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Procédure : 2010/2964(RSP)
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B7-0630/2010

Débats :

PV 25/11/2010 - 12.1
CRE 25/11/2010 - 12.1

Votes :

PV 25/11/2010 - 13.1
CRE 25/11/2010 - 13.1

Textes adoptés :

P7_TA(2010)0448

Débats
Jeudi 25 novembre 2010 - Strasbourg Edition JO

12.1. Iraq - en particulier sur la peine de mort (dont le cas de Tarek Aziz) et les attentats contre les communautés chrétiennes
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  La Présidente. – L’ordre du jour appelle le débat sur six propositions de résolution concernant l’Iraq – en particulier la peine de mort (dont le cas de Tarek Aziz) et les attentats contre les communautés chrétiennes(1).

 
  
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  Bastiaan Belder, auteur.(NL) Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le 12 novembre, un quotidien allemand titrait «Chasse à mort aux chrétiens iraquiens». La photo illustrant l’article montrait une famille chrétienne se cachant dans une église de la capitale Bagdad. La famille s’était réfugiée dans ce lieu de culte après une attaque féroce lancée par des terroristes islamiques sur les maisons de chrétiens. Le bain de sang révoltant du 31 octobre au cours d’un office se déroulant dans la cathédrale catholique syriaque ne constitue donc certainement pas un incident isolé. La minorité chrétienne de Mésopotamie est exposée à une persécution religieuse directe depuis des années. Telle est la triste réalité en Iraq. Regardez l’exode massif des chrétiens iraquiens. Depuis 2003, leur nombre en Iraq a chuté de 850 000 à 350 000, dont 115 000 ont été déplacés à l’intérieur des frontières. Que peuvent attendre ces courageux «parasites» - entre parenthèses, car l’Iraq est leur patrie - de l’Europe? Après tout, il y a une minorité chrétienne dont les racines historiques en Iraq remontent au Ier siècle après J-C et qui possède les églises les plus vieilles et les monastères les plus vieux du monde. Je préconiserais trois actions concrètes d’aide européenne pour les chrétiens iraquiens. Tout d’abord, soutenir les chrétiens iraquiens qui se sont réfugiés dans la région kurde pour se bâtir une nouvelle vie. Donnez-leur un avenir dans leur propre pays. La même chose est vraie pour la minorité chrétienne dans les plaines de Ninive. Une aide européenne pour la formation professionnelle, des emplois pour les jeunes et des prêts pour les nouvelles entreprises. Deuxièmement, les institutions européennes devraient presser le gouvernement iraquien - compte tenu de l’extrême urgence - de faire disparaître l’indication de l’appartenance religieuse de la carte d’identité des citoyens, et la sécurité personnelle des minorités religieuses, en particulier celle des chrétiens, s’en trouverait ainsi considérablement améliorée. De surcroît, cette pratique courante consistant à indiquer l’appartenance religieuse d’un individu sur sa carte d’identité engendre actuellement une discrimination sur le marché de l’emploi et pousse les gens à se convertir à d’autres religions, entre autres. Troisièmement, au niveau parlementaire, je voudrais demander à notre délégation pour les relations avec l’Iraq de faire connaître aux cinq députés chrétiens du parlement iraquien notre volonté de les aider en parole et en actes en cette période précaire. Quoi qu’il en soit, Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je salue bien sûr tous les contacts parlementaires entre l’Europe et l’Iraq visant à soutenir cette jeune démocratie et je suis également très heureux de voir que mon collègue, M. Mauro, présentera bientôt un rapport sur l’Union européenne et l’Iraq à la commission des affaires étrangères. Cela est très important. Enfin, je m’adresse au Conseil et à la Commission - en fait, le Conseil n’est pas représenté ici, mais tant pis - je compte sur vous pour poursuivre vos efforts intensifs visant à convaincre les autorités iraquiennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir, au minimum, la simple survie des communautés et des églises chrétiennes dans le pays historique de la Mésopotamie.

 
  
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  Véronique De Keyser, auteure. – Madame la Présidente, depuis la guerre d’Iraq, ce pays, au lieu d’être libéré d’une dictature militaire, sombre dans la violence. Le spectacle de la pendaison de Saddam Hussein n’a en rien été un moyen d’atténuer cette violence. Au contraire, il a exacerbé les tensions dans ce pays.

Vous savez que le combat de l’Union européenne contre la peine de mort est un combat incessant. Nous pensons, en ayant aboli la peine de mort en Europe, avoir contribué à faire un pas en avant dans le progrès de l’humanité. C’est pourquoi l’idée d’une exécution possible par pendaison de Tarek Aziz, qui a travaillé avec Saddam Hussein, et de deux de ses adjoints, nous semble une indignité. Non pas à cause de la personnalité de Tarek Aziz, qui était pourtant, et je l’ai très bien connu, une personnalité remarquable, embarqué hélas dans un système totalitaire. Mais je pense - et je le dis à titre personnel - qu’il a fait, spécialement au dernier moment, des efforts majeurs pour tenter d’ouvrir son pays.

