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Procedūra : 2011/2814(RSP)
Procedūros eiga plenarinėje sesijoje
Dokumentų priėmimo eiga :

Pateikti tekstai :

B7-0493/2011

Debatai :

PV 15/09/2011 - 2
CRE 15/09/2011 - 2

Balsavimas :

PV 15/09/2011 - 6.5
CRE 15/09/2011 - 6.5

Priimti tekstai :

P7_TA(2011)0389

Diskusijos
Ketvirtadienis, 2011 m. rugsėjo 15 d. - Strasbūras Atnaujinta informacija

2. Badas Rytų Afrikoje (diskusijos)
Kalbų vaizdo įrašas
PV
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  President. − The next item is the Commission statement on famine in East Africa.

 
  
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  Cecilia Malmström, Member of the Commission. − Mr President, the European Commission is of course deeply concerned about the food crisis in the Horn of Africa. The impact of the region’s worst drought in 60 years is being felt most severely in southern Somalia, north and eastern Kenya, and in the south-eastern pasturelands of Ethiopia. The drought has led to livestock losses and crop failures, which have affected the livelihoods of millions of people. The situation is made worse by insecurity, conflict in Somalia and high food prices. Altogether, we are looking at the most severe humanitarian emergency in the world today.

More than 12 million people in the Horn of Africa have already been affected and this number continues to grow as the crisis deepens. With below normal rains forecast for the coming months, food insecurity is likely to persist into the next year. Last week, famine conditions spread to a sixth region in Somalia. Child malnutrition is at alarming levels, both in southern Somalia and among refugees arriving in Kenya and Ethiopia. A human tragedy is unfolding. We must act to stop it now.

The EU has responded robustly to the crisis. So far this year it has provided more than EUR 700 million in humanitarian assistance to the Horn of Africa, with EUR 160 million of that sum coming from the Commission’s DG ECHO. Commissioners Piebalgs and Georgieva have visited the regions and engaged in dialogue with the national authorities. The immediate priorities are food assistance, nutrition, water, sanitation and health. If the crisis persists, additional humanitarian assistance will have to be mobilised. However, insecurity and restricted access mean that not all relief is getting through to the neediest southern-central regions of Somalia and working to improve access conditions should be a priority.

Droughts are recurring phenomena, intensified by climate change. An immediate response needs to be coupled with long-term measures to prevent this type of crisis repeating itself. This is a conclusion shared by the governments of the region and the international community and it was reiterated at the African Union Conference on 25 August.

The EU is also working more structurally in the region to improve food security and to invest in disaster risk reduction measures. Plans are under way to provide recovery assistance in order to link relief to long-term development. In all countries in the region food security is a focal factor for development cooperation for the EU, the aim being to build sustainable and resilient livelihoods among farming and pastoralist communities.

 
  
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  Michèle Striffler, au nom du groupe PPE. – Monsieur le Président, Madame le Commissaire, chers collègues, la situation humanitaire sans précédent que connaît la Corne de l'Afrique continue à se détériorer et ne devrait pas s'améliorer avant au moins l'année prochaine. Il est donc vital que la communauté internationale redouble d'efforts pour faire face à cette situation d'urgence, afin de répondre aux besoins humanitaires grandissants et d'empêcher ainsi une nouvelle détérioration de la situation.

À ce jour, un milliard de dollars sont encore nécessaires pour fournir une aide vitale à cette région. Nous devons porter notre regard au-delà de l'aide d'urgence et investir à long terme dans l'agriculture, qui est la source principale d'alimentation et de revenu dans la région, ainsi que dans la construction d'infrastructures durables.

L'Union européenne doit aider les pays africains à prendre des mesures à long terme pour veiller à ce que la sécheresse ne soit plus synonyme de famine et pour lutter contre les causes de l'insécurité alimentaire. Je pense aux prix élevés des denrées alimentaires, aux ressources de plus en plus limitées par exemple, ou à l'acquisition accrue de terres par des investisseurs étrangers ainsi qu'à la spéculation bien trop abusive.

L'Union européenne doit jouer un rôle de chef de file afin d'aider les pays pauvres à lutter contre l'insécurité alimentaire. Les mesures nécessaires doivent être prises dans les délais les plus brefs pour contrer les excès de la spéculation sur les marchés des matières premières afin de stopper l'envolée des prix des denrées alimentaires.

Enfin, il est temps que la Commission européenne fasse des propositions pour la création d'une taxe sur les transactions financières au niveau de l'Union européenne, mais surtout qu'elle plaide en faveur de l'application d'une telle taxe au niveau mondial.

 
  
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  Thijs Berman, on behalf of the S&D Group. – Mr President, the European Union has done far more than its fair share of relief efforts, and I commend the Commission for the commitment that the EU has shown to bringing food, water, medical care and shelter to the thousands of people suffering. There are three points I would like to highlight here.

First, there is a direct link between catastrophes and failed states. It is the total lack of a structure and a well-functioning state in Somalia that prevents the population from having access to basic services. It is appalling that the European Union still has no coherent vision of how to deal with fragile and failed states although these states should be a priority in our external action and development policy.

Second, we need to strengthen the link between humanitarian aid and development policies, as the Commissioner rightly said. In northern Kenya, shortly before the summer, I saw families digging for water with their hands in dry river beds – water for these pastoralists and for their herds of goats. It is one thing to bring relief to these thousands of people in need but what these populations need even more is the follow-up with the necessary infrastructure: water pumps, schools, solar panels, health clinics, roads and the like. The EU could do much better securing the link between emergency action and long-term development efforts.

That brings me to the third point. These long-term efforts also need to come from national authorities in the Horn of Africa. For instance, the government of Ethiopia is reluctant to help the pastoralists who lead their nomadic life with their herds. Pastoralists are seen as old-fashioned and should, in the official view, move to cities or sedentarise, but sedentarisation is no option in arid and semi-arid areas. These people, these pastoralists, bring an essential part of food, protein, to the population and secure an important part of economic life. They are the only people who can make a living in these arid areas too poor in vegetation to allow herds to stay in one spot.

The EU should, in its dialogue with governments, stress the need to recognise the legitimate demands of these courageous populations, and the EU should fight food speculation and land-grabbing.

 
  
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  Charles Goerens, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, ce n'est pas avec la seule compassion que nous viendrons à bout du fléau qui frappe la Corne de l'Afrique.

Bientôt, les images d'enfants qui n'ont plus que la peau sur les os vont cesser de nous émouvoir, soit parce que nous finirons par nous y habituer, soit parce qu'elles n'auront plus accès au journal de 20 heures. Pourtant, la vigilance est de mise si nous ne voulons pas nous rendre coupables de la plus grande non-assistance à populations en danger.

C'est avec le cœur et la raison qu'il va falloir relever le défi actuel de la Corne de l'Afrique, qui fait face à une série de défaillances et d'échecs: évolution du climat, développement de la production agricole au cours des dernières décennies, sécurité dans la région, gouvernance dans une région contrôlée par des militants, voire des réseaux terroristes, tentative des acteurs humanitaires d'avoir accès aux provinces les plus touchées par la famine, respect de l'impartialité des acteurs humanitaires, mort de dizaines de milliers de gens privés de l'essentiel. Autant d'échecs.

