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Procédure : 2010/2540(RSP)
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B7-0091/2010

Débats :

PV 09/02/2010 - 4
CRE 09/02/2010 - 4

Votes :

PV 09/02/2010 - 5.1
CRE 09/02/2010 - 5.1
Explications de votes
Explications de votes

Textes adoptés :

P7_TA(2010)0009

Débats
Mardi 9 février 2010 - Strasbourg Edition JO

7. Explications de vote
Vidéo des interventions
PV
  

Explications de vote orales

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0091/2010

 
  
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  Clemente Mastella (PPE).(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, l’accord-cadre que nous venons d’adopter améliore considérablement le rôle du Parlement européen, un rôle qui a pris de l’importance grâce à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Monsieur le Président Barroso, nous vous avons accordé notre confiance, et nous attendons de votre part que vous respectiez nos prérogatives accrues.

Nous considérons notamment qu’il est fondamental de collaborer plus étroitement, dans le but d’instaurer un dialogue régulier entre les deux institutions. Nous prenons comme un signal les engagements que vous avez formulés devant cette Assemblée, votre volonté d’institutionnaliser un dialogue régulier sur les principales questions fondamentales et sur les propositions législatives importantes, et l’engagement que vous avez pris d’établir un compte rendu du suivi pratique de chacune des initiatives législatives dans les trois mois suivant son adoption.

Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" nos institutions seront appelées à mettre en œuvre la méthode dite «démocratique» en établissant un partenariat privilégié, en vue de définir, de mettre en œuvre et, surtout, de sauvegarder l’intérêt véritable de l’Europe. Il s’agit là d’une responsabilité accrue pour la Commission, mais aussi pour nous, les représentants directs des citoyens de notre Europe.

Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" tous ces objectifs exigent un plus grand engagement de la part de tous: de la Commission, du Parlement, des parlements nationaux et des gouvernements. C’est cette Europe que les citoyens exigent de nous, et c’est l’Europe que nous devons être en mesure de leur garantir au cours des cinq prochaines années.

 
  
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  Bernd Posselt (PPE).(DE) Monsieur le Président, j’ai voté pour cette Commission et je suis également en faveur de l’accord-cadre, qui représente une étape historique. Malgré cela, j’ai voté contre la résolution, parce que nous ne l’avons reçue qu’hier sous forme de texte achevé et que nous n’avons pas pas pu en débattre sérieusement, et parce que le diable est dans les détails. Pour cette raison, je tiens à préciser que j’ai des doutes sur sa formulation en de nombreux endroits, par exemple en ce qui concerne le droit des députés de poser des questions à titre individuel, ou le risque de collusion entre la Commission et le Parlement pour ce qui est de l’ordre du jour si la Commission assiste à la Conférence des présidents.

Je demande donc que des corrections soient apportées lors de la négociation finale du texte. Il a été dit très justement que le Parlement a plus de pouvoir. Nous avons besoin d’un partenariat étroit avec la Commission, mais nous n’avons pas besoin d’une collusion. Il nous faut plus, et non moins de démocratie, car ce pouvoir supplémentaire a pour corollaire la nécessité d’une démocratie renforcée au sein du Parlement.

 
  
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  Daniel Hannan (ECR). - Monsieur le Président, personne dans cet hémicycle ne peut vraiment croire que sur 500 millions d’Européens, ces 27 candidats sont les plus qualifiés pour être commissaires européens. La Commission exerce des pouvoirs exorbitants. Tout en étant l’exécutif européen, elle est à l’initiative de la législation. Mais qui allons-nous désigner pour exercer ces pouvoirs? Une série de candidats de compromis nommés par les gouvernements nationaux en remerciement pour services rendus ou bien simplement pour éloigner des rivaux.

Prenons, par exemple, la candidate de mon propre pays, la baronne Ashton. On nous rapporte que le gouvernement français s’oppose à elle parce qu’elle ne parle pas français. Mais, Monsieur le Président, c’est bien là le moindre de ses défauts! La baronne Ashton ne s’est jamais donné la peine d’affronter le suffrage universel. Comment l’Union européenne pourrait-elle donner des leçons de démocratie à l’Iran ou à Cuba, alors que cette femme, qui dirige son service extérieur, est elle-même une fonctionnaire non élue? La baronne Ashton et ses amis fédéralistes nous traitent d’anti-Européens. Mais si elle et ses amis de la campagne pour le désarmement nucléaire avaient gagné le combat, notre continent serait resté divisé et des centaines de millions d’Européens subiraient encore la tyrannie marxiste. Aucun véritable Européen...

(Le Président retire le parole à l’orateur)

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0071/2010

 
  
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  Viktor Uspaskich (ALDE).(LT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Certes, je souhaiterais moi aussi saluer et féliciter la nouvelle Commission, les nouveaux députés, mais je voudrais attirer l’attention sur certains faits qui n’ont été débattus ni dans les groupes politiques, ni lors des sessions parlementaires, des séances plénières, à savoir la nomination des membres eux-mêmes. Dans mon groupe politique, j’ai dit que l’on devrait au moins nommer à la Commission européenne ceux des candidats qui ont le soutien des deux tiers de leur Parlement national.

L’autre point qui n’a pas été débattu et qui, je crois, est très important, c’est le fait que la nouvelle Commission devrait accorder une attention particulière à la protection des acteurs économiques de l’Union européenne contre les importations en provenance des pays qui ne partagent pas les valeurs que nous défendons. Des valeurs telles que l’environnement, les garanties sociales et, en définitive, les institutions démocratiques. C’est précisément là qu’il convient de dépenser plus d’argent, car ces importations ont pour effet d’augmenter le prix de nos services et de nos marchandises, et il devient alors difficile, pour nos acteurs économiques, de faire face à la concurrence...

 
  
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  Daniel Hannan (ECR). - Monsieur le Président, la baronne Ashton et ses amis fédéralistes nous traitent d’anti-Européens. Mais si elle et ses amis de la campagne pour le désarmement nucléaire avaient gagné le combat, notre continent serait resté divisé et des centaines de millions d’Européens subiraient encore la tyrannie marxiste. Aucun véritable Européen et aucun véritable démocrate ne peut en conscience soutenir ces candidats. En votant pour eux, uniquement pour leur soutien à l’intégration européenne, ce Parlement se juge lui-même.

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0090/2010

 
  
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  Iva Zanicchi (PPE) . – (IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" je suis très heureuse d’avoir voté en faveur de ce nouveau collège des commissaires. Je suis heureuse parce que j’ai vu des hommes et des femmes qui sont très compétents, et ont des programmes clairs et bien définis. Avec votre permission, je voudrais tout d’abord souhaiter à M. Tajani de réussir dans son travail, car c’est un homme de grande valeur qui pourra apporter une grande contribution à l’industrie européenne.

Enfin, en tant que vice-présidente de la commission du développement, je tiens à souligner l’excellente impression produite par la commissaire désignée Georgieva. Il s’agit vraiment d’une femme déterminée et capable, qui représentera un excellent point de référence pour la commission du développement. Je leur souhaite à tous bonne chance à leurs postes.

 
  
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  Peter Jahr (PPE).(DE) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" au vu des immenses défis qui attendent l’Europe, il est important, et très heureux, que nous ayons une Commission efficace. En outre, la coopération entre le Parlement et la Commission, sur un pied d’égalité et basée sur la confiance, est indispensable si nous voulons réussir. L’accord adopté aujourd’hui constituera une base importante dans cette perspective.

Le Parlement dispose désormais des pleins pouvoirs de codécision, et se trouve donc sur un pied d’égalité avec la Commission et le Conseil dans tous les domaines. Ainsi, nous allons collaborer activement avec la Commission – sur la base de la confiance, mais non sans discernement. L’accord SWIFT démontre en particulier qu’aucune question ne peut plus être décidée sans le Parlement. J’espère ardemment que nous pourrons, dans cette Assemblée, débattre une nouvelle fois de l’accord SWIFT.

 
  
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  Alfredo Antoniozzi (PPE).(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" j’ai voté en faveur de la Commission Barroso parce que je suis sûr qu’elle sera en mesure de relever les défis que la crise économique et financière nous oblige à affronter avec courage et détermination.

J’espère en outre que certains des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur seront abordés avec toute l’attention nécessaire. Je pense notamment à la politique régionale, qui revêt une importance fondamentale s’agissant de la croissance et du développement de nos territoires, et ne doit surtout pas subir de coupes avec la réforme du budget de l’Union européenne.

J’espère aussi qu’un soutien sera apporté pour lutter contre la crise du logement que rencontrent nos concitoyens, et qui atteint souvent des proportions alarmantes, en particulier dans les grandes agglomérations. J’espère donc que des instruments financiers spécifiques destinés au logement social, ainsi que d’autres politiques en matière de logement figureront à nouveau parmi les priorités de la nouvelle Commission, à laquelle je présente, pour son travail, mes vœux les plus sincères.

 
  
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  Ryszard Czarnecki (ECR).(PL) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" il y a plusieurs mois, c’est avec une entière conviction que j’ai voté pour M. Barroso en tant que président de la Commission européenne. Honnêtement, il n’y avait pas d’autre solution. M. Verhofstadt, la solution libérale, et M. Juncker, la solution fédéraliste, n’étaient pas acceptables. Aujourd’hui, ayant soutenu M. Barroso, je me dois de dire avec tristesse que la Commission qu’il a présenté présente de très nombreuses lacunes dans son personnel. Je ne peux pas accepter, et mes collègues non plus, une Commission comprenant une commissaire qui, très franchement, en est seulement à apprendre son métier. Si elle était étudiante en relations internationales, et qu’elle s’exprimait à un examen oral comme elle l’a fait lors des auditions, elle se verrait sans doute expulsée de la salle. Elle ne réussirait aucun examen en Pologne. Je ne peux pas approuver une Commission dans laquelle la commissaire danoise veut fermer les mines de charbon, y compris les mines de mon pays. C’est une autre raison pour laquelle je me suis abstenu. Ma conviction est que de très nombreux points d’interrogation planent au-dessus de cette Commission, et nous allons la surveiller attentivement.

 
  
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  Joe Higgins (GUE/NGL).(EN) Monsieur le Président,http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" j’ai voté contre la nomination de la nouvelle Commission de l’Union européenne parce que celle-ci va se contenter de poursuivre la même politique économique néolibérale de droite, qui a déjà abouti à la crise désastreuse des économies capitalistes de nombreux États de l’Union européenne. Cette Commission européenne prétendument nouvelle se révélera être le même vieux vin aigre, avec la même vieille étiquette néolibérale Barroso.

Ces politiques de libéralisation, de déréglementation et de privatisation, mises en œuvre, soyons clairs, à la demande des grandes entreprises européennes, ont des conséquences désastreuses pour la vie de la classe ouvrière, avec un chômage de masse et des attaques sauvages contre le niveau de vie. Dans leur attitude face à la crise en Grèce et en Irlande, les dirigeants de la Commission européenne ont décidé que ce serait la classe ouvrière qui en paierait le prix, tandis que les banquiers et les spéculateurs seraient épargnés. Les travailleurs européens et les pauvres en Europe doivent mobiliser leurs forces contre ces politiques désastreuses, et en faveur d’une Europe véritablement démocratique et socialiste, et cela implique de s’opposer à la politique de cette nouvelle Commission européenne.

 
  
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  Frank Vanhecke (NI). (NL) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Compte tenu du temps extrêmement limité qui m’est imparti, je ne peux bien sûr choisir que quelques-unes des très nombreuses raisons pour lesquelles nous n’avons pas apporté notre soutien à cette Commission européenne. L’une de ces raisons est par exemple le fait que l’actuelle Commission européenne persiste comme si de rien n’était dans la voie de l’adhésion de la Turquie musulmane et non européenne à l’UE, et ce alors même qu’une large majorité des Européens, qui n’ont, eux, jamais eu l’occasion d’exprimer leur avis sur la question, s’y oppose catégoriquement.