Mais ce n’est pas le cas de Tarek Aziz qui est important. Nous ne pouvons pas, demain, avoir sur nos antennes de télévision la pendaison de Tarek Aziz comme symbole de la libération de l’Iraq. C’est pourquoi je demande à mes collègues de voter cette résolution qui comprend aussi une partie sur la persécution des chrétiens d’Iraq, à laquelle je souscris.

 
  
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  Anneli Jäätteenmäki, auteure.(EN) Madame la Président, la peine de mort constitue une violation du droit à la vie, tel que proclamé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il s’agit d’un outrage suprême aux droits de l’homme.

Néanmoins, en 2009, 18 pays ont appliqué des condamnations à mort. L’Iraq a exécuté plus de 120 personnes et l’Iran a procédé à pas moins de 388 exécutions. Les pays qui appliquent la peine de mort - dont les États-Unis et la Chine, et nous pouvons continuer la liste - disent que les personnes sont exécutées au nom de la justice. La peine de mort n’a rien à voir avec la justice.

L’Union européenne œuvre avec force à l’abolition de la peine de mort, où que ce soit, et s’efforce de faire en sorte que ce principe soit universellement adopté. Cette résolution constitue un rappel important du fait que nous devons continuer à lutter contre la peine de mort. Nous appelons le gouvernement iraquien à abolir l’application de la peine de mort.

 
  
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  Peter van Dalen, auteur.(NL) Madame la Présidente, les nuages sombres de l’extrémisme islamique planent sur l’ensemble du monde et, plus particulièrement, sur le Moyen-Orient. Au Pakistan, Asia Bibi a déclaré que, malgré la grâce dont elle a fait l’objet, pour les extrémistes, elle représente toujours une menace. Malheureusement, elle devra s’expatrier. Les chrétiens d’Iraq ont déjà fui en masse. Ils sont les victimes systématiques des extrémistes. Une communauté religieuse d’Iraq, qui y vit depuis bien plus longtemps que les extrémistes en question est chassée de manière très brutale. C’est pourquoi les chrétiens méritent notre soutien. Ils doivent être autorisés à rester ensemble, afin de pouvoir pratiquer leur foi. J’invite donc la Commission à accorder une priorité absolue à cette question. Un soutien européen fort est indispensable pour tempérer l’ardeur des divers groupes actifs en Iraq. Nous pourrons alors peut-être être en mesure d’empêcher les extrémistes islamiques de fermer et de verrouiller pour toujours les portes des églises d’Iraq.

 
  
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  Frieda Brepoels, auteure.(NL) Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le groupe Verts/Alliance libre européenne soutient pleinement deux points de la résolution. Premièrement, nous devons poursuivre notre lutte contre la peine capitale et nos appels demandant l’annulation des peines de mort prononcées à l’encontre de Tarek Aziz et de deux autres anciens dignitaires. Deuxièmement, toute personne habitant en Iraq doit être autorisée à pratiquer sa foi dans le pays, et nous condamnons toute forme d’atteinte à cette liberté. Nous sommes satisfaits donc de ces deux points, par contre mon groupe est moins satisfait de ce qui manque dans la résolution. Il apparaît que le Parlement européen refuse de discuter des nombreux abus des droits de l’homme en Iraq, dont nous, en tant qu’États membres de l’Union européenne, sommes partiellement responsables. Des troupes étrangères ont autorisé les forces de sécurité iraquiennes à maltraiter des prisonniers, et même à les torturer et à les assassiner. En mars de cette année, le Royaume-Uni a été condamné par la Cour européenne des droits de l’homme. Les récentes révélations de Wikileaks ont confirmé que ces pratiques ont bien existé et elles sont inacceptables. C’est pourquoi nous aurions aimé voir une condamnation forte de ces pratiques commises par des troupes américaines et européennes. De même, une référence à l’appel lancé par Navi Pillay, la haute commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, pour que soit diligentée une enquête approfondie sur, d’une part, les allégations d’enlèvements illégaux et, d’autre part, la maltraitance et le meurtre dans les prisons iraquiennes, n’aurait pas été malvenue dans la résolution. L’enquête en la matière ouverte récemment par le Royaume-Uni devrait être suivie plus largement et les États membres qui ont engagé des forces dans le pays doivent demander à leurs ressortissants de répondre de leurs méfaits. La Commission et le Conseil, devraient également insister sur ce point: continuer à se taire n’est plus une option.

