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O-000153/2011 (B7-0421/2011)

Débats :

PV 13/09/2011 - 19
CRE 13/09/2011 - 19

Votes :

OJ 14/09/2011 - 147

Textes adoptés :


Débats
Mardi 13 septembre 2011 - Strasbourg Edition révisée

19. Stratégie de l'Union pour les personnes sans abri (débat)
Vidéo des interventions
PV
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  Le Président. - L'ordre du jour appelle le débat sur la question orale à la Commission sur la stratégie de l'Union pour les personnes sans abri de Pervenche Berès et Karima Delli, au nom de la commission de l'emploi et des affaires sociales (O-000153/2011 – B7-0421/2011).

 
  
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  Karima Delli, auteur. − Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, enfin un débat au sein de ce Parlement sur la situation des sans-abri! Je voudrais tout d'abord rendre hommage à toutes les associations qui, sur le terrain, travaillent tout au long de l'année pour venir en aide aux plus vulnérables d'entre nous, les sans-abri.

L'absence d'un chez-soi constitue une violation grave des droits fondamentaux et de la dignité humaine. C'est le maillon le plus visible et le plus triste de la chaîne du mal-logement. C'est surtout une injustice insupportable. Il est essentiel de comprendre pourquoi des personnes se retrouvent à la rue, afin de mettre en place de véritables politiques préventives. Plutôt que de chercher les moyens de sortir ces personnes de la rue, il est beaucoup plus simple de ne pas les y précipiter.

Quand mettrons-nous fin aux expulsions locatives? Quand arrêterons-nous la spéculation immobilière? Quand comprendrons-nous enfin que la pauvreté et la précarité grandissantes entraînent l'exclusion?

Les visages des sans-abri ont changé, l'image du clochard bohême a vécu, la réalité est aujourd'hui beaucoup plus complexe mais beaucoup plus dure. Ce sont de plus en plus de jeunes, de femmes, de familles – notamment des migrants – et même des travailleurs pauvres, qui n'ont pas de chez-eux.

Les formes du sans-abrisme sont multiples. Il y a certes les sans-abri que l'on voit par terre dans la rue, l'hiver, sous des cartons ou dans des tentes, dans des parcs publics, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Des millions de personnes vivent dans des foyers d'hébergement d'urgence, dans des logements temporaires, chez des amis ou de la famille, dorment encore dans des voitures ou dans des hôtels insalubres.

Face à l'urgence qui s'aggrave jour après jour, les associations ne cessent de tirer la sonnette d'alarme. Mais les gouvernements se succèdent et le scandale de l'inaction face à la situation demeure.

Il est grand temps que les États prennent leurs responsabilités. Il est grand temps de mettre fin à cette situation honteuse. L'Europe doit s'engager à accompagner les États sur la voie des valeurs fondamentales, sur la voie de solutions durables face à cette réalité, car notre premier devoir à tous est de protéger les plus faibles.

Face à ce constat inacceptable, nous ne pouvons continuer à détourner les yeux, comme on évite de regarder les sans-abri dans la rue. Pire, les sans-logis sont exclus des centres-villes vers la périphérie, loin des regards des hommes d'affaires et des touristes. Mais ce n'est pas parce qu'on ne les voit plus qu'ils n'existent pas! Rien ne sert de cacher le problème, il faut aujourd'hui le résoudre.

Dans un pays que vous connaissez bien, Monsieur le Commissaire, les sans-abri sont carrément considérés comme des criminels. Il leur est interdit de dormir dans la rue sous peine d'amende, et la police vient les traquer jusque dans les stations de métro ou dans les gares, alors qu'aucun service approprié n'est mis en place pour les accueillir.

L'heure n'est plus à la communication, aux fausses promesses politiques, aux slogans de campagne, comme on le voit dans certains États. C'est pourquoi à la suite de la conférence européenne de consensus sur le sans-abrisme, le Parlement vous demande de mettre en place une stratégie intégrée visant à mettre fin au problème des sans-abri d'ici 2020, en vous appuyant sur le travail déjà accompli.

Cette stratégie doit s'articuler autour de cinq grands objectifs: premièrement, la prévention du sans-abrisme; deuxièmement, la réduction de sa durée; troisièmement, la concentration des efforts sur les formes les plus graves; quatrièmement, l'amélioration de la qualité des services destinés aux sans-abri; finalement, une offre suffisante de logements abordables.

Cette stratégie doit être coordonnée avec des stratégies nationales et régionales. Les résultats obtenus au regard d'indicateurs définis conjointement au niveau européen doivent faire l'objet de bilans réguliers. Il faut mettre l'accent sur l'innovation sociale, en particulier les approches dirigées vers le logement comme première étape d'une démarche de réinsertion sociale. Enfin, des financements adéquats doivent être assurés tant au niveau européen qu'au niveau national.

Monsieur le Commissaire, au-delà des mots, il y a donc urgence. Il faut maintenant des actes. C'est une question de volonté politique: le sans-abrisme n'est pas une fatalité. N'attendons pas l'hiver pour nous souvenir que des gens meurent dans la rue toute l'année. Mettre fin aux sans-abrisme, c'est possible et je pense que le Parlement européen montre la bonne voie.

 
  
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  László Andor, Member of the Commission. − Madam President, given the strange and precarious conditions which many people are living and working under, it is not surprising that homelessness is increasingly in the public eye both in the EU institutions and outside. We have to look at the social consequences of the financial and economic crisis, but in this particular case it is also important to understand that homelessness existed before, and the crisis just aggravated this situation in a number of Member States. There is, however, also a growing understanding of what is needed to tackle it.

The Member States need to continue developing national or regional plans for action to deal with homelessness along the lines identified in the 2010 Joint Report on Social Protection and Social Inclusion. Of course, the Member States are responsible for much of what needs doing, but the EU can encourage and support the Member States in their efforts – for example, by helping to improve our understanding of the problems and possible solutions, finding better tools to measure them, and disseminating knowledge better.

EU funding can also help. The EU structural funds can and should be mobilised to tackle homelessness. The European Regional Development Fund provides funding for social housing for marginalised communities, and should continue to do so in the future. The European Social Fund provides support for the social and labour market reintegration of homeless people. We are currently drawing up the post-2013 financial framework. In this connection, gearing cohesion policy funding to meeting the Europe 2020 headline targets, including for reducing poverty, is vital.

The European Consensus Conference identified possible avenues and we are following them – for example, improving knowledge and monitoring, applying housing-led approaches, and promoting innovation and experimentation. Similarly, Parliament’s declaration of 16 December 2010 on an EU homelessness strategy highlights a number of priorities, including the need for better statistics.

The Commission is actively engaged in work at EU level. Preventing and tackling homelessness is an important aspect of work to tackle social exclusion and poverty under the Europe 2020 Strategy. It is also a key area of work under the European Platform against Poverty and Social Exclusion, which covers areas highlighted at the Consensus Conference.

We have just commissioned a new study on the links between homelessness and migration. We are continuing our work on homelessness indicators in conjunction with the Social Protection Committee. We have promoted social innovation based on housing-led approaches which we would like to see applied more widely.

What matters now is putting all our energy and resources into carrying out the tasks identified at EU level so we get results quickly, rather than introducing new procedures or steering structures in the form of high-level groups or committees. Last month, I met key stakeholders to talk about how to step up our work on homelessness and what framework would help ensure that enough attention and energy are put into doing what is needed. This dialogue continues and will also be followed up by action.

 
  
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  Csaba Őry, a PPE képviselőcsoport nevében. – Szocialista képviselőtársaink úgy döntöttek, hogy a hajléktalanság ügyében kérdéssel fordulnak a Bizottsághoz, és hogy a kérdéshez határozati javaslatot is beterjesztenek. A Néppárt véleménye szerint a kérdés helyénvaló és indokolt. És a határozati javaslat, melyet előterjesztettek, a mi részünkről támogatható, és támogatjuk is. Egyetértünk természetesen abban, hogy a hajléktalanság a szegénységnek, a mélyszegénységnek az egyik legszélsőségesebb formája, és azt gondoljuk, hogy ez a XXI. században elfogadhatatlan. Látni kell azt is – és helyénvaló éppen ezért az a megközelítés, amely a kérdésben is benne foglaltatik – hogy itt összehangolt, együttműködő, integrált megközelítésre van szükség, mind az egyes tagállamokban, mind pedig a tagállamok közötti együttműködés tekintetében.

