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La stratégie de l’Union européenne à l’égard de la Russie

Relations extérieures - 20-10-2016 - 17:39
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©AP Images/European Union-EP

Montage avec un drapeau de l'UE et de la Russie

Les relations entre l’Union européenne et la Russie ont été considérablement modelées ces dernières années, en particulier suite à l’implication du pays dans le conflit syrien. Les dirigeants européens sont réunis à Bruxelles ce jeudi 20 et vendredi 21 octobre pour un sommet consacré entre autres aux relations avec la Russie. Consultez notre article pour en savoir plus sur la position du Parlement européen.

Le rôle de la Russie en Syrie

 

Dans une résolution adoptée par l’ensemble des députés réunis en session plénière au début du mois, les députés ont fermement condamné les atrocités en Syrie et ont appelé « toutes les parties au conflit, et plus particulièrement la Russie et le régime de Bachar Al‑Assad, à cesser toutes les attaques prenant pour cible des civils et des infrastructures civiles ».


Ces derniers jours, les tensions entre la Russie, l’Union européenne et les États-Unis sont encore montées d’un cran suite aux bombardements de la ville d’Alep.


Le sommet qui se tient à Bruxelles les 20 et 21 octobre se penchera sur la question, alors que les ministres européens ont rappelé lundi qu’aucune solution militaire au conflit syrien n’était envisageable, mais qu’une solution politique devait au contraire être trouvée rapidement.


Les sanctions européennes à l’encontre de la Russie  


Suite à l’annexion de la Crimée et l’implication du pays dans le conflit ukrainien, l’Union européenne a imposé des sanctions économiques et diplomatiques à l’encontre de la Russie dès mars 2014. En réponse à ces mesures, la Russie a décidé d'interdire près de la moitié des importations de l’Union européenne en produits alimentaires et agricoles. 


« Un règlement pacifique du conflit exige la mise en œuvre des accords de Minsk, et donc le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine », a déclaré le député démocrate-chrétien autrichien Othmar Karas, à la tête de la délégation à la commission de coopération parlementaire entre l’UE et la Russie. « Comme les accords de Minsk ne sont pas mis en œuvre, il ne peut y avoir de fin ou d’effacement des sanctions, et il ne peut y avoir non plus de statu quo dans nos relations », a-t-il ajouté.


Dans ce contexte, le Parlement européen considère que la préservation de l’unité entre États membres est une « priorité absolue ».


La dépendance énergétique de l’UE


Le Parlement européen a salué les propositions de la Commission européenne visant à mettre en place une union de l’énergie. Celle-ci pourrait en effet permettre de réduire la dépendance de l’Union européenne aux importations d’énergie provenant de la Russie, qui tend à « utiliser ses ressources comme arme politique ».


Dans une résolution adoptée en juin 2015, le Parlement européen a appelé à faire preuve de solidarité entre les États membres en matière de sécurité énergétique.


La question de la propagande russe

 

En juin 2015, les députés ont exprimé leurs profondes inquiétudes en ce qui concerne le financement par la Russie de partis politiques radicaux et extrémistes en Europe. Ils ont également souligné le rôle du pays dans la mise en place de campagnes de propagande contre l’Union européenne.


« Je soutiens pleinement les initiatives de l’Union européenne dans la lutte contre la désinformation et la propagande menées par la Russie. Il ne s’agit pas là de se livrer à une contre-propagande, mais de rétablir les faits », a déclaré Othmar Karas en faisant référence à un projet de rapport préparé par la commission des affaires étrangères autour de la communication stratégique de l'Union.


D’après les députés européens, le gouvernement russe utilise de nombreux outils pour mener à bien sa propagande, de chaînes de télévision spécialisées aux réseaux sociaux.


Chercher à bâtir une relation constructive

 

« L'Union européenne doit rester unie et ferme et réaffirmer les principes du droit international tout en étant ouverte à toutes les opportunités de dialogue avec la Russie », a souligné Othmar Karas. « Nous avons besoin d'intensifier les contacts entre nos citoyens ainsi que nos échanges avec la société civile russe ».

 
REF.: 20161014STO47354