Procédure : 2015/2285(INI)
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A8-0030/2016

Débats :

PV 24/02/2016 - 14
CRE 24/02/2016 - 14

Votes :

OJ 25/02/2016 - 21

Textes adoptés :

P8_TA(2016)0058

RAPPORT     
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22 février 2016
PE 572.914v02-00 A8-0030/2016

sur le semestre européen pour la coordination des politiques économiques: examen annuel de la croissance 2016

(2015/2285(INI))

Commission des affaires économiques et monétaires

Rapporteur: Maria João Rodrigues

Rapporteur pour avis(*): Jean Arthuis, commission des budgets

(*) Commission associée – article 54 du règlement

PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN

PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN

sur le semestre européen pour la coordination des politiques économiques: examen annuel de la croissance 2016

(2015/2285(INI))

Le Parlement européen,

–  vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), et notamment son article 121, paragraphe 2, son article 136 et son article 148,

–  vu l'article 9 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (clause sociale horizontale),

–  vu le règlement (UE) n° 1175/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 modifiant le règlement (CE) n° 1466/97 du Conseil relatif au renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques(1),

–  vu la directive 2011/85/UE du Conseil du 8 novembre 2011 sur les exigences applicables aux cadres budgétaires des États membres(2),

–  vu le règlement (UE) n° 1174/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 établissant des mesures d'exécution en vue de remédier aux déséquilibres macroéconomiques excessifs dans la zone euro(3),

–  vu le règlement (UE) n° 1177/2011 du Conseil du 8 novembre 2011 modifiant le règlement (CE) n° 1467/97 visant à accélérer et à clarifier la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs(4),

–  vu le règlement (UE) n° 1176/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques(5),

–  vu le règlement (UE) n° 1173/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la mise en œuvre efficace de la surveillance budgétaire dans la zone euro(6),

–  vu le règlement (UE) n° 473/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 établissant des dispositions communes pour le suivi et l'évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro(7),

–  vu le règlement (UE) n° 472/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres de la zone euro connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière(8),

–  vu les conclusions du Conseil européen des 25 et 26 mars 2010 et du 17 juin 2010, ainsi que la communication de la Commission du 3 mars 2010 intitulée "Europe 2020: Une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive" (COM(2010)2020),

–  vu la recommandation (UE) 2015/1184 du Conseil du 14 juillet 2015 relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l'Union européenne(9),

–  vu la décision (UE) n° 2015/1848 du Conseil du 5 octobre 2015 relative aux lignes directrices pour les politiques d'emploi des États membres pour 2015(10),

–  vu le règlement (UE) 2015/1017 du Parlement européen et du Conseil du 25 juin 2015 sur le Fonds européen pour les investissements stratégiques, la plateforme européenne de conseil en investissement et le portail européen de projets d'investissement et modifiant les règlements (UE) nº 1291/2013 et (UE) nº 1316/2013 – le Fonds européen pour les investissements stratégiques(11),

–  vu la communication de la Commission du 13 janvier 2015 intitulée "Utiliser au mieux la flexibilité offerte par les règles existantes du pacte de stabilité et de croissance" (COM(2015)0012),

–  vu sa résolution du 24 juin 2015 intitulée "Examen du cadre de gouvernance économique: bilan et enjeux"(12),

–  vu le rapport intitulé "Compléter l'Union économique et monétaire européenne" ("rapport des cinq présidents"),

–  vu la communication de la Commission du 21 octobre 2015 relative aux mesures à prendre pour compléter l'Union économique et monétaire (COM(2015)0600),

–  vu la communiqué des dirigeants du G20 dans le cadre du sommet d'Antalya des 15 et 16 novembre 2015,

–  vu la mise à jour par les services du Fonds monétaire international de l'évaluation de la durabilité pour le processus d'évaluation mutuelle du G20 sur les déséquilibres et la croissance (octobre 2015),

–  vu l'accord de la COP 21 adopté lors de la conférence de Paris sur le climat le 12 décembre 2015,

–  vu les prévisions économiques de l'automne 2015 de la Commission,

–  vu les études et analyses approfondies sur la coordination de la politique économique dans la zone euro dans le cadre du semestre européen, élaborées pour la commission des affaires économiques et monétaires (novembre 2015),

–  vu la communication de la Commission du 26 novembre 2015 sur l'examen annuel de la croissance 2016 (COM(2015)0690), le rapport sur le mécanisme d'alerte 2016 (COM(2015)0691) et le projet de rapport conjoint sur l'emploi (COM(2015)0700),

–  vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme d'appui à la réforme structurelle pour la période 2017-2020 et modifiant les règlements (UE) n° 1303/2013 et (UE) n° 1305/2013(COM(2015)0701),

–  vu sa résolution du 25 novembre 2015 sur les rescrits fiscaux et autres mesures similaires par leur nature ou par leur effet(13),

–  vu sa résolution du 17 décembre 2015 sur l'achèvement de l'Union économique et monétaire européenne(14),

–  vu la recommandation du Conseil sur la politique économique de la zone euro,

–  vu les discussions avec les représentants des parlements nationaux sur les priorités du semestre européen 2016,

–  vu le rapport 2015 de la Commission du 14 décembre 2015 sur les finances publiques dans l'Union économique et monétaire (UEM) (document institutionnel 014),

–  vu le débat organisé avec la Commission au Parlement européen sur les différents documents relatifs au semestre européen et à l'examen annuel de la croissance 2016,

–  vu l'article 52 de son règlement,

–  vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires et les avis de la commission des budgets, de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, ainsi que de la commission du développement régional (A8-0030/2016),

A.  considérant que la reprise économique dans l'Union européenne est en cours, mais qu'elle reste faible et inégale entre les États membres et au sein de ces derniers, et qu'elle repose en partie sur des facteurs temporaires et externes, notamment la faiblesse du prix du pétrole;

B.  considérant que certains États membres sont confrontés de manière persistante à des taux de croissance très faibles;

C.  considérant que la croissance économique mondiale ralentit dans le contexte des difficultés économiques et financières rencontrées par plusieurs économies émergentes, ce qui donne lieu à de nouveaux défis stratégiques auxquels l'Union doit s'adapter en conséquence;

D.  considérant que l'Europe est toujours confrontée à un déficit d'investissement significatif, qui affaiblit considérablement le potentiel de croissance à long terme de l'Union, alors que l'excédent de la balance courante de la zone euro continue de croître; que le niveau d'endettement public et privé demeure élevé dans de nombreux pays, même si les déficits de la balance courante ont été réduits; que plusieurs États membres devraient redoubler d'efforts pour mettre en œuvre des réformes structurelles valables;

E.  considérant que, bien que plusieurs États membres aient connu des baisses significatives de leur déficit de la balance courante et une réduction des coûts salariaux unitaires, la dette extérieure nette en pourcentage du PIB n'a pas diminué dans la plupart des États membres;

F.  considérant que le taux d'emploi s'améliore, mais qu'il n'est toujours pas suffisant pour véritablement faire reculer le chômage, notamment le chômage des jeunes et le chômage de longue durée, ou la pauvreté;

G.  considérant que l'Europe est une zone économique très dépendante des ressources importées par rapport à ses concurrents; que la construction d'une économie véritablement circulaire en Europe est donc une condition préalable à la croissance économique future;

H.  considérant que la crise de 2008 était non seulement de nature cyclique, mais aussi de nature structurelle, ce qui explique ses effets durables;

I.  considérant que la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux est la pierre angulaire de la croissance économique durable au sein du marché unique de l'Union;

J.  considérant que la fraude fiscale, l'évasion fiscale et la planification fiscale agressive ont entraîné des milliards de manque à gagner fiscal aux dépens des finances publiques de plusieurs États membres et au bénéfice de grandes entreprises, sapant ainsi le principe de solidarité entre les pays et la concurrence loyale entre les entreprises;

Dosage des politiques

1.  salue les différents documents composant l'examen annuel de la croissance 2016 et la proposition de dosage des politiques d'investissement, de réforme structurelle et de responsabilité budgétaire, visant à favoriser davantage une hausse des taux de croissance et à renforcer la relance européenne et une convergence vers le haut; souligne que des efforts nationaux majeurs en ce qui concerne la mise en œuvre de réformes structurelles, ainsi qu'une coordination européenne plus étroite, sont nécessaires pour parvenir à une reprise économique plus robuste et à une prospérité durable et largement partagée;

2.  salue l'assainissement des finances publiques, notamment la baisse progressive des ratios dette/PIB dans l'Union et la zone euro ainsi que le recul des déficits budgétaires nominaux; relève toutefois que les ratios de dette publique continuent à croître dans plusieurs États membres du fait de la faiblesse de la croissance nominale du PIB et de l'inflation, et qu'une procédure pour déficit excessif est encore en cours contre neuf États membres; signale que de nombreux États membres disposent d'une marge budgétaire limitée pour faire face à de nouveaux chocs économiques éventuels et qu'il convient dès lors d'envisager de renforcer la coordination européenne afin de favoriser un assainissement budgétaire sans nuire à la croissance;

3.  constate que la compétitivité mondiale de l'Union européenne reste un objectif majeur et signale l'importance des réformes structurelles, de l'investissement dans la recherche et développement, de l'efficacité des ressources, de l'innovation permettant d'accroître la productivité et d'une réduction des déséquilibres macroéconomiques; estime parallèlement que l'assombrissement des perspectives mondiales plaide également en faveur d'un renforcement de la demande intérieure afin de rendre l'économie européenne plus résiliente; craint notamment un éventuel ralentissement de la demande mondiale;