A hajléktalanság ugyanis egyfajta végállomás a lecsúszás, a leszakadás, a kirekesztettség útján. Egy olyan végállomás, ahol egy circulus vitiosus alakul ki: a hajléktalan ember nem jut munkához. Ha nem jut munkához, esélye nincs arra, hogy kikerüljön a hajléktalanságból. Egyéb bajok rárakódnak: fizikai, szellemi leépülés, betegségek és gyakran elkülönülő sajátos közösségek, kriminalitás és egyéb problémák. Ebből kijutni nyilvánvalóan csak a különféle területek: a szociális szolgáltatások, egészségügy, oktatás, munkahelyteremtés összehangolt erőfeszítéseivel és programjaival is lehet. Ha voltak sikeres példák – és voltak sikeres példák egyes országokban korábban is, most is vannak figyelemre méltó erőfeszítések – ezeket össze kell gyűjteni, ahogy mondani szokták, a jó gyakorlatokat összesíteni kell, és ezekre építve ésszerű és célszerű az, hogy egy európai stratégia is megfogalmazódjék.

Magunk részéről tehát üdvözöljük a kérdést, üdvözöljük a határozati javaslatot és támogatjuk azt.

 
  
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  Pervenche Berès, au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, c'est la deuxième fois que le Parlement européen se mobilise dans un délai court pour vous interpeller sur la question du sans-abrisme.

Nous l'avions déjà fait en 2008, alors que la crise avait à peine éclos. Nous voilà aujourd'hui au rendez-vous en 2011, avec une déclaration que nous avons élaborée en 2010 et qui vous rappelle l'urgence de traiter ce scandale au sein de l'Union européenne. Cet espace qui, à l'échelle planétaire, reste un espace de richesse, soi-disant de civilisation et où, pourtant, le sans-abrisme sévit dans chacune de nos villes. Tous les élus locaux nous le disent: ils sont mobilisés jour après jour pour faire face à cette population en détresse que la crise a frappée de plein fouet, que ce soit à Athènes, à Berlin, à Paris, à Helsinki.

Pouvons-nous accepter qu'une Union fondée sur la solidarité laisse, ici ou là, se développer le sans-abrisme, qui est la manifestation la plus claire de la pauvreté et de l'exclusion sociale? Pourtant, je me souviens du débat que nous avons eu: faut-il intégrer les objectifs de lutte contre la pauvreté dans la stratégie de l'Union européenne? S'agirait-il d'une compétence de l'Union européenne? Je ne veux pas relancer le débat juridique, car les bases sont bien là. Elles sont inscrites dans la Charte des droits fondamentaux. Nous les avons reprises comme objectif politique pour la stratégie de l'Union européenne.

Monsieur le Commissaire, il en va de votre responsabilité, et de celle du collège, de mobiliser les outils qui sont à la disposition de l'Union européenne pour que demain, le pacte de stabilité ne conduise pas à la coupe aveugle de tout financement possible des services qui viennent en aide à ces populations, ceux qui, sur le terrain, accomplissent un travail exemplaire, ceux que l'on appelle les travailleurs sociaux et dont l'œuvre est aujourd'hui rendue quasi impossible, comme l'a démontré en France la démission – avec un certain écho – de Xavier Emmanuelli, le fondateur du Samu social.

La Commission peut aussi intervenir pour inciter les États membres non pas à appliquer la règle de la concurrence au logement social, mais pour financer le logement social afin que, demain, la question du sans-abrisme cesse d'être une question d'urgence.

 
  
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  Elizabeth Lynne, on behalf of the ALDE Group. – Madam President, although combating poverty and social exclusion is mainly the responsibility of national governments, the EU can play a coordinating role, and I believe it should, particularly in relation to homelessness. This is in line with the 2020 Strategy. In many cases, however, there is no need to reinvent the wheel; there are many examples of best practice across the EU. That information needs to be collected and disseminated far more widely than it is being at the moment.

Can the Commissioner outline more of the plans for what the Commission is about to do under the homelessness strategy in terms of collating that information? Also, how much information is already available from Member States on the causes of homelessness? We know that three million people across the EU have no fixed home of their own. Why is this? How much do drug and alcohol problems contribute to street homelessness? In one survey in the UK, for instance, 40% of people questioned had drug problems, 49% alcohol problems and 35% mental health problems. Now you might say that adds up to over 100%. Of course it does, because a lot of people had more than one: some of them had drug, alcohol and mental health problems combined. How much data do we already have from different Member States on this issue?

I know there are many projects that are trying to tackle these issues, like one in my constituency funded under the Daphne Programme dealing with women rough sleepers. Also there are many projects dealing with domestic violence, which of course can in turn lead to homelessness.

What I believe we are, all of us, asking for here is a coordinating approach across the EU. First and foremost, we need to know what is already being done and how we can assist in the development of national and regional strategies which would encourage Member States to set a clear date to end street homelessness, which we called for in the written declaration that, as Karima Delli mentioned, was adopted on 16 December last year.

Homelessness has never been a political priority; it has never been a popular subject. Maybe because there are not many votes in it, but that is one of the reasons why it is important to involve all people, from all parties and no party. We must involve national, regional and local policy-makers, homeless service providers and, above all, people who have experienced homelessness themselves. We need to work towards a homeless strategy that really works: a homeless strategy for the future.

 
  
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  Ryszard Czarnecki, w imieniu grupy ECR. – Pani Przewodnicząca! Mam szczególny powód, aby zabrać głos w tej debacie, ponieważ jest to dla mnie kwestia osobiście bardzo istotna. Wynika to z moich tradycji rodzinnych. Jeden z moich przodków w XIX wieku w polskim mieście Kraków zakładał schroniska i przytułki dla ludzi bezdomnych.

Jak widać jest to problem bardzo stary, znacznie starszych niż Unia Europejska. Wówczas – tak jak obecnie – państwo również często rozkładało bezradnie ręce. Dzisiaj oczywiście możemy powtarzać, i jest to zgodne z prawdą, że jest to kompetencja państw członkowskich Unii Europejskiej, a nie samej Unii. Jednak wydaje się, że ze względów moralnych i etycznych Parlament Europejski może wskazywać drogę, może nakłaniać państwa członkowskie do koordynacji działań w tym zakresie.

Kryzys pokazał to, co było kiedyś wstydliwie chowane. Kryzys jak woda, która opadła, pokazuje istotę rzeczy: rzeczywiście jest to problem, jeśli nie powszechny, to naprawdę coraz większy. Mówiliśmy tutaj oczywiście o spekulacji na rynku nieruchomości. Wspomnieć trzeba także ogólnie system bankowy, kredyty, które nieraz powodują, iż ludzie, którzy je zaciągają, wcześniej czy później idą na bruk – stają się bezdomnymi. Jest to znacznie szerszy problem współczesnej cywilizacji, która ogarnięta konsumpcjonizmem stwarza coraz większy margines ludzi nieradzących sobie z tą sytuacją. Powinniśmy o tym również pamiętać.

Na koniec chciałbym powiedzieć, że ta sprawa wykracza poza podziały polityczne. Możemy wszyscy jednym głosem starać się mówić wspólnie, podkreślając moralne zobowiązanie pomocy tym ludziom. Tym bardziej, że jest ich coraz więcej w każdym kraju, i bogatym, i biedniejszym.

 
  
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  Ilda Figueiredo, em nome do Grupo GUE/NGL. – Senhora Presidente, o problema das pessoas sem abrigo constitui uma violação inadmissível dos direitos humanos fundamentais, pelo que se exigem medidas eficazes. Tal como se afirmava na declaração do Parlamento Europeu, de 16 de Dezembro de 2010, é fundamental dar prioridade a acções que promovam a inclusão social, para garantir que ninguém dorme na rua e que mesmo a sua eventual passagem por um alojamento temporário seja limitada ao tempo estritamente necessário para lhe fornecer um alojamento digno, a sua habitação própria.

