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Processo : 2011/2612(RSP)
Ciclo de vida em sessão
Ciclo relativo ao documento : B7-0179/2011

Textos apresentados :

B7-0179/2011

Debates :

OJ 10/03/2011 - 118

Votação :

PV 10/03/2011 - 14.1
PV 10/03/2011 - 15.1
CRE 10/03/2011 - 14.1

Textos aprovados :

P7_TA(2011)0098

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
PDF 117kDOC 118k
Voir aussi la proposition de résolution commune RC-B7-0166/2011
8.3.2011
PE459.722v01-00
 
B7-0179/2011

déposée avec demande d'inscription à l'ordre du jour du débat sur des cas de violation des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit

conformément à l'article 122 du règlement


sur le Pakistan: le meurtre du Ministre pour les minorités Shahbaz Bhatti


Marie-Christine Vergiat, Rui Tavares au nom du groupe GUE/NGL
NB : Cette proposition de résolution n'est disponible que dans sa langue originale

Résolution du Parlement européen sur le Pakistan: le meurtre du Ministre pour les minorités Shahbaz Bhatti  
B7‑0179/2011

Le Parlement européen,

- vu ses précédentes résolutions sur les droits de l'Homme et la démocratie au Pakistan, en particulier celle du 18 janvier 2011 sur le meurtre du gouverneur de Pendjab et celle du 20 mai 2010 sur la liberté religieuse au Pakistan,

- vu la Déclaration de 1981 des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion et de conviction,

- vu les engagements de l'UE à travailler contre la peine de mort, surtout exprimé dans de nombreux rapports et résolutions du Parlement européen,

- vu l'article 122, paragraphe 5 de son règlement,

A. Considérant la situation des droits de l'Homme ne fait que se dégrader dans la région, notamment depuis les débuts de l'intervention des forces armées étrangères en Afghanistan et que le nombre d'attaques par des groupes extrémistes politiques et religieux n'ont fait que croître;

B.  Considérant que le pays est le théâtre de violences terroristes récurrentes, considérant qu'au total près de 2000 personnes ont été tuées en 2009, considérant qu'aux attaques des talibans pakistanais s'ajoutent des émeutes sociales et des affrontements interconfessionnels;

C. Considérant qu'après l'assassinat du gouverneur de Pendjab le 4 janvier dernier, le ministre pakistanais des minorités Shahbaz Bhatti a été assassiné le 2 mars dernier;

D. Considérant que les conditions du prêt de 11,3 milliards de dollars contracter par le Pakistan en 2008 auprès du FMI (le pays étant alors en situation de cessation de paiement) a encore aggravé la précarité et la pauvreté dans le pays avec, par exemple: réduction de 73% des dépenses d’éducation dans un pays où l’analphabétisme touche 55% de la population, mais aussi celles de la de santé, ou encore l'augmentation des tarifs d’électricité, la privatisation de plus d’un million d’hectares de terre et de plusieurs unités industrielles publiques;

E.  Considérant que cette situation à encore été accentuée par les conséquences de inondations d'août 2010 qui ont touché plus de 22 millions de personnes et crées plus de 5 millions de sans-abri, entrainant une des pires situations matérielle et humanitaire que le pays ait connu; considérant que la faiblesse de l'aide internationale envoyée n'a pas permis une reconstruction du pays, la population souffrant toujours des conséquences de cette catastrophe naturelle;

F.  Considérant qu'il est estimé que 85% des femmes souffrent d'abus, ceci incluant les violences psychologiques ou physiques; considérant que les violences domestiques, les viols, les mariages forcés constituent un problème grave et récurrent au Pakistan;

G. Considérant que les avocats, les défenseurs des droit de l'Homme, les opposants politiques et les syndicalistes reçoivent régulièrement des menaces et sont souvent en danger de mort; considérant que ces menaces sont particulièrement présentes pour les avocats qui défendent les affaires de blasphème;

 

1.  Condamne l'assassinat du ministre Shahbaz Bhatti et exprime ses condoléances à toutes les victimes des violences politiques, sociales et religieuses dans ce pays;

2.  Exprime de nouveau son attachement à la séparation de l'Eglise et de l'Etat comme un moyen de lutter contre les extrémismes religieux;

3.  Demande au gouvernement de garantir les droits de l'Homme énoncés dans la Constitution et la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, notamment son article 18, qui stipule que "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion" et son article 19 qui stipule que "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions" ;

4.  S'inquiète plus particulièrement de la situation des femmes au Pakistan et demande à ce que tout soit mis en œuvre pour garantir leur intégrité physique et morale;

5.  Rappelle que les droits de l'Homme incluent les dimensions sociale et économique notamment telles qu'énoncées dans l'article 23 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme "Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays"; déplore dans ce contexte que les politiques imposées par le FMI aient encore aggravé la situation au Pakistan;

6.  Se déclare fortement préoccupé par l'aggravation de la situation humanitaire depuis les inondations d'août 2010 et par l'insuffisance de l'aide apportée par la communauté internationale;

7.  Estime qu'un premier pas pour la reconstruction du pays pourrait être la mise en place d'un audit sur la dette en vu de son annulation;

8.  Charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et pour la politique de sécurité, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu'au gouvernement et au Parlement du Pakistan.

 

Última actualização: 8 de Março de 2011Advertência jurídica