Discours prononcé par Martin Schulz lors de la séance d'inauguration de la série de "Discours sur l'Allemagne et l'Europe"

Discours
-
19-03-2012
Politiques internes et institutions de l'UE

C'est pour moi une grande joie de pouvoir m'exprimer aujourd'hui à l'occasion de la séance d'inauguration des "Discours sur l'Allemagne et l'Europe". Je remercie Sigmar Gabriel d'avoir lancé cette nouvelle série de manifestations dans cet édifice du Willy-Brandt-Haus. Cela montre que le SPD, en tant que parti pro-européen d'Allemagne a compris la nécessité d'un débat sur l'avenir de l'Europe au XXIe siècle.

Cette manifestation tombe à point nommé: hier, Egon Bahr, que j'admire beaucoup, a fêté son 90e anniversaire. Egon, reçois mes meilleurs vœux à l'occasion de ton anniversaire. J'espère que tu continueras de contribuer au débat avec autant d'engagement, car nous avons plus que jamais besoin de tes conseils. À l'instar de tout ce que tu as fait avec Willy Brandt au travers de l'Ostpolitik pour rendre le monde plus sûr, nous voulons garantir aujourd'hui la paix et le bien-être de notre continent grâce à l'unification européenne.

L'Europe n'a jamais été confrontée à des défis tels que ceux qu'elle connaît aujourd'hui: la crise économique et de la dette perdure; la pauvreté et le chômage augmentent; les citoyens doutent visiblement de la capacité de nos démocraties à résoudre les problèmes urgents comme lorsqu'il est question de mettre un terme au déchaînement des marchés financiers.

La crise monétaire et financière est devenue une crise de confiance. Et cette crise est de taille, car elle menace l'ensemble de notre modèle social.

La crise de confiance en l'Europe arrive au moment où nous sommes en proie à une concurrence intercontinentale accrue. D'autres régions du monde gagnent du terrain. L'Europe perd de son importance économique.

C'est pourquoi nous sommes confrontés à plusieurs paradoxes:

    Nous n'avons jamais eu autant besoin de l'Union européenne pour relever ces défis. Mais c'est précisément en raison de la crise de confiance que, pour la première fois depuis sa création, un échec de l'UE est devenu un scénario réaliste. Des acteurs importants se montrent hésitants et découragés, lorgnant surtout sur les gros titres expéditifs des journaux nationaux.

    Alors que nous aurions en fait besoin de plus d'Europe, d'un approfondissement de l'intégration, d'un passage de l'union économique et monétaire à une union politique, l'Europe est dénigrée de toutes parts.

    Alors que nous devrions défendre avec fierté notre modèle social axé sur l'égalité, que nombre de personnes nous envient de par le monde, Mario Draghi, président de la BCE, semble - si je le comprends bien - en annoncer la fin. C'est de la folie.

Nous devons trouver des réponses à ces paradoxes.

Nombreux sont ceux en Europe pour qui ces temps sont difficiles. Je viens de me rendre en Grèce. Quiconque pense pouvoir tirer encore davantage d'un jeune chômeur ou d'un retraité de ce pays se trompe complètement. Avez-vous entendu parler récemment de ces parents grecs qui confient leurs enfants à SOS Villages d'Enfants parce qu'ils ne peuvent plus les nourrir? C'est une honte pour notre continent. J'en éprouve moi-même de la honte.

Mes parents avaient encore pour credo: "Nos enfants vivront un jour mieux que nous". Et nous vivons mieux. Nous ne pouvons malheureusement plus avoir la même certitude en ce qui concerne nos propres enfants. La crise économique est source de pauvreté et de chômage. L'Europe compte aujourd'hui sept millions de jeunes sans emploi.

En Grèce et en Espagne, un jeune sur deux est au chômage. Plus nombreux encore sont ceux qui sont entraînés dans une spirale de chômage, de contrats temporaires et de stages non rémunérés, une spirale bien trop souvent source de colère ou de résignation. C'est du poison pour nos sociétés. Un tel taux de chômage des jeunes menace le tissu social de toute une société.

