Les politiques de l’Union – Au service des citoyens: Droits de l’homme

28-06-2019

Au cours des 70 années qui se sont écoulées depuis l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme (le premier document international à définir des normes communes que tous les États doivent respecter), le rôle central et la signification morale, juridique et politique des droits de l’homme sur la scène internationale sont devenus indiscutables. Toutefois, malgré les progrès considérables réalisés dans de nombreux domaines concernant leur reconnaissance, leur codification et leur application, les droits de l’homme sont également visés par un nombre croissant d’attaques. Que ce soit dans des zones de guerre ou dans la sphère politique, on assiste désormais souvent à un rejet des droits de l’homme pour des raisons idéologiques. L’Union européenne elle-même n’est pas épargnée par ce contrecoup. Dans ses États membres, une vague populiste a donné du pouvoir à certaines forces politiques qui remettent de plus en plus en question l’importance des droits fondamentaux, tels que le droit à la liberté d’expression. En ces temps troublés pour les droits de l’homme, les sondages d’opinion montrent que les citoyens européens considèrent ces droits comme l’une des valeurs les plus importantes au niveau personnel et les plus représentatives de l’Union elle-même. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de ses atrocités, les pays européens étaient déterminés à garantir une paix durable et l’Union qu’ils ont créée est fondée sur le respect de la démocratie, de l’état de droit et des droits de l’homme, principes qui guident et façonnent sa législation et ses politiques. L’Union a récemment, en ce sens, adopté une nouvelle législation sur la protection des données et l’accès à la justice, proclamé le socle européen des droits sociaux et lancé des initiatives pour lutter contre les inégalités, la discrimination et les discours de haine. Il est également admis qu’il reste encore beaucoup à faire pour compléter le cadre juridique en vue de lutter contre la discrimination et de renforcer les mécanismes internes de préservation de l’état de droit. Les droits de l’homme constituent en outre un objectif général de l’action extérieure de l’Union. Cette dernière est profondément attachée à promouvoir les droits de l’homme, tels qu’ils sont consacrés par les traités internationaux, dans ses relations avec les pays tiers et les autres institutions multilatérales régionales et mondiales. Au cours de la dernière législature du Parlement européen, l’Union a constamment appliqué et approfondi une série de stratégies politiques qui renforcent son rôle et son image de puissance normative exemplaire. Le maintien et la consolidation de cette politique restent indispensables pour préserver l’image et la crédibilité de l’Union en tant que puissance normative fondée sur des valeurs et capable d’agir, alors même que le principe du multilatéralisme est de plus en plus remis en cause. La présente note d’information est une révision d’un document publié avant les élections européennes de 2019.

Au cours des 70 années qui se sont écoulées depuis l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’homme (le premier document international à définir des normes communes que tous les États doivent respecter), le rôle central et la signification morale, juridique et politique des droits de l’homme sur la scène internationale sont devenus indiscutables. Toutefois, malgré les progrès considérables réalisés dans de nombreux domaines concernant leur reconnaissance, leur codification et leur application, les droits de l’homme sont également visés par un nombre croissant d’attaques. Que ce soit dans des zones de guerre ou dans la sphère politique, on assiste désormais souvent à un rejet des droits de l’homme pour des raisons idéologiques. L’Union européenne elle-même n’est pas épargnée par ce contrecoup. Dans ses États membres, une vague populiste a donné du pouvoir à certaines forces politiques qui remettent de plus en plus en question l’importance des droits fondamentaux, tels que le droit à la liberté d’expression. En ces temps troublés pour les droits de l’homme, les sondages d’opinion montrent que les citoyens européens considèrent ces droits comme l’une des valeurs les plus importantes au niveau personnel et les plus représentatives de l’Union elle-même. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de ses atrocités, les pays européens étaient déterminés à garantir une paix durable et l’Union qu’ils ont créée est fondée sur le respect de la démocratie, de l’état de droit et des droits de l’homme, principes qui guident et façonnent sa législation et ses politiques. L’Union a récemment, en ce sens, adopté une nouvelle législation sur la protection des données et l’accès à la justice, proclamé le socle européen des droits sociaux et lancé des initiatives pour lutter contre les inégalités, la discrimination et les discours de haine. Il est également admis qu’il reste encore beaucoup à faire pour compléter le cadre juridique en vue de lutter contre la discrimination et de renforcer les mécanismes internes de préservation de l’état de droit. Les droits de l’homme constituent en outre un objectif général de l’action extérieure de l’Union. Cette dernière est profondément attachée à promouvoir les droits de l’homme, tels qu’ils sont consacrés par les traités internationaux, dans ses relations avec les pays tiers et les autres institutions multilatérales régionales et mondiales. Au cours de la dernière législature du Parlement européen, l’Union a constamment appliqué et approfondi une série de stratégies politiques qui renforcent son rôle et son image de puissance normative exemplaire. Le maintien et la consolidation de cette politique restent indispensables pour préserver l’image et la crédibilité de l’Union en tant que puissance normative fondée sur des valeurs et capable d’agir, alors même que le principe du multilatéralisme est de plus en plus remis en cause. La présente note d’information est une révision d’un document publié avant les élections européennes de 2019.