4.  estime qu'il convient de s'attaquer aux déséquilibres macroéconomiques dans le cadre d'un effort coordonné faisant intervenir tous les États membres et s'appuyant sur des réformes et des investissements pertinents; souligne que chaque État membre doit s'acquitter de ses propres responsabilités dans ce contexte; relève que des excédents élevés de la balance courante indiquent la possibilité d'un renforcement de la demande intérieure; souligne que des niveaux élevés d'endettement public et privé donnent lieu à une grande vulnérabilité et que des politiques budgétaires responsables et un taux de croissance plus élevé sont nécessaires pour les réduire plus rapidement;

5.  appelle de ses vœux un redoublement des efforts visant à soutenir la reprise économique, à encourager la convergence vers les États les plus performants et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques, notamment en augmentant la productivité et en soutenant l'investissement;

6.  est encouragé par les modestes améliorations constatées dans les indicateurs relatifs au marché du travail, tout en reconnaissant que les divergences entre les États membres demeurent marquées et que le chômage reste à un niveau inacceptable; souligne la nécessité de s'appuyer sur les récentes embellies en améliorant également la qualité des emplois créés et leur productivité; demande que davantage d'efforts soient déployés pour renforcer l'investissement dans les compétences, rendre les marchés du travail plus inclusifs, créer des emplois de qualité et réduire la pauvreté, l'exclusion sociale et les inégalités croissantes en matière de revenus et de patrimoine, tout en maintenant la discipline budgétaire; souligne que les indicateurs relatifs à l'emploi devraient bénéficier du même statut que les indicateurs actuels, ce qui permettrait de déclencher une analyse en profondeur, afin d'éviter une approche du type "deux poids, deux mesures", et qu'ils devraient être dûment pris en compte dans la politique de l'Union et les orientations adressées aux États membres;

7.  salue le renouvellement des lignes directrices intégrées "Europe 2020" et demande le renforcement du rôle de la stratégie Europe 2020 pour ce qui est de l'orientation du semestre européen, conformément aux objectifs du traité et à la législation applicable, et de la prévention de la récurrence des crises de la dette souveraine; souligne qu'il importe de disposer de politiques et d'instruments ambitieux afin de garantir que l'Europe tire le meilleur parti des transitions énergétique et numérique, grâce aussi à un investissement suffisant dans la RDI et les compétences, afin de réduire le retard de l'Europe par rapport à ses principaux concurrents mondiaux sur le plan de la productivité totale des facteurs; estime qu'il est essentiel de lutter contre les inégalités économiques, car elles font obstacle à la croissance économique durable; invite la Commission à aborder les réformes de la fiscalité environnementale dans les recommandations par pays, également sous l'angle de la responsabilité budgétaire; préconise un suivi systématique et global de la convergence vers les États les plus performants en ce qui concerne les objectifs de la stratégie Europe 2020;

Investissement

8.  demande que le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) soit exploité au maximum de ses possibilités afin de soutenir des projets stratégiques qui, sans cela, ne seraient pas financés, conformément à son mandat; invite les États membres et le FEIS à associer étroitement les autorités locales et régionales au développement de réserves de projets et de plateformes d'investissement avec l'aide de la plateforme européenne de conseil en investissement et du portail européen de projets d'investissement; souligne également qu'il importe de réaliser des synergies entre le FEIS et les Fonds structurels et d'investissement européens (fonds ESI);

9.  invite la Commission et les États membres à exploiter tout le potentiel des fonds ESI, conformément à la stratégie Europe 2020, afin de renforcer la cohésion et d'atténuer les divergences sur le marché unique, en permettant à toutes les régions de développer leurs avantages concurrentiels et en facilitant des investissements privés supplémentaires; estime que ces investissements devraient être au service d'une politique industrielle cohérente et accorder une attention particulière à la création d'emplois de qualité, notamment pour les jeunes; souligne le besoin de capacités administratives suffisantes, d'un rôle actif des régions et d'une meilleure coordination à tous les niveaux d'administration et entre ces niveaux; demande que d'autres mesures politiques éventuelles soient envisagées pour réduire le déficit d'investissement dans l'Union;

10.  a conscience du processus de réduction du levier d'endettement en cours dans le secteur privé; souligne que le taux d'investissement en Europe est bien inférieur à celui de la période antérieure à la crise; signale dans ce contexte qu'il importe de mettre en œuvre rapidement l'Union bancaire et une réforme bancaire structurelle, et qu'il importe également de favoriser les prises de participation dans les PME grâce à l'union des marchés de capitaux; demande que le FEIS et le programme COSME soient exploités au maximum afin d'améliorer l'accès des PME au financement; estime qu'une plus grande prévisibilité réglementaire au sein du marché unique améliorerait la confiance des investisseurs;

11  souligne la nécessité d'un renforcement des investissements dans le capital humain, notamment l'éducation et l'innovation, également dans le contexte des réformes du marché du travail; souligne la nécessité d'améliorer les systèmes nationaux d'éducation, de formation professionnelle et d'apprentissage tout au long de la vie et de les adapter aux nouvelles exigences du marché du travail de l'Union en matière de compétences et de connaissances; souligne que cette démarche favorisera l'innovation, facteur clé de la croissance, de la productivité et de la compétitivité; invite, dans ce contexte, les États membres à améliorer la productivité des investissements publics;

12.   salue les profils d'investissement propres à chaque pays qui recensent quelques-uns des principaux obstacles à l'investissement dans chacun des États membres; invite la Commission et les États membres à associer tous les niveaux d'administration et les parties prenantes au recensement des obstacles aux investissements, en se concentrant particulièrement sur le marché intérieur, la mollesse de la demande intérieure et les réformes structurelles, ainsi que sur la mise à disposition d'instruments adéquats combinant des financements publics et privés; signale l'importance de niveaux élevés d'investissements productifs pour un processus de rattrapage économique soutenu entre les États membres; note qu'il convient de trouver dans chaque pays un équilibre approprié entre les dépenses courantes, la viabilité à long terme des finances publiques et l'investissement dans le potentiel de croissance économique, et que le marché unique et les instruments européens tels que le FEIS et les fonds ESI ont un rôle important à jouer pour ce qui est de soutenir un niveau sain d'investissement; souligne que la faiblesse des niveaux d'investissement public dans la recherche et l'innovation dans plusieurs États membres pourrait les faire tomber encore un peu plus dans le piège du revenu moyen;

Réformes structurelles

13.  estime qu'après une longue période d'ajustement macroéconomique, il conviendrait de mettre l'accent sur les réformes structurelles et sur les investissements destinés à renforcer le potentiel de croissance fondé sur les emplois de qualité et la productivité, à favoriser des systèmes de protection sociale équitables, solides, efficaces et soutenables d'un point de vue budgétaire et à faciliter une transition durable des économies des États membres vers une utilisation plus efficace des ressources;

14.  appelle de ses vœux des réformes durables sur les marchés des produits, des services et du travail, ainsi que des régimes de retraite, et une amélioration de la réglementation qui favorise l'innovation, la création d'emplois, le bien-être et la concurrence équitable, sans affaiblir la protection des consommateurs;

15.  souligne l'importance d'une utilisation plus efficace des ressources et de l'énergie, notamment par le développement de l'économie circulaire; souligne qu'il importe de développer davantage une véritable Union de l'énergie, basée sur la solidarité, l'efficacité et la diversité, sans ignorer les sources d'énergie locales, y compris les énergies renouvelables; invite la Commission à faire figurer ces préoccupations dans les recommandations par pays lorsqu'elles concernent en particulier la compétitivité et la croissance durable;

16.  demande instamment que d'autres mesures soient prises pour stimuler la création d'emplois de qualité et de marchés du travail résilients et moins segmentés; souligne l'importance de systèmes de protection sociale durables et efficaces; rappelle qu'un des facteurs clés permettant de préserver la viabilité des régimes de retraite consiste à assurer un taux d'emploi élevé;

17.  insiste sur la nécessité d'une administration publique moderne, efficace, démocratique et ouverte aux citoyens, à tous les niveaux de gestion, ainsi que de règles efficaces et transparentes en matière de marchés publics; souligne qu'il convient de prendre de nouvelles mesures en direction d'une véritable administration en ligne dans et entre les États membres; demande à la Commission et aux États membres de recenser et de corriger les insuffisances de leurs administrations respectives, qui pourraient se révéler préjudiciables dans des situations de crise;

18.  demande un allégement plus significatif de la fiscalité du travail, qui devra être décidé au niveau national, tout en assurant la viabilité des systèmes de protection sociale;

19.  prend acte de la proposition d'un programme d'appui à la réforme structurelle, destinée à renforcer la mise en œuvre de réformes favorables à la croissance dans les États membres, qui sera adoptée dans le cadre de la procédure législative ordinaire; rappelle que c'est aux États membres qu'il incombe de mettre en œuvre les réformes structurelles;

Responsabilité budgétaire

20.  rappelle la nécessité de politiques budgétaires responsables et favorables à la croissance, assurant un niveau d'endettement supportable et tenant compte du cycle économique et des déficits d'investissement, tout en respectant les droits sociaux des citoyens; rappelle que le niveau d'endettement très élevé de certains États membres constitue un risque considérable en cas de futurs chocs éventuels dans la zone euro; souligne que les pays affichant des ratios dette/PIB élevés devront redoubler d'efforts afin d'accroître la résilience des finances publiques et de stimuler la croissance, ce en vue de ramener ces ratios sur une trajectoire descendante et viable;

21.  insiste sur la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance, tout en utilisant pleinement les clauses de flexibilité existantes, conformément à la communication de la Commission du 13 janvier 2015 (COM(2015)0012), entre autres pour favoriser les investissements et les réformes structurelles et faire face aux menaces sécuritaires et à l'afflux de réfugiés;