Voilà pourquoi je comprends ceux qui vont manifester dans les rues d'Europe contre un système économique dont quelques rares personnes tirent tout profit tandis que la collectivité en supporte les pertes, un système qui donne l'impression que des agences de notation inconnues de New York sont plus puissantes que les gouvernements et parlements démocratiquement élus.

Je ne suis pas le seul à le ressentir: l'Union est de plus en plus perçue comme une partie du problème et non de la solution. Cette situation est notamment le fait de chefs d'État qui, depuis des années, s'attribuent les lauriers des réussites de l'Union européenne et en imputent tous les échecs à Bruxelles.

En voici un exemple actuel: à l'issue du dernier Conseil des ministres des finances, appelé ECOFIN, nombre de journaux ont titré "Introduction de la taxe sur les transactions financières: échec de l'Europe". Mais qui a vraiment échoué en l'occurrence? En effet, le Parlement européen et la Commission européenne avaient reconnu la nécessité d'introduire la taxe sur les transactions financières, qui comble une lacune importante en matière d'équité. Mais l'Angleterre, les Pays-Bas, la Suède et une République fédérale en désaccord s'y sont précisément opposés. Ce sont les chefs d'État qui ont échoué, pas l'Union européenne.


Prenons un autre exemple: l'ancien Premier ministre portugais, José Sócrates, a déclaré que son pays n'avait pas besoin d'aide avant de se réfugier, quelques heures plus tard, sous la protection du mécanisme de stabilité. Le Président irlandais Brian Cowen a prétendu que son pays avait passé avec succès les tests de résistance avant de demander sur-le-champ un plan de sauvetage de 80 milliards d'euros. La Chancelière fédérale commence toujours par jouer la carte nationale avant d'hésiter à abandonner, les unes après les autres, des positions intenables tous les trois mois. Aucune confiance ne peut être suscitée ainsi.

Depuis des mois, l'Union enchaîne un sommet de crise après l'autre. Les décisions qui nous concernent tous sont prises par les chefs d'État à huis clos. À mes yeux, c'est un retour à une situation de la politique européenne que l'on pensait avoir surmontée depuis longtemps: celle de l'époque du Congrès de Vienne du XIXe siècle. La maxime de l'époque consistait à imposer brutalement les intérêts nationaux sans contrôle démocratique. Pour la première fois dans l'histoire de l'Union, la tendance à la multiplication des sommets a abouti à un "effondrement de la démocratie", comme le décrit Jürgen Habermas.

À mon sens, en se dotant lui-même des pleins pouvoirs, le Conseil européen vide la démocratie de son sens. Le Parlement est largement exclu. Par ailleurs, les parlements nationaux sont fondamentalement réduits à accepter les décisions prises au niveau intergouvernemental, même dans la discipline reine de tout parlement, à savoir le contrôle budgétaire. Mon ami Frank-Walter Steinmeier pourrait vous en parler longuement.

Dans le cadre du Semestre européen, les gouvernements envoient leurs projets de budget seulement à Bruxelles, où ils sont contrôlés par des fonctionnaires avant même que les députés nationaux ne puissent en prendre connaissance. Le Parlement européen n'a aucun pouvoir de contrôle sur ces fonctionnaires et sur les projets de budget. Il s'agit là d'une déparlementarisation systématique, d'un démantèlement concret de la démocratie.

L'Europe des décisions anonymes détruit la confiance que les populations placent dans la démocratie. Si nous voulons regagner la confiance perdue dans la politique, il faut permettre aux citoyens de comprendre qui prend quelles décisions, où et quand. Et ce n'est qu'en cas d'alternatives claires à une décision politique que la politique peut être qualifiée de démocratique. Nul ne peut prétendre qu'il n'y aurait eu aucune alternative à ce que les chefs d'État ou de gouvernement majoritairement conservateurs ont appelé la lutte contre la crise. Bien sûr qu'une alternative existe – et elle est même meilleure.

