Le coût de la non-Europe d'une union économique et monétaire incomplète

12-12-2014

L’objectif de cette étude est d’évaluer la robustesse d’une union économique et monétaire forte face à un nouveau scénario de crise. Nous avons conçu un modèle statistique empirique qui intègre dans une perspective comportementale la relation entre les caractéristiques des marchés financiers, les indicateurs macroéconomiques et les données comptables des institutions financières dans les vingt-huit pays de l’Union européenne. En simulant les paramètres du modèle sous l’hypothèse d’une nouvelle crise, nous mettons en exergue le rôle crucial d’un fonctionnement efficient et intégré de l’Union européenne afin de limiter les pertes générées au cours d’une crise économique et financière majeure. Dans la perspective d’une nouvelle crise souveraine, une meilleure coordination budgétaire entre les pays de l’UE devrait générer une économie d’environ 85 milliards d’euros, soit 0,65 % du PIB de l’Union européenne. En vertu du même scénario, une union bancaire fonctionnelle permettrait d’économiser 222,3 milliards d’euros, principalement engendrés par un besoin diminué de recapitaliser les institutions financières de l’UE.

L’objectif de cette étude est d’évaluer la robustesse d’une union économique et monétaire forte face à un nouveau scénario de crise. Nous avons conçu un modèle statistique empirique qui intègre dans une perspective comportementale la relation entre les caractéristiques des marchés financiers, les indicateurs macroéconomiques et les données comptables des institutions financières dans les vingt-huit pays de l’Union européenne. En simulant les paramètres du modèle sous l’hypothèse d’une nouvelle crise, nous mettons en exergue le rôle crucial d’un fonctionnement efficient et intégré de l’Union européenne afin de limiter les pertes générées au cours d’une crise économique et financière majeure. Dans la perspective d’une nouvelle crise souveraine, une meilleure coordination budgétaire entre les pays de l’UE devrait générer une économie d’environ 85 milliards d’euros, soit 0,65 % du PIB de l’Union européenne. En vertu du même scénario, une union bancaire fonctionnelle permettrait d’économiser 222,3 milliards d’euros, principalement engendrés par un besoin diminué de recapitaliser les institutions financières de l’UE.

Auteur externe

Auteur: Marius-Christian Frunza, docteur en économie et habilité à diriger les recherches, est chercheur sénior au Laboratoire d'excellence sur la régulation financière, Labex ReFi d’heSam Université, et directeur de recherche at Schwarzthal Kapital.