Por isso, insistimos em que a Comissão Europeia elabore uma estratégia ambiciosa para os sem-abrigo e apoie os Estados-Membros na elaboração de estratégias nacionais eficazes, incluindo apoio de fundos comunitários para financiar projectos de habitação para os grupos marginalizados nos Estados-Membros onde seja necessário. Mas, acima de tudo, é fundamental que a problemática dos sem-abrigo seja integrada nos vários domínios políticos relevantes, designadamente nas áreas económica, financeira e social, para garantir emprego com direitos, serviços públicos de qualidade e reformas dignas.

Se assim não acontecer, com as políticas neoliberais e anti-sociais e os planos ditos de austeridade que estão a ser impostos a alguns Estados-Membros, teremos cada vez mais pessoas sem rendimentos suficientes para ter uma habitação, aumentando o número dos sem-abrigo e de pessoas sem condições para pagar a electricidade, o gás, a água, o saneamento, a renda de casa ou as prestações aos bancos pela compra de habitação. E é por isso que se exige que haja, de uma vez por todas, uma atenção especial a esta situação.

 
  
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  Jaroslav Paška, za skupinu EFD Fenomén bezdomovstva dlhodobo ťaží civilizovanú a kultúrnu spoločnosť Európy. Pouličné bezdomovstvo je najviditeľnejšou a najextrémnejšou formou chudoby a sociálneho vylúčenia. Príčiny upadnutia do takejto situácie bývajú rôzne. Sú to často osobné faktory, napríklad rozpad partnerského vzťahu, domáce násilie, smrť partnera, strata zamestnania, nelegálna migrácia, užívanie návykových látok, či úplná strata možnosti získania aspoň akého-takého zárobku.

Európska konsenzovaná konferencia o bezdomovstve z decembra uplynulého roka sa pokúsila hľadať odpoveď na otázku ako sa s týmto nepríjemným javom, frustrujúcim všetkých slušných ľudí, vysporiadať. Základným a prvým opatrením by mala byť prevencia znížením hrozby vysťahovania v prípadoch osobných problémov na minimum. Ďalším dôležitým opatrením by malo byť zabezpečenie prístupu k dočasnému krízovému ubytovaniu na čas prekonania krátkodobých problémov. Následne po prekonaní najhorších problémov by malo byť umožnené postihnutým dopracovať sa najlepšie vlastnou aktivitou k lacnému, jednoduchému, ale stabilnému ubytovaniu. Isteže popri ubytovaní bezdomovcov bude potrebné počítať pre nich aj s inou pomocou. Aj táto by však mala byť poskytovaná predovšetkým za ich aktívnej spolupráce.

 
  
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  Diane Dodds (NI). - Madam President, I welcome the opportunity to take part in this debate on the issue of homelessness. While I recognise that this is an issue for the Member States, it is also an issue to which this Parliament and this House can give greater political importance through this kind of recognition and this kind of debate.

In 2010-2011, in my constituency in Northern Ireland, the number of people who registered as homeless increased by 8% on the previous year. In 2010, there were over 38 000 applicants on the social housing waiting list. I know that there are a wide range of reasons for the increases in both housing waiting lists and in cases of homelessness. These can be both social and economic, as we have already heard very eloquently espoused in this House tonight. What is absolutely vital is that we give adequate support, guidance and training to those who find themselves in this position, as well as supply good quality and affordable accommodation.

There are many initiatives in Northern Ireland to tackle the problem of homelessness. In the past three years, over EUR 200 million have been spent on social housing. I am particularly encouraged by an emphasis on those young people who find themselves homeless, many through difficult problems and some through no fault of their own. I can look to some facilities which have opened just in the last year which are good examples of helping young people to gain long-term independence through the provision of temporary accommodation and adequate support services. These are the kinds of schemes that we should be looking at, and are the way forward.

 
  
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  Sari Essayah (PPE). - Arvoisa puhemies, hyvä komission jäsen, asunnottomuus on talouskriisin runtelemassa Euroopassa yksi kipeimpiä haasteita, ja siihen liittyy usein moniulotteisia sosiaali- ja terveysongelmia.

Asunnottomuutta ei voida määritellä täysin yksiselitteisesti: se on ilmiö, joka saa eri aikoina ja eri maissa hyvinkin toisistaan poikkeavia sisältöjä. Tämä tekee asunnottomien lukumäärän vertailukelpoisen arvioinnin vaikeaksi, mutta se ei kuitenkaan saa olla minkäänlainen tekosyy asunnottomia koskevan strategian puuttumiselle.

Sosiaalipolitiikassa toimivallan on oltava jäsenvaltioilla, mutta me tarvitsemme yhteistä koordinaatiota ja parhaitten käytäntöjen vaihtamista. Onneksi monissa jäsenvaltioissa on tehty kansallisia asunnottomuusstrategioita.

Kotimaassani Suomessa pitkäaikaisasunnottomuuden vähentämisohjelman lähtökohtana on ollut soveltaa "asunto ensin" -periaatetta. Sen mukaan asumisen järjestyminen ja elämänpuitteiden kohentuminen vähentää esimerkiksi päihde- ja sairaalapalveluiden käyttöä ja herättää myös monissa esimerkiksi päihdeongelmaisissa motivaation kuntoutumiseen.

Uudessa mallissa keskitytään aiempaa huomattavasti enemmän asunnottomuuden ennaltaehkäisyyn ja pysyvään vähentämiseen pikemminkin kuin väliaikaisten asuntoloiden tai tilapäisen majoituksen kehittämiseen. On myös ymmärretty, että olemassa olevassa asuntokannassa tapahtuva tukiasuminen tulee yhteiskunnan kannalta huomattavasti edullisemmaksi kuin asunnottomuuden seurausten hoitaminen sairaaloissa, päihdelaitoksissa tai vankiloissa.

Arvoisa komission jäsen, viime vuosi oli köyhyyden ja syrjäytymisen vastainen teemavuosi. Teemavuodet eivät saisi olla pelkkiä juhlapuheita varten, vaan ihmisten vakaviin ongelmiin on puututtava.

 
  
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  Frédéric Daerden (S&D). - Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, en tant que rapporteur sur l'initiative phare de lutte contre la pauvreté dans le contexte actuel de pression budgétaire sur les États membres et sur l'Union, je suis convaincu qu'une relance économique de l'Europe ne peut être efficace si l'on se concentre uniquement sur la rigueur budgétaire.

Les objectifs de la stratégie Europe 2020, et notamment la réduction de la pauvreté, sont fondamentaux. Les politiques sociales ne peuvent passer au second plan: elles doivent être menées parallèlement à la rigueur budgétaire. Ainsi, en plus d'assurer une vie digne aux citoyens, la réduction de la pauvreté a des conséquences économiques notables, telles que le soutien à la consommation européenne.

Le sans-abrisme en est, certainement, pour les individus en situation d'appauvrissement et d'exclusion sociale, un des stades les plus avancés. Une fois qu'il a perdu son logement, la réinsertion sur le marché du travail de l'individu dont la première préoccupation est "Où vais-je dormir ce soir?" devient plus difficile encore.

Je soutiens donc toutes les mesures recommandées dans la question orale ainsi que la résolution, et notamment la notion d'offre de logements abordables. À cet égard, le logement social est de la compétence des États membres, qui sont libres d'organiser ce service d'intérêt général comme ils l'entendent. Cet élément issu des traités doit être rappelé afin que jamais les États membres ne soient entravés dans la lutte contre le sans-abrisme par des règles sur les aides d'État.

Pour toutes ces raisons, il faut soutenir cette résolution. J'espère qu'elle sera adoptée à une large majorité afin que je puisse m'y référer dans mon futur rapport.

 
  
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  Paul Murphy (GUE/NGL). - Madam President, reference has been made to the EU 2020 target of lifting 20 million people out of poverty and social exclusion by 2020. We should recognise reality here: the reality is that instead of approaching that target, we are moving further and further away from it, and it is a direct result of the cuts and attacks that are imposed on working people right across Europe.

