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L-Erbgħa, 12 ta' Jannar 2005 - Strasburgu Edizzjoni riveduta

3. Programm tal-Presidenza Lussemburgiża
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  El Presidente. De conformidad con el orden del día, se procede a la Declaración del Consejo sobre el programa de la Presidencia luxemburguesa.

Tiene la palabra el Presidente en ejercicio del Consejo, señor Juncker, Primer Ministro de Luxemburgo, a quien quiero reiterar la tristeza con la que el Parlamento ha conocido la noticia del fallecimiento de su Alteza Real, la Gran Duquesa Josefina Carlota de Luxemburgo, Princesa de Bélgica.

 
  
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  Juncker, Conseil. Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Madame la Commissaire, Mesdames et Messieurs les députés, j'éprouve toujours, je dois le dire, un grand plaisir de me rendre à Strasbourg, ville européenne par excellence, ville symbole de la réconciliation franco-allemande, carrefour de rencontre de tant d'ambitions européennes, lieu d'intersection de tant de rêves continentaux.

Au plaisir s'ajoute aujourd'hui l'honneur de présenter au Parlement européen, à la représentation élue des peuples d'Europe les priorités de la présidence luxembourgeoise de l'Union européenne. La présidence luxembourgeoise suit celle de nos amis néerlandais. Il me tient à cœur de rendre hommage à leur travail, à leur ténacité, à leurs succès indéniables. L'Union européenne a réalisé d'importants progrès sous la présidence néerlandaise. Lorsqu'elle sera arrivée à son terme, je voudrais pouvoir en dire autant de la onzième présidence luxembourgeoise, qui vient de commencer il y a quelques jours.

L'expérience de nos présidences antérieures peut, certes, être utile et précieuse, mais les présidences se suivent et ne se ressemblent pas. Lorsque je présidais pour la première fois, en 1985, le Conseil de ministres, les Communautés européennes comptaient dix États membres; lorsque je le présidais en 1991, il y avait douze ministres autour de la table; lorsque je pris la présidence en 1997, nous étions quinze, et nous sommes aujourd'hui vingt-cinq États membres. En vingt années, le nombre des États membres a plus que doublé.

La technique décisionnelle depuis est évidemment devenue plus compliquée. Mais quelle joie, tout de même, quel bonheur de voir l'Union européenne compter aujourd'hui parmi ses membres les pays de l'Europe centrale et orientale qu'un funeste décret de l'histoire voulait éloigner de nous, à tout jamais!

L'expérience de nos présidences respectives et l'observation des présidences successives des autres m'ont appris deux enseignements. L'Union européenne, d'abord, n'avance vraiment que si ceux qui la président ne placent pas leurs intérêts nationaux au centre de leurs préoccupations mais les remplacent par l'intérêt commun, qui est la meilleure définition de l'intérêt de tous. L'Union européenne, ensuite, ne trouve sa véritable cohérence, voire son harmonie, que si, tous, nous respectons, dans son esprit et dans sa lettre, la méthode communautaire et l'équilibre institutionnel triangulaire.

La Commission n'est pas un juge de touche qui veille au seul respect des règles du marché intérieur. Elle doit être le meneur de jeu, l'inspirateur, la force motrice. Le Conseil, lui, n'est pas le terrain de jeu des seuls intérêts nationaux, si justifiés qu'ils puissent être, mais un atelier d'entente. Le Parlement, quant à lui, n'a pas sa place sur les gradins, il n'est pas spectateur. Il est un acteur privilégié parce que légitimé par le suffrage universel.

Vous me verrez dès lors souvent dans vos réunions, dans vos bureaux, dans vos couloirs bruxellois et strasbourgeois. Je le dis pour moi, je le dis pour mes ministres, je le dis pour tous ceux qui sont au service du Parlement et donc au vôtre. Ensemble, nous devons veiller à la ratification dans de bonnes conditions du nouveau traité constitutionnel. Certes, le projet de Constitution n'est pas parfait. Mais ne le comparons pas à l'idéal. Jaugeons-le à l'aune de ce dont l'Europe aura besoin pour rester, demain, un exemple dans le monde. Faisons aujourd'hui ce qui doit être fait pour que tel puisse être le cas demain, et ratifions le traité. Ayons à l'esprit que le traité constitue un contenant, un contenant qui n'est ni de gauche, ni de droite. Son contenu sera le fruit de nos convictions, de notre volonté, de notre ambition. Si notre volonté et notre ambition sont parfaites, l'application du nouveau traité, peut-être imparfait sur le plan théorique, connaîtra des succès probablement parfaits en pratique.

La ratification du traité ne sera pas chose aisée partout, et j'ai, à cet égard, dans ce contexte, un souci majeur: n'utilisons pas les difficultés que peuvent poser les ratifications parlementaires et référendaires comme un prétexte pour réduire notre rythme d'action et notre élan de décision. Ne remettons pas les décisions les plus difficiles au lendemain du premier référendum, puis au lendemain du deuxième référendum, puis au lendemain du troisième, et ainsi de suite. Au moment de demander leur approbation aux peuples et aux parlements de l'Europe, prouvons-leur que l'Europe marche, que l'Europe avance, que l'Europe décide, que l'Europe sait prendre ses responsabilités. L'action vigoureuse de l'Union européenne peut emporter les convictions de ceux qui doutent, son inaction peut faire douter ceux qui ne doutent pas.

Monsieur le Président, le caractère habituellement solennel de l'entrée en fonctions de la nouvelle Présidence a été assombri cette année par la terrible tragédie du raz-de-marée en Asie du Sud-Est. Les images horriblement bouleversantes des morts, des blessés, des destructions se sont posées comme une ombre immense sur la fin de l'année 2004 et le début de l'année 2005. Longtemps, nous aurons ce drame en mémoire et je voudrais, qu'au-delà de l'aide d'urgence immédiate, nous restions durablement solidaires avec les peuples meurtris et les régions dévastées d'Asie. Je souhaiterais également que nous prenions mieux conscience du fait que la misère que nous voyons aujourd'hui en Asie ne doit pas faire oublier la pauvreté, le sous-développement, la faim et la mort injuste ailleurs. Nos cœurs doivent être là où les caméras de télévision ne sont plus ou n'ont jamais été.

(Applaudissements)

Monsieur le Président, la stratégie européenne de sécurité nous invite à promouvoir la paix, la démocratie et la stabilité en luttant contre les causes profondes de l'insécurité dans le monde.

L'utilisation cohérente et intégrée de l'ensemble des instruments de l'Union sera particulièrement nécessaire dans les Balkans occidentaux, au Proche-Orient, dans nos relations avec la Russie et l'Ukraine ainsi qu'au niveau des relations transatlantiques.

L'avenir des Balkans, région toujours traumatisée par son passé récent, doit s'inscrire dans la perspective européenne. L'ouverture des négociations d'adhésion avec la Croatie en mars 2005, dès que la coopération pleine et entière avec le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie aura été confirmée, démontrera à tous les pays des Balkans que leurs efforts de démocratisation seront récompensés et pourront porter leurs fruits.

Pour les autres pays de la région, le cadre général de l'action de l'Union européenne restera tracé par l'agenda de Thessalonique, qui décrit la perspective européenne qui s'offre aux pays des Balkans occidentaux. La Présidence poursuivra les négociations avec l'Albanie sur un accord de stabilisation et d'association. Autre rendez-vous crucial dans la région à la mi­2005: l'examen de la mise en œuvre de la politique des standards au Kosovo. Nous prêterons une attention particulière à l'évolution de la situation au Kosovo. Je suis d'avis que, quel que soit son statut, l'avenir du Kosovo se trouve à l'intérieur de l'Union européenne.

La Fédération de Russie est un partenaire stratégique de l'Union européenne et reste un acteur majeur de la sécurité et de la stabilité européenne. Or, l'état de nos relations avec notre voisin russe est aujourd'hui insatisfaisant. Je ferai tout mon possible pour y remédier, sans toutefois renoncer à l'essentiel de nos exigences. Vous m'accompagnerez dans cet effort.

Au Sommet Union européenne/Russie le 10 mai prochain à Moscou, la Présidence s'efforcera d'aboutir à un paquet équilibré sur les quatre espaces communs définis lors du Sommet de Saint-Pétersbourg et fondés sur des valeurs communes et des intérêts partagés.

L'Union européenne nouera des relations étroites avec le nouveau Président de l'Ukraine, notamment dans le contexte de la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage. Nous avons tout intérêt à avoir comme voisine une Ukraine stable et prospère, une Ukraine avec un fort ancrage démocratique, une Ukraine engagée sur la voie de la modernisation. La Présidence se consacrera minutieusement à la préparation du Sommet entre l'Union et l'Ukraine qui devrait avoir lieu pendant la présidence britannique.

Les relations transatlantiques, enfin. Le monde et sa stabilité ont besoin d'un partenariat transatlantique qui fonctionne. Les relations transatlantiques, aujourd'hui, ne sont ni mauvaises ni excellentes, mais à vrai dire leur statu quo n'est pas une option qui correspond aux attentes qui existent des deux côtés de l'Atlantique. Il faudra, par conséquent, améliorer la qualité de nos relations dans l'intérêt bien compris et des uns et des autres. Nous le ferons lors des deux Sommets que nous aurons avec le président Bush, le premier en février, à la demande du Président américain, et le second en juin. Nous nous concentrerons non pas sur les différends que certains d'entre nous ont pu avoir dans un passé récent avec les États­Unis, mais nous essayerons de nous mettre d'accord sur une série de questions concrètes auxquelles nous devons apporter des réponses non moins concrètes. Les relations transatlantiques ne seraient pas complètes sans le Canada, avec lequel je me réjouis d'avoir un Sommet pendant ma présidence au cours duquel nous discuterons entre amis de tous les problèmes d'importance mutuelle.

La même remarque s'applique, dans un autre contexte, intercontinental, à nos amis japonais.

Enfin, j'aimerais dire, Monsieur le Président, un mot sur le Proche-Orient. Avec l'élection le 9 janvier du président Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne ainsi qu'avec la perspective du retrait israélien de la bande de Gaza, une fenêtre d'opportunité s'est ouverte pour relancer le processus de paix et accélérer la mise en œuvre de la feuille de route. Il s'agit maintenant de saisir cette chance. Dans ce contexte, j'aimerais saluer la Conférence sur le Proche-Orient prévue à Londres au mois de mars 2005. Elle constituera, je n'en doute pas, un pas essentiel vers la consolidation du processus de paix.

Le processus d'élargissement de l'Union européenne s'inscrira, sous la présidence luxembourgeoise, dans le droit fil des décisions prises par le Conseil européen de décembre dernier. Nous commencerons les négociations d'adhésion ave la Croatie au mois de mars. Quant à la Bulgarie et à la Roumanie, j'espère que votre Parlement émettra en avril son avis conforme sur l'adhésion de ces deux pays, ce qui nous permettra de signer les traités d'adhésion ce même mois.

Monsieur le Président, nous n'arriverons pas à rapprocher l'Union européenne de ses citoyens si nous restons incapables de répondre aux attentes justifiées de ceux-ci dans le domaine de la sécurité interne. Le nouveau traité constitutionnel trace la voie de la suppression définitive de l'"exception JAI", c'est-à-dire l'intégration pleine et entière de ce domaine dans la construction européenne par une application sans faille de la méthode communautaire. Les travaux JAI, sous notre présidence, s'inscriront dans cette perspective et notre base de travail sera constituée par l'excellent programme de La Haye, adopté par le Conseil européen de novembre dernier.

Pour assurer la réalisation de l'espace de liberté, de sécurité et de justice, il nous faut penser européen avant de penser national. Nous devons promouvoir le développement rapide d'une culture de sécurité européenne. Cette exigence vaut en particulier pour la lutte contre la criminalité grave et organisée. Faire avancer l'espace de justice, de sécurité, de liberté est à nos yeux un projet essentiel, voire existentiel. Il faudra bien sûr, d'abord, optimiser la coopération opérationnelle entre les États membres. Nous devons, par exemple, rendre possible un échange d'informations rapide et fluide entre les services de police et les autorités judiciaires des États membres. Ce principe de disponibilité constituera une avancée majeure dans la coopération entre les services de police. La présidence entamera sans tarder les travaux s'y rapportant. Elle désire aussi consolider l'espace judiciaire européen, qui est fondé principalement sur la reconnaissance mutuelle ainsi que sur le rapprochement des législations. Nous veillerons particulièrement à faire avancer les négociations sur le mandat européen d'obtention des preuves ainsi que celles sur la possible mise sur pied d'un casier judiciaire européen. La sécurité européenne en sortira renforcée. Elle ne le sera pas au détriment des libertés publiques, et elle ne doit pas l'être au détriment des libertés publiques, qui font partie de la façon européenne de vivre ensemble.

La lutte contre le terrorisme doit constituer une priorité permanente. Je salue, dans ce contexte, l'initiative espagnole de réunir en mars les chefs d'État ou de gouvernement à Madrid. La présidence mettra, quant à elle, un accent particulier sur la lutte contre le financement du terrorisme.

Pour ce qui est du volet de l'asile et de l'immigration, la présidence se concentrera sur trois points: le renforcement des partenariats avec les pays d'origine et de transit, la mise en place d'une approche harmonisée en matière de politique de retour et de réadmission et le lancement au 1er mai des travaux de l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, nous faisons souvent, à juste titre, référence à l'Europe des citoyens. Il ne faut pas se faire d'illusions. Si nous ne réussissons pas à faire de l'Union européenne un espace de travail et de bien-être pour tous, les citoyens s'éloigneront de l'Europe, de son Union et du projet politique qui sous-tend celle-ci. Pour parer à ce risque et pour redonner à l'Europe sa place économique et sociale, nous avions lancé il y aura bientôt cinq ans la stratégie de Lisbonne. Nous voulions, et nous voulons toujours, faire de l'Union européenne l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, une économie capable d'une croissance économique durable, accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi, une économie générant une plus grande cohésion sociale, une économie respectueuse de l'environnement et des ressources naturelles.

