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Le Parlement européen appelle au soutien de la démocratie en Ukraine

Elargissement / Relations extérieures - 26-02-2014 - 19:56
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Débat sur l'Ukraine - (de G à D: S. FÜLE, J. SALAFRANCA, H. SWOBODA, G. VERHOFSTADT, R. HARMS, R. CZARNECKI, H. SCHOLZ, J. KURSKI, A. SEVERIN) - ©European Union 2014 - EP

Montage photo des intervenants au débat sur l'Ukraine cités dans notre article

Les événements tragiques qui ont causé plus de 80 morts en Ukraine et la démission du président Ianoukovitch ont changé le pays et l’Union européenne devrait soutenir la démocratie, ont déclaré les députés des différents groupes politiques lors du débat en session plénière le 26 février. Les orateurs ont rendu hommage au peuple ukrainien pour leur courage et ont insisté sur leur liberté de décider de l’avenir de leur pays.

Štefan Füle, commissaire à l’élargissement, s’est exprimé au nom de la haute représentante pour les affaires étrangères Catherine Ashton et a souligné les trois éléments nécessaires à une solution durable : une réforme constitutionnelle globale, la formation d’un gouvernement inclusif et l’organisation d’élections libres et équitables. Štefan Füle a ajouté que la situation met une grande pression sur le nouveau gouvernement ukrainien afin qu’il apporte les changements demandés par les citoyens et que l’Union européenne veille à ce que ces changements soient durables.


Le député démocrate-chrétien espagnol José Ignacio Salafranca a prévenu que « se débarrasser du président Ianoukovitch a pris trois mois, mais la stabilité du pays et la reprise de son économie prendront certainement beaucoup plus de temps ». « L’Union européenne doit mener une conférence internationale des donateurs avec les États-Unis, la Russie, le Fonds monétaire international et d’autres parties prenantes », a-t-il ajouté.


Hannes Swoboda, député démocrate socialiste autrichien, a demandé des réformes en Ukraine et a déclaré qu’il s’agit d’un « processus étape par étape qui doit commencer maintenant ». Il a souligné que « l’adhésion à l’Union européenne se trouve peut-être sur cette voie » et a exhorté la Russie à « essayer de se rapprocher du peuple ukrainien, et pas seulement des oligarques ».


Le député démocrate libéral belge Guy Verhofstadt a souligné que les manifestations n’étaient pas contre la Russie mais « contre les bandits et les oligarques » au pouvoir en Ukraine. Il a noté que l‘Union européenne aurait pu imposer des sanctions plus tôt, mais qu’elles ont renversé la situation lorsqu’elles ont été annoncées. Guy Verhofstadt a également appelé à la facilitation des visas pour les Ukrainiens.


« Le peuple ukrainien a eu notre soutien et notre engagement, et c’est quelque chose qu’ils apprécient et veulent », a déclaré la députée verte allemande Rebecca Harms.


« Nous ne devrions pas faire la sourde oreille alors que l’Ukraine toque à la porte de l’Europe et nous devrions affirmer clairement qu’il y a de la place pour l’Ukraine dans l’Union européenne à l’avenir », a expliqué le député conservateur et réformiste polonais Ryszard Czarnecki.


Selon Helmut Scholz, député allemand membre de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte, « le changement de pouvoir à Kiev semble avoir eu lieu comme souhaité, mais le conflit social qui a déchiré l’Ukraine depuis des années est loin d’être résolu ».


Jacek Kurski, député polonais du groupe « Europe de la liberté et de la démocratie », a critiqué la réaction de l’Union européenne à la crise : « par notre passivité, nous avons agi d’une manière faible et docile tandis que la Russie a agi avec force ».


Le député roumain non inscrit Adrian Severin s’est concentré sur les défis immédiats qui attendent l’Ukraine : « Éviter l’anarchie, éviter la faillite et éviter la partition de l’État ». « Toutes les autres priorités, peu importe si elles sont justifiées et légitimes, doivent être considérées comme d’importance secondaire ».

 
REF.: 20140226STO37003