Négocier un nouvel accord sur le climat à l'ONU: Les enjeux de la conférence de Paris sur le changement climatique

27-11-2015

Il est prévu qu'un nouvel accord international visant à lutter contre le changement climatique soit adopté en décembre 2015 lors de la 21e Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Outre les actions visant à mettre un terme au réchauffement climatique, il devrait également porter sur l'adaptation au changement climatique. Au cours de l'année 2015, la grande majorité des parties ont fait part de leurs contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN). Au titre de ses CPDN, l'Union s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % à l'horizon 2030. L'analyse des CPDN faite par le secrétariat de la CCNUCC a révélé que des réductions des émissions plus importantes encore sont nécessaires pour contenir le réchauffement climatique en dessous de la limite des 2 °C fixée par l'accord de Copenhague de 2009. Le projet de texte de négociation de la CCNUCC adopté en octobre 2015 laisse plusieurs questions importantes sans réponse, notamment en ce qui concerne la forme juridique de l'accord. Si certains négociateurs sont favorables à un accord solide et juridiquement contraignant, d'autres plaident pour une approche ascendante fondée sur des contributions volontaires. Par ailleurs, les questions de justice et d'équité doivent être réglées, en reconnaissant que les pays développés portent une plus grande responsabilité historique dans le changement climatique et qu'ils possèdent une plus grande capacité à agir. Enfin, la question du financement de la lutte contre le changement climatique est d'une importance majeure pour les pays en développement. Le rôle de chef de file de l'Union dans l'action internationale pour le climat est remis en question par les derniers événements. L'action diplomatique en faveur du climat de l'Union devra tenir compte de l'évolution de la situation si celle-ci tient à conserver son rôle de fer de lance et à rester un acteur majeur de la transition mondiale vers un système énergétique et une économie zéro carbone.

Il est prévu qu'un nouvel accord international visant à lutter contre le changement climatique soit adopté en décembre 2015 lors de la 21e Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Outre les actions visant à mettre un terme au réchauffement climatique, il devrait également porter sur l'adaptation au changement climatique. Au cours de l'année 2015, la grande majorité des parties ont fait part de leurs contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN). Au titre de ses CPDN, l'Union s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % à l'horizon 2030. L'analyse des CPDN faite par le secrétariat de la CCNUCC a révélé que des réductions des émissions plus importantes encore sont nécessaires pour contenir le réchauffement climatique en dessous de la limite des 2 °C fixée par l'accord de Copenhague de 2009. Le projet de texte de négociation de la CCNUCC adopté en octobre 2015 laisse plusieurs questions importantes sans réponse, notamment en ce qui concerne la forme juridique de l'accord. Si certains négociateurs sont favorables à un accord solide et juridiquement contraignant, d'autres plaident pour une approche ascendante fondée sur des contributions volontaires. Par ailleurs, les questions de justice et d'équité doivent être réglées, en reconnaissant que les pays développés portent une plus grande responsabilité historique dans le changement climatique et qu'ils possèdent une plus grande capacité à agir. Enfin, la question du financement de la lutte contre le changement climatique est d'une importance majeure pour les pays en développement. Le rôle de chef de file de l'Union dans l'action internationale pour le climat est remis en question par les derniers événements. L'action diplomatique en faveur du climat de l'Union devra tenir compte de l'évolution de la situation si celle-ci tient à conserver son rôle de fer de lance et à rester un acteur majeur de la transition mondiale vers un système énergétique et une économie zéro carbone.