Une autre raison est le fait que cette Commission européenne continue de défendre la poursuite de l’immigration de millions et même, à long terme, de dizaines de millions de nouveaux immigrants non européens vers un continent qui, en tout cas, compte déjà des dizaines de millions de chômeurs. Une raison supplémentaire est le fait qu’il a déjà été révélé, lors des auditions, que pas un seul des nouveaux commissaires européens n’est prêt à faire quoi que ce soit en ce qui concerne le déficit démocratique.

Ce sont des raisons suffisantes de ne pas voter pour cette nouvelle Commission européenne.

 
  
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  Francesco Enrico Speroni (EFD).(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" nous n’avons pas reçu de réponse définitive et satisfaisante de la part de la nouvelle Commission en matière de lutte contre l’immigration clandestine dans l’Union européenne. Ce point suffirait à lui seul à refuser d’approuver son travail et son programme.

Il y a aussi un autre élément. La Commission, et surtout son président, s’est montrée très réticente à accepter les initiatives législatives du Parlement. Il s’agit là en quelque sorte d’une violation de la démocratie, ou du moins c’est l’impression que cela donne. Nous, les députés, sommes les seuls représentants du peuple élus au suffrage direct, et le refus de respecter notre droit d’initiative, ou du moins les tentatives de bafouer celui-ci – même si, en vertu du nouveau traité de Lisbonne, cela est désormais sanctionné par l’article 255 des Traités – n’autorise pas un vote exprimant la confiance en M. Barroso ou ses commissaires.

 
  
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  Syed Kamall (ECR).(EN) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" en regardant la galerie de candidats qui étaient présents devant nous aujourd’hui, je pense que la plupart d’entre nous, dans cette Assemblée, quelle que soit leur tendance politique, auraient dit que certains d’entre eux étaient bons, que certains auraient pu être très, très bons, que certains étaient mauvais et que d’autres étaient tout simplement pitoyables. Malheureusement, certains d’entre eux n’ont pas non plus répondu à toutes les questions sur leur passé. Mais, en tant que députés au Parlement européen, nous ne pouvons pas voter pour les différents commissaires individuellement, et nous avions donc le choix entre voter pour eux tous en bloc, ou les rejeter. Cela est très triste et regrettable et, pour cette raison, je me suis abstenu.

Nous avons entendu M. Barroso parler d’une Europe qui réagit à la crise. Si nous voulons vraiment réagir à une crise, faisons en sorte de ne pas accumuler toujours plus de réglementations inappropriées. Faisons en sorte d’effectuer des études d’impact sur toute directive et tout règlement. Prenez, à titre d’exemple, la directive sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs, qui réduira le montant d’argent disponible pour les entrepreneurs en Europe, et qui va faire fuir les créateurs de richesse hors de l’Union européenne, et réduira les investissements dans les pays en développement. Si seulement nous pouvions réduire la quantité de réglementation qui passe par ici!

 
  
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  Nirj Deva (ECR).(EN) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" j’ai été élu par la population du sud-est de l’Angleterre pour réformer l’Union européenne. En votant en bloc, d’une seule voix, pour l’ensemble des 27 commissaires, on continue comme avant: pas de réforme, pas de transparence, pas de responsabilité, pas de confirmation responsable. M. Barroso a toute ma confiance personnelle, de même que certains des autres commissaires à qui j’ai eu affaire dans le passé. Mais cela ne signifie pas un vote de confiance dans l’ensemble du collège des commissaires. Chacun des commissaires est unique dans l’histoire politique. Aucune autre personne, dans une démocratie qui se respecte, n’a le pouvoir de déposer des projets de lois, de légiférer et d’exécuter ces mêmes lois sans être élu par quiconque à titre individuel. C’est totalement inacceptable, Monsieur le Président, et à mon grand regret, j’ai donc dû m’abstenir.

 
  
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  Philip Claeys (NI). (NL) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté contre la nouvelle Commission, car il n’y a pas un seul signe montrant que la nouvelle Commission va commencer à travailler à la réduction des écarts entre l’Européen moyen et les institutions européennes, et en particulier la Commission européenne.

J’ai écouté celui qui était alors commissaire désigné à l’élargissement lors de son audition à la commission des affaires étrangères, dans laquelle il a démontré, par exemple, une très grande disposition à «balayer sous le tapis» toutes les plaintes à l’encontre de l’adhésion de la Turquie non européenne, comme cela est le cas depuis maintenant cinq ans.

La nouvelle Commission veut aussi plus d’immigration économique, un comportement encore plus condescendant et encore plus d’ingérence, ce qui constitue assurément une situation particulièrement honteuse dans le cadre du traité de Lisbonne, qui offre des perspectives tout sauf rassurantes.

 
  
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  Gerard Batten (EFD).(EN) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" j’ai voté contre la Commission parce que je ne veux pas être gouverné par une Commission européenne, quelle que soit sa composition, mais il y a des raisons de voter contre celle-ci en particulier. Un certain nombre de ses membres ont été membres du Parti communiste, ou y étaient associés. Par exemple, M. Barroso, M. Šefčovič, M. Füle, M. Piebalgs et M. Potočnik, pour n’en citer que quelques-uns. La baronne Ashton a été trésorière de la campagne pour le désarmement nucléaire, qui n’était guère mieux qu’une officine communiste, dont une partie des fonds provenait du bloc soviétique.

Elle n’est pas digne d’être responsable de la politique étrangère et de sécurité. La noble baronne a travaillé à saper la politique de défense de son propre pays, lorsque nous étions confrontés à la plus grave des menaces – une menace nucléaire – de la part de nos ennemis. La Commission est le nouveau gouvernement de facto de l’Union européenne. L’Europe, prise de somnambulisme, marche tout droit à la catastrophe. Nous sommes désormais gouvernés par des communistes, des collaborateurs et des traîtres.

 
  
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  Seán Kelly (PPE).(EN) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" j’ai été heureux de voter aujourd’hui pour la Commission, parce que je pense que dans les circonstances et selon les règles de cette Assemblée, c’était ce qu’il fallait faire. Nous avons besoin d’une Commission, et à présent nous en avons une.

Toutefois, un certain nombre de collègues ont formulé – et l’ont très bien fait – la remarque selon laquelle nous aurions un meilleur système si chacun des commissaires était élu selon ses propres mérites plutôt qu’en bloc. Après tout, si vous demandiez à une équipe de football de vous représenter, vous ne la sélectionneriez pas en bloc. Vous choisiriez chaque joueur en fonction de ses qualités, de façon à obtenir le meilleur résultat possible. Je pense que nous devrions œuvrer à obtenir cet état de fait, et réformer les règles pour faire en sorte que la prochaine fois que nous élirons une Commission, chacun de ses membres soit élu pour ses qualités. Cela obligerait les pays à proposer les meilleurs candidats possibles, et à veiller à ce qu’ils soient le plus performant possible. Je pense que nous aurions ainsi une meilleure équipe. Toutefois, en attendant, je me réjouis de travailler aussi étroitement que possible avec la Commission au cours des cinq prochaines années.

 
  
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  Paul Rübig (PPE).(DE) Monsieur le Président, http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" je me réjouis qu’il y ait eu aujourd’hui un important consensus au sein du Parlement. Beaucoup d’entre nous ont appelé de leurs vœux une Europe forte. Le consensus nous rend forts, et je suis donc heureux d’assister à une issue positive au vote sur la nouvelle Commission. En fin de compte, seule une Europe efficace peut également être une Europe sociale. La Commission a pris un engagement clair à cet égard, parce qu’en définitive, nous ne pouvons distribuer que ce qui a déjà été produit. Nous devons donc nous préoccuper de la formation et de l’éducation, et de mettre l’accent sur les infrastructures et la recherche en Europe.

Il est relativement facile d’appauvrir les riches, mais enrichir les pauvres représente une tâche un peu plus intelligente, difficile et de plus grande envergure. L’objectif de l’Europe devrait rester celui-ci.

 
  
  

Explications de vote écrites

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0091/2010

 
  
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  Zigmantas Balčytis (S&D), par écrit. (EN) Avec le traité de Lisbonne, les relations interinstitutionnelles entre le Parlement et la Commission prennent une direction différente. Nous, les parlementaires, envoyons un message clair à la Commission, selon lequel le Parlement européen ne sera plus jamais un simple observateur, mais un acteur placé sur un pied d’égalité dans l’élaboration des politiques européennes. Les actions politiques manquent de cohérence au niveau communautaire, et laissent l’Europe totalement désarmée lorsque des situations imprévues se présentent. Et lorsqu’elles se présentent, nous sommes incapables d’y réagir de manière efficace et coordonnée. Le président de la Commission s’est engagé à participer à une relation ouverte, transparente et constructive avec le Parlement européen, afin de fixer ensemble des objectifs politiques clairs et réalisables, et de garantir une législation de haute qualité. Il est temps à présent que M. Barroso se souvienne de ses promesses, et fasse en sorte que les demandes du Parlement européen se reflètent clairement dans l’accord-cadre.

 
  
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  Vilija Blinkevičiūtė (S&D), par écrit. (LT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Je soutiens cet accord-cadre, car la coopération entre le Parlement européen et la Commission européenne est particulièrement importante pour renforcer la stabilité de l’Union européenne et l’efficacité de ses travaux. Selon cet accord, une fois qu’une demande d’initiative législative a été présentée au Parlement européen, la Commission européenne doit y répondre dans un délai d’un mois et élaborer dans un délai d’un an un acte législatif communautaire correspondant. Si l’Union européenne refuse d’élaborer l’acte demandé, elle devra justifier sa décision en détail. Jusqu’à présent, seule la Commission européenne était habilitée à prendre l’initiative en matière de législation européenne, mais dans le traité de Lisbonne, il est précisé qu’une majorité du Parlement européen a le droit de créer la législation communautaire. Le Parlement et la Commission coopéreront étroitement et à un stade précoce sur toute demande d’initiative législative émanant des initiatives citoyennes. Lors de la signature des traités internationaux, des experts du Parlement européen seront également associés aux discussions. Dans l’accord, le Parlement se verra accorder le droit de participer en tant qu’observateur à certaines négociations internationales menées par l’Union européenne, ainsi que le droit d’obtenir davantage d’informations sur les traités internationaux.

 
  
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  Andrew Henry William Brons (NI), par écrit. (EN) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Même si nous sommes d’accord avec les passages de la proposition prévoyant une égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil en ce qui concerne l’accès aux réunions et à l’information, un dialogue régulier entre le président de la Commission et le Président du Parlement, une coopération en matière d’initiatives citoyennes, des études d’impact concernant la législation, ainsi que l’utilisation du «droit souple» (plutôt que d’une législation punitive?), nous sommes en désaccord avec: la réaffirmation et le renforcement des délais obligatoires pour l’application des directives, ainsi que les paroles de félicitations concernant l’Union européenne et ses agents.

 
  
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  Maria Da Graça Carvalho (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Je me félicite de la proposition de résolution, approuvée aujourd’hui, relative à un nouvel accord-cadre politique qui régira les relations institutionnelles entre la Commission européenne et le Parlement européen, et renforcera les pouvoirs conférés au Parlement par le traité de Lisbonne.

La garantie que la Commission appliquera le principe fondamental de l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil est l’un des aspects touchant au nouvel équilibre institutionnel qui sont abordés dans cet accord.

Je souligne également l’importance d’un dialogue régulier entre la Commission et le Parlement, par l’accès respectif aux réunions de la Conférence des présidents et de la Conférence des présidents de commissions, ainsi qu’aux réunions du collège des commissaires.

En outre, la mise en place d’une nouvelle «heure des questions» avec les membres de la Commission en séance plénière contribuera à une meilleure responsabilisation de l’exécutif.

 
  
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  Edite Estrela (S&D), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté pour la résolution du Parlement européen sur un accord-cadre révisé entre le Parlement européen et la Commission pour la prochaine législature, car il s’agit d’un accord important, non seulement par sa valeur symbolique – car il donne un signal clair de l’engagement des deux institutions européennes, Parlement et Commission, à travailler ensemble à la poursuite du projet européen – mais aussi en raison de son contenu, car il identifie les obligations des parties afin qu’elles puissent mieux affronter les défis de l’avenir et résoudre les problèmes des citoyens.