 
  
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  Miguel Portas, auteur.(PT) Madame la Présidente, je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que la tentative d’exécuter Tarek Aziz, Premier ministre d’Iraq sous le régime de Saddam Hussein, est clairement une farce tragique. Il s’agit d’un homme qui est déjà condamné à la prison à perpétuité. C’est un fait que nous ne désapprouvons pas, mais à mon avis, nous ne pouvons pas évoquer ce projet d’exécution et la condamner sans, en même temps, évoquer les 900 peines de mort (et même plus) qui ont déjà été exécutées par le conseil présidentiel iraquien. Cela nous est imposé parce que nous devons accorder autant d’importance aux personnes inconnues qu’ à celles qui ont accédé à la notoriété. Évidemment, nous approuvons la condamnation du terrorisme islamique à l’égard des communautés chrétiennes, mais nous ne pouvons pas rester muets sur les 30 000 personnes qui sont détenues sans charges en Iraq à cause de l’occupation militaire, et nous ne pouvons ignorer non plus la kyrielle de conflits et de problèmes que cette situation a entraînés dans la société iraquienne. Le problème de cette résolution est qu’elle prend trop peu d’éléments en considération. C’est pourquoi mon groupe a sa propre résolution.

 
  
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  Constance Le Grip, auteure. – Madame le Président, je voulais, à l’occasion de ce débat sur la situation en Iraq, sur la condamnation à mort de Tarek Aziz et sur la situation des chrétiens d’Iraq, réitérer la totale opposition de mon groupe PPE à la peine de mort.

Mais je voudrais aussi et surtout clamer l’indignation du groupe auquel j’appartiens face à la brutale dégradation de la situation des chrétiens d’Iraq, dire notre vive émotion devant les récentes attaques meurtrières qui ont frappé les communautés chrétiennes en Iraq, notamment la lâche prise d’otages dans la cathédrale syriaque de Bagdad qui, le 31 octobre dernier, a fait 58 morts. Nous exprimons aussi bien sûr notre solidarité aux victimes et aux familles des victimes.

À l’occasion de ce débat, nous souhaitons appeler solennellement et avec gravité les autorités iraquiennes à tout faire pour assurer la sécurité et l’intégrité des chrétiens d’Iraq, mais également de toutes les communautés religieuses et de toutes les minorités religieuses, et travailler à la réduction des violences interethniques. Il y va vraiment de la paix, de la réconciliation nationale dans ce pays et de la défense de nos valeurs de liberté et de tolérance.

 
  
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  Mario Mauro (PPE).(IT) Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la peine de mort de Tarek Aziz et le drame des chrétiens persécutés sont des sujets dont nous aurions peut-être, en toute logique, dû débattre séparément. Cependant, le fait que nous en débattions ensemble est peut-être une bonne chose, car ce que nous voulons dire dans cette résolution est que nous voulons la justice en Iraq et la justice pour l’Iraq.

Nous voulons la justice en Iraq parce que les chrétiens qui sont devenus les victimes des objectifs fondamentalistes de bon nombre de groupes luttant pour le pouvoir sont assurément innocents. Nous voulons la justice pour l’Iraq parce que le processus actuellement en cours visant à ramener la stabilité et la démocratie dans ce pays ne mérite pas d’être entaché de l’assassinat d’un homme qui est peut-être coupable, mais qui ne mérite certainement pas d’être exécuté.

C’est pourquoi je crois que l’instrument d’une résolution peut produire des effets pratiques encore plus grands si nous reportons également ces jugements et ces sujets dans le contenu de l’accord entre l’Union européenne et l’Iraq. Cet accord peut, en termes pratiques, prévoir que nous assortissions de conditions la conclusion des accords économiques, et que ces conditions impliquent le respect des droits de l’homme et le respect des chrétiens iraquiens.

 
  
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  Ana Gomes (S&D).(PT) Madame la Présidente, l’Iraq et les Iraquiens ont hérité et souffert d’un long cortège d’horreurs aux mains du dictateur Saddam Hussein. Depuis 2003, le pays est la victime de terribles violations des droits de l’homme, y compris des arrestations, des enlèvements et des assassinats extrajudiciaires sous l’occupation militaire étrangère. Il est particulièrement significatif que le président Talabani ait déclaré qu’en tant que socialiste et humaniste, il refuserait de signer l’ordonnance d’exécution de Tarek Aziz. Je pense qu’il est crucial que nous indiquions au Parlement iraquien que nous sommes opposés à la peine de mort, indépendamment de la personne et indépendamment de sa religion, et que nous ne nous visons pas à obtenir l’annulation de la peine de mort qui a été appliquée à Tarek Aziz simplement parce qu’il est chrétien. Il va de soi que mes collègues et moi-même déplorons totalement les attentats commis contre la communauté chrétienne d’Iraq, une communauté qui fait partie de la tradition culturelle iraquienne et que les Iraquiens, plus que quiconque, apprécient et savent comment préserver. Cependant, il ne faut pas oublier que ceux qui ont souffert le plus de la violence terroriste et sectaire en Iraq sont, en réalité, les musulmans, qu’ils soient chiites, sunnites ou autres. Il est plus important que jamais que nous, l’Union européenne, nous nous concentrions sur nos relations avec l’Iraq, et que nous discutions de ce problème avec nos collègues du parlement iraquien, en particulier à propos de la nécessité d’abolir la peine de mort.

