prisonniers palestiniens qu'il s'agit, des raisons et des conditions de leur détention.

Et je rappelle que 48 membres élus du Conseil législatif palestinien sont aujourd'hui en prison. C'est inacceptable. Que l'écrasante majorité des détenus ont été transportés dans des prisons israéliennes, ce qui est contraire à la Convention de Genève, qui interdit le transfert de détenus des territoires occupés vers l'occupant; c'est inacceptable. Que le code pénal utilisé dans les territoires occupés ne s'applique qu'aux Palestiniens et pas aux colons. En clair, ce qui est criminel pour les uns ne l'est plus pour les autres. C'est inacceptable. Qu'environ 100 femmes sont emprisonnées et que les femmes enceintes ou celles qui allaitent ne bénéficient pas de soins relatifs à leur état; c'est inacceptable. Que 310 mineurs sont détenus dans les mêmes conditions que les adultes, alors qu'Israël est signataire de la Convention sur les droits de l'enfant. Et qu'on ne vienne pas me dire ce que j'ai déjà entendu: qu'à quinze ans, ces petits Arabes sont déjà des adultes et capables de tout.

À qui la faute, Monsieur Tannock, sinon à l'occupation qui les a privés de leur enfance? Et la liste s'allonge: tortures, mauvais traitements, droits de la défense inexistants, absence de jugement, etc. Ces faits sont documentés par des sources tant israéliennes qu'internationales, je le rappelle. Le Parlement européen, certes, ne peut d'un coup de baguette magique faire cesser le conflit, mais il mettra, je vous l'assure, les droits de l'homme au cœur de la revalorisation du statut d'Israël, qui se discutera tout au long de cette année. Le paragraphe 2 de cet accord le dit clairement: "Les relations entre les parties, ainsi que le contenu de l'accord lui–même, seront basés sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, qui guide leur politique interne et internationale et constitue un élément essentiel de cet accord".

Certes, il faut échanger. Il faut négocier, par exemple l'échange et la libération de prisonniers, comme celle de Gilad Shalit, d'un côté, de Salah Hamouri, de l'autre. Et je me félicite certainement de la signature de l'accord d'échange avec le Hezbollah. Mais je voudrais rappeler à nos partenaires israéliens que les droits de l'homme pour le Parlement européen, c'est du non-négociable. Et à ce titre, je me félicite et je vous remercie, Monsieur le ministre qui représente le Conseil, et Madame la Commissaire, pour la fermeté de vos propos, qui nous confortent dans l'idée que nous formons bien, à trois, une seule Union européenne.

 
  
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  Marios Matsakis, on behalf of the ALDE Group. – Mr President, I am speaking on a personal basis on this issue.

Successive governments in Israel are pursuing a policy of trying to suppress the Palestinian people’s wish to live freely on their land by using the iron fist and the bullet and by arbitrarily arresting, imprisoning, torturing and murdering civilians, including women and children. This they do most unwisely, not realising that the genuine problems of security that Israel is admittedly facing cannot be solved by this type of inhuman response. On the contrary, such brutality can only bring about more violence and can only slowly erode away any international support they might have enjoyed in the past.

The time is long overdue for the EU leadership to boldly warn the governing Jewish politicians that, if they continue to act as Nazi-style military commanders and if they continue to think that the support of the US leadership and those they influence in Europe – not excluding MEPs – will be there for ever, they will sadly but inevitably and with mathematical precision lead their state into non-existence.

 
  
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  Hélène Flautre, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, Obeida Assida est un étudiant palestinien. Il a été arrêté en 2003, à l'âge de 17 ans. Il est retenu en détention administrative en Israël, sans charges et sans procès. Saed Yassine est un défenseur des droits de l'homme palestinien. Il a 34 ans. Il est retenu en détention administrative en Israël depuis 2006. Pas de charges, rien n'est retenu contre lui, son épouse et ses enfants n'ont pu lui rendre visite qu'à trois reprises. Noura al Hashlamoun est une femme au foyer de 36 ans. Elle est mère de six enfants. Elle est retenue en détention administrative en Israël depuis septembre 2006, sans charges, sans procès. Marouane Barghouti, inspirateur et rédacteur du document des prisonniers, est retenu en Israël depuis avril 2002. Il y a d'ailleurs, je vous le signale chers collègues, un appel qui continue à circuler pour sa libération; je vous invite toujours à le signer.