L'énumération est loi d'être exhaustive. Si l'on n'y prend garde, cette liste déjà trop longue risque encore de s'allonger.

Mais tout n'est pas négatif: il y a quelques lueurs d'espoir. D'où viendra la réponse? Des Africains, d'abord. C'est la première fois qu'un sommet africain a été organisé à cet effet. Il faut le saluer. Il y a lieu de saluer sa tenue sous l'égide de l'Union africaine, tout comme il est réconfortant de voir les États africains mobiliser leurs propres moyens pour répondre aux attentes des victimes de la famine.

L'ampleur de la catastrophe dépasse cependant leurs moyens, de toute manière insuffisants, et l'Union européenne, en tant que premier bailleur de fonds, ainsi que les États membres ont réagi pour contribuer à atténuer les souffrances dans l'immédiat. C'est très bien! Les limites sont connues, mais je crois que tout a été fait en vue de soulager quelque peu la souffrance des populations.

Cependant, l'Union européenne est plus qu'un acteur humanitaire, ce que Mme la Commissaire vient de rappeler. Elle entend contribuer au développement proprement dit à long terme, au développement durable, dont les Africains vont devoir assurer la maîtrise. L'Union africaine, qui s'approprie progressivement le développement de la sécurité, indique ainsi la voie à suivre dans la Corne de l'Afrique. Cela ne sera pas une mince affaire, mais il faut en passer par là.

Je voudrais, pour terminer, rendre hommage à tous les acteurs humanitaires, les organisations non gouvernementales, l'Union européenne, les États membres ainsi que le système des Nations unies, pour l'aide qui a d'ores et déjà été mobilisée dans l'espoir, bien entendu, de mettre un terme à ces souffrances.

 
  
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  Eva Joly, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, chers collègues, ces derniers mois, plusieurs dizaines de milliers d'êtres humains sont morts de faim. Aujourd'hui, plus de 13 millions de personnes manquent de nourriture. Les plus chanceux survivent dans des camps de réfugiés surpeuplés et terriblement sous-équipés.

Cette famine qui frappe la Corne de l'Afrique est la pire que le monde ait connue en soixante ans. Nous devons saluer l'action rapide de l'Union européenne et de la Commission pour tenter de répondre à ces situations insoutenables. Mais il nous faut faire bien plus!

À court terme, d'abord. Il manque encore un milliard de dollars pour sortir véritablement de cette crise humanitaire dont le pire est, hélas, encore à venir. À plus long terme, ensuite, nous devons impérativement nous interroger sur ses causes pour mieux les appréhender et les prévenir.

Les facteurs de cette crise sont multiples. Aux conflits meurtriers, à la raréfaction et à la hausse des prix des ressources naturelles sont venus s'ajouter le changement climatique, l'accaparement des terres et la spéculation sur les matières premières.

Autant de phénomènes dont nous connaissons les effets terribles sur les écosystèmes, les sociétés et les habitants. Autant de phénomènes que nous aurions dû anticiper. Pourtant, l'Union européenne et les États membres continuent de les ignorer ou d'y répondre trop faiblement. Cela doit changer rapidement!

L'Union européenne doit soutenir les acteurs locaux désireux de sortir la région de sa spirale guerrière. Elle doit intégrer, dans ses politiques de développement, la lutte contre l'accaparement des terres. Elle doit, lors de la prochaine réforme de sa politique agricole commune, redonner à l'agriculture son rôle premier, celui de nourrir les hommes et non la spéculation. Elle doit, pour ce faire, imposer une régulation stricte des prix des matières premières agricoles. Elle doit proposer et soutenir la création rapide, au sein de l'ONU, d'une agence mondiale de régulation des marchés et la constitution de stocks physiques de céréales telle que votée par ce Parlement.

Enfin, l'Union européenne doit être plus ambitieuse dans la lutte contre les changements climatiques, plus généreuse aussi dans l'aide à l'adaptation allouée aux pays en développement. Ni la lutte contre la faim, ni la lutte pour le développement, ni la lutte contre le changement climatique ne peuvent être considérées comme des variables d'ajustement. Il y va de notre avenir commun et de celui de la planète.

 
  
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  Nirj Deva, on behalf of the ECR Group. – Mr President, by the time this debate has finished, about 420 people will have died of starvation, with their stomachs blowing up while we have been talking here. Four hundred people is about two jet aircraft crashing while our debate is going on. If two jet aircraft crashed while our debate was going on, it would be world headline news on CNN. Four hundred people dying of malnutrition and starving and dying while we are talking is no news at all.

But, time and time again, the European Union has come to the rescue of many millions of people in similar circumstances. Every ten years or so, we have a massive famine in the Horn of Africa. In countries around Africa we have, at the moment, about 15 million people dying of famine; we have 30% of the children dying of famine. The World Food Programme is dropping biscuits laced with vitamins to prevent people from dying.

We know. This is not a surprise. This keeps happening. You will remember Sir Bob Geldof and what he did some time ago. But what is it that we are not doing? Where do I hear the words ‘irrigation projects’? Where do I hear the words ‘desertification and re-irrigation’? There are people in desert climates, in Israel for example, turning a barren desert into green fields. We have the ability to re-irrigate Africa. We need irrigation projects, sustainable agricultural development and a long-term plan. This short-termism – bringing out a fire hose and putting out this fire, then waiting another few years and putting out that fire – is not enough.

 
  
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  Elie Hoarau, au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, en Afrique de l'Est, des millions d'hommes, de femmes et d'enfants souffrent et meurent de la faim dans l'indifférence presque générale, comme l'a tristement montré la récente conférence de Rome.

Pourtant, nos États se sont engagés à éradiquer la faim dans le monde d'ici 2015 en signant, sans doute par bonne conscience, les objectifs du millénaire pour le développement.

Malheureusement, pour la Commission européenne, la négociation d'accords de partenariat économique avec les pays africains, l'ouverture de leur marché et leur intégration économique et monétaire selon les règles de l'OMC passent avant la question de la sécurité alimentaire.

Or, le temps n'est-il pas venu d'encourager et d'aider les organisations régionales africaines qui le souhaitent à mettre en œuvre des politiques agricoles communes et des plans de développement durable?

Cette question mérite réflexion, tout comme mérite réflexion, au vu de cette crise, les conséquences des phénomènes extrêmes dus au réchauffement climatique, la question de la situation politique dans les pays en retard de développement, le rôle des politiques des pays développés à leur égard, tout comme d'ailleurs l'efficacité de l'organisation de l'aide alimentaire.

Sur ces questions, le renforcement du partenariat de l'Union européenne avec, notamment, la FAO devient, de mon point de vue, essentiel.

Enfin, nous devons aussi nous interroger sur l'attitude des médias, qui privilégient les faits divers à sensation et à scandale, plutôt que de mobiliser l'opinion et la conscience mondiales sur les problèmes de fond tels que celui-là.