22.  insiste sur la nécessité d'améliorer le recouvrement de l'impôt, de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales, de prendre des mesures contre la planification fiscale agressive et les paradis fiscaux, ainsi que d'améliorer la coordination des politiques fiscales au sein de l'Union; demande que les régimes fiscaux soient efficaces et transparents afin d'accroître le recouvrement de l'impôt, de prévenir l'évasion fiscale et de lutter contre la criminalité organisée; estime, par conséquent, que les autorités fiscales et douanières devraient disposer de ressources humaines, matérielles et financières suffisantes;

23.  soutient tous les efforts rationnels et adaptés aux pays concernés destinés à améliorer la qualité, l'efficacité et le caractère favorable à la croissance des dépenses publiques, notamment en abandonnant les dépenses non productives en faveur d'investissements renforçant la croissance, mais sans compromettre la fourniture essentielle des services publics et sociaux;

Accent particulier sur la zone euro

24.  salue la recommandation concernant la politique économique de la zone euro, présentée par la Commission six mois avant les recommandations par pays, estimant qu'il s'agit d'un pas vers l'approfondissement de la coordination des politiques à la suite du rapport des cinq présidents et des résolutions du Parlement européen sur le sujet;

25.  insiste sur le fait que, malgré son haut niveau d'interdépendance et sa politique monétaire unique, la zone euro est une entité économique au sein de laquelle la convergence vers les États les plus performants doit être promue et soutenue par une coordination plus étroite des politiques nationales; souligne qu'il importe que tous les gouvernements nationaux renforcent leur action afin de procéder, sur leur territoire, aux réformes économiques et aux investissements requis pour réduire les déséquilibres macroéconomiques et prévenir les répercussions négatives des politiques nationales sur les autres États membres; appelle dès lors de ses vœux une évaluation approfondie de ces déséquilibres macroéconomiques et répercussions afin de compléter l'évaluation des vulnérabilités spécifiques à chaque pays et le dialogue macroéconomique; demande instamment que la recommandation pour la zone euro et les recommandations par pays soient pleinement cohérentes;

26.  se félicite de l'attention accrue accordée à l'orientation budgétaire globale de la zone euro, laquelle ne doit pas détourner l'attention des responsabilités incombant à chaque État membre; rappelle que, dans le cadre de la procédure pour déficit excessif, un déficit budgétaire dans un État membre ne peut pas être compensé par un excédent budgétaire dans un autre; préconise un suivi régulier permettant de déterminer si l'orientation budgétaire globale est opportune compte tenu du déficit d'investissement existant;

27.  soutient la recommandation préconisant d'individualiser les efforts budgétaires devant être déployés par chaque État membre en tenant compte de leurs positions respectives à l'égard des exigences du pacte de stabilité et de croissance et des besoins en matière de stabilité, ainsi que des effets d'entraînement ; relève que cela signifie que de nombreux États membres doivent mener un assainissement budgétaire favorable à la croissance; constate par ailleurs que certains États membres ont conforté leur marge budgétaire vis-à-vis des exigences du pacte de stabilité et de croissance et que cette marge pourrait être utilisée dans le contexte actuel pour contribuer à soutenir l'économie nationale;

28.  relève que, bien que l'important excédent de la balance courante de la zone euro constitue un signe encourageant de compétitivité externe de la zone euro, son niveau actuel traduit aussi un manque d'investissement en son sein, qui s'accompagne d'effets néfastes pour la croissance et l'emploi; estime que, pour la croissance durable de la zone euro, ainsi que d'un point de vue mondial, il serait préférable que la demande intérieure soit plus forte; est conscient que l'excédent de la balance courante de certains États membres s'accompagne de retombées positives tout au long de la chaîne de valeur, qui peuvent profiter à certains autres États membres de diverses manières; reconnaît également le rôle de la monnaie unique en ce qu'elle aide les pays les plus compétitifs à maintenir des excédents élevés par rapport au reste du monde; se félicite de la constatation faite dans les prévisions d'hiver 2016 de la Commission selon laquelle la croissance économique dans certains États membres en 2015 a été tirée principalement par la demande intérieure; estime qu'il est essentiel que les États membres affichant les excédents de la balance courante les plus élevés continuent à stimuler leur demande intérieure, dans leur propre intérêt et dans l'intérêt général; invite, dans le même temps, les États membres moins compétitifs à procéder de manière effective à des réformes structurelles et à des investissements de qualité afin de moderniser leurs économies et de créer un climat des affaires propice aux investissements à long terme, conformément à la stratégie Europe 2020; estime qu'il s'agit d'une manière de réduire les déséquilibres macroéconomiques au sein des États membres bien meilleure que la dévaluation interne, qui affaiblit la demande et ralentit la croissance économique dans l'ensemble de la zone euro;

29.  insiste sur la nécessité d'encourager une véritable convergence économique et sociale portée par des améliorations de la productivité et des facteurs autres que le coût; souligne qu'il importe que tous les États membres mettent en œuvre de manière effective des réformes structurelles, améliorent la qualité des dépenses publiques et disposent d'une capacité d'investissement suffisante, afin de permettre une croissance équilibrée et durable, qui est également essentielle pour réduire les ratios dette/PIB; reconnaît que le niveau élevé d'endettement public et privé réduit considérablement la capacité d'investissement et, partant, freine la croissance;

30.  rappelle que la fixation des salaires relève de négociations collectives autonomes et invite les acteurs concernés à garantir une évolution des salaires à la fois responsable et favorable à la croissance, qui corresponde aux gains de productivité; invite en particulier les acteurs concernés des pays affichant des déficits de la balance courante ou qui sont proches de l'équilibre à poursuivre leurs efforts visant à améliorer la productivité et à maintenir la compétitivité; demande dans le même temps aux acteurs concernés des pays enregistrant des excédents élevés d'utiliser l'excédent d'épargne pour soutenir la demande intérieure et l'investissement;

31.  appelle de ses vœux des mesures permettant d'éviter un nivellement par le bas des normes fiscales et sociales, qui mène à un accroissement des inégalités; rappelle la nécessité de maintenir la compétitivité internationale en se fondant sur la productivité et la convergence vers le haut; se félicite de l'attention accrue accordée à trois indicateurs relatifs à l'emploi dans le tableau de bord des déséquilibres macroéconomiques et demande à la Commission de les mettre sur un pied d'égalité avec les autres; estime également qu'il convient de tenir dûment compte, dans les orientations politiques, de l'analyse du tableau de bord existant des indicateurs-clés relatifs à l'emploi et aux aspects sociales et des indicateurs pertinents relatifs à l'efficacité des ressources;

32.   prend acte des conclusions du Conseil européen de décembre 2015 sur l'Union économique et monétaire et demande à la Commission de commencer à élaborer les mesures à plus long terme dans les plus brefs délais;

Un semestre européen plus efficace doté d'une responsabilité démocratique plus forte

33.  déplore la mauvaise mise en œuvre des recommandations par pays et estime que, pour l'améliorer, il est nécessaire de mieux définir au niveau européen des priorités clairement coordonnées, de favoriser un véritable débat public et de renforcer la volonté politique et l'engagement à l'échelon national, ce qui conduirait à davantage de pertinence et d'appropriation au niveau national; salue, à cet égard, les visites rendues par les membres de la Commission dans les États membres afin d'examiner le processus du semestre européen et les documents connexes;

34.  demande que le juste équilibre soit trouvé entre la volonté de formuler des recommandations par pays axées sur les grandes priorités et de veiller à ce que ces recommandations abordent tous les enjeux stratégiques, y compris la nécessité de prévenir la récurrence des crises de la dette souveraine, ainsi que la nécessité d'accroître la compétitivité, la croissance et l'emploi, en tenant compte des objectifs de la stratégie Europe 2020;

35.  salue le débat organisé, le 15 décembre 2015, en séance plénière avec les présidents de la Commission et de l'Eurogroupe sur le projet de recommandation sur la zone euro et demande que ce type de débats en plénière devienne une composante régulière du semestre européen; estime que de tels débats renforcent et complètent le dialogue démocratique existant, notamment le dialogue économique, en contribuant à renforcer la responsabilité du pouvoir exécutif;

36.  souligne que le Conseil européen de printemps devrait rester le moment privilégié pour définir les priorités politiques; salue la discussion tenue en plénière avec la Commission sur les priorités de l'examen annuel de la croissance avant et après son adoption; rappelle que la définition de la politique économique à la suite des recommandations adressées par le Conseil aux États membres constitue un acte d'exécution qui doit être soumis au contrôle démocratique du Parlement européen et faire l'objet d'un débat en son sein; invite, dès lors, le Conseil à adopter les recommandations relatives à la zone euro et les conclusions sur les différents documents composant l'examen annuel de la croissance une fois que le Parlement aura pu faire part de son avis sur celles-ci; affirme sa volonté d'examiner rapidement ces documents et d'arrêter sa position bien avant le Conseil européen de printemps; se félicite de l'invitation adressée au Parlement européen proposant que son Président exprime sa position devant le Conseil européen de printemps; fait également observer que, conformément au traité, le Parlement européen doit être informé lorsque le Conseil a adopté des recommandations et doit également être informé des résultats de la surveillance multilatérale;

37.  souligne qu'il importe que les parlements nationaux examinent les rapports par pays et les recommandations par pays et se prononcent sur les programmes nationaux de réforme et sur les programmes nationaux de convergence ou de stabilité; invite les États membres à associer, de manière structurée, les partenaires sociaux, les autorités locales et régionales et d'autres parties concernées, en tirant parti de la publication précoce des rapports par pays; souligne le rôle irremplaçable joué par les partenaires sociaux dans la fixation des salaires et le rôle essentiel qu'ils devraient jouer dans les débats économiques dans leur ensemble, notamment lorsqu'il s'agit de promouvoir la productivité; appelle en outre de ses vœux une coopération plus étroite des parlements nationaux avec le Parlement européen;