 
  
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  Diogo Feio (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Le Parlement européen a souvent été confronté à des situations de fait accompli de la part de la Commission ou du Conseil, en étant relégué au rôle de simple chambre d’enregistrement d’une décision déjà prise. Cette situation, dont s’est plainte cette Assemblée, a créé un déséquilibre dans les relations entre les trois principales institutions européennes. Il est capital que le Parlement, qui est de plus en plus, de droit, un partenaire du Conseil dans le processus décisionnel, mérite aujourd’hui de la part de la Commission la même attention que celle-ci accorde au Conseil.

Plutôt que de se contenter d’arrondir les angles, j’espère sincèrement que la version révisée de l’accord-cadre entre le Parlement européen et la Commission accélérera les procédures, conduira à une coopération plus étroite et promouvra un échange d’informations rapide et efficace, qui permette à la voix des représentants élus des États membres d’être entendue et prise en considération en temps utile. Compte tenu de la façon dont elle a été élaborée, je crois que ce sera possible.

http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Pour ces raisons, l’initiative du président de la Commission européenne visant à établir un partenariat spécial entre le Parlement et l’institution qu’il préside est pleinement justifiée. J’espère non seulement que celle-ci prospérera, mais qu’elle portera aussi ses fruits.

 
  
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  José Manuel Fernandes (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Compte tenu des implications du traité de Lisbonne pour le fonctionnement des institutions de l’Union européenne et le renforcement de la responsabilité partagée dans le processus décisionnel, il est devenu absolument nécessaire d’établir un ensemble de procédures permettant d’assurer et de garantir un échange sain et efficace d’informations et de points de vue concernant les stratégies de consolidation et de développement de l’intégration européenne. La possibilité de tenir systématiquement des réunions de travail avant que chacune des institutions ne produise des documents législatifs et réglementaires aura sûrement pour effet de promouvoir le travail en commun, la réconciliation des idées, projets et perspectives et l’amélioration des projets de décisions. Nous éviterons de cette manière les procédures administratives et bureaucratiques, notamment en ce qui concerne le retour et la correction des résolutions, évitant ainsi le risque de multiplication des propositions et contre-propositions.

C’est un accord qui renforce la coopération entre les institutions européennes, et qui garantit que la Commission appliquera le principe fondamental de l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil. Pour ces raisons, il est essentiel qu’une mise en œuvre rapide de cet accord-cadre ait lieu, et il est important de reconnaître la nécessité d’une évaluation constante en vue d’améliorer l’efficience et l’efficacité de cette relation institutionnelle.

 
  
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  Robert Goebbels (S&D), par écrit. Je me suis abstenu sur l’accord-cadre entre le Parlement européen et la Commission. Le Parlement, en tant que colégislateur, devrait s’abstenir d’essayer de grappiller toujours plus de pouvoirs aux dépens de la Commission. Tout le Traité, mais rien que le Traité. Ainsi le Parlement rogne sur le droit d’initiative de la Commission. Le Président Buzek l’a dit: «Nous venons de franchir un pas de plus vers le droit d’initiative des parlementaires». Le jour où il y aura des propositions législatives des députés, chaque lobby trouvera un député pour servir des intérêts particuliers. Je veux maintenir la méthode communautaire éprouvée, avec la Commission comme gardienne et juge des intérêts européens communs, dont découle le monopole d’initiative législative. Ce ne sera pas en multipliant les réunions entre la Commission et les organes du Parlement que l’on arrivera à une politique européenne plus efficace.

 
  
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  Ian Hudghton (Verts/ALE), par écrit. (EN) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté pour le nouvel accord-cadre entre la Commission et Parlement. Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, cette Assemblée a acquis des pouvoirs accrus et notre relation de travail avec la Commission doit s’adapter en conséquence. Je me félicite tout particulièrement de la section du nouvel accord exigeant du président de la Commission qu’il réponde entièrement au souhait du Parlement dans l’éventualité où cette Assemblée retirerait sa confiance à un commissaire. Si j’ai voté aujourd’hui en faveur de la nouvelle Commission, je m’oppose au système du tout ou rien, en vertu duquel le Parlement doit approuver ou rejeter la Commission dans son ensemble. Toute procédure renforçant notre capacité à obliger les différents commissaires à rendre compte sera la bienvenue.

 
  
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  Elisabeth Köstinger (PPE), par écrit. (DE) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" L’approbation de la nouvelle Commission par le Parlement européen ne constitue pas une carte blanche, mais un vote de confiance. Cependant, nous pouvons enfin, à présent, entamer notre collaboration avec une Commission entièrement compétente. Le rôle du Parlement européen a été consolidé et renforcé avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et, avec l’accord-cadre sur les relations entre le Parlement européen et la Commission qui a été adopté aujourd’hui, l’installation du Parlement européen en qualité de partenaire à égalité avec la Commission a été dûment confirmée, et c’est quelque chose dont je me réjouis expressément. Nous avons ainsi créé une bonne base pour la coopération future, et nous insisterons aussi particulièrement sur ce dialogue d’égal à égal. Il sera sans doute aussi vraiment dans l’intérêt de la Commission d’associer le Parlement européen aux initiatives législatives à un stade précoce, afin d’assurer un processus efficace, dans l’intérêt et pour le plus grand profit de la population de l’Europe, et d’une démocratie active.

 
  
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  Jean-Luc Mélenchon (GUE/NGL), par écrit.Les parlementaires européens sont élus au suffrage universel et sont, à ce titre, les représentants des citoyens européens. Il est dès lors incroyable que la Conférence des présidents se borne à mendier le droit d’avoir un accès aux informations égal à celui de la Commission et du Conseil ou d’assister à certaines de leurs réunions tandis que ceux-ci sont de fait conviés à celles du Parlement! Comment se peut-il que le Parlement ne fasse pas valoir sa représentativité pour demander que ses initiatives soient nécessairement avalisées par la Commission? Pourquoi le Parlement accepte-t-il que la Commission puisse lui refuser de retirer sa confiance à un commissaire s’il le demande? Comment accepter que le Parlement ne puisse donner d’avis contraignant quand la Commission modifie son fonctionnement?

Comment est-il possible que le Parlement ne réclame pas davantage qu’un statut d’observateur pour les seuls présidents de délégations quand ceux-ci le représentent dans les conférences internationales? Que le traité de Lisbonne donne un rôle croupion au Parlement européen est une chose. Que les parlementaires se disent d’accord avec cette pantomime en est une autre. Je vote contre cette décision par respect pour la dignité du mandat que j’ai reçu des Français.

 
  
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  Nuno Melo (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il est devenu nécessaire de négocier un nouvel accord-cadre régissant les relations entre le Parlement européen et la Commission. La proposition de résolution, approuvée aujourd’hui par une majorité écrasante, reflète le nouveau rôle extrêmement important que va assumer le Parlement européen. L’esprit du traité de Lisbonne est clairement présent dans ce document, avec l’extension des responsabilités du Parlement, l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil, et les nouvelles prérogatives du Parlement dans divers domaines. De ce point de vue, la proposition adoptée est l’expression d’un approfondissement, dans la bonne direction, du processus constitutionnel de l’Union européenne.

 
  
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  Andreas Mölzer (NI), par écrit. (DE) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" La proposition de résolution sur un accord-cadre révisé entre le Parlement européen et la Commission pour la prochaine législature contient quelques points de départ raisonnables. Parmi ceux-ci, l’appel à une garantie, de la part de la Commission, qu’elle appliquera à l’avenir le principe de l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil, mais aussi la fixation de délais spécifiques que la Commission doit respecter en ce qui concerne la présentation des initiatives législatives.

Toutefois, l’obligation faite au président de la Commission de demander à des membres de cette dernière de démissionner si le Parlement l’exige est inacceptable et absurde. Cela n’aurait de sens qu’à condition que, lors de l’élection de la Commission, il soit possible de voter pour les candidats à titre individuel, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

C’est la raison pour laquelle j’ai voté contre la proposition de résolution.

 
  
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  Birgit Schnieber-Jastram (PPE), par écrit. (DE) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’estime regrettable l’absence, dans l’accord-cadre, d’une référence aux mécanismes de contrôle du Parlement européen, ainsi que le manque de clarté, dans certaines parties de l’accord, concernant les principes de la séparation des pouvoirs. J’ai donc décidé de m’abstenir.

 
  
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  Nuno Teixeira (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Le traité de Lisbonne consacre un nouvel équilibre institutionnel, qui attribue au Parlement européen un statut nettement amélioré par rapport aux autres institutions. L’accord-cadre vise à régir les relations quotidiennes entre le Parlement et la Commission dans le cadre d’un partenariat qui est maintenant renforcé et adapté aux nouveaux aspects du traité de Lisbonne, en prenant comme point de départ les promesses faites par le président récemment élu de la Commission, José Manuel Durão Barroso, ainsi que sa proposition de «partenariat spécial entre le Parlement européen et la Commission». La demande d’un engagement, de la part de la Commission, à réagir dans un bref laps de temps à toutes les demandes d’initiatives législatives doit être saluée, car elle reflète l’importance croissante du Parlement européen en tant que colégislateur, et plus particulièrement dans des domaines comme la politique régionale. Je considère également comme extrêmement positif le fait que l’accord comporte une garantie selon laquelle la Commission appliquera le principe fondamental de l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil, ainsi qu’un degré élevé de coopération interinstitutionnelle dans l’élaboration et l’exécution du programme législatif et du programme de travail annuel. Pour ces raisons, et surtout parce qu’elle renforce le rôle du Parlement européen et relance l’Union européenne, j’ai voté en faveur de la proposition de résolution.

 
  
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  Róża, Gräfin von Thun Und Hohenstein (PPE), par écrit. (PL) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Le nouvel accord-cadre entre le Parlement européen et la Commission contient plusieurs éléments importants. Tout d’abord, le principe de l’égalité de traitement entre le Parlement et le Conseil, qui renforce le mandat démocratique de l’Union européenne. Deuxièmement, il confère au Parlement des pouvoirs supplémentaires s’agissant de superviser les initiatives législatives de la Commission, pouvoirs grâce auxquels le Parlement exercera une influence accrue sur les lois élaborées.

Une clause a été incluse dans l’accord à propos de la publication obligatoire des tableaux de correspondance, que j’avais appelée de mes vœux dans mon rapport sur le tableau d’affichage du marché intérieur, et des délais contraignants pour la mise en œuvre des directives, qui ne devrait pas dépasser deux ans. Grâce à cela, il y a une chance pour que le plan visant à établir un marché commun soit achevé plus rapidement. Cet accord renforce également l’approche communautaire et améliore le fonctionnement des deux institutions. Il oblige également ces dernières à fonctionner de telle sorte que l’Union européenne représente une véritable communauté.

 
  
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  Silvia-Adriana Ţicău (S&D), par écrit. (RO) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté pour la résolution du Parlement européen sur un accord-cadre révisé entre le Parlement européen et la Commission pour la prochaine législature, car je considère que cet accord est essentiel à la coopération entre le Parlement européen et la future Commission européenne. Les institutions européennes doivent veiller à ce que la méthode «communautaire» soit utilisée de manière efficace, au profit des citoyens européens. Conformément aux dispositions du traité de Lisbonne, qui établit un nouvel équilibre institutionnel, le Parlement européen peut inviter la Commission à présenter des propositions législatives, et cette dernière doit alors présenter sa proposition législative dans un délai d’un an à compter de la demande formulée par le Parlement. L’extension des pouvoirs du Parlement, la coopération interinstitutionnelle et la promotion d’une législation communautaire simplifiée permettent au processus législatif communautaire de fonctionner mieux et que les citoyens participent plus activement et directement à la rédaction de la législation européenne. La Commission doit régler les procédures et conditions prévues par le traité de Lisbonne, aux termes desquelles les citoyens européens peuvent inviter la Commission à présenter une proposition législative sur les questions qu’ils estiment nécessaire d’aborder.

