La mise en œuvre du nouveau cadre de partenariat avec les pays tiers: Le cas du Niger

03-09-2019

Le Niger, pays de croisement de nombreuses routes migratoires au Sahel, s'est montré le plus réactif, parmi ceux de l'Afrique subsaharienne, aux sollicitations européennes pour renforcer la lutte contre la migration irrégulière – un des objectifs clefs du nouveau cadre de partenariat de l'Union européenne (UE) avec les pays tiers. Ce cadre offre de nouvelles opportunités de coopération en contrepartie du durcissement de la politique migratoire. Le gouvernement nigérien a donc mis en œuvre une règlementation stricte criminalisant toute assistance aux étrangers en transit. En matière de sécurité, le gouvernement de Niamey, qui doit faire face à l'instabilité régionale et la criminalité transfrontalière, et l'UE, qui gère une pression migratoire importante, ont des intérêts convergents, ce qui explique l'intensification de la coopération depuis 2015-2016. La diminution des flux migratoires qui en résulte, applaudie par les partenaires européens, a des conséquences néfastes sur l'économie locale centrée sur le fait migratoire. La crise économique menace les équilibres fragiles des ethnies du Sahara entre elles ainsi qu'avec le gouvernement central et renforce l'insécurité, tant pour les migrants victimes des abus que pour la population locale, encore plus fragilisée. Le Parlement européen a mis en garde dès 2017 contre une vision trop étroite et à court terme de la politique externe de l'UE et contre le risque de détourner les fonds de la politique du développement vers les objectifs purement sécuritaires, en plaidant pour une approche de la migration centrée sur les droits de l'homme. Il soutient également le plan d'investissement extérieur, un de bras financier du nouveau cadre de partenariat, qui doit encourager des investissements privés en faveur du développement.

Le Niger, pays de croisement de nombreuses routes migratoires au Sahel, s'est montré le plus réactif, parmi ceux de l'Afrique subsaharienne, aux sollicitations européennes pour renforcer la lutte contre la migration irrégulière – un des objectifs clefs du nouveau cadre de partenariat de l'Union européenne (UE) avec les pays tiers. Ce cadre offre de nouvelles opportunités de coopération en contrepartie du durcissement de la politique migratoire. Le gouvernement nigérien a donc mis en œuvre une règlementation stricte criminalisant toute assistance aux étrangers en transit. En matière de sécurité, le gouvernement de Niamey, qui doit faire face à l'instabilité régionale et la criminalité transfrontalière, et l'UE, qui gère une pression migratoire importante, ont des intérêts convergents, ce qui explique l'intensification de la coopération depuis 2015-2016. La diminution des flux migratoires qui en résulte, applaudie par les partenaires européens, a des conséquences néfastes sur l'économie locale centrée sur le fait migratoire. La crise économique menace les équilibres fragiles des ethnies du Sahara entre elles ainsi qu'avec le gouvernement central et renforce l'insécurité, tant pour les migrants victimes des abus que pour la population locale, encore plus fragilisée. Le Parlement européen a mis en garde dès 2017 contre une vision trop étroite et à court terme de la politique externe de l'UE et contre le risque de détourner les fonds de la politique du développement vers les objectifs purement sécuritaires, en plaidant pour une approche de la migration centrée sur les droits de l'homme. Il soutient également le plan d'investissement extérieur, un de bras financier du nouveau cadre de partenariat, qui doit encourager des investissements privés en faveur du développement.