Proposition de résolution - B9-0366/2021Proposition de résolution
B9-0366/2021

PROPOSITION DE RÉSOLUTION sur le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD25) (Sommet de Nairobi)

16.6.2021 - (2019/2850(RSP))

déposée à la suite des questions avec demande de réponse orale B9-0018/2021 et B9-0019/2021
conformément à l’article 136, paragraphe 5, du règlement intérieur

Christine Anderson, Annika Bruna, Nicolaus Fest, Jaak Madison
au nom du groupe ID

Procédure : 2019/2850(RSP)
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B9-0366/2021
Textes déposés :
B9-0366/2021
Textes adoptés :

B9-0366/2021

Résolution du Parlement européen sur le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD25) (Sommet de Nairobi)

(2019/2850(RSP))

Le Parlement européen,

 vu la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD),

 vu l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme,

 vu les questions au Conseil et à la Commission sur le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD25) (Sommet de Nairobi) (O‑000020/2021 – B9-0018/2021 et O-000021/2021 – B9-0019/2021),

 vu l’article 136, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

A. considérant que le programme d’action de la CIPD demandait aux gouvernements d’octroyer l’accès à des services tels que les soins prénatals et postnatals, l’accouchement sans risques, le traitement de l’infertilité, la prévention des grossesses non désirées et des grossesses précoces, et le traitement des infections de l’appareil génital, des infections sexuellement transmissibles, du cancer du sein et des cancers de l’appareil génital; qu’il demandait également aux gouvernements d’octroyer l’accès aux informations et aux conseils sur la sexualité, la santé génésique et la procréation responsable, tout en considérant que la prévention de la violence fondée sur le genre et d’autres pratiques préjudiciables doit faire partie intégrante des soins de santé primaires;

B. considérant que chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne;

C. considérant que la croissance démographique en Afrique subsaharienne ne correspond pas au niveau de croissance économique de la région, ce qui représente un véritable défi pour l’Afrique, mais aussi pour l’Union européenne; que cette situation soulève de nouveaux défis en matière d’emploi, de sécurité alimentaire, de préservation des ressources nationales et de migration de masse;

D. considérant que, dans de nombreux pays, des groupes de plus en plus importants de citoyens soutiennent l’importance de la vie et de la procréation, reconnaissant que toute vie est importante;

E. considérant que le ralentissement démographique auquel l’Europe est confrontée a rendu nécessaire la promotion de politiques familiales visant à stimuler les taux de natalité;

F. considérant que le taux de fécondité en Afrique est de 4,3 (pour l’année 2019), contre 1,59 dans l’Union européenne;

G. considérant que le tourisme sexuel et la prostitution des enfants, les mariages d’enfants et les mariages forcés, le commerce lié à la gestation pour autrui, les adoptions illégales et le trafic d’enfants représentent de réels problèmes pour les pays africains;

H. considérant que la famille est l’unité fondamentale de la société et qu’à ce titre, elle devrait être renforcée et soutenue;

1. salue l’objectif du sommet de Nairobi consistant à mobiliser de toute urgence la volonté politique et les engagements financiers nécessaires pour parvenir enfin à réduire à zéro les décès maternels évitables ainsi que la violence sexuelle et fondée sur le genre, ainsi que les pratiques préjudiciables à l’égard des femmes et des filles;

2. réaffirme que la santé et les droits sexuels et génésiques sont des éléments essentiels de l’offre de soins de santé;

3. rappelle que le point 8, paragraphe 25, de la CIPD dispose que «l’avortement ne devrait, en aucun cas, être promu en tant que méthode de planification familiale»;

4. estime que la mise en place, dans tous les pays concernés, de mesures de surveillance et de sanctions à l’encontre des auteurs de violences fondées sur le genre revêt une importance cruciale afin d’éliminer la violence fondée sur le genre, y compris les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, la mutilation sexuelle féminine, la gestation pour autrui, l’inceste, le tourisme sexuel, l’adoption illégale et d’autres pratiques préjudiciables;

5. relève que l’Union contribue aux droits en matière de santé génésique et sexuelle par divers moyens, dont des programmes régionaux et géographiques centrés sur le développement de la population, la santé et la perspective de genre, des contributions à des initiatives mondiales et aux organes des Nations unies et des subventions à des organisations de la société civile; déplore toutefois qu’il soit difficile de calculer précisément la proportion des fonds de l’Union qui soutient directement les programmes susvisés; appelle de ses vœux une amélioration continue de la méthode de quantification, afin de permettre à l’avenir une meilleure évaluation de l’utilisation de ces contributions;

6. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux parlements et aux gouvernements des États membres, ainsi qu’à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

Dernière mise à jour: 21 juin 2021
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