Les politiques de l’Union – Au service des citoyens: Politique économique

28-06-2019

Bien qu’elle relève de la responsabilité de chaque État membre, la politique économique fait généralement l’objet d’une coordination multilatérale entre les différents pays de l’Union européenne. La crise financière mondiale et la crise de la dette souveraine européenne ont mis ce cadre à rude épreuve. C’est l’une des raisons pour lesquelles la reprise dans l’Union a été plus lente qu’aux États-Unis et ne s’est pas opérée de manière homogène dans tous les États membres. En outre, la reprise s’est principalement fondée sur des politiques budgétaires et monétaires accommodantes, qui n’occultent que partiellement les signes sous-jacents de la fragilité budgétaire ou financière de certains pays. Pour remédier à la situation, les institutions européennes ont lancé un double processus en 2011. Des initiatives ont été prises pour renforcer le cadre actuel de la gouvernance économique et faciliter la surveillance des banques de la zone euro. Parallèlement, des discussions ont débuté sur de possibles pistes pour réduire les divergences économiques entre les États membres, favoriser la réduction des risques et le partage des risques, accroître la transparence du processus de gouvernance et garantir la responsabilité démocratique. Dans le domaine de la responsabilité démocratique, plusieurs initiatives – qui ne nécessitaient aucune modification des traités de l’Union – ont été lancées entre 2015 et 2017. À l’été 2017, les échanges de vues sur l’approfondissement du cadre politique de l’Union économique et monétaire se sont intensifiés. Cette procédure, préconisée dans le rapport des cinq présidents (rédigé par les présidents des principales institutions européennes) et qui devrait s’achever à l’horizon 2025, est désormais examinée à l’échelle des États membres. L’état d’avancement actuel de ces travaux témoigne de deux principales préférences stratégiques, qui scindent les États membres en deux groupes: d’une part, ceux qui donnent la priorité aux mesures de partage des risques (comme la France) et, d’autre part, ceux qui prônent davantage d’initiatives de réduction des risques (tels que l’Allemagne). En raison de cette absence de consensus, le Conseil européen a été jusqu’à présent dans l’incapacité de trouver une solution. Le présent document est une mise à jour d’une note plus ancienne, publiée avant les élections européennes de 2019.

Bien qu’elle relève de la responsabilité de chaque État membre, la politique économique fait généralement l’objet d’une coordination multilatérale entre les différents pays de l’Union européenne. La crise financière mondiale et la crise de la dette souveraine européenne ont mis ce cadre à rude épreuve. C’est l’une des raisons pour lesquelles la reprise dans l’Union a été plus lente qu’aux États-Unis et ne s’est pas opérée de manière homogène dans tous les États membres. En outre, la reprise s’est principalement fondée sur des politiques budgétaires et monétaires accommodantes, qui n’occultent que partiellement les signes sous-jacents de la fragilité budgétaire ou financière de certains pays. Pour remédier à la situation, les institutions européennes ont lancé un double processus en 2011. Des initiatives ont été prises pour renforcer le cadre actuel de la gouvernance économique et faciliter la surveillance des banques de la zone euro. Parallèlement, des discussions ont débuté sur de possibles pistes pour réduire les divergences économiques entre les États membres, favoriser la réduction des risques et le partage des risques, accroître la transparence du processus de gouvernance et garantir la responsabilité démocratique. Dans le domaine de la responsabilité démocratique, plusieurs initiatives – qui ne nécessitaient aucune modification des traités de l’Union – ont été lancées entre 2015 et 2017. À l’été 2017, les échanges de vues sur l’approfondissement du cadre politique de l’Union économique et monétaire se sont intensifiés. Cette procédure, préconisée dans le rapport des cinq présidents (rédigé par les présidents des principales institutions européennes) et qui devrait s’achever à l’horizon 2025, est désormais examinée à l’échelle des États membres. L’état d’avancement actuel de ces travaux témoigne de deux principales préférences stratégiques, qui scindent les États membres en deux groupes: d’une part, ceux qui donnent la priorité aux mesures de partage des risques (comme la France) et, d’autre part, ceux qui prônent davantage d’initiatives de réduction des risques (tels que l’Allemagne). En raison de cette absence de consensus, le Conseil européen a été jusqu’à présent dans l’incapacité de trouver une solution. Le présent document est une mise à jour d’une note plus ancienne, publiée avant les élections européennes de 2019.