 
  
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  Anna Záborská (PPE), par écrit.La séance plénière du mois de février 2010 vit aujourd’hui le véritable début de la coopération institutionnelle pour les prochaines 5 années. Si le Parlement avait entamé ses travaux internes au lendemain des élections européennes et a rapidement conclu à la distribution des postes à responsabilité et à son règlement interne, il nous a fallu du temps pour mettre en place les mécanismes de collaboration interinstitutionnelle ente le Conseil et la Commission à la lumière du traité de Lisbonne. La dynamique parallèle avec la nomination des futurs commissaires a certainement facilité l’introduction d’un droit d’initiative législative désormais accordé au Parlement européen. Désormais, la Commission doit rendre compte des suites concrètes données à toutes les demandes d’initiative législative dans les trois mois suivant l’adoption d’un rapport d’initiative législative en vertu de l’article 225 du traité FUE. Si le Parlement européen le demande à la majorité simple, la Commission doit présenter une proposition législative dans un délai d’un an ou inscrit cette proposition dans le programme de travail de l’année suivante. Je fais appel à toutes les personnes de bonne volonté d’observer étroitement les travaux du Parlement car il est évident que les députés utiliseront cette disposition notamment dans le domaine de l’éthique sociale universelle.

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0071/2010

 
  
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  Andrew Henry William Brons (NI), par écrit. (EN) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Certains pourraient être surpris que nous soutenions une proposition déposée par le groupe GUE/NGL. Même si nous approuvons certaines des critiques adressées par ce groupe à l’Union européenne, notre vision de ce qui devrait remplacer l’UE est bien différente. En outre, nos idéologies sont complètement opposées. Nous sommes nationalistes, et nous tenons à la souveraineté de l’État-nation. Ils sont internationalistes. Nous croyons en un système fondé sur l’entreprise privée, doté d’une certaine réglementation et un certain maintien des services publics, alors qu’ils croient sans doute à une propriété beaucoup plus étendue de l’État. Nous sommes d’accord avec: le rejet des politiques économiques néolibérales, la nécessité de plus de justice sociale (même si nos opinions peuvent diverger quant aux définitions), et la critique des réponses évasives, inadéquates et incohérentes de certains commissaires. Nous nous réjouissons cependant de voter avec n’importe quel groupe, quel qu’il soit, pourvu que nous soyons d’accord avec ses propositions.

 
  
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  Carlo Casini (PPE), par écrit. (IT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Par mon vote catégorique en faveur de la résolution, je tiens à ajouter plus de force aux paroles prononcées par le président Barroso, des paroles qui annonçaient la construction, au cours des cinq prochaines années, d’une Europe plus unie et plus forte.

http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf"

Celui-ci a commencé son intervention en rappelant les valeurs fondamentales de l’unité européenne, dont la plus importante est la dignité humaine. Je suis entièrement d’accord, mais le problème est que le mot «dignité» est devenu ambigu, car il n’est pas seulement utilisé pour garantir la vie et l’égalité entre les hommes, mais aussi pour discriminer et faire du tort aux membres les plus vulnérables de la société, et même pour justifier la mort. J’espère donc qu’au cours des cinq prochaines années, la Commission travaillera de telle sorte que le mot «dignité» soit rétabli dans toute la clarté et la vérité de sa signification.

http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf"

Il est d’une importance symbolique que le 15 décembre de l’année dernière, à l’apogée des efforts déployés pour constituer la nouvelle Commission, 500 000 citoyens européens de 17 pays aient demandé, dans une pétition collective, que nos institutions interprètent et appliquent la Charte des droits fondamentaux pour toute décision, sur la base de l’égale dignité de chaque être humain.

 
  
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  Diogo Feio (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté en faveur de la Commission désignée, car je suis conscient du rôle central que celle-ci joue dans l’ensemble de la structure de l’Europe, ainsi que de l’importance croissante qu’elle a acquise en tant que productrice d’initiatives législatives. En tant que Portugais, je ne peux manquer d’exprimer ma joie devant le fait que le poste exigeant de président de la Commission a une fois de plus été confié à mon compatriote José Manuel Durão Barroso, un homme qui a déjà rempli ce rôle avec une indéniable distinction.

Conscient des difficultés apparues ces derniers temps, mais inspiré par l’espoir de jours meilleurs pour l’Union européenne et le projet européen, je lui souhaite, ainsi qu’à son équipe, tout le succès possible.

 
  
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  José Manuel Fernandes (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Compte tenu des principes de subsidiarité, de représentation et d’égalité de droits des différents États membres, je voudrais souligner l’importance de partager les responsabilités et les compétences entre les membres de la Commission européenne. Dans un contexte d’approfondissement progressif de la coopération entre États membres, et étant donné l’importance accrue que revêt la capacité de l’Union européenne à intervenir à l’échelle mondiale, il serait incompréhensible de disperser les divers choix et décisions stratégiques et politiques entre différentes institutions européennes.

Tous les nouveaux commissaires ont été interrogés et auditionnés au Parlement européen, où ils ont pu exprimer leurs attentes et leurs projets dans leurs domaines respectifs de compétence, toujours en soulignant l’importance du partage des responsabilités grâce à l’interaction entre les différents portefeuilles et les différentes compétences qui composent la Commission européenne. Bien loin de démontrer une incapacité quelconque ou d’être un signe de présidentialisme, cette approche renforce l’esprit de codécision, favorisé par un leadership coopératif qui favorise lui-même un dialogue efficace et utile en vue de consolider l’Union européenne. Compte tenu de ce qui précède, j’ai voté contre la proposition.

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" La résolution déposée par le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/ Gauche verte nordique concerne des aspects importants de l’appréciation que nous avons du collège des commissaires présentés à notre Parlement, et résume également certaines des raisons fondamentales de notre vote hostile à cette Commission: la présentation, par le président de la Commission, d’un programme vis-à-vis duquel les commissaires se sentiront naturellement liés, qu’ils ont défendu sans aucune réserve lors des auditions qui ont eu lieu au Parlement, et qui représente la poursuite de la politique néolibérale de la Commission précédente, qui s’est soldée par un échec; le fait, en outre, que cette équipe a été choisie pour mener à bien ce programme en suivant une stratégie qui n’entraînera pas les changements nécessaires d’orientation politique, dans le sens d’une plus grande justice sociale, de la création d’emplois et de l’éradication de la pauvreté, mais qui, au contraire, contient des éléments dangereux qui exacerberont ces graves problèmes. En somme, l’Europe pour laquelle nous nous battons, à savoir une Europe de justice et de progrès social, de cohésion économique et sociale, de coopération entre des États souverains égaux en droits, et qui promeuve la paix, a peu de chances de voir le jour avec les lignes directrices que cette Commission se propose de suivre.

 
  
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  Nuno Melo (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Après plusieurs semaines d’auditions des nouveaux commissaires, le moment ne serait pas adéquat pour remettre en cause la qualité d’un collège de commissaires qui a déjà apporté, pendant plusieurs heures et devant différentes commissions, des précisions très utiles sur les politiques à adopter. Par conséquent, le moment est venu de doter l’Union européenne d’une Commission légitime qui soit capable de réagir aux événements difficiles de ces derniers temps.

 
  
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  Nuno Teixeira (PPE), par écrit. (PT) Le Parlement et la Commission vont affronter des questions clés pour l’Union européenne, à savoir le renversement de tendance de la crise grâce à la reprise de l’économie et de l’emploi, à l’équilibrage des finances publiques des États membres et à la négociation du cadre financier pour la période d’après 2013, à propos duquel je tiens à souligner l’importance de la politique de cohésion.

J’ai eu l’occasion d’interroger Johannes Hahn, le commissaire désigné à la politique régionale, au sujet de son intérêt pour la création d’un programme spécifique de soutien financier permanent aux régions ultrapériphériques.

Je lui ai également présenté une proposition de système plus souple d’éligibilité au bénéfice des Fonds structurels pour les régions de «transition», c’est-à-dire celles qui se trouvent prises entre les objectifs de «convergence» et de «compétitivité et emploi».

Outre la compétence et la rigueur dont il a fait preuve, le commissaire désigné a montré qu’il était prêt à examiner ces possibilités, ce qui me donne toute confiance dans sa disposition et sa sensibilité futures à l’égard des régions ultrapériphériques telles que Madère.

J’ai accordé mon vote de confiance à cette équipe de commissaires, qui sera dirigée par José Manuel Barroso, car de manière générale, ils ont fait la preuve d’une bonne préparation technique, mais aussi de sérieux, et de l’ambition d’être en mesure de répondre aux défis de l’Union européenne, sans oublier les valeurs qui sous-tendent sa création, à savoir la solidarité et la cohésion territoriale.

 
  
  

- Proposition de résolution B7-0090/2010

 
  
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  Zigmantas Balčytis (S&D), par écrit. (LT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Nous avons approuvé aujourd’hui la composition de la nouvelle Commission européenne, même si nous devons reconnaître que des doutes concernant certains candidats commissaires n’ont pas été entièrement dissipés. C’est avant tout l’aspect social qui fait défaut, tant au cadre des activités de la Commission qu’aux programmes des différents commissaires. L’impression donnée est que les principaux critères de formulation des objectifs et des tâches se fondent sur le renforcement du rôle de l’Europe dans le monde, alors que les droits et les espoirs de nos concitoyens, ainsi que la protection sociale, ont été relégués au second plan. Le groupe S&D a décidé de soutenir la Commission, car à un moment où l’Europe est en proie à une crise économique et financière sans fin, ainsi qu’à un chômage toujours croissant, et où ses citoyens sont déçus par l’Europe, le Parlement européen et l’Europe en général ne doivent pas devenir le lieu d’une division entre les camps du pouvoir et de l’opposition. Maintenant, le plus important est de se concentrer sur les questions prioritaires à l’agenda politique, pour mettre fin dès que possible à cet état d’incertitude et d’instabilité en Europe et résoudre plus rapidement et plus efficacement les problèmes les plus aigus, comme la crise financière et le chômage.

 
  
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  Bastiaan Belder (EFD), par écrit. (NL) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" La Commission Barroso II est un groupe mixte. Ces dernières semaines, nous avons rencontré quelques candidats solides, mais aussi certains candidats très faibles. Cela ne facilite pas l’évaluation de cette Commission dans son ensemble. Ce sentiment mitigé se trouve renforcé par le fait que de nombreux commissaires désignés ont manifestement cherché, lors des auditions, à plaire à tout prix au Parlement européen. Cependant, même à présent, ce qu’ils défendent vraiment n’est pas toujours clair.

Les députés du Parti politique réformé des Pays-Bas au Parlement européen a décidé de s’abstenir lors du vote, et ce afin d’exprimer ce sentiment mitigé que cette Commission nous a laissé. Cependant, il y a encore d’autres points en cause. Une commissaire, qui est également la première vice-présidente, nous donne de grandes inquiétudes. La baronne Ashton a le douteux honneur d’être le premier responsable de l’Union européenne à combiner une carrière à la Commission avec un poste au sein du Conseil de ministres. Nous ne pouvons pas cautionner cette aventure risquée, injustifiée du point de vue institutionnel. Qui plus est, la baronne Ashton ne nous a, à aucun moment, donné l’impression d’être capable de faire face aux pressions de ce poste. Elle constitue l’un des maillons les plus faibles de cette Commission, et n’a jamais donné l’impression d’être vraiment dans son élément avec les affaires étrangères. C’est donc avec une certaine appréhension que nous envisageons la période 2010-2014.

 
  
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  Sebastian Valentin Bodu (PPE), par écrit. (RO) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Nous avons une nouvelle Commission, qui a assumé son mandat à un moment difficile, mais qui est composée d’un groupe de professionnels sur les épaules desquels reposent les responsabilités de chacun des 27 États membres. Nous avons le traité de Lisbonne, qui modifie la configuration du pouvoir et exige l’adaptabilité de la Commission. L’Union européenne se trouve par conséquent dans une situation nouvelle, délicate, mais qui exige des performances, de la stabilité et du dynamisme s’agissant de proposer et de mettre en œuvre des politiques cohérentes.

