Procédure : 2018/0166(APP)
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Cycle relatif au document : A9-0260/2020

Textes déposés :

A9-0260/2020

Débats :

PV 16/12/2020 - 4
CRE 16/12/2020 - 4

Votes :

Textes adoptés :

P9_TA(2020)0357

<Date>{14/12/2020}14.12.2020</Date>
<NoDocSe>A9-0260/2020</NoDocSe>
PDF 301kWORD 90k

<TitreType>RECOMMANDATION</TitreType>     <RefProcLect>***</RefProcLect>

<Titre>sur le projet de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021 à 2027</Titre>

<DocRef>(09970/2020 – C9-0409/2020 – 2018/0166(APP))</DocRef>


<Commission>{BUDG}Commission des budgets</Commission>

co-rapporteurs: <Depute>Jan Olbrycht, Margarida Marques</Depute>

PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN
 ANNEXE 1: PROJET DE RÈGLEMENT DU CONSEIL FIXANT LE CADRE FINANCIER PLURIANNUEL POUR LA PÉRIODE 2021 À 2027
 ANNEXE 2: DÉCLARATIONS
 EXPOSÉ DES MOTIFS
 LETTRE DE LA COMMISSION DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
 LETTRE DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CONSTITUTIONNELLES
 PROCÉDURE DE LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND
 VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

PROJET DE RÉSOLUTION LÉGISLATIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN

sur le projet de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021 à 2027

(09970/2020 – C9-0409/2020 – 2018/0166(APP))

(Procédure législative spéciale – approbation)

Le Parlement européen,

 vu le projet de règlement du Conseil (09970/2020),

 vu la demande d’approbation présentée par le Conseil conformément à l’article 312 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et à l’article 106 bis du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (C9-0409/2020),

 vu sa résolution du 14 novembre 2018 sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027 – Position du Parlement en vue d’un accord[1],

 vu sa résolution du 10 octobre 2019 sur le «cadre financier pluriannuel 2021-2027 et les ressources propres: il est temps de répondre aux attentes des citoyens»[2],

 vu sa résolution du 23 juillet 2020 sur les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen du 17 au 21 juillet 2020[3],

 vu l'article 92 et l’article 105, paragraphes 1 et 4, de son règlement intérieur,

 vu les lettres de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et de la commission des affaires constitutionnelles,

 vu la recommandation de la commission des budgets (A9-0260/2020),

1. donne son approbation au projet de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021 à 2027, dont le texte figure à l'annexe de la présente résolution;

2. approuve les déclarations communes du Parlement, du Conseil et de la Commission annexées à la présente résolution;

3. approuve sa déclaration annexée à la présente résolution;

4. prend acte des déclarations de la Commission annexées à la présente résolution;

5. charge son Président de signer, conjointement avec le Président du Conseil et la Présidente de la Commission, la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le contrôle budgétaire des nouvelles propositions présentées sur la base de l'article 122 du TFUE qui sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur le budget de l'Union;

6. charge son Président de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux.


ANNEXE 1: PROJET DE RÈGLEMENT DU CONSEIL FIXANT LE CADRE FINANCIER PLURIANNUEL POUR LA PÉRIODE 2021 À 2027

 

RÈGLEMENT (UE, Euratom) 2020/... DU CONSEIL

du …

fixant le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027

LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 312,

vu le traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique, et notamment son article 106 bis,

vu la proposition de la Commission européenne,

vu l'approbation du Parlement européen[4],

après transmission du projet d'acte législatif aux parlements nationaux,

après consultation du Comité économique et social européen,

après consultation du Comité des régions,

statuant conformément à une procédure législative spéciale,


considérant ce qui suit:

(1) Compte tenu de la nécessité de disposer d'une prévisibilité suffisante pour la préparation et l'exécution des investissements à moyen terme, le cadre financier pluriannuel (CFP) devrait avoir une durée de sept ans, commençant à courir le 1er janvier 2021.

(2) Eu égard aux conséquences économiques de la crise de la COVID-19, l'Union doit créer un cadre financier à long terme qui ouvre la voie à une transition juste et inclusive vers un avenir écologique et numérique, qui favorise l'autonomie stratégique de l'Union à plus long terme et lui permette de résister aux chocs à l'avenir.

(3) Les plafonds annuels des crédits d'engagement par catégorie de dépenses et les plafonds annuels des crédits de paiement établis par le présent règlement doivent respecter les plafonds applicables aux engagements et aux ressources propres, qui sont fixés conformément à la décision du Conseil relative au système des ressources propres de l'Union européenne en vigueur qui a été adoptée conformément à l'article 311, troisième alinéa, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) (ci-après dénommée "décision relative aux ressources propres").

(4) Lorsqu'il est nécessaire de faire intervenir les garanties données au titre du budget général de l'Union pour une assistance financière aux États membres autorisée conformément à l'article 220, paragraphe 1, du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil[5] (ci-après dénommé "règlement financier"), le montant nécessaire devrait être mobilisé au-delà des plafonds des crédits d'engagement et des crédits de paiement du CFP, dans le respect du plafond des ressources propres.

(5) Le CFP ne devrait pas tenir compte des postes du budget qui sont financés par des recettes affectées au sens du règlement financier.

(6) Il convient que le CFP soit fixé aux prix de 2018. Les règles en matière d'ajustements techniques annuels du CFP en vue de recalculer les plafonds et marges disponibles devraient également être définies.

(7) Des règles devraient être fixées pour d'autres situations susceptibles de rendre nécessaire des adaptations du CFP. De telles adaptations pourraient se rapporter à des retards dans l'adoption de nouvelles règles ou de nouveaux programmes en gestion partagée, à des mesures liées à une bonne gouvernance économique ou à des mesures adoptées en vertu du règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l'Union. Par ailleurs, il y aurait lieu de prévoir des règles concernant un mécanisme d'ajustement spécifique par programme.

(8) Il convient de mettre en œuvre une flexibilité spécifique qui soit la plus grande possible afin de permettre à l'Union de remplir ses obligations en conformité avec l'article 323 du TFUE.

(9) Les instruments spéciaux thématiques suivants sont nécessaires pour permettre à l'Union de réagir à des circonstances ou à des conséquences imprévues spécifiques et assurent ainsi le bon déroulement de la procédure budgétaire: le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, la réserve de solidarité et d'aide d'urgence et la réserve d'ajustement au Brexit. La réserve de solidarité et d'aide d'urgence n'a pas vocation à gérer les conséquences de crises liées au marché qui affectent la production ou la distribution agricole.

(10) Les instruments spéciaux non thématiques suivants sont nécessaires pour accroître encore la flexibilité: le dispositif de marge unique et l'instrument de flexibilité. Le dispositif de marge unique devrait permettre de transférer les marges disponibles sous les plafonds des crédits d'engagement et des crédits de paiement, respectivement, d'un exercice à l'autre et, pour les crédits d'engagement, d'une rubrique du CFP à l'autre, sans dépasser les montants totaux des plafonds du CFP pour les crédits d'engagement et de paiement pour l'ensemble de la période couverte par le CFP. L'instrument de flexibilité devrait permettre la prise en charge de dépenses imprévues spécifiques pour un exercice donné.

(11) Il convient d'introduire une disposition spécifique pour prévoir la possibilité d'inscrire au budget des crédits d'engagement, et les crédits de paiement correspondants, au-delà des plafonds fixés dans le CFP lorsque le recours aux instruments spéciaux s'impose.

(12) Il est nécessaire de prévoir une révision du CFP dans les cas d'une révision des traités ayant des incidences budgétaires, d'une réunification de Chypre ou d'un élargissement de l'Union, ainsi qu'à la lumière de l'exécution du budget.

(13) Il se pourrait également qu'il faille réviser le présent règlement en raison de circonstances imprévues auxquelles il est impossible de faire face dans les limites fixées dans le CFP. Il est par conséquent nécessaire de prévoir la révision du CFP en pareils cas.

(14) Des règles spécifiques sont en outre nécessaires pour la gestion des projets à grande échelle dont la durée de vie s'étend bien au-delà de la période couverte par le CFP. Il est nécessaire de fixer le montant maximal des contributions du budget général de l'Union en faveur de ces projets, de manière à s'assurer que ceux-ci n'aient pas d'incidence sur les autres projets financés par ledit budget.

(15) Il est nécessaire de prévoir des règles générales en matière de coopération interinstitutionnelle dans le cadre de la procédure budgétaire, tout en respectant les compétences budgétaires du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (ci-après dénommés "institutions") telles qu'elles sont définies dans les traités ainsi que les exigences en matière de transparence.

(16) La Commission devrait présenter une proposition de nouveau cadre financier pluriannuel avant le 1er juillet 2025, afin de laisser aux institutions suffisamment de temps pour l'adopter avant la mise en place du cadre financier pluriannuel suivant. Conformément à l'article 312, paragraphe 4, du TFUE, les plafonds correspondant à la dernière année du CFP qui sont définis dans le présent règlement doivent continuer à s'appliquer dans le cas où un nouveau cadre financier pluriannuel n'aurait pas été adopté avant l'échéance du CFP fixée par le présent règlement,

A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:


Chapitre 1
Dispositions générales

Article premier
Cadre financier pluriannuel

Le présent règlement fixe le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027 (CFP).

Article 2
Respect des plafonds du CFP

1. Au cours de chaque procédure budgétaire et lors de l'exécution du budget de l'exercice concerné, le Parlement européen, le Conseil et la Commission (ci-après dénommés "institutions") respectent les plafonds annuels de dépenses qui figurent à l'annexe I (ci-après dénommés "plafonds du CFP").

Le sous-plafond applicable à la rubrique 3 qui figure à l'annexe I est défini sans préjudice de la flexibilité entre les deux piliers de la politique agricole commune (PAC). Le plafond ajusté à appliquer au pilier I de la PAC à la suite des transferts entre le Fonds européen agricole pour le développement rural et les paiements directs est défini dans l'acte juridique pertinent, et le CFP est ajusté en conséquence au titre des ajustements techniques prévus à l'article 4 du présent règlement.

2. Lorsqu'il est nécessaire d'utiliser les ressources des instruments spéciaux prévus aux articles 8, 9, 10 et 12, les crédits d'engagement et les crédits de paiement correspondants sont inscrits au budget au-delà des plafonds du CFP concernés.