These austerity policies are forcing millions into poverty and putting many at risk of homelessness. In Greece in the past two years, for example, homelessness has risen by 25%. In Ireland, too, services for the homeless have been cut and face outsourcing and privatisation. This means fewer resources for the most vulnerable in our society. The wages and conditions of those providing those services have also been attacked.

The crazy logic of a system built on profit, rather than people’s needs, is exposed in Ireland whereby you have 48 000 families on the housing waiting lists and 300 vacant housing units, and yet they are not used. They are not taken into public ownership. They are not used to provide homes for people who need it. Instead you have a reliance on the private sector and because of that only 296 out of a target of 1 200 housing units were secured in Ireland over the past year.

Instead of more money for the bankers and the bond holders, I call for a massive increase in funding to care for those who find themselves homeless. The basic human right to housing must be made a reality and policies such as the Housing First approach should be implemented to provide people with homes immediately.

 
  
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  Anne Delvaux (PPE). - Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je me réjouis de cette résolution sur le sans-abrisme, car il est de notre responsabilité d'en rappeler l'extrême urgence.

Constatons tout d'abord que ce qui était une priorité hier le reste de manière encore plus prégnante aujourd'hui. L'absence de définition et d'indicateurs statistiques fiables sur le sans-abrisme ne peut nous empêcher de constater, la crise aidant, que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est passé, selon Eurostat, de 79 millions en 2009 à 84 millions estimés en 2011.

Chers collègues, il y a trois ans, notre Parlement, soucieux d'éradiquer la pauvreté, demandait aux États membres de mettre un terme aux problèmes des SDF d'ici à 2015. Aujourd'hui, nous sommes-nous, même quelque peu, rapprochés de notre objectif? L'année 2010, consacrée à la lutte contre la pauvreté, a-t-elle réellement été mise à profit par les États membres pour s'attaquer concrètement à cette grande précarité, dont l'urgence est devenue permanente? Je me permets véritablement d'en douter et je le déplore vivement.

Pour terminer, je tiens à insister sur la nécessité d'élaborer une stratégie globale multisectorielle face au sans-abrisme, car il y a bien sûr la misère et l'absence de logement, certes, mais il y a aussi des problèmes familiaux, des questions de santé, d'assuétudes diverses ou encore de vulnérabilité personnelle. Il faut une approche globale, efficace, ambitieuse mais sur mesure, qui tienne compte des individus, du caractère hétérogène de leurs parcours et de leurs cassures de vie. C'est un droit pour le moins fondamental, dont sont privés bon nombre de grands précarisés.

(L'orateur accepte de répondre à une question "carton bleu", conformément à l'article 149, paragraphe 8 du règlement).

 
  
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  Silvia-Adriana Ţicău (S&D). - Întrebarea pe care aş dori să o pun colegei: poate traducerea nu a fost corectă, dar am înţeles din intervenţia colegei că 84 de milioane de cetăţeni europeni sunt fără adăpost. Asta înseamnă că unul din cinci cetăţeni europeni sunt fără adăpost?.... poate sunt expuşi riscului sărăciei, dar nu sunt fără adăpost.

 
  
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  Anne Delvaux (PPE). - Non, Madame! À mon avis, c'est un problème de traduction, puisque 84 millions de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté, ce qui n'est pas du tout la même chose.

 
  
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  Kinga Göncz (S&D). - Fontosnak tartom természetesen én is, hogy a Bizottság mindazokon a területeken lépjen fel a tagállami hajléktalan-stratégiák koordinálásában, monitorozásában, segítésében, amelyeket a parlamenti határozattervezet és a hajléktalanügyi konszenzus konferencia említett. Két olyan szempontra szeretném azonban felhívni a figyelmet, amelyek új jelenségként különleges kezelést igényelnek. Egyrészt a krízis szociális következménye a súlyos, tartós munkanélküliség, illetve a családok adósságválsága, a lakás törlesztőrészletének fizetési képtelensége sokak számára. Különösen keményen sújtja ez azokat, akik folyamatosan felértékelődő külföldideviza-alapú hiteleket vettek fel, főként svájcifrank-alapú kölcsönt.

Mindkettő a lakásvesztés kockázatát jelenti, és különleges megelőzési intézkedéseket igényel. Például annak a vizsgálatát, hogy a fogyasztókkal szemben folytatott tisztességtelen kereskedelmi gyakorlatra vonatkozó irányelv nem szorul-e szigorításra európai szinten. A másik jelenség, amit említeni szeretnék, hogy egyre gyakrabban jelenik meg a hajléktalanság rendészeti kezelése: a hajléktalan emberekkel szembeni diszkrimináció, emberi méltóságukat sértő eltávolításuk a közterületekről, bírsággal, elzárással való fenyegetésük. A hajléktalanság a szegénység extrém formája, ahogy az már többször elhangzott ma. Ennek különleges figyelmet kell szentelni a szegénység elleni küzdelem európai platformja keretében, és kiemelten kell kezelni az emberi jogi vonatkozásait is.

 
  
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  Willy Meyer (GUE/NGL). - Señora Presidenta, sé que la actual orientación económica en la Unión Europea de adorar al libre mercado y contener el gasto tiene un resultado, que son millones de víctimas y el desmontaje del Estado social europeo, que es un objetivo a batir. En los Estados Unidos se ha optado por la inversión pública; aquí hacemos lo contrario.

Y dentro de este ataque a lo social, efectivamente, las personas sin hogar son un objetivo, a lo que solamente se responde con buenas intenciones. Voy a poner un ejemplo de mi país, España; en España el desempleo ataca como tal vez en ningún otro país; en esto es el primero de la Unión Europea. Hay personas que se quedan sin trabajo, personas que están hipotecadas, que tienen que pagar todos los meses una hipoteca y no pueden pagarla; por lo tanto, el banco las desahucia, les quita la vivienda, pero ellas tienen que seguir pagando la deuda pendiente con el banco.

Me parece una inmoralidad. Sé que en otros países de la Unión Europea esto no ocurre; es decir, que está legalizada la dación en pago: se entrega la vivienda y, al entregarse la vivienda, todas las cuentas quedan saldadas. A mí, lo que se hace en España me parece una inmoralidad, y yo insto a la Comisión Europea a que se legisle para tener una legislación común que permita dar esta protección a los ciudadanos y ciudadanas que están hipotecados, que no tienen salario para seguir pagando la hipoteca y a quienes, a pesar de quitarles la vivienda, se sigue obligando a pagar mes a mes una deuda que no tiene ningún sentido desde el punto de vista de la ética.

Por eso, creo que no debemos quedarnos en buenas intenciones, siendo conscientes de que lo fundamental sería cambiar esta orientación económica neoliberal que nos lleva a la ruina en lo social en la Unión Europea.

 
  
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  Joanna Katarzyna Skrzydlewska (PPE). - Pani Przewodnicząca! Problem bezdomności pozostaje nadal nierozwiązany w Europie. Charakterystyka grupy osób bezdomnych także ulega zmianom. Dotychczas za stereotypową osobę bezdomną uważano mężczyznę w średnim wieku, jednak obecnie coraz większą liczbę osób bezdomnych stanowią młode kobiety, ofiary przemocy oraz imigranci. Najbardziej widoczną i ekstremalną formą bezdomności jest bezdomność uliczna, choć może przyjmować ona również inne formy.

Zjawisko to ma negatywny wpływ na całe społeczeństwa, dlatego pomimo wysiłków państw w tym zakresie, niezbędne jest podjęcie działań na szczeblu unijnym. Państwa członkowskie nie tylko różnie definiują pojęcie bezdomności, ale korzystają także z różnych metod zbierania danych i ich przedstawiania. Dlatego aby Unia mogła stworzyć wspólne ramy dla wspierania i monitorowania działań państw członkowskich w zakresie opracowywania strategii na rzecz walki z bezdomnością, konieczne jest rozwiązanie tych problemów.