Nous sommes confrontés à de nouvelles perspectives financières, ce qui signifie qu’une réponse raisonnable est nécessaire de la part de Commission, grâce à des réformes et à de nouveaux ajustements dans tous les secteurs, à commencer par l’économie.


Tous les États membres ressentent la crise financière dans toute son ampleur. La sonnette d’alarme qu’a représenté le cas grec rencontre un grand écho, depuis les États à l’économie bien huilée jusqu’à ceux qui luttent à tous les niveaux pour réduire leur déficit budgétaire. Une politique économique stable et bien coordonnée dans les 27 pays offre la possibilité d’éviter un déséquilibre important à l’échelle de l’Union européenne, et permet d’obtenir un effet bénéfique lors de la deuxième étape. Les actions de l’Union européenne visent à apporter des solutions aux problèmes liés à la crise et à faire preuve de créativité afin de rétablir la stabilité dans les États membres. En d’autres termes, elles sont destinées à éliminer les déficits et évitent les disparités, tout en consolidant également l’économie.

 
  
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  Sophie Briard Auconie (PPE), par écrit.À l’instar de mes collègues issus des trois grandes forces politiques du Parlement européen, je viens d’approuver la nomination du collège des commissaires européens présenté par José Manuel Barroso. Il s’agit en effet d’une belle équipe rassemblant des profils variés et complémentaires. Au-delà des clivages politiques et géographiques, jusqu’en 2014, des démocrates-chrétiens, des libéraux et des socialistes vont travailler ensemble, de façon collégiale, au service de l’intérêt général européen. Durant trois semaines, les députés européens ont effectué un travail remarquable de contrôle de la qualité des candidatures à travers la procédure des auditions parlementaires. À l’issue de cette période, il était de notre devoir d’accorder notre entier soutien à cette équipe renouvelée. Nous attendons désormais de ce collège «Barroso II» qu’il nous surprenne par sa détermination sans faille à faire avancer l’Union européenne. Il s’agira notamment de démontrer au quotidien la valeur ajoutée du projet européen à tous nos concitoyens européens.

 
  
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  Maria Da Graça Carvalho (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Dans la période critique que l’Europe traverse actuellement sur les plans financier, économique et social, il est essentiel de disposer d’une Commission forte dotée d’un programme ambitieux et audacieux dans des domaines clés tels que la sécurité énergétique et le changement climatique, la recherche scientifique et l’innovation.

La nouvelle structure de la Commission, avec un portefeuille exclusivement consacré aux changements climatiques et un autre qui allie innovation et recherche, donne les gages manifestes d’un projet ambitieux et d’une stratégie crédible pour l’Europe d’ici à 2020.

Cette nouvelle Commission, dirigée par le président Barroso et dotée d’une nouvelle structure pour ces domaines, répond aux critères nécessaires pour être le moteur de la reprise économique, en se basant sur une utilisation efficace des ressources et sur l’innovation, et avec pour objectif une plus grande justice sociale.

Je salue le nouveau collège des commissaires et le président Barroso, et les félicite du résultat de cette élection. Celui-ci reflète un plus large soutien parlementaire par comparaison avec la précédente Commission, et donne un signal clairement encourageant pour la nouvelle coopération institutionnelle entre le Parlement et la Commission, afin qu’ils puissent, de manière croissante, parler d’une seule voix au sein d’une Union européenne qui soit un leader sur la scène mondiale.

 
  
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  Françoise Castex (S&D), par écrit.J’ai voté contre cette commission comme l’ont fait l’ensemble des députés européens socialistes français. La majorité des commissaires représentent l’orientation libérale de l’union européenne que nous refusons. D’autres sont là, nommés par leur État membre, sans ambitions pour l’Europe, sans vision personnelle. Un chose est sûre: les futurs commissaires ne se sont engagés sur aucun point essentiel à nos yeux: quelle stratégie de sortie de crise? Quelle réponse à l’urgence sociale et climatique? Quel projet européen renouvelé? N’ayant pas eu de réponses suffisantes à ces questions, nous avons voté contre car nous ne pouvons donner de cheque en blanc à l’exécutif européen. Je ne crois pas que cette Commission, si elle ne répond pas à ces objectifs puisse ouvrir un nouvel avenir aux citoyens européens et une place pour l’Europe dans le monde. A partir de là, elle ne peut avoir notre caution. Bien sûr, je vais devoir maintenant travaillé durant cinq ans sur les propositions de cette commission. Mon vote d’aujourd’hui exprime ma défiance et la vigilance politique dont je ferais preuve tout au long de ce mandat.

 
  
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  Nessa Childers (S&D), par écrit. (EN) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Avec mon groupe politique, les socialistes et démocrates, j’ai été très satisfaite de la composition définitive de la future Commission. Les commissaires à l’environnement et à l’énergie seront notamment au centre du développement de l’Europe dans les années à venir, et je suis contente que le président Barroso ait choisi les représentants qui conviennent.

 
  
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  Nikolaos Chountis (GUE/NGL), par écrit. (EL) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" J’ai voté contre les commissaires proposés (le collège), parce qu’ils appliqueront les mêmes politiques néolibérales qui ont conduit l’Union européenne à cette crise aux multiples facettes et ont entraîné ces énormes inégalités. Ils vont promouvoir le traité de Lisbonne et la stratégie «UE 2020», qui renforcera la souveraineté des marchés, fera augmenter le chômage et les emplois précaires, détricotera le système de sécurité sociale et restreindra les droits démocratiques et sociaux. Des procédures obscures ainsi qu’un déficit démocratique dans l’Union européenne ont pour conséquence la méfiance des citoyens et exacerbent la crise de confiance dans les institutions européennes, qui s’est récemment reflétée dans le taux de participation extrêmement faible aux élections européennes. La poursuite de cette politique aura pour effet de saboter les attentes des citoyens européens. La gauche européenne s’opposera à cette politique par l’intermédiaire du Parlement européen et en luttant aux côtés des travailleurs et des mouvements sociaux en vue de réaliser les espoirs de la jeune génération, qui aspire à une Europe démocratique, sociale, féministe, écologique et pacifique.

 
  
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  Carlos Coelho (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" Je félicite M. Barroso, non seulement pour l’excellent travail qu’il a accompli durant son premier mandat, mais aussi pour sa réélection à la tête de la Commission européenne. J’espère que le Parlement et la Commission seront en mesure de travailler en étroite collaboration et dans le respect plein et entier des compétences et des prérogatives que détient chacun, dans le but d’établir entre les deux institutions un partenariat spécial tel que le propose le président Barroso dans ses lignes directrices politiques. Je suis convaincu que le président élu de la Commission honorera les promesses qu’il a faites devant ce Parlement, et qui devraient aboutir à un accord-cadre révisé. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons parachever l’intégration d’une Europe qui a pour principal objectif la défense des droits de nos concitoyens.

Les auditions des commissaires désignés sont toujours des moments importants qui révèlent le degré de profondeur de la démocratie européenne. Le Parlement a exercé ses compétences, et le processus a fait preuve de dignité, de sagacité et de transparence. Je crois que la deuxième Commission Barroso sera encore plus forte et mieux préparée en termes politiques que la précédente. J’espère qu’elle fera preuve de cohésion et que tous ses membres se montreront à la hauteur de leurs grandes responsabilités, à un moment où tout le monde aspire à la reprise économique et à la création d’emplois.

 
  
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  Mário David (PPE), par écrit. (PT) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" La nouvelle Commission Barroso a été approuvée par le Parlement européen à une large majorité. Bien entendu, j’ai également voté en faveur de celle-ci. Et je l’ai fait non seulement consciemment, mais aussi avec engagement et confiance. Je l’ai fait parce que le nouveau collège des commissaires, sur la base de son expérience, possède une capacité politique bien plus grande et offre des garanties en vue d’affronter avec fermeté et détermination les grands défis de l’Union européenne: la grave crise financière que nous vivons et ses terribles conséquences sociales et économiques, notamment le chômage, la sécurité et la lutte contre le terrorisme, le renforcement du rôle de l’Europe dans le monde, ce qui implique une Europe dotée d’une politique étrangère et de sécurité commune active, la lutte contre les changements climatiques, et la compétitivité de nos économies afin de défendre notre modèle social. Le programme réaliste et ambitieux que José Manuel Barroso a présenté et que notre Parlement a approuvé peut maintenant enfin être mis en œuvre, pour le plus grand profit des 500 millions de citoyens européens. Je souhaite de tout cœur bonne chance au président de la Commission européenne et à son équipe.

 
  
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  Marielle De Sarnez (ALDE), par écrit. En septembre, les eurodéputés du MoDem n’avaient pas voté pour Barroso à la présidence de la Commission, son bilan ne plaidant pas pour sa reconduction. Ils n’ont pas plus voté aujourd’hui pour le collège des commissaires, l’absence d’ambition manifestée par nombre de ses membres pendant leurs auditions ne laissant guère espérer la Commission forte dont l’UE a besoin. De plus, des faits récents ont tristement mis en lumière l’incapacité de cette équipe à prendre la mesure des événements. Le doute s’est instillé dès décembre, lors de la conférence de Copenhague, où l’Europe s’est montrée incapable de parler d’une seule voix. Ce doute s’est confirmé en janvier quand Catherine Ashton ne s’est pas rendue à Haïti pour témoigner de la solidarité européenne mais n’a pas non plus assisté à la conférence des donateurs à Montréal, où sa présence était requise pour coordonner l’aide de l’UE et de ses États. Enfin, le doute n’est plus permis en ce mois de février, au moment où la Grèce est attaquée par des spéculateurs sans que la Commission ne puisse présenter un plan de sauvetage crédible. Pour ces raisons, les élus du MoDem n’ont pas accordé leur confiance à la Commission Barroso II.

 
  
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  Martin Ehrenhauser (NI), par écrit. (DE) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" En tant que pro-européen engagé, je ne peux pas donner mon approbation à la nouvelle Commission européenne. Celle-ci trouve son origine dans des décisions opaques prises dans les partis et les gouvernements nationaux. Les commissaires européens proposés ne sont pas des poids lourds politiques indépendants, comme le souhaitaient en particulier, et à juste titre, les jeunes citoyens. Aucun des critères relatifs aux connaissances spécialisées n’a été appliqué dans le processus de sélection. Le fait que quatre semaines se soient écoulées entre la nomination du commissaire autrichien, Johannes Hahn, et l’attribution de son portefeuille constitue en soi une preuve. En dépit du traité réformant l’Union européenne, à savoir le traité de Lisbonne actuellement en vigueur, le Parlement européen ne peut toujours pas élire les commissaires à titre individuel ou exprimer une défiance à leur égard. Des personnalités politiques comme les commissaires français et espagnol vont littéralement s’effondrer ici. Cette Commission européenne n’est pas un gage de démocratie accrue, pas plus qu’elle ne l’est d’un réveil; elle continue sur le chemin qui nous a mené à la crise actuelle.

 
  
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  Göran Färm, Anna Hedh, Olle Ludvigsson, Marita Ulvskog et Åsa Westlund (S&D), par écrit. (SV) http://www.gstatic.com/translate/sound_player.swf" À l’automne dernier, nous avons voté contre M. Barroso, car il ne partage pas notre point de vue sur l’importance des bonnes conditions de travail, de l’égalité et de la transition vers une société durable. Le vote d’aujourd’hui concerne le collège de 26 commissaires.

Avant que M. Barroso ne soit réélu président de la Commission, nous avons formulé des demandes claires en faveur d’une révision de la directive sur le détachement de travailleurs. M. Barroso a été contraint de céder, et il a reconnu pour la première fois qu’il y avait des problèmes concernant la jurisprudence de la Cour de justice européenne dans l’affaire Laval, entre autres. Il a également promis de revenir avec un règlement pour résoudre les problèmes le plus tôt possible. Ce fut un changement très significatif de position de la part du président de la Commission, mais il n’est pas suffisant pour que nous soutenions sa candidature.