Tout le monde a bien compris que, si je voulais énumérer la longue liste des milliers de prisonniers palestiniens qui sont retenus aujourd'hui dans les prisons israéliennes, en totale violation du droit international et du droit humanitaire, il me faudrait beaucoup de temps de parole. Chacun d'entre eux, chacune de leur famille mériterait pourtant tout un long discours. Car rien ne leur est épargné: des interrogatoires musclés pouvant aller jusqu'à 188 jours, durant lesquels la torture est avérée, des aveux et des jugements à signer en hébreu, une détention hors de leur territoire en Israël, sans fondement, renouvelable tous les six mois au gré de l'arbitraire, la soumission à une juridiction militaire ad hoc et discriminatoire en dehors de toute justification légale, le non-accès à un avocat pendant les premiers quatre-vingt-dix jours de détention, un droit de visite rendu quasi inexistant.

Voilà exactement, Mme De Keyser a raison, ce que l'UE ne peut pas accepter. Tout ceci est absolument inacceptable. Et vous nous dites que vous allez utiliser ce nouveau cas de dialogue. Qu'est-ce qui nous fait penser que, demain, l'Union européenne, vous, Commission, Conseil, serez plus aptes à imposer le respect des clauses qui sont déjà prévues dans l'accord que nous avons, demain, avec le...

(Le Président retire la parole à l'orateur)

 
  
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  Κυριάκος Τριανταφυλλίδης, εξ ονόματος της ομάδας GUE/NGL. – Κύριε Πρόεδρε, στην περασμένη ολομέλειά μας στο Στρασβούργο, στις 16 του περασμένου Ιουνίου, προβήκατε σε μια δήλωση για την κατάσταση στην Παλαιστίνη. Η δήλωσή σας εκείνη αντανακλούσε τα απογοητευτικά πορίσματα της ad hoc επιτροπής, που με δική σας πρωτοβουλία επισκέφθηκε στις αρχές Ιουνίου τα παλαιστινιακά εδάφη και διαπίστωσε τις άθλιες συνθήκες διαβίωσης των Παλαιστινίων τις οποίες επιβάλλει η ισραηλινή κατοχή.

Σήμερα είναι καιρός το Συμβούλιο και η Επιτροπή να δώσουν απαντήσεις για τις ενέργειες στις οποίες σκοπεύουν να προβούν, προκειμένου να δείξει η κατοχική δύναμη, το κράτος του Ισραήλ, σεβασμό προς το διεθνές δίκαιο σε ό,τι αφορά την κατάσταση των Παλαιστινίων κρατουμένων στις ισραηλινές φυλακές.

Σήμερα εμείς, τα μέλη του Ευρωπαϊκού Κοινοβουλίου, απαιτούμε από το Συμβούλιο και την Επιτροπή να μας δοθούν εξηγήσεις γιατί στις 16 του Ιουνίου προέβηκαν στην αναβάθμιση των σχέσεων της Ευρωπαϊκής Ένωσης με το Ισραήλ, ενώ στις ισραηλινές φυλακές κρατούνται, κατά παράβαση του διεθνούς δικαίου, 11.000 κρατούμενοι, μεταξύ των οποίων 376 παιδιά, 118 γυναίκες και 44 μέλη του Παλαιστινιακού Νομοθετικού Συμβουλίου καθώς και 800 διοικητικοί κρατούμενοι.

Σε δύο μήνες θα ξαναεπισκεφθούμε την Παλαιστίνη. Μέχρι τότε ζητούμε από εσάς να απαιτήσετε εκ μέρους όλου του Κοινοβουλίου από τις ισραηλινές αρχές να προβούν στην άμεση απελευθέρωση όλων των παιδιών που κρατούνται στις φυλακές του Ισραήλ, να προβούν στην απελευθέρωση όσων οι υποθέσεις δεν πέρασαν από τις κανονικές νομικές διαδικασίες …

(Ο Πρόεδρος διακόπτει τον ομιλητή)

 
  
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  Nickolay Mladenov (PPE-DE). – Mr President, I believe that this House, together with the Commission and the Council and every politician in Europe, is convinced that the protection of an individual’s human rights is much more a fundamental duty in times of war and terrorism than it is in times of peace and security. I believe we share this understanding.

This is the understanding that is also shared by the Israeli Supreme Court. In a number of decisions the Israeli Supreme Court has upheld the rights of both Palestinian prisoners and petitioners against the actions of the Israeli defence forces or Government.

