Dossier
 

Le Prix Lux du cinéma attribué au film "De l'autre côté" de Fatih Akin

Culture - 08-11-2007 - 16:04
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Le trophée, Klaus Maeck et Hanna Schygulla

Et la lumière fut : le premier Prix Lux du Parlement européen a été décerné au film "De l'autre côté", du réalisateur germano-turc Fatih Akin. Un film poignant qui inaugure le nouveau prix du cinéma attribué par les députés européens : le Prix Lux vise à récompenser un film illustrant un débat ou des valeurs européennes. Découvrez les différentes étapes de désignation du film vainqueur, pénétrez les coulisses du prix et regardez ceux qui furent sous les projecteurs !

Le président du Parlement européen a décacheté l'enveloppe contenant le nom du film vainqueur dans l'hémicycle, le 24 octobre dernier. "Et le gagnant est"…le film du réalisateur germano-turc Fatih Akin, "Auf der anderen Seite" ("De l'autre côté").
 
Ce sont l'actrice du film Hanna Schygulla et le producteur Klaus Maeck qui, dans l'hémicycle, ont reçu le trophée du Prix Lux 2007, symbolisant une tour de Babel en bobine de film. Mais le Prix Lux vise surtout à abaisser les frontières qui limitent la diffusion des films européens : grâce au prix, le long-métrage de Fatih Akin sera traduit en 23 langues, et adapté pour les sourds et malvoyants.
 
La genèse du Prix, sa raison d'être, son processus de sélection, mais aussi une rencontre avec Cédric Klapisch, l'auteur de "L'auberge espagnole" ou un éclairage sur le cinéma européen : c'est ce que nous vous proposons dans ce dossier spécial.
 
 
REF.: 20071107FCS12747

« De l’autre côté » du Prix Lux 2007

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L'actrice Hanna Schygulla et le producteur Klaus Maek ont reçu le Prix Lux dans l'hémicycle

Klaus Maeck et Hanna Schygulla ont reçu le Prix Lux dans l'hémicycle

Turcs vivant en Allemagne, Allemands immigrés en Turquie : les personnages du film « De l’autre côté » se croisent et s’entrecroisent, entre l’Allemagne et la Turquie. D’émouvantes destinées européennes qui ont plu aux députés européens, puisque le film de Fatih Akin a été choisi pour recevoir le Prix Lux du Parlement européen. Après la cérémonie d’annonce du lauréat dans l’hémicycle, le mercredi 24 octobre, nous avons parlé au producteur du film, Klaus Maeck.

Il est difficile de raconter le film « De l’autre côté » (Auf der anderen Seite) de Fatih Akin, tant les destins de ses six personnages se mêlent et se démêlent. Tout au moins peut-on laisser l’une des actrices principales du film, Hanna Schygulla, l’évoquer comme elle l’a fait dans l’hémicycle, au moment de la remise du Prix Lux : « Ce film laisse la porte ouverte à l'espoir et ne se noie pas dans la brutalité et le cynisme. Chacun laisse place à la compréhension ».
 
Lors de la cérémonie de remise du trophée Prix Lux, mercredi 24 octobre, le producteur du film, Klaus Maeck, était lui aussi présent. Nous lui avons demandé de parler de son film.
 
Comment résumeriez-vous le message du film de Fatih Akin ?
 
« Les thèmes du film sont la mort, la réconciliation et le pardon. Dans « De l’autre côté », les protagonistes apprennent à vivre à travers ceux qui sont morts. »
 
En quoi ce Prix Lux peut-il aider les cinéastes européens ?
 
« J’ai un grand respect pour ce nouveau prix : en Europe, les Parlements ne sont pas très tournés, en général, vers l’art et la culture. Avec ce Prix Lux, le film de Fatih Akin va pouvoir être traduit dans les 23 langues de l’Union Européenne. Il pourra être diffusé plus largement, pour un public plus large, et c’est cela qui favorise l’intégration en Europe. »
 
Le film parle d’intégration, de nationalité et d’identité : quelle leçon peuvent en tirer Européens et Turcs ?
 
« Vous savez, lorsqu’on a tourné en Turquie avec des cinéastes et des acteurs turcs, j’ai constaté qu’ils ne réfléchissent pas en terme de frontières ou d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Ils pensent surtout aux liens humains, à construire des relations personnelles. »
 
Quel est votre film préféré ?
 
« Mon film préféré est « Themroc », un film des années 1970 avec Michel Piccoli -qui se trouve être au Parlement européen aujourd’hui ! » (Michel Piccoli venait représenter le film « Belle toujours » de Manuel de Oliveira, en compétition pour le Prix Lux)
 
Justement, qu’est-ce que cela vous fait d’être au Parlement aujourd’hui ?
 