Dlatego dziś chciałabym zadać kilka pytań Komisji. Mająca miejsce w grudniu zeszłego roku europejska konferencja konsensusu w zakresie bezdomności dokonała podziału przyczyn powstawania tego zjawiska na wiele kategorii, które wynikają z różnego podłoża. Czy w ramach prac nad strategią Komisja ma zamiar przedstawić rozwiązania uwzględniające różnice w okolicznościach, które doprowadzają ludzi do bezdomności? Czy – a jeśli tak, to w jaki sposób – Komisja planuje włączyć NGO-sy w prace nad strategią? Jak Komisja chciałaby zaangażować organizacje pozarządowe w walkę z bezdomnością oprócz działań, które już są przez nie wykonywane w ramach ich zadań statutowych? W jaki sposób Komisja ma zamiar mierzyć po powstaniu strategii jej efektywność, biorąc pod uwagę to, że sytuacja bezdomnych różni się w krajach członkowskich?

 
  
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  Monika Flašíková-Beňová (S&D) - V decembri som spolu s viac ako polovicou kolegýň a kolegov tu v pléne Európskeho parlamentu vyzvala Komisiu, aby prijali účinnú a komplexnú stratégiu Únie na boj proti pouličnému bezdomovstvu.

Pýtame sa teda teraz Komisie, čo sa vlastne odvtedy udialo, aké ste prijali opatrenia a tiež by nás zaujímalo, či spolu s nami chcete spolupracovať na takejto stratégii. Stratégia boja proti pouličnému bezdomovstvu by mala obsahovať niekoľko prvkov. Mala by mať jasný a merateľný cieľ, mala by byť prierezovou naprieč všetkými relevantnými politikami. Mala by mať jasnú dimenziu v rámci politiky bývania a mala by brať do úvahy aj zmeny v charaktere obyvateľstva, či už sa to týka napríklad dopadov prisťahovalectva, ale aj stále sa prehlbujúcou chudobou ako dôsledku ekonomickej a sociálnej krízy aj v členských štátoch Európskej únie. Reportovanie o stratégiách boja proti bezdomovstvu by sa malo začleniť do národných strategických správ predkladaných v rámci otvorenej metódy koordinácie v sociálnej oblasti. Chcela by som teda ešte raz vyzvať Komisiu, aby zabezpečila realizáciu účinných opatrení a aby spolu s nami pracovala na konkrétnej stratégii na boj proti pouličnému bezdomovstvu.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL). - Madame la Présidente, 8 % des Européens vivent dans une situation de dénuement extrême et n'ont pas les moyens de subvenir à des besoins essentiels pour mener une vie décente. Des milliers d'entre eux, dont de plus en plus de jeunes, de femmes, d'enfants dorment à la rue, d'autres dans des logements précaires et insalubres. Sans logement, la plupart des autres droits fondamentaux sont illusoires et, notamment, le droit au travail et celui de vivre en famille.

Oui, Monsieur le Commissaire, vous nous l'avez dit: la crise a aggravé la situation au sein de l'Union européenne, pourtant première puissance économique du monde. Les politiques d'austérité frappent de plein fouet, en priorité, les plus fragiles. Vous nous avez égrené les outils à la disposition de l'Union européenne. Au-delà des beaux discours, quelles politiques concrètes sont-elles réellement mises en œuvre par les États membres, alors qu'ils ne sont même pas capables de fournir des statistiques sur le sujet? Pire, certains États membres criminalisent de plus en plus la pauvreté.

Quand se donnera-t-on enfin les moyens de mettre en œuvre la Charte des droits fondamentaux, en commençant par ceux qui en ont le plus besoin? Commencer par là rendrait plus crédibles tous les beaux discours sur les droits de l'homme et sur l'Europe sociale.

 
  
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  Regina Bastos (PPE). - Senhora Presidente, o número de pessoas sem abrigo, bem como das pessoas que vivem abaixo do limiar da pobreza, não pára de aumentar nestes últimos anos em vários Estados-Membros. A crise económica, financeira e social e o aumento do desemprego agravaram este problema, como todos já diagnosticaram. Também todos concordamos que este fenómeno é a negação de importantes valores da União Europeia: o respeito pela dignidade humana e o respeito pelos direitos fundamentais.

No meu país, por exemplo, que está sujeito a uma forte medida de austeridade, o conceito de sem-abrigo, de acordo com o plano nacional, engloba as pessoas que vão pedir ajuda para tomar uma refeição. E o número de pessoas que procuram ajuda para comer aumentou mais de 20 % desde 2008. Nota-se um aumento maior nas famílias e pessoas carenciadas, que viram a sua situação de vida alterada pelo desemprego e também pelo endividamento bancário. Este é só um exemplo que demonstra a gravidade desta situação.

No ano passado, o Parlamento Europeu aprovou uma declaração escrita sobre uma estratégia da União Europeia para os sem-abrigo. Com esta declaração, este Parlamento alertou para a necessidade de a União Europeia se dotar de uma estratégia sustentada por estratégias nacionais e regionais com o objectivo de longo prazo de acabar com as situações de pessoas que dormem na rua e o estado de sem-abrigo de longa duração.

As estratégias nacionais devem centrar-se em medidas preventivas, mas também em acções concretas para melhorar a qualidade dos serviços prestados aos sem-abrigo e a disponibilização do alojamento a preços abordáveis. É evidente também que esta estratégia europeia deve ser compatível com a política de habitação social dos Estados-Membros. Tomámos boa nota das palavras do Sr. Comissário e registámos o ponto da situação que nos fez.

Termino, exortando a Comissão Europeia a dar um impulso forte para coordenar a acção dos Estados-Membros e das autoridades regionais no sentido de combater esta injustiça social.

 
  
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  Íñigo Méndez de Vigo (PPE). - Señora Presidenta, creo que este no es el primer debate que mantenemos en este Parlamento sobre esta cuestión. Lo mantuvimos en 2008, en 2010 fue el Año Europeo de Lucha contra la Pobreza y la Exclusión Social y presentamos una declaración escrita, y ahora formulamos una pregunta oral a la Comisión.

Quiero decir con ello, como primera consideración, que este Parlamento se ha preocupado desde siempre por este problema, que es un problema real. Porque muchas veces se oye decir en esta Cámara que nos ocupamos de temas institucionales que no preocupan a la gente. Los temas institucionales son importantes, pero este es un tema real y aquí demostramos, los que estamos aquí esta noche, que nos preocupamos.

Segunda consideración: es verdad que —ha dicho el Comisario— los planes de acción son planes esencialmente nacionales. Es cierto. Pero es verdad que nosotros también podemos hacer cosas a nivel europeo. Lo hicimos —la Sra. Berès lo recordará— cuando incluimos en la Carta de los Derechos Fundamentales, gracias a la presión de este Parlamento, la referencia a la exclusión social y, entre los objetivos de la Unión Europea, la lucha contra la pobreza.

Creo que muy pronto también tendremos una ocasión de hacer cosas concretas. Me refiero al debate y a la votación de los presupuestos de la Unión Europea. Se celebrarán dentro de muy poco tiempo y creo que es una ocasión en la que nosotros podemos demostrar nuestro compromiso con ello.

La tercera consideración que quiero hacer, señora Presidenta, es que es muy importante luchar contra la exclusión social, contra la pobreza, pero es más importante todavía mantener la dignidad de las personas. Quien está en situación de pobreza es una persona que tiene todos los derechos fundamentales, y tenemos que reconocérselo. Hace poco vi una película sobre el padre Brezinski que recomiendo que la vean los colegas, porque es una película donde se demuestra que la lucha contra las desigualdades lleva aparejada también la lucha por la dignidad.

Y finalmente, señora Presidenta, no quiero dejar pasar un hecho. Según algunas intervenciones, parece como si la defensa del modelo social europeo fuera patrimonio de algún grupo político de esta Cámara. No es cierto. Desde el Partido Popular Europeo y desde todos los grupos damos una gran importancia al modelo social europeo, porque es lo que nos caracteriza, porque forma parte de nuestra propia identidad.

Y por eso, creo que todos juntos —y esta pregunta lo demuestra y la resolución también— vamos a luchar porque continúe siendo así.

 
  
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  Συλβάνα Ράπτη (S&D). - Κύριε Επίτροπε, ένας άνθρωπος, όσο φτωχός και αν είναι, όταν περπατάει στο δρόμο και βλέπει έναν άστεγο, νομίζει ότι έχει τεράστια απόσταση από αυτόν. Κανένας φτωχός άνθρωπος δεν έχει στο μυαλό του ότι μπορεί κάποια στιγμή να γίνει άστεγος. Και όμως, η διαφορά είναι ελάχιστη, είναι απόσταση μίας τρίχας. Και αυτό αποδεικνύεται σε καιρούς οικονομικής κρίσης.