 
  
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  Marietje Schaake, au nom du groupe ALDE.(EN) Madame la Présidente, en Iraq, la peine de mort a été suspendue après l’invasion menée par les États-Unis en 2003, mais réintroduite en août 2004. Depuis, des centaines de personnes ont été condamnées à mort et de nombreuses personnes ont été exécutées.

Traduire en justice les auteurs de violations des droits de l’homme est crucial pour un avenir stable dans n’importe quel pays, et cela inclut l’Iraq. Les responsables politiques d’aujourd’hui et d’hier ne devraient pas bénéficier d’exceptions, car ils portent la responsabilité suprême et souvent directe de ces violations. Il est bien connu que les violations des droits de l’homme en Iraq, sous la responsabilité de Saddam Hussein, de Tarek Aziz et des autres, ont pris des proportions gravissimes. Des procès équitables et l’application de la loi selon les procédures prévues sont indispensables pour garantir la réconciliation et faire un pas constructif vers un avenir meilleur.

L’Union européenne est une communauté de valeurs et un endroit unique au monde, en particulier s’agissant de la peine de mort, que nous avons abolie ensemble. Concernant les autres pays, qu’il s’agisse des États-Unis, de la Chine, de l’Iran ou de l’Iraq, nous les exhortons à ne pas priver les individus de leur droit suprême - le droit à la vie - comme forme de châtiment.

Jalal Talabani a déclaré qu’il ne signera pas l’ordonnance d’exécution de Tarek Aziz, et nous saluons ce signe. Cela devrait faire partie d’une société fondée sur l’état de droit, où les droits de l’homme de tous les citoyens sont respectés, et l’Union européenne est prête à aider le gouvernement iraquien à prendre cette direction et à garantir que les auteurs de violations des droits de l’homme seront punis à la hauteur de leur responsabilité.

La stabilité de l’Iraq est fragile et pourrait bien être troublée par des exécutions approuvées par l’État. La signature et la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que du protocole n° 6 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, contribueraient à consolider la position de l’Iraq vis-à-vis des violations des droits de l’homme. Il s’agirait également d’un pas opportun vers son inclusion dans la communauté internationale.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat, au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, mon groupe, la GUE/NGL, ne s’est pas associé à la résolution commune sur ce sujet, pas plus qu’à celle sur le Tibet. Les séances de ce jeudi après-midi prennent un tour de plus en plus surréaliste dans cet hémicycle tant par le vide que nous constatons sur les sujets abordés que par la façon dont ceux-ci sont traités. Les prismes récurrents de certains ici sur tel ou tel pays ou sur tel ou tel sujet vont à l’encontre de la conception universaliste et indivisible des droits de l’homme tels qu’ils sont explicités par les textes internationaux que nous prétendons défendre.

Cette façon de voir et de faire nuit à la crédibilité de l’Union européenne en ce domaine et fait le jeu de ceux qui disent que les Européens ont une vision occidentale des droits de l’homme et qu’ils cherchent, là encore, à imposer leur modèle.

Chers collègues, je vous rejoins pour dénoncer les condamnations à mort, dont celle de Tarek Aziz, et les exécutions qui sont très nombreuses en Iraq mais qui touchent y compris des femmes et des enfants, et j’aurais aimé que nous dénoncions de la même façon la situation des milliers de personnes détenues sans motif, sans procès et soumises à la torture. J’aurais aimé que nous dénoncions les exactions commises par les forces iraquiennes et par les forces d’occupation, que nous dénoncions aussi les enfants soldats et, tout particulièrement aujourd’hui, en cette journée internationale des violences à l’égard des femmes, les violences dont sont victimes les femmes en Iraq, dans le cadre de ce conflit. J’aurais aimé aussi que nous dénoncions la façon dont les États-Unis ont abandonné le camp d’Ashraf sans se préoccuper des centaines de personnes qui vivaient dans ce camp.