 
  
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  Fiorello Provera, a nome del gruppo EFD. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, la situazione umanitaria nel Corno d'Africa non migliorerà nei prossimi 4-6 mesi, la situazione è particolarmente grave in Somalia, dove la tragedia della carestia è aggravata dall'assenza di uno Stato, dal conflitto fra tribù diverse e dalla presenza di gruppi terroristici come Al-Shabaab che impediscono l'accesso agli aiuti da parte della popolazione che ha bisogno. Solo in Somaliland la situazione è molto migliore, per la presenza di un governo eletto, di un livello di governance buono per gli standard della regione e per l'assenza di conflitti armati fra i clan.

L'Unione europea ha stanziato 160 milioni di euro per l'insieme dei paesi colpiti, a cui vanno aggiunti gli aiuti bilaterali degli Stati membri per un totale di 700 milioni di euro. I soldi ci sono per l'emergenza, ma è difficile utilizzarli per aiutare le popolazioni colpite.

Per la Somalia, in particolare, si ripropone il problema di sempre, ossia l'impossibilità di distribuire gli aiuti a chi ne ha bisogno perché spesso vengono sottratti da trafficanti e bande criminali direttamente nei porti di arrivo e venduti al mercato parallelo. È quasi impossibile affrontare l'emergenza senza garantire la sicurezza del territorio, rafforzando la missione militare dell'Unione africana e adeguando le sue capacità tecniche alla situazione che ha di fronte.

Un aiuto diventa efficace soltanto se raggiunge le popolazioni colpite, e questo si ottiene costruendo un sistema di governance difficile da realizzare dopo vent'anni di guerra e di anarchia in Somalia. Per prevenire il ripetersi di questo tipo di catastrofe umanitaria è necessario attuare una seria politica di cooperazione allo sviluppo, chiara nei suoi programmi ed efficace, valorizzando le realtà locali che funzionano, come nel caso del Somaliland.

Concludo dicendo che è necessario anche rafforzare una grande struttura di protezione civile, coordinata a livello europeo e dotata di tutti i mezzi necessari per intervenire in tempi brevi.

(L'oratore accetta di rispondere ad una domanda "cartellino blu" ai sensi dell'articolo 149, paragrafo 8 del regolamento)

 
  
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  Nirj Deva (ECR). - Mr President, may I ask Mr Provera whether he would not consider it absolutely ridiculous that Somaliland, which he just mentioned, is a better governed state but is not recognised by us in the European Union, whereas Somalia is? How is it possible that a democratically-elected country is not recognised and we ignore it, and yet we do other things with other people who do not seem to have recognised democracy at all?

 
  
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  Fiorello Provera (EFD). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, condivido totalmente l'osservazione del collega Deva.

Il Somaliland è una realtà che possiamo considerare paradossale in Africa, perché ha avuto elezioni regolari nel corso degli anni, non ci sono conflitti armati ormai da lungo tempo, i clan e le tribù convivono in pace, c'è una società civile che funziona, un iniziale sviluppo economico, però è totalmente ignorato dalla comunità internazionale e soprattutto dall'Europa.

Questo è francamente paradossale, perché poi ci occupiamo di paesi canaglia, li assistiamo, diamo loro aiuti, sapendo bene che questi aiuti non arriveranno mai alle popolazioni colpite.

 
  
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  Filip Kaczmarek (PPE). - Panie Przewodniczący! Chciałbym podziękować Pani Komisarz za dzisiejszą informację, ale też za szybką reakcję Komisji Europejskiej, za to, że komisarze Georgieva i Piebalgs byli jeszcze w sierpniu w regionie. Był tam też przedstawiciel polskiej prezydencji – minister Stanowski. Wydaje się, że reakcja instytucji europejskich była tutaj prawidłowa i wystarczająco szybka.

Można niestety powiedzieć, że jest to jeden z najbardziej dramatycznych kryzysów humanitarnych, jaki dotknął naszą planetę w ostatnich latach. Klęska głodu rozprzestrzenia się na nowe obszary, więc wszystko wskazuje na to, że jesteśmy dopiero w początkowej fazie kryzysu humanitarnego. Nie możemy też zapominać, że nie zdarza się to po raz pierwszy w tym regionie. W ostatnim ćwierćwieczu klęska żywnościowa dwukrotnie nawiedziła Róg Afryki. W połowie lat 80 w Etiopii i w Sudanie z głodu zmarło ponad milion osób, a na początku lat 90 w Somalii głód wywołany suszą i wojną domową spowodował śmierć co najmniej 200 tysięcy osób. W tym regionie niestety stale brakuje dwóch podstawowych dla przeżycia dóbr: żywności i wody. Mieszkańcy Afryki Wschodniej potrzebują także nasion i narzędzi rolniczych oraz lepszych warunków hodowli zwierząt. Mówił o tym poseł Berman.

Rozwój rolnictwa pozwoli na uniezależnienie od pomocy humanitarnej. Aby sprostać temu wyzwaniu, nasze działania muszą być bardziej efektywne i długofalowe. Powinny one doprowadzić do stworzenia warunków do samodzielnej produkcji żywności. Musimy wypracować lepszą koordynację między pomocą humanitarną a długofalowymi projektami rozwojowymi. Wymaga to z naszej strony zarówno czasu, jak i długoterminowego zaangażowania i Unii Europejskiej, i innych organizacji międzynarodowych. Tylko w ten sposób będziemy w stanie trwale pomóc temu regionowi.

 
  
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  Corina Creţu (S&D). - În primul rând, vreau să salut decizia de luni privind suplimentarea de către Uniunea Europeană cu 100 de milioane EUR a ajutorului destinat regiunilor ameninţate de foamete din Cornul Africii şi celor două state sudaneze. Este o mobilizare necesară, dar nu suficientă, în condiţiile în care peste 13 milioane de persoane suferă în urma secetei şi a foametei în Cornul Africii. De aceea, cred că trebuie să întărim apelul la o implicare sporită a întregii comunităţi internaţionale. Mă gândesc, spre exemplu, la statele emergente, care ar trebui chemate mai insistent să îşi asume responsabilităţi sporite în plan internaţional.

ONU a anunţat că trei sferturi de milion de persoane sunt pe cale să moară de foame în Somalia. Lucrătorii umanitari se confruntă însă cu câteva probleme specifice, care trebuie tratate cu maximă atenţie: lipsa apei, accesul dificil la cei în nevoie, din cauza conflictelor, recrutarea forţată a bărbaţilor de către miliţiile locale şi violurile tot mai numeroase împotriva femeilor din taberele de refugiaţi. Insecuritatea în creştere din aceste tabere suprapopulate riscă să amplifice o criză umanitară deja foarte gravă.

Nu în ultimul rând, se impune o majorare a procentului din ajutorul oficial pentru dezvoltare al Uniunii Europene alocat sprijinirii producţiei agricole în aceste ţări, în care criza alimentară este influenţată nu doar de compromiterea recoltelor de către secetă şi război, ci şi de fluctuaţiile preţurilor pe piaţa mondială.

 
  
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  Franziska Keller (Verts/ALE). - Mr President, I would like to thank the Commission for its quick reaction, which I hope will be echoed in all the Member States. This catastrophe, however, has been on the cards for a very long time; it is not the result of a single unexpected drought. We have waited too long. We could have done many things more quickly. Now there is not only a humanitarian disaster to be solved, but we also have to make sure that it does not happen again in a decade or so. Linking humanitarian relief and long-term development is crucial for that aim.