« Je suis ravi, c’est la première fois que je viens ici, et dans un Parlement en général ! Je me sens pro-européen et je trouve que c’est une excellente idée de promouvoir la traduction du film dans 23 langues différentes. Cela nous permettra de toucher plus de gens à travers l’Europe ».
 
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Cédric Klapisch : « La richesse du cinéma européen disparaît »

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Cédric Klapish au Parlement européen

Cédric Klapisch : "Je m'engage pour les jeunes cinéastes!"

(19 octobre 2007) Comment se porte le cinéma européen? Pas merveilleusement bien, ont constaté les réalisateurs présents au Parlement européen à l’occasion des Rencontres pour la diversité des cultures (16-18 oct). Parmi eux figurait le réalisateur de « Va, vis et deviens », Radu Mihaileanu et l’auteur français de « L’auberge espagnole » ou de « Chacun cherche son chat », Cédric Klapisch. Tous deux ont souligné l’importance de soutenir la création en Europe face aux lois du marché. Rencontre avec Cédric Klapisch.

Diriez-vous que le cinéma européen est en crise ?
 
« Oui, il l’est. La richesse et la diversité de la cinématographie européenne disparaît. Il y a 20, 30 ou 50 ans, les films étaient plus riches : alors que dans mon enfance, on pouvait voir des films de Bergman ou Fellini, aujourd’hui c'est plus inaccessible, pour un jeune de 15 ans. A l’époque où j’ai commencé à faire des films, il était aussi encore possible pour de jeunes réalisateurs de se lancer. Aujourd’hui, c’est très difficile et beaucoup de projets de films ne voient jamais le jour.
 
Je vois deux raisons à cela : tout d’abord l’hégémonie des films américains sur nos écrans et le manque de circulation des films européens. Ensuite, la culture de la télévision et de son audimat. Nous avons perdu le paradigme qui existait encore quand j’étais enfant, qui était orienté vers la culture. Le système éducatif lui aussi encourageait une certaine soif de culture.
 
C’est tout aussi tragique de voir que l’Europe de l’Est, par exemple, a perdu ses cinéastes parce qu’ils sont partis là où il y avait de l’argent pour faire leurs films : aux Etats-Unis. »
 
Pourquoi défendez-vous un soutien public au cinéma ?
 
« En fait, je suis totalement contre les deux extrêmes : contre un financement public total du cinéma et contre la loi du marché. En France, nous avons un système unique de fonds pour soutenir la production cinématographique. Différentes aides existent et l’argent provenant de films à succès sert aussi à financer les cinéastes en herbe. Cela offre plus de liberté à l’industrie du film français. »
 
Pensez-vous qu’il faudrait étendre le système français à toute l’Europe ?
 
« Oui, car si le cinéma européen traverse une crise, c’est parce qu’il n’essaye pas de se protéger. Tous les récents succès européens -comme « Amélie Poulain » ou « La vie des autres »- fonctionnent sur une double logique : nationale d’une part, artistique et non-commerciale de l’autre. Voilà pourquoi il faudrait être plus confiant dans la manière européenne de voir les choses, dans le « regard européen ». Les deux facettes du cinéma européen -son aspect industriel, avec des films à gros budgets et large public, et son aspect plus artistiques avec des films d’auteur- peuvent coexister. Des réalisateurs comme Pedro Almodovar y parviennent d’ailleurs parfaitement !
 
Le cinéma a cette capacité à rapprocher les peuples : Almodovar m’aide à comprendre l’Espagne, Fellini l’Italie, Emir Kusturica l’ex-Yougoslavie, Milos Forman la République tchèque : ils parlent tous de choses qui ne peuvent pas être montrées ou dites autrement. »
 
Le personnage de Xavier, dans « L’auberge espagnole », fuit une Europe qu’il juge trop bureaucratique. Vous ne vous êtes pas encore enfuit du Parlement européen...
 
« Au contraire, je viens à la rencontre de l’Europe institutionnelle et je ne suis pas le seul ! Beaucoup de cinéastes font aussi cette démarche car nous nous sommes rendu compte que c’était important. Il existe une course au profit qui est très néfaste pour le cinéma et le citoyen européen. Nous sommes désormais impliqués dans les aspects politiques du cinéma européen, car nous avons compris à quel point la situation empirait et serait difficile dans 3-4 ans seulement. »
 
3 ans c’est court ! Pourquoi cette échéance ?
 