Je veux utiliser mon mandat de deux ans et demi en tant que Président pour accroître la visibilité du Parlement en tant que lieu de débat sur l'orientation de la politique de l'Union, et ce même contre la volonté des chefs d'État ou de gouvernement si nécessaire. Je veux permettre aux citoyennes et citoyens de se faire mieux entendre, en renforçant leur voix en Europe. C'est pourquoi j'ai invité, dès le premier jour de mon mandat, le chef d'État hongrois Orban au Parlement européen afin qu'il soit confronté à une opposition qu'il n'a jamais rencontrée dans son assemblée nationale. Ce fut un débat enflammé.

Pour plus d'Europe, il faut plus de démocratie. Dans le même temps, dans un monde interdépendant et face à des marchés financiers mondiaux surpuissants, il faut ajouter à cela: pour plus de démocratie, il faut plus d'Europe. Finalement, nous ne voulons pas une démocratie adaptée au marché, mais un marché adapté à la démocratie. La politique peut regagner ce pouvoir d'action – depuis longtemps perdu au niveau national – uniquement en concentrant la souveraineté au niveau européen. La souveraineté que les États transfèrent à l'Union ne consiste justement pas - comme veulent nous le faire croire les eurosceptiques - à perdre la souveraineté, mais à recouvrer une autonomie.

Rien n'a changé depuis la crise. Trois ans après que les spéculateurs ont fait sombrer le monde dans la pire crise financière depuis 80 ans, les choses ont repris de plus belle. Les banquiers ont non seulement repris leurs affaires, mais aussi leurs profits. Des salaires et des bonus mirobolants se laissent entrevoir et poussent nombre d'illusionnistes de la finance à reprendre des risques importants. Ces derniers jours encore, des fonds de placement spéculatifs ont tenté d'engranger des milliards en spéculant sur la sortie de la Grèce de la zone euro au travers de contrats d’échange sur défaut.

Rien n'a changé depuis la crise. Cela signifie également que nous devons réussir à imposer maintenant le contrôle effectif des marchés financiers. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons libérer notre avenir politique de l'emprise des spéculateurs. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons éviter que la crise ne se reproduise.

Permettez-moi de souligner que le Parlement européen, contrairement à beaucoup qui n'ont fait qu'en parler, a agi: nous avons adopté des actes législatifs visant à réglementer les agences de notation, à surveiller les banques, à sécuriser les dépôts, à augmenter les capitaux des banques et à réglementer les échanges de produits dérivés. Même le jeu des contrats d'échange sur défaut qu'ont récemment entrepris des fonds de placement spéculatifs à l'encontre de la Grèce ne sera bientôt plus possible grâce au Parlement européen.

Parmi les promesses faites au plus fort de la crise figurait celle consistant à imputer une partie des coûts aux responsables. C'est une question d'équité sociale. Que dire si les responsables de la crise s'en sortent avec des milliards de recettes alors que les citoyens doivent payer les pots cassés? C'est pour cela qu'il nous faut la taxe sur les transactions financières. C'est une question d'équité.

De plus, les caisses publiques ont besoin d'urgence de ces milliards et cette taxe aurait également pour effet de discipliner les spéculateurs trop aventureux.

Je suis surpris que Mme Merkel passe encore en Allemagne pour la femme la plus puissante d'Europe, capable de gérer tous les obstacles par une politique d'économies rigoureuse. C'est cette même femme qui échoue toujours à répartir équitablement les charges ou à lutter contre le chômage des jeunes. Est elle aussi impuissante qu'il y paraît ou veut-elle éviter la taxe sur les transactions financières dans un coude à coude avec d'autres chefs d'État conservateurs? Voilà une question que je souhaiterais voir un jour approfondie dans les journaux.

Outre la réglementation des marchés financiers, il est un autre point que nous devons traiter sans attendre: une initiative pour la croissance en Europe.

Comme je vous le disais, je me suis rendu à Athènes il y a trois semaines. J'ai rarement été à ce point ému par une de mes visites. La Grèce est en proie à une profonde récession. Le chômage a atteint un taux de 20 % et devrait continuer à grimper. Après les grands sacrifices qui ont été imposés à la population grecque pour le remboursement de la dette, un signal d'espoir doit désormais venir de Bruxelles: la Grèce a besoin d'une initiative pour la croissance.