38.  prie instamment la Commission d'engager des négociations sur un accord interinstitutionnel portant sur la gouvernance économique; insiste pour que cet accord interinstitutionnel garantisse, dans le cadre des traités, que la structure du semestre européen permette un contrôle parlementaire régulier et efficace de ce processus, en particulier en ce qui concerne les priorités de l'examen annuel de la croissance et les recommandations relatives à la zone euro;

Politique budgétaire

39.  déplore l'absence de levier satisfaisant du fait de la taille limitée du budget européen, et regrette qu'il soit impossible de modifier le régime de ressources propres et que les prévisions économiques, les priorités de politique économique et les procédures budgétaires annuelles et pluriannuelles n'aient aucune cohérence entre elles;

40.  fait remarquer que le budget de l'Union contribue directement à la réalisation de deux des trois objectifs de l'examen annuel de la croissance 2016 (relancer l'investissement, poursuivre les réformes structurelles et mener des politiques budgétaires responsables, sincères et à la hauteur des engagements politiques annoncés); se félicite de la proposition de la Commission tendant à utiliser des fonds de l'Union pour financer une assistance technique à l'appui des réformes structurelles;

41.  estime que le budget de l'Union pourrait contribuer à soulager les budgets nationaux et accompagner les efforts d'assainissement budgétaire en fournissant des ressources propres et en rationalisant les dépenses; est convaincu que la diversification des formes de gestion des fonds publics au niveau de l'Union permettrait de réaliser des économies d'échelle et, partant, de réduire les dépenses, par exemple dans les domaines diplomatique et militaire, sans toutefois remettre en cause le principe de gestion partagée, particulièrement pour les fonds structurels;

42.  rappelle l'illégalité que constitue un budget de l'Union en déficit; relève que les États membres se servent du budget de l'Union comme d'une variable d'ajustement des budgets nationaux;

43.  souligne qu'une intégration plus poussée au sein de la zone euro est indispensable pour parachever l'UEM et que l'union budgétaire est l'une des pierres angulaires du bon fonctionnement de l'euro;

44.  demande, en ce qui concerne la position du Parlement au sujet de la zone euro et de sa capacité budgétaire, que soient prises en compte les conclusions du rapport d'initiative sur la capacité budgétaire de la zone euro, qui sera élaboré au cours de l'année 2016;

45.  demande à la Commission de procéder à la révision du cadre financier pluriannuel (CFP) prévue dans l'accord politique conclu au mois de juin 2013 entre le Parlement, la Commission et le Conseil; souligne que le caractère inadéquat de l'actuel CFP a été mis en évidence par les crises financière et humanitaire qui ont frappé l'Union entre 2009 et 2014; souligne également la nécessité d'une réforme ambitieuse de la programmation financière de l'Union qui tienne dûment compte des objectifs, du financement et de la durée des instruments disponibles;

Politiques de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

46.  souligne que si l'on souhaite que la réforme de la législation sur les déchets et le plan d'action sur l'économie circulaire fassent progresser la transition de l'économie européenne vers un modèle circulaire, il est essentiel d'intégrer au semestre européen les recommandations pertinentes de manière à renforcer la compétitivité, à créer des emplois et à générer une croissance durable; préconise d'intégrer les principes de l'économie circulaire dans les recommandations par pays;

47.  rappelle qu'il est essentiel d'adopter un cadre fiscal qui récompense la mise en œuvre de politiques durables et qui soit conforme au principe du "pollueur-payeur", de façon à envoyer les signaux adéquats encourageant les investissements dans l'efficacité des ressources, la modernisation des procédés de production et la fabrication de produits plus facilement réparables et plus durables; rappelle qu'il faut supprimer progressivement les subventions préjudiciables à l'environnement, notamment celles soutenant les énergies fossiles, et déplacer la charge fiscale pesant sur le travail vers la pollution environnementale;

48.  estime qu'il importe d'évaluer l'efficacité et la viabilité des systèmes de santé dans le cadre du semestre européen, de promouvoir une transition vers une approche axée sur les résultats et de mettre l'accent sur la prévention des maladies et la promotion de la santé; demande à la Commission de mettre au point, avec l'ensemble des parties prenantes, des outils permettant de contrôler les résultats en matière de santé, de mesurer l'accès aux soins de santé de qualité et de promouvoir la transparence des coûts de la recherche médicale en vue de réduire les divergences sociales et les inégalité de santé entre les États membres et au sein de ceux-ci; invite la Commission à prendre en compte, dans les recommandations par pays, les effets à long terme sur la santé et le budget des mesures relatives aux programmes de prévention;

49.  insiste sur l'importance de la viabilité du secteur de la santé, lequel joue un rôle primordial dans l'économie globale puisqu'il représente 8 % de la main-d'œuvre totale et 10 % du PIB de l'Union, et souligne qu'il importe que tous les citoyens puissent bénéficier d'un accès égal aux services de santé, dans la mesure où la santé est un facteur essentiel de stabilité, de durabilité et de la poursuite du développement des États membres et de leur économie;

Politiques régionales

50.  prend acte de l'importance des investissements de l'Union en faveur des régions moins développées et note qu'il importe de garantir leur capacité à attirer d'autres investissements afin de promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale;

51.  constate qu'il existe des liens entre les objectifs du processus du semestre européen et la programmation des fonds ESI pour la période 2014-2020, qui ont été pris en compte dans les accords de partenariat; estime dès lors qu'à la suite de la réforme pour la période 2014-2020, les instruments de la politique de cohésion pourraient jouer un rôle de première importance dans la mise en œuvre des recommandations par pays concernées, et contribuer ainsi aux réformes structurelles, à la réalisation des objectifs stratégiques de l'Union et à la mise en œuvre effective des accords de partenariat; souligne cependant que les programmes et les objectifs établis dans le cadre des fonds ESI sont de nature pluriannuelle et s'inscrivent dans une perspective de longue durée, contrairement au cycle annuel du semestre européen, et qu'il y a lieu d'assurer une coordination entre les priorités de l'Union et les besoins nationaux, régionaux et locaux;

o

o  o

52.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, aux parlements nationaux et à la Banque centrale européenne.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Le présent rapport représente la contribution du Parlement européen à la définition des priorités de politique économique pour le processus du semestre européen 2016 de coordination des politiques, en réponse à l'examen annuel de la croissance de la Commission et aux documents associés, qui incluent un projet de recommandation pour la politique économique de la zone euro. Parallèlement, des rapports sur l'emploi et les volets sociaux, ainsi que sur les aspects du semestre européen relatifs au marché unique, sont également en cours de rédaction. Ces trois rapports feront l'objet de discussions avec la Commission et le Conseil en préparation au Conseil européen de printemps.

Cette discussion devrait être encadrée et menée par les institutions de façon à renforcer le caractère démocratique de la gouvernance économique européenne, dans l'attente de l'accord interinstitutionnel demandé dans le rapport des cinq présidents(15).

Le présent rapport vise à stimuler le débat à l'échelon européen, avec la participation des parlementaires nationaux, des partenaires sociaux et de la société civile, sur trois grandes questions:

•  Quelle combinaison de politiques budgétaires, monétaires et structurelles l'Union européenne devrait-elle mettre en œuvre au cours des 12 à 18 prochains mois?

•  Comment renforcer la coordination des politiques au niveau de la zone euro?

•  Comment rendre plus démocratique le processus de prise de décision concernant les priorités et recommandations du semestre européen et comment assurer une mise en œuvre plus complète des recommandations?

Rééquilibrer le dosage des politiques pour une reprise plus forte

L'Union européenne sort d'une longue crise économique qui a causé de graves difficultés sociales et érodé le potentiel de croissance économique. Dans le même temps, elle est confrontée à de nouveaux défis, notamment la menace terroriste, l'instabilité géopolitique dans son voisinage et un afflux de demandeurs d'asile d'une ampleur sans précédent. L'Union européenne se doit de développer les moyens de faire face à ces défis afin de garantir sa légitimité politique.

Les citoyens aspirent à une reprise économique plus forte, qui crée des emplois de qualité et restaure l'égalité des chances. De même, nous souhaitons tous vivre dans un environnement propre et bénéficier des possibilités offertes par la révolution numérique et les autres innovations technologiques. Nous sommes cependant confrontés à des difficultés à plus long terme, comme le changement climatique, la robotisation, la fragmentation des tâches au travail, les bouleversements démographiques et une évolution en cours vers un monde multipolaire.

Le dosage des politiques économiques à mettre en œuvre en 2016 par l'Union, par la zone euro et par les États membres doit impérativement renforcer la reprise économique récente tout en tenant compte des difficultés structurelles et en contribuant à une stratégie à long terme pour une croissance durable. La stratégie "Europe 2020"(16) a fait l'objet d'un examen à mi-parcours et a été reconfirmée par le Parlement européen(17) et la Commission(18) en tant que cadre général pour construire une croissance intelligente, durable et inclusive en Europe. Ses lignes directrices intégrées ont également été renouvelées au début de cette année.

Pour que cette stratégie puisse être efficace et réaliste, il est essentiel que les priorités convenues et les recommandations formulées dans le cadre du semestre européen soient parfaitement cohérentes avec celle-ci et axées sur sa mise en œuvre.

La première partie de ce rapport s'attache à définir le contenu exact du dosage des politiques. La rapporteure est d'avis que, dans la conjoncture économique actuelle, le "triangle vertueux" de l'investissement, de la responsabilité budgétaire et de la réforme structurelle mis en avant par la Commission européenne, devrait être élargi pour former un carré robuste dont la demande intérieure forme le quatrième côté.