Aujourd’hui, nous allons prendre position sur l’ensemble du groupe des commissaires, et nous espérons que certains d’entre eux – qui ont obtenu des postes clés afin de s’occuper de la crise de l’emploi, de la réglementation des marchés financiers et de la défense des droits syndicaux fondamentaux – seront en mesure de faire la différence. Il est particulièrement positif que M. Barnier et M. Andor aient clairement indiqué qu’il existait des problèmes en ce qui concerne l’interprétation, par la Cour de justice européenne, de la directive sur le détachement de travailleurs. Ils ont aussi clairement déclaré qu’ils étaient prêts à se mettre à travailler à la mise en œuvre des modifications nécessaires de la législation européenne.

 
  
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  Diogo Feio (PPE), par écrit. (PT) J’apprécie le fait que le traité de Lisbonne permette à chaque État membre de conserver son commissaire, une approche qui est indispensable si nous voulons que toutes les sensibilités européennes puissent se reconnaître dans les processus et les projets émanant de la Commission.

Je déplore les difficultés qui sont survenues au cours des auditions parlementaires et qui ont conduit au retrait de l’un des candidats. J’espère sincèrement que ce genre de situation se fera de plus en plus rare.

Selon moi, la méthode actuelle qui consiste à soumettre au contrôle parlementaire les candidats au poste de commissaire est bénéfique pour l’intégration européenne, dans le sens où elle permet une plus grande transparence dans le débat et dans l’évaluation de la capacité de ces personnes à exercer le poste qui leur est destiné. Cependant, je voudrais que les auditions se déroulent dans une atmosphère exigeante, mais cordiale, et que le Parlement européen et ses députés évitent d’en faire le théâtre d’un spectacle d’insultes gratuites et de confrontations.

J’espère que la Commission optera pour une meilleure législation, qu’elle gardera toujours à l’esprit la nécessité de respecter le principe de subsidiarité et qu’elle assumera, en priorité, un rôle politique central pour lutter contre la crise économique.

 
  
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  José Manuel Fernandes (PPE), par écrit. (PT) Alors que nous nous trouvons dans une période cruciale où il nous faut relancer l’économie, l’expérience et la polyvalence de cette Commission menée par José Manuel Durão Barroso, ainsi que l’engagement manifeste, la compétence et la reconnaissance des grandes causes européennes dont font preuve les commissaires que nous avons auditionnés dans ce Parlement, seront décisifs pour le maintien d’une Europe unie et socialement équitable, capable d’assumer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique et de renforcer la compétitivité de nos entreprises en soutenant la recherche scientifique et l’innovation.

Je me félicite de la nouvelle volonté affichée par cette équipe, qui représente une grande diversité de cultures et d’identités européennes et constitue la somme des meilleures valeurs apportées par chaque État membre. S’agissant des nouvelles relations institutionnelles découlant de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et compte tenu des défis auxquels sont confrontées les sociétés contemporaines, je crois qu’avec cette Commission, l’Union européenne sera davantage apte à intervenir dans le cadre économique, social et politique actuel, non seulement au niveau intérieur, mais aussi à l’échelon mondial.

 
  
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  Ilda Figueiredo (GUE/NGL), par écrit. (PT) Notre vote contre la Commission européenne est le résultat logique de notre désaccord avec son programme, avec la majorité des positions exprimées pendant les auditions, ainsi qu’avec les objectifs et le contenu du traité de Lisbonne lui-même, que la Commission promet de défendre, mais avec lesquels nous ne sommes pas d’accord.

S’il est vrai que la Commission européenne est l’un des organes institutionnels les plus importants de l’Union européenne, il ne faut pas non oublier que les membres qui composent le collège des commissaires sont avant tout désignés par les États membres. La majorité des gouvernements étant dirigés par la droite conservatrice ou par les sociaux-démocrates - qui mènent des politiques similaires - il n’est pas surprenant que la Commission européenne poursuive le même chemin en direction d’un approfondissement des politiques néolibérales, militaristes et fédéralistes. Ainsi, pour prendre un exemple concret, nous n’avons entendu aucune proposition visant à répondre aux graves problèmes économiques et sociaux rencontrés par les travailleurs et les citoyens.

Nous luttons en faveur d’une autre Europe, une Europe de justice et de progrès social, où la cohésion économique et sociale est une réalité et où la paix et la coopération entre des États souverains et jouissant des mêmes droits sont des objectifs centraux.

 
  
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  Robert Goebbels (S&D), par écrit. J’ai voté «oui» à la nouvelle Commission dite «Barroso II». Depuis les élections européennes de juin 2009, l’Union européenne se trouve dans un vide politique, vide qui était aggravé par l’entrée en vigueur retardée du traité de Lisbonne. Il est donc urgent que la nouvelle Commission, seule institution européenne ayant le pouvoir d’initiative, devienne active. À l’exception de Mme Jeleva, qui a dû retirer sa candidature, les 26 commissaires désignés ont tous trouvé individuellement l’aval des députés européens. Il n’aurait pas été logique de refuser le collectif. Par conséquent, le vote de la Commission désignée n’était rien de plus qu’une formalité, un «oui administratif». En votant «oui» pour la Commission Barroso II, je n’entends pas donner un soutien politique aveugle à celle-ci. Je jugerai la Commission sur ses initiatives politiques.

 
  
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  Sylvie Goulard (ALDE), par écrit. – En dépit de la présence, dans le collège, de plusieurs personnalités de qualité, lors du vote de désignation de la Commission, j’ai voté contre pour deux raisons. Pour ce qui est des questions économiques et monétaires (stratégie de Lisbonne, surveillance de la zone euro), les défaillances de la Commission précédente sont avérées. En ce qui concerne la représentation externe de l’UE, Mme Ashton n’a pas les compétences requises et n’a pas semblé décidée à s’engager, comme on l’a vu dans la tragédie d’Haïti. Elle a fait partie du gouvernement Blair qui a envahi l’Iraq en violation du droit international et a négocié un «opting out» sur la charte des droits fondamentaux.

 
  
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  Mathieu Grosch (PPE), par écrit. (DE) J’ai voté en faveur de cette Commission, car, dans l’ensemble, elle a démontré - notamment par ses (nouvelles) désignations - qu’elle était capable d’effectuer un travail efficace. Le résultat des négociations menées entre la Commission et le Parlement est également satisfaisant. Je pense cependant qu’il est essentiel que la Commission ne reçoive pas une carte blanche pour les cinq prochaines années, mais qu’elle soit soumise à une sorte d’évaluation continue.

Notre défi consistera désormais à apporter une certaine cohérence au niveau des politiques adoptées dans les différents domaines, par exemple l’environnement et les affaires économiques et sociales, ainsi qu’à améliorer notre communication avec le monde extérieur afin de rendre la politique européenne plus transparente et plus facile à comprendre pour tous les citoyens.

 
  
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  Sylvie Guillaume (S&D), par écrit. – J’ai voté contre la Commission de M. Barroso parce qu’elle ne répond pas aux exigences qui sont les miennes pour promouvoir les réformes sociales indispensables pour sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Il est clair que cette Commission ne constituera aucunement une force de proposition pour une Europe politique forte et qu’elle se situe aux antipodes de l’Europe que j’appelle de mes vœux. Avec des portefeuilles mal définis et des compétences diluées, cette Commission ne disposera pas de moyens d’agir et sera assurément plus sensible à la préservation des intérêts nationaux que de l’intérêt européen.

 
  
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  Ian Hudghton (Verts/ALE), par écrit. (EN) J’ai voté en faveur du nouveau collège de commissaires. Du point de vue de l’Écosse, la nation que je représente, il y a des problèmes et des défis importants sur lesquels les nouveaux commissaires devront se pencher. Alors que les réformes de la PCP et de la PAC se profilent à l’horizon, l’intérêt de l’Écosse dans ces politiques doit être reconnu et j’appelle les commissaires concernés à veiller à ce que les communautés côtières et rurales écossaises puissent prospérer socialement et économiquement. L’Écosse étant une source potentielle importante en termes de production énergétique, en particulier dans les énergies renouvelables, la Commission devrait accorder la priorité à des projets et des initiatives aidant l’Écosse à développer son potentiel en tant que fournisseur d’énergie verte.

En tant que membre d’un parti pro-européen, j’espère que cette Commission pourra regagner la confiance des nombreux citoyens Écossais qui ont perdu foi dans l’UE, notamment en raison de la mauvaise expérience qu’ils ont vécue avec l’échec de la politique commune de la pêche.

 
  
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  Cătălin Sorin Ivan (S&D), par écrit. (RO) La Commission Barroso II sera la première à fonctionner sur la base du traité de Lisbonne, qui étend les prérogatives du Parlement européen et fait de lui un partenaire plus visible et plus actif que jamais. D’après les résultats du vote, il semble que nous ayons institué un collège de commissaires dont les prestations ne se sont pas déroulées sans heurts, comme le prouve notamment le cas de la commissaire nommée par la Bulgarie puis remplacée. Le fait que nous soyons parvenus à modifier la composition du collège constitue, en réalité, une réussite pour le Parlement européen en général et pour notre groupe politique en particulier. Cependant, je pense qu’il était nécessaire de voter en faveur de ce collège, car le moindre retard dans la prise de cette décision aurait pu mettre l’UE dans une position inconfortable, donnant raison à ceux qui l’accusent d’inefficacité. Ce qui importe aujourd’hui, c’est que la Commission se mette au travail aussi rapidement que possible et rattrape le Parlement, qui a été élu il y a déjà sept mois et a depuis lors entrepris de nombreux travaux. Il ne nous reste plus qu’à espérer une bonne coopération, dans le cadre de laquelle les objectifs et les plans d’actions prendront une forme plus concrète que ce qui a été présenté durant les auditions.

 
  
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  Danuta Jazłowiecka (PPE), par écrit.(PL) Je me suis abstenue de voter sur la composition de la Commission européenne, car, à côté des bons candidats, il y avait également de nombreux candidats faibles, voire très faibles. Je ne peux accepter que des personnes soient nommées aux postes de chef de la diplomatie européenne, de commissaire aux affaires économiques et monétaires ou de commissaire à l’emploi et aux affaires sociales, alors que celles-ci n’ont pas les compétences requises pour occuper ces postes. Nous ne devons pas oublier que nous nous trouvons toujours dans une période de crise et que nous cherchons encore le moyen d’en sortir. Par conséquent, l’Europe ne peut se permettre d’avoir des commissaires qui vont seulement commencer à étudier le portefeuille qui leur a été confié. Je suis surprise par l’attitude du président de la Commission européenne qui, après avoir achevé un mandat de cinq ans et acquis une large expérience en tant que chef de la Commission, a proposé des candidats si faibles. Très honnêtement, j’aurais bien voté contre la proposition de composition de la Commission, mais à côté des candidats plus faibles, il y en avait également de très bons, parmi lesquels le candidat polonais, Janusz Lewandowski. En dépit de mon abstention, je souhaite à la Commission dans son ensemble de réussir, car c’est important pour tous les Européens.

 
  
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  Tunne Kelam (PPE), par écrit. (EN) J’ai voté en faveur du collège de commissaires, avant tout pour exprimer ma confiance à l’égard du président de la Commission. Je ne pense pas que la composition de la Commission soit idéale. La haute représentante pour les affaires étrangères continue à me poser problème, dans la mesure où elle ne dispose pas de l’expérience nécessaire dans le domaine des affaires étrangères et où elle ne possède pas une vision claire de la manière dont il convient de diriger la politique étrangère et de sécurité de l’UE. Néanmoins, il me semble crucial que la Commission commence à travailler en exerçant pleinement son mandat et je crois qu’il est essentiel que le Parlement européen lui apporte un large soutien, car, selon moi, la Commission et le Parlement européen sont les meilleurs alliés pour modeler les politiques communes de l’UE.