« A cause de la révolution numérique, qui bouleverse nos modes de productions, de diffusion...Je m’inquiète pour les jeunes réalisateurs, car on ne soutient pas la créativité en Europe. Il est très difficile pour de jeunes cinéastes aujourd’hui de faire un film et se faire connaître : c’est pour eux que je m’engage, pour que leur créativité ne soit pas perdue. Si personne ne m’avait aidé moi, je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. »
 
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Prix Lux du cinéma : le rideau s’est levé

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Le trophée du Prix Lux : la tour de Babel en pellicule cinéma

Le Prix Lux : construire une tour de Babel cinématographique

(2 octobre 2007) Voilà 80 ans, sortait le premier long métrage avec un son synchronisé aux images : en 1927, le cinéma devenait parlant. Aujourd’hui, le « septième Art » est presque devenu le premier, tant il a pénétré nos identités culturelles et nos loisirs. Le Parlement européen a décidé de lui rendre hommage, en créant un Prix Lux : un film sera récompensé le 24 octobre prochain pour sa dimension européenne. D’ici là, il appartient au jury -les députés européens- de départager les 3 films en compétition.

Les frères Lumière, inventeurs du septième art, portaient bien leur nom. Et c’est ce même nom qui a inspiré le Parlement européen : le Prix Lux réfère au mot latin lux, qui signifie « lumière ».
 
Le trophée qui sera remis au réalisateur du film lauréat est tout aussi symbolique : il représente une tour de Babel, un modèle de diversité linguistique et culturelle, comme le Parlement européen. Mais « si la Tour de Babel s’est finalement effondrée, notre objectif est de reconstruire un concept positif des mêmes valeurs, en respectant la diversité culturelle et linguistique  », explique le député français Gérard Onesta (Verts/ALE).
 
Supprimer les barrières linguistiques qui freinent la circulation des films
 
Le pourquoi de ce Prix est tout d'abord à rechercher dans les obstacles qui empêchent au cinéma européen de circuler et se diffuser pleinement. Car le constat est indéniable : le cinéma européen peine toujours à concurrencer les « blockbusters » américains qui déferlent sur nos écrans : « Il faut que l’Europe soit plus intime, plus proche du citoyen », estime Gérard Onesta, « les américains l’ont compris, il y a déjà un siècle, avec Hollywood. Mais en Europe, les barrières linguistiques nous en empêchent ».
 
Et en effet, si la diversité des langues fait la richesse de l'Europe, elle en constitue aussi la faiblesse : le marché du cinéma européen est fragmenté et l’exportation de films nationaux reste difficile, si bons soient-ils. Le Prix Lux a donc pour objectif d’encourager la circulation des œuvres cinématographiques européennes. Dans ce but,  le film primé bénéficiera d'une aide financière, qui lui permettra d'être sous-titré dans les 23 langues officielles de l’Union Européenne. Et traverser ainsi plus facilement les frontières nationales. Le film en version originale sera également adapté aux personnes à besoins spécifiques (sourds et non-voyants par exemple).
 
La compétition est ouverte
 
Mais avant de connaître le lauréat du premier Prix Lux édition 2007, il a fallu faire une sélection : parmi les 800 longs-métrages européens produits en Europe entre mai 2006 et mai 2007, 3 ont été sélectionné par un jury de professionnels. Selon quels critères ? Le film devra promouvoir l’universalité des valeurs européennes et/ou la diversité culturelle du continent et/ou encourager le débat sur l’intégration.
 
Les 3 films sélectionnés pour la compétition 2007 sont :
  • « De l’autre côté », film allemand du réalisateur Faith Akin
  • « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » du roumain Cristian Mungiu
  • « Belle toujours » du portugais Manuel de Oliveira.
Entre le 1er et le 18 octobre, les 785 députés européens pourront visionner chacun de ces films dans un mini-cinéma construit spécialement pour l’occasion. Seuls ceux qui auront vu les 3 films pourront voter.
 
Le lauréat du Prix Lux 2007 sera officiellement annoncé le 24 octobre prochain en session plénière : c’est Hans-Gert Pöttering, le président du Parlement européen, qui aura pour tâche de décacheter l’enveloppe comportant le nom du film lauréat…
 
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Et le gagnant est...le cinéma européen !

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Une bobine de film  ©BELGA/BELPRESS/Cortier Claude

Bientôt un Prix Lux pour le cinéma au Parlement européen

(30 mai 2007) Triomphe à Cannes pour «les petits cinéastes, venus des petits pays», selon le président du jury: la Palme d’or 2007 a en effet été remise à un film roumain à petit budget. Pourtant, il faut bien souvent une récompense internationale pour permettre aux films européens de traverser leur frontière...ou un soutien de l’UE. Alors que le Parlement prépare son nouveau Prix LUX, qui récompensera un film européen, voilà l’occasion de revenir sur le cinéma européen, ses soutiens, ses défis. «Ca tourne»!