La gestion de la crise s'est trop focalisée sur la politique d'austérité. Pourtant, on renforce toujours plus les économies, ce qui ne fait qu'aggraver encore la misère et la pénurie d'emplois. Une politique d'austérité pure nous étouffera. Elle prendra véritablement l'économie à la gorge. La litanie du frein à l'endettement que le Conseil européen a érigé au rang de panacée me rappelle les paroles d'un sage: "Tout ressemble à un clou pour qui ne possède qu'un marteau".

Car si la réduction des déficits des États est indispensable - c'est une question d'équité vis-à-vis de la prochaine génération afin que nos enfants n'héritent pas du crédit hypothécaire au lieu de la maison auquel il se rapporte - il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que nous ne pouvons générer de croissance à force de réductions. Sans croissance, les pays qui sont en proie à une crise de la dette ne pourront honorer leurs dettes.

C'est pourquoi, à la première étape, la politique d'économies, doit succéder une deuxième, à savoir la politique de la croissance. Nous avons besoin d'un programme de développement pour le sud de l'Europe, financé par des ressources de l'Union qui ont déjà été décidées depuis longtemps. Une sorte de plan Marshall qui, par exemple, au travers du développement des sources d'énergie renouvelables contribuera à ouvrir des perspectives économiques aux pays du sud dont le climat s'y prête et qui libèrera davantage l'Union de sa dépendance onéreuse vis-à-vis du pétrole et du gaz. Je milite également pour ce pacte de croissance car il permettra d'accroître les chances que les pays "endettés" se sortent d'eux-mêmes de leurs difficultés en générant une croissance durable dont toute l'Europe profitera. Pourquoi les chefs d'État ou de gouvernement européens ne trouvent-ils pas la force de le faire?

Le SPD a prouvé qu'il assumait sa responsabilité vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Europe. Au lieu de nous livrer à de petites tactiques d'opposition, nous avons soutenu au Bundestag les mesures de sauvetage nécessaires à la stabilisation de la zone euro. Nous soutiendrons également le pacte budgétaire, si le gouvernement fédéral agit comme il se doit dans une situation où il a besoin de nos voix: il doit enfin se tourner vers l'opposition et débattre des exigences que nous lui avons soumises. Nous voulons, premièrement, la taxe sur les transactions financières; deuxièmement, un pacte de croissance pour l'Europe; et troisièmement, la participation démocratique aux négociations sur le pacte budgétaire par le biais du Parlement européen. Je conseille à la Chancelière fédérale de saisir rapidement cette offre.

Une autre de mes préoccupations dans le contexte de la crise actuelle est la suivante: les débats rétrogrades en matière de renationalisation alimentent les égoïsmes nationaux. Les stéréotypes, les préjugés, voire les représentations hostiles de l'autre regagnent du terrain dans de nombreuses régions d'Europe. Ceux qui ont fait les gros titres ces dernières années par leurs critiques chauvinistes et globales de l'Islam ont substitué la lutte contre l'Europe à celle contre l'Islam.

La menace est grande, car une thèse confuse a déjà atteint le cœur de la société: je suis indigné par le fait que certains journaux grecs ont représenté des membres du gouvernement fédéral allemand en uniformes nazis. Je l'ai dit clairement à nos collègues du Parlement grec.

Je suis également horrifié par le fait que des personnalités politiques et des médias en Allemagne se posent en donneurs de leçons au sujet des autres peuples. Certains prétendent que les pays du sud seraient fainéants. D'autres disent qu'en Europe il faut parler allemand maintenant.

Il ne peut en être ainsi.

Je suis effrayé de voir qu'il est à nouveau possible de marginaliser des minorités, de tenir des propos incendiaires contre les Roms, de discriminer des travailleurs d'Europe de l'est, de mener des campagnes électorales sur le thème de la fermeture des frontières intérieures. Pire que tout: Mme Merkel suit M. Sarkozy dans cette campagne aux accents de droite populiste.

Je n'aurais jamais imaginé que ces démons que nous croyions depuis longtemps frappés d'anathème puissent resurgir. Pourtant le populisme gagne à nouveau du terrain. Dans plusieurs États membres, les partis d'extrême droite progressent: le parti de la liberté de Geert Wilder aux Pays-Bas, le Jobbik en Hongrie, le Front National en France. Et nous les laissons faire. Edmund Burke disait que la seule condition au triomphe du mal est l'inaction des gens de bien. La liberté et la démocratie doivent être défendus jour après jour.