Let me remind you that in 1991, as Israel was expecting an attack with chemical and biological weapons, its Supreme Court upheld a petition that literally said that the power of society to stand up against its enemies is based on its recognition that it is fighting for values that deserve protection. The best partner in defending the rights of Palestinian prisoners in Israel is the Israeli Supreme Court. I believe that this legal system in a democratic country like Israel should be addressed with all concerns that Members here have.

But I ask the Members of this House: Which convention protects the rights of those who have been kidnapped or terrorised or killed in the last number of years? Under what court was Alan Johnson allowed to appeal his kidnapping? What visitation rights were given to Gilad Shalit? What rights did Ophir Rakhum, aged 16, have? What legal protection was he granted?

I urge the Members of this House, I urge them in all honesty and with all my heart, to stand up and support the Commission and the Council in their balanced approach towards this conflict and towards protecting the rights of those whose rights have been infringed. We should not take a side which will undermine the ability of the European Union to stand up and support the peace process in the Middle East as it is now doing.

 
  
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  Richard Howitt (PSE). – Mr President, I wish to begin by saying to the President-in-Office that Amnesty International has stated that 8 500 Palestinians from the Occupied Palestinian Territories being detained in Israeli prisons are being held contrary to Article 76 of the Geneva Convention, and for many of these prisoners family visits are impossible due to the restricted travel permits. For those visits that are allowed, even though under international human rights standards Israel is responsible for ensuring that the Palestinian detainees receive these visits, it is the international community, via the International Committee of the Red Cross, which has being shouldering the cost. That is why it is right for us in the European Parliament to ask the European Council to act.

Like Commissioner Ferrero-Waldner, I have met Mrs Barghouti and I thank the Commissioner too for her specific reference to our parliamentary colleagues from the Palestinian Legislative Council who are amongst the imprisoned.

Although I agree with Mr Mladenov and Mr Tannock that the abduction and failure to allow family visits of Israeli nationals is an equal breach of international law, I regret that Mr Tannock sought to portray my co-author, Mrs Morgantini, as someone who is committed to the destruction of Israel, when she and I support human rights and upholding international humanitarian law.

 
  
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  Frédérique Ries (ALDE). – Monsieur le Président, la question extrêmement difficile du maintien de nos valeurs démocratiques dans la lutte contre le terrorisme, telle est en réalité la vraie teneur de notre débat aujourd'hui. Je n'ai malheureusement pas le temps d'aborder tous les points soulevés dans les textes, même s'ils sont reportés, soumis par nos collègues, et je ne répéterai pas les commentaires de mon collègue, M. Mladenov, sur la Cour suprême israélienne.

J'aborderai tout de même la question des mineurs. Oui, il y a des mineurs en prison, pour la plupart des adolescents, que le Hamas manipule et envoie à la mort, armés de grenades ou de ceintures explosives. Vous évoquez, mes collègues évoquent la loi internationale. Celle–ci condamne aussi, me semble–t–il, le recrutement d'enfants soldats. Tout jeune en prison est un échec pour toute société. Israël se doit d'affronter ce défi dans le respect du droit international, mais la vraie tragédie, c'est toute cette génération en Palestine qui est perdue pour la paix.

Un mot à peine, tout juste osé sur Gilad Shalit. Il s'agit d'un prisonnier aussi, me semble–t–il, citoyen israélien et français. Il mérite mieux que l'oubli coupable auquel le condamne l'indignation à géométrie variable de certains de mes collègues. Pas de mention non plus du contexte politique global évoqué par M. le Secrétaire d'État et par Mme la Commissaire.

Je conclus, Monsieur le Président, sur les trêves très fragiles, mais réelles, qui s'installent sur plusieurs fronts. Juste un mot pour dire que, plus généralement, c'est cette obsession de certains à organiser à chaque session le procès ici d'un État démocratique que je veux dénoncer.

 
  
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  Caroline Lucas (Verts/ALE). – Mr President, I am losing count of the number of times we stand up in this Chamber to condemn the Israeli authorities for their systematic abuse of the human rights of the Palestinian people.

The occupation, the separation wall, the siege of Gaza – the list goes on. Today we focus on the terrible situation of Palestinian prisoners, including 44 members of the Legislative Council. These are our counterparts, our partners, who still languish in prison without charge and without trial.

My question is this: When is the European Council going to act? How many more violations of international law does it take? How many more Palestinians have to be arrested, imprisoned and tortured before the EU stops just talking about human rights and starts taking action to defend them?

