Négocier un nouvel accord sur le climat à l'ONU: Les enjeux de la conférence de Paris

25-03-2015

Un nouvel accord international visant à lutter contre le changement climatique doit être adopté en décembre 2015 à l'issue de la 21e conférence des parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Outre les actions visant à mettre un terme au réchauffement climatique, il devrait également porter sur l'adaptation au changement climatique. La 20e conférence des Parties, qui s'est tenue à Lima en décembre 2014, s'est achevée sur l'adoption de l'appel de Lima pour l'action sur le climat, un document qui invite toutes les parties (pays) à communiquer les contributions qu'ils souhaitent apporter à l'action climatique après 2020 bien en amont de la conférence de Paris. La conférence de Lima a laissé un certain nombre de questions sans réponse. Tout d'abord, le contenu, la forme et le calendrier des contributions des pays ne sont pas clairement précisés, ce qui rendra leur comparaison et leur évaluation difficiles. Il est probable que les contributions individuelles ne permettront pas d'atteindre les réductions d'émissions nécessaires pour contenir le réchauffement climatique en-dessous de la limite des 2° C fixée par la communauté internationale. Il est donc crucial qu'une procédure régissant l'évaluation périodique et le renforcement des efforts nationaux soit prévue par le nouvel accord. La forme juridique de l'accord constitue une autre question en suspens. Si certains négociateurs sont favorables à un accord solide et juridiquement contraignant, d'autres plaident pour une approche ascendante fondée sur des contributions volontaires. Enfin, les questions de justice et d'équité doivent être réglées, en reconnaissant que les pays développés portent une plus grande responsabilité historique dans le changement climatique et qu'ils possèdent une plus grande capacité à agir. Un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2030 a été décidé par le Conseil européen en octobre 2014. Au mois de novembre, les États-Unis et la Chine – les deux premiers émetteurs au monde – ont annoncé des objectifs moins ambitieux, mais qui ont toutefois été accueillis comme des étapes importantes vers un accord sur le climat de portée mondiale. Le rôle de chef de file de l'Union européenne dans l'action internationale en faveur du climat est remis en question par les derniers événements. L'action diplomatique en faveur du climat de l'Union européenne devra tenir compte de l'évolution de la situation si celle-ci tient à conserver son rôle de fer de lance et à rester un acteur majeur de la transition mondiale vers un système énergétique et une économie zéro carbone.

Un nouvel accord international visant à lutter contre le changement climatique doit être adopté en décembre 2015 à l'issue de la 21e conférence des parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Outre les actions visant à mettre un terme au réchauffement climatique, il devrait également porter sur l'adaptation au changement climatique. La 20e conférence des Parties, qui s'est tenue à Lima en décembre 2014, s'est achevée sur l'adoption de l'appel de Lima pour l'action sur le climat, un document qui invite toutes les parties (pays) à communiquer les contributions qu'ils souhaitent apporter à l'action climatique après 2020 bien en amont de la conférence de Paris. La conférence de Lima a laissé un certain nombre de questions sans réponse. Tout d'abord, le contenu, la forme et le calendrier des contributions des pays ne sont pas clairement précisés, ce qui rendra leur comparaison et leur évaluation difficiles. Il est probable que les contributions individuelles ne permettront pas d'atteindre les réductions d'émissions nécessaires pour contenir le réchauffement climatique en-dessous de la limite des 2° C fixée par la communauté internationale. Il est donc crucial qu'une procédure régissant l'évaluation périodique et le renforcement des efforts nationaux soit prévue par le nouvel accord. La forme juridique de l'accord constitue une autre question en suspens. Si certains négociateurs sont favorables à un accord solide et juridiquement contraignant, d'autres plaident pour une approche ascendante fondée sur des contributions volontaires. Enfin, les questions de justice et d'équité doivent être réglées, en reconnaissant que les pays développés portent une plus grande responsabilité historique dans le changement climatique et qu'ils possèdent une plus grande capacité à agir. Un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2030 a été décidé par le Conseil européen en octobre 2014. Au mois de novembre, les États-Unis et la Chine – les deux premiers émetteurs au monde – ont annoncé des objectifs moins ambitieux, mais qui ont toutefois été accueillis comme des étapes importantes vers un accord sur le climat de portée mondiale. Le rôle de chef de file de l'Union européenne dans l'action internationale en faveur du climat est remis en question par les derniers événements. L'action diplomatique en faveur du climat de l'Union européenne devra tenir compte de l'évolution de la situation si celle-ci tient à conserver son rôle de fer de lance et à rester un acteur majeur de la transition mondiale vers un système énergétique et une économie zéro carbone.