Après cinq années de succès mitigés, l'heure du bilan intérimaire est venue. Nous le dresserons à l'occasion du Conseil européen de printemps. Il s'agira d'abord de clarifier la finalité de la stratégie qui doit être la nôtre. La stratégie de Lisbonne, dénomination à mes yeux strictement incompréhensible pour la plupart, est en fait une stratégie pour la compétitivité, la croissance, la cohésion sociale et la protection de l'environnement. Elle doit asseoir sur des bases solides le bien-être durable des Européens: il s'agit d'agir aujourd'hui pour garantir demain l'accès de tous au modèle social européen, lequel ne doit pas se dénaturer en mythe, mais rester ou plutôt, faudrait-il dire, redevenir une réalité vivante pour tous. Si nous voulons garantir un modèle social européen intact, il faudra le réformer pour qu'il puisse constituer une réponse à la crise de la croissance, au sous-emploi, à la fragilisation du tissu social, à la perte de compétitivité et de productivité, à la démographie faiblissante et au vieillissement de nos populations.

Il est vrai que les Européens n'aiment pas les réformes: elles leur font peur, ils ne comprennent pas leur bien-fondé. Il faut donc leur expliquer que les réformes que nous envisageons visent à garantir la survie et la viabilité du modèle social européen. Il faut les convaincre que reporter les réformes s'avérerait plus cher: il faut leur prouver que nous avons raison d'agir et que nous aurions tort de subir. Il s'agit en fait de remettre l'Europe sur orbite.

Il s'agit ensuite, à l'heure où nous dressons le bilan intérimaire, de garder ensemble les trois dimensions de la stratégie, l'économique, le social, l'environnemental. Je sais bien que l'Europe a un problème de compétitivité, lequel explique, pour une large part, sa médiocre performance en termes de croissance et d'emploi. La compétitivité doit être renforcée, oui. Elle n'est toutefois pas une fin en soi, une prestation neutre qui se suffirait à elle-même. Non, la compétitivité que nous devons retrouver doit nous permettre de réaliser une croissance plus forte et plus durable et doit avoir pour buts une plus grande cohésion sociale et un environnement plus harmonieusement équilibré.

(Applaudissements)

Alors, de grâce, ne commençons pas un débat stupide et infructueux sur la question de savoir s'il faut plus de compétitivité et donc moins de cohésion sociale, ou plus de cohésion sociale et moins d'environnemental. Si l'Europe veut être forte, elle a besoin de trois choses, de trois choses qui vont ensemble: une meilleure compétitivité, une plus grande cohésion sociale, un environnement écologique mieux équilibré.

(Applaudissements)

Je dis oui à la compétitivité, je dis non à l'abandon de nos ambitions sociales et écologiques. Je dis, par exemple, oui à l'ouverture des marchés de services, mais dis non au dumping social, dont certains voudraient la faire accompagner.

(Applaudissements)

Il s'agit, enfin, Monsieur le Président, de réfléchir à la bonne méthode pour garantir le succès de la stratégie.

Après cinq ans de navigation à vue entre succès et échecs, la question n'est pas tant de savoir ce que nous devons faire, puisque, en fait, nous le savons, la question est plutôt de savoir comment nous allons le faire. Nous devons réaliser l'espace européen de la connaissance, augmenter l'effort de recherche, améliorer nos systèmes éducatifs, mieux apprendre tout au long de la vie. Nous devons le faire, mais comment?

Nous avons en Europe un nombre trop important de processus. Nous avons les grandes orientations des politiques économiques, les lignes directrices sur l'emploi, la stratégie du développement durable, la stratégie du marché intérieur, la charte sur les petites et moyennes entreprises, le processus de Cologne, celui de Cardiff et j'en passe. Très souvent, tous ces processus se sont enlisés dans des procédés bureaucratiques qui ne mènent nulle part. L'Union européenne ressemble plus à un bureau d'études – un bureau d'études non utilisées – qu'à une fabrique d'idées applicables et appliquées.

(Applaudissements)

Nous devons changer cela en rationalisant notre stratégie. Notre stratégie est essentiellement européenne, mais sa mise en œuvre doit d'abord être nationale. Nous voudrions que la stratégie reste essentiellement européenne. Elle doit être globalement revue tous les deux ans, ou de préférence tous les trois ans. On ne peut changer de stratégie tous les six mois, de Conseil européen en Conseil européen, au gré et au hasard des présidences et de leurs inspirations successives. La stratégie doit s'inscrire dans la durée.

Nous voulons que la mise en œuvre nationale soit accélérée et concentrée. Nous proposerons que les États membres établissent des programmes d'action, nationaux, qui mériteraient d'être conçus de concert avec les partenaires sociaux et qui devraient être présentés aux parlements nationaux, qui, avec les instances communautaires, surveilleraient leur mise en application. Ces programmes nationaux tiendraient compte des spécificités nationales et régionales et devraient permettre de différencier les rythmes et l'intensité des réformes nationales respectives, prenant ainsi mieux en compte le niveau de performance d'ores et déjà atteint.

Voilà pour la stratégie et sa méthode d'application. Nous en rediscuterons en détail: vous le Parlement, nous le Conseil et nous deux avec la Commission, qui nous présentera bientôt son rapport de synthèse.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la réorientation partielle de la stratégie de Lisbonne nous invite aussi à une réflexion sur le pacte de croissance et de stabilité. Je me corrige, sur le pacte de stabilité et de croissance!

(Rires)

Oui, j'aurais préféré la première formule.

(Applaudissements)

Mais, comme en 1996, nous étions, en Europe, gouvernés par ceux que nous savons – et ce ne sont pas ceux que vous croyez! – l'ordre retenu fut celui que je vous ai donné en deuxième lieu.

(Rires et applaudissements)

Nous avons commencé le réexamen du pacte sous la présidence néerlandaise, nous voudrions le conclure sous la présidence luxembourgeoise. Nous allons réformer le pacte, ou plutôt nous allons ajuster ses mesures d'application. Je m'explique, en vous exposant d'abord ce que nous n'allons pas faire.

L'Union économique et monétaire a besoin de stabilité. Par conséquent, nous n'allons pas chasser la stabilité, ni de notre vocabulaire ni de notre pratique. La stabilité fait partie du pacte fondateur sur lequel repose l'euro. Nous avions promis une monnaie stable. Elle restera stable, elle restera forte. Il en résulte, je préfère le dire d'emblée, que la présidence ne proposera pas de neutraliser ou d'immuniser certaines catégories de dépenses budgétaires dans l'application du pacte. Il en résulte que les critères de base – 3 % pour le déficit, 60 % pour la dette – resteront d'application.

Mais il est à mes yeux évident que des changements s'imposent. Ils s'imposent notamment pour que le pacte puisse mieux tenir compte du cycle économique. En période de forte croissance économique, les États membres de la zone euro doivent être obligés à affecter les excédents budgétaires prioritairement à la réduction de la dette et du déficit. Nous enrichirons la dimension préventive du pacte par une forte dose de stabilité supplémentaire.

En période de faible croissance, toutefois, les États membres de la zone doivent disposer de marges de manœuvre budgétaires plus réactives. Ces marges de manœuvre seront d'autant plus larges que les efforts de réduction du déficit et de la dette auront été plus conséquents pendant les phases d'expansion économique. Si, pendant les périodes de faible croissance, un État entre en situation de déficit excessif, cette situation et les conséquences qui en découlent, notamment en matière de timing de correction, seront jugées à l'aide d'éléments d'appréciation objectifs.

Il faut à tout prix éviter les jugements politiques arbitraires qui risqueraient de conduire à des appréciations différentes suivant la taille du pays. De ce point de vue, le Luxembourg est toujours perdant.

(Applaudissements)

Monsieur Cohn­Bendit, nous aurons un débat vertueux le moment venu, en commission, sans trop de témoins, sur la comparaison que l'on pourrait faire entre la France, l'Allemagne et le Luxembourg en matière d'impôt et de taxation. C'est un débat intéressant et très instructif pour ceux qui portent sur le Luxembourg un regard un peu superficiel, je dois le dire.

(Applaudissements)

Je vous invite, en ce qui concerne le pacte, à un débat serein. Je mets en garde contre les solutions extrêmes. Je dis non à ceux qui veulent remplacer la stabilité par une flexibilité sans bornes, sans gêne et sans limites et je dis non à ceux qui veulent ériger en dogme immuable le pacte tel qu'il est. Nous avons besoin de plus de stabilité et de plus de flexibilité suivant le moment du cycle économique.

Monsieur le Président, vous seriez sans doute surpris, si je ne mentionnais pas le débat que nous allons avoir sur les perspectives financières. Je ne développerais pas devant vous les éléments constitutifs de ce dossier, il faut le dire difficile, puisque vous les maîtrisez mieux que moi. Je vous dirais simplement ceci: nous allons, nous, présidence luxembourgeoise, tout faire pour trouver avant la fin juin, un accord sur les perspectives financières.

Mais je ne me fais pas d'illusions. Les États membres se sont enfermés dans des positions à ce point strictes et figées qu'ils auront du mal à les quitter en temps utile, c'est­à­dire maintenant! Si nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord sur une position commune sous la présidence luxembourgeoise, nous serons au 1er janvier 2007 dans l'impossibilité politique, législative et technique de répondre au défi de l'Union européenne élargie.

Par conséquent, aucune institution, aucun État membre n'aura intérêt à jouer les prolongations. L'absence d'un accord en juin ne sera pas l'échec de la présidence, – cela ne m'intéresse que très marginalement –, mais l'échec de l'Europe. Alors décidons! Décidons vite, décidons maintenant!

(Applaudissements)

Épargnons à l'Europe un long débat qui s'étirerait sur dix­huit mois, ou même plus. Il multiplierait les contentieux et alimenterait les conflits entre États membres et entre institutions. Je compte, Monsieur le Président, sur votre Parlement pour faire avancer la prise de décision sur les perspectives financières. Nous travaillerons avec vous, parce que votre accord est nécessaire. Vous ne serez pas mis devant le fait accompli, je m'en porte garant.

Voilà, Monsieur le Président, l'essentiel de notre programme. Les présidences passent, l'Europe, elle, heureusement reste. Nous voulons la servir avec détermination et passion, avec cette détermination et cette passion que requièrent les longues distances et les grandes ambitions.

(Vifs applaudissements)

 
  
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  El Presidente. Los aplausos que ha recibido hacen esperar una Presidencia luxemburguesa muy positiva. Así lo desea el Parlamento.

 
  
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  Barroso, Presidente da Comissão. Senhor Presidente, Senhoras e Senhores Deputados, o semestre que agora começa abarca um conjunto de marcos importantes que determinarão se a União Europeia conseguirá ou não atingir o objectivo de garantir aos seus cidadãos um nível mais elevado de prosperidade, de solidariedade e de segurança.

Muitas das realizações que a Comissão poderá conseguir durante os próximos anos serão determinadas por decisões iniciais tomadas durante o presente semestre e pela nossa capacidade de resolver questões difíceis e atingir resultados concretos. Permitam-me, por isso, que sublinhe do ponto de vista da Comissão, a especial relevância que tem esta Presidência luxemburguesa neste primeiro semestre de 2005. Com efeito, é já no próximo dia 26 que a Comissão proporá o programa para o período de 2004-2009. Esperamos que esse programa possa ser partilhado pelas outras instituições e se torne assim, não só no programa da Comissão, mas no programa de toda a União Europeia, antecipando assim, as disposições da Constituição Europeia, começando nós a trabalhar já de acordo com o espírito da Constituição.

É ao Luxemburgo que cabe a responsabilidade de presidir ao Conselho Europeu durante este período crucial. Penso que é para nós um privilégio ter a presidir ao Conselho durante este período o Primeiro-Ministro Juncker, dada a sua inestimável experiência como Chefe de Governo, a sua profunda convicção europeia e a sua conhecida capacidade para lidar com situações difíceis. A título pessoal é para mim um prazer trabalhar com o meu amigo Jean-Claude Junker.

 
  
  

Mr President, we have heard from the Presidency about its expectations and priorities. Let me comment briefly on just three of the main issues that will be on the agenda of the Luxembourg Presidency; there are many others, but I wish to concentrate on three.

The first is the mid-term review of the Lisbon Strategy. Europe is facing very important challenges, most of which were already identified at Lisbon 2000. But we could say today that the challenges from globalisation and the ageing of the population make even clearer the need to adapt to increasingly difficult situations. Europe's prosperity is under threat. To tackle this threat we need more growth and more jobs. If we continue on the path of low, diminishing economic growth, we put all our policies at risk, but in particular our capacity to ensure solidarity and security and to preserve and improve the European model. As outlined in the Kok Report, to be more effective the Lisbon priorities need to be refocused, streamlined and prioritised. Too many priorities means no priority at all. Growth and jobs must be our priorities.

The Commission is working on a report which will present its views on the mid-term review of the Lisbon Strategy and propose guidelines for future action. At this point in the preparation of this report, two elements strike me as particularly consensual. The first is the knowledge economy. Returning to growth will require considerable investment in knowledge. Companies cannot become more competitive without a better-prepared labour force. Only well-trained people can ensure high productivity. This requires unprecedented effort in the areas of research, development, education and training. Particular effort will be required to involve young people in this investment for knowledge. Higher productivity should lead to higher growth, which, in turn, would create more jobs. I do not see knowledge purely as an instrument for other objectives: knowledge in itself is an important goal and a vehicle for self-realisation.

