La lutte contre les flux financiers illicites: un enjeu de développement

29-08-2018

Les scandales financiers à répétition révélés dans les médias, à l’instar des Panama Papers, ont intensifié le débat public sur les paradis fiscaux, l’évasion fiscale et les fuites illicites de capitaux. Forcément difficiles à estimer, les flux financiers illicites (FFI), c’est-à-dire les fonds reçus, transférés ou utilisés de façon illégale au-delà de la frontière d’un pays, sont un phénomène d’une grande ampleur, aux formes diverses et se nourrissant de l’opacité de la structure financière internationale. Bien qu’il n’épargne aucun pays, son impact se fait sentir le plus lourdement dans les pays les plus pauvres. En effet, les FFI transfèrent à l’étranger les richesses qui auraient pu être investies localement, grèvent des recettes publiques déjà faibles, et corrompent les institutions étatiques, contribuant ainsi à maintenir ou aggraver les niveaux de pauvreté et d’inégalité. Les mesures prises au niveau international, complément nécessaire à toute politique interne pour s’attaquer aux FFI, qui dépassent les frontières, ont proliféré mais elles manquent de cohérence et d’universalité. Les listes de paradis fiscaux établies notamment par l’OCDE et l’Union européenne sont très succinctes alors que, dans la pratique, de nombreuses juridictions, souvent de pays développés, continuent d’opérer de cette manière. Alors que les pays en développement manquent d’environ 2500 milliards USD pour investir en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable en 2030, une lutte plus efficace contre les FFI devrait être une priorité, comme l’a souligné le Parlement européen à plusieurs reprises.

Les scandales financiers à répétition révélés dans les médias, à l’instar des Panama Papers, ont intensifié le débat public sur les paradis fiscaux, l’évasion fiscale et les fuites illicites de capitaux. Forcément difficiles à estimer, les flux financiers illicites (FFI), c’est-à-dire les fonds reçus, transférés ou utilisés de façon illégale au-delà de la frontière d’un pays, sont un phénomène d’une grande ampleur, aux formes diverses et se nourrissant de l’opacité de la structure financière internationale. Bien qu’il n’épargne aucun pays, son impact se fait sentir le plus lourdement dans les pays les plus pauvres. En effet, les FFI transfèrent à l’étranger les richesses qui auraient pu être investies localement, grèvent des recettes publiques déjà faibles, et corrompent les institutions étatiques, contribuant ainsi à maintenir ou aggraver les niveaux de pauvreté et d’inégalité. Les mesures prises au niveau international, complément nécessaire à toute politique interne pour s’attaquer aux FFI, qui dépassent les frontières, ont proliféré mais elles manquent de cohérence et d’universalité. Les listes de paradis fiscaux établies notamment par l’OCDE et l’Union européenne sont très succinctes alors que, dans la pratique, de nombreuses juridictions, souvent de pays développés, continuent d’opérer de cette manière. Alors que les pays en développement manquent d’environ 2500 milliards USD pour investir en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable en 2030, une lutte plus efficace contre les FFI devrait être une priorité, comme l’a souligné le Parlement européen à plusieurs reprises.