Οι ρυθμοί αύξησης των αστέγων είναι μεγάλοι. Το νοιώθουμε, και χρησιμοποιώ αυτό το ρήμα γιατί δεν υπάρχουν στατιστικά στοιχεία. Όμως, ο καθένας στη χώρα του, στον τόπο του, στη γειτονιά του ξέρει τι συμβαίνει και βλέπει τι συμβαίνει. Όταν υπάρχει οικονομική κρίση, υπάρχει φτώχεια. Όταν υπάρχει φτώχεια, σιγά-σιγά έρχεται η έλλειψη απασχόλησης και εργασίας. Και «ξαφνικά» ένας άνθρωπος γίνεται άστεγος. Αυτό πρέπει να το καταπολεμήσουμε. Πρέπει να βοηθήσουμε όλοι και όχι μόνον κάθε κράτος μέλος χωριστά. Χρειαζόμαστε μια ευρωπαϊκή στρατηγική, μια ευρωπαϊκή ομπρέλα για να φθάσουμε στον τελικό στόχο, που κατ’ εμένα θα πρέπει να είναι η κοινωνική επανένταξη των αστέγων.

 
  
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  Elisabeth Morin-Chartier (PPE). - Madame la Présidente, je soutiens totalement cette question orale et cette résolution, parce que nous nous trouvons face à un problème indigne de l'Europe, indigne des valeurs que nous défendons et indigne du niveau de vie moyen qui est celui de l'Europe.

La crise a considérablement accentué le problème du sans-abrisme, mais je crois que, aujourd'hui, il faut se rendre compte que tous sont menacés: n'importe quel Européen peut tomber demain dans le sans-abrisme. Le premier levier sur lequel nous pouvons agir est, bien sûr, le Fonds social européen, qui permet l'intégration ou la réintégration professionnelle, l'entrée dans l'emploi, l'adaptation à des emplois nouveaux, le retour de chômeurs dans l'emploi.

Mais au-delà – et, en tant que présidente du groupe de travail sur le Fonds social européen et Progress –, je tiens à souligner que le programme Progress peut et doit nous aider aussi à aller plus vite dans la résolution de ce problème: prévenir, d'abord, mais aussi définir tous ensemble des indicateurs pour nous doter d'une véritable politique ou approche, efficace de l'accès au logement.

Il existe, au niveau européen, de bonnes pratiques pour atteindre ces objectifs. Je crois que nous devons, tous ensemble – au niveau de la Commission et au niveau de notre groupe de travail, ainsi que dans la commission de l'emploi et des affaires sociales avec notre présidente, Mme Berès –, savoir ce qui se fait et ce qui marche dans les États membres, quelles sont les stratégies véritablement porteuses d'avenir et si vraiment l'accompagnement individuel, le coaching, l'approche individuelle et le suivi personnel peuvent être des éléments importants, qui nous permettent de résoudre ces problèmes indignes de l'Europe.

 
  
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  Silvia-Adriana Ţicău (S&D). - Traiul fără adăpost este în continuare o problemă în întreaga Europă, cu un efect negativ atât asupra persoanelor care nu au locuinţe, cât şi asupra societăţii. Este cunoscut faptul că, pe perioada iernii, marile oraşe din statele membre se confruntă cu insuficienţa locurilor din adăposturile special amenajate pentru persoanele fără locuinţă.

Combaterea traiului fără adăpost a devenit o prioritate, fiind o parte majoră a strategiei europene privind protecţia socială şi incluziunea socială şi, în special, în cadrul noii strategii post-Lisabona, Europa 2020. În ciuda progreselor multor state membre în vederea combaterii fenomenului, este necesară susţinerea şi coordonarea politicilor la nivel european. Nu numai că definiţia traiului fără adăpost variază mult între statele membre, dar şi colectarea datelor şi raportarea sunt şi ele foarte diferite.

Uniunea Europeană trebuie să dezvolte un cadru comun pentru susţinerea şi monitorizarea statelor membre în elaborarea de politici în vederea combaterii traiului fără adăpost.

Consider prevenţia drept cea mai rentabilă modalitate de combatere a traiului fără adăpost. Accentul trebuie pus şi pe integrarea în muncă a grupurilor dezavantajate: tineri, bătrâni, femei, persoane cu dizabilităţi şi grupuri aparţinând minorităţilor. Integrarea trebuie să ia în considerare şi aspectele legate de viaţa de familie, iar o atenţie specială trebuie acordată regiunilor defavorizate şi utilizării Fondului European de Dezvoltare Regională pentru construcţia de locuinţe sociale pentru persoanele defavorizate.

 
  
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  Bogusław Sonik (PPE). - Pani Przewodnicząca! Jednym z pięciu celów nowej strategii Unii Europejskiej Europa 2020 jest wyjście z ubóstwa 20 mln mieszkańców Unii Europejskiej. Dane i statystyki z 2009 roku dotyczące ubóstwa są wręcz alarmujące: aż 113 mln osób zagrożonych jest ubóstwem i wykluczeniem społecznym. Sytuacja ta jest na tyle niepokojąca, że może ulec pogorszeniu ze względu na kryzys gospodarczy i ekonomiczny. Bezdomność stanowi niezwykle drastyczny wymiar ubóstwa, a co najgorsze jest dziedziczna, przez co trudniejsza do zwalczania i przeciwdziałania.

Z zadowoleniem przyjmuję wszystkie działania Parlamentu Europejskiego, który kładzie szczególny nacisk na walkę z tym zjawiskiem. W dotychczasowych inicjatywach przedstawione zostały jasno sprecyzowane żądania odnośnie do kwestii zwalczania i zapobiegania, między innymi likwidacja bezdomności ulicznej do 2015 roku, czy walka z jej przyczynami poprzez odpowiednie kształtowanie polityki mieszkaniowej i socjalnej. Sukces strategii przeciwdziałania bezdomności na poziomie europejskim zależeć będzie od tego, jak Komisja wypełni wyznaczoną jej rolę jak najszybszego zmobilizowania państw członkowskich do zbudowania efektywnych i kompleksowych strategii zwalczania bezdomności i przeciwdziałania jej. O powodzeniu projektu w znacznej mierze zadecyduje też otwartość na współpracę z osobami dotkniętymi bezdomnością, organizacjami pozarządowymi i innymi partnerami społecznymi.

Stworzenie skutecznej polityki przeciwko bezdomności jest zatem uzależnione od współpracy międzyinstytucjonalnej oraz prawidłowej i efektywnej implementacji istniejących aktów prawnych. Tylko wspólna wizja polityczna oraz zaangażowanie Unii Europejskiej i państw członkowskich mogą przyczynić się do pełnej realizacji celów strategii Europa 2020.

 
  
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  Monika Smolková (S&D) - Bezdomovstvo je jedným z najextrémnejších a najhorších prejavov chudoby a sociálneho vylúčenia. Ľudí bez domova stretávame denne pred obchodnými centrami, v podchodoch, na uliciach, zanedbaných, špinavých, hladných. Solidarita je charakteristickým znakom Európskej únie. Uvedomenie si, že všetci ľudia majú právo na dôstojný život, pochopenie, že spoločnosť ako celok má prospech z odstránenia chudoby, musí zaangažovať všetky vrstvy spoločnosti na odstránenie tohto javu. Tu vidím priestor pre jednotlivcov, verejný i súkromný sektor. K tomuto by mali pomôcť pripravované kampane na zvyšovanie povedomia, ale nastal čas, kedy musíme do tohto vniesť celoeurópsky systém spolupráce jednotlivých štátov.