Nous devons tous intervenir contre le retour de mentalités qui ont toujours causé le malheur des peuples d'Europe, des mentalités qui pourraient également briser l'Union.

Je ne veux pas terminer sur une note pessimiste, car un élément positif est apparu ces derniers mois: nous avons commencé à nous intéresser davantage à ce qui se passe chez nos voisins. Nous nous mettons à parler de l'âge de la retraite dans les autres pays, du chômage dans d'autres États et de ce que cela implique pour nous. Cela a renforcé un peu notre opinion publique européenne.

Il en va de même de l'accord ACTA sur les droits de propriété intellectuelle tant controversé. Il suscite un débat animé sur Internet. 2,5 millions de citoyens ont signé une pétition adressée au Parlement européen. J'en ai été impressionné. Cela m'a également montré que le Parlement européen devient de plus en plus le lieu où sont débattues les décisions politiques au sein de l'Union. Un lieu où l'on écoute les préoccupations des citoyens. Nous voulons être à leur écoute, j'en fais la promesse.

Permettez-moi donc de résumer les six points suivants:

1. Ne nuisons pas à notre Europe, que des millions de personnes nous envient de par le monde, en en parlant à tort et à travers. Je voudrais que nous défendions notre modèle social particulier, axé sur la liberté et l'équité sociale, face aux tourmentes de la mondialisation.

2. Ne nous laissons pas nous effondrer en renationalisations stupides au nom de gros titres expéditifs. Car chacun sait qu'en tant qu'États européens individuels, nous seront quantité négligeable face aux puissances émergentes du XXIe siècle. Seule la solidarité européenne nous permet de défendre notre mode de vie.

3. Prenons des responsabilités communes les uns pour les autres. Il n'est pas sain que les forts intérêts imposés à certains États voisins aboutissent à des intérêts négatifs pour la République fédérale d'Allemagne – des intérêts négatifs signifient que ceux qui nous prêtent de l'argent nous donnent encore de l'argent pour cela au lieu d'exiger des intérêts. Les euro-obligations sont un instrument important pour assainir les finances de l'Europe.

4. Introduisons enfin la taxe sur les transactions financières demandée depuis longtemps. Une chancelière fédérale ne peut prétendre vouloir introduire cette taxe tout en déclarant qu'il ne s'agit là que de son opinion personnelle afin de pouvoir sauver sa coalition fragile à Berlin. Il nous faut cette taxe de suite pour donner les impulsions nécessaires à la croissance et nous ne pouvons nous permettre de laisser un petit parti au pouvoir freiner toute l'Europe dans son agonie.

5. Mettons en place un programme d'investissement pour le sud de l'Europe grâce auquel nous investirons dans les sources d'énergie renouvelables et les infrastructures nécessaires et donneront un avenir aux jeunes qualifiés du sud de l'Europe dans leur propres pays. Ce programme d'investissement doit être le centre d'une politique industrielle européenne élargie.

6. Devenons plus indépendants des agences de notation américaines qui n'hésitent pas à reléguer des pays européens, soutenus par l'ensemble de l'Union, au niveau de pays en développement.

Je maintiens donc qu'il nous faut l'Europe, mais une autre Europe. Nous devons en parler, en discuter et en débattre. Tous ceux qui doutent de l'opportunité des décisions et des actions de Bruxelles ne sont pas nécessairement des antieuropéens.

L'Europe est une idée magnifique, mais elle est allée à sa perte. Je veux que nous retrouvions le sens profond de cette idée et que nous lui redonnions toute sa force.

Nous devons en débattre sincèrement et je remercie Sigmar Gabriel et le Willy-Brandt-Haus de m'avoir donné une tribune à cette fin dans le cadre de cette série de manifestations.

Merci pour votre attention.

Pour de plus amples informations:

europarl.president.press@europarl.europa.eu

  • Armin Machmer
    Porte-parole
    Téléphone portable: +32 479 97 11 98