The second consensual point I can underline at this stage is about coherence in implementation, the delivery problem. The coherence between national actions and European action is a critical factor for success. This means better implementation of the objectives agreed in common, which, in turn, means more responsibility and more empowerment at national level to deliver the common objectives. In this vein, the Commission report will also highlight clearly the importance of ensuring ownership of the revised Lisbon Strategy by the Member States. All in all, I must stress that the mid-term review of the Lisbon Strategy is, first, an agenda for modernisation. Whether we will succeed depends on our ability to establish an effective partnership between our institutions and citizens to deliver this reform.

 
  
  

J'aimerais maintenant vous présenter notre vue sur les perspectives financières. La présidence luxembourgeoise a décidé, à juste titre, de tout mettre en oeuvre pour essayer de conclure un accord sur les perspectives financières avant fin juin 2005. Elle a raison car l'absence d'accords en temps utile entraînerait des difficultés importantes pour la préparation des programmes concernés.

Il me paraît cependant important au moment où une négociation finale peut s'engager, de rappeler quelques faits importants: on ne peut pas faire plus d'Europe avec moins de moyens financiers. La proposition de la Commission ne tombe pas du ciel. Elle est la résultante des engagements agréés par l'Union au fil des Conseils européens. Aujourd'hui, la Commission demande non pas qu'on donne à l'Union les moyens de nouvelles ambitions, mais le plus souvent qu'on lui donne les moyens de financer les engagements déjà pris et les États membres doivent se tenir aux engagements qu'ils ont déjà pris.

(Applaudissements)

Permettez-moi de rappeler quelques aspects sur lesquels l'Union ne peut pas, je pense, transiger. Premièrement, la cohésion Mesdames, Messieurs les députés, sans solidarité, il n'y a pas d'Union. On fait une autre chose, mais pas une Union. L'élargissement a des conséquences importantes en matière de solidarité. L'Union compte des nouvelles régions en retard de développement tandis que quelques-unes des anciennes régions les moins prospères ont toujours besoin de soutien: la solidarité financière est donc d'autant plus nécessaire que les marges d'accroissement de la compétitivité et de la création d'emplois sont les plus fortes dans les régions en retard de développement. Nous ne pouvons pas décevoir les nouveaux membres de l'Union européenne qui ont droit à la solidarité active de toute l'Union.

Deuxièmement, on ne peut pas l'oublier, la compétitivité. J'ai dit à propos de la stratégie de Lisbonne qu'un investissement massif dans la recherche et l'éducation était indispensable: il s'avère que, très souvent, les dépenses faites au niveau européen rapportent plus que celles qui sont faites au niveau national sans cohérence. J'ajoute aussi, comme priorité, les réseaux transeuropéens étant donné que l'infrastructure qui permet de connecter l'Europe est encore défaillante.

Troisième aspect très important pour les perspectives financières, la sécurité. Le programme d'action qui a été agréé au Conseil européen a d'importantes conséquences financières. Le programme dit "de La Haye" a des conséquences financières. Il signifie plus d'action au niveau européen pour mieux répartir entre États membres la charge financière et la sécurité collective. Les citoyens européens attendent de nous la capacité de travailler ensemble: il est évident qu'un État membre seul, même le plus puissant, ne peut pas garantir les meilleures conditions de sécurité s'il ne s'inscrit pas dans un effort d'ensemble sur le plan européen. En bref, on ne fera pas plus d'Europe avec moins d'argent. J'entends ici et là certains plaider pour un gel des budgets communautaires au-dessous du niveau que ce budget atteindra en 2006. Soyons clairs à ce sujet: cela veut dire une Europe qui n'honore pas ses engagements.

Je voudrais dire clairement que la Commission ne saurait s'associer à une Europe du retrait, à une Europe médiocre, à une Europe du rabais. C'est pourquoi je me félicite que la présidence luxembourgeoise fera tout ce qu'il lui sera possible pour arriver à un compromis pendant ce semestre. Ce sera difficile, même improbable, diront certains. Je crois sincèrement que ce sera encore plus difficile plus tard. C'est pourquoi nous appuyons la présidence luxembourgeoise dans cette tâche difficile mais combien importante.

Le pacte de stabilité et de croissance: nous nous félicitons de ce que la présidence luxembourgeoise se fixe comme priorité de veiller à ce que la surveillance budgétaire multilatérale contribue davantage à une Union économique et monétaire forte, saine et performante. Ces principes sont le fondement du pacte de stabilité et de croissance et il faut que ce pacte soit respecté et fonctionne bien. N'oublions pas que la monnaie unique a été une des grandes réalisations de l'Europe. Je me rappelle qu'avant l'entrée en vigueur de l'euro, certains spécialistes, certains économistes, certains professeurs, surtout de l'autre côté de l'Atlantique disaient que l'Europe ne serait jamais capable d'avoir une monnaie forte parce qu'elle manque de solidarité, la cohésion politique. Et aujourd'hui, d'aucuns disent que notre monnaie est peut-être trop forte, mais pas trop faible. La monnaie unique est donc une réussite historique de l'Europe. Ne remettons pas en cause maintenant cette grande réussite.

(Applaudissements)

La Commission a engagé, à la fin de 2003, un processus de réflexion sur l'expérience accumulée pour identifier les changements et les améliorations possibles dans la mise en oeuvre du pacte qui pourraient s'avérer utiles aux fins de meilleure efficacité. Convaincue que l'intérêt commun commande le respect des règles communes par tous et avec tous, la Commission est en contact avec les différentes instances européennes responsables afin de réfléchir ensemble et d'explorer ensemble les voies qui paraissent les plus prometteuses, telles que celles qui ont été avancées dans notre communication de septembre 2004, notamment. L'impulsion que la présidence donnera sera décisive pour faire émerger une convergence de vues. Nous attendons déjà cette convergence de vues pour le Conseil Ecofin du 18 janvier prochain. La Commission pourra ainsi avancer des propositions concrètes d'amélioration de la mise en oeuvre du pacte et ceci, en temps utile, pour les discussions au Conseil européen de mars prochain.

 
  
  

In the next six months, the ability of the European Union to return to growth will be put to the test. It will have to provide the financial means necessary to match its political choices. It must work closer to citizens and regain their trust. It must strengthen its role on the international scene and relaunch its strategic partnerships.

There is now a special opportunity for relaunching the Middle East peace process. The European Union can and should give a greater contribution in this field. I believe that the European Union will play a stronger role on the international scene.

The Commission strongly supports the efforts of the Luxembourg presidency on this path. The Commission believes that this period is critical and that our institutions will need to work together even more closely to achieve results.

(Applause)

 
  
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  Poettering (PPE-DE), im Namen der Fraktion. Herr Präsident, Herr Präsident des Europäischen Rates, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Wir haben heute den Präsidenten des Europäischen Rates und den Kommissionspräsidenten bei uns, und wie ich höre, wird der Präsident des Europäischen Rates auch anwesend sein, wenn die Kommission am 26. Januar in Brüssel ihr Programm vorstellt. Ich finde, das ist ein ausgezeichnetes Symbol für die ständig zunehmende Zusammenarbeit zwischen Europäischem Parlament, Europäischem Rat und Kommission. Künftige Präsidentschaften sollten sich daran ein Beispiel nehmen.

Wir haben es sehr begrüßt, dass Sie beide – Herr Kommissionspräsident und Herr Ratspräsident – in Asien waren, in Jakarta, um die Solidarität der Europäischen Union auszudrücken. Ich möchte aber nachdrücklich unterstreichen: Bei aller notwendigen Solidarität mit den Katastrophengebieten dürfen wir die großen Probleme in Afrika und in anderen Teilen der Welt nicht vergessen. Wir müssen überlegen, wie auch wir in Europa, z.B. im Mittelmeerraum, durch ein Frühwarnsystem, so gut es möglich ist, Vorsorge treffen können.

Herr Präsident des Rates, wir unterstützen nachdrücklich, was Sie zur Gemeinschaftsmethode gesagt haben. Luxemburg ist zwar der Größe nach ein kleines Land, aber es ist ein Großherzogtum und deswegen ein großes Land. Und die Beneluxstaaten haben immer ausgezeichnete Präsidentschaften gehabt. Wir wünschen Ihnen viel Erfolg! Auch für die Europäische Volkspartei ist die Verfassung die Priorität der Prioritäten.

Wir werden in Brüssel ausführlich über die Strategie von Lissabon diskutieren. Die Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Wirtschaft ist allerdings kein Selbstzweck, sondern eine starke Wirtschaft ist immer die beste Voraussetzung für eine gute Sozialpolitik. Wettbewerbsfähigkeit bedeutet für uns, dass wir durch Wachstum und durch bessere Bedingungen für die europäische Wirtschaft mehr Arbeitsplätze in Europa schaffen. Das ist für uns Sozialpolitik im recht verstandenen Sinne. Wir dürfen den Umweltschutz und die Ökologie nicht in Konkurrenz zur Ökonomie bringen, sondern wir brauchen ein vernünftiges Gleichgewicht zwischen beiden.

Was die Finanzielle Vorausschau angeht, so wünschen wir Ihnen Erfolg und gutes Gelingen in Ihrer Präsidentschaft. Wir sagen den Damen und Herren Briefeschreibern – in dem Falle waren es aber wohl nur Herren –, die sich für die 1%-Grenze ausgesprochen haben: Man kann Europa nicht ständig erweitern, aber dann das notwendige Geld, das Ausdruck der Solidarität ist, verweigern, wenn es darum geht, neue Länder in der Europäischen Union auf unseren Standard zu bringen. Dafür brauchen wir auch die notwendige Finanzausstattung in der Europäischen Union. Wenn es im Juni keine Regelung gibt, wie wollen wir dann den Beitritt weiterer Staaten zur Europäischen Union – Sie haben davon gesprochen, welche Vertragsunterzeichnungen es geben soll – bewältigen, wenn es keinen Erfolg bei der mittelfristigen Finanzplanung gibt? Wir sind froh darüber, dass Reimer Böge, ein sehr kompetenter Kollege, den Bericht für das Europäische Parlament schreiben wird.

Herr Präsident, Sie haben vom Stabilitätspakt gesprochen. Ich bin sehr dankbar für Ihre Ausführungen, und ich kann jedes Wort unterstreichen. Die Quintessenz dessen, was Sie gesagt haben, ist mehr Flexibilität. Flexibilität bedeutet auch, dass diejenigen Staaten mehr Flexibilität haben, die Vorsorge getroffen haben. Also auf den Punkt gebracht: Je weniger Schulden ein Staat hat, umso mehr Flexibilität hat er in wirtschaftlich schwierigen Zeiten. Das bedeutet aber auch, dass wir in wirtschaftlich guten Zeiten das Notwendige tun, um die Schulden abzubauen, weil wir wissen, dass die Schulden von heute immer die Steuern von morgen sind. Das ist eine Belastung für alle Bürgerinnen und Bürger, besonders aber für die junge Generation.

(Beifall)

Lassen Sie mich noch kurz auf die außenpolitischen Fragen zu sprechen kommen. Sie haben einige Punkte angesprochen, und wie ich es verstanden habe, ist der Kommissionspräsident ganz auf Ihrer Linie. Die Unterstützung der Ukraine beginnt ja eigentlich erst jetzt und muss eine dauernde Aufgabe für uns bleiben.

Was Palästina angeht: Wir hatten jetzt die Wahlen, und wir wollen ein sicheres Israel und einen sicheren palästinensischen Staat. Die Rolle der Europäischen Union darf sich nicht – wie uns das manche hochrangige Vertreter aus dem Nahen Osten sagen – auf die finanzielle Unterstützung beschränken, sondern wir als Europäische Union, als ein ehrlicher Makler, müssen unseren Friedensbeitrag auch im Nahen Osten leisten.

Was die transatlantischen Beziehungen angeht, so wünsche ich Ihnen und natürlich auch dem Kommissionspräsidenten viel Erfolg dabei, dass mit dem Besuch von Präsident Bush eine neue Phase positiver Beziehungen zu den Vereinigten Staaten von Amerika eingeleitet wird. Es darf nicht so sein, dass eine Gruppe von Staaten der Europäischen Union eine bestimmte Form der Beziehungen zu den USA hat und die andere Gruppe anders geartete Beziehungen zu den USA unterhält. Wir als Europäer müssen eine gemeinsame Position auf der Grundlage der Partnerschaft mit unseren amerikanischen Freunden einnehmen. In diesem Sinne stehen auch wir als PPE-DE-Fraktion – wie Sie es gesagt haben, Herr Ratspräsident – mit Entschlossenheit und Leidenschaft an Ihrer Seite und wünschen Ihnen für Ihre Präsidentschaft viel Erfolg!

(Beifall)

 
  
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  Goebbels (PSE), au nom du groupe. Monsieur le Président, chers collègues, les socialistes militent pour une Europe de l'excellence. Pour nous, la politique de Lisbonne constitue la voie royale qui mène à la compétitivité européenne, fondement du bien vivre, du mieux vivre de nos concitoyens. Cela s'appelle la cohésion sociale.

L'Union européenne doit cesser de se lamenter sur le prétendu décrochage de l'Europe par rapport à d'autres régions du monde. Si l'Europe n'était plus compétitive, comment diantre l'Union pourrait­elle assumer l'essentiel du commerce mondial? Or, en 2003, l'Union assumait 40 % du commerce mondial des marchandises et 45 % du commerce mondial des services, c'est­à­dire plus que les États­Unis, le Japon et la Chine réunis. Bien sûr, certaines de nos industries subissent la concurrence de pays où les salaires sont bas, mais ce n'est pas en cassant notre modèle social que nous allons réaliser de meilleurs produits.