To consider upgrading EU-Israel relations at a time like this demonstrates the most breathtaking disregard for our responsibility to the Palestinian people. To fail to invoke Article 2 of the Association Agreement demonstrates the most deplorable political cowardice.

Our argument is not with the Israeli people, many of whom join us in our condemnation of the Israeli authorities. My argument is right now not even with Israel. It is with the European Council and its grotesque failure of political leadership.

 
  
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  Chris Davies (ALDE). – Mr President, I agree completely with Caroline Lucas. It is ironic that our next debate is on Zimbabwe. Mugabe did not like the result of an election and has since fixed it; he now arrests parliamentarians to try and achieve a new balance, and does worse. We are going to condemn him utterly.

The comparisons are of course far apart, but two and a half years ago we paid for elections in Palestine. Israel did not like the result, so we refused to recognise the new government. Since then, Israel has arrested more than 40 parliamentarians, people who belong to the wrong party, people who had not used a bullet but who had resorted to the ballot box.

We are not going to apply sanctions. Instead we are seeking closer partnership with Israel. So, Commissioner and Minister, the contradictions are surely evident. You say you have a balanced approach – but where is the evidence that our approach is achieving anything?

 
  
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  Sarah Ludford (ALDE). – Mr President, I do not let Israel off the hook but it is extremely unhelpful for the European Parliament to single out one party – Israel – in a complex conflict where human rights abuses demand a balanced approach. A debate only on Israeli actions is also very bad timing.

Are we forgetting that our overriding aim is to encourage the parties to achieve a peaceful two-state solution? Only if our criticism is accurate and constructive and non-partisan will we be heard by both parties and have a brighter prospect of influence.

I think Human Rights Watch and the UN’s Martin Scheinin achieved such a standard. The latter points out the significance of decisions of the Israeli Supreme Court – entirely absent from the oral questions. Even John Dugard’s report said he was deeply concerned and condemned violations of human rights by Palestinians upon Palestinians and by Palestinians upon Israelis. No mention of that.

I regret that Israel still relies on emergency regulations of 1945 inherited from the British colonial power but it is worth noting that they have been applied to Jewish terrorists in Hebron as well as to Palestinian people.

 
  
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  John Bowis (PPE-DE). – Mr President, this is not a question of terrorists arrested, tried, convicted and imprisoned; it is simply a question of individuals seized and held. And it is a question, in particular, of children, not child soldiers – some children have thrown stones and so on, it is true, but children.

Imagine this Chamber full of children. Take half of them, put sacks over their heads, tie their hands behind their backs, take them away without telling their parents where you are taking them, put them into jails, put them into 1.5 m2 rooms with no windows, put on the light, keep them away from medical attention, keep them away from any outside visits and so forth, do not allow them to have changes of clothes. That is what we are talking about. That is what the United Nations Convention on the Rights of the Child should be about.

My plea to Israel is: For goodness’ sake, you are not winning friends by doing this. Please, Israel, my cry to you is: Set the children free!

 
  
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  Ignasi Guardans Cambó (ALDE). – Mr President, it is precisely because some of us believe that Israel is a democracy – a democratic state – and because the European Union treats it as such, that we hold it accountable to the rule of law. If it was not a democratic state, we would not be trying to hold it accountable to the rule of law.

There is no supreme court for those who are out of the whole judicial system. We know what the Supreme Court says, but that applies only to those who can reach the Supreme Court. When you are under administrative detention and you have no access to court whatsoever, there is no Supreme Court ruling which will protect you.

The conflict cannot be used as an argument for such violations. It is not a balanced approach to remain neutral and to treat these individuals as if they did not exist. These individuals are under arrest without any guarantee whatsoever, without any procedure; their families are beside themselves, and their houses and families in many cases are being destroyed and punished for what they have done or what they are accused of, and that deserves a reaction from the European Union.

 
  
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  Frieda Brepoels (PPE-DE). – Ik zou toch even aan collega Tannock willen zeggen dat deze vraag niet alleen werd ingediend door mevrouw Morgantini, maar ook door twee ondervoorzitters van het Parlement van de PPE-DE-Fractie, mijnheer McMillan-Scott en mevrouw Kratsa-Tsagaropoulou, door collega Bowis, collega Kasoulides en mijzelf. Voor alle duidelijkheid dit even vooraf. Als lid van de parlementaire delegatie voor de betrekkingen met de Palestijnse autoriteiten heb ik al verschillende keren aan den lijve ondervonden wat het betekent om je democratisch verkozen collega's niet te kunnen ontmoeten, omdat zij gevangen worden gehouden.