Lorsqu'il est nécessaire d'utiliser les ressources du dispositif de marge unique prévu à l'article 11, les crédits d'engagement et les crédits de paiement correspondants sont inscrits au budget au-delà des plafonds du CFP concernés pour une année donnée.

3. Lorsqu'il est nécessaire de faire intervenir une garantie pour une assistance financière aux États membres autorisée conformément à l'article 220, paragraphe 1, du règlement financier, le montant nécessaire est mobilisé au-delà des plafonds du CFP.

Article 3
Respect du plafond des ressources propres

1. Pour chacune des années couvertes par le CFP, le total des crédits pour paiements nécessaires, après ajustement annuel et compte tenu de toutes autres adaptations et révisions ainsi que de l'application de l'article 2, paragraphes 2 et 3, ne conduit pas à un taux d'appel des ressources propres supérieur au plafond des ressources propres fixé dans la décision du Conseil relative aux ressources propres de l'Union européenne en vigueur qui a été adoptée conformément à l'article 311 du TFUE (ci-après dénommée "décision relative aux ressources propres").

2. Au besoin, les plafonds du CFP sont réduits pour assurer le respect du plafond des ressources propres énoncé dans la décision relative aux ressources propres.

Chapitre 2
Ajustements du CFP

Article 4
Ajustements techniques

1. Chaque année, la Commission, agissant en amont de la procédure budgétaire de l'exercice n+1, procède aux ajustements techniques suivants du CFP:

(a) une réévaluation, aux prix de l'exercice n+1, des plafonds et des montants globaux des crédits pour engagements et des crédits pour paiements;

(b) un calcul de la marge disponible sous le plafond des ressources propres fixé dans la décision relative aux ressources propres;

(c) un calcul du montant des crédits d'engagement disponibles dans le cadre du dispositif de marge unique visé à l'article 11, paragraphe 1, premier alinéa, point a), ainsi que du montant total maximal visé à l'article 11, paragraphe 2, premier alinéa, point a);

(d) un calcul de l'ajustement du plafond des crédits de paiement dans le cadre du dispositif de marge unique visé à l'article 11, paragraphe 1, premier alinéa, point b), ainsi que du montant total maximal visé à l'article 11, paragraphe 2, premier alinéa, point b);

(e) un calcul des dotations supplémentaires destinées à des programmes spécifiques visées à l'article 5, paragraphe 1, et du résultat de l'ajustement annuel visé à l'article 5, paragraphe 2.

2. La Commission procède aux ajustements techniques visés au paragraphe 1 sur la base d'un déflateur fixe de 2 % par an.

3. La Commission communique au Parlement européen et au Conseil les résultats des ajustements techniques visés au paragraphe 1 ainsi que les prévisions économiques de base.

4. Sans préjudice des articles 6 et 7, il ne peut être procédé ultérieurement à d'autres ajustements techniques pour l'année considérée, ni au cours de l'année, ni à titre de correction a posteriori au cours des années suivantes.

Article 5
Ajustement spécifique par programme

1. Un montant équivalent aux recettes provenant des amendes imposées en vertu des règlements (CE) n° 1/2003[6] et (CE) n° 139/2004 du Conseil[7] par les institutions de l'Union, qui est inscrit dans le budget de l'exercice n-1 conformément à l'article 107 du règlement financier, après déduction du montant correspondant à l'exercice n-1 visé à l'article 141, paragraphe 1, de l'accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord de l'Union européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique[8], est disponible pour une dotation supplémentaire en:

(a) crédits d'engagement correspondant à l'exercice n+1, à partir de 2022 et jusqu'en 2027, destinée aux programmes énumérés à l'annexe II, conformément aux pourcentages indiqués pour ces programmes dans la colonne "clé de répartition" du tableau figurant à l'annexe II; et

(b) crédits de paiement correspondant à l'exercice n+1, à partir de 2022 et jusqu'en 2027.

Le montant total des dotations supplémentaires pour la période 2022 à 2027 correspondant respectivement aux crédits d'engagement et de paiement s'élève à 11 000 000 000 EUR (aux prix de 2018). Pour chacune des années de la période 2022 à 2026, le montant annuel des dotations supplémentaires respectivement en crédits d'engagement et de paiement s'élève au moins à 1 500 000 000 EUR (aux prix de 2018) et ne dépasse pas 2 000 000 000 EUR (aux prix de 2018).

Le montant total des dotations supplémentaires en crédits d'engagement pour les programmes au cours de la période 2022 à 2027 est indiqué dans la colonne "Dotation supplémentaire totale en crédits d'engagement au titre de l'article 5" du tableau figurant à l'annexe II.

2. Les plafonds applicables aux crédits d'engagement des rubriques concernées pour l'exercice n+1, à partir de 2022 et jusqu'en 2027, sont ajustés à la hausse en les augmentant des montants correspondant aux dotations supplémentaires énoncées au paragraphe 1, conformément aux pourcentages indiqués pour ces rubriques dans la colonne "clé de répartition" du tableau figurant à l'annexe II. Le plafond applicable aux crédits de paiement pour l'exercice n+1, à partir de 2022 et jusqu'en 2027, est automatiquement ajusté à la hausse en l'augmentant des montants correspondant aux dotations supplémentaires visées au paragraphe 1.

 

Article 6
Adaptations se rapportant à des mesures liées à une bonne gouvernance économique
ou à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l'Union

1. En cas de levée d'une suspension d'engagements budgétaires concernant des fonds de l'Union, conformément aux actes de base pertinents, dans le contexte de mesures liées à une bonne gouvernance économique ou à des mesures adoptées en vertu du règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l'Union, les montants correspondant aux engagements suspendus sont transférés aux exercices suivants et les plafonds correspondants du CFP sont adaptés en conséquence.

2. La Commission communique au Parlement européen et au Conseil les résultats de toute adaptation effectuée au titre du paragraphe 1.

3. Les engagements suspendus de l'exercice n ne peuvent pas être inscrits au budget général de l'Union au-delà de l'exercice n+2.


Article 7
Adaptation consécutive à de nouvelles règles ou à de nouveaux programmes en gestion partagée

1. En cas d'adoption, après le 1er janvier 2021, de nouvelles règles ou de nouveaux programmes en gestion partagée concernant les Fonds structurels, le Fonds de cohésion, le Fonds pour une transition juste, le Fonds européen agricole pour le développement rural, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, le Fonds "Asile et migration", le Fonds pour la sécurité intérieure et l'instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas relevant du Fonds pour la gestion intégrée des frontières, les montants correspondant aux dotations non utilisées en 2021 sont transférés en proportions égales sur chacune des années 2022 à 2025 et les plafonds correspondants du CFP sont adaptés en conséquence.

2. La Commission communique au Parlement européen et au Conseil les résultats de toute adaptation effectuée au titre du paragraphe 1.

 

Chapitre 3
Instruments spéciaux

Section 1:
Instruments spéciaux thématiques

Article 8
Fonds européen d'ajustement à la mondialisation

1. La dotation annuelle du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, dont les objectifs et le champ d'application sont définis dans le règlement du Parlement européen et du Conseil relatif au Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, n'excède pas un montant maximal de 186 000 000 EUR (aux prix de 2018).

2. Les crédits pour le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation sont inscrits au budget général de l'Union à titre de provision.


Article 9
Réserve de solidarité et d'aide d'urgence

1. La réserve de solidarité et d'aide d'urgence peut être utilisée pour financer:

(a) une assistance visant à répondre à des situations d'urgence résultant de catastrophes majeures qui sont couvertes par le Fonds de solidarité de l'Union européenne, dont les objectifs et le champ d'application sont définis dans le règlement (CE) n° 2012/2002[9]; et

(b) des réactions rapides à des besoins urgents spécifiques dans l'Union ou dans des pays tiers, à la suite d'événements qui n'étaient pas prévisibles lors de l'établissement du budget, en particulier pour les interventions d'urgence et les opérations d'appui en cas de catastrophe naturelle non couverte par le point a), de catastrophe d'origine humaine, de crise humanitaire, de menace de grande ampleur pour la santé publique ou en matière vétérinaire ou phytosanitaire, ainsi que pour des situations de pression particulière aux frontières extérieures de l'Union résultant de flux migratoires, lorsque les circonstances l'exigent.

2. La dotation annuelle de la réserve de solidarité et d'aide d'urgence n'excède pas un montant maximal de 1 200 000 000 EUR (aux prix de 2018). Toute partie du montant annuel non utilisée au cours de l'exercice n peut être utilisée jusqu'à l'exercice n+1. La part du montant annuel issue de l'exercice précédent est utilisée en premier lieu. Toute part du montant annuel de l'exercice n qui n'est pas utilisée au cours de l'exercice n+1 est annulée.

3. Les crédits prévus pour la réserve de solidarité et d'aide d'urgence sont inscrits au budget général de l'Union à titre de provision.

4. Le 1er octobre de chaque année, un quart au moins du montant annuel visé au paragraphe 2 reste disponible pour couvrir les besoins qui se manifestent jusqu'à la fin de ladite année.

Sans préjudice du premier alinéa, les montants mobilisables ne peuvent dépasser les pourcentages suivants du montant global disponible jusqu'au 1er septembre de chaque année:

 50 % pour une assistance au titre du paragraphe 1, point a); le montant résultant de ce calcul est diminué de tout montant mobilisé au cours de l'année précédente en application du paragraphe 5;

 35 % pour une assistance apportée à des pays tiers au titre du paragraphe 1, point b);

 15 % pour une assistance apportée au sein de l'Union au titre du paragraphe 1, point b).

 Sans préjudice du premier alinéa, à partir du 1er septembre de chaque année, le restant du montant disponible peut être utilisé pour toute assistance visée au deuxième alinéa afin de répondre aux besoins qui se manifesteraient jusqu'à la fin de ladite année.

5. Dans des cas exceptionnels, et si les ressources financières dont dispose la réserve de solidarité et d'aide d'urgence ne sont pas suffisantes pour couvrir les montants de l'assistance jugés nécessaires au titre du paragraphe 1, point a), pendant l'année de la survenance d'une catastrophe visée audit point, la Commission peut proposer que la différence soit financée au moyen des montants annuels disponibles au titre de la réserve de solidarité et d'aide d'urgence pour l'exercice suivant, à concurrence d'un montant maximal de 400 000 000 EUR (aux prix de 2018).