This crisis will probably continue for a long time and the refugee camps will be around for many years. It will be crucial that all of our commitments – the political commitment as well as the financial commitment – stay around for a long while as well.

 
  
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  Valdemar Tomaševski (ECR). - Panie Przewodniczący! Szanowni Państwo! Cieszę się z faktu wsparcia przez Komisję głodujących w Afryce, inaczej nie można było postąpić. Przecież nasza Europa ma korzenie chrześcijańskie i takie wartości jak miłosierdzie, pomoc słabszym i bliźnim są jednymi z podstawowych wartości. Myślę, że musimy wspierać samodzielną produkcję żywności w Afryce, była tutaj o tym mowa, ale też myśleć o rozwoju rolnictwa w samej Europie, bo niestety system dopłat bezpośrednich jest ułożony nie najlepiej i różnica między poszczególnymi krajami bywa nawet sześciokrotna i dużo ziem nawet u nas w Europie ugoruje, szczególnie w krajach Europy Środkowo-Wschodniej. Są to miliony hektarów i może się okazać, że nawet mając dobre chęci – a wierzę, że zawsze je będziemy mieli – w trakcie jakiejś większej klęski żywiołowej może nie będziemy w stanie pomóc głodującym. Musimy więc myśleć o magazynowaniu żywności, musimy też monitorować określone klęski głodowe w krajach sąsiednich, żeby móc operatywnie pomóc.

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL). - Senhor Presidente, Senhora Comissária, a fome e o desespero que grassam na região do Corno de África têm causas próximas sempre referidas: a grave seca e os conflitos internos. Mas têm também, além destas, causas profundas, quase sempre ocultadas.

Tomemos o exemplo da Somália. O colapso das infra-estruturas agrícolas e pastoris nos anos 80 é indissociável das intervenções do FMI e do Banco Mundial. A população urbana viu reduzir-se drasticamente o seu poder de compra, os programas sociais foram gravemente afectados. A dívida e o serviço da dívida, esse permanente garrote, rapidamente atingiram níveis incomportáveis, e o empréstimo do FMI foi cancelado devido ao atraso nos pagamentos. As reservas estatais de cereais e os mecanismos de fixação dos preços nos produtos agrícolas nos mercados locais foram substituídos por um mercado mundial dominado pelas multinacionais do agronegócio e pelos especuladores. Os preços passaram agora a ser fixados na bolsa de Chicago. A desgraça económica e social abriu caminho à guerra civil, ao chamado Estado falhado, à intervenção militar externa. Foi o apoio dos Estados Unidos à invasão pela Etiópia, o apoio da Arábia Saudita ao Grupo Islamita, os ataques aéreos recorrentes. É que a Somália também tem petróleo!

A ajuda humanitária à região impõe-se como uma necessidade urgente. Não o intervencionismo externo interesseiro. Mas o discurso da comiseração e da compaixão não pode ocultar a compreensão destas causas e a justa atribuição das responsabilidades – um passo fundamental para a resolução duradoura do drama humanitário que ali se vive.

 
  
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  Birgit Schnieber-Jastram (PPE). - Herr Präsident, verehrte Kolleginnen und Kollegen! Die Zahlen sind in der Tat unvorstellbar: Zehntausende Menschen sind bereits gestorben! In den kommenden Monaten könnten es 750 000 weitere sein, vor allen Dingen Kinder. Es handelt sich laut UN um die größte humanitäre Krise der Welt. Diesen Satz kann man nicht oft genug wiederholen.

Diese Krise ist aber keine einfache Hungerkatastrophe, sie ist menschgemacht. In erster Linie ist die lokale Politik verantwortlich. Was ist zu tun? Es bedarf einer verbesserten Sicherheit, um die Hilfsgüter zu den betroffenen Menschen zu bringen. Eine längerfristige Lösung gibt es nur dann, wenn es gelingt, den Bürgerkrieg zu beenden. Eine Erhöhung der Hilfsgelder ist zwar wichtig, aber sie reicht nicht aus, es bedarf auch einer politischen Lösung. Diese Chance scheint jetzt zu bestehen. Die sich bessernde Sicherheitslage in Mogadischu und die momentane Schwächung der Milizen bietet die Gelegenheit für die Schaffung von humanitären Korridoren. Sie sind technisch möglich und politisch notwendig.

Es ist ermutigend, dass die Afrikanische Union verstärkt Flagge zeigt und eine Aufstockung der AMISOM-Streitkräfte von 9 500 auf 12 000 angekündigt hat. Eine weitere Aufstockung wird nur durch mangelhafte Ausrüstung und Logistik beschränkt. Auch hier könnte die EU helfen. Ich hoffe, dass der für den 23. September geplante UN-Gipfel in dieser Frage konkrete Fortschritte bringt.

Ich möchte noch auf zwei Dinge hinweisen: Die Frage der Migration wird auch durch die Europäische Union unzureichend behandelt. An vielen Stellen geben wir ein eher peinliches Bild ab. Und zweitens halte ich die Rolle der Frauen in Somalia für völlig unterbewertet; sie müssen eine viel stärkere Unterstützung erfahren.

 
  
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  Ricardo Cortés Lastra (S&D). - Señor Presidente, señora Comisaria, debemos reconocer que este debate llega tarde. Trece millones de personas sufren ahora las peores consecuencias de una hambruna cuyos signos comenzaron a percibirse a finales del 2010 y de nada han servido sucesivas alertas y llamamientos, entre otros, del propio Secretario General de las Naciones Unidas.

Quiero reconocer y agradecer el papel fundamental que están jugando en esta crisis las organizaciones de la sociedad civil, en especial muchas ONG europeas que tienen ya una larga presencia en las zonas afectadas por la sequía, que nos previnieron de la emergencia y son las que, con escasos recursos, atienden a las víctimas de esta catástrofe.

Tal y como señalaba estos días el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, esta hambruna que sufre el Cuerno de África es una violación de los derechos humanos.

El objetivo de todos debe pasar por asegurar ese derecho básico al agua y a la alimentación. Esta emergencia nos recuerda también que hoy es más importante que nunca dar respuesta a la crisis alimentaria global, provocada en gran medida por el aumento del precio de los alimentos debido a la especulación en los mercados de derivados.

Debemos apostar por una regulación fuerte que impida que los que menos tienen sean víctimas de quienes especulan con lo que más falta hace, los alimentos básicos.

Nosotros los europeos tenemos una obligación moral, señora Comisaria; debemos comprometernos políticamente –en mayor grado, si cabe– a atacar conjuntamente con los actores implicados las verdaderas causas políticas, sociales y medioambientales de la pobreza en la región, y en el siglo XXI una catástrofe humanitaria como la actual no puede o no debería volver a repetirse nunca.

 
  
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  Judith Sargentini (Verts/ALE). - Voorzitter, ik heb mijn hoofd gepijnigd over wat ik in één minuut kan zeggen over zo'n hongersnood. Ik geneer me er eigenlijk een beetje over. Wat ik dus in die ene minuut wil zeggen, is het volgende. Er was eigenlijk al geen sprake meer van een evenwicht, zelfs niet van een wankel evenwicht in de Hoorn van Afrika. Oorlog en klimaatverandering leiden tot dit soort hongersnood.

