Bruno Gollnisch (NI
). -
Monsieur le Président, je me contenterai de commenter le paragraphe 16 du rapport de M. Vaughan.
On y apprend qu'il y a des partis politiques européens qui porteraient atteinte aux principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de l'état de droit. Je suis très étonné que, dans un Parlement comme celui-ci, qui est si attaché à un droit fondamental – le respect des droits de la défense –, on ait pu prononcer un jugement aussi solennel sans auditionner ceux contre lesquels on porte une aussi grave accusation.
Dans un deuxième temps, j'ai pensé que ceci visait peut-être – je ne sais pas – les partis communistes, qui ont réduit en esclavage la moitié de l'Europe pendant un demi-siècle. Mais on m'a dit – par une indiscrétion – que c'était l'organisation que je présidais qui était visée.
Pour conclure, je vous dirai que nous respectons la liberté, mais la liberté des peuples. Nous sommes démocrates et nous n'aurions pas resservi, sous forme de traité ratifié par voie parlementaire, une Constitution rejetée par les peuples. Nous respectons les droits de l'homme, les libertés fondamentales – au nombre desquelles la liberté d'expression – et l'état de droit, qui suppose l'égalité entre tous les parlementaires et les citoyens qui les ont élus.