Article 10
Réserve d’ajustement au Brexit

1. Une réserve d'ajustement au Brexit fournit une assistance pour faire face aux conséquences imprévues et préjudiciables dans les États membres et les secteurs les plus durement touchés par le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord de l'Union européenne et de la Communauté européenne de l'énergie atomique, sous réserve et conformément aux conditions énoncées dans l'instrument pertinent.

2. La dotation de la réserve d'ajustement au Brexit n'excède pas un montant de 5 000 000 000 EUR (aux prix de 2018).

3. Les crédits prévus pour la réserve d'ajustement au Brexit sont inscrits au budget général de l'Union à titre de provision.

Section 2:
Instruments spéciaux non thématiques

Article 11
Dispositif de marge unique

1. Le dispositif de marge unique comprend:

(a) à partir de 2022, les montants correspondant aux marges laissées disponibles sous les plafonds du CFP pour les crédits d'engagement de l'exercice n-1, qui seront mis à disposition au-delà des plafonds du CFP pour les crédits d'engagement pour les années 2022 à 2027;

(b) à partir de 2022, les montants équivalant à la différence entre les paiements exécutés et le plafond des paiements fixé dans le CFP pour l'exercice n-1, afin d'ajuster à la hausse les plafonds des paiements pour les années 2022 à 2027; et

(c) des montants supplémentaires pouvant être mis à disposition au-delà des plafonds du CFP pour une année donnée pour les crédits d'engagement ou les crédits de paiement, ou ces deux types de crédits, selon le cas, pour autant qu'ils soient entièrement compensés sur les marges existant dans une ou plusieurs rubriques du CFP pour l'exercice en cours ou les exercices futurs en ce qui concerne les crédits d'engagement et qu'ils soient entièrement compensés sur les marges existant sous le plafond des paiements pour les exercices futurs en ce qui concerne les crédits de paiement.

Des montants ne peuvent être mobilisés au titre du premier alinéa, point c), que si les montants disponibles en vertu des points a) et b) dudit alinéa, selon le cas, sont insuffisants, et en tout état de cause, en dernier recours, pour faire face à des circonstances imprévues.

Le recours au premier alinéa, point c), n'occasionne pas de dépassement du total des plafonds de crédits d'engagement et de paiement du CFP pour l'exercice en cours et les exercices futurs. Tout montant compensé conformément audit point n'est donc plus mobilisable dans le contexte du CFP.

2. Le recours au dispositif de marge unique en vertu du paragraphe 1, premier alinéa, points a) et c), n'excède pas, au cours d'une année donnée, un total de:

(a) 0,04 % du revenu national brut de l'Union en crédits d'engagement, tel qu'il est calculé dans le cadre de l'ajustement technique annuel du CFP visé à l'article 4;

(b) 0,03 % du revenu national brut de l'Union en crédits de paiement, tel qu'il est calculé dans le cadre de l'ajustement technique annuel du CFP visé à l'article 4.

Le recours au dispositif de marge unique au cours d'une année donnée est compatible avec les plafonds des ressources propres fixés dans la décision relative aux ressources propres.

3. Pour les années 2025 à 2027, les ajustements annuels visés au paragraphe 1, premier alinéa, point b), ne dépassent pas les montants maximaux suivants (aux prix de 2018) par rapport au plafond initial des paiements des exercices concernés:

 2025 - 8 000 000 000 EUR;

 2026 - 13 000 000 000 EUR;

 2027 - 15 000 000 000 EUR.

Les montants visées à l'article 5, paragraphe 2, deuxième alinéa, s'ajoutent aux montants maximaux visés au premier alinéa du présent paragraphe.

Tout ajustement à la hausse est entièrement compensé par une réduction correspondante du plafond des paiements fixé pour l'exercice n-1.

4. Les montants visés au paragraphe 1, premier alinéa, points a) et c), du présent article peuvent être mobilisés par le Parlement européen et le Conseil dans le cadre de la procédure budgétaire prévue à l'article 314 du TFUE pour permettre la prise en charge de dépenses qui ne pourraient être financées dans les limites des plafonds concernés du CFP disponibles au cours d'une année donnée.

L'ajustement à la hausse visé au paragraphe 1, premier alinéa, point b), du présent article est effectué par la Commission, à partir de 2022, dans le cadre des ajustements techniques visés à l'article 4.

Article 12
Instrument de flexibilité

1. L'instrument de flexibilité peut être utilisé pour permettre la prise en charge, au cours d'un exercice donné, de dépenses imprévues spécifiques en crédits d'engagement et des crédits de paiement correspondants qui ne peuvent être financés dans les limites des plafonds disponibles pour une ou plus d'une autre rubrique. Le plafond du montant annuel disponible pour l'instrument de flexibilité est fixé à 915 000 000 EUR (aux prix de 2018).

2. La part de la dotation annuelle de l'instrument de flexibilité qui n'est pas utilisée peut être reportée jusqu'à l'exercice n+2. Toute part du montant annuel issue des exercices précédents est utilisée en premier lieu, dans l'ordre d'ancienneté. Toute part du montant annuel de l'exercice n qui n'est pas utilisée avant l'exercice n+2 est annulée.

 

Chapitre 4
Révision du CFP

Article 13
Révision du CFP

1. Sans préjudice de l'article 3, paragraphe 2, et des articles 14 à 17, le CFP peut, en cas de circonstances imprévues, être révisé dans le respect du plafond des ressources propres fixé dans la décision relative aux ressources propres.

2. En règle générale, toute proposition de révision du CFP conformément au paragraphe 1 est présentée et adoptée avant le début de la procédure budgétaire pour l'exercice ou le premier des exercices concernés par cette révision.

3. Toute proposition de révision du CFP conformément au paragraphe 1 étudie les possibilités d'une réaffectation des dépenses entre les programmes relevant de la rubrique concernée par la révision, sur la base, notamment, de toute sous-utilisation attendue des crédits.

4. Toute révision du CFP conformément au paragraphe 1 tient compte des possibilités de compenser tout relèvement du plafond d'une rubrique par la réduction du plafond d'une autre rubrique.

5. Toute révision du CFP conformément au paragraphe 1 assure le maintien d'une relation appropriée entre crédits d'engagement et crédits de paiement.

Article 14
Révision liée aux conditions d'exécution

Lorsqu'elle communique au Parlement européen et au Conseil les résultats des ajustements techniques du CFP, la Commission soumet, s'il y a lieu, toute proposition de révision du montant total des crédits pour paiements qu'elle juge nécessaire, à la lumière de l'exécution, pour assurer une bonne gestion des plafonds annuels des paiements et, en particulier, une évolution ordonnée de ces plafonds par rapport aux crédits pour engagements.

Article 15
Révision en cas de révision des traités

En cas de révision des traités ayant des incidences budgétaires, le CFP est révisé en conséquence.

Article 16
Révision en cas d'élargissement de l'Union

En cas d'adhésion(s) à l'Union, le CFP est révisé pour tenir compte des besoins de dépenses en découlant.

Article 17
Révision en cas de réunification de Chypre

En cas de réunification de Chypre, le CFP est révisé pour tenir compte du règlement global du problème chypriote et des besoins financiers supplémentaires découlant de cette réunification.

 

Chapitre 5
Contribution au financement de projets à grande échelle

Article 18
Contribution au financement de projets à grande échelle

1. Un montant maximal de 13 202 000 000 EUR (aux prix de 2018) est disponible dans le budget général de l'Union durant la période 2021 à 2027 pour les projets à grande échelle prévus par le règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme spatial de l'Union et l'agence de l'Union européenne pour le programme spatial.

2. Un montant maximal de 5 000 000 000 EUR (aux prix de 2018) est disponible dans le budget général de l'Union durant la période 2021 à 2027 pour le projet de réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER).

Chapitre 6
Coopération interinstitutionnelle dans le cadre de la procédure budgétaire

Article 19
Coopération interinstitutionnelle dans le cadre de la procédure budgétaire

1. Les institutions prennent toutes mesures pour faciliter la procédure budgétaire annuelle.

2. Les institutions coopèrent loyalement tout au long de la procédure afin de rapprocher leurs positions. Elles coopèrent, à tous les stades de la procédure, au moyen de contacts interinstitutionnels appropriés afin de suivre les progrès accomplis et d'analyser le degré de convergence atteint.

3. Les institutions veillent à ce que leurs calendriers de travail respectifs soient, dans la mesure du possible, coordonnés pour permettre la conduite des travaux d'une façon cohérente et convergente, de manière à ce qu'ils débouchent sur l'adoption définitive du budget général de l'Union.

4. Des trilogues peuvent se tenir à tous les stades de la procédure et à différents niveaux de représentation, en fonction de la nature de la discussion escomptée. Chaque institution, conformément à son règlement intérieur, désigne ses participants à chaque réunion, arrête son mandat de négociation et informe les autres institutions en temps utile des modalités des réunions.

Article 20
Unité du budget

Toutes les dépenses et les recettes de l'Union et de la Communauté européenne de l'énergie atomique sont inscrites au budget général de l'Union conformément à l'article 7 du règlement financier, y compris les dépenses résultant de toute décision prise à l'unanimité par le Conseil après consultation du Parlement européen, dans le cadre de l'article 332 du TFUE.

Chapitre 7
Dispositions finales

Article 21
Transition vers le prochain cadre financier pluriannuel

La Commission présente, avant le 1er juillet 2025, une proposition de nouveau cadre financier pluriannuel.

Article 22
Entrée en vigueur

Le présent règlement entre en vigueur le troisième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.

Il est applicable à partir du 1er janvier 2021.

Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.