Le renforcement de la demande intérieure nécessite un investissement plus important de la part des secteurs public et privé, bien au-delà du plan d'investissement pour l'Europe présenté par la Commission en 2014. Le lent processus de désendettement rend tout nouvel investissement difficile, car de nombreux gouvernements, institutions financières, entreprises et foyers s'efforcent principalement de réduire leurs anciennes dettes, ce qui est naturellement plus difficile dans un contexte de faible croissance et de faible inflation. Il est donc nécessaire d'accorder une plus grande attention aux moyens d'accélérer le désendettement et de réaliser de nouveaux investissements judicieux en vue de soutenir une croissance durable et inclusive. En l'espèce, un environnement réglementaire efficace et une administration publique performante sont tout aussi importants.

La demande intérieure à court terme et le potentiel de croissance à long terme pourraient se renforcer si la prospérité actuelle était partagée plus équitablement, c'est-à-dire si les inégalités en matière de revenu et de richesse étaient réduites. L'OCDE, le FMI et d'autres institutions ont indiqué à de nombreuses reprises au cours des dernières années que les politiques de redistribution jouent un rôle important en faveur de la croissance durable, y compris sur un plan purement économique.

La stimulation du potentiel de croissance en réduisant les inégalités est une action conforme au principe de responsabilité et implique, pour le volet recettes, un recouvrement plus efficace de l'impôt et la lutte contre la fraude fiscale, ainsi qu'un impôt sur le revenu progressif et un transfert plus important de la taxation pesant sur le travail vers la richesse, les revenus du capital, les transactions financières et la pollution. Cette stratégie doit être associée à une dépense publique efficace, en particulier des investissements sociaux de qualité comme l'enseignement, l'aide à l'enfance, la santé et une protection sociale adaptée qui responsabilise et autonomise les gens tout au long de leur vie. Le développement des infrastructures, les investissements dans l'efficacité énergétique et la création d'entreprises ont également besoin d'un soutien public.

En outre, notre interprétation des "réformes structurelles" doit évoluer, en tenant compte des expériences passées et des défis à venir. Le concept de "réformes structurelles" a longtemps été associé principalement à la réduction du rôle de l'État dans l'économie et à la volonté de rendre les marchés plus flexibles. Malheureusement, non seulement cela n'a pas toujours conduit à une amélioration de la productivité, mais cela a contribué aux pressions déflationnistes et à la hausse des inégalités.

Il est temps de passer à une "deuxième génération" de réformes structurelles dont les principaux objectifs seraient le renforcement du potentiel de croissance moyennant un taux d'emploi et une productivité plus élevés, la promotion de systèmes de protection sociale équitables et soutenables, et la réduction des inégalités sociales afin de restaurer l'égalité des chances. La récente proposition de programme de soutien aux réformes structurelles devrait également en tenir compte.

Approfondir la gouvernance de l'UEM à des fins de stabilité et de convergence

Depuis le déclenchement de la crise de l'euro 2010, les gouvernements et institutions de l'Union ont pris des mesures importantes pour préserver l'intégrité de la zone euro, mais il reste beaucoup à faire pour renforcer la résilience de notre union économique et monétaire, comme l'explique le rapport des cinq présidents. Il importe de renforcer la coordination des politiques économiques et sociales dans la zone euro. Cela nécessite avant tout une compréhension profonde de la position budgétaire globale de la zone euro et une vue d'ensemble des déséquilibres macroéconomiques et macrosociaux. Dans ce contexte, la présentation anticipée du projet de recommandation sur la politique économique de la zone euro est la bienvenue.

Dans son évaluation globale des projets de plans budgétaires 2016 pour la zone euro, la Commission conclut que, en maintenant un équilibre entre les objectifs de soutenabilité de la dette et de stabilisation économique anticyclique, "l'orientation budgétaire plutôt neutre de l'ensemble de la zone euro attendue l'an prochain semble globalement appropriée, lorsque l'on tient également compte du niveau historiquement bas des taux d'intérêt et du fort excédent extérieur, signe d'un certain besoin de soutenir la demande." Parallèlement, elle souligne également "une tendance encore insuffisante des États membres qui disposent d'une marge de manœuvre budgétaire à faire usage de celle-ci"(19).

En ce qui concerne les déséquilibres macroéconomiques, le rapport sur le mécanisme d'alerte 2016 relève que l'excédent actuel des comptes courants de la zone euro devrait s'élever à environ 390 milliards d'euros, soit 3,7 % du PIB. Ceci est considéré comme "supérieur à ce que laissent penser les fondamentaux, en raison d'un certain nombre d'inefficacités et de la timidité de la demande intérieure". Alors que le solde épargne-investissements devrait être globalement équilibré dans la zone euro, l'excédent actuel des comptes courants signifie qu'une épargne excessive n'est pas redirigée vers l'économie nationale. La part des investissements dans le PIB de la zone euro était de 19,8 % au 2e trimestre 2015, soit bien en dessous de la moyenne de 22,1 % pour la période 1998-2007(20).

Selon la rapporteure, cette analyse montre clairement la nécessité d'une hausse de l'investissement, en particulier dans un contexte de taux d'intérêt bas. Le caractère soutenable de cet investissement revêt une importance cruciale, étant donné les niveaux élevés d'endettement public et privé. Les retards d'investissement évidents doivent être rattrapés pour éviter la détérioration du capital utile existant (immobilisations et capital humain), tandis que de nouveaux investissements doivent être soigneusement planifiés, en ciblant l'innovation, l'utilisation efficace des ressources, un enseignement de qualité et la création d'emplois de qualité.

Cela dit, la zone euro se trouve dans une situation paradoxale: Les pays disposant de la plus grande marge de manœuvre budgétaire comptent parmi ceux qui obtiennent les meilleurs résultats en matière d'économie et d'emploi. Leurs multiplicateurs budgétaires sont donc plus bas, ce qui explique en partie leur réticence à augmenter l'investissement public. D'autre part, les pays affichant des multiplicateurs budgétaires plus élevés (en raison d'une faible croissance, d'un taux de chômage élevé et d'importants retards d'investissement) disposent d'une marge de manœuvre budgétaire limité au vu des règles du pacte de stabilité et de la dette souveraine préexistante. Ceci limite considérablement les perspectives de convergence économique réelle et de réalisation des objectifs du traité en matière de croissance équilibrée et durable.

Une des clés permettant de résoudre ce paradoxe serait probablement une volonté accrue de la part des pays disposant d'une marge de manœuvre budgétaire d'en tirer pleinement parti, en tenant compte des répercussions positives sur l'ensemble de la zone euro. Une autre solution consisterait à améliorer les conditions financières des autres pays en matière d'investissement, de réforme et de convergence, en complétant l'union bancaire et en développant des instruments visant à compléter les capacités budgétaires.

Renforcer la démocratie pour plus de responsabilité, de pertinence et d'efficacité

Le semestre européen 2016 est divisé en une partie européenne, dont le grand moment sera le Conseil européen de printemps, et une partie nationale, qui commencera par la publication des rapports par pays. Un débat démocratique poussé et une forte implication des partenaires sociaux sont nécessaires dans ces deux parties pour que les priorités et recommandations soient pertinentes, acceptées et suivies d'effet.

Sur le plan pratique, cela demande notamment un débat du Parlement européen avec la Commission et le président de l'Eurogroupe sur le projet de recommandation pour la zone euro, ainsi qu'un dialogue renforcé entre le Parlement et le Conseil avant que ce dernier n'adopte cette recommandation et ses conclusions sur le paquet EAC. Le débat conjoint des parlementaires européens et nationaux avec la Commission les 16 et 17 février 2016 représente également un moment important. Le Parlement européen participera également au semestre européen par des débats avant et après la présentation de l'EAC, avant et après le Conseil européen de printemps et par une évaluation définitive de la mise en œuvre du semestre européen.

À l'échelon national, les débats parlementaires approfondis avec les membres de la Commission et les gouvernements nationaux, basés sur la recommandation pour la zone euro (le cas échéant), les conclusions du Conseil européen, les rapports et les recommandations par pays de la Commission auront une importance cruciale. Les bonnes pratiques des parlements nationaux en matière de débats et de votes sur les programmes nationaux de réforme et les programmes de stabilité ou de convergence devraient également être élargies.

Les nouveaux organes proposés par la Commission dans le sillage du rapport des cinq présidents, à savoir les conseils nationaux de la compétitivité et le conseil budgétaire européen, devraient être mis sur pied en 2016 et pourraient déjà participer à ce cycle de semestre européen.

La rapporteure espère que tous les acteurs s'engageront activement à l'égard du semestre européen 2016 dans le but de parvenir à une reprise économique plus forte et à une meilleure résilience de l'économie sociale de marché européenne face aux chocs et aux difficultés structurelles, prouvant ainsi que la démocratie européenne fonctionne et est en mesure d'assurer une prospérité durable et largement partagée.

