Radicalisation et lutte contre la radicalisation: une perspective de genre

21-04-2016

Le terrorisme induit par la radicalisation et l'extrémisme violent constitue une grave menace pour la sécurité européenne. La complexité de ces phénomènes découle, en partie, du fait qu'il n'existe pas une seule voie vers la radicalisation ni un seul profil de terroriste. Dans une perspective de genre, la radicalisation des femmes et leur participation à des groupes extrémistes demeurent relativement sous-estimées, car il est encore généralement considéré que le terrorisme concerne presque uniquement les hommes. Or, des études récentes montrent qu'environ 550 femmes occidentales se sont rendues sur le territoire occupé du groupe "État islamique"/Daech, tandis que, selon un nouveau rapport sur les combattants étrangers européens, ceux-ci compteraient 17 % de femmes. Le rôle des femmes dans la lutte contre la radicalisation est plus généralement admis, bien que l'on ait tendance à mettre uniquement l'accent sur les femmes en tant que membres de la famille inquiets. Si l'influence des mères est soulignée par de nombreux spécialistes, le rôle des femmes dans la prévention va au-delà des cercles familiaux restreints et s'étend à d'autres rôles, tels que ceux de décideurs politiques, d'éducatrices, de membres de la communauté et d'activistes. Il apparaît, dès lors, essentiel de renforcer les capacités des femmes, que ce soit par des moyens juridiques, financiers ou culturels, afin de s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme et de mettre fin à la radicalisation. Bien que la dimension hommes-femmes n'ait pas été intégrée systématiquement dans les stratégies en matière de sécurité, plusieurs experts conseillent d'adopter une approche tenant compte des spécificités hommes-femmes dans les politiques de lutte contre la radicalisation.

Le terrorisme induit par la radicalisation et l'extrémisme violent constitue une grave menace pour la sécurité européenne. La complexité de ces phénomènes découle, en partie, du fait qu'il n'existe pas une seule voie vers la radicalisation ni un seul profil de terroriste. Dans une perspective de genre, la radicalisation des femmes et leur participation à des groupes extrémistes demeurent relativement sous-estimées, car il est encore généralement considéré que le terrorisme concerne presque uniquement les hommes. Or, des études récentes montrent qu'environ 550 femmes occidentales se sont rendues sur le territoire occupé du groupe "État islamique"/Daech, tandis que, selon un nouveau rapport sur les combattants étrangers européens, ceux-ci compteraient 17 % de femmes. Le rôle des femmes dans la lutte contre la radicalisation est plus généralement admis, bien que l'on ait tendance à mettre uniquement l'accent sur les femmes en tant que membres de la famille inquiets. Si l'influence des mères est soulignée par de nombreux spécialistes, le rôle des femmes dans la prévention va au-delà des cercles familiaux restreints et s'étend à d'autres rôles, tels que ceux de décideurs politiques, d'éducatrices, de membres de la communauté et d'activistes. Il apparaît, dès lors, essentiel de renforcer les capacités des femmes, que ce soit par des moyens juridiques, financiers ou culturels, afin de s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme et de mettre fin à la radicalisation. Bien que la dimension hommes-femmes n'ait pas été intégrée systématiquement dans les stratégies en matière de sécurité, plusieurs experts conseillent d'adopter une approche tenant compte des spécificités hommes-femmes dans les politiques de lutte contre la radicalisation.