Fait à Bruxelles, le

 Par le Conseil

 Le président

 


ANNEXE I

CADRE FINANCIER PLURIANNUEL (EU-27)

(en millions d'euros – prix de 2018)

Crédits d'engagement

2021

2022

2023

2024

2025

2026

2027

Total
2021-2027

1. Marché unique, innovation et numérique

19 712

19 666

19 133

18 633

18 518

18 646

18 473

132 781

2. Cohésion, résilience et valeurs

49 741

51 101

52 194

53 954

55 182

56 787

58 809

377 768

2a. Cohésion économique, sociale et territoriale

45 411

45 951

46 493

47 130

47 770

48 414

49 066

330 235

2b. Résilience et valeurs

4 330

5 150

5 701

6 824

7 412

8 373

9 743

47 533

3. Ressources naturelles et environnement

55 242

52 214

51 489

50 617

49 719

48 932

48 161

356 374

dont: dépenses liées au marché et paiements directs

38 564

38 115

37 604

36 983

36 373

35 772

35 183

258 594

4. Migration et gestion des frontières

2 324

2 811

3 164

3 282

3 672

3 682

3 736

22 671

5. Sécurité et défense

1 700

1 725

1 737

1 754

1 928

2 078

2 263

13 185

6. Le voisinage et le monde

15 309

15 522

14 789

14 056

13 323

12 592

12 828

98 419

7. Administration publique européenne

10 021

10 215

10 342

10 454

10 554

10 673

10 843

73 102

dont: dépenses administratives des institutions

7 742

7 878

7 945

7 997

8 025

8 077

8 188

55 852

TOTAL DES CRÉDITS D'ENGAGEMENT

154 049

153 254

152 848

152 750

152 896

153 390

155 113

1 074 300

TOTAL DES CRÉDITS DE PAIEMENT

156 557

154 822

149 936

149 936

149 936

149 936

149 936

1 061 058

 


ANNEXE II

AJUSTEMENT SPÉCIFIQUE PAR PROGRAMME - LISTE DES PROGRAMMES, CLÉ DE RÉPARTITION ET DOTATION SUPPLÉMENTAIRE TOTALE EN CRÉDITS D'ENGAGEMENT

 

 

en millions d'euros (prix de 2018)

 

Clé de répartition

Dotation supplémentaire totale en crédits d'engagement au titre de l'article 5

1. Marché unique, innovation et numérique

36,36 %

4 000

Programme Horizon Europe:

27,27 %

3 000

Fonds InvestEU

9,09 %

1 000

2b. Résilience et valeurs

54,55 %

6 000

"L'UE pour la santé" (EU4Health)

26,37 %

2 900

Erasmus+

15,46 %

1 700

Europe créative:

5,45 %

600

Droits et valeurs

7,27 %

800

4. Migration et gestion des frontières

9,09 %

1 000

Fonds pour la gestion intégrée des frontières

9,09 %

1 000

TOTAL

100,00 %

11 000

 

 


 

ANNEXE 2: DÉCLARATIONS

 

Enveloppes des programmes prioritaires, coûts de Next Generation EU et flexibilité

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le renforcement des programmes spécifiques et l'adaptation des actes de base

Sans préjudice des compétences de l'autorité législative et budgétaire, le Parlement européen, le Conseil et la Commission conviennent d'augmenter de 2,5 milliards d'euros, aux prix de 2018, les enveloppes financières prévues dans les actes de base ou la programmation financière, selon le cas, concernant les programmes recensés par le Parlement européen. Cela passera par une réduction correspondante des marges disponibles sous les plafonds du CFP, sans préjudice du recours éventuel à l'instrument de flexibilité en 2021.

Sans préjudice des compétences législatives des institutions, le Parlement européen, le Conseil et la Commission conviennent d'intégrer dans les actes de base concernant les programmes énumérés à l'annexe II du règlement CFP une disposition relative à l'augmentation des enveloppes financières à hauteur des montants qui y sont précisés. En ce qui concerne les programmes établissant des garanties budgétaires, le montant supplémentaire sera reflété dans le niveau de garantie supplémentaire fourni.

 

Déclaration du Parlement européen sur le renforcement des programmes spécifiques à partir des marges non allouées

Le montant de 2,5 milliards d'euros aux prix de 2018 visé dans la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le renforcement des programmes spécifiques et l'adaptation des actes de base sera alloué comme suit:

  Horizon Europe: + 0,5 milliard d'euros

  Erasmus+: + 0,5 milliard d'euros, dont 165 millions d'euros en 2021

  "L'UE pour la santé": + 0,5 milliard d'euros, dont 70 millions d'euros en 2021

  Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes: + 0,5 milliard d'euros

  Aide humanitaire: + 0,5 milliard d'euros

 


 

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur l'utilisation des fonds récupérés provenant de la facilité d'investissement ACP au profit de l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale

Le Conseil convient qu'un montant maximal de 1 milliard d'euros (aux prix de 2018) provenant des fonds récupérés au titre de la facilité d'investissement ACP sur des opérations effectuées dans le cadre des 9e, 10e et 11e Fonds européens de développement sera utilisé au profit de l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale au cours de la période 2021-2027. Les trois institutions s'accordent sur le fait qu'il convient que l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale soit en mesure de recevoir ces fonds.

 

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur la réutilisation de fonds dégagés dans le cadre du programme de recherche

Sans préjudice de leurs prérogatives institutionnelles, le Parlement européen, le Conseil et la Commission conviennent de reconstituer en faveur du programme de recherche, au cours de la période 2021-2027, des crédits d'engagement à concurrence d'un montant maximal de 0,5 milliard d'euros (aux prix de 2018) correspondant aux dégagements intervenus à la suite de la non-exécution totale ou partielle de projets relevant de ce programme ou du programme qui l'a précédé, conformément à l'article 15, paragraphe 3, du règlement financier.

 

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le traitement des frais d'intérêts et des remboursements afférents à Next Generation EU dans le CFP 2021-2027

Les trois institutions conviennent que les dépenses couvrant les coûts de financement de Next Generation EU visent à ne pas réduire les programmes et les fonds de l'UE.

Les trois institutions s'accordent sur le fait que le traitement des frais d'intérêts et des remboursements afférents à Next Generation EU dans le CFP 2021-2027, actuellement estimés à 12,9 milliards d'euros pour les sept années, est sans préjudice de la manière dont cette question sera traitée dans les futurs CFP à partir de 2028.

Les trois institutions conviennent d'œuvrer à la mise en place de nouvelles ressources propres suffisantes pour couvrir le montant correspondant aux dépenses prévues liées au remboursement et aux frais d'intérêts.


 

2. Ressources propres

Déclaration de la Commission sur la mise en place d'une ressource propre fondée sur une redevance numérique

Compte tenu des développements au niveau international, la Commission accélérera ses travaux sur la présentation des propositions nécessaires en vue de la mise en place d'une redevance numérique au sein de l'Union et présentera une proposition d'acte de base dès que possible et au plus tard en juin 2021. Elle proposera, sur cette base, que les recettes provenant de la redevance numérique deviennent une ressource propre en janvier 2023 au plus tard.

 

Déclaration de la Commission sur la mise en place d'une ressource propre fondée sur la taxe sur les transactions financières

Les travaux concernant la taxe sur les transactions financières dans le cadre de la coopération renforcée sont en cours, l'objectif étant d'y mettre la dernière main d'ici la fin de 2022. En cas d'accord sur cette taxe sur les transactions financières, la Commission présentera une proposition visant à transférer les recettes de cette taxe au budget de l'UE en tant que ressource propre.

En l'absence d'accord d'ici la fin de 2022, la Commission proposera, sur la base d'analyses d'impact, une nouvelle ressource propre, fondée sur une nouvelle taxe sur les transactions financières. La Commission s'efforcera de présenter ces propositions d'ici juin 2024 dans l'optique d'une introduction au plus tard le 1er janvier 2026.

 

3. Rôle de l'autorité budgétaire

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le contrôle budgétaire des nouvelles propositions présentées sur la base de l'article 122 du TFUE qui sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur le budget de l'Union

considérant ce qui suit:

(1) Le Parlement européen, le Conseil et la Commission (ci-après dénommés les "trois institutions") notent que l'article 122 du TFUE constitue une base juridique pour l'adoption de mesures destinées à faire face à des situations de crise spécifiques qui pourraient avoir des incidences budgétaires susceptibles d'affecter l'évolution des dépenses de l'Union dans la limite de ses ressources propres.

(2) Compte tenu des compétences budgétaires qui leur sont conférées par les traités, il convient que les deux branches de l'autorité budgétaire délibèrent sur les incidences budgétaires des actes ainsi envisagés lorsque ces incidences sont susceptibles d'être notables. À cet effet, la Commission devrait fournir toutes les informations pertinentes nécessaires pour assister le Parlement européen et le Conseil dans leurs délibérations,

SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:

1. La présente déclaration définit les modalités d'une procédure de contrôle budgétaire (ci-après dénommée "procédure") entre le Parlement européen et le Conseil, avec l'assistance active de la Commission.

2. Cette procédure peut être suivie à l'égard d'une proposition d'acte du Conseil présentée par la Commission sur la base de l'article 122 du TFUE qui est susceptible d'avoir des incidences notables sur le budget de l'Union.

3. La Commission joindra à toute proposition de ce type une évaluation des incidences budgétaires de l'acte juridique proposé et indiquera si l'acte en question peut, selon elle, avoir des incidences notables sur le budget de l'Union. Sur cette base, le Parlement européen et le Conseil pourront demander l'ouverture de la procédure.

4. La procédure se déroulera au sein d'un comité mixte composé de représentants du Parlement européen et du Conseil au niveau approprié. La Commission participera aux travaux du comité mixte.

5. Sans préjudice des pouvoirs conférés au Conseil par l'article 122 du TFUE, le Parlement européen et le Conseil engageront un dialogue constructif en vue de parvenir à une compréhension commune des incidences budgétaires de l'acte juridique envisagé, en tenant dûment compte de l'urgence de la question.

6. La procédure devrait se dérouler pendant une période n'excédant pas deux mois, à moins que l'acte en question ne doive être adopté avant une date déterminée ou, si l'urgence de la question l'exige, dans un délai plus court fixé par le Conseil.

 

Déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur la réévaluation des recettes affectées externes et des dispositions du règlement financier en matière d'emprunts et de prêts

Dans le contexte de Next Generation EU, le Parlement européen, le Conseil et la Commission conviennent que, dans le cadre de la prochaine révision du règlement financier, les questions suivantes seront évaluées et, si nécessaire, révisées:

  les dispositions relatives aux recettes affectées externes, en particulier celles visées à l'article 21, paragraphe 5, du règlement financier;

  les dispositions relatives à la communication d'informations sur les opérations d'emprunt et de prêt.