Wat mij dan raakt, is dat als wij in dit Parlement moeten stemmen over een verscherping van onze normen over de CO2-uitstoot, dus voor het terugdringen van de opwarming van de aarde, dat onze portemonnee dichterbij is dan de monden van de burgers in de Hoorn van Afrika. Dat wij uiteindelijk stemmen voor economisch gewin op de korte termijn in Europa en vergeten dat mensen in droge gebieden het alleen maar zwaarder krijgen. Dat wou ik zeggen in mijn één minuut over deze honger, en daarbij doe ik iedereen enorm tekort.

 
  
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  Charles Tannock (ECR). - Mr President, famine is a terrible human tragedy. Not only does the individual die slowly by wasting and hunger, but often has to watch their own loved ones, including mothers their infants, suffer and die with them, with a feeling of total helplessness that nothing can be done to stop it. So my Group, the ECR, extends condolences to those suffering in the East of Africa, and especially the families of the tens of thousands that are thought to have died already. We must ensure that the way for humanitarian aid stands open so that which is sent reaches those that need it. We condemn the repulsive acts of Al-Shabaab, the Islamist terrorist organisation in Somalia, in its determination to obstruct aid from the World Food Programme and other organisations.

I was in Somaliland two weeks ago and witnessed first-hand what can potentially be achieved in the Horn of Africa. Somaliland has managed, as a territory – or a country – to forestall the effects of the famine, and must also be praised for its role in opposing insurgencies such as Al- Shabaab and fighting piracy. The EU must respond to the humanitarian crisis, but it is also absolutely vital that we do all that we can to ensure that countries such as Somalia and Ethiopia – which is otherwise a good news story in terms of economics – have the necessary resources and ensure that the necessary future measures – such as irrigation projects – are in place to make them more resilient in future, particularly as regards the threats of climate change and drought. For this reason I believe that the EU...

(The President cut off the speaker)

(The speaker agreed to take a blue-card question under Rule 149(8))

 
  
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  Nirj Deva (ECR). - Mr President, having been to Somaliland, and having recognised that we do not recognise Somaliland, which is a perfectly functioning state, I wonder what my honourable friend would like to say about what we can do to make other countries in that region more like Somaliland and how we can help Somaliland to actually be a beacon for that region?

 
  
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  Charles Tannock (ECR). - Mr President, I would like to thank Mr Deva for what he said. In fact I could speak for half an hour on Somaliland as I am leading the campaign for re-recognition of the former British protectorate of Somaliland. French Somalia became Djibouti without any problem. Somaliland unfortunately joined the south, having been recognised as an independent state for one week in 1960 in a very unhappy marriage with the Italian Somalia, and it resulted in a civil war in 1991 when Siad Barre’s government fell.

There is a campaign led by people in the House of Commons in the United Kingdom, which of course as the former colonial power has a prime responsibility, for re-recognition of Somaliland as an independent state. I hope that this can come to fruition one day.

 
  
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  Andreas Mölzer (NI). - Herr Präsident, Frau Kommissarin! Die große Armut und der andauernde Hunger in Ostafrika und speziell in Somalia sind sicher auch politisch bedingt, das wissen wir. Zu den Ernteausfällen kommt eine katastrophale Mischung aus Spekulationen und wachsendem Bedarf an Treibstoff – und natürlich auch das Unvermögen, Nahrung aus Regionen mit guten Ernten im eigenen Land zu verteilen. Zweifellos – das müssen wir leider auch zur Kenntnis nehmen – wird sich die Hungersnot am Horn von Afrika noch weiter zuspitzen.

Bedenklich ist auch, dass einerseits die Entwicklungshilfe allzu oft von den afrikanischen Eliten verprasst wird und andererseits beispielsweise somalische Hilfslieferungen von den Milizen zur Kriegsfinanzierung genutzt werden. Es ist auch ein großer Fehler, dass die Entwicklungshilfe nicht mehr so intensiv am Eindämmen der Geburtenexplosion arbeitet. Spenden und Nothilfen können jedenfalls nur kurzfristig helfen, die Probleme aber nicht wirklich lösen.

Einer der Ursachen, den Nahrungsmittelspekulationen nämlich, wird die EU hoffentlich nunmehr Einhalt gebieten. In diesem Zusammenhang wird die Europäische Union ihre Biospritvorgaben vielleicht noch einmal überdenken müssen. Schließlich könnte die Maismenge, die für 100 Liter Biosprit gebraucht wird, einen Menschen ein Jahr lang ernähren.

Insgesamt muss gesagt werden, mit punktueller Hilfe, die nur das Überleben bis zur nächsten Katastrophe fördert, nimmt man den Afrikanern nicht nur ihre Würde, sondern auch – und das ist vielleicht noch schlimmer – den Antrieb, die Probleme selbst zu lösen. Hier muss es ein generelles Umdenken in der Entwicklungspolitik geben.

 
  
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  Alf Svensson (PPE). - Herr talman! Jag tror att det är så att ingen av oss i denna kammare kan fatta eller greppa denna fasansfulla svältkatastrof som vi talar om. Vi vet dessutom att det är barn och kvinnor som drabbas hårdast.

Det finns de, om jag förstår saken rätt, som är alltför benägna att skylla svältkatastrofen på den globala marknaden, där handel och spekulation med livsmedel onekligen förekommer. Marknadens oförutsägbarhet och de stigande matpriserna menar man skulle vara orsaken till svältkatastrofen. De som argumenterar så är, enligt mitt sätt att se, fel ute.

Den ihärdigt och obarmhärtigt lysande solen och det uteblivna regnet som lett till den värsta torkan under 60 år är nog ett större problem för många av de fattigaste, som ju dessutom i stor utsträckning lever i självhushåll och odlar sin egen mat. Men den enskilt största anledningen till svältkatastrofen och framför allt till dess omfattning vågar jag påstå är ytterligare en annan, vilket även det har nämnts här. Det hårdast drabbade landet är som bekant Somalia. Där har den islamistiska organisationen al-Shabab satt sina klor i landet och har på de mest vedervärdiga sätt genom terror och våld hindrat Somalia från att utvecklas till ett fungerande land. Al-Shabab och vanvården av staten Somalia är den enskilt största anledningen till den massvält som nu råder. Självklart är det helt rätt att EU nu på bred front stöttar med katastrofhjälp och mat till dem som behöver, men att stoppa al-Shababs fasansfulla framfart vore det i särklass mest effektiva sättet för EU och väst.

 
  
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  Norbert Neuser (S&D). - Herr Präsident, Frau Kommissarin, liebe Kolleginnen und Kollegen! Ich möchte mich zunächst ebenfalls für die schnelle Reaktion bedanken, zu der die Kommission fähig war. Europa ist bei der Krisenbewältigung und bei den Reaktionsmechanismen insgesamt gut aufgestellt. Die Krise in und um Somalia wird eindimensional als Hungersnot am Horn von Afrika oder als schlimmste Dürre seit 60 Jahren beschrieben. Wer nur natürliche Ursachen für diese Krise verantwortlich macht, ignoriert die komplexen geopolitischen Hintergründe, die die Lage so katastrophal machen. Das Verdrängen der von Menschenhand geschaffenen Ursachen für Hunger und Verhungern ist bei der Krisenbewältigung nicht hilfreich.