Pour toutes ces raisons, Madame la Présidente, le groupe GUE/NGL s’abstiendra sur cette résolution tout comme elle le fera sur celle concernant le Tibet.

 
  
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  Franz Obermayr (NI).(DE) Madame la Présidente, le 10 novembre, cinq personnes ont été tuées dans une attaque à la bombe visant les chrétiens, et à peine quelques jours auparavant, un attentat a été perpétré contre une cathédrale catholique. Cent personnes ont été prises en otage et 40 sont mortes. Ces dernières années, 900 000 chrétiens ont fui l’Iraq. Ces événements dépeignent tristement la situation des chrétiens en Iraq et dans l’ensemble de la région du Moyen-Orient. Il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais plutôt d’une tendance générale qui se joue aux frontières de l’Europe, ainsi qu’en Égypte, et occasionnellement en Turquie. L’Union européenne devrait pouvoir exercer assez de pression pour lutter contre la discrimination à l’égard des chrétiens. Il suffit de penser à la partie nord de Chypre, où quelque 150 églises ont été détruites ou converties en mosquées depuis l’occupation turque et où il ne reste qu’une seule église où la population chrétienne a le droit de célébrer une messe par an. Rappelez-vous, je ne parle pas de l’Iraq mais d’une île dans la Méditerranée qui borde l’Europe.

Je pense que l’introduction d’un système permanent de surveillance des persécutions infligées aux chrétiens est judicieuse. Des actions concrètes devraient suivre, par exemple, l’inclusion systématique dans les accords de commerce international avec l’Union européenne de clauses interdisant la persécution des chrétiens. Nous ne pouvons nous satisfaire d’une situation dans laquelle nous voulons faire des affaires mais où nous nous contentons de fermer les yeux sur les persécutions des chrétiens.

Je souhaiterais conclure par quelques mots sur l’ancien ministre des affaires étrangères, M. Aziz: même les anciens membres du régime de Saddam Hussein ont droit à l’application de la loi selon les procédures prévues. Les exécutions par vengeance n’ont pas de place ici. Même ces anciens ministres méritent un procès équitable. Ce qu’il se passe ici est inacceptable, surtout dans un pays jeune qui ambitionne de devenir un État démocratique. C’est pour cette raison que j’appelle l’Union européenne à prendre les mesures qui s’imposent et à agir clairement.

 
  
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  Esther de Lange (PPE).(NL) Madame la Présidente, dans l’environnement sûr de l’Union européenne, nous considérons la foi et la visite d’une église comme une matière privée. En Iraq, cependant, afficher sa foi chrétienne est pratiquement devenu un signe de courage exceptionnel. Aujourd’hui, nous avons condamné à raison l’attentat horrible du dimanche 31 octobre, mais entre-temps, de nouveaux attentats ont eu lieu et ont à nouveau fait des victimes. Lundi dernier, deux frères ont été tués dans le village de Mossoul. Mon collègue, M. Belder, vous a donné les chiffres du groupe toujours en diminution des chrétiens iraquiens qui sont restés en Iraq, dont au moins 100 000 ont également été déplacés dans leur propre pays. Il semble, sûrement, que cela soit une stratégie ciblée de quelques groupes visant à chasser ce groupe de population. Monsieur le Commissaire, nous, l’Union européenne, nous ne pouvons pas nous contenter de rester là à regarder. Tout d’abord, l’Union devrait, bien sûr, s’adresser aux autorités iraquiennes, qui, malheureusement, sont toujours en position de faiblesse, et les encourager à agir. Cependant, je voudrais aller un peu plus loin et, effectivement, comme M. Mauro l’a dit, inclure comme priorité dans l’accord de partenariat avec l’Iraq dont nous débattons aujourd’hui un cadre de vie sûr pour les chrétiens iraquiens en Iraq. En tant que vice-président de la délégation pour les relations avec l’Iraq, je continuerai à surveiller la situation et serai heureux d’entendre ce que la Commission en pense.

 
  
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  Mitro Repo (S&D).(FI) Madame la Présidente, c’est une situation choquante et intolérable dont, à nouveau, beaucoup de personnes innocentes ont dû souffrir en Iraq sur le compte de leurs croyances religieuses.

Les attentats contre les communautés religieuses sont toujours indéfendables quel que soit le lieu où ils se produisent. Le droit des groupes religieux de se réunir et de pratiquer leur religion doit être inconditionnel. L’Union européenne n’est pas seulement concernée par les chrétiens. La liberté de religion et de conscience doit s’appliquer à tout le monde de façon égale. La sauvegarde de ce droit de l’homme universel est également la meilleure garantie que nous ayons que les conflits peuvent être évités avant qu’ils ne surviennent et doivent être résolus.