 
  
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  Miroslav Mikolášik (PPE) - Všetci ľudia sa môžu ocitnúť vo veľmi zložitej situácii bez strechy nad hlavou. Kumuluje sa tu niekoľko problémov, napríklad pracovné, finančné, rodinné alebo psychologické ťažkosti, ktoré ponárajú takéhoto človeka do bezvýchodiskového stavu. Spoločné úsilie miestnych a regionálnych orgánov európskych inštitúcií sa tak stáva nevyhnutným predpokladom vytvorenia trvalého riešenia tejto problematiky. Štrukturálne fondy smerujúce do stratégií na vytváranie obydlí pre sociálne znevýhodnené skupiny obyvateľstva by mali byť výslovne vyčleňované aj na riešenie problémov bezdomovstva a ich špeciálne použitie musí byť následne monitorované a vyhodnocované. Na záver by som chcel vyjadriť presvedčenie, že bezdomovstvo je nezlučiteľné s hodnotami modernej inkluzívnej spoločnosti a Európskej únie, a preto oceňujem, že stratégia 2020, ktorej hlavný cieľ je zachrániť do roku 2020 pred hrozbou chudoby a sociálneho vylúčenia minimálne 20 miliónov ľudí, dala priestor na riešenie aj otázky bezdomovstva.

 
  
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  Rareş-Lucian Niculescu (PPE). - Problema persoanelor fără adăpost este fără îndoială o problemă gravă, care trebuie să se afle în atenţia instituţiilor naţionale şi europene. Cred însă că discuţia este incompletă dacă ignorăm o altă problemă cel puţin la fel de gravă - mă refer la condiţiile precare de locuit.

Potrivit Eurostat, un european din şase trăieşte într-o locuinţă supraaglomerată sau se confruntă cu probleme intrinseci ale locuinţei. Problemele privind spaţiile de locuit sunt prezente în toate statele membre. Milioane de europeni nu au toalete în interior sau nu au baie şi duş. Potrivit concluziilor unui studiu al fundaţiei franceze Abbé Pierre privind sărăcia şi condiţiile de locuit, peste 8 milioane de francezi locuiesc în condiţii precare.

În aceste condiţii, alături de o strategie a Uniunii Europene privind persoanele fără adăpost, consider că se impune o politică pe termen lung pentru îmbunătăţirea condiţiilor de locuit de care beneficiază cetăţenii europeni.

 
  
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  Petru Constantin Luhan (PPE). - Problematica celor fără adăpost s-a acutizat în ultimii ani, în prezent existând şi femei fără locuinţă, familii care locuiesc în stradă, tineri şi copii fără adăpost, salariaţi care şi-au pierdut casa în urma neachitării creditelor, ca urmare a crizei economice şi financiare.

Aş vrea să adresez Comisiei câteva sugestii care ar putea prezenta soluţii pentru această problemă. În primul rând, cred că înfiinţarea unei agenţii europene pentru persoanele sau supravegherea persoanelor fără locuinţă ar putea fi o soluţie care să urmărească, la standarde europene şi cu soluţii comune în toată Europa, problema acestora.

Apoi, extinderea şi utilizarea fondurilor structurale, precum Fondul social european şi Fondul european de dezvoltare regională, pentru analiza fenomenului persoanelor fără adăpost şi, în special, pentru construirea de locuinţe permanente acolo unde este nevoie, urmând modelul finlandez „Mai întâi casa” („Housing First”), care a dovedit că se reduc costurile cu 14 000 de euro pentru un beneficiar asistat.

Şi nu în ultimul rând, sugerez consultarea persoanelor fără locuinţă, precum şi a asociaţiilor din care aceştia fac parte, pentru elaborarea viitoarelor măsuri.

 
  
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  Anna Záborská (PPE) - Dovoľte mi pohľad, ktorý tu ešte nezaznel. Ak funguje rodina, bezdomovstvo je okrajovým javom. Treba pomáhať ľuďom, ktorí prišli o všetko a nedokážu si už pomôcť vlastnými silami. Ale tento Parlament prijíma stále veľa legislatívy, ktorá rodinu oslabuje. Komisia a Parlament robia všetko preto, aby matky čo najskôr zverili starostlivosť o deti cudzím ľuďom v kolektívnych zariadeniach. Je to na úkor vybudovania vzájomných vzťahov. Hovoríme o zosúladení pracovného a rodinného života, ale odmietame uznať hodnotu práce ženy, ktorá sa stará o deti, blízkych príbuzných, či domácnosť. Keď sa človek ocitne na ulici, navrhujeme uznesenia, zvolávame komisie, objednávame štúdie a vymýšľame stratégie. Ale uniká nám, že vybudovať a udržať domov chce od človeka úsilie, čas a energiu. Je to náročná práca. Ak ju nikto neurobí, zanikne rodina aj domov. Niektorým sa podarí zachrániť si strechu nad hlavou, ale niektorým nie.

 
  
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  Iosif Matula (PPE). - În ultimul deceniu, creşterea alarmantă a numărului persoanelor fără adăpost, precum şi polarizarea socială în ceea ce priveşte condiţiile de locuit, reprezintă provocări majore pentru statele europene. O condiţie pentru diminuarea efectelor acestui fenomen este coordonarea strategiilor de abordare a excluziunii datorate lipsei unui adăpost, prin implicarea nivelurilor naţional, regional şi local, astfel încât deciziile să fie luate cât mai aproape de persoanele afectate.

La fel de importantă este şi eficientizarea utilizării fondurilor europene destinate construcţiei de locuinţe şi direcţionarea acestora către locuinţe sociale. Campanii precum „Anul european pentru combaterea sărăciei şi a excluziunii sociale”, care să favorizeze schimbul de bune practici, pot juca un rol-cheie în sensibilizarea şi responsabilizarea opiniei publice.

Doresc să atrag atenţia şi asupra necesităţii unor strategii naţionale adresate persoanelor vulnerabile pentru îmbunătăţirea condiţiilor de viaţă, prin eliminarea barierelor din calea participării pe piaţa muncii, prin ameliorarea calităţii serviciilor sociale şi mărirea ofertei de locuinţe accesibile.

 
  
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  Phil Prendergast (S&D). - Madam President, does the Commission intend to consider making use of housing units which have never been occupied since the onset of the crisis? Does it intend to tie in its strategy on homelessness with efforts to relieve financially distressed households in difficulty due to servicing mortgage debt, as these are also at risk of becoming homeless? Indeed many people in that situation have become homeless. Does it intend to study the relation between mortgage indebtedness, land planning and real estate regulation across the EU?

 
  
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  Elena Băsescu (PPE). - Problema persoanelor fără adăpost s-a acutizat şi diversificat în ultima perioadă, ca urmare a crizei economice. Ele sunt deosebit de vulnerabile. Lipsa unei politici europene privind integrarea socială a acestei categorii aduce atingere drepturilor fundamentale ale omului. Sprijin ideea adoptării unei strategii privind îmbunătăţirea situaţiei persoanelor fără adăpost. UE trebuie să protejeze dreptul la o viaţă demnă şi la participarea deplină în cadrul societăţii a tuturor cetăţenilor.

Atenţionez că excluziunea generează discriminare bazată pe motive de apartenenţă socială. Ea poate avea un impact puternic asupra integrităţii fizice şi psihice a persoanelor afectate. Consider necesară alocarea la nivelul UE a unor fonduri structurale, care ar ajuta la soluţionarea acestei probleme. Fondurile pot fi utilizate în special pentru realizarea de locuinţe sociale permanente.

 
  
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  Claudiu Ciprian Tănăsescu (S&D). - Din punct de vedere strict biologic, starea de sănătate nu este un apanaj al bogaţilor, aşa cum nici starea de boală nu este o caracteristică a celor sărăci. Din punct de vedere social însă, această afirmaţie tinde să îşi dovedească neadevărul.

Desigur că există instituţii şi organisme europene care acordă îngrijiri medicale categoriilor defavorizate în care se înscriu şi persoanele fără adăpost. Însă, cu părere de rău trebuie să constatăm că, atât din punct de vedere al calităţii actului medical, cât şi al programelor, ele nu se ridică la nivelul celor de peste Atlantic.

Poate că această strategie europeană pentru persoanele fără adăpost ar trebui regândită acum şi din acest punct de vedere, şi anume al acordării îngrijirilor medicale către persoanele fără adăpost.