Les trois institutions notent que les règles existantes en matière d'audits et de procédure de décharge s'appliquent aux recettes affectées.

 

4. Questions horizontales – Climat, biodiversité, égalité entre les femmes et les hommes et objectifs de développement durable

Déclaration de la Commission sur la méthodologie de suivi de l'action pour le climat et la participation du Parlement européen et du Conseil

La Commission veillera à ce que la méthodologie de suivi de l'action pour le climat soit accessible, transparente et disponible pour le public. La Commission procédera à un échange de vues sur la méthodologie de suivi de l'action pour le climat avec le Parlement européen et le Conseil. La transparence et l'échange d'informations avec le Parlement et le Conseil sur les progrès effectués dans la réalisation des objectifs en matière climatique constitueront un principe clé du suivi de l'action pour le climat.

 

Déclaration de la Commission concernant les contributions à l'action pour le climat par programme

Sans préjudice des pouvoirs législatifs du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les actes de base sectoriels concernés, les contributions à l'action pour le climat pour la période 2021-2027, en vue de réaliser la valeur cible globale d'une affectation d'au moins 30 % du montant total des dépenses à charge du budget de l'Union et des dépenses au titre de Next Generation EU, sont les suivantes pour les programmes et Fonds concernés:

Programmes

Contribution minimale attendue

 Horizon Europe

35 %

 ITER

100 %

 Fonds InvestEU

30 %

 Mécanisme pour l'interconnexion en Europe

60 %

 FEDER

30 %

 Fonds de cohésion

37 %

 REACT-EU

25 %

 Facilité pour la reprise et la résilience

37 %

 PAC 2021-2022

26 %

 PAC 2023-2027

40 %

 FEAMP

30 %

 LIFE

61 %

 Fonds pour une transition juste

100 %

 IVCDCI

25 %

 PTOM

25 %

Aide de préadhésion

16 %

 

La Commission utilisera ces contributions à l'action pour le climat comme point de référence pour évaluer les écarts et proposer des mesures en cas de progrès insuffisants.

 

Déclaration de la Commission sur la méthode de suivi de la biodiversité et la participation du Parlement européen et du Conseil

La Commission veillera à ce que la méthode de suivi de la biodiversité soit accessible, transparente et disponible pour le public. Lorsqu'une étude sur la méthode récemment lancée par la Commission sera terminée, la Commission procédera à un échange de vues sur cette méthode avec le Parlement européen et le Conseil. La transparence et l'échange d'informations avec le Parlement et le Conseil sur les progrès effectués dans la réalisation des objectifs en matière de biodiversité seront essentiels pour le suivi.

 

5. Autres déclarations

Déclaration de la Commission sur un réexamen/une révision à mi-parcours

La Commission présentera un réexamen du fonctionnement du CFP au plus tard le 1er janvier 2024.

Le cas échéant, le réexamen pourrait être accompagné de propositions de révision pertinentes du règlement fixant le CFP en conformité avec les procédures prévues dans le TFUE.

 


 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Le 10 novembre 2020, l’équipe de négociation du Parlement sur le cadre financier pluriannuel (CFP) et les ressources propres[10] est arrivée à un compromis politique global avec la présidence du Conseil, et avec la Commission pour les parties concernées.

 

En conséquence de ce compromis, le Conseil présente au Parlement un projet de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027, que les corapporteurs pour le CFP recommandent d’approuver.

 

Le compromis politique ne couvre pas seulement le CFP 2021 - 2027, mais également le futur système de ressources propres et des mesures d'accompagnement pour le nouvel instrument de l'Union pour la relance (Next Generation EU). En plus du règlement sur le CFP, le compromis se traduit par:

 un accord interinstitutionnel entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission sur la discipline budgétaire, la coopération en matière budgétaire et la bonne gestion financière, ainsi que sur de nouvelles ressources propres, comportant une feuille de route pour la mise en place de nouvelles ressources propres (soumis à l’approbation du Parlement séparément de la présente recommandation);

 un ensemble de déclarations communes du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (annexées à la présente recommandation).

 

Avant ce compromis politique, le Parlement avait déjà:

 ouvert la voie à une adoption et ratification rapides de la décision relative aux ressources propres et, dès lors, au lancement de l'instrument de l'Union pour la relance en remettant, le 16 septembre 2020, son avis législatif obligatoire sur le nouveau projet de décision du Conseil relative au système des ressources propres de l'Union européenne («décision relative aux ressources propres»), qui autorise l'emprunt de fonds en application du dispositif Next Generation EU;

 conclu, le 5 novembre 2020, un accord provisoire sur un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l'Union (approuvé par les commissions des budgets et du contrôle budgétaire le 12 novembre 2020 et par le Coreper le 16 novembre 2020, et présenté au Parlement pour adoption dans le cadre de la procédure législative ordinaire).

 

Sous réserve de son approbation, ce compromis politique facilite la conclusion – mais ne préjuge pas de l'issue – des négociations sectorielles en cours sur la nouvelle génération de programmes de dépenses du CFP qui sont adoptés dans le cadre de la procédure législative ordinaire.

 

1. Résultats des négociations entre le Parlement européen et le Conseil.

 

Le compromis politique fixe le plafond global du CFP 2021 - 2027 à 1 074,3 milliards EUR aux prix de 2018, à porter progressivement à 1 085,3 milliards EUR[11].  Le CFP sera complété par un Instrument pour la relance de 750 milliards EUR (dont 390 milliards EUR de subventions ou de dépenses budgétaires directes). Le financement du nouveau CFP et de l'Instrument pour la relance/Next Generation EU doit être rendu possible grâce à une nouvelle décision relative aux ressources propres qui autorise la Commission à entamer les opérations d'emprunt afin de financer l'Instrument pour la relance/Next Generation EU et augmente temporairement de 0,6 point de pourcentage supplémentaire le plafond des ressources propres pour les paiements afin de couvrir la nouvelle capacité d'emprunt de l'Union.

 

En dépit de retards du côté du Conseil/Conseil européen et d'une coopération interinstitutionnelle laissant à désirer, le Parlement européen a contribué activement au train de mesures approuvé par les chefs d'État ou de gouvernement lors du sommet des 17 au 21 juillet 2020, sur la base des propositions de la Commission de mai 2018 et de mai 2020. Le Parlement s'est félicité de la création historique de l'Instrument pour la relance/Next Generation EU. Il a regretté, cependant, des coupes injustifiées dans des programmes orientés vers l'avenir, un engagement insuffisant envers la création de nouvelles ressources propres (pour couvrir au minimum la dette de la relance), une participation insuffisante du PE au processus de décision sur l'Instrument pour la relance et à la gouvernance de celui-ci, ainsi qu'un mécanisme de protection de l'état de droit affaibli.

 

Au cours de négociations ardues entre le Parlement, le Conseil et la Commission, du 27 août au 10 novembre 2020, les négociateurs du Parlement ont obtenu des améliorations non négligeables en plus des conclusions du Conseil européen du 21 juillet 2020. Un accord provisoire a également été trouvé le 5 novembre à propos du mécanisme de protection de l'état de droit.

 

Les mesures positives – déjà présentes dans la position du Conseil de juillet 2020 ou obtenues par la suite – sont résumées dans le tableau suivant.

 

Principales demandes du PE

Résultats

Chiffres du CFP:

Renforcement des programmes phares

Mesures positives dans la position du Conseil: Le niveau global du CFP est fixé à 1 074,3 milliards EUR aux prix de 2018, c’est-à-dire en dessous des demandes initiales du Parlement. Cependant, si l'on tient compte de l'important volet «subventions» de l'instrument pour la relance/Next Generation EU (dont le Parlement a été un ardent défenseur, que ce soit avant ou après les propositions de la Commission en faveur de la relance), le montant passe à un niveau sans précédent de 1 464,3 milliards EUR.

 

Conjointement avec Next Generation EU (et l’augmentation des dépenses via la facilité pour la reprise et la résilience), le CFP assure des niveaux de financement globaux pour l’agriculture et la cohésion d’une taille comparable à ce qui était le cas sur la période 2014-2020, ainsi que des augmentations modestes pour la plupart des autres programmes existants et nouveaux, par rapport à la période 2014-2020. Pendant les travaux du Conseil, le Parlement a notamment obtenu la création du Fonds pour une transition juste.

 

Cependant, le Conseil européen a considérablement réduit les programmes faisant l'objet d'une gestion centralisée ainsi qu’une partie des subventions de Next Génération EU censées compléter les programmes phares de l'UE (en plus de la facilité pour la reprise et la résilience) afin de remédier aux effets économiques de la crise. Dès lors, plusieurs de ces programmes ont été réduits à un niveau inférieur à celui que prévoyait la Commission dans sa proposition originale, ou les renforcements prévus ont tout simplement été abandonnés. 

 

Améliorations par rapport à la position du Conseil: Dans le cadre du compromis politique du 10 novembre 2020, le Parlement obtient des renforcements de 16 milliards EUR (aux prix de 2018) pour renforcer la dotation des programmes de dépenses et des mécanismes de flexibilité en plus des chiffres du Conseil européen. C'est la première fois que le Parlement parvient à obtenir des relèvements des plafonds et augmentations des enveloppes financières des programmes de l’UE par rapport aux propositions du Conseil européen.

 

15 milliards EUR de compléments de financement vont aux programmes/domaines phares:

- Programme Horizon Europe: +4 milliards;

- InvestEU: +1 milliard;

- Erasmus+: + 2,2 milliards;

- "L'UE pour la santé": + 3,4 milliards;

- Europe créative: + 0,6 milliard;

- Programme «Droits et valeurs»: + 0,8 milliard;

- Fonds pour la gestion des frontières & garde-frontières et garde-côtes: + 1,5 milliard;

- IVDCI: + 1 milliard;

- Aide humanitaire: +0,5 milliard.

 

Pour les besoins futurs imprévus, un supplément de 1 milliard EUR va à l'Instrument de flexibilité (dont les règles de mobilisation, en outre, ont été assouplies par rapport à la position du Conseil). Le Parlement a également protégé et accru le volet externe de la nouvelle réserve de solidarité et d’aide d’urgence.