À l'adresse de certains collègues conservateurs et libéraux, j'aimerais dire ceci: un droit du travail protecteur est le garant d'un sentiment de sécurité, voire de bien­être, au travail. Il est donc, en fin de compte, un élément important de la productivité des salariés et, partant, de la compétitivité des entreprises. Il n'y a pas là d'antinomie mais de la complémentarité. Je viens de citer le président du parti chrétien­social luxembourgeois, M. Biltgen, membre éminent du Parti populaire européen...

Le président Juncker dirige un gouvernement de coalition de chrétiens­sociaux et de socialistes, ce qui est un gage pour relancer l'Union sur la base d'un large consensus politique. Les socialistes européens placent beaucoup d'espoirs dans cette présidence luxembourgeoise, d'abord pour relancer Lisbonne et en faire un réel instrument de progrès, surtout au niveau des Vingt­Cinq. À cet effet, il faut réorienter le cadre macroéconomique vers une politique de croissance et de stabilité. La stabilité est un bien public, qu'il s'agit de défendre dans l'intérêt des plus humbles de nos concitoyens. Mais il n'y aura jamais de stabilité sans une croissance économique plus forte. Le pacte de stabilité doit devenir un instrument qui permet non seulement de lutter contre les déficits publics, mais qui permet également de modeler une politique économique en phase avec les cycles économiques. Il faut plus de discipline fiscale en période de haute conjoncture et plus de flexibilité en période de récession.

En jugeant l'état des finances publiques de chaque pays, la Commission doit juger la qualité de la dépense. L'emprunt devrait être prohibé pour le financement des dépenses courantes: il doit être réservé aux dépenses d'investissement préparant l'avenir. Il n'y aura pas plus d'Europe avec moins d'argent. Une Union de 455 millions de citoyens ne peut pas se développer avec un budget limité, en 2005, à 1,004 % du PNB européen.

Relance de Lisbonne, pacte de stabilité "intelligent", perspectives financières ouvrant réellement de nouvelles perspectives à l'Europe: tels sont les travaux d'Hercule à assumer par la présidence luxembourgeoise. Dans le même temps, nous demandons à l'Union de ne pas oublier les délaissés de ce monde. Si la communauté internationale est capable d'alléger la dette irakienne à hauteur de 80 %, si elle veut alléger la dette des pays frappés par le tsunami, elle doit également être capable d'annuler la dette écrasant tout développement dans les pays du tiers­monde.

(Applaudissements)

 
  
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  Watson (ALDE), on behalf of the Group. Mr President, this is the eleventh Luxembourg presidency. Mr President-in-Office, your presidency has high standards of its own to live up to and the high expectations of others to meet.

Simultaneously President-in-Office of the European Council and of the Economic and Finance Council, you are in a unique position from which to reach agreement on one of your biggest and most delicate objectives – the financial perspectives for 2007­2013. Liberals and Democrats are pleased to note that in your presidency programme you say that 'all progress towards European construction requires adequate financial resources'. We hope you will not be limited by dogmatic demands to cap the Union's budget at 1% for the next decade. We are not profligate with European citizens' taxes and we insist that every euro be well spent and properly accounted for. Nonetheless, we, too, recognise that the European Union has justifiable ambitions, whether to run a coherent security strategy, generous development policy or an effective policy of regional aid and social cohesion. These all have a cost, and we should not limit our political ambitions by penny-pinching over what is, after all, a relatively modest budget. I wish you every success in securing agreement in June, for I fear the approach of your successors in this, as in other matters, is unlikely to command a consensus.

My Group will call upon you to specify new arrangements for the Stability and Growth Pact, which underpins the single currency. As 'Mr Euro', it is your right and duty to speak out for the euro and the euro zone. If France and Germany are allowed to escape with a mild rebuke for exceeding the deficit limits for several consecutive years, if Greece is absolved from misrepresenting its true fiscal state to gain fast-track entry to the euro, and if Italy continues to be reckless with its budget while harbouring a public debt of over 100%, who will have confidence in those rules? The Stability Pact needs adjusting but it also needs enforcing, with proper monitoring arrangements like those used by the IMF. We will look to you and your Council colleagues to be vigilant and true to your commitments.

Your term in office will coincide with the mid-term review of the much vaunted and little respected Lisbon Agenda. It is in serious danger of stalling. Your commitment to a relaunch at this halfway mark will bear fruit if you succeed in completing the single market, in finding more funding for research and in promoting a favourable climate for entrepreneurship. But do not try to be all things to all people. Structural labour market reform is essential to Lisbon. Neither should you underestimate the challenge of enforcing existing directives. Your proposal to make national governments accountable to their peers, as well as to national parliaments and public opinion, is a good one and the Commission must be entrusted to monitor the measures needed and not be afraid to name and shame the laggards.

My Group also welcomes your commitment to move to the Community method in matters of justice and home affairs so important to our citizens. We also share your ambitions for enlargement. New arrivals are on the horizon. Bulgaria and Romania will shortly be joining us. Croatia is a candidate country with which you must open negotiations. Let us be clear, as regards Croatia, that we expect General Gotovina to hand himself over or be turned over to The Hague to answer the case against him. Croatia cannot duck that issue. As Mr Poettering said, we cannot ignore the momentous events in Ukraine in the last two months. As a collective body of institutions, we must encourage the opening-up of that country and review bilateral relations in the light of new circumstances. That is a task for your presidency.

In conclusion, as the Constitution enters its ratification phase, you may have three referenda on your watch, and you must do all in your power to make sure they succeed. If political forces in Spain are allowed to raise the ghost of regional autonomy, if, in France, the debate is muddied by Turkish membership, if, in Britain, EU financing becomes an issue in the constitutional Treaty debate, the whole thing will come crashing down around Europe's ears. Leave those issues where they belong and make sure Europe gets the Constitution it needs.

(Applause)

 
  
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  Cohn-Bendit (Verts/ALE), au nom du groupe. Monsieur le Président, je viens d'apprendre, encore une fois, aujourd'hui, que démocrate-chrétien dans un pays ne veut pas dire la même chose que démocrate-chrétien dans un autre pays, je vous félicite ...

(Interruption de M. Poettering: "C'est la même chose pour les Verts!)

C'est pour les Verts la même chose, mais en ce moment, je m'adresse au président de l'Union et non pas au président des Verts européens. C'est là la différence, Monsieur Poettering!

Vous avez dit une chose très intéressante. Si vous constituez effectivement, avec M. Barroso, un groupe de travail sur le processus de Lisbonne, je serai très intéressé à y participer pour tenter d'accorder les violons. Nous sommes en effet d'accord avec vous et en désaccord avec M. Barroso: la compétitivité doit aller de pair avec la croissance durable, avec la solidarité sociale et avec la responsabilité environnementale. M. Barroso avait oublié trois éléments sur les quatre, et c'est pour cela qu'un groupe de travail est nécessaire entre la Commission et le Conseil pour accorder vos violons. Nous sommes de votre côté, Monsieur le Président du Conseil.

En ce qui concerne les perspectives financières, tout le monde est encore une fois d'accord. Paraphrasant Victor Hugo, je voudrais vous dire que laisser les États pingres gouverner l'Europe, cela revient à laisser l'ouragan gouverner l'océan. Nous ne le voulons pas. Nous avons pu constater que, lorsque l'ouragan gouverne l'océan, tout s'effondre. Si les États pingres – et je dis cela d'États et de gouvernements qui me sont très proches – l'emportent avec leur 1%, l'Europe perdra. Nous sommes donc à vos côtés, Monsieur le Président du Conseil, pour lutter contre toutes ces tentatives visant à réduire le budget européen. Réduire le budget européen revient, en fait, à laisser l'Europe s'effondrer.

Je voudrais vous dire encore une chose, qui est très importante, concernant l'éducation. Me référant au débat ouvert par l'OCDE avec PISA, lorsqu'on parle d'éducation, il faut avoir le courage, de dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans les États membres. Il ne faut pas seulement parler de la nécessité d'éduquer, mais dire aussi qu'il y a des systèmes éducatifs, des systèmes d'enseignement, en Europe, qui sont contre-productifs, réactionnaires, idéologiques.

Pour terminer, je voudrais dire que, sous votre Présidence, le traité de Dayton, Srebrenica auront dix ans. Je demande donc à l'Europe de prendre une initiative pour réviser le traité de Dayton, qui était peut-être nécessaire en son temps, mais qui est inadmissible quand on voit la Constitution en vigueur en ce moment en Bosnie-Herzégovine. C'est pour cela qu'à l'occasion des dix ans de Srebrenica, je vous demande de prendre, au nom de l'Europe, une initiative pour réviser le traité de Dayton.

 
  
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  Liotard (GUE/NGL), namens de fractie. Mijnheer Juncker, allereerst bedankt voor uw inleiding. Ik wil het Luxemburgs voorzitterschap succes wensen en ik wens ze meer wijsheid toe dan hun Nederlandse voorganger. U maakte echter al een klein slippertje met uw opmerking over de grondwet. Laat de burger alstublieft onbevooroordeeld een eigen keus maken.

Mijn eerste vraag aan u is kort. Het is zes jaar geleden dat de euro werd ingevoerd. Toentertijd, in 1999, lag de Europese werkloosheid op 9%. Nu is dat nog steeds 9%. Tegelijkertijd is de economische groei gedaald. Mijn vraag aan u is: vindt u het ook niet hoog tijd worden voor een grondige evaluatie van de euro, waarin juist u het voortouw zou kunnen nemen? Wat ik mis op uw agenda is de voortzetting van het debat over de bestrijding van dierziekten, dat onder Nederlands voorzitterschap is gestart. Bent u dat vergeten?

In uw prioriteitenlijst wordt ten aanzien van de dienstenrichtlijn gesteld dat hierover veel misverstanden bestaan. Op wat voor misverstanden doelt u precies en bij wie leven die misverstanden volgens u? Bij de Europese Commissie, bij het Parlement of op straat bij de duizenden werknemers die nu al tegen deze dienstenrichtlijn geprotesteerd hebben? Kan ik uit uw wens om het voorstel, zoals u het noemt in een objectiever licht te herevalueren, opmaken dat u het met mij eens bent dat de dienstenrichtlijn een buitengewoon vaag stuk is, dat nooit in deze vorm door mijn landgenoot Bolkestein op tafel had mogen worden gelegd? Heeft het Luxemburgs voorzitterschap concrete voorstellen voor wijzigingen van het Commissievoorstel over de dienstenrichtlijn? Als u die nog niet heeft, zou ik u graag willen uitnodigen om met mij door Nederland te trekken. Dan kunt u eerst kennismaken met die belangrijke openbare diensten die door de richtlijn in gevaar komen, zoals onderwijs en gezondheidszorg. Daarnaast kan ik u die commerciële dienstaanbieders laten zien die vast graag in Luxemburg of elders actief zouden willen worden. Bijvoorbeeld coffeeshop 'De Tevreden Roker' en club 'Picobello Escortservice'. Voor mij zijn dit soort diensten uitingen van de Nederlandse cultuur en met de dienstenrichtlijn zullen wij ze aan iedereen kunnen opdringen.

U begrijpt dat deze laatste zinnen als provocatie waren bedoeld, maar ik wil u serieus vragen op mijn uitnodiging in te gaan. Wellicht kunnen wij dan dat broodnodige debat over de dienstenrichtlijn voeren dat nog op te veel cruciale plaatsen in Europa zo afwezig lijkt.

 
  
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  Knapman (IND/DEM), on behalf of the group. Mr President, Mr Juncker's speech was made with all the passion that a civil servant is likely to raise.

Mr Juncker, you say that the Stability and Growth Pact will be your top priority, but your past statements serve to illustrate only the inconsistencies. Whilst I acknowledge that you played a key role in negotiating the pact's original rules, you recently said that the credibility of the pact had been buried and that the pact was dead. Is that still your opinion?

You also said that you have a window of opportunity to cut a quick deal on the EU budget, including the British rebate of some EUR 4 billion a year. Is that so, Mr Juncker? The rebate took five years to negotiate. If your comments are true and you can cut a deal by June, then Mr Blair must have agreed in principle to surrender the rebate. Is that the case? With whom in the British Government precisely are you negotiating? Will the British electorate know about this at the time of the British general election, probably in May?

Finally, the UK Independence Party, and in particular my colleague Mr Farage, has drawn attention to the criminal activities of more than one Commissioner. More details will follow shortly and regularly. Are you to be tainted by association with them, or will you be expressing your concerns and the pressing need for change?

 
  
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  Angelilli (UEN), a nome del gruppo. Signor Presidente, l'agenda della Presidenza lussemburghese si presenta densa di appuntamenti cruciali per il futuro dell'Europa, tra cui le priorità sul versante economico, la strategia di Lisbona, la riforma del Patto di stabilità e l'approvazione delle prospettive finanziarie fino al 2013.

Primo punto: a breve si tratterà di procedere alla valutazione di medio termine dello stato di attuazione della strategia di Lisbona. Al fine di conferire una maggiore possibilità di successo, nel programma bisogna responsabilizzare i singoli Stati membri sul raggiungimento degli obiettivi prefissi. A questo proposito ritengo davvero utile la proposta di individuare un responsabile a livello nazionale per la messa in opera di tale strategia.

Secondo: per quanto riguarda la revisione del Patto di stabilità, è stata ribadita anche questa mattina la necessità di una riforma che, senza aggirare i criteri di Maastricht e senza rinunciare all'impegno per la riduzione del debito, proponga un'interpretazione più flessibile del Patto in situazioni congiunturali negative. Resto altresì convinta che, ai fini del rilancio della crescita e della competitività europea, si potrebbe prevedere di escludere dal computo del deficit alcune specifiche tipologie di investimenti.

Terzo punto: spero che, entro giugno, si arrivi davvero all'approvazione delle prospettive finanziarie fino al 2013 in modo da poter consentire una piena fruizione delle risorse fin dall'inizio del periodo programmato. Spero soprattutto che tali proposte, le proposte del Consiglio e della Commissione su temi così importanti vengano adeguatamente e preventivamente discusse dal Parlamento europeo che, ricordiamo, è l'unica Istituzione europea che rappresenta direttamente la sovranità popolare.