Unterernährung ist in vielen Regionen des Horns von Afrika chronisch. Die jüngsten Ernteausfälle haben die Katastrophe nur verschärft. Die Hungersnot am Horn von Afrika hat ihren Höhepunkt noch längst nicht erreicht und könnte nach Einschätzung von Experten noch viele Monate andauern. Die Lage wird sich weiter zuspitzen. Deshalb ist es wichtig, dass die internationale Gebergemeinschaft die Gelder zusammenbekommt. Bisher sind nur etwa 60 % der zugesagten Gelder angekommen.

Wir müssen die Bekämpfung des Hungers stärker in den Fokus stellen. Beim Weltklimagipfel in Kopenhagen waren alle Regierungschefs vertreten, beim Welthungergipfel in Rom leider nur zwei!

 
  
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  Reinhard Bütikofer (Verts/ALE). - Herr Präsident, Frau Kommissarin! Bei dieser humanitären Tragödie möchte ich meine Aufmerksamkeit auf Somalia konzentrieren. Ich stimme all jenen zu, die gesagt haben, wir müssen den Blick über die Nothilfe hinaus auf strukturelle Entwicklungen richten.

Es ist offensichtlich, dass Herr Berman recht hat. Wir haben in der Europäischen Union keine kohärente Vision, wie wir mit funktionsunfähigen Staaten umgehen, wie wir ihnen wirklich helfen. Dabei ist es offensichtlich, dass die Widerstandsfähigkeit dieser Gesellschaften gerade durch diese Regierungsschwäche, durch die Unfähigkeit, diese Probleme zu managen, massiv geschwächt wird. Der Mangel an Frieden, der Mangel an Sicherheit in Ostafrika ist eine zentrale Ursache dafür, dass diese Hungersnot so dramatische Ausmaße annimmt.

Ich glaube, das ist ein Fehler im bisherigen Ansatz, dass viel zu sehr auf den Zentralismus einer Übergangsregierung, die gar nichts regiert, gesetzt wird. Deswegen sollten wir mit dezentralen Akteuren zusammenarbeiten und im Rahmen des UNO-Prozesses, der jetzt für das nächste Jahr eingeleitet worden ist, alles tun, um diesen zu einem Erfolg zu bringen.

 
  
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  Michael Gahler (PPE). - Herr Präsident! So beeindruckend die Zahlen sind, was unsere humanitäre Hilfe betrifft, so bedrückend sind die Bilder, die uns aus der Region des Horns von Afrika erreichen. Die Hungerkatastrophe war schon länger absehbar. Experten vor Ort haben sich darüber beklagt, dass ihre frühzeitigen Warnungen nicht rechtzeitig die gebührende Beachtung gefunden haben. Frau Kommissarin, da stellt sich die Frage, wie man es erreichen kann, dass solche Nachrichten nicht auf dem bürokratischen Dienstweg hängenbleiben oder irgendwo unbeachtet abgeheftet werden, sondern diejenigen erreichen, die beurteilen können, was getan werden muss.

Ein weiteres Problem scheint mir zu sein, dass es durchaus gutes, aber brachliegendes Land in der Region gibt, das von Regierungen an internationale Konsortien verpachtet wird, die die Ernten dann exportieren. Da frage ich mich, ob es nicht sinnvoller wäre, wenn wir es im Rahmen unserer Entwicklungszusammenarbeit örtlichen Partnern ermöglichen, dieses Land zu pachten, damit die dort erzeugten Lebensmittel am Horn von Afrika selbst verbraucht werden.

Mit unserer Mission „Atalanta“ schützen wir die Schiffe des Welternährungsprogramms auf ihrem Weg nach Mogadischu. Wenn ich mir anschaue, wie viele Menschen wegen Hungers und der Al-Shabab-Milizen aus Somalia nach Süden flüchten, frage ich mich, ob das nicht ein Indiz dafür ist, dass die Weiterleitung über Mogadischu hinaus nicht in vollem Umfang funktioniert. Stärken wir daher zum einen die Afrikanische Union bei ihren Bemühungen, Al-Shabab endgültig zu vertreiben! Daneben erscheint es mir in der Tat sinnvoll, zu prüfen, ob man nicht tatsächlich Teile der Hilfe z. B. über Somaliland leitet, weil dort kein Chaos herrscht und eine ordentliche Verteilung der Hilfe möglich erscheint.

(Der Redner ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ zu beantworten (Artikel 149 Absatz 8 GO).)

 
  
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  Fiorello Provera (EFD). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, volevo chiedere al collega Gahler se nella sua esperienza di Africa non abbia raggiunto la convinzione che per poter attuare una politica di aiuto efficace, soprattutto nelle emergenze, è indispensabile organizzare un sistema di sicurezza che permetta a ONG e cooperanti di stare sul terreno, perché altrimenti si rischia, come è successo, di dirigere le operazioni di aiuto da Nairobi, in Kenya, anziché essere presenti sul luogo.

 
  
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  Michael Gahler (PPE). - Ja, ich glaube schon, dass wir im Rahmen unserer Zusammenarbeit mit der Afrikanischen Union und mit den Truppen, die dort zur Verfügung gestellt werden, durch eine gute Koordination der Aktivitäten und z. B. auch im Schutze von AMISON mit unseren Hilfskräften die Menschen besser erreichen können. Aber dafür müssen wir auch unsere Partner der Afrikanischen Union entsprechend ausstatten. Das ist wirklich das Problem.

Wir haben bei unserem Besuch kürzlich bei der Afrikanischen Union gehört, dass es z. B. an Helikoptern mangelt, mit denen man den Al-Shabab-Milizen tatsächlich den Garaus machen könnte. Es ist durchaus auch unsere Aufgabe, dafür zu sorgen, dass in diesem Rahmen das zur Verfügung gestellt wird, was unbedingt nötig ist.

 
  
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  Eduard Kukan (PPE). - Mr President, recent UN estimates show that there are 12 million people across the Horn of Africa who are still at risk of starvation. Over 30 000 old people and children may have already died. The Dadaab refugee camp in Kenya hosts 400 000 Somalis and could receive another 100 000 by the end of the year. The response to this situation is critical and much needed. It is also difficult. While trends of displacement and migration were already prevalent in Somalia, the impact of conflict combined with drought has pushed this to even higher levels. It is also clear that the overall international donor response to this crisis has been slow and inadequate. According to the United Nations, USD 1 billion is required to meet immediate needs.

The EU should urgently respond to this situation, not only with humanitarian aid, but also through development and diplomatic means. It will be important to transfer humanitarian aid to development policies, particularly concerning agriculture. The EU should also press the African Union, some of whose members showed only little interest in tackling the phenomenon, to take the crisis in the Horn of Africa much more seriously.

 
  
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  Cristian Dan Preda (PPE). - În ultimele săptămâni, în ultimele luni, se vorbeşte foarte mult despre Africa. Şi liderii politici, şi presa internaţională ne spun câte ceva aproape în fiecare zi despre Africa.