 

La principale source des augmentations (11 milliards EUR) proviendra d’un nouveau mécanisme lié au produit des amendes perçues par l’Union et se traduira par des dotations automatiques supplémentaires aux programmes concernés au cours de la période 2022-2027. Ce mécanisme entraînera également une augmentation réelle des plafonds du CFP sur une base annuelle. Le plafond global du CFP sur sept ans atteindra donc progressivement 1 085,3 milliards EUR aux prix de 2018, soit 2 milliards EUR de plus en termes réels que le plafond équivalent du CFP 2014-2020 (1 083,3 milliards EUR aux prix de 2018 sans le Royaume-Uni, avec le FED).

 

D’autres compléments (2,5 milliards EUR) proviennent des marges non allouées dans les limites des plafonds fixés par le Conseil européen. 1 milliard d’euros proviennent de remboursements de la facilité d’investissement ACP (Fonds européen de développement) au profit de l’IVCDCI. 0.5 milliard d’euros proviennent de crédits dégagés dans le domaine de la recherche au profit d’Horizon Europe (article 15, paragraphe 3, du règlement financier).

 

Les coûts des remboursements et des intérêts de recouvrement sont inclus dans les plafonds du CFP pour la période 2021-2027, mais le Parlement a obtenu un accord selon lequel ce traitement est sans préjudice de la manière dont cette question sera traitée dans les futurs CFP à partir de 2028, et que ces dépenses doivent viser à ne pas réduire les programmes et les fonds de l’Union.

 

La Commission prend l’engagement unilatéral de présenter un réexamen du fonctionnement du CFP d’ici le 1er janvier 2024 et, le cas échéant, des propositions de révision.

 

Introduction des nouvelles ressources propres 

Mesures positives dans la position du Conseil: La nouvelle décision relative aux ressources propres créera une capacité d’emprunt pour l’Union en prévoyant une augmentation considérable du plafond des ressources propres.

 

À la demande pressante du Parlement, et conformément à sa position de longue date, une nouvelle ressource propre est officiellement approuvée par le Conseil européen sous la forme d’une nouvelle contribution fondée sur le poids des déchets d’emballages plastiques non recyclés («contribution plastique»), ce qui permet ainsi de sortir d’une impasse de plus de 30 ans. Il s’agit d’une première étape pour répondre à la demande du Parlement d’introduire un panier de nouvelles ressources propres. En outre, une ressource propre TVA simplifiée est approuvée, ce qui devrait améliorer sensiblement le fonctionnement du système. Le Parlement déplore toutefois la poursuite et l’augmentation des rabais et des frais de retenue pour la perception des droits de douane.

 

Améliorations par rapport à la position du Conseil: Au cours des négociations, le Parlement concentre ses efforts sur l’élaboration d’une feuille de route pour l’introduction de nouvelles ressources propres dans le cadre du prochain CFP. Les institutions sont finalement d’accord sur les points suivants:

- la feuille de route est inscrite dans l’AII, qui établit une coopération et prévoit des modalités contraignantes pour les trois institutions, y compris le lancement d’un dialogue régulier;

- elle consacre le principe selon lequel les coûts d’intérêts et les remboursements de NGEU seront couverts par le produit des nouvelles ressources propres;

- première étape (2021): une contribution plastique est introduite en janvier 2021, de nouvelles propositions législatives relatives à un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, à la taxe numérique et au SEQE seront présentées d’ici juin;

- deuxième étape (2022 et 2023): le Conseil délibérera sur ces nouvelles ressources propres avant le 1er juillet 2022 au plus tard en vue de leur mise en place d'ici le 1er janvier 2023;

- troisième étape (2024-2026): d’ici juin 2024, la Commission proposera d'autres nouvelles ressources propres, qui pourraient inclure une taxe sur les transactions financières et une contribution financière liée au secteur des entreprises ou une nouvelle assiette commune pour l'impôt sur les sociétés. le Conseil délibérera sur ces nouvelles ressources propres avant le 1er juillet 2025 au plus tard en vue de leur mise en place d'ici le 1er janvier 2026.

 

Rôle du Parlement européen en tant que branche de l’autorité budgétaire

Mesures positives dans la position du Conseil: Dans le CFP, le Conseil soutient l’intégration du Fonds européen de développement dans le budget de l’Union, une demande de longue date du Parlement visant à garantir son propre rôle et son contrôle et à renforcer l’unité du budget de l’Union.

 

En ce qui concerne NGEU, alors que la plupart des autres contributions faisaient d’abord état de mécanismes intergouvernementaux, le Parlement a été le principal partisan de l’ancrage de l’instrument pour la relance dans le cadre de l’Union, comme l’a proposé la Commission et comme l’a approuvé le Conseil.

 

Toutefois, NGEU repose sur une base juridique qui exclut le Parlement de la procédure législative (article 122 du traité FUE) et se rapporte à des fonds qui entrent dans le budget sous la forme de recettes affectées externes qui contournent la procédure budgétaire normale.

 

Améliorations par rapport à la position du Conseil: En ce qui concerne la mise en place de futurs mécanismes de crise fondés sur l’article 122 du traité FUE susceptibles d’avoir des incidences budgétaires notables, le Parlement obtient la création d’une nouvelle étape procédurale (la «procédure de contrôle budgétaire»). Un comité mixte sera réuni, au sein duquel le Conseil et le Parlement engageront un dialogue constructif et rechercheront une approche commune des implications budgétaires avant que le Conseil ne procède à l’adoption.

 

En ce qui concerne NGEU en tant que tel, le Parlement obtient l’intégration dans l’AII d’une nouvelle section qui renforce la participation de l’autorité budgétaire concernant l’utilisation des recettes affectées externes de NGEU (informations détaillées et mises à jour, réunions interinstitutionnelles régulières, adoption d’une annexe au budget annuel, procédure de traitement des écarts).

 

Le Parlement obtient également un accord visant à évaluer de manière plus structurelle les dispositions relatives aux recettes affectées externes et à rendre compte des emprunts et des prêts lors de la prochaine révision du règlement financier.

 

Enfin, à la lumière de l’expérience insatisfaisante du processus de négociation du CFP, le Parlement obtient une nouvelle disposition de l’AII selon laquelle les institutions s’efforceront de définir des modalités spécifiques de coopération et de dialogue lors des futures négociations sur le CFP.

 

Questions horizontales

Mesures positives dans la position du Conseil: Avec le soutien du Parlement, le Conseil augmente l’objectif global de dépenses en faveur des objectifs climatiques de 25 % (proposé par la Commission) à au moins 30 % des dépenses CFP/NGEU.

 

Améliorations par rapport à la position du Conseil: Dans l’AII, le Parlement obtient une méthode renforcée de suivi de l’action pour le climat, avec un rôle plus important pour le Parlement et le Conseil, et des mesures correctives pour atteindre l’objectif global d’au moins 30 % en matière de climat.

 

Le Parlement obtient l’ajout d’un nouvel objectif annuel en matière de biodiversité de 7,5 % dans le CFP à partir de 2024, en vue d’atteindre 10 % en 2026 et 2027. La méthodologie doit être élaborée en étroite coopération avec le Parlement et le Conseil.

 

Le Parlement obtient également la conception d’une méthodologie de mesure des dépenses relatives à l’égalité des genres, qui sera mise en œuvre à partir de 2023 au plus tard pour plusieurs programmes gérés de manière centralisée, en vue de son extension dans la seconde moitié du CFP.

 

Afin de mieux protéger le budget de l’UE, y compris les dépenses NGEU, et d’améliorer la surveillance, le contrôle et l’audit budgétaires, les institutions ont convenu de réformer la collecte, la qualité et la comparabilité des données sur les bénéficiaires, afin que les informations soient disponibles en temps utile, dans un format intégré, comparable et accessible au niveau central et qu’elles couvrent non seulement les bénéficiaires directs, mais aussi les bénéficiaires effectifs des destinataires du financement.

 

 

2. Chronologie

 

 14 mars 2018: le Parlement est la première institution à présenter sa position sur le CFP 2021-2027 et les ressources propres dans deux résolutions non législatives[12] visant à influencer les propositions de la Commission. Il déclare qu’il n’approuvera pas le CFP en l’absence de progrès suffisants en ce qui concerne les ressources propres.

 

 2 mai 2018: la Commission publie le 2 mai 2018 ses propositions sur le CFP et les ressources propres, dans lesquelles elle propose un CFP d’un montant de 1 134,6 milliards d’EUR en engagements aux prix de 2018. Elle présente également un projet de règlement relatif à la protection du budget de l’Union («mécanisme de protection de l’état de droit») et, dans les semaines qui suivent, soumet des propositions concernant les actes de base des 37 programmes sectoriels. La Commission s’est fixé pour objectif de parvenir à un accord avant les élections européennes de mai 2019. Le 30 mai 2018, le Parlement adopte une résolution succincte en réponse aux propositions de la Commission.

 

 Mai 2018 (jusqu’en juillet 2020): début des échanges de vues entre l’équipe de négociation et les présidences successives du Conseil avant et après la session du Conseil des affaires générales (CAG) lors de laquelle le CFP figure à l’ordre du jour (réunions d’information et de compte rendu du CAG). Le Parlement qualifie ces échanges de courts et de formalistes. L’équipe de négociation sera invitée à deux reprises à des réunions informelles avec les ministres du Conseil des affaires générales le 12 mars 2019 (à Bucarest) et le 19 novembre 2019 (à Bruxelles)[13].

 

 14 novembre 2018: le Parlement adopte un rapport intérimaire[14] détaillant avec précision son mandat de négociation, lequel comprend notamment:

- des chiffres détaillés pour l’ensemble des plafonds du CFP et des instruments spéciaux, ventilés par programme, dans les limites d’un plafond de 1 324,1 milliards d’EUR;

- des amendements spécifiques au projet de règlement CFP de la Commission ainsi qu’au projet d’accord interinstitutionnel.

Le Parlement demande l’intensification des réunions régulières avec le Conseil pour poser les jalons des négociations officielles, afin de parvenir à un bon accord avant les élections au Parlement européen de 2019.

 

 Décembre 2018: premier cadre de négociation partiel présenté au Conseil des affaires générales[15]. L’équipe de négociation du Parlement commence à faire circuler au Conseil et au sein du Parlement des versions annotées des cadres de négociation préparées en collaboration avec les rapporteurs des programmes sectoriels afin de faire connaître la position du Parlement et de favoriser les échanges à ce sujet. Le Conseil européen exclut la possibilité d’un accord avant les élections.