Infine, spero che durante la Presidenza lussemburghese venga finalmente creata un'Agenzia europea per la protezione civile affinché si possano affrontare le calamità naturali in maniera adeguata, puntando soprattutto sulla prevenzione.

 
  
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  Martin, Hans-Peter (NI). Herr Präsident! Es gibt viele, die Sie seit einiger Zeit hier in diesem Haus gerne auf der gegenüber liegenden Seite sitzen sehen wollen, dazu zähle auch ich. Sie haben ein enormes Arbeitsprogramm vorgelegt, aber Sie gelten auch als Wunderwuzzi, und an diesen Wunderwuzzi in Ihnen möchte ich gerne appellieren, dass Sie sich zusätzlich noch um das Abgeordnetenstatut kümmern. Wir brauchen ein solches faires, seriöses Statut dringend. Zwischen Ihrem und meinem Land liegt vielleicht das Problem, aber auch die Lösung. Es heißt, dass die deutsche Regierung dies vor den nächsten Wahlen nicht will, aber gleichzeitig könnte gerade das deutsche Modell – nicht wenn es um Nebeneinkünfte und Lobbyisten geht, sondern um Bezüge von Abgeordneten – zum Vorbild für ein solches Abkommen werden. Wir müssen die unwürdige Gier hier stoppen. Dieses Haus darf kein Parlament Nimmersatt bleiben, sonst wird der Demokratie, um die es hier geht, schwerer Schaden zugefügt.

 
  
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  El Presidente. Si el señor Presidente en ejercicio del Consejo no desea contestar a las preguntas muy concretas y precisas que se le han hecho ahora, vamos a seguir con el debate.

 
  
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  Spautz (PPE-DE). Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Die luxemburgische Ratspräsidentschaft in diesem ersten Halbjahr 2005 ist für uns höchstwahrscheinlich die letzte ihrer Art. Die Europäische Verfassung sieht für jenen Zeitpunkt, zu dem mein Land ein nächstes Mal die turnusgemäße Präsidentschaft übernehmen könnte, dauerhafte Reformen für den Vorsitz im Rat der Staats- und Regierungschefs vor. Ein letzter Vorsitz, wie dieser einer ist, muss deshalb ein guter, ein in seinen Erfolgen nachhaltiger Vorsitz sein.

Die größten und zugleich auch schwierigsten Aufgaben unserer Präsidentschaft im Jahre 2005 sind finanzpolitischer Natur. Die Festlegung des finanzpolitischen Rahmens für 2007 bis 2013 und eine flexiblere Auslegung des Stabilitäts- und Wachstumspaktes dominieren die Agenda des Luxemburger Vorsitzes. Der Finanzrahmen für die Erweiterte Union muss so verhandelt werden, dass nationale haushaltspolitische Zwänge einer ambitionierten europäischen Politikgestaltung nicht im Wege stehen.

Wir können die Erwartungen von 450 Millionen Europäern an die Handlungsfähigkeit der Union nicht dadurch erfüllen, dass wir über Zehntel und Hundertstel von Prozentpunkten streiten. Dem luxemburgischen Ratsvorsitz muss demnach das Kunststück einer europäischen Ausrichtung der Finanzplanung der Union gelingen. Dabei handelt er im Interesse aller Europäer und einer Union, die sich nicht nur erweitert, sondern ihre Politik zugunsten der Unionsbürger gleichzeitig auf eine ausreichende und angemessene finanzielle Grundlage stellt. Anders sind weitere Erweiterungsrunden überhaupt nicht zu schaffen.

Die konjunkturgerechte Auslegung des europäischen Stabilitätspaktes soll während der nächsten sechs Monate Wirklichkeit werden. Die Anpassung des Stabilitätspakts an konjunkturelle Wirklichkeiten ist tatsächlich ein Gebot der wirtschaftspolitischen Vernunft. Sie ist ebenfalls ein Gebot der dynamischsten Beschäftigungspolitik in Europa. Der Pakt heißt nämlich auch Wachstumspakt, und es muss verhindert werden, dass er durch eine zu große Rigidität Wachstum eher verhindert als fördert.

Am 22. März 2005 wird die Halbzeitbilanz der Lissabon-Strategie gezogen. Dabei wird neben der Prüfung des bisher Erreichten auch eine Neuausrichtung der Prioritäten erfolgen. Die luxemburgische Ratspräsidentschaft schlägt vor, dass bis 2010 jedes Mitgliedsland in jedem Aktionsbereich der Lissabon-Strategie spürbare und nachvollziehbare Reformen veranlasst haben soll. Das wirtschaftliche Umfeld der Union wird sich allerdings in den kommenden fünf Jahren ebenfalls verändern. Europa ist mit seinem Streben nach Leistungs- und Konkurrenzfähigkeit nicht allein auf der Welt. Entsprechend erfolgreich wird die Umsetzung der Reformagenda von Lissabon bis 2010 sein müssen. Dessen ist sich der Luxemburger Ratsvorsitz bewusst. Er wird bemüht sein, nach der Zeit der Ankündigung eine Phase der konkreten Fortschritte eintreten zu lassen.

Schließlich liegt mir am Herzen, in dieser Debatte ein Wort zu den epochalen Vorgängen in der Ukraine zu sagen. Dieser europäische Staat hat im letzten Monat bewiesen, dass er zu uns gehören will, und dass er die europäische Familie um seine Überzeugungen und Erfahrungen bereichern kann. Wenn unter luxemburgischem Vorsitz die Vervollständigung der europäischen Karte in Angriff genommen wird, sollten wir bedenken, dass die Slowakei, Polen, Ungarn und Rumänien ein Nachbarland haben, dessen Menschen ihre Zukunft an der Seite von uns allen in Europa sehen.

(Beifall von rechts)

 
  
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  Swoboda (PSE). Herr Präsident! Herr Ratspräsident! Zu Beginn nur eine kurze Bemerkung. Ich glaube, das Thema des Statuts ist ein zu ernstes Thema, um damit Demagogie zu betreiben. Ich darf Sie in diesem Sinne bitten, bei dem, was Sie vorhaben, wirklich mit aller Kraft und Ernsthaftigkeit vorzugehen und trotz der demagogischen Äußerungen, die gefallen sind, dieses Thema zu behandeln und eine Lösung herbeizuführen.

Herr Präsident, Sie haben eine sehr gute Rede gehalten. Ich möchte Ihnen dazu gratulieren, dass Sie – und das ist ein Beispiel für viele, nicht nur für christlich­demokratische Regierungschefs, dies darf ich in aller Offenheit sagen – die Balance zwischen Wirtschaft und Sozialem richtig gefunden haben und dass Sie vor allem der Beschäftigung und dem Wachstum Vorrang eingeräumt haben.

Ich möchte aber auch unterstützen, was Sie zu den außenpolitischen Aspekten gesagt haben. In unserer Nachbarschaft haben in den vergangenen Wochen zwei wichtige Wahlen stattgefunden. Einerseits in der Ukraine und andererseits in Palästina. In beiden Fällen hat sich die Europäische Union sehr aktiv daran beteiligt, dass durch demokratische, offene und transparente Wahlen Änderungen herbeigeführt werden. In beiden Fällen muss jetzt Europa, so wie Sie es auch gesagt haben, dabei bleiben. Wir dürfen die Menschen nicht enttäuschen, die wir gewissermaßen animiert haben, den Mut aufzubringen, um Veränderungen herbeizuführen, und denen wir geholfen haben, diese Veränderungen in Transparenz herbeizuführen.

Sie haben völlig Recht, Herr Ratspräsident, lassen Sie sich nicht beirren: Die Entwicklung der Ukraine, die wir fördern und unterstützen, ist keine Entwicklung gegen Russland. Wir müssen trotzdem versuchen, mit Russland gemeinsam Lösungen zu finden. Die Ukraine darf nicht Spielball eines machtpolitischen Spiels zwischen der Europäischen Union und Russland werden. Russland muss natürlich anerkennen, dass es Veränderungen gibt, die es vielleicht als unangenehm empfindet, aber die die Menschen selbst gewählt haben. Es wäre nicht im Interesse der Ukraine gelegen, dies jetzt gewissermaßen im Gegensatz zu Russland zu entwickeln. Die Ukraine ist zu vielfältig und zu diversifiziert, und wir wissen, dass gerade in jenen Teilen, in denen vielleicht eine gewisse Orientierung an Russland besteht, auch die wirtschaftliche Kraft der Ukraine liegt.

Was Palästina betrifft, gilt es jetzt in ähnlicher Weise, das Engagement fortzusetzen. Wir haben über Jahre hindurch Palästina politisch, moralisch und finanziell unterstützt. Wir haben aber immer Kritik geübt, wenn es nicht gelungen ist, klar darzustellen, wo die Finanzströme hingehen. Wir haben vieles verändert und eine gewisse Transparenz erreicht, gerade auch in der palästinensischen Verwaltung. Wir haben das erreicht, und wir werden das auch weiterhin erreichen, wenn wir uns engagieren und, wie schon gesagt worden ist, nicht nur finanzieren, sondern auch den Palästinensern helfen, zu einem eigenen Staat zu kommen. Die Sicherheit im Nahen Osten ist nur gewährleistet, wenn es sowohl ein Israel mit Sicherheit in seinen Grenzen gibt als auch einen neuen palästinensischen Staat. Auch wenn die Außenpolitik vielleicht nicht von vornherein im Mittelpunkt Ihrer Präsidentschaft steht – wir dürfen die Völker, denen wir geholfen haben, die Veränderungen herbeizuführen, jetzt nicht im Stich lassen und müssen ihnen helfen, auch zum wirklichen politischen Ziel zu kommen, auch in unserem eigenen Interesse, im Interesse der Stabilität und des Kontinents.

(Beifall von links)

 
  
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  Ek (ALDE). Mr President, I welcome the presidency and congratulate it on its priorities. I have four questions.

 
  
  

EU står inför mycket stora utmaningar under det kommande halvåret. Självklart är halvtidsöversynen av Lissabonprocessen en av de överskuggande frågorna. Det är dags att Europas ledare börjar agera. Jag uppskattar mycket ordförandeskapets deklaration att det är viktigt med ekonomisk tillväxt men att också de andra två benen för stabilitet behövs, nämligen social- och miljömässig utveckling. Ändå behöver det förklaras hur ni tänker förbättra Lissabonprocessen, inte bara att ni tänker göra det.

Den andra frågan rör energiområdet. Bättre miljö och förbättrad självförsörjning är naturligtvis mycket viktigt, det skapar ekonomisk tillväxt. Produktion av biomassa skapar jobb i bygder och regioner med låg ekonomisk tillväxt och kan bidra till bättre miljö och mer stabil energiproduktion. Hur avser ni att kombinera halvtidsreformen av jordbrukspolitiken med energi- och industripolitik?

Mark Twain sade en gång att "det enda du behöver här i livet är okunnighet och självförtroende och framgången är given". Detta är inte sant, självklart. Forskningspolitiken behöver förstärkas och vi behöver en kunskapsbaserad ekonomi. Hur kommer ordförandeskapet att göra för att påskynda att treprocentsmålet när det gäller forskningsanslag uppnås?

Slutligen det fjärde området. Det nämndes inte någonting om den kanske viktigaste lagstiftningsprocessen som pågår, nämligen kemikaliedirektivet REACH. Vi har möjlighet att skapa en global standard om vi kombinerar kommissionens förslag med bättre workability och uncertainty is very expensive, osäkerhet är mycket dyrt, för både industri och för miljö. Hur avser ni att arbeta med REACH?

Slutligen skulle jag vilja lyckönska till en mycket bra presentation av prioriteringarna och hoppas att ni under detta halvår skall kunna nå de mål som ni har satt upp.

 
  
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  Turmes (Verts/ALE). Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, je me réjouis des propos clairs et courageux de la présidence luxembourgeoise dans le domaine de la politique de développement durable.

Plus que d'autres présidences, la présidence luxembourgeoise essaye de garder un équilibre entre les politiques économiques, sociales et environnementales. Elle plaide pour une évidence: en matière de politique de croissance, les politiques sociales et environnementales sont un point de départ et non un aboutissement. J'espère que c'est dans cet esprit que la présidence luxembourgeoise fera la politique au Conseil européen et dans les Conseils sectoriels respectifs. Je suis sûr que vos propositions sur les grands chantiers, les perspectives financières, la réforme du pacte de stabilité et la révision du processus de Lisbonne sont guidées par cet esprit de développement durable.

Monsieur le Président du Conseil, j'espère aussi que vous trouverez l'énergie pour convaincre le Conseil européen que l'Europe doit rester le moteur du processus de Kyoto. Il est impératif qu'après le succès de Kyoto, l'Union européenne définisse maintenant un cadre à long terme pour la politique du changement climatique, c'est-à-dire avec les objectifs 2020­2050. Nos citoyens l'attendent, mais aussi les acteurs économiques. Dans des secteurs-clés comme l'énergie et les transports, comment orienter les investissements des acteurs économiques en Europe si nous n'avons pas tracé un cadre clair pour les politiques futures en cette matière?

Venons-en à la stratégie de Lisbonne. Vous avez rappelé qu'elle concernait trois domaines, à savoir écologique, social et économique. Ce sont les politiques ambitieuses des dernières décennies en matière d'environnement qui ont fait de l'Europe le leader mondial dans les écotechnologies et les énergies renouvelables. J'espère que vous allez reprendre le chapitre V du rapport Koch pour faire de ces politiques ambitieuses un atout pour l'économie européenne.