Cette proposition de résolution est, selon moi, un message que le Parlement européen soutient la population iraquienne avec conviction, tout en les exhortant à agir contre la violence et la terreur et à lutter résolument pour la démocratie et la dignité humaine universelle.

 
  
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  Tunne Kelam (PPE).(EN) Madame la Présidente, plus de 50 chrétiens ont été assassinés en Iraq par des groupes extrémistes en un mois.

Le nouveau gouvernement iraquien a la responsabilité spéciale de garantir la sécurité, la justice et l’égalité des droits à toutes les communautés religieuses. Ce n’est que de cette manière que Bagdad peut gagner le respect et construire la confiance, pas seulement à l’intérieur du pays, mais également dans ses relations avec l’Union européenne.

La situation dans un grand nombre de pays du Moyen-Orient que les minorités chrétiennes traditionnelles sont forcées de fuir est alarmante. La plupart des Assyriens iraquiens sont désormais des personnes déplacées à l’intérieur des frontières. Je pense qu’il est très important que, dans la conduite de notre politique étrangère commune, Mme Ashton évoque régulièrement le problème de la liberté de religion, et que les futurs traités de l’Union européenne avec des pays tiers comportent une clause sur le respect de la liberté de religion.

 
  
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  Justas Vincas Paleckis (S&D).(LT) Madame la Présidente, la communauté chrétienne en Iraq a connu l’année dernière une escalade de la violence et de la persécution religieuse. Les chrétiens fuient l’Iraq, terrifiés par les attaques à la bombe et les massacres. Tout en condamnant les attentats terroristes monstrueux, à vrai dire, je voudrais dire que l’invasion américaine a exacerbé la situation à cet égard, et il est dès lors de la responsabilité des États-Unis d’améliorer la situation. En règle générale, les divisions religieuses et nationales et la haine mutuelle en Iraq ont atteint de telles proportions que le pays est sérieusement danger. Le monde démocratique attend que le gouvernement iraquien abolisse la peine de mort au plus vite. Je salue la décision du président iraquien de ne pas signer l’ordonnance d’exécution de Tarek Aziz, mais nous observerons de près le comportement du parlement iraquien dans cette affaire.

 
  
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  Bernd Posselt (PPE).(DE) Madame la Présidente, le fait qu’après 2 000 années de présence des communautés chrétiennes dans la zone géographique connue aujourd’hui sous le nom d’Iraq, ces communautés soient menacées de disparition est un scandale, en particulier si l’on pense à l’intervention de l’Occident ces dernières années et au fait que ces événements se produisent alors qu’un gouvernement démocratique est en place, qui bénéficie en outre de l’appui de l’Union européenne. Nous ne pouvons pas le tolérer. Les questions générales de la liberté de religion mises à part, il s’agit d’un véritable scandale et je salue le fait qu’un certain nombre d’évêques chrétiens d’Iraq projettent de venir à Strasbourg en décembre afin de nous informer en détail de la situation de leurs communautés religieuses.

Nous devons être clairs sur le fait qu’il ne suffit pas que nous manifestions notre lassitude de façon épisodique: nous avons une vraie responsabilité ici. Quatre-vingts pour cent des Européens sont chrétiens. Nous sommes naturellement en faveur de la liberté de religion en général, mais qui se souciera des intérêts de ces personnes si nous ne le faisons pas? Il s’agit de personnes qui ont réussi à survivre au régime infâme de Saddam Hussein dans leur pays, mais dont l’existence même est à présent menacée.

C’est pourquoi le Parlement européen doit concentrer son travail en matière des droits de l’homme dans cette zone. Je souhaiterais inviter la baronne Ashton à en faire de même et à nous tenir régulièrement informés de la situation de ces chrétiens.

 
  
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  Bogusław Sonik (PPE).(PL) Madame la Présidente, il n’y a pas de fin à l’assassinat des chrétiens: aujourd’hui en Iraq, au Nigéria, en Égypte et en Afghanistan, hier au Soudan, en Inde et en Indonésie, et demain, s’ils n’ont pas encore été tués, s’ils ne sont pas encore devenus victimes de pogroms, de violences, de viols et d’agressions, ils devront vivre comme des parias, en cachant leur foi même là où leurs racines culturelles, politiques et économiques sont bien plus anciennes que l’apparition de l’Islam dans leur patrie. Malgré les appels d’intellectuels musulmans occidentaux, rien ne se passe dans leurs pays pour assurer leur sécurité. La seule chose dont ils sont coupables est de suivre la même religion que les Européens et les Américains.