15.2.2016

AVIS de la commission des budgets(*)

à l'intention de la commission des affaires économiques et monétaires

sur le semestre européen pour la coordination des politiques économiques: examen annuel de la croissance 2016

(2015/2285(INI))

Rapporteur pour avis(*): Jean Arthuis

(*)  Commission associée – article 54 du règlement

SUGGESTIONS

La commission des budgets invite la commission des affaires économiques et monétaires, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu'elle adoptera les suggestions suivantes:

1.  déplore la faible dimension parlementaire du semestre européen et le manque d'ambition des propositions faites à cet égard dans le rapport des cinq présidents; regrette que le premier examen annuel de la croissance suivant ce rapport ne prenne toujours pas la forme d'un texte soumis à la procédure législative ordinaire, tel que souhaité par le Parlement;

2.  estime que l'Union européenne n'a pas de politique économique autre qu'une addition de politiques nationales; dénonce l'absence de vision stratégique commune et l'incapacité à élaborer et à mettre en œuvre des politiques sectorielles; préconise, au vu des profondes différences qui existent entre les États membres dans les domaines économique, social et politique, l'élaboration d'une politique économique commune; déplore l'absence de levier satisfaisant du fait de la taille limitée du budget européen, et regrette qu'il soit impossible de modifier le régime de ressources propres et que les prévisions économiques, les priorités de politique économique et les procédures budgétaires annuelles et pluriannuelles n'aient aucune cohérence entre elles;

3.  rappelle l'importance du rôle des Fonds structurels et d'investissement européens et du Fonds européen pour les investissements stratégiques dans l'accomplissement des objectifs de la stratégie Europe 2020, et insiste sur la nécessité de renforcer les liens entre la mise en œuvre des recommandations par pays et les Fonds structurels et d'investissement afin d'améliorer l'efficacité des dépenses de l'Union dans les États membres et de soutenir les efforts en matière de réformes structurelles, ce qui rendrait les pays moins sensibles aux crises;

4.  fait remarquer que le budget de l'Union contribue directement à la réalisation de deux des trois objectifs de l'examen annuel de la croissance 2016 (relancer l'investissement, poursuivre les réformes structurelles, et mener des politiques budgétaires responsables, sincères et à la hauteur des engagements politiques annoncés); se félicite à cet égard de la proposition de la Commission d'utiliser des fonds européens à des fins d'assistance technique dans le cadre du service de soutien aux réformes structurelles;

5.  estime que le budget de l'Union pourrait contribuer à soulager les budgets nationaux et accompagner les efforts de consolidation budgétaire par la mise en place de ressources propres ainsi que par une rationalisation des dépenses; est convaincu que la diversification des formes de gestion des fonds publics au niveau de l'Union permettrait de réaliser des économies d'échelle et donc de réduire les dépenses, notamment dans les domaines diplomatique et militaire, sans toutefois remettre en cause le principe de gestion partagée, particulièrement pour les Fonds structurels;

6.  rappelle l'illégalité que constitue un budget de l'Union en déficit; constate que les États membres font du budget de l'Union une variable d'ajustement des budgets nationaux;

7.  rappelle qu'une intégration plus poussée au sein de la zone euro est indispensable pour parachever l'Union économique et monétaire (UEM) et que l'union budgétaire est l'une des pierres angulaires du bon fonctionnement de l'euro;

8.  demande instamment que la zone euro adopte des mesures pour accroître l'intégration budgétaire de l'Union économique et monétaire afin de lutter contre les chocs asymétriques en soutenant les efforts de réforme à l'échelon national; souligne que tout instrument ou structure de gouvernance créé à cette fin se doit d'être pleinement intégré dans les traités et faire l'objet d'un contrôle démocratique, et ne doit en aucun cas coïncider avec les prérogatives et le rôle du budget général de l'Union tels que les prévoient les traités, ni les remplacer;

9.  demande, en ce qui concerne la position du Parlement européen au sujet de la zone euro et de sa capacité budgétaire, que soient prises en compte les conclusions du rapport d'initiative sur la capacité budgétaire de la zone euro, qui sera rédigé au cours de l'année 2016;

10.  préconise la mise en œuvre d'une synergie entre politique budgétaire et politique monétaire (policy mix) visant à stimuler la croissance durable et la création d'emplois décents;

11.  rappelle que le plan d'investissement pour l'Europe, financé à partir du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), est prévu pour le financement d'investissements à haut risque, ce qui ne serait pas possible sans la couverture du risque assurée par le Fonds; demande à la Commission de vérifier que seuls des projets qui présentent un risque élevé et satisfont aux exigences du principe d'additionnalité sont financés par le Fonds; souligne, à cet égard, que le Parlement évaluera les projets et leur effet de levier afin de veiller à ce que le fonds de garantie FEIS du budget européen soit correctement utilisé;

12.  demande à la Commission de procéder à la révision du cadre financier pluriannuel (CFP) conformément à ce qui avait été convenu au mois de juin 2013 dans le contexte de l'accord politique conclu entre le Parlement, la Commission et le Conseil; souligne que le caractère inadéquat de l'actuel CFP a été mis en évidence par les crises financière et humanitaire qui ont frappé l'Union entre 2009 et 2014; souligne également la nécessité d'une réforme substantielle de la programmation financière de l'Union qui tienne compte à la fois des objectifs, du financement et de la durée des instruments disponibles.

RÉSULTAT DU VOTE FINAL

EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l'adoption

15.2.2016

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

17

8

0

Membres présents au moment du vote final

Jean Arthuis, Reimer Böge, Lefteris Christoforou, Gérard Deprez, Eider Gardiazabal Rubial, Jens Geier, Monika Hohlmeier, Bernd Kölmel, Vladimír Maňka, Clare Moody, Siegfried Mureşan, Liadh Ní Riada, Younous Omarjee, Paul Rübig, Patricija Šulin, Eleftherios Synadinos, Indrek Tarand, Isabelle Thomas, Monika Vana, Marco Zanni

Suppléants présents au moment du vote final

Stanisław Ożóg, Andrej Plenković, Pavel Poc, Marco Valli, Tomáš Zdechovský

22.1.2016

AVIS de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

à l'intention de la commission des affaires économiques et monétaires

sur le semestre européen pour la coordination des politiques économiques: examen annuel de la croissance 2016

(2015/2285(INI))

Rapporteur pour avis: Andrey Kovatchev

SUGGESTIONS

La commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire invite la commission des affaires économiques et monétaires, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu'elle adoptera les suggestions suivantes:

1.  rappelle que le processus du semestre européen a été mis en place afin de contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive; demande en ce sens à la Commission d'ancrer plus solidement la stratégie Europe 2020 révisée dans le semestre et d'inscrire les objectifs de l'Union en matière d'environnement et de santé publique au cœur du processus, compte tenu des perspectives considérables de croissance, d'investissement et de création d'emplois dans ces domaines et de leur utilité pour les objectifs plus vastes de la stratégie, à savoir garantir que les États membres retrouvent des taux de croissance plus élevés et poursuivent sur la voie du développement de sociétés durables;

2.  souligne que la transition vers une économie verte et les investissements dans des systèmes de soins de santé plus efficaces permettront de restaurer l'avantage compétitif de l'économie européenne, de renforcer la sécurité de l'approvisionnement énergétique, d'améliorer la santé et le bien-être des citoyens européens ainsi que de créer des emplois de qualité; constate, à cet égard, que les implications budgétaires à court terme des réformes structurelles doivent être prises en considération, tout comme leurs incidences environnementales, économiques et sociales à long terme, dans l'optique également d'assurer une coordination plus efficace entre les différents domaines d'action, et réclame, à cette fin, une participation plus active de la société civile; rappelle que les dépenses consacrées aux services de santé sont des investissements en faveur de sociétés plus saines, plus sûres, plus productives et plus compétitives;

3.  constate que plusieurs projets dont le financement au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques a été approuvé portent sur les infrastructures et l'innovation dans les secteurs de l'environnement et de la santé; souligne qu'il est essentiel de mobiliser tout le potentiel du plan d'investissement pour contribuer à la mise en œuvre des réformes structurelles nécessaires pour transformer notre économie en une économie verte, durable et efficace dans l'utilisation des ressources et qui vise à relancer l'emploi et la croissance; demande à la Commission de suivre de près les progrès du Fonds européen pour les investissements stratégiques afin d'atteindre les objectifs politiques consistant à relancer les investissements, à moderniser l'économie et à encourager la convergence économique et sociale dans l'Union européenne;

4.  souligne que le Semestre européen est l'un des moyens de prendre en compte et d'intégrer les aspects environnementaux dans les autres politiques pertinentes, conformément à l'approche déclinée à l'article 11 du traité FUE; rappelle par conséquent que la dimension environnementale doit jouer un rôle à part entière, parallèlement aux dimensions économique et sociale, dans le processus du Semestre européen pour garantir que les États membres retrouvent des taux de croissance plus élevés tout en poursuivant sur la voie du développement de sociétés durables;

5.  insiste sur la nécessité d'une participation accrue des ministres de l'environnement et de la santé de l'Union au processus du semestre européen au niveau du Conseil;

6.  souligne qu'il faut prendre des mesures afin de stimuler l'emploi en exploitant le potentiel de l'économie verte; invite la Commission à faire usage du semestre européen pour soutenir les investissements dans l'éducation et la formation orientées sur les emplois verts et pour contribuer aux efforts visant à encourager l'emploi vert et à réduire l'empreinte écologique et pour favoriser ainsi la transition vers une économie véritablement pérenne;

7.  souligne que si l'on veut renforcer la compétitivité, créer des emplois et générer une croissance durable, il convient d'intégrer au semestre européen les recommandations pertinentes de manière à ce que la réforme de la législation nationale sur les déchets et le plan d'action sur une économie circulaire fassent progresser la transition de l'économie européenne vers un modèle circulaire; préconise d'intégrer les principes de l'économie circulaire dans les recommandations par pays;

8.  considère qu'il importe que le passage à un nouveau modèle économique fondé sur une économie circulaire et inspiré par des objectifs de développement durable applicables et universels soit dûment reflété dans les priorités de l'examen annuel de la croissance et des recommandations par pays;