L'agenda de Lisbonne doit aussi inclure une politique sociale ambitieuse. La Commission pousse très loin les libéralisations, surtout à l'image de la directive Bolkenstein. Je me réjouis que vous, Monsieur Juncker, critiquiez cette directive. J'espère que la présidence luxembourgeoise utilisera également la critique au sein du Conseil "Compétitivité" pour discuter et, éventuellement, freiner l'avancement de cette directive et pour pousser la Commission à mettre sur la table une directive sur les services d'intérêt général. Je crois qu'il y aura confusion sur la directive Bolkenstein aussi longtemps qu'on n'aura pas clarifié la question des services d'intérêt général.

Cette présidence a l'ambition de marier les domaines social, environnemental et économique. Je m'en réjouis vivement. C'est bon pour l'Europe.

(Applaudissements)

 
  
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  Portas (GUE/NGL). Senhor Presidente, a tragédia do tsunami não pode significar para os poderes mundiais e para a Europa menos do que o 11 de Setembro. O tsunami asiático deve ser o momento da viragem para a maior das prioridades mundiais: a prevenção e o combate à fome e à doença.

Por isso lhe faço quatro perguntas:

- Considera que os 450 milhões de euros anunciados para a reconstrução, podem ou não podem prejudicar programas já decididos para a Ásia (é o caso de 150 milhões desses 450 anunciados)?

- Vai defender ou não a anulação da dívida aos países atingidos pelo tsunami ou apenas uma moratória?

- Vão eles ter tratamento igual ao Iraque ou menos do que o Iraque?

- Finalmente, o Comissário Louis Michel propôs ao último Conselho um objectivo mais ambicioso do que 0,7% para o desenvolvimento. Vai reconsiderar esta proposta ou ela vai ter chumbo definitivo?

 
  
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  Bonde (IND/DEM). Kære Jean-Claude Juncker. Luxembourgs varetagelse af formandskabet plejer at være blandt de bedste formandskaber i EU. Måske fordi et lille land ved, at de ikke selv kan sætte sig på dagsordenen, men må servicere alle. Jeg er sikker på, at du vil fortsætte den tradition, og vil også opfordre til, at du og Rådet behandler tilhængere og modstandere af forfatningen fuldstændig ens. Vore bygninger her er præget af ja-engagementer, ja-mærker, ja-skilte og ja-balloner besluttet og betalt af vores fælles budget, inden Parlamentet har stemt. Men det er først i eftermiddag, vi kender resultatet, og det er sikkert, at der både vil være stemmer for et ja og et nej. Så kan ja-siden ikke stjæle skatteborgernes indbetalinger til fordel for et bestemt syn. Folkeafstemningerne tilhører os alle, og vælgerne har krav på balanceret information, ikke skattebetalt propaganda.

Mandag aften besluttede Parlamentets bureau at sende nogle millioner euro til de overnationale EU-partier, der alle er for EU-forfatningen. Over 150 medlemmer i Parlamentet får ikke del i disse midler. Det er i strid med lighedsgrundsætningen og dermed ulovligt. Jeg vil opfordre dig til at rejse sagen i Rådet, så partiforordningen enten afskaffes eller suppleres med en ordning for dem, der ikke ønsker at være en del af et overnationalt parti, men ønsker at foretage tilsvarende europæiske oplysningsaktiviteter f.eks. om forfatningen. Hvordan vil du garantere, at der ikke bruges EU-midler til ja-siden, som ikke også kan anvendes lige fuldt af nej-siden? Må jeg til sidst opfordre dig til at tilkendegive, at du respekterer udfaldet af folkeafstemningerne, hvad enten det blive ja eller nej.

 
  
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  Bielan (UEN). Panie Przewodniczący, Szanowne Panie i Panowie Posłowie! Niewątpliwie najbardziej ambitnym zadaniem stojącym przed rozpoczynającą się Prezydencją Luksemburską jest zakończenie negocjacji nad perspektywą finansową na lata 2007-2013. Jest to z całą pewnością zadanie bardzo trudne, ale nie ulega dla mnie wątpliwości, że należy zrobić wszystko, aby osiągnąć kompromis w sprawie budżetu najpóźniej w czerwcu bieżącego roku. W przeciwnym wypadku grożą nam duże opóźnienia, choćby w procesie opracowywania programów pomocy regionalnej, co może skutkować tym, że unijne fundusze nie popłyną do państw członkowskich w styczniu 2007 roku.

Oczywiście nie tylko termin zawarcia, ale i kształt kompromisu jest niezwykle istotny. Przewodniczący Barroso mówił słusznie, że nie możemy mieć więcej Europy za mniej pieniędzy. Bez solidarności nie będzie Unii Europejskiej. Dlatego nie możemy się zgodzić na to, aby polityka solidarności i konieczność wspierania nowych państw członkowskich wypadły z listy priorytetów unijnego budżetu. Musimy mieć świadomość, że bez wyrównania różnic w rozwoju gospodarczym rozszerzonej Unii nie da się osiągnąć celów zapisanych w Strategii Lizbońskiej. Dlatego w przyszłym unijnym budżecie musimy zagwarantować środki na politykę spójności. To leży w interesie całej Wspólnoty.

Panie Przewodniczący, z całą pewnością wielkim wydarzeniem półrocznego przewodnictwa Luksemburga będzie wizyta w Brukseli prezydenta George'a Busha. Po raz pierwszy prezydent Stanów Zjednoczonych odwiedzi instytucje europejskie. Mam nadzieję, że ta symboliczna wizyta posłuży poprawie nadwyrężonych ostatnio stosunków transatlantyckich. Bez ścisłej współpracy ze Stanami Zjednoczonymi trudno nam będzie odpowiedzieć na wiele globalnych wyzwań.

Panie Przewodniczący, cieszą mnie Pańskie słowa dotyczące stosunków z Ukrainą. Unia Europejska musi wyciągnąć wnioski z tego, co wydarzyło się w ostatnim roku u naszego sąsiada. Naród ukraiński udowodnił, że podziela europejskie wartości i chce integracji z Unią. Dlatego powinniśmy mu zaproponować partnerstwo, które mogłoby w końcu doprowadzić do członkostwa.

 
  
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  Vanhecke (NI). Voorzitter, zoals u weet hebben de Europese instellingen onlangs, op een in mijn ogen noodlottige wijze, een knoop doorgehakt in het dossier van de mogelijke toetreding van een niet-Europees land, Turkije, tot de Europese Unie. Een dergelijk dossier dreigt de hele aard van de Unie zoals wij die kennen te veranderen en zet zelfs de Europese samenwerking zoals wij die kennen fundamenteel op de helling. Het is vooral een dossier ten aanzien waarvan onze kiezers, onze burgers, in grote meerderheid bijzonder vervreemd zijn van het standpunt dat door de officiële Europese instellingen wordt ingenomen.

Ik betreur dan ook dat het Luxemburgse voorzitterschap niet van de gelegenheid gebruik maakt om, ten eerste, respect te vragen voor de democratische wil van de meerderheid van onze burgers en, ten tweede, als kleine lidstaat respect te vragen voor die andere kleine lidstaat, Cyprus, die op de meest arrogante en onaanvaardbare wijze door de Turkse leiders wordt genegeerd en miskend. Ik noem dit een gemiste kans, die de enorme kloof tussen onze burgers enerzijds en de Europese politiek anderzijds alleen maar groter kan maken.

 
  
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  Galeote Quecedo (PPE-DE). El señor Juncker ha descrito una agenda muy ambiciosa para estos seis meses; esta agenda supone una gran oportunidad, pero también una gran responsabilidad para Luxemburgo y, en particular, para su Primer Ministro, que atesora tanta experiencia como capacidad y a quien deseamos mucho éxito en esta difícil tarea.

Quisiera hacer algún comentario sobre el mayor reto de esa Presidencia, que, a mi juicio, es la reforma de las perspectivas financieras, que usted, señor Juncker, ha mencionado de pasada. Probablemente sea lo que trascienda, lo que permita valorar estos seis meses.

Es evidente que el éxito o el fracaso no dependen sólo de la gestión de la Presidencia, pero, ciertamente, en este tiempo el Gobierno luxemburgués tendrá que poner en juego toda su capacidad de convicción, y me congratulo de que usted haya afirmado esta mañana que hará primar el interés general, porque, como usted mismo ha recordado, llegar a julio sin un acuerdo sería el anuncio del caos financiero en la Unión Europea.

La Presidencia tendrá que buscar compromisos para prosperar; desde mi punto de vista, esos compromisos han de sustentarse en dos fundamentos: por una parte, la vigencia del principio de cohesión, como ha acreditado el Consejo con el que ha finalizado la Presidencia sueca, y, por otra, el equilibrio en el reparto de cargas.

Espero que esta Asamblea pueda conocer en estos seis meses los costes que supone para los miembros de los quince Estados el esfuerzo de la ampliación, porque desde la objetividad de las cifras es posible hacer propuestas que los ciudadanos europeos, en cada Estado miembro, puedan entender y asumir.

Y refiriéndome a la ciudadanía, y más allá de lo que fijan los Tratados, quisiera preguntarle a la Presidencia: ¿qué papel reserva al Parlamento Europeo, que va a pronunciarse en mayo, en esta negociación?

 
  
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  Désir (PSE). Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Président de la Commission, vous avez affirmé récemment, Monsieur Juncker, et vous l'avez rappelé tout à l'heure, que pour vous, la compétitivité ne serait pas le Saint-Graal ni l'alpha et l'oméga, en particulier, de la révision à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne.

Vous avez rappelé que l'on ne doit pas opposer l'ambition sociale et l'ambition du développement durable à celle de la compétitivité. Mon groupe s'en réjouit car nous croyons, au contraire, que la défense du modèle européen est le facteur de la compétitivité pour notre continent. Nous pensons effectivement qu'il faut une Europe de l'excellence qui mise sur l'investissement dans la recherche, dans l'innovation, dans la formation de ses travailleurs, dans la qualité de ses infrastructures, de ses réseaux transeuropéens et de ses services publics, dans la qualité du travail et des relations sociales. Nous sommes donc d'accord avec vous sur ce point et nous avons senti, parfois, une légère différence d'approche avec le président de la Commission, duquel nous espérions une même clarté, en particulier sur le plan social.

Cependant, la volonté que vous avez affirmée aura à subir des tests. J'en citerai trois, à commencer par le budget européen. Nous sommes d'accord avec vous sur la nécessité de ne pas laisser ce débat s'enliser, d'aller vite. Vous vous proposez de jouer un rôle de stimulateur, d'intermédiaire, d'accélérateur, mais nous voudrions que cette accélération du compromis sur les perspectives financières ne s'opère pas aux dépens d'un budget qui répondrait aux besoins de l'Union européenne. Sur ce point, nous sommes d'accord avec M. Barroso: il faut un budget qui permette d'assurer la cohésion et la solidarité, l'investissement dans l'avenir et dans la recherche, l'investissement dans les réseaux transeuropéens. L'accélération ne doit pas se faire aux dépens du résultat.

Deuxième test, la directive sur les services d'intérêt général a été évoquée par des collègues à l'instant, en particulier par M. Turmes. Nous sommes extrêmement préoccupés – et je crois que vous êtes vous-même conscient de ce risque – par l'extension du champ de cette directive, qui menace de nombreux services d'intérêt général, et par le principe du pays d'origine, qui menace le droit du travail dans de nombreux pays. Je songe en particulier à l'application des conventions collectives.

Le troisième test concerne plus généralement l'agenda social européen. À ce sujet, nous aimerions en particulier un engagement clair de votre part à l'égard des autres membres du Conseil concernant la révision de la directive sur le temps de travail et la suppression de l'opt-out et concernant, enfin, une proposition de révision de la directive sur les comités d'entreprise européens.

 
  
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  Polfer (ALDE). Monsieur le Président, depuis le 1er janvier, le Luxembourg exerce sa présidence pour la onzième fois. L'expérience acquise et l'excellente préparation, dont je peux témoigner, seront les bienvenues pour relever les différents défis qui vous attendent, à commencer par la terrible catastrophe en Asie, laquelle a démontré l'urgence de la coordination de l'aide humanitaire sur place et devrait nous encourager à mettre en place le plus rapidement possible le corps volontaire européen d'assistance humanitaire que prévoit la Constitution.

D'autres dossiers vous attendent. Je n'en citerai que trois. Le processus de Lisbonne, tout d'abord: arrivé à mi­parcours, il demande à être clarifié, ses priorités doivent être ciblées et, plus simplement, il faudra le rendre plus intelligible. Je souscris donc entièrement à votre triptyque.

Les perspectives financières, ensuite. Ce serait assurément une bonne chose que la présidence luxembourgeoise y mette la dernière main, mais entre 1 % et 1,24 %, en passant par 1,14 %, et j'en passe, beaucoup de cœurs, et surtout, de porte­monnaie balancent.

Il faudra, enfin, ajuster le pacte de stabilité et trouver le bon équilibre entre rigidité et flexibilité, pour ne pas perdre la stabilité. Monsieur le Président, je souhaite sincèrement que vos succès soient à la hauteur des efforts consentis par beaucoup.

 
  
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  Evans, Jillian (Verts/ALE). Mr President, I would like to wish Prime Minister Juncker a positive and productive presidency and am very pleased to see a small, successful, independent country leading the European Union. Luxembourg is one of the six Member States that is smaller than my own country, Wales, and an example of what an independent Wales could achieve.

The priorities paper tries to maintain the essential balance between economic, social and environmental policies. I would like to mention the continuing campaign against discrimination, in the hope that real progress will be made on the European Gender Institute and on the recast equality directive. There is no better example of the failure of policies on equality than the pay gap between men and women. Thirty years after legislation was passed on this issue, a report published this week by the GMB trade union in the UK shows that, in Anglesey in my constituency, full-time pay for women is as low as 59% of that for men. This is a scandal which must be addressed and I hope equality issues will be given priority.