 
  
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  Alan Kelly (S&D), par écrit. (EN) Nous souhaitons tous bonne chance à cette nouvelle Commission. Ses priorités sont nombreuses, mais s’il est un domaine sur lequel nous sommes tous d’accord, c’est bien la nécessité de créer de l’emploi. Cet objectif devrait être le principal pilier sur lequel cette nouvelle Commission sera jugée. Soyons réalistes: de nombreux États membres ont été ou sont encore confrontés à un effondrement de leur économie. Cette Commission aura pour mission de renverser la situation et d’instaurer une économie sociale de marché intelligente, permettant à l’UE de jouer un rôle de premier plan dans tous les secteurs de la vie économique. J’espère, en particulier, que la commissaire irlandaise, Mme Geoghegan Quinn, participera activement à la nouvelle Commission, elle qui a reçu le portefeuille de la recherche et de l’innovation. Elle aura un rôle déterminant à jouer dans la relance de l’économie européenne et je lui souhaite beaucoup de succès dans cette tâche.

 
  
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  Morten Løkkegaard (ALDE), par écrit. (DA) Monsieur le Président, de nombreuses choses positives ont été dites à propos de la nouvelle équipe de commissaires dirigée par M. Barroso, et ces compliments sont justifiés.

Cependant, je pense qu’il est nécessaire d’attirer l’attention sur une erreur importante qui a été commise en relation avec cette nouvelle Commission: elle ne comporte pas de commissaire chargé de la communication. Ce poste a tout simplement été SUSPENDU, alors même que, plus que jamais, nous avons besoin d’une politique de communication adéquate, coordonnée et bien pensée au sein de l’UE.

Il y a quelques semaines, j’ai envoyé, au nom du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, une lettre à M. Barroso, dans laquelle je lui faisais part de notre inquiétude et lui demandais POURQUOI nous n’avions plus de commissaire chargé de la communication.

Je n’ai reçu aucune réponse - ce qui est peut-être en soi une sorte de réponse, bien que peu satisfaisante.

Il semble donc que personne ne sache avec certitude pourquoi l’UE ne possède plus de commissaire chargé de ce domaine qui est pourtant extrêmement important - je dirais même carrément crucial - si nous voulons que les nombreux discours concernant la nécessité de se rapprocher des citoyens et de créer un espace public commun ne reste pas de vaines paroles.

J’attends toujours une réponse de M. Barroso, de préférence accompagnée d’un plan de communication digne de ce nom pour les cinq années à venir.

 
  
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  Isabella Lövin (Verts/ALE), par écrit. (EN) Je partage les critiques formulées en ce qui concerne la procédure de nomination des membres de la Commission, comme expliqué dans la résolution du groupe des Verts, en particulier celles concernant le manque de transparence, le fait que les États membres aient choisi leur candidat en fonction de considérations politiques nationales plutôt que sur la base de leurs compétences, ainsi que l’impossibilité de désapprouver la nomination d’un candidat en particulier. Cependant, je ne pouvais pas voter contre l’ensemble de la Commission, étant donné que les commissaires désignés pour des matières aussi cruciales et essentielles que le climat, l’environnement, le développement, l’aide humanitaire, l’agriculture et la pêche sont tous considérés comme très compétents et engagés. C’est pourquoi je me suis abstenue lors du vote sur la nouvelle Commission.

 
  
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  Thomas Mann (PPE), par écrit. (DE) Je viens tout juste d’approuver l’élection de la Commission européenne, même si cette décision n’a pas été facile à prendre. En effet, il est apparu, durant les auditions, que certains des candidats proposés par les États membres n’avaient pas les connaissances spécialisées requises et n’étaient pas en mesure d’exposer des idées concrètes concernant leur portefeuille, ni même une vision d’avenir en général. L’accord-cadre que le Parlement européen et la Commission ont conclu concernant leur future coopération laisse également de nombreuses questions sans réponse. Celui-ci se compose en fait d’une liste de souhaits émis par le Parlement européen, sans aucune obligation contraignante. Lors des négociations spécifiques, il faudra désormais préciser de manière détaillée dans quelle mesure nos droits en tant que représentants des citoyens ont pu être renforcés conformément à ce que prévoit le traité de Lisbonne. Cependant, l’accord interinstitutionnel contient certaines choses positives. L’impact de toutes les mesures prises par la Commission devra être évalué régulièrement par une partie indépendante. Le Parlement sera informé à l’avance des changements prévus dans le personnel de la Commission. Le président de la délégation du Parlement bénéficiera du statut d’observateur lors des conférences internationales. Le Parlement européen pourra participer à la préparation et à la mise en œuvre du programme de travail annuel de l’UE. Enfin, la Commission européenne s’engage à présenter un rapport sur ses initiatives législatives dans un délai de trois mois. C’est pourquoi j’ai voté en faveur de la nouvelle Commission Barroso.

 
  
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  Bogdan Kazimierz Marcinkiewicz (PPE), par écrit. (PL) Mon vote en faveur de la Commission européenne est l’expression de la confiance et de l’espoir que je place dans le nouveau cabinet de M. Barroso. Je pense qu’en dépit des nombreuses controverses et du manque d’expérience probable de plusieurs commissaires, nous devrions permettre à la Commission européenne de s’attaquer aux problèmes qui surviennent. Ce n’est que par un engagement actif et en se mettant réellement au travail que les commissaires pourront prouver leur vraie valeur. J’espère que ce nouveau cabinet, en étroite coopération avec le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen et avec un contrôle efficace, démontrera que mon vote était le bon.

 
  
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  David Martin (S&D), par écrit. (EN) Je me félicite de la nomination de la nouvelle Commission et j’espère que celle-ci tiendra ses promesses. Je suis particulièrement ravi que Cathy Ashton ait été confirmée à son poste de haute représentante et je suis sûr que sa diplomatie discrète profitera à l’ensemble de l’Europe.

 
  
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  Jean-Luc Mélenchon (GUE/NGL), par écrit. La Commission Barroso II, comme l’a montré l’élection de son président, s’inscrit dans la continuité des Commissions précédentes, dont les politiques néolibérales ont mené l’UE à la situation de crise économique, sociale et environnementale durable qui est dorénavant la sienne. Ni le programme présenté par M. Barroso ni les nominations des commissaires n’indiquent un quelconque changement d’orientation des politiques de la Commission.

Entre continuité du pire et décadence du même, la Commission Barroso II incarne l’Europe réduite aux destructions sociales et à l’atlantisme que les élites néolibérales affectionnent. Une Europe qui se refuse à sortir du dogme néolibéral du tout profit qui ruine le peuple et la planète. Je suis élu pour construire l’Europe de la répartition équitable des richesses produites et de la planification écologique dont les peuples ont besoin. Je vote donc contre une Commission qui en est l’antithèse.

 
  
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  Nuno Melo (PPE), par écrit. (PT) Après plusieurs semaines passées à auditionner les nouveaux commissaires, il n’aurait pas été opportun de remettre aujourd’hui en question la qualité d’un collège de commissaires qui a déjà fourni, au fil de nombreuses heures et dans diverses commissions, des éclaircissements très utiles sur les politiques à adopter.

Par conséquent, l’heure est venue de doter l’UE d’une Commission légitime, capable de répondre aux difficultés actuelles. Je ne fais que reproduire la teneur des explications de vote soumises par rapport aux propositions de résolution B7-0071/2010, B7-0088/2010 et B7-0089/2010. Les signataires se félicitent tout particulièrement du fait que l’UE soit désormais mieux équipée pour affronter les problèmes actuels et les défis à venir.

 
  
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  Elisabeth Morin-Chartier (PPE), par écrit. En tant qu’Européenne convaincue, et après l’adoption de l’accord-cadre entre la Commission européenne et le Parlement européen pour les cinq prochaines années, j’ai apporté mon soutien à l’approbation de la nouvelle Commission européenne, comme la majorité de mes collègues du groupe du PPE. Le résultat du vote est clair: 488 de mes collègues ont soutenu avec moi l’installation du collège de la Commission européenne. Je tiens à rappeler que c’est la première fois dans l’histoire européenne que nous procédons à l’investiture de la Commission européenne en tant que véritable colégislateur. Dans une Europe bouleversée par la crise, et avec le nouveau schéma institutionnel, il faut de l’ambition et un grand projet fédérateur afin de mettre en place une Europe plus forte pour les citoyens européens. Ainsi, j’en appelle fortement à la nouvelle Commission européenne pour qu’elle passe à l’action sans tarder.

 
  
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  Rareş-Lucian Niculescu (PPE), par écrit. (RO) J’ai voté en faveur de la Commission Barroso II pour deux raisons. La première est qu’il a proposé un programme crédible et réaliste que je considère comme approprié aux nécessités actuelles. J’espère que le nouveau collège entamera la mise en œuvre de ce programme au plus vite. La seconde raison est que l’équipe de M. Barroso est composée de nombreuses professionnels fiables qui, je le crois fermement, apporteront une considérable contribution à la réussite des réformes dont nous avons besoin pour les années à venir.

 
  
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  Wojciech Michał Olejniczak (S&D), par écrit. (PL) La délégation polonaise du groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen a accordé un vote de confiance à la Commission européenne. Nous sommes cependant conscients des points faibles que présente la nouvelle Commission et des réserves exprimées quant à la compétence de certains commissaires. Nous avons dû attendre longtemps avant d’avoir une nouvelle Commission européenne. Il convient toutefois d’admettre que la nouvelle Commission a été soutenue par une large majorité. Ce vote lui donnera un mandat fort pour l’avenir. Cependant, d’un autre côté, presque tous ceux qui ont voté en faveur de la nouvelle Commission l’ont fait en exprimant certaines réserves. L’un des problèmes est sans doute lié au fait qu’avec 27 commissaires, les portefeuilles se chevauchent souvent, ce qui entraîne une certaine confusion.

De nombreux députés ont également pointé du doigt le contrôle excessif exercé par M. Barroso sur certains commissaires. Nous nous félicitons que la nouvelle Commission se soit engagée à effectuer une évaluation des incidences sociales et économiques de la crise financière. C’est cependant avec une grande déception que je constate que le discours de M. Barroso ne contenait aucune information précise sur la réforme de la politique agricole commune ou sur la politique de cohésion. Ces questions figureront certainement parmi les domaines de travail les plus importants auxquels devra s’atteler la Commission européenne dans le cadre de son prochain mandat.

 
  
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  Justas Vincas Paleckis (S&D), par écrit. (LT) Les citoyens et les institutions de tous les États membres de l’UE ont tout intérêt à ce que ce soient les meilleurs candidats, les candidats les plus forts, qui deviennent commissaires. C’est une grande responsabilité, à la fois pour les pays qui proposent des candidats et pour les députés du Parlement européen. Malheureusement, certains États ne voient pas les choses de cette manière. On a parfois l’impression que les gouvernements des États membres de l’UE envoient à Bruxelles des hommes et femmes politiques faibles ou «indésirables» afin de libérer un poste dans leur capitale. Il s’agit d’une tendance dangereuse. Cependant, le Parlement européen s’efforce de montrer le «carton rouge» aux candidats trop faibles ayant reçu l’aval de leur gouvernement et du président de la Commission, M. Barroso, ou à ceux dont les intérêts financiers manquent de transparence. Il y a cinq ans, deux candidats avaient échoué; cette année, il n’y en a eu qu’un. Cependant, les députés n’ont pour l’instant pas le droit de voter pour chaque commissaire individuellement. Nous votons pour le collège dans son ensemble. La majorité des candidats ont fait bonne impression, c’est pourquoi j’ai voté en faveur de la nouvelle Commission européenne.

 
  
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  Alfredo Pallone (PPE), par écrit. (IT) L’Europe a urgemment besoin d’un dirigeant fort, ce que cette Commission incarne parfaitement.

La nouvelle Commission aura la difficile tâche d’encourager une croissance durable par la pleine mise en œuvre du modèle économique européen, celui de l’économie sociale de marché.