En 2010, le fondamentalisme islamique a abattu des disciples arabes du Christ sous nos propres yeux. Aucun groupe de personnes ne mérite un tel sort. Il y a lieu d’indiquer qu’il n’y a pas un seul pays fondé sur une culture chrétienne dans lequel les musulmans seraient traités aussi mal que les chrétiens vivant dans les pays musulmans. Le Parlement devrait préparer un rapport sur la situation des chrétiens dans les pays musulmans, et les institutions européennes devraient inscrire à l’ordre du jour le problème de la persécution lorsqu’ils engagent des pourparlers avec ces pays.

 
  
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  Carl Schlyter (Verts/ALE).(SV) Madame la Présidente, il n’y a rien de plus illogique que la peine de mort: tuer quelqu’un dans le but de montrer que tuer est mal. Le peuple d’Iraq a subi une oppression extrême. D’abord, le dictateur Saddam Hussein, a maltraité et opprimé ceux dont l’opinion différait de la sienne et ceux qui critiquaient son régime. Aujourd’hui, le peuple est soumis à un pouvoir d’occupation qui est plus intéressé par la construction d’un pouvoir fondé sur les armes que par la démocratie. Ceux qui critiquent le pouvoir d’occupation continuent d’être maltraités et opprimés.

Aujourd’hui, ce sont les chrétiens qui continuent d’être maltraités et opprimés. Les exactions et l’oppression en Iraq doivent finir. Nous avons une responsabilité à cet égard. On pourrait appeler cela une purification ethnique. C’est ce dont nous parlons ici. Des gens sont chassés d’Iraq. Il faudra donc nous assurer que nous ne les chasserons pas de l’Union européenne. C’est notre devoir. Nous ne devons pas renvoyer le peuple iraquien vers une souffrance et une oppression certaines.

 
  
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  Konrad Szymański (ECR).(PL) Madame la Présidente, je suis sûr que le gouvernement iraquien est animé des meilleures intentions, mais nous devons tous faire plus pour protéger la communauté chrétienne dans le pays. Cette communauté est aujourd’hui victime de discrimination, attaquée et même assassinée pour une seule raison: pour l’éradiquer de la terre sur laquelle elle vit depuis près de deux mille ans.

L’Union européenne devrait agir avec plus de courage dans cette affaire et ne pas céder à l’autocensure imposée par le politiquement correct, qui transpire même dans le texte de la résolution que nous allons adopter sous peu. La protection des chrétiens iraquiens implique, bien sûr, de s’occuper de ceux qui sont relocalisés et de les accepter dans nos pays, et appelle des changements politiques en Iraq. Cela doit être- et c’est mon appel à la Commission, à la baronne Ashton - le slogan, le slogan principal de notre diplomatie dans le monde. La liberté de religion, en particulier des communautés chrétiennes, devrait être le cheval de bataille de la diplomatie européenne.

 
  
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  Catherine Soullie (PPE). – Madame le Présidente, les chrétiens sont sans doute l’un des groupes religieux les plus persécutés au monde. Au Moyen-Orient, ils sont perçus par certains groupes extrémistes comme - et je cite - «des cibles légitimes» et l’objectif est leur départ pur et simple de cette région, région qui a vu naître le christianisme et dans laquelle leur présence historique est nécessaire à un certain équilibre. Les événements de la cathédrale de Bagdad ne sont que le point culminant d’une situation que nous avons observée passivement depuis bien trop longtemps.

L’Union européenne, en tant qu’acteur global et partenaire commercial de nombreux pays de cette région, se doit d’exprimer fortement son indignation au vu de la situation. Les discriminations quelles qu’elles soient ne peuvent être tolérées. La démocratie ne sera victorieuse dans cette région que lorsque les droits humains les plus fondamentaux, comme la liberté religieuse, seront respectés.

 
  
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  Sergio Paolo Francesco Silvestris (PPE).(IT) Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, ce Parlement doit élever la voix contre les attentats qui visent les minorités chrétiennes en Iraq. Il s’agit d’un chapitre de cette longue histoire de discrimination et de martyre qui dure depuis 2 000 ans, et il est incroyable qu’elle se poursuive encore aujourd’hui au troisième millénaire.

Je suis d’accord avec cela, il faut soutenir les groupes iraquiens modérés et les chrétiens qui ont fui au Kurdistan, et faire disparaître les références à l’appartenance religieuse des pièces d’identité. Cependant, ce que je souhaite dénoncer aujourd’hui est ce qui m’apparaît comme l’aspect le plus absurde de cette triste affaire. Le symbole de la foi chrétienne est la croix, qui semble être un symbole de mort mais qui, en fait, est un symbole de liberté car, pour les chrétiens, la mort du Christ sur la croix a libéré l’homme du pêché et des ténèbres. Il est réellement incroyable d’interdire à des gens de vénérer un symbole de liberté puisqu’ils sont massacrés quand ils sortent d’une église simplement parce qu’ils y sont entrés.