 
  
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  Blokland (IND/DEM). Voorzitter, allereerst wil ik mijn deelneming uitspreken aan de heer Juncker vanwege het overlijden van Groothertogin Josephine-Charlotte. Ik wens u en het Luxemburgse volk kracht en God's nabijheid toe om dit verlies te dragen.

Voorzitter, het Luxemburgs voorzitterschap staat voor de zware taak om het stabiliteitspact te hervormen en de conclusies van het verslag van Wim Kok in praktijk te brengen. Het voorstel van de Europese Commissie om in het stabiliteitspact rekening te houden met de conjunctuur, biedt naar mijn mening een basis om adequaat te hervormen. De uitvoering van het pact heeft baat bij duidelijke besluitvorming. Sanctionering op een eenduidige wijze blijft vereist. In het najaar van 2004 heeft de heer Kok zijn verslag over de Lissabon-strategie gepresenteerd. Zijn conclusie is even helder als voorspelbaar. De lidstaten moeten nu echt beginnen met structurele hervormingen. Mijn vraag aan de heer Juncker is dan ook: welk vervolg mogen we nog verwachten van uw voorzitterschap? Luxemburg was altijd een groot voorvechter van de noodzakelijke hervormingen, mijn verwachtingen zijn dus hoog gespannen.

Ten slotte, het statuut voor de leden. Mag het Parlement van het voorzitterschap verwachten dat daarover in het komende half jaar eindelijk een besluit komt?

 
  
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  Belohorská (NI). Ďakujem pekne, pán predseda. Želám luxemburskému predsedníctvu, aby bolo úspešné. Bude to v prospech nás všetkých. Ste druhou predsedníckou krajinou veľkej dvadsaťpäťky. Ste zakladajúcou krajinou Európskej únie a súčasne ste dobrým príkadom, že aj malý štát môže udávať tempo, v dobrom povedané, môže diktovať podmienky veľkým. Predseda Európskej komisie, pán Barroso, dnes vo svojom vystúpení upozornil na zvýšený finančný tlak na nové členské štáty, smerujúci do zaostalých regiónov. Dovolím si vás upozorniť, že v týchto desiatich členských štátoch je aj veľké bohatstvo. Mnohé z týchto regiónov sú ochudobnené o desiatky a stovky mladých ambicióznych ľudí, vedcov, lekárov, ktorí odišli v uplynulých pätnástich rokoch do starej Európy a podieľajú sa na jej úspešnej ekonomike. Upozorňujem luxemburské predsedníctvo, že my nechceme byť len prijímatelia almužny. V tom vidím práve vaše možnosti, aby ste dokázali aktívne zapojiť aj novú desiatku. Európa po ratifikácii ústavnej zmluvy bude budovať nové inštitúcie. Výzývam vás, aby ste sa zasadili o to, aby aj východ Európskej únie mal právo hostiť niektorú významnú európsku inštitúciu. Som presdvedčená o úspechu tejto myšlienky. Dôkazom dôvery je, že stretnutie Bush - Putin sa udeje v mojej malej krajine, na Slovensku.

 
  
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  Brunetta (PPE-DE). Signor Presidente, la riforma del patto di stabilità e la riforma delle prospettive finanziarie sono due facce della stessa medaglia. Queste riforme devono trovare una filosofia e una soluzione comune: più crescita, più competitività e più risorse agli Stati. Tutto ciò vuol dire più benessere e più coesione.

Mi consenta, presidente Juncker, di essere franco con lei. Sul patto di stabilità e crescita, le cose da lei dette sono del tutto condivisibili, ma sono già previste dall'attuale sistema di regolazione: gli stabilizzatori automatici, il loro rapporto con la congiuntura positiva o negativa, il rapporto tra più flessibilità del deficit e la virtuosità della dinamica del debito, sono tutte cose già previste. Non è di questo che ha bisogno ora l'Unione europea, forse converrebbe essere più ambiziosi: dico più ambiziosi, ma questo non vuol dire meno rigorosi, semplicemente più attenti alle esigenze strategiche della nostra Unione.

Se è vero che serve rilanciare una strategia virtuosa a livello europeo per investimenti, infrastrutture, ricerca e sicurezza, insomma per raggiungere gli obiettivi fissati al vertice di Lisbona, allora bisogna trovare un accordo sulle modalità di azione: senza ipocrisie, senza furberie, senza opportunismi. Per il Patto serve una golden rule europea, che dir si voglia, corredata delle opportune garanzie e controlli. Per le prospettive finanziarie occorre un bilancio dell'Unione più forte, non più debole, più finalizzato agli investimenti previsti dagli obiettivi di Lisbona e meno all'assistenzialismo. Signor Presidente Juncker, signor Presidente Barroso, ne saremo capaci? Dipende da noi. La responsabilità è di tutti noi, però per favore niente ipocrisie.

 
  
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  Dührkop Dührkop (PSE). Señor Juncker, quisiera centrar mi breve intervención en las perspectivas financieras, que, de los retos que se han comentado aquí, quizás sean el más difícil de los que deberá afrontar esta Presidencia.

Al exponer sus prioridades dice usted que asume las razones que hacen necesario alcanzar un acuerdo político sobre las perspectivas financieras en junio, para posibilitar el término de los procedimientos legislativos bajo Presidencia británica, haciendo converger las diferencias nacionales.

Le deseamos suerte, porque, por un lado, está la ampliación que acabamos de acometer, con diez nuevos Estados miembros cuyos datos económicos van a hacer necesario un enorme esfuerzo financiero de solidaridad en aras de la cohesión social y económica, para proteger, como ha subrayado usted en su intervención, el modelo social europeo.

Por otro lado están los contables, miopes, que sólo saben aplicar el criterio de la no superación de un cierto límite de gasto. Esperamos que con su experiencia y con la colaboración del Parlamento Europeo, su Presidencia consiga dar amplitud de miras al Consejo, para hacerle ver que es una irresponsabilidad intentar hacer ­y vuelvo a emplear esta frase tan manida- más Europa con menos recursos. Pero también es necesario hacerle ver al Consejo que la política presupuestaria, señor Juncker, se enfrenta a desafíos mucho más importantes que los de mantener el gasto por debajo de un porcentaje de la renta nacional bruta.

Sigamos construyendo Europa entre todos y con medios suficientes, como está previsto en los Tratados, para no defraudar a sus ciudadanos.

 
  
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  Mote (NI). Mr President, the new presidency can be assured that hundreds and thousands of British citizens will fight the proposed European Constitution tooth and nail, and millions of us will vote against it when the time comes!

We have no quarrel with the people of Europe: our quarrel is only with the system of unitary government called the European Union. The EU is the antithesis of the accountable parliamentary democracy that the British invented over 700 years ago. This attempted reversal of the relationship between the State and the individual has been foisted on us over the last 30 years by deceit, denial and misrepresentation. But now we understand fully what the EU is really all about. We may not leave during your presidency, but be in no doubt – leave we shall!

 
  
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  Oomen-Ruijten (PPE-DE). Voorzitter, de inhoud van mijn redevoering zal iets verschillen van die van mijn voorganger. Laat ik beginnen met het Luxemburgs voorzitterschap te danken, niet alleen voor de uitstekende agenda die het heeft gepresenteerd, maar ook voor de stijl, de inhoud en het engagement van deze agenda. Het Luxemburgs voorzitterschap heeft in de komende maanden ongelooflijk veel te doen en er wordt veel van hen verwacht. Er zijn grote uitdagingen waarop men een antwoord wil geven, uitdagingen die Europa moet invullen.

Voorzitter, ik heb het over één van de uitdagingen, namelijk meer en betere banen, maar ook duurzaamheid en sociale samenhang. Ik zeg het dan ook nog maar eens tegen de heer Goebbels en ook tegen de heer Cohn-Bendit: de socialisten en de groenen hebben daarop geen alleenvertoningsrecht. Sociale samenhang is bij uitstek een van de christen-democratische principes, en ik zal mij er altijd voor inzetten, en ik weet dat onze fractie dat ook doet, dat die sociale samenhang bewaard zal blijven. Daarom ben ik ook blij dat niet alleen de voorzitter van de Raad, maar ook de voorzitter van de Europese Commissie en de voorzitter van mijn fractie over die sociale samenhang hebben gesproken.

Voorzitter, ik wil het nog snel over Lissabon hebben, met name over de volgende punten. Ten eerste, het doel van wat we in Lissabon hebben gedaan, was goed, het resultaat dat we willen bereiken is prima, maar alleen zijn we vergeten dat toen al die regeringsleiders naar huis gingen, niemand meer verantwoordelijk, aansprakelijk was voor dit proces. Het allerbelangrijkste wat we nu moeten doen is dat we, naast alle nieuwe maatregelen die moeten worden genomen, mensen verantwoordelijk maken. Nationale plannen die dan ook op Europees niveau getoetst kunnen worden.

En dan nog een laatste hartenkreet, Voorzitter. Ik zie namelijk dat we over de vrije markt een aantal afspraken hebben gemaakt, die vervolgens niet door de lidstaten, maar ook door de Europese Commissie niet werden nagekomen, met name wat betreft de diploma's, de mobiliteit, etc.

(Applaus)

 
  
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  Titley (PSE). Mr President, the Lisbon Strategy is so full of grand ideas that we often hear very little – and indeed we have heard very little today – about the simple things, such as improving the quality of our own legislation. The fact is that the European Union could add between two and six per cent to its productivity if its regulatory framework was matched by the best in the world. We should therefore be making it a priority of the Luxembourg presidency to encourage the Commission to put real resources into consultations at an early stage in its proposals and to test whether its competitiveness is appropriate.

We also need to spend time looking at existing legislation and seeing whether it has achieved the effect that we asked for. Often we pass legislation, but do not look at what it has actually achieved. Is existing legislation being properly enforced and implemented? It seems to me that, in the European Union of 25, implementation enforcement should get far higher priority than it has up until now. I am glad that the Committee on the Internal Market and Consumer Protection has taken up my suggestion that we should have an own-initiative report looking precisely at these issues.

We have also heard considerable talk today about social Europe, but we have to ensure that social Europe applies to everybody and not simply to those who are in work. Far too many of our citizens are economically inactive, and therefore we should be putting investment into active labour market policies that enable people to get back to work and then policies that support people in order for them to be able to continue in work. If we fail to do that, then we will fail in our Lisbon Strategy.

Finally, I urge the Luxembourg presidency to take fresh initiatives in relation to Northern Cyprus so that we can ensure we have effective economic regeneration in that part of the country.

 
  
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  Kirkhope (PPE-DE). Mr President, I should like to begin by wishing Mr Juncker and his country a successful presidency. Mr President-in-Office, you assume the leadership of the Union at a crucial period. The ratification process for the Constitution is underway, the Lisbon process is not yet making enough progress and the future of transatlantic relations is a source of concern. In March, the European Council will conduct the mid-term review of the Lisbon process. It will do it against the backdrop of the Kok Report, which was blunt in its assessment of the lack of progress. I urge the presidency not to be distracted by the siren calls of those who urge that the preservation of the 'European model' is the most important political priority. It is clearly not. It is precisely because so many governments have failed to grasp the nettle of radical reform that the Lisbon process is in such dire straits.

The United States continues to out-perform us and the competitive challenges from Asia, particularly China and India, are increasing, with no apparent urgent response from national capitals in our Union. The presidency must be unequivocal in its support for economic reform, for greater labour market flexibility, for more competitive taxation policies, and for reducing barriers to employment growth, particularly the excessive regulation that pervades all our economies. With high unemployment a factor across Europe, people are waiting for practical ways of getting them back to work.

Reform will be difficult and fraught with risk, but as the United Kingdom, under Margaret Thatcher in the 1980s and Spain under Mr Aznar in the 1990s proved, a resolute approach to economic reform delivers results. Low taxation, flexible labour markets, less red tape and a determination to tip the balance firmly in favour of the wealth-creators offers the only way out of a relative economic decline. These things are naturally anathema to socialists but are good for all our citizens. We look to the spring Council in March to reverse the failures of recent times and put Europe firmly on a free market and enterprise-driven path.

 
  
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  Sakalas (PSE). Mr President, the whole issue of children has been invisible in EU policies and programmes. However, children's rights are now mentioned in the Constitution and the Charter of Fundamental Rights. It is important that progress is made towards a horizontal European policy on children. Children cannot defend themselves. Thus it is our obligation to do this. Every day we hear about children who are starving, dying or abused in all possible ways.

However, there is no mention in your programme of a full-scale strategy on children's rights in accordance with the UN Convention on Children's Rights, which was ratified by most European countries. Children are vulnerable to trafficking. The recently published report on trafficking in human beings by the Experts Group has a strong human rights dimension. I urge the Luxembourg presidency to take this forward, including a specific legal instrument to promote and protect the rights of children who have been trafficked.

The Luxembourg presidency has stated that a directive on the return of asylum seekers is a priority. It is important that there is a specific section to protect the rights of children and that unaccompanied children are not returned to their countries of origin without an assessment of what is in their best interests. The mainstreaming of children's rights in European Union development policy has not been achieved. I urge the Luxembourg presidency to address this failure without delay by calling for a communication on children's rights and new development cooperation and by supporting references to children's rights as a priority. I further urge it to revise the development policy statement.

The implementation of new guidelines to safeguard children in conflict areas remains a concern. In order to ensure progress, it is essential that the Luxembourg presidency takes this process forward by completing and putting into practice a plan of action.

In conclusion, it is vital that children's rights are made a priority of the Luxembourg presidency and that children's rights are included in the presidency conclusions.