9.  rappelle qu'il est essentiel d'adopter un cadre fiscal qui récompense la mise en œuvre de mesures durables et qui soit conforme au principe du "pollueur-payeur" de façon à envoyer les signaux adéquats encourageant les investissements dans l'efficacité des ressources, la modernisation des processus de production et la fabrication de produits plus facilement réparables et plus durables; rappelle qu'il faut supprimer progressivement les subventions préjudiciables à l'environnement, notamment celles soutenant les énergies fossiles, et déplacer la charge fiscale pesant sur le travail vers la pollution environnementale;

10.  souligne qu'il est essentiel de réduire la dépendance aux ressources et à l'énergie extérieures et d'abandonner progressivement les combustibles fossiles au profit des énergies renouvelables afin de générer une croissance à long terme et d'améliorer la compétitivité de l'Union européenne; souligne les avantages économiques d'un engagement plus ferme en ce sens; souligne qu'il est nécessaire d'éliminer toute entrave au marché unique de l'énergie en diversifiant l'approvisionnement extérieur en énergie, en modernisant l'infrastructure énergétique de l'Union, en investissant dans de meilleures interconnexions énergétiques et des sources d'énergie renouvelables, ainsi qu'en achevant le marché intérieur de l'énergie de l'Union, ces éléments étant les principales priorités de la stratégie de l'Union pour la sécurité énergétique; estime que le semestre européen devrait également comprendre l'établissement de rapports sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'interconnexion, sur la base d'objectifs fixés au niveau de l'Union;

11.  invite la Commission à recourir au semestre européen en tant qu'instrument visant à respecter les engagements pris par l'Union dans le cadre du programme de développement durable à l'horizon 2030 et à inclure notamment au sein du processus des stratégies et des mesures efficaces en matière de changement climatique, de production et de consommation durables, de sécurité alimentaire et de biodiversité;

12.  souligne que la révision à mi-parcours de la stratégie Europe 2020 et du semestre européen doit se faire en parfaite concordance avec le nouveau programme de développement durable; rappelle la nécessité d'étendre l'horizon de planification de l'Union au-delà de 2020 afin de mettre en œuvre les objectifs de développement durable en introduisant une stratégie intégrée pour une Europe durable dans un monde globalisé, au minimum à l'horizon 2030;

13.  se félicite de l'attention renouvelée qu'accorde la Commission à la promotion de la convergence économique et sociale ascendante par l'introduction progressive de critères d'évaluation et d'examens croisés entre les domaines stratégiques ou thématiques et considère que cela pourrait renforcer la résilience de l'économie européenne face à de futures crises; exhorte la Commission à mieux utiliser, dans le cadre du semestre européen, des indicateurs sociaux, environnementaux et sanitaires afin d'évaluer la convergence au sein de l'Union; plaide en faveur de larges investissements dans la recherche, le développement et l'innovation dans le domaine de la santé environnementale;

14.  considère qu'il est important d'évaluer l'efficacité et la viabilité des systèmes de santé dans le cadre du semestre européen et de promouvoir une transition vers une approche axée sur les résultats ainsi que de mettre l'accent sur la prévention des maladies et la promotion de la santé; demande à la Commission de mettre en place, avec l'ensemble des parties prenantes, des outils permettant de contrôler les résultats en matière de santé, de mesurer l'accès aux soins de santé de qualité et de promouvoir la transparence des frais de recherche médicale en vue de réduire les divergences sociales et les inégalités en matière de soins de santé entre les États membres et au sein de ceux-ci; invite la Commission à prendre en compte, dans les recommandations par pays, les effets à long terme sur le budget et la santé des mesures relatives aux programmes de prévention;

15.  souligne qu'une évaluation plus complète des systèmes de santé dans le cadre du semestre européen, qui ne se limiterait pas uniquement à la dimension budgétaire mais tiendrait également compte de l'accès, de l'efficacité et de la qualité des systèmes de santé, offrirait une vision plus réaliste de la performance des systèmes de santé et renforcerait l'utilité du semestre européen dans le domaine de la santé; souligne que les politiques de prévention des maladies transmissibles et non transmissibles sont fondamentales pour réduire les coûts des systèmes nationaux de santé; invite la Commission à utiliser le semestre européen pour promouvoir le rôle de la prévention dans la réduction des coûts des systèmes nationaux de santé;

16.  souligne que la garantie d'un accès équitable aux soins de santé contribue à la cohésion sociale, à la justice sociale et à la lutte contre l'exclusion sociale, mais aussi au développement durable, dans la mesure où elle renforce la solidarité entre générations et peut corriger les externalités négatives liées à la santé de la population;

17.  insiste sur l'importance de la viabilité du secteur de la santé, lequel joue un rôle primordial dans l'économie globale puisqu'il représente 8 % de la main-d'œuvre totale et 10 % du PIB de l'Union européenne; souligne qu'il est important que tous les citoyens puissent bénéficier d'un accès égal aux services de santé, dans la mesure où la santé est un facteur essentiel de stabilité et de durabilité, et qu'elle contribue au développement futur des États membres et de leur économie;

18.  invite les États membres et la Commission, en cette période de crise économique, à ne pas recourir à des mesures hautement préjudiciables, telles que des économies à court terme, susceptibles d'entraîner des coûts élevés à moyen et long terme, et au contraire à concentrer leurs efforts sur la poursuite du développement de systèmes de santé de qualité et performants.

RÉSULTAT DU VOTE FINAL

EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l'adoption

21.1.2016

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

53

11

4

Membres présents au moment du vote final

Marco Affronte, Pilar Ayuso, Zoltán Balczó, Catherine Bearder, Ivo Belet, Simona Bonafè, Soledad Cabezón Ruiz, Nessa Childers, Birgit Collin-Langen, Mireille D'Ornano, Miriam Dalli, Seb Dance, Angélique Delahaye, Jørn Dohrmann, Ian Duncan, Stefan Eck, Bas Eickhout, Eleonora Evi, José Inácio Faria, Francesc Gambús, Elisabetta Gardini, Gerben-Jan Gerbrandy, Jens Gieseke, Julie Girling, Sylvie Goddyn, Matthias Groote, Françoise Grossetête, Jytte Guteland, György Hölvényi, Anneli Jäätteenmäki, Jean-François Jalkh, Benedek Jávor, Karin Kadenbach, Peter Liese, Norbert Lins, Valentinas Mazuronis, Susanne Melior, Miroslav Mikolášik, Piernicola Pedicini, Bolesław G. Piecha, Marcus Pretzell, Frédérique Ries, Daciana Octavia Sârbu, Annie Schreijer-Pierik, Davor Škrlec, Renate Sommer, Tibor Szanyi, Claudiu Ciprian Tănăsescu, Estefanía Torres Martínez, Nils Torvalds, Glenis Willmott, Damiano Zoffoli

Suppléants présents au moment du vote final

Paul Brannen, Herbert Dorfmann, Christofer Fjellner, Luke Ming Flanagan, Elena Gentile, Martin Häusling, Karol Karski, Andrey Kovatchev, Merja Kyllönen, Marijana Petir, Christel Schaldemose, Bart Staes, Mihai Ţurcanu, Tom Vandenkendelaere, Carlos Zorrinho

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Daniel Dalton

17.2.2016

AVIS de la commission du développement régional

à l'intention de la commission des affaires économiques et monétaires

sur le semestre européen pour la coordination des politiques économiques: examen annuel de la croissance 2016

(2015/2285(INI))

Rapporteure pour avis: Iskra Mihaylova

SUGGESTIONS

La commission du développement régional invite la commission des affaires économiques et monétaires, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu'elle adoptera les suggestions suivantes:

1.  prend note de la nouvelle approche privilégiant une plus grande rationalisation du semestre européen, organisé en deux étapes successives, comprenant la publication des recommandations, à un stade précoce, pour l'ensemble de la zone euro, parallèlement à l'actuel examen annuel de la croissance, et préalablement à la publication des recommandations par pays, ce qui donne aux États membres la possibilité de tenir compte des recommandations relatives à la zone euro, d'associer les collectivités locales et régionales et d'autres parties prenantes concernées au processus d'élaboration des politiques nationales et d'accroître ainsi l'appropriation de la mise en œuvre des recommandations spécifiques par pays; souligne que les États membres devraient élaborer des politiques budgétaires qui tiennent également compte des priorités définies au niveau régional;

2.  est inquiet de constater que, malgré de timides signes de reprise, les économies de nombreux pays membres de l'Union connaissent toujours une période de croissance lente, des taux élevés de chômage de longue durée et de chômage des jeunes, une pauvreté grandissante et un renforcement des disparités régionales en ce qui concerne le PIB par habitant; invite par conséquent la Commission et les États membres à accélérer la mise en œuvre des fonds ESI pour la période 2014-2020 et de toutes les activités la soutenant, telles que la simplification, les travaux du groupe de travail pour l'amélioration de la mise en œuvre et le renforcement des capacités institutionnelles; souligne que, pour certains États membres, le flux sans précédent de réfugiés et de demandeurs d'asile depuis un an représente un défi majeur et nécessite une réponse à l'échelle de l'Union; souligne que les recommandations spécifiques aux États membres devraient viser des objectifs réalisables, étant donné les nouveaux défis;

3.  invite instamment la Commission à mieux tenir compte de la stratégie Europe 2020, qui constitue un élément clé de la création de croissance et d'emplois, et à cibler efficacement ses objectifs clés en améliorant sa mise en œuvre, en procédant à un réexamen et à une analyse de la stratégie dans le contexte du semestre européen, et en proposant des mesures et une méthode permettant un meilleur contrôle des dépenses des fonds de l'Union ayant trait aux objectifs d'Europe 2020; pense que le réexamen à venir du cadre financier pluriannuel (CFP) sera l'occasion d'analyser, d'évaluer et, si nécessaire, de renforcer la valeur ajoutée et la contribution financière de l'Union, notamment des fonds ESI, à la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020; salue le concept de budgétisation basée sur les résultats et attend davantage de précisions à l'avenir; souligne la nécessité de consulter également les collectivités locales et régionales et d'autres parties prenantes dans le contexte de l'examen à mi-parcours du CFP; souligne également que le réexamen du CFP devrait se dérouler en combinaison avec le réexamen à mi-parcours de la stratégie Europe 2020;