 
  
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  László Andor, Member of the Commission. − Madam President, Europe suffers from a solidarity deficit. I believe that, until this is really turned around, this can not only destroy the European social model, but can also destroy the European Union itself. I think this has to be taken very seriously. Without much greater solidarity, we will not be able to end the financial crisis. It is true that, until this financial crisis is over, Member States – especially those on the periphery of the European Union – will continue to drift towards social crisis and potentially social catastrophe. Homelessness is one aspect of this very negative tendency.

I am grateful to the honourable Members, because this debate confirmed that the House is committed to addressing homelessness and housing exclusion. So is the Commission. The Europe 2020 Strategy to combat poverty and social exclusion covers homelessness and housing exclusion. This problem is not about an absolute shortage of housing in Europe. This is mainly a distributional question. Homelessness has increased in Member States which experience population decline, so it is not about an absolute shortage of housing. It is wrong to consider poor or homeless people as criminals. Member State governments and local governments have to intervene to correct this very severe market failure.

Homelessness and housing exclusion are primarily Member State competences, and some are very jealous of this. EU housing markets differ significantly in terms of tenancy conditions, quality of housing, services for the homeless, and so on. What we need is more policy coordination, as Liz Lynne pointed out, information exchanges and statistical evidence, and also a better exchange of best practices.

Nevertheless, the Commission has already embarked on working along the lines which have been proposed, such as striving to improve the knowledge base, supporting and promoting innovation, and the housing-led approach. More is planned. I believe that priority must be given to the integrated approaches which Mr Őry explained. I would like to open doors for this under the new umbrella of social innovation.

This problem also connects with human rights, or the lack of respect for human rights. This has to be looked at from various angles and also from the legislative side. It is truly unacceptable if, for example, as a result of the financial crisis, people who took out a mortgage loan lose their apartment or house, and then still owe money to the bank after losing the house. We have to look at what can be done in this area to improve the legislative framework in Europe.

Furthermore, the Commission is in dialogue with stakeholders to ensure that the profile and framework of work in this field is suitable. We have to continue working with the Member States. Some of them, instead of working on a social housing strategy, open the way for evictions. I will have an opportunity in Kraków in October, at the Convention of the European Platform against Poverty, which is part of the Europe 2020 Strategy, to continue this dialogue and to mobilise the Member States, as requested by the honourable Member, and also other stakeholders in working together in this area.

We will also continue working with the NGOs. However, I am sure you are also aware that not all NGOs share the approach of the Consensus Conference. In this continued dialogue I therefore very much count on the support of this House in order to address homelessness and improve housing conditions in the European Union.

 
  
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  Le Président. - J'ai reçu, conformément à l'article 108, paragraphe 5, du règlement une proposition de résolution(1).

Le débat est clos.

Le vote aura lieu demain, 14 septembre 2011.

Déclarations écrites (article 149)

 
  
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  John Attard-Montalto (S&D), in writing. The fact that the vast majority in Europe have homes/houses does not mean that a problem of homelessness does not exist. All of us know that when we walk around our capitals and major towns we still see people sleeping on the sidewalks, huddled up in cardboard boxes. Perhaps my country (Malta) is one of the few countries where homelessness does not exist any more. President Mandela once said that he wanted every family in Africa to have at least one room to live in. Compared to Africa and other continents the problem of homelessness in the EU is not a major problem. On the other hand for those persons who do not have a home (even if the percentage is low) it is a tragedy. That is why we need a strategy across the EU for the homeless. It is not enough that every country has its own way of dealing with the problem, some more successfully than others. If we believe in real union of European countries we have to have a strategy for homelessness which goes beyond the borders of individual countries.

 
  
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  Filip Kaczmarek (PPE), na piśmie. Szanowni Państwo! Bezdomność to poważny problem. Zwalczając bezdomność powinniśmy korzystać z najlepszych praktyk w tym zakresie. Musimy to robić, bo ludzka godność i jej ochrona jest jedną z podstawowych wartości Unii Europejskiej. Na szczęście mamy sporo przykładów skutecznej pracy z bezdomnymi. Powinny to robić nie tylko organizacje pozarządowe, ale być może – przede wszystkim – władze lokalne. Zgodnie z zasadą pomocniczości samorządy terytorialne nie powinny i nie mogą uciekać od tego problemu. Zachęcam zatem władze lokalne, również w moim rodzinnym mieście – Poznaniu, aby traktowały kwestię bezdomności z należytą uwagą i powagą. Przecież celem każdej polityki, na każdym poziomie jest służba dobru wspólnemu, służba ludziom. A czy jest ktoś bardziej potrzebujący publicznej pomocy niż ten, który z różnych powodów znalazł się na ulicy? Pamiętajmy o tym. Dziękuję bardzo.

 
  
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  Ádám Kósa (PPE), írásban. A stratégia megalkotása rendkívül fontos kérdés volt mindig is, de a jelenlegi gazdasági krízis közepette ez mostanra már égetően fontossá vált. A tagállamok különböző intenzitással és sikerességgel próbálnak ezzel a problémával megküzdeni. Határozott álláspontom, hogy az EU-nak van kompetenciája ebben a kérdésben, és megfelelő pénzügyi eszközök, elsősorban az Európai Szociális Alap keretén belül új programok indításával elősegítheti ezt a folyamatot.

 
  
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  Jacek Protasiewicz (PPE), na piśmie. Będąc od wielu lat aktywnie zaangażowanym w działania podnoszące świadomość Europejczyków na temat ubóstwa oraz w walkę ze skrajnym jego przejawem, którym jest bezdomność, popieram projekt rezolucji Parlamentu Europejskiego, w którym wzywamy do nakreślania ram pierwszej Europejskiej strategii walki z bezdomnością w Europie.

Zjawisko bezdomności wciąż dotyka ludzi we wszystkich państwach członkowskich UE. Dlatego Unia Europejska powinna podjąć solidarne działania na rzecz koordynacji polityki w zakresie bezdomności na poziomie europejskim. Problem bezdomności wymaga bardziej strategicznego podejścia, które zapewnić może tylko współpraca wszystkich państw członkowskich. Popieram wezwanie Parlamentu Europejskiego do opracowania ambitnej, zintegrowanej strategii UE, opierającej się na strategiach krajowych i regionalnych, której długofalowym celem byłoby zminimalizowanie rozmiarów tego niebezpiecznego zjawiska. Jednocześnie, doceniając wagę działań monitorujących i sprawozdawczych, apeluję o to, by strategia UE na rzecz walki z bezdomnością wychodziła poza monitorowanie i sprawozdawczość i opracowywała działania pozwalające na wspieranie rozwoju i utrzymanie skutecznych krajowych i regionalnych strategii na rzecz walki z bezdomnością.

 
  
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  Csaba Sógor (PPE), írásban. Képviselőtársaimnak szóbeli választ igénylő kérdéséhez csatlakozva én arra kérném a Bizottságot, hogy a hajléktalansággal kapcsolatos uniós stratégia mihamarabbi kidolgozásakor elsősorban a megelőzésnek juttasson fontos szerepet. A hajléktalanság ma egész Európában egyre aggasztóbb méreteket ölt, a jelenség – a nyilvánvaló gazdasági okok mellett – az atomizálódó társadalom és a hagyományos kisközösségek felbomlásának egyik hozadéka. A problémával napjainkban már nem csak a társadalom peremére az alkohol- vagy drogfogyasztás következtében szorultak küzdenek. Az Unió több országában a jelenség a középosztály egyre nagyobb rétegét érinti, olyanokat, akik közül sokan diplomások, sőt állandó munkahellyel is rendelkeztek vagy rendelkeznek. Ők azok, akik részletes stratégia alapján, viszonylag kismértékű, célirányos segítséggel el tudnák kerülni a hajléktalanságot és általa a lemorzsolódást. Szomorúan kell megállapítanunk, hogy az a fajta „magán szociális háló”, amely néhány évtizeddel ezelőtt jellemző volt a tagjaival szolidáris kisközösségekre, ma már nem létezik, vagy nagyon visszaszorult. Ezért is fontos, hogy a tagállamok fokozottabban odafigyeljenek a perifériára szorultakra.

 
  

(1)Voir procès-verbal.

Dernière mise à jour: 23 novembre 2011Avis juridique