 
  
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  Saryusz-Wolski (PPE-DE). Panie Przewodniczący, dostrzegam dwa braki w programie Prezydencji Luksemburskiej. Stąd moje dwa pytania. W dokumencie na temat priorytetów Prezydencji Luksemburskiej padają nazwy dwudziestu siedmiu państw i regionów spoza Unii. Nie ma wśród nich ani Europy Wschodniej, ani Ukrainy. Innymi słowy w programie brak wymiaru wschodniego. Jeśli to odzwierciedla stan ducha i zamiary Prezydencji Luksemburskiej wobec nowej demokracji europejskiej, która narodziła się na naszych oczach i u naszych bram, to jest to niepokojące. Pańskie słowa wypowiedziane w tej Izbie na temat Ukrainy są bardzo skromne. Nie zapowiadają działań na miarę odpowiedzialności Europy wobec Ukrainy - imperatywu moralnego i politycznego.

Poprzestanie na starym planie działania opartym na polityce sąsiedztwa to stanowczo za mało - to błąd. To plan uszyty na miarę Ukrainy z innej epoki, sprzed „pomarańczowej rewolucji”, która przyniosła nadzieję i wzór pokojowej transformacji politycznej. Ukraińska akcja zasługuje na europejską reakcję, a nie tylko słowa i stare instrumenty. Czas w Europie Środkowo-Wschodniej biegnie szybciej, biegnie inaczej. Działanie potrzebne jest teraz, ażeby demokracja nie tylko zwyciężyła, ale utrwaliła się i dała nadzieję innym.

O co zatem chodzi? O rewizję starego planu działania, wyjście poza politykę sąsiedztwa, o nową ofertę. Trzeba wznieść stosunki Unii z Ukrainą na nowy poziom - zaoferować jej umowę stowarzyszeniową i otworzyć perspektywę członkostwa. Nie wolno nam zawieść europejskich nadziei Ukrainy, ani wymienić naszych podstawowych wartości, jak wolność, demokracja i solidarność, za ropę i gaz.

Poparcie demokracji ukraińskiej to również poparcie dla demokratycznych aspiracji obywateli Białorusi, Rosji i innych krajów obszaru postsowieckiego. To szansa na zmianę polityczną ze wszech miar korzystną dla Unii Europejskiej. Epoka Jałty, doktryny Breżniewa, muru berlińskiego minęła. Potrzebna jest nam polityka odważna, odwołująca się do naszych wartości, a nie do naszych portfeli, polityka projekcji demokracji i praw człowieka, praw narodów do samostanowienia. Rozpoczęcie nowego otwarcia wobec demokratycznej Ukrainy to wielkie wyzwanie i obowiązek Prezydencji. Życzę sukcesu.

 
  
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  Juncker, Conseil. Monsieur le Président, j'ai deux possibilités. Je réponds aux trente députés qui sont intervenus, au risque d'être très long, ou je réponds à quelques-uns d'entre eux seulement, au risque de paraître très impoli à l'égard des autres. J'essayerai donc d'être bref pour rester poli.

M. Goebbels, qui me pratique depuis longtemps, me croit tout à fait incapable de cette performance, ce en quoi nous nous ressemblons.

(Rires)

Monsieur le Président, plusieurs orateurs sont intervenus sur l'Agenda de Lisbonne, notamment les présidents de groupe et d'autres collègues comme M. Swoboda ou Mme Oomen. Je dirai que nous sommes assez d'accord, me semble-t-il, sur la nécessité de respecter la synergie de base sur laquelle se fonde la stratégie de Lisbonne, telle qu'elle fut utilement complétée par les conclusions du Conseil européen de Göteborg.

Comme il le fait toujours en se référant indifféremment à des auteurs des deux côtés du Rhin, M. Cohn-Bendit a cité Victor Hugo. Concernant l'Agenda de Lisbonne, je me permettrai de citer Pascal. J'aime, disait-il, les choses qui vont ensemble. C'est vrai pour nombre de domaines de la vie et c'est vrai aussi pour la stratégie de Lisbonne. On ne peut pas séparer les différents éléments qui font la force de la stratégie de Lisbonne. Je veux parler de sa force théorique, non pas de la vigueur avec laquelle la stratégie aurait été mise en œuvre.

Certains d'entre vous ont fait allusion, dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, aux nécessaires réformes structurelles qu'il faudrait opérer. Je suis membre du Conseil Ecofin depuis 1989, je crois. Depuis cette date, semaine après semaine, mois après mois, on me dit qu'il faut faire des réformes structurelles. Rares, cependant, sont ceux qui sont capables de dire exactement en quoi devraient consister ces réformes structurelles. En règle générale, j'ai l'impression que ceux qui disent qu'il faut faire des réformes structurelles pensent en réalité au démantèlement social.

(Applaudissements)

C'est pourquoi on dit très souvent, lorsqu'on évoque les réformes structurelles, qu'il faut réformer les marchés du travail, qu'il faut être plus flexible sur les marchés du travail. Je le crois, mais je crois aussi qu'on peut être plus flexible dans les milieux du patronat européen. Je crois que ceux qui décident et qui, très souvent, prennent des décisions pour les autres auraient intérêt à se montrer plus flexibles pour adapter l'outil de travail, les instruments de travail aux nécessités d'aujourd'hui.

Personnellement, je n'aime pas que nous donnions aux Européens l'impression qu'il suffirait de réformer les marchés du travail, de démanteler les acquis sociaux, de supprimer les cordons sanitaires que constituent les droits des travailleurs pour devenir plus compétitif. C'est une façon de voir les choses à très court terme avec des conséquences évidentes: nous ne serions pas plus compétitifs, mais nous perdrions l'appui du plus grand nombre des Européens, et notamment des travailleurs. Donc, je voudrais nous mettre en garde contre ce genre de propos simplistes qui ne nous mènent nulle part.

Concernant le pacte de stabilité, plusieurs d'entre vous ont bien voulu apporter l'appui de leur groupe. Ce débat a d'ailleurs été intéressant sur ce point. Je m'explique. M. Goebbels, bien sûr, a exprimé l'appui de son groupe parlementaire, les socialistes. Si j'ai bien compris, M. Cohn-Bendit évolue dans le sens, semble-t-il, d'une forte conjonction d'intérêts et de convictions sur ce point. Quant à M. Poettering, il a apporté l'appui du groupe PPE. Il a donc suffi de cinq minutes de présidence luxembourgeoise pour voir les socialistes, les libéraux, les démocrates-chrétiens et tous les autres se mettre d'accord sur l'orientation générale que devrait avoir la réforme du pacte de stabilité et de croissance. Je m'en félicite. La présidence luxembourgeoise sera, sur ce point, des plus faciles: je ne le savais pas avant de venir.

Je reviendrai brièvement sur la directive concernant la libéralisation ou l'ouverture des services. Je pensais avoir été clair à ce sujet. Nous ne disons pas non à cette directive, qui peut d'ailleurs être génératrice d'emplois si nous l'articulons de façon à tenir compte de la situation. Cependant, je voudrais que, dans un effort commun, nous sortions de cette directive ce qui présente un risque de dumping social et qui s'est glissé dans le texte, entre les lignes. Je sais bien que nous discutons de cette directive dans le désordre et la confusion parce que les risques potentiels que présentent certaines de ses dispositions n'apparaissent pas de façon évidente. Je voudrais donc que la Commission, le Conseil, le Parlement examinent ce projet de directive ligne par ligne dans l'optique des risques de dumping social. Si tout le monde me dit, y compris M. Bolkenstein, que l'intention n'est pas de casser les règles qui protègent nos marchés de l'emploi, nous devrions être tout de même capables, dans un effort de lecture commune et si telle est bien notre intention œcuménique, d'éviter le risque de dumping social que, tout de même, je vois poindre à l'horizon s'agissant de cette proposition de directive. Cela dit, même si nous en avions la possibilité, elle ne passerait pas dans sa forme actuelle sous la présidence luxembourgeoise: elle mérite en effet d'être amendée sur plusieurs points

(Applaudissements)

Le statut des députés sera réglé avant la fin de la présidence luxembourgeoise.

(Applaudissements)

Vous avez dit, Monsieur Mote, que vous aimeriez quitter l'Union européenne parce que l'Union européenne représente tout ce que vous refusez, tout ce que vous rejetez. Sur ce point, je dois vous dire que nous ne saurions tomber d'accord. L'Union européenne, c'est tout ce que j'aime, parce que j'aime l'entente entre les peuples, parce que j'aime la solidarité européenne, une solidarité que ne doit pas menacer une mauvaise réforme des perspectives financières visant à casser les instruments de la solidarité. L'Union européenne, c'est tout ce que j'aime parce que j'aime la paix. Nous avons énormément souffert, sur ce continent européen, de la division entre les peuples. Il faut aimer l'Union européenne, même si on veut la quitter.

(Applaudissements)

 
  
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  Barroso, Commission. Monsieur le Président, je ne vais pas revenir sur les sujets que nous avons déjà examinés lors de notre débat. Les priorités de la présidence luxembourgeoise sont claires. La Commission les appuie et va travailler dans un esprit loyal et constructif avec la présidence, tous les États membres et le Conseil pour arriver à des résultats importants pendant un semestre que nous considérons comme décisif.

J'aimerais quand même me pencher sur une question qui n'a pas été mentionnée lors de notre introduction mais qui a été soulevée par au moins un député, c'est la question de mieux légiférer. Nous soutenons aussi la priorité que la présidence luxembourgeoise souhaite donner à l'action entreprise en matière d'amélioration de la qualité de la législation. C'est dans le programme de la présidence. En effet, le rapport Cox souligne que la qualité de la législation est un des facteurs déterminants pour améliorer l'environnement économique. Toutefois, je voudrais vous dire qu'au-delà de l'environnement économique, mieux légiférer est aussi déterminant pour améliorer la compréhension et la confiance qu'ont les citoyens européens dans la construction européenne.

Mieux légiférer n'est pas seulement une question de compétitivité, mais aussi de citoyenneté. La perception qu'a l'opinion publique du travail de l'Union européenne est souvent émaillée de critiques portant sur son caractère bureaucratique, interventionniste, éloigné de la réalité. La simplification doit être mise en œuvre de façon systématique et opérationnelle. L'acquis communautaire doit devenir plus facile à comprendre. Les évaluations d'impact sont un facteur déterminant pour mieux préparer les décisions politiques les plus importantes. Une législation plus simple et mieux préparée, voilà les deux conditions d'une meilleure compréhension et donc d'une meilleure acceptation de cette législation par nos concitoyens.

Mais je dois souligner par ailleurs que la mise en œuvre est devenue un point critique. La crédibilité de l'action de l'Union est en jeu, quand celle-ci et ses États membres s'avèrent incapables d'assurer rapidement la transposition des directives et le respect de l'acquis communautaire.

Pour sa part, la Commission accordera une attention renouvelée aux violations du droit communautaire et au traitement des infractions.

Pour terminer, laissez-moi vous dire, concernant la révision de la stratégie de Lisbonne, qu'il ne faut pas voir des divisions là où il n'y en a pas. Je crois que nous sommes tous d'accord pour reconnaître que la compétitivité économique, l'environnement, les acquis sociaux sont très importants pour notre Europe. Il n'en va pas de même pour la compétitivité à l'échelle mondiale, domaine où nous pouvons faire mieux par comparaison avec nos partenaires. Je crois franchement qu'en matière d'environnement et d'acquis sociaux, nous n'avons pas beaucoup à apprendre ni à faire pour rattraper nos partenaires. Mais en matière de compétitivité, par exemple en ce qui concerne la recherche et le développement, nous avons beaucoup à faire.

S'agissant par exemple des investissements dans la recherche dans le domaine des nouvelles technologies, si l'on compare les États-Unis et le Japon à l'Europe – même l'Europe à quinze avant notre élargissement –, nous voyons que l'Europe à quinze investit seulement un tiers de ce qu'investissent les États-Unis et 30% de moins que ce qu'investit le Japon. Est-ce que l'investissement dans la recherche et dans l'innovation en faveur de la croissance en Europe ne mérite pas d'être une priorité? Oui. Et c'est dans ce sens, à savoir accorder une attention plus ciblée sur ce qui est le plus urgent, que nous sommes en train de travailler avec la présidence luxembourgeoise et tous les États membres. Je suis absolument sûr que, pendant cette présidence, nous serons tous en mesure d'approuver une stratégie de Lisbonne renouvelée, qui aura plus de force et pourra garantir le renouveau de notre modèle social européen dans sa modernisation pour assurer la prospérité de nos concitoyens.

(Applaudissements)

 
  
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  El Presidente. El debate queda cerrado.

Declaración por escrito (art. 142)

 
  
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  Figueiredo (GUE/NGL). O programa desta Presidência só não é uma completa desilusão porque já não tínhamos grandes expectativas sobre o seu conteúdo. Lamentamos que tenha ignorado temas fundamentais. Não diz nada sobre o desemprego, apesar do seu agravamento. Não se compromete a fazer um balanço da aplicação do euro nos 12 Estados-Membros da zona euro, embora se agravem os problemas na generalidade destes países, designadamente com a valorização excessiva do euro. Não se compromete a insistir na revisão da liberalização do comércio dos têxteis e vestuário, ou, no mínimo a utilizar cláusulas de salvaguarda em produtos mais sensíveis. Não faz qualquer referência ao 60º aniversário da derrota do fascismo.

Relativamente à estratégia de Lisboa, não tira as devidas conclusões das consequências da situação actual. Pelo contrário, insiste no mesmo caminho das liberalizações e privatizações, da precarização do emprego, do ataque aos serviços públicos. Também em relação ao Pacto de Estabilidade não propõe a sua revogação e substituição por um Pacto de Progresso Social e de Emprego, em conformidade com os objectivos de pleno emprego, de desenvolvimento económico sustentado e de coesão económica e social.

 
Avviż legali - Politika tal-privatezza