« Pour moi, c’est un peu un conte de fées », a commenté le cinéaste roumain Cristian Mungiu, après avoir reçu la Palme d’or 2007 pour son film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours ». « Il semble enfin qu’on n’ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera ». L’espoir exprimé par Cristian Mungiu reste cependant à concrétiser : il est encore difficile pour le cinéma européen de faire face à la prédominance du cinéma américain.
 
Le député européen français Gérard Onesta (Verts/ALE), présent à Cannes vendredi 26 mai dernier, explique : “Cette Palme d'or cache mal la faiblesse de l'industrie cinématographique dans la plupart des pays de l'Union. Tandis que le modèle de société américain a trouvé dans Hollywood le plus puissant des vecteurs, l'Europe a oublié d'adosser son projet à la culture. Fragmenté en une vingtaine de zones linguistiques étanches, le cinéma européen reste surtout fragile de n'être diffusé que sur des territoires restreints. »
 
Traverser les frontières nationales, le défi du cinéma européen
 
Seule une minorité de films européens parvient à traverser les frontières nationales et à être diffusée dans des salles européennes, voire internationales - comme cela a été récemment le cas pour le film espagnol « Volver » (de Pedro Almodovar) ou pour le film britannique « The Queen » (de Stephen Frears).
 
En cause : la diversité linguistique européenne qui impose des sous-titrages ou des doublages, la fragmentation des distributeurs européens, souvent de petite taille, mais aussi la concurrence des films américains à gros budget, qui n’hésitent pas à investir dans la promotion et le marketing. Difficile alors de se frayer un chemin dans les salles obscures : en 2006, seuls 27,6% des films diffusés dans l’UE étaient européens.
 
Pourtant, quelques signes positifs transparaissent des chiffres 2006 sur le cinéma européen : plus de films ont été produits (862 fictions dans l’Europe des 25, soit 47 films de plus qu’en 2005), et la fréquentation des salles s’est accrue (+3,6% par rapport à 2005, pour un total de 926 millions de spectateurs). La concurrence reste cependant inégale : voilà pourquoi l’Union Européenne tente de pallier aux failles du cinéma européen.
 
Quand MEDIA soutient l'industrie cinématographique européenne
 
Pour soutenir une industrie cinématographique riche mais fragile, l’Union Européenne a lancé en 1990 son programme MEDIA. Désormais outil indispensable à nombre de productions cinématographiques en Europe, MEDIA cofinance le développement de projets de production (films, téléfilms, documentaires, animations et multimédias), la distribution et la promotion des œuvres  européennes, ou encore la formation continue des professionnels. Au festival de Cannes 2007, pas moins de 11 films en compétition avaient reçu un soutien de MEDIA. Deux d’entre eux ont été récompensés : « De l’autre côté »  de Faith Akin a reçu le Prix du scénario (contribution MEDIA à son budget : 70 139 euros), et « Persepolis » de Marjane Strapi et Vincent Paronnaud, le Prix du Jury ex-aequo (contribution MEDIA : 52 560 euros).
 
Fin octobre 2006, le Parlement européen a approuvé le nouveau MEDIA 2007 qui, pour 2007 et 2013, disposera d’un budget de 755 millions d’euros. Une des priorités sera l’adaptation des cinéastes aux nouvelles technologies numériques et aux nouvelles habitudes du public (le cinéma « à la carte » en ligne par exemple). Mais près de 65 % de cette somme servira à faciliter la circulation d’œuvres européennes dans d’autres pays d’Europe et du monde. Une meilleure distribution que le Parlement européen entend lui aussi favoriser.
 
Prix LUX : première édition en octobre
 
Tiré du terme latin « lux » qui signifie lumière, le « Prix Lux » est aussi un clin d’œil aux frères Lumière, inventeurs du 7ème Art. Le 18 octobre, pour la première fois, le Prix LUX sera remis au Parlement européen, avec pour principe d’encourager la diffusion des films en dehors de leurs frontières nationales.
 
Un panel d’experts cinématographiques (parmi lequel des exploitants de salles, des critiques et même une actrice et ancienne députée européenne) sélectionnera d’abord 3 films, que les parlementaires pourront visionner. Ils voteront ensuite pour élire le gagnant. La récompense n’est cependant pas un chèque en bonne et due forme,  mais...le sous-titrage du film dans les 23 langues de l'Union : un outil qui lui permettra d'être diffusé instantanément sur tout le continent.
 
L’initiateur de ce Prix Lux, le député Gérard Onesta, précise : « Le fait que la récompense du prix consiste à sous-titrer le film lauréat dans toutes les langues de l'Union entend faire voler en éclats les barrières linguistiques et permettre une diffusion immédiate et universelle de l'oeuvre. On prouvera ainsi que la diversité n'est pas un obstacle, mais une chance ».
 
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