Travaux d'atelier sur "L'union pour la Méditerranée : Perspectives d’avenir"

07-08-2012

Les soulèvements dans le monde arabe ont bouleversé le contexte national et régional dans le sud de la Méditerranée. Au niveau bilatéral, l’UE a apporté une réponse rapide et substantielle à ce nouveau paysage géopolitique en révisant sa politique européenne de voisinage (PEV). La réforme du cadre multilatéral de ses relations avec les partenaires du sud de la Méditerranée demeure toutefois un défi. Un atelier organisé sous les auspices du président du Parlement européen Martin Schulz a permis d’étudier les meilleurs moyens de renforcer l’Union pour la Méditerranée (UpM). Les exposés suivants présentent les contributions de trois spécialistes ayant participé à cet atelier. Timo Behr a proposé quatre options avant de se prononcer en faveur d’une approche pragmatique. Étant donné les incertitudes et les difficultés croissantes dans la région, il est probable que l’UpM avancera à petits pas, mais ne consentira que peu d’efforts pour développer une vision plus large concernant son développement. Selon Richard Youngs, l’UE doit collaborer davantage pour comprendre les demandes et les intérêts du monde arabe. Il plaide en faveur d'une «multilatéralisation» de la PEV et du lancement simultané d’initiatives conjointes avec les puissances régionales au Proche-Orient et les acteurs internationaux. Pour Jean-Yves Moisseron, il faut changer de paradigme. Comme le «mythe méditerranéen» n’a pas réussi à mobiliser les partenaires du Sud, il convient de mettre en place une nouvelle approche des relations multilatérales, basée sur un véritable dialogue culturel et sur une pleine collaboration entre les parlements démocratiquement élus et les sociétés civiles du sud de la Méditerranée.

Les soulèvements dans le monde arabe ont bouleversé le contexte national et régional dans le sud de la Méditerranée. Au niveau bilatéral, l’UE a apporté une réponse rapide et substantielle à ce nouveau paysage géopolitique en révisant sa politique européenne de voisinage (PEV). La réforme du cadre multilatéral de ses relations avec les partenaires du sud de la Méditerranée demeure toutefois un défi. Un atelier organisé sous les auspices du président du Parlement européen Martin Schulz a permis d’étudier les meilleurs moyens de renforcer l’Union pour la Méditerranée (UpM). Les exposés suivants présentent les contributions de trois spécialistes ayant participé à cet atelier. Timo Behr a proposé quatre options avant de se prononcer en faveur d’une approche pragmatique. Étant donné les incertitudes et les difficultés croissantes dans la région, il est probable que l’UpM avancera à petits pas, mais ne consentira que peu d’efforts pour développer une vision plus large concernant son développement. Selon Richard Youngs, l’UE doit collaborer davantage pour comprendre les demandes et les intérêts du monde arabe. Il plaide en faveur d'une «multilatéralisation» de la PEV et du lancement simultané d’initiatives conjointes avec les puissances régionales au Proche-Orient et les acteurs internationaux. Pour Jean-Yves Moisseron, il faut changer de paradigme. Comme le «mythe méditerranéen» n’a pas réussi à mobiliser les partenaires du Sud, il convient de mettre en place une nouvelle approche des relations multilatérales, basée sur un véritable dialogue culturel et sur une pleine collaboration entre les parlements démocratiquement élus et les sociétés civiles du sud de la Méditerranée.

Auteur externe

BEHR Timo (Finnish Institute of International Affairs, Helsinki, Finland), YOUNGS Richard (FRIDE, Madrid, Spain) and MOISSERON Jean Yves (Institut de Recherche pour le développement, Paris, France)