 
  
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  Janusz Lewandowski, membre de la Commission.(EN) Madame la Présidente, la Commission européenne partage les profondes inquiétudes de ce Parlement - exprimées si clairement et explicitement par les députés - concernant la situation des droits de l’homme en Iraq. Lundi, le Conseil des affaires étrangères a vigoureusement condamné les récents attentats terroristes, notamment ceux qui ont pris pour cibles des endroits où les civils se rassemblent, y compris les lieux de culte chrétiens et musulmans.

Le Conseil, en adoptant les conclusions avancées par la haute représentante/vice-présidente Catherine Ashton, a également souligné que le nouveau gouvernement en Iraq devra se consacrer à la poursuite de la réconciliation nationale. Cela signifie qu’il doit représenter les intérêts et les besoins de tous les Iraquiens, peu importe la croyance et l’ethnie. La protection et la promotion des droits de l’homme, y compris ceux des personnes appartenant à des minorités, doivent être une priorité absolue. Dans son dialogue avec l’Iraq, l’Union européenne fait fréquemment part de ses inquiétudes concernant les droits de l’homme, parmi lesquelles il y a non seulement la liberté de religion ou de conviction mais également la peine de mort.

Il y a dix jours, l’Union européenne a lancé un appel urgent et direct aux autorités en réaction à la décision de la Cour suprême iraquienne de condamner à mort cinq représentants de l’ancien régime, dont Tarek Aziz. L’Union européenne a rappelé sa ferme opposition à l’application de la peine capitale en toutes circonstances, appelant à un moratoire général sur la peine de mort comme première étape. Les droits de l’homme ont une place prépondérante dans l’accord de partenariat et de coopération que nous espérons signer bientôt avec l’Iraq. Voilà la réponse directe à Mme de Lange.

Depuis 2003, une partie importante de la coopération européenne avec l’Iraq se concentre sur le renforcement de l’état de droit et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales, par exemple, via EUJUST LEX et l’aide communautaire. Des fonds considérables ont également été affectés à la protection et au secours des Iraquiens les plus vulnérables. Bon nombre d’entre eux sont, pour des raisons évidentes, déplacés à l’intérieur des frontières et vivent aujourd’hui dans des zones densément peuplées par des populations de groupes minoritaires. Notre travail est allé de la promotion de la conscientisation et la mise en œuvre des droits de l’homme parmi les groupes vulnérables à la réhabilitation d’écoles dans des zones déjà mentionnées dans les discussions, comme Ninive, qui compte une forte population chrétienne.

L’aide humanitaire continue également d’atteindre les plus vulnérables à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iraq. L’aide européenne ne peut cibler directement des communautés ethniques ou religieuses spécifiques, mais elle doit et elle peut aider les Iraquiens les plus vulnérables, où qu’ils vivent.

Nous ne sous-estimons pas les difficultés face auxquelles le gouvernement iraquien est confronté. Ce n’est pas chose aisée d’extirper les extrémistes qui cherchent à créer des tensions sectaires par leurs actes de barbarie. La sécurité, le développement et la sauvegarde des droits de l’homme sont étroitement liés. L’Union européenne reste engagée à aider l’Iraq du mieux qu’elle le pourra afin de garantir le progrès sur ces trois questions. Le peuple iraquien ne mérite pas moins.

 
  
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  La Présidente. – Le débat est clos.

Le vote aura lieu prochainement.

Déclarations écrites (article 149)

 
  
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  Monica Luisa Macovei (PPE), par écrit.(EN) Je m’associe à mes collègues de ce Parlement dans la condamnation des meurtres, des exécutions et des violations des droits de l’homme continus qui ont lieu en Iraq. La situation de la minorité chrétienne iraquienne est une question de vie et de mort: près de 50 chrétiens iraquiens ont été tués dans un massacre impitoyable dans l’église Notre-Dame du Salut le 31 octobre 2010. Human Rights Watch estime que, depuis 2003, près de la moitié de la population chrétienne d’Iraq, soit des centaines de milliers de personnes, ont dû fuir le pays. Nous devons continuer à nous battre pour que ces personnes restent en vie et soient libres. Nous devons défendre les droits des minorités et continuer de nous opposer au meurtre, à la violence, à la ségrégation et à toute discrimination basée sur l’origine ethnique ou la conviction religieuse. J’invite la Commission et le Conseil à évoquer d’urgence la question de la sécurité des chrétiens en Iraq, au même moment où l’Union européenne continue d’avancer vers une coopération plus étroite avec le gouvernement iraquien.

 
  

(1)Voir procès-verbal.

Dernière mise à jour: 3 mai 2011Avis juridique