Le renforcement du marché intérieur devra constituer la clé pour le maintien d’une concurrence saine dans le but de favoriser la croissance et la création d’emplois. Je suis particulièrement fier que, dans ce nouvel exécutif européen, l’Italie représente, en la personne de M. Tajani, la continuité du mérite et de la compétence en se voyant attribuer l’un des portefeuilles clés, à savoir celui de l’industrie, qui revêt une importance stratégique dans la gestion de la crise et la réorganisation de la production européenne.

Dans le cadre de son prochain mandat, la Commission devra se fixer des priorités précises et être capable de donner un visage européen à la politique d’immigration et à la politique énergétique, offrant ainsi à l’Union une cohérence qui semble jusqu’ici difficile à réaliser. Elle devra également être en mesure d’assurer à l’Union européenne une politique étrangère et de défense digne de ce nom.

 
  
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  Teresa Riera Madurell (S&D), par écrit. (ES) La commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie est responsable de la recherche, de l’énergie et du développement de la société de l’information. Ce sont là trois priorités pour sortir de la crise et rénover notre système de production, que mon groupe, le groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, souhaite plus compétitif et innovant, mais aussi plus durable sur le plan social et environnemental. La recherche et l’innovation sont deux grands moteurs de changement. M. Barroso s’est engagé en faveur d’un investissement de 3 % dans la recherche et le développement. Cependant, nous sommes préoccupés de voir que ce domaine est de plus en plus négligé en termes d’agendas politiques et de budgets. La Commission a pris un engagement clair en ce sens. La reprise économique proviendra, en grande partie, d’un changement dans notre modèle énergétique. L’avenir de l’économie est l’avenir de l’économie verte. La Commission a également réaffirmé cet objectif. En ce qui concerne la société de l’information, nous sommes conscients qu’il nous reste encore de nombreux défis à relever avant de pouvoir garantir l’accès aux technologies de l’information et de la communication à tous et partout. Les commissaires qui se sont exprimés devant notre commission ont pris des engagements concrets importants. Nous leur avons accordé un vote de confiance, mais nous veillerons à ce que ces engagements soient respectés.

 
  
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  Bart Staes (Verts/ALE), par écrit. (NL) À la question de savoir si nous considérions Barroso II comme un moteur, un initiateur et un inspirateur du projet européen, ma réponse a été «non». M. Barroso n’est pas le puissant meneur dont nous avons besoin. Il a laissé passer cinq années cruciales. Des années au cours desquelles l’UE aurait pu poursuivre une politique moins néolibérale et plus sociale. Des années au cours desquelles l’UE aurait pu encourager les PME. Des années au cours desquelles nous aurions pu aider à soutenir la qualité de médias européens indépendants et contribuer à démocratiser le processus décisionnel en Europe de manière à ce que des millions de citoyens reprennent confiance dans le projet de coopération européenne. Rien de tout cela n’a été fait.

En se concentrant aveuglément sur la libéralisation, la hausse des cours de la bourse et la croissance macro-économique, la dimension sociale et durable de l’UE a été complètement mise de côté. Le monde est ravagé par trois crises: une crise économico-financière, une crise sociale et une crise environnementale. L’absence de réponse collective nourrit le cynisme public et le nihilisme politique. Le plan stratégique faiblard et plutôt vague avancé par M. Barroso ne donne que peu d’espoir de changement. Il a accepté que certains États membres lui imposent des candidats incompétents et a divisé les portefeuilles de certains commissaires, de telle manière qu’il est désormais impossible de savoir avec certitude qui est réellement responsable de certains domaines politiques essentiels. M. Barroso manque de vision et de courage politique. Cela n’annonce rien de bon pour l’Europe et c’est pourquoi j’ai voté «non».

 
  
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  Nuno Teixeira (PPE), par écrit. (PT) Le Parlement et la Commission vont être confrontés à des questions d’une importance cruciale pour l’Union européenne, à savoir la relance de l’économie et de l’emploi pour sortir de la crise, l’assainissement des finances publiques des États membres, ainsi que la négociation des perspectives financières pour la période post-2013, à l’égard desquelles je voudrais souligner l’importance de la politique de cohésion. J’ai eu l’occasion d’interroger le commissaire désigné à la politique régionale, Johannes Hahn, concernant son intérêt pour la création d’un programme spécifique visant à offrir un soutien financier permanent aux régions ultrapériphériques. Je lui ai également présenté une proposition concernant un système plus flexible pour l’éligibilité à un financement des Fonds structurels pour les régions «en transition», c’est-à-dire celles qui se retrouvent entre les objectifs de «convergence» et ceux de «compétitivité et d’emploi». En plus de faire preuve de compétence et de rigueur, le commissaire désigné a montré qu’il était prêt à étudier ces possibilités, ce qui me donne bon espoir quant à sa future volonté et sa sensibilité à l’égard des régions ultrapériphériques telles que Madère. J’ai accordé mon vote de confiance à cette équipe de commissaires qui sera menée par José Manuel Barroso, car, dans l’ensemble, ceux-ci ont fait preuve d’une bonne préparation technique, de sérieux et d’une réelle volonté de répondre aux défis de l’UE, sans oublier les valeurs qui sont à l’origine de sa création, à savoir la solidarité et la cohésion territoriale.

 
  
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  Róża, Gräfin von Thun Und Hohenstein (PPE), par écrit. (RO) Nous avons une nouvelle Commission, qui entame son mandat à un moment difficile mais est composée d’un ensemble de professionnels qui portent sur leurs épaules les responsabilités des 27 États membres. Nous avons le traité de Lisbonne, qui modifie la configuration des pouvoirs et qui nécessite une certaine adaptation de la part de la Commission. Par conséquent, nous avons une Union européenne dans une situation nouvelle et délicate, mais qui requiert un certain degré de performance, de stabilité et de dynamisme lorsqu’il s’agit de proposer et de mettre en œuvre des politiques cohérentes.

Nous sommes confrontés à de nouvelles perspectives financières, ce qui implique une réponse responsable de la part de la Commission, par l’introduction de réformes et de nouveaux ajustements dans tous les secteurs, à commencer par l’économie. Tous les États membres ressentent les effets de la crise financière. La sonnette d’alarme tirée par la Grèce résonne un peu partout, des États à l’économie bien rodée jusqu’à ceux qui luttent constamment pour réduire leur déficit budgétaire.

Une politique économique stable, bien coordonnée au niveau des 27 États membres, permettrait d’éviter un déséquilibre majeur à l’échelon de l’UE et pourrait même avoir des effets bénéfiques. Les actions de l’UE visent à fournir des réponses aux problèmes liés à la crise et à trouver des solutions créatives pour restaurer la stabilité dans les États membres. En d’autres termes, elles visent à réduire les déficits et à éliminer les disparités tout en consolidant l’économie.

 
  
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  Georgios Toussas (GUE/NGL), par écrit. (EL) Les membres de la Commission européenne ont reçu le vote de confiance des représentants politiques du capital, mais pas de ceux qui représentent les travailleurs. Les membres de la Commission européenne ont été nommés par les gouvernements néolibéraux et sociaux-démocrates des États membres de l’UE et par le vote du Parlement européen, le seul critère politique sur lequel repose leur élection étant leur capacité à servir avec dévouement les intérêts du capital. Les membres de la Commission européenne se sont donné du mal pour prouver cette dévotion pendant les auditions devant les commissions du Parlement européen. Pour ce faire, ils n’ont pas hésité à soutenir: la nature impérialiste de l’UE; la force de sa politique antipopulaire et de ses interventions militaires au niveau international afin de promouvoir la rentabilité du capital; leur engagement en faveur de l’achèvement du marché unique et des quatre libertés de Maastricht, de la compétitivité et des restructurations capitalistes, afin de réunir toutes les conditions nécessaires à la concentration du capital; l’intensification des mesures antipopulaires pour procéder à une attaque en règle de l’emploi, des salaires, des droits sociaux et des garanties des travailleurs, et ce afin d’accroître les profits des monopoles; ainsi qu’un renforcement des mécanismes de persécution des mouvements réactionnaires, afin de réprimer les manifestations des travailleurs et de la classe populaire. Les députés du parti communiste grec ont voté contre la Commission européenne, qui ne fera que poursuivre et intensifier la politique d’exploitation des travailleurs, des agriculteurs et des indépendants.

 
  
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  Geoffrey Van Orden (ECR), par écrit. (EN) Nous voulons une Commission européenne pragmatique, qui soit capable d’entreprendre des réformes, y compris une déréglementation et une réduction des dépenses de l’UE, et qui se préoccupe davantage des questions de gestion que de l’intégration politique. Si certains des commissaires désignés sont compétents, d’autres ne le sont pas. Le poste de haut représentant a été créé de toute pièce par le traité de Lisbonne. Je n’approuve ni ce Traité, ni ses créations. Il ne possède aucune légitimité démocratique. La baronne Ashton a été choisie aux termes de négociations secrètes entre les partis socialistes européens, à la suite d’un revirement du premier ministre britannique. En plus de ne disposer d’aucune expérience dans le domaine qui lui a été confié, elle a un passé obscur en tant que trésorière du CND. Cette organisation subversive prônait le désarmement unilatéral de la Grande-Bretagne alors que la guerre froide était à son apogée. Elle propageait un sentiment de panique et de découragement. Un grand nombre de candidats ont d’ailleurs un passé communiste. Certains commissaires désignés, comme László Andor, ont fait preuve d’une piètre connaissance de leur portefeuille et semblaient enclins à imposer un nombre toujours croissant de réglementations inutiles. Il n’est pas normal que le Parlement ne puisse pas voter sur chaque commissaire individuellement, mais soit obligé d’approuver ou de rejeter le collège dans son ensemble. Même si j’aurais pu approuver la nomination de certaines personnes, il y en a d’autres auxquelles j’aurais voulu pouvoir barrer la route. Dans l’intérêt de la solidarité de notre groupe, j’ai décidé de m’abstenir.

 
  
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  Angelika Werthmann (NI), par écrit. (DE) Monsieur Barroso, la seule raison de voter en faveur de la Commission désignée est une raison pragmatique: il faut que la Commission puisse enfin commencer à travailler. Il faut cesser de gaspiller l’argent des contribuables. Monsieur Barroso, vous avez fait preuve de compétence en désignant cette Commission. Certains des commissaires désignés sont absolument parfaits. D’autres ont démontré un certain potentiel, qu’il leur faudra développer. Ceux-là devraient avoir, s’ils le souhaitent, la possibilité de se familiariser avec les enjeux européens. Cependant, certains des commissaires désignés laissent franchement à désirer: ils ne semblent pas posséder les connaissances spécialisées requises et ne semblent même pas avoir la motivation nécessaire pour occuper un poste de haut niveau en Europe.

Pour ces raisons, j’ai rejeté la proposition de composition de la Commission. Je voudrais que les commissaires soient nommés d’une manière beaucoup plus transparente - et je suis sûre que vous pouvez trouver des femmes commissaires beaucoup plus qualifiées.

 
  
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  Anna Záborská (PPE), par écrit. J’ai voté pour le projet de résolution et, par conséquent, pour la nouvelle Commission européenne. Le Parlement européen ne donne pas un blanc-seing à M. Barroso et au collège des commissaires. Mais j’ai rencontré le président Barroso très régulièrement tout au long de son premier mandat alors que j’ai dirigé, au même moment, les travaux de la commission parlementaire des droits de la femme. J’ai pu donc constater sa sensibilité pour diriger les travaux de la Commission européenne dans le respect de la personne humaine et du bien commun. Je suis également très heureuse pour le candidat slovaque qui était exposé à des attaques injustes provoqué par ignorance dans un but purement politicien. Là, où la calomnie et les minorités servent, par le biais d’une «campagne de la honte», à dénigrer l’intégrité d’un personnage politique à des fins politiciennes, commence le déclin de la culture politique institutionnelle. Je souhaite de tout cœur à tous les membres de la Commission européenne d’accomplir un excellent travail.

 
Dernière mise à jour: 7 mai 2010Avis juridique