Wat inderdaad te zeggen van de vele vrouwen en kinderen die verspreid zitten over verschillende gevangenissen buiten de Palestijnse gebieden, hetgeen het bezoek door advocaten en familie nagenoeg onmogelijk maakt. Iedereen heeft al gewag gemaakt van de dagelijkse levensomstandigheden en het gebrek aan medische verzorging. Hoe lang zullen de internationale gemeenschap en de Europese Unie dit nog tolereren? Ik wens dan ook een dringende oproep te doen aan de Commissie en de Raad om paal en perk te stellen aan deze onaanvaardbare situatie.

 
  
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  Bernard Lehideux (ALDE). – Monsieur le Président, je souhaiterais simplement formuler deux remarques.

La première: c'est que dans ce Parlement, certains problèmes sont appréhendés assez curieusement; ce sont toujours les mêmes que l'on condamne, ce sont toujours les mêmes dont on parle. Essayez ici de faire condamner Cuba pour la présence de prisonniers politiques dans ses geôles et vous me reparlerez de la façon dont on traite les droits de l'homme au Parlement européen.

Deuxième remarque: il y a une solution pour qu'Israël libère enfin ceux qui doivent être libérés; cesser les attentats, cesser de bombarder les villages israéliens, cesser de tuer les enfants, cesser les attentats à la pelleteuse, cesser d'envoyer des enfants avec de la dynamite plein les poches. Et alors, oui, Israël libèrera les prisonniers!

 
  
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  Antonio López-Istúriz White (PPE-DE). – Señor Presidente, las palabras de la señora Morgantini nos conmueven y no podemos sino solidarizarnos con aquellos casos, debidamente documentados por ella, de presunta violación de los derechos humanos de prisioneros palestinos. Digo debidamente documentados, porque aquí se han lanzado, por parte de algunos colegas de la izquierda, acusaciones muy serias e intolerables al Estado de Israel. Se les ha acusado de asesinar a niños y mujeres y de tener actitudes nazis. ¿Se ayuda así al proceso de paz?

Señora Morgantini, sé que su iniciativa parte de un caso concreto y conmovedor y que tiene usted buena voluntad. Ahora bien, sus colegas de la izquierda, algunos de ellos, han utilizado esta oportunidad una vez más para intentar aplastar y humillar al pueblo de Israel.

Está claro que tenemos que seguir con la labor de erradicar el antisemitismo soviético que todavía está impregnando la mentalidad de algunos de sus colegas aquí en el Parlamento.

 
  
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  Jean-Pierre Jouyet, Président en exercice du Conseil. − Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Commissaire, je serai bref, puisque j'ai dit l'essentiel lors de mon intervention d'ouverture. Mais le débat que nous avons eu a été à certains égards très émouvant et je voulais vous indiquer que le Conseil est conscient et informé des faits mentionnés, et qu'il continuera à marquer sa préoccupation et à invoquer les instruments du droit international.

La Présidence continuera à évoquer cette question dans les contacts politiques entre l'Union européenne et Israël qui se dérouleront durant notre présidence. Nous rappelons également que le processus politique en cours ne pourra se développer que si les mesures de confiance sur le terrain s'accroissent. La poursuite du processus de colonisation, la persistance du terrorisme et de la violence, le sort des détenus palestiniens sont des obstacles aux efforts de paix, tout comme la situation des otages israéliens détenus par des groupes terroristes; je pense notamment à Gilad Shalit.

Pour conclure sur une note d'espoir, ce que je voulais indiquer au Parlement, c'est que l'Union européenne a un rôle clé à jouer dans ce processus en se fondant sur sa qualité de membre du Quartet, sur son statut de premier bailleur et sur ses actions de soutien à l'Autorité palestinienne et, aussi, sur sa qualité de partenaire majeur d'Israël. L'Union européenne a toujours reconnu à Israël le droit de vivre en sécurité, à l'intérieur de frontières reconnues, en coexistant avec la Palestine, comme je l'ai indiqué dans mon introduction.

 
  
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  Przewodniczący. − Zamykam debatę.

Głosowanie odbędzie się w czasie następnej sesji we wrześniu br.

 
Aġġornata l-aħħar: 21 ta' Lulju 2008Avviż legali