Avem însă o distincţie foarte importantă, pentru că se vorbeşte despre nordul Africii, pe de o parte, se vorbeşte despre estul Africii, pe de cealaltă parte. Când e vorba de nord, sunt rostite cuvinte care păreau să nu fie vreodată rostite în legătură cu această regiune: democratizare pe baza unei contestări foarte puternice, revoluţie, mobilizare şi aşa mai departe. În timp ce, referitor la est, se spun cuvinte pe care le ştim de multă vreme: foamete, grijă, nevoie şi aşa mai departe. Avem imagini foarte puternice ale celor două situaţii: în nord, rebelii înarmaţi, NATO, intervenţia liderilor europeni şi aşa mai departe. Pentru estul Africii avem, de asemenea, imagini foarte puternice, dar foarte cunoscute: mame care îşi protejează copiii aproape morţi de foame, organizaţii care cer intervenţia rapidă - imagini pe care le ştim de mulţi ani.

Aş vrea, de altfel, în acest context, să salut ajutorul umanitar de urgenţă şi munca admirabilă depusă de DG ECHO pentru a veni în ajutorul victimelor secetei. Problema care leagă cele două regiuni este, cred, legătura între dezvoltare şi democratizare.

 
  
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  Seán Kelly (PPE). - A Uachtaráin, is tubaisteach an méid daoine atá ag fáil bháis san Afraic. Mar a dúradh, tá 12 milliún duine i mbéal an bháis. Ag an am gcéanna is dócha gur féidir linn a bheith bródúil as an méid cabhrach atáimid ag tabhairt dóibh; EUR 700 milliún, mar a dúirt an Coimisinéir Malmström. Bíodh sin mar atá, tá cúpla pointe ba mhaith liom a rá:

Speakers have outlined many different points, all very valid. One of the points made was that everybody wants to help, and this has led to a growth of NGOs involved in doing good charitable work. I am just wondering, and I would ask the Commissioner this: have we a proliferation of NGOs? Would it be better if we had fewer NGOs and maybe some of the charitable trusts and NGOs amalgamated and were more effective and more coordinated? Would she consider this? I would welcome her response.

 
  
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  Karin Kadenbach (S&D). - Herr Präsident, Frau Kommissarin, liebe Kolleginnen und Kollegen! Im Augenblick ist es das Dringendste, den Menschen vor Ort zu helfen. Aber das ist wie bei einer Krankheit: Es reicht nicht, nur die Symptome zu behandeln, sondern wir brauchen langfristige Hilfen, wir müssen die Ursachen bekämpfen.

Es handelt sich nicht nur um ein Problem, das durch Dürre und lokale Konflikte verursacht wurde, sondern auch wir als Europäerinnen und Europäer und vor allem als Europäische Union haben hier Verantwortung zu tragen. Wir stehen jetzt vor einer Entscheidung über die zukünftige Agrarpolitik der Europäischen Union, und auch in diesem Zusammenhang dürfen wir gerade diese Hungerskatastrophe nicht aus den Augen verlieren. Denn wenn wir unsere Agrarpolitik nicht grundlegend ändern, wenn wir unsere Ernährungspolitik, unsere Energiepolitik nicht grundlegend ändern, dann wird es auch in Zukunft zu solchen Katastrophen kommen, wie wir sie jetzt in Afrika erleben. Das heißt, Ernährungssouveränität, aber auch Rücksicht auf den Rest der Welt sind ganz wesentlich. Es dürfen auch bei der Agrarpolitik nicht nur die Interessen der Konzerne und die Interessen der Investoren im Mittelpunkt stehen, weder in Europa noch in Afrika!

 
  
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  Roberta Angelilli (PPE). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'emergenza del Corno d'Africa è stata definita dall'UNICEF la carestia dei bambini, perché negli Stati colpiti dalla siccità i bambini malnutriti sono più di 4 milioni. È quindi chiaro che gli appelli lanciati negli ultimi anni, anche dalle organizzazioni umanitarie come UNICEF e Croce rossa, sono spesso rimasti inascoltati. Ringrazio la Commissione per gli aiuti importanti destinati a questo dramma, ma è necessario rafforzare gli interventi, sia per le necessità immediate, sia per promuovere programmi di sviluppo a lungo termine.

Sono d'accordo con i colleghi che hanno detto che bisogna impegnare anche gli Stati del Corno d'Africa in progetti di cooperazione davvero strategici che vadano oltre l'emergenza, anche se in questo momento è soprattutto necessario favorire l'apertura di corridoi umanitari per consentire l'arrivo degli aiuti alle popolazioni in sofferenza estrema, anche perché in alcune zone non arriva neanche la Croce rossa.

 
  
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  Diane Dodds (NI). - Mr President, we have all been deeply distressed by the harrowing images and suffering as a result of the famine in East Africa. While it is right that we bring aid to countries in crisis – and I commend those charities and aid agencies that coordinate this life-saving work – I think this House should remember that the problems we see in Africa will not be solved in the medium to long term solely through short-term measures.

We all want to change lives and we all want to create stable communities in East Africa. To do this, in conjunction with providing relief now, we have to look at how we implement long-term measures in terms of quality education, water and health promotion projects, in order to make life better.

One Northern Ireland-based organisation called Fields of Life is currently engaged in these fundamental building blocks in several African countries. I feel that we should be supporting this work, allowing this delivery to expand, and putting in the vital infrastructure that Africa needs.

 
  
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  Mario Mauro (PPE). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, ho una domanda per il Commissario alla luce dell'esito del dibattito: dando per scontato l'impegno della Commissione per cercare di far fronte a questo problema epocale, può spiegarci quali sono le condizioni, le necessità che lei ritiene opportuno vedere soddisfatte perché la Commissione possa espletare il suo ruolo?

Mi spiego meglio, Lei ritiene che la comunità internazionale debba dispiegare nell'area forze militari per consentire l'aiuto umanitario? Ritiene che la comunità internazionale debba modificare il proprio atteggiamento nei confronti del Somaliland per consentire la piena realizzazione dell'aiuto umanitario? Da ultimo, ritiene che il Consiglio europeo debba prendere iniziativa nei confronti dei paesi dell'Unione africana per supportare operativamente sul posto l'aiuto che la Commissione europea può dare?

 
  
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  Mairead McGuinness (PPE). - Mr President, it seems ironic that today, 15 September, has been designated Food Safety Day by the Commission and we are focusing on the minimisation of food waste in the European Union. We waste upwards of 90 million tonnes of food a year, about 180 kg per person, and yet so many parts of the world have total food insecurity, as we are debating this morning. While there is perhaps no connection, I think there is a connection in the long term because those who are hungry and see where there is plenty will, I believe, at some stage come to resent that and they will, as mothers do, want to feed their children and use whatever means or energies they have to get access to food.

So, yes, we need the short-term aid to go in, be it money or food. We need to make sure it gets to those who need it, and I believe that many of the NGOs are working well on the ground. Above all, we need an agricultural policy in Africa to deal with the development of agriculture and food production on that continent.

