Flux méditerranéens vers l'Europe : la migration et la politique étrangère de l'Union

12-03-2014

Une série d'événements tragiques survenus sur les côtes méridionales de l'Europe – au large de l'île italienne de Lampedusa, dans les eaux grecques de la mer Égée, dans l'enclave espagnole de Ceuta – ont placé la migration méditerranéenne en tête des priorités politiques de l'Union. Les dirigeants de l'Union ont souligné que les politiques de gestion de la migration doivent être guidées par les principes de prévention, de protection et de solidarité. La task-force pour la Méditerranée, créée en octobre 2013, a proposé 38 pistes pour empêcher de nouvelles pertes de vies humaines. Pourtant, au-delà de cette réponse immédiate, l'Union doit lancer un débat plus large, et à plus long terme, sur la manière dont la question de la migration est abordée par les différentes politiques extérieures de l'Union, à savoir les politiques liées à la sécurité, à la coopération au développement, et à la protection internationale, ainsi que la politique de voisinage. Le Parlement européen peut jouer un rôle important en encourageant le dialogue sur la migration avec les pays tiers. Ce débat, qui doit être mené par l'intermédiaire de discussions interparlementaires et interinstitutionnelles, pourrait conduire à une coopération renforcée dans la gestion de la migration régulière et à une lutte plus efficace contre la migration irrégulière. S'il est vrai que le Parlement européen devrait exiger que les politiques de l'Union et des pays tiers respectent pleinement les droits de l'homme, il devrait également envisager la migration méditerranéenne dans un contexte plus large et souligner les effets positifs potentiels de la mobilité des personnes sur le développement socio-économique.

Une série d'événements tragiques survenus sur les côtes méridionales de l'Europe – au large de l'île italienne de Lampedusa, dans les eaux grecques de la mer Égée, dans l'enclave espagnole de Ceuta – ont placé la migration méditerranéenne en tête des priorités politiques de l'Union. Les dirigeants de l'Union ont souligné que les politiques de gestion de la migration doivent être guidées par les principes de prévention, de protection et de solidarité. La task-force pour la Méditerranée, créée en octobre 2013, a proposé 38 pistes pour empêcher de nouvelles pertes de vies humaines. Pourtant, au-delà de cette réponse immédiate, l'Union doit lancer un débat plus large, et à plus long terme, sur la manière dont la question de la migration est abordée par les différentes politiques extérieures de l'Union, à savoir les politiques liées à la sécurité, à la coopération au développement, et à la protection internationale, ainsi que la politique de voisinage. Le Parlement européen peut jouer un rôle important en encourageant le dialogue sur la migration avec les pays tiers. Ce débat, qui doit être mené par l'intermédiaire de discussions interparlementaires et interinstitutionnelles, pourrait conduire à une coopération renforcée dans la gestion de la migration régulière et à une lutte plus efficace contre la migration irrégulière. S'il est vrai que le Parlement européen devrait exiger que les politiques de l'Union et des pays tiers respectent pleinement les droits de l'homme, il devrait également envisager la migration méditerranéenne dans un contexte plus large et souligner les effets positifs potentiels de la mobilité des personnes sur le développement socio-économique.