 

 Novembre 2018 - avril 2019: le Parlement adopte des mandats de négociation pour le mécanisme de protection de l’état de droit et la quasi-totalité des programmes de dépenses. Le Parlement accepte de conclure certains accords partiels avec le Conseil sur la base des mandats de négociation partiels de ce dernier (les dispositions sectorielles couvertes par le cadre de négociation restent entre crochets).

 

 10 octobre 2019: à la suite des élections européennes, le Parlement confirme et actualise son mandat de négociation et invite la Commission à tenir compte formellement, dans sa proposition de CFP initiale, des conséquences des engagements pris par sa nouvelle présidente [16]. En raison des retards pris par le Conseil, le Parlement demande la mise en place d’un plan d’urgence, pour le cas où un accord ne serait pas conclu à temps.

 

 Décembre 2019: premier cadre de négociation chiffré présenté au Conseil des affaires générales. Outre ses versions annotées du cadre de négociation, l’équipe de négociation du Parlement commence à diffuser des analyses comparatives de chaque nouvelle série de chiffres proposée par les autres institutions.

 

 20-21 février 2020: la réunion extraordinaire du Conseil européen n’aboutit à aucune conclusion. Sur la base de l’article 225 du traité FUE, le Parlement prépare ensuite une demande officielle de plan d’urgence à la Commission[17].

 

 Avril et mai 2020: compte tenu des conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de COVID-19, le Parlement invite la Commission, dans deux résolutions[18], à proposer un ensemble massif de mesures de relance et de reconstruction, financé par des emprunts communs garantis par le budget de l’Union et comportant une part importante de subventions.

 

 27 mai 2020: la Commission présente un plan de relance comprenant des propositions révisées pour le CFP et les ressources propres, de nouvelles propositions pour la mise en place d’un instrument de relance, «Next Generation EU», d’un montant de 750 milliards d’EUR, financé par des emprunts sur les marchés financiers, ainsi que des propositions sectorielles neuves ou révisées.

 

 8 juillet 2020: première réunion de haut niveau entre les présidents des institutions, prévue à l’article 324 du TFUE «pour promouvoir la concertation et le rapprochement des positions des institutions»[19].

 

 17-21 juillet 2020: le Conseil européen parvient à un accord politique sur un CFP de 1 074,3 milliards d’EUR aux prix de 2018 et un instrument de relance de 750 milliards d’EUR, dont 390 milliards d’EUR de subventions. Cela permet au Conseil d’adopter des positions et des mandats de négociation complets pour l’ensemble des propositions.

 

 23 juillet 2020: le Parlement adopte une résolution[20] dans laquelle il évalue les conclusions du Conseil européen et recense les principaux éléments des prochaines négociations.

 

 27 août 2020: les négociations débutent sous la forme de réunions de «dialogue trilatéral» entre l’équipe de négociation du Parlement, le représentant permanent de l’Allemagne (qui assure la présidence du Conseil) et le commissaire chargé du budget. Ces réunions sont préparées et suivies par de nombreuses réunions trilatérales au niveau technique.

 

 16 septembre 2020: sans attendre l’issue des négociations, le Parlement rend son avis obligatoire sur la décision relative aux ressources propres[21] afin d’ouvrir la voie à son adoption par le Conseil et à sa ratification ultérieure dans tous les États membres, en vue du lancement rapide de l’instrument de relance.

 

 30 septembre 2020: le Conseil adopte un mandat de négociation sur le mécanisme de protection de l’état de droit. Les négociateurs parviendront à un accord provisoire le 5 novembre 2020 (approuvé par la commission des budgets et la commission du contrôle budgétaire le 12 novembre, et par le Coreper le 16 novembre).

 

 10 novembre 2020: lors de la 12e réunion de «dialogue trilatéral», les négociateurs CFP/ressources propres parviennent à un accord politique sur le CFP, les ressources propres et l’instrument de relance.

 


 

 

LETTRE DE LA COMMISSION DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA SANTÉ PUBLIQUE ET DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

M. Johan Van Overtveldt

Président

Commission des budgets

BRUXELLES

Objet: <Titre>Avis, dans le cadre de la procédure d’approbation, sur la proposition de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027</Titre> <DocRef>(2018/0166(APP)</DocRef>

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la procédure en objet, la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire a été chargée de soumettre un avis à votre commission. Au cours de sa réunion du 12 octobre 2020, elle a décidé de transmettre cet avis sous forme de lettre.

En raison du calendrier très serré de la commission BUDG, permettez-moi, en tant que président de la commission ENVI, conjointement avec le rapporteur pour avis de la commission ENVI, M. Adam Jarubas, de vous transmettre la contribution de la commission ENVI, qui a été adoptée le 18 novembre 2020 et qui, nous l’espérons, sera prise en compte par votre commission.

SUGGESTIONS

La commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire:

1. salue l’accord sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 et la feuille de route juridiquement contraignante en vue de l’introduction de nouvelles ressources propres de l’Union, et invite la commission des budgets, en tant que commission compétente au fond, à recommander l’approbation de l’accord sur le prochain cadre financier pluriannuel 2021-2027;

2. se félicite de l’accord intervenu sur un programme de santé ambitieux et autonome, de 5,1 milliards d’euros dans le prochain CFP, ce qui représente une multiplication par douze par rapport au CFP précédent; souligne l’importance d’un financement ambitieux pour le programme «L’UE pour la santé» afin de renforcer l’efficacité, l’accessibilité, la durabilité et la résilience des systèmes de santé dans l’Union, notamment en soutenant la numérisation, de garantir durablement la disponibilité et le caractère abordable des médicaments, de promouvoir des actions visant à lutter contre le cancer et d’autres maladies non transmissibles, de s’attaquer aux menaces transfrontières pour la santé et de se préparer aux nouvelles menaces sanitaires émergentes, y compris dans le contexte de la crise de la COVID-19;

3. se félicite de l’augmentation significative du financement du mécanisme de protection civile de l’Union (MPCU), à hauteur de 3 milliards d’euros au titre du prochain CFP et de Next Generation EU, ce qui est essentiel pour faire en sorte que l’Union et ses États membres soient mieux préparés à réagir aux urgences de grande échelle et pour soutenir, coordonner et compléter l’action des États membres dans le domaine de la protection civile pour prévenir les catastrophes naturelles ou d’origine humaine, s’y préparer et y réagir;

4. se félicite de l’augmentation de l’enveloppe du programme LIFE, à hauteur de 4,8 milliards d’euros; prend acte, toutefois, de la position du Parlement de doubler le financement actuel; souligne l’importance du programme LIFE pour la mise en œuvre du pacte vert pour l’Europe; rappelle que le financement du nouveau sous-programme «Transition vers l’énergie propre» ne devrait pas se faire au détriment des financements destinés à la nature et à la biodiversité, à l’économie circulaire, à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets;

5. se félicite de l’accord sur l’objectif global de dépenses liées au climat d’au moins 30 % s’appliquant au montant total des dépenses au titre du budget de l’Union et de Next Generation EU, compte tenu des effets de la suppression progressive du financement au titre de Next Generation EU et de la distinction entre atténuation du changement climatique et adaptation au changement climatique, lorsque cela est possible, et de l’objectif de 7,5 % des dépenses annuelles au titre du CFP 2021-2027 à consacrer aux objectifs en matière de biodiversité à partir de 2024 et de 10 % à partir de 2026; estime qu’il convient de tout mettre en œuvre pour atteindre ces 10 % de dépenses annuelles en faveur de la biodiversité dès que possible à partir de 2021;

6. souligne que l’élaboration d’une méthode transparente, complète et efficace, conformément au pacte vert pour l’Europe et à son principe consistant à «ne pas nuire», est essentielle pour identifier et suivre les dépenses liées au climat et à la biodiversité; se félicite de l’engagement pris par la Commission de coopérer étroitement avec le Parlement et le Conseil en vue de son élaboration et de la réalisation des objectifs applicables; se félicite que les chevauchements existants entre les objectifs en matière de climat et de biodiversité soient pris en compte;

7. rappelle l’importance d’allouer des ressources financières et humaines suffisantes aux agences décentralisées et aux directions générales de la Commission chargées de la mise en œuvre des principales politiques relevant de la compétence de la commission ENVI, telles que le pacte vert pour l’Europe et la santé, sur la base de leurs besoins individuels, en particulier si de nouvelles tâches leur sont attribuées; souligne qu’il importe de garantir une véritable prévisibilité des revenus et une flexibilité de la gestion budgétaire, conditions préalables à la réussite de la gestion à long terme des agences et à la contribution positive aux politiques de l’Union;

La commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire invite la commission des budgets, en tant que commission compétente au fond, à recommander l’approbation de la proposition de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027.

J’ai envoyé une lettre similaire à Jan Olbrycht et à Margarida Marques, corapporteurs de la commission BUDG pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Pascal Canfin

 


 

 

LETTRE DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CONSTITUTIONNELLES

M. Johan Van Overtveldt

Président

Commission des budgets

BRUXELLES

Objet: <Titre>Avis sur la proposition de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027</Titre> <DocRef>(2018/0166(APP))</DocRef>

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la procédure en objet, la commission des affaires constitutionnelles a été chargée de soumettre un avis à votre commission. Au cours de sa réunion du 24 septembre 2020, elle a décidé de transmettre cet avis sous forme de lettre.

