Ontwerpresolutie - B6-0643/2005Ontwerpresolutie
B6-0643/2005
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PROPOSITION DE RÉSOLUTION

12.12.2005

déposée conformément à l'article 115 du règlement
par Pasqualina Napoletano, Marie Arlette Carlotti, Ana Gomes
au nom du groupe PSE
sur la situation en Ethiopie et les nouveaux conflits frontaliers

NB : Cette proposition de résolution n'est disponible que dans sa langue originale
Procedure : 2005/2662(RSP)
Stadium plenaire behandeling
Documentencyclus :  
B6-0643/2005
Ingediende teksten :
B6-0643/2005
Debatten :
Aangenomen teksten :

B6-0643/2005

Résolution du parlement européen sur la situation en Ethiopie et les nouveaux conflits frontaliers

Le Parlement européen,

vu  ses précédentes résolutions de juin et octobre 2005 ;

A)  Considérant que les manifestations, à l'appel de la "coalition pour l'unité démocratique", pour protester contre la fraude électorale, ont été durement réprimées, y compris par des tirs à balles réelles et l'utilisation de véhicules blindés ;

B)  Considérant que cette répression s'est traduite par au moins 50 morts, des centaines de blessés et des milliers d'arrestations, en particulier dans les rangs de l'opposition et parmi les journalistes ;

C)  Considérant que le gouvernement éthiopien accuse les responsables de l'opposition de "visées subversives" et de "trahison", ce qui est passible de la peine de mort ;

D)  Considérant que plusieurs prisonniers politiques ont commencé une grève de la faim, afin de protester contre leur détention, "pour les besoins de l'enquête", sans inculpation ;

E)  Considérant la condamnation d'un éditeur de presse et le maintien en détention de nombreux journalistes ;

F)  Considérant la déclaration commune de l'Union européenne et des Etats-Unis appelant le gouvernement à "relâcher tous les détenus politiques", "à mettre immédiatement fin à l'usage de la force brutale", "à la réouverture du dialogue politique" et demandant une "enquête indépendante sur les évènements de juin et novembre ;

G)  Considérant la décision du Parlement éthiopien de créer une commission d'enquête devant présenter son rapport dans les 90 jours ;

H)  Considérant la concentration de troupes à la frontière entre l'Ethiopie et l'Erythrée et les incursions dans la "zone de sécurité", ainsi que le refus du gouvernement éthiopien de procéder à la délimitation de la frontière, malgré les menaces de sanctions internationales, mais considérant que ces tensions ne sauraient en aucun cas excuser la régression démocratique actuellement en cours en Ethiopie ;

I)  Considérant que l'Ethiopie reçoit l'équivalent d'un milliard de $ d'aide internationale chaque année (dont 490 millions de l'Union européenne), ce qui représente ¼ de son PIB ;

J)  Considérant le renforcement de la coopération entre la République populaire de Chine et l'Ethiopie, annoncée le 29 novembre ;

1)  condamne les violences et l'usage de moyens de répression disproportionnés par les forces armées ainsi que les arrestations massives ;

2)  demande la mise en place d'une commission d'enquête indépendante du pouvoir, avec la participation de la communauté internationale ;

3)  demande la libération de tous les prisonniers politiques et de tous les journalistes ;

4)  demande la reprise du processus de réforme et d'amélioration des institutions démocratiques, ce qui passe par un examen sérieux et international des résultats des élections législatives de mai ;

5)  demande au gouvernement éthiopien de se conformer aux décisions internationales concernant sa frontière avec l'Erythrée, de façon à faire disparaître tout risque de nouveau conflit armé ;

6)  demande au Conseil de l'Union européenne d'adopter une position cohérente et conforme à la situation, en particulier en engageant le dialogue politique conformément à l'article 96 de l'Accord de Cotonou ;

7)  demande à l'Union africaine, dont le siège se trouve en Ethiopie, de prendre une position claire, prouvant sa détermination à faire progresser la démocratie sur le continent africain ;

8)  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au gouvernement d'Ethiopie et aux partis d'opposition en Ethiopie ainsi qu'à l'Union africaine.