 
  
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  Elena Băsescu (PPE). - Sunt binecunoscute imaginile cutremurătoare ale copiilor afectaţi de malnutriţie din estul Africii. Există poveşti tulburătoare despre mame care şi-au purtat copiii zeci de kilometri pentru a realiza la destinaţie că aceştia nu au supravieţuit. Numărul persoanelor afectate reflectă dimensiunile catastrofei, iar tragedia începe cu fiecare dintre ele. Comunitatea internaţională are datoria de a face tot posibilul pentru a oferi asistenţa necesară celor aflaţi în pericol iminent.

Nu trebuie pierdut din vedere nici obiectivul pe termen lung, şi anume ameliorarea situaţiei în mod sustenabil. Estul Africii a cunoscut deja crize similare. Este timpul suprimării acestui lanţ vicios în care, pe fondul unor state fragile, seceta duce la foamete şi provoacă o catastrofă umanitară. În acest context, salut decizia Comisiei de a aloca fonduri pentru sprijinirea agriculturii, dezvoltării rurale şi securităţii alimentare din Africa de Est.

 
  
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  Cecilia Malmström, Member of the Commission. − Mr President, what we are witnessing in the Horn of Africa is a huge tragedy. Millions of people are affected and every day, every hour, as has been said, children and women are dying. It is likely to get worse.

You are absolutely right to underline the need to combine immediate action with long-term action, and this is what we are trying to do. I referred in my initial speech to what we are doing immediately to alleviate the situation on the ground and in the refugee camps, but we are also preparing economically in the next budget – and also with those countries involved – more long-term issues.

We are engaging in development programmes for agricultural capacity building, production capacity, nutrition, sharing of best practices and better preparedness for the future. This is very important. As you all have underlined as well, the security situation is very bad. We have Al-Shabaab in Somalia and we have a very problematic situation in Eritrea limiting access for the NGOs to the affected regions.

Conflicts, failed states, lack of democracy are, of course, key issues here as well, and we must work together in the international community with the NGOs, with the African Union to see how in the future we can better coordinate our action and how we can ensure that the access is really there.

The Commission has acted quickly and we stand ready to do more. The challenge is huge. We need to work together – the European Parliament, the Commission and the Member States – as the conflict will still remain, the famine will still be there when the pictures of starving children are not on the TV anymore, and these people will still be in desperate need of help, so we must make sure that the world does not forget and that we are still fulfilling our moral obligations to assist these people.

 
  
  

PRESIDE: MIGUEL ANGEL MARTÍNEZ MARTÍNEZ
Vicepresidente

 
  
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  El Presidente. − Para cerrar el debate se han presentado seis propuestas de resolución(1) de conformidad con el apartado 2 del artículo 110 del Reglamento.

Se cierra el debate.

La votación tendrá lugar hoy a las 12.00 horas.

Declaraciones por escrito (artículo 149 del Reglamento)

 
  
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  Elena Oana Antonescu (PPE), în scris. Seceta, recoltele distruse și conflictele permanente au făcut ca extrem de mulți localnici din estul Africii să aibă nevoie urgentă de ajutor alimentar, aceasta fiind foametea cea mai gravă din ultimii 60 de ani. În unele locuri, ratele de subnutriție au depășit de trei ori pragul de urgență și, din păcate, nu se prevede nicio îmbunătățire a situației critice din această regiune. Foametea de aici este agravată de factori precum penuria de resurse, creșterea rapidă a populației, lipsa infrastructurii, practicile comerciale denaturate și prețurile ridicate la produsele de bază.

Prin urmare, consider că intensificarea rapidă a reacției de urgență este esențială pentru a răspunde nevoilor umanitare existente și a preveni deteriorarea în continuare a situației. Îmi exprim regretul profund pentru pierderile de vieți omenești și pentru suferința oamenilor din această regiune. Încurajez o mai mare mobilizare a ajutorului UE în zonele unde foametea este acută pentru a oferi refugiaților hrană, îngrijiri medicale, apă potabilă și materiale sanitare. Îndemn la încetarea imediată, de către toate părțile implicate, a abuzurilor împotriva civililor, în special a femeilor și copiilor, precum și garantarea accesului la ajutor și a liberei circulații a tuturor persoanelor care se refugiază din cauza conflictelor și a secetei.

 
  
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  Cristian Silviu Buşoi (ALDE), în scris. Criza din Cornul Africii a ajuns într-un stadiu în care lipsa unei reacţii coerente va duce bilanţul persoanelor decedate de la ordinul zecilor de mii, la ordinul milioanelor. Mai mult decât oricând, este nevoie de facilitarea accesului organizaţiilor de ajutor umanitar în zonă.

Felicit astfel reacţia imediată a Comisiei Europene şi decizia de a suplimenta ajutorul acordat regiunilor ameninţate de foamete. Însă, ajutorul financiar nu este suficient, trebuie pusă în discuţie o strategie pe termen lung care să ducă la o dezvoltare durabilă în regiune, cu implicarea întregii comunităţi internaţionale.

Această criză nu este creată doar de foamete, ci şi de politicienii locali şi fără oprirea războiului civil din zonă, crearea coridoarelor alimentare este îngreunată. Implicarea Uniunii Africane este foarte importantă, însă nu suficientă deoarece nu deţine resursele necesare pentru a face faţă acestei crize, astfel că este necesară implicarea UE. De asemenea, se cere o atenţie la nivel internaţional la pericolul apariţiei speculaţiilor abuzive pe pieţele produselor agricole ce vor duce la creşterea preţurilor produselor alimentare.

 
  
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  Joanna Senyszyn (S&D), na piśmie. Afryka potrzebuje zwiększonej unijnej pomocy. Ogromna susza dotknęła prawie 11 mln osób w  Kenii, Etiopii, Somalii i Dżibuti. W krajach tych ponad trzy czwarte mieszkańców jest zatrudnionych w sektorze rolnictwa, który wytwarza zaledwie jedną trzecią PKB Afryki Subsaharyskiej. Dlatego każdy kryzys na taką skalę pociąga za sobą tragedię milionów ludzi.

Ostatnie dwa lata były najsuchsze od 1950 roku. Ceny żywności, zwłaszcza zboża, wzrosły o ponad 240%. Wzrost ten trwający od czerwca 2010 roku zepchnął już 44 miliony ludzi poniżej granicy ubóstwa. Podstawowe potrzeby milionów ludzi tego regionu nie mogą zostać zaspokojone. Brak dostępu do czystej wody, pożywnego jedzenia, opieki zdrowotnej stanowi codzienność dla ponad połowy mieszkańców Afryki Subsaharyskiej. Spodziewane jest dalsze pogorszenie sytuacji w najbliższych trzech-czterech miesiącach. Ze względu na bardzo słabe i opóźnione zbiory ewentualnej poprawy możemy spodziewać się najwcześniej w przyszłym roku. Dlatego pilne jest zwiększenie zarówno doraźnej pomocy humanitarnej dla regionów zagrożonych, jak i długoterminowych inwestycji na rzecz przeciwdziałania skutkom suszy. Istotne jest lepsze wykorzystanie zasobów oraz inwestowanie w infrastrukturę oraz lokalną koordynację, a także planowanie awaryjne, w tym zwiększenie zasobów zboża i ziarna oraz naprawa zbiorników wodnych.

 
  

(1)Véase el Acta.

Atnaujinta: 2011 m. lapkričio 24 d.Teisinis pranešimas