La commission des affaires constitutionnelles a examiné la question au cours de sa réunion du 19 novembre 2020. Lors de cette même réunion[22], elle a décidé d’inviter la commission des budgets, compétente au fond, à incorporer dans la proposition de résolution qu’elle adoptera les suggestions reproduites ci-après.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Antonio Tajani

 

SUGGESTIONS

1. insiste sur l’importance d’agir dans l’intérêt des citoyens de l’Union et sur le rôle crucial que joue, à cet égard, le Parlement européen dans la préparation du cadre financier pluriannuel (CFP); se félicite de l’accord sur la proposition de règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027;

2. se félicite également, dans ce contexte, des dispositions permettant un meilleur contrôle parlementaire au niveau de l’Union, et notamment des dispositions qui ont été convenues sur le contrôle budgétaire renforcé des dépenses des fonds relevant de Next Generation EU, ainsi que de la déclaration commune du Parlement européen, du Conseil et de la Commission sur le contrôle budgétaire des nouvelles propositions présentées sur la base de l’article 122 du traité FUE qui sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur le budget de l’Union; se félicite de l’accord sur une feuille de route juridiquement contraignante visant à introduire de nouvelles ressources propres au cours des sept prochaines années; se félicite, en outre, de l’accord politique du 5 novembre 2020 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection du budget de l’Union en cas de défaillance généralisée de l’état de droit dans un État membre;

3. souligne que l’accord sur le train de mesures relatif au CFP représente une étape historique sur la voie d’une intégration plus poussée de l’Union européenne; insiste sur l’importance de tous les accords politiques, y compris l’engagement d’introduire un panier de nouvelles ressources propres et le mécanisme de conditionnalité liée à l’état de droit; souligne que tous les éléments du train de mesures relatif au CFP doivent être mis en œuvre dans le respect du principe de coopération loyale entre institutions consacré à l’article 13 du traité UE;

4. rappelle son souhait de voir la période du CFP être ramenée à la durée de la législature du Parlement et du mandat de la Commission; déplore que cette question n’ait toujours pas été traitée et estime qu’il y a lieu d’y revenir à l’occasion de l’examen à mi-parcours du CFP 2021-2027;

5. invite une nouvelle fois à faire usage de la clause passerelle prévue à l’article 312, paragraphe 2, du traité FUE, de façon à permettre au Conseil d’adopter à la majorité qualifiée le règlement fixant le CFP; rappelle en outre ses propositions visant à ce que l’adoption du règlement fixant le CFP se fasse suivant la procédure législative ordinaire;

6. propose de tirer parti de la dynamique créée par la conférence sur l’avenir de l’Europe, qu’il faut lancer pendant la présidence allemande du Conseil, pour débattre avec les autres institutions de l’Union, les citoyens et des organisations de la société civile reflétant la diversité des points de vue dans toute l’Union ainsi que la diversité géographique et démographique de l’Union et de ses États membres, entre autres sujets, des problématiques démocratiques et constitutionnelles liées à la structure institutionnelle de l’instrument de relance et aux procédures de prise de décision relatives au CFP et, plus généralement, aux ressources propres, dans le but de renforcer le rôle dévolu au Parlement européen dans ces procédures.

 


 

 

PROCÉDURE DE LA COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

Titre

Règlement du Conseil fixant le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027

Références

09970/2020 – C9-0409/2020 – 2018/0166(APP)

Date de consultation / demande d’approbation

14.12.2020

 

 

 

Commission compétente au fond

 Date de l’annonce en séance

BUDG

 

 

 

 

Commissions saisies pour avis

 Date de l’annonce en séance

AFET

 

DEVE

 

INTA

 

CONT

 

 

ECON

 

EMPL

 

ENVI

 

ITRE

 

 

IMCO

 

TRAN

 

REGI

 

AGRI

 

 

PECH

 

CULT

 

JURI

 

LIBE

 

 

AFCO

 

FEMM

 

PETI

 

 

Avis non émis

 Date de la décision

AFET

30.9.2019

DEVE

29.6.2020

INTA

10.9.2020

CONT

17.9.2020

 

ECON

22.7.2019

EMPL

3.9.2019

ITRE

25.6.2020

IMCO

4.12.2019

 

TRAN

23.6.2020

REGI

7.9.2020

AGRI

16.11.2020

PECH

1.7.2019

 

CULT

22.6.2020

JURI

24.7.2019

LIBE

7.9.2017

FEMM

22.11.2019

 

PETI

19.6.2018

 

 

 

Rapporteurs

 Date de la nomination

Jan Olbrycht

23.7.2019

Margarida Marques

23.7.2019

 

 

Examen en commission

16.11.2020

 

 

 

Date de l’adoption

14.12.2020

 

 

 

Résultat du vote final

+:

–:

0:

30

2

4

Membres présents au moment du vote final

Rasmus Andresen, Olivier Chastel, Lefteris Christoforou, David Cormand, Paolo De Castro, José Manuel Fernandes, Eider Gardiazabal Rubial, Alexandra Geese, Vlad Gheorghe, Francisco Guerreiro, Valérie Hayer, Eero Heinäluoma, Niclas Herbst, Monika Hohlmeier, Mislav Kolakušić, Moritz Körner, Joachim Kuhs, Zbigniew Kuźmiuk, Hélène Laporte, Pierre Larrouturou, Janusz Lewandowski, Margarida Marques, Silvia Modig, Siegfried Mureşan, Victor Negrescu, Andrey Novakov, Jan Olbrycht, Dimitrios Papadimoulis, Karlo Ressler, Bogdan Rzońca, Nicolae Ştefănuță, Nils Torvalds, Nils Ušakovs, Rainer Wieland, Angelika Winzig

Suppléants présents au moment du vote final

Mario Furore

Date du dépôt

14.12.2020

 


 

VOTE FINAL PAR APPEL NOMINAL EN COMMISSION COMPÉTENTE AU FOND

30

+

PPE

Lefteris Christoforou, José Manuel Fernandes, Niclas Herbst, Monika Hohlmeier, Janusz Lewandowski, Siegfried Mureşan, Andrey Novakov, Jan Olbrycht, Karlo Ressler, Rainer Wieland, Angelika Winzig

S&D

Paolo De Castro, Eider Gardiazabal Rubial, Eero Heinäluoma, Margarida Marques, Victor Negrescu, Nils Ušakovs

Renew

Olivier Chastel, Vlad Gheorghe, Valérie Hayer, Moritz Körner, Nicolae Ştefănuță, Nils Torvalds

Verts/ALE

Rasmus Andresen, David Cormand, Alexandra Geese, Francisco Guerreiro

ECR

Zbigniew Kuźmiuk, Bogdan Rzońca

NI

Mario Furore

 

2

-

ID

Joachim Kuhs, Hélène Laporte

 

4

0

S&D

Pierre Larrouturou

GUE/NGL

Silvia Modig, Dimitrios Papadimoulis

NI

Mislav Kolakušić

 

Légende des signes utilisés:

+ : pour

- : contre

0 : abstention

 

 

[1] Textes adoptés de cette date, P8_TA(2018)0449.

[2] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2019)0032.

[3] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0206.

[4] Approbation du … (non encore parue au Journal officiel).

[5] Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l'Union, modifiant les règlements (UE) n° 1296/2013, (UE) n° 1301/2013, (UE) n° 1303/2013, (UE) n° 1304/2013, (UE) n° 1309/2013, (UE) n° 1316/2013, (UE) n° 223/2014, (UE) n° 283/2014 et la décision n° 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) n° 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1).

[6] Règlement (CE) n° 1/2003 du Conseil du 16 décembre 2002 relatif à la mise en œuvre des règles de concurrence prévues aux articles 81 et 82 du traité (JO L 1 du 4.1.2003, p. 1).

[7] Règlement (CE) n° 139/2004 du Conseil du 20 janvier 2004 relatif au contrôle des concentrations entre entreprises ("le règlement CE sur les concentrations") (JO L 24 du 29.1.2004, p. 1)

[8] JO L 29 du 31.1.2020, p. 7.

[9] Règlement (CE) n° 2012/2002 du Conseil du 11 novembre 2002 instituant le Fonds de solidarité de l'Union européenne (JO L 311 du 14.11.2002, p. 3).

[10] Johan Van Overtveldt (président); Jan Olbrycht et Margarida Marques (corapporteurs pour le CFP); Jose Manuel Fernandes et Valérie Hayer (corapporteurs pour les ressources propres); Rasmus Andresen (membre).

[11] Les plafonds 2021 - 2027 finaux (sans préjudice de futures révisions) dépasseront donc en termes réels le plafond global 2014 – 2020, que la Commission a estimé à 1083,3 milliards EUR aux prix de 2018 après déduction des dépenses du Royaume-Uni et en ajoutant les montants concernés du Fonds européen de développement.

[12] Textes adoptés de cette date, P8_TA(2018)0075 et P8_TA(2018)0076.

[13] Sans compter les réunions bilatérales avec les ministres, les ambassadeurs, les commissaires et les parties prenantes tout au long de cette période.

[14] Textes adoptés de cette date, P8_TA(2018)0449.

[15] Un «cadre de négociation» est un document interne visant à coordonner les positions du Conseil sur les aspects les plus politiques de plusieurs textes législatifs et devant aboutir, à terme, à des conclusions détaillées du Conseil européen. Comme l’a souligné le Parlement, ces cadres de négociation tendent à conférer un rôle prépondérant au Conseil européen, y compris pour un nombre important de dispositions sectorielles qui doivent être adoptées dans le cadre de la procédure législative ordinaire. Ils empêchent le Conseil d’adopter des mandats de négociation complets jusqu’à un stade avancé du processus et, lorsqu’ils sont transposés dans des conclusions du Conseil européen, ils limitent fortement la marge de manœuvre des négociateurs du Conseil.

[16] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2019)0032.

[17] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0065.

[18] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0054 et P9_TA(2020)0124.

[19] Sans compter les interventions du Président du Parlement européen devant le Conseil européen ni les réunions bilatérales informelles avec les autres présidents (dont certaines en présence de l’équipe de négociation).

[20] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0206.

[21] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0220.

[22] Étaient présents au moment du vote final: Antonio Tajani (président et rapporteur pour avis), Gabriele Bischoff (1re vice-présidente), Giuliano Pisapia (3e vice-président), Gerolf Annemans, Damian Boeselager, Geert Bourgeois, Gilles Boyer (suppléant Charles Goerens, 2e vice-président), Fabio Massimo Castaldo, Leila Chaibi, Włodzimierz Cimoszewicz, Gwendoline Delbos-Corfield, Pascal Durand, Daniel Freund, Esteban González Pons, Sandro Gozi, Brice Hortefeux, Laura Huhtasaari, Maite Pagazaurtundúa (suppléant Guy Verhofstadt), Paulo Rangel, Antonio Maria Rinaldi, Domènec Ruiz Devesa, Jacek Saryusz-Wolski, Helmut Scholz, Pedro Silva Pereira, László Trócsányi, Mihai Tudose, Loránt Vincze, Rainer Wieland.

Dernière mise à jour: 15 décembre 2020Avis juridique - Politique de confidentialité