4.  relève que les ressources des fonds ESI pour la période 2014-2016 devraient représenter environ 14 % de l'ensemble des investissements publics en moyenne dans l'Union, ce pourcentage pouvant atteindre plus de 70 % dans certains États membres; souligne l'importance cruciale que revêt le soutien aux programmes d'investissement public octroyé au titre des fonds ESI;

5.  prend acte de l'importance des investissements de l'Union en faveur des régions moins développées et note qu'il importe de garantir leur capacité à attirer de nouveaux investissements afin de promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale;

6.  souligne que le nouveau Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), qui relève du plan d'investissement pour l'Europe, ne doit pas porter atteinte à la logique qui sous-tend les stratégies d'investissement locales et régionales ou les fonds structurels et d'investissement européens (fonds ESI), mais s'inscrire dans leur droit fil, et que les États membres devraient encourager les autorités locales et régionales à promouvoir des réserves de projets et des plates-formes d'investissement, en y associant étroitement tous les acteurs concernés, notamment les PME et les ONG; appelle à prendre d'autres mesures en vue de garantir la complémentarité et les synergies entre les fonds ESI, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) et les autres programmes et initiatives subventionnés par l'Union, ainsi que les investissements publics nationaux et les instruments financiers privés, ce afin d'optimiser la valeur ajoutée et les synergies en exploitant pleinement le potentiel de ces investissements; se félicite de l'intention de la Commission d'élaborer des orientations sur les complémentarités existant entre les fonds;

7.  constate qu'il existe des liens entre les objectifs du processus du semestre européen et la programmation des fonds ESI pour la période 2014-2020, qui ont été pris en compte dans les accords de partenariat; estime par conséquent qu'à la suite de la réforme de 2014-2020, les instruments de la politique de cohésion pourraient jouer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des recommandations par pays concernées, et contribuer ainsi au soutien des réformes structurelles, à la réalisation des objectifs stratégiques de l'Union et à la mise en œuvre effective des accords de partenariat; souligne cependant que les programmes et les objectifs établis dans le cadre des fonds ESI sont de nature pluriannuelle et s'inscrivent dans une perspective de longue durée, contrairement au cycle annuel du semestre européen, et qu'il y a lieu d'assurer une coordination entre les priorités de l'Union et les besoins nationaux, régionaux et locaux;

8.  exhorte les États membres et la Commission à garantir une capacité administrative adéquate afin d'améliorer la qualité des services publics proposés aux usagers, et à améliorer la transparence, l'efficacité et la responsabilité des marchés publics, par exemple en ayant recours à des solutions novatrices telles que les marchés en ligne, et en s'attaquant à la corruption; rappelle, dans ce contexte, l'importance que revêtent une gestion financière solide et une bonne gouvernance économique; plaide, par conséquent, pour une utilisation efficace des fonds ESI, afin de contribuer également à réformer les structures et les procédures, la gestion des ressources humaines et la prestation de services; insiste sur la nécessité de définir des critères de performance en matière d'exécution du budget;

9.  souligne que les fonds ESI sont susceptibles de jouer un rôle essentiel dans la mise en œuvre de réformes structurelles, à travers des investissements clés dans l'économie réelle qui, judicieusement ciblés et efficacement utilisés, permettraient d'atteindre les objectifs définis dans la réforme de la politique de cohésion pour la période 2014-2020; reconnaît qu'il est urgent de placer l'accent sur l'amélioration du climat d'investissement et souligne qu'un rôle crucial revient tant aux recommandations par pays qu'aux conditions ex ante dans le cadre de la politique de cohésion 2014-2020, car elles ont des retombées positives importantes sur le cadre plus large des investissements; exhorte la Commission et les États membres à veiller à ce que le potentiel des financements de l'Union soit exploité au mieux et de la manière la plus efficace et efficiente, ainsi que dans le respect du principe de subsidiarité;

10.  prend note de la proposition de la Commission visant à mettre en place le Programme d'appui à la réforme structurelle (PARS); invite instamment la Commission à faire en sorte que les fonds destinés au programme, conçus pour apporter une aide à la demande d'un État membre selon les modes de gestion prévus, soient utilisés en vue de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale, conformément à l'article 174 du traité FUE, et à veiller à ce que le programme soit appliqué de manière à éviter une complexité administrative supplémentaire et à assurer la cohérence avec les ressources et les projets existants en matière de réforme structurelle; souligne la nécessité pour les colégislateurs de modifier la proposition de la Commission, en précisant davantage la méthode et les indicateurs à employer pour contrôler la mise en œuvre et l'efficacité du programme, tout en évitant d'avoir recours à une législation secondaire superflue; demande à tous les services compétents de collaborer en amont afin de coordonner leurs activités et d'éviter les doublons lorsqu'ils offrent un soutien à l'utilisation efficace et efficiente des fonds de l'Union;

11.  invite instamment la Commission, afin de renforcer le contrôle démocratique de la gouvernance économique, à associer davantage le Parlement à l'ensemble du processus grâce à un accord interinstitutionnel, ainsi que le préconise le rapport des cinq présidents du 22 juin 2015; estime, par conséquent, que cet accord devrait notamment instaurer définitivement un échange régulier entre le Parlement, le Conseil et la Commission avant la publication du rapport annuel sur la croissance et des recommandations par pays.

RÉSULTAT DU VOTE FINAL

EN COMMISSION SAISIE POUR AVIS

Date de l'adoption

16.2.2016

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

31

5

3

Membres présents au moment du vote final

Pascal Arimont, Franc Bogovič, Victor Boştinaru, Mercedes Bresso, Steeve Briois, Andrea Cozzolino, Rosa D'Amato, Tamás Deutsch, Bill Etheridge, Iratxe García Pérez, Anna Hedh, Krzysztof Hetman, Ivan Jakovčić, Constanze Krehl, Sławomir Kłosowski, Andrew Lewer, Iskra Mihaylova, Andrey Novakov, Younous Omarjee, Konstantinos Papadakis, Mirosław Piotrowski, Stanislav Polčák, Liliana Rodrigues, Fernando Ruas, Monika Smolková, Maria Spyraki, Ruža Tomašić, Ramón Luis Valcárcel Siso, Matthijs van Miltenburg, Lambert van Nistelrooij, Derek Vaughan, Joachim Zeller

Suppléants présents au moment du vote final

Viorica Dăncilă, Ivana Maletić, Bronis Ropė, Davor Škrlec, Hannu Takkula, Damiano Zoffoli, Marco Zullo

RÉSULTAT DU VOTE FINAL

EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

Date de l'adoption

18.2.2016

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

37

18

1

Membres présents au moment du vote final

Gerolf Annemans, Burkhard Balz, Hugues Bayet, Pervenche Berès, Udo Bullmann, Fabio De Masi, Markus Ferber, Jonás Fernández, Elisa Ferreira, Sylvie Goulard, Gunnar Hökmark, Othmar Karas, Georgios Kyrtsos, Alain Lamassoure, Philippe Lamberts, Sander Loones, Olle Ludvigsson, Ivana Maletić, Notis Marias, Costas Mavrides, Bernard Monot, Stanisław Ożóg, Dimitrios Papadimoulis, Pirkko Ruohonen-Lerner, Alfred Sant, Molly Scott Cato, Peter Simon, Renato Soru, Paul Tang, Ramon Tremosa i Balcells, Marco Valli, Tom Vandenkendelaere, Cora van Nieuwenhuizen, Jakob von Weizsäcker, Pablo Zalba Bidegain, Marco Zanni, Sotirios Zarianopoulos

Suppléants présents au moment du vote final

Enrique Calvet Chambon, Bas Eickhout, Ildikó Gáll-Pelcz, Ramón Jáuregui Atondo, Danuta Jazłowiecka, Eva Kaili, Jeppe Kofod, Morten Messerschmidt, Eva Paunova, Michel Reimon, Maria João Rodrigues, Antonio Tajani, Romana Tomc, Nils Torvalds, Beatrix von Storch

Suppléants (art. 200, par. 2) présents au moment du vote final

Jens Gieseke, Sven Schulze, Mihai Ţurcanu

(1)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 12.

(2)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 41.

(3)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 8.

(4)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 33.

(5)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 25.

(6)

JO L 306 du 23.11.2011, p. 1.

(7)

JO L 140 du 27.5.2013, p. 11.

(8)

JO L 140 du 27.5.2013, p. 1.

(9)

JO L 192 du 18.7.2015, p. 27.

(10)

JO L 268 du 15.10.2015, p. 28.

(11)

JO L 169 du 1.7.2015, p. 1.

(12)

Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0238.

(13)

Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0408.

(14)

Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0469.

(15)

Compléter l'Union économique et monétaire européenne, rapport élaboré par J.-C. Juncker, en étroite coopération avec D. Tusk, J. Dijsselbloem, M. Draghi et M. Schulz, 22 juin 2015.

(16)

Conclusions du Conseil européen, 25 et 26 mars 2010 et 17 juin 2010.

(17)

Résolution du Parlement européen du 16 septembre 2015 sur le programme de travail de la Commission pour 2016 (2015/2729(RSP)).

(18)

COM(2015)0690 final.

(19)

COM(2015)0800, p. 16.

(20)

Commission européenne, Prévisions économiques européennes de l'automne 2015, p. 27.

Dernière mise à jour: 24 février 2016Avis juridique