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Środa, 13 kwietnia 2005 r. - Strasburg Wersja poprawiona

2. Spotkanie Rady Europejskiej (Bruksela, 22/23 marca 2005 r.)
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  El Presidente. De conformidad con el orden del día, vamos a proceder al debate sobre el informe del Consejo Europeo y la declaración de la Comisión acerca de la reunión del Consejo Europeo celebrada en Bruselas los días 22 y 23 de marzo de este año.

En primer lugar, en nombre del Consejo, tiene la palabra su Presidente en ejercicio, señor Juncker.

 
  
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  Juncker, président en exercice du Conseil. Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Mesdames et Messieurs les députés, Mesdames, Messieurs, le 12 janvier, dans cet hémicycle, je vous avais présenté le programme de la Présidence luxembourgeoise pour les six mois à venir.

Aujourd'hui, ainsi que le veut la tradition, je vous présenterai, brièvement, les résultats du récent Conseil européen. Brièvement parce que, vu l'écrasante présence des membres du Parlement, le débat risque de ne pas être nourri. Donc je ne le nourrirai pas, sauf pour vous dire que nous nous sommes mis d'accord sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance après d'âpres débats, après des échanges mâles et virils, même si des voix féminines se sont fait entendre dans ce houleux débat. Le résultat auquel nous sommes parvenus est un résultat équilibré puisqu'il donne toute l'importance qui lui revient à la stabilité et puisqu'il fait tout pour ne pas gêner, en appliquant les règles de stabilité, les possibilités de croissance qu'il y a et qu'il doit y avoir en Europe. Pour ce faire, nous n'avons pas touché aux principes fondamentaux du pacte mais nous avons étoffé sa grille de lecture puisque, dorénavant, le pacte de stabilité et de croissance s'appliquera à toutes les étapes du cycle économique, et de façon différenciée.

Cette réforme, à laquelle nous avons abouti, est le fruit d'une excellente coopération - je tiens à le souligner ici - entre la Commission et le Conseil, plus précisément entre la Présidence de la Commission et la Présidence du Conseil, entre le commissaire aux affaires monétaires et le président du Conseil des ministres des finances. Ce fut pour moi un réel plaisir de pouvoir travailler mano in mano avec la Commission.

Tout a été dit au sujet de la réforme du pacte et beaucoup de ce qui a été dit frise le mensonge. Ceux qui disent qu'après la réforme du pacte, tous les déficits seront permis, ceux qui prétendent que, dorénavant, le message est lancé que l'Europe peut évoluer vers les terres infructueuses de l'endettement à gogo se trompent lourdement. Ni les règles de base du traité ni celles du pacte n'ont été changées. Les critères des 3% et des 60% demeurent la pierre angulaire d'un système qui continuera à être basé sur des règles claires et sur des règles de droit évidentes.

Je voudrais redire ici que dès que nous constaterons un dépassement de la valeur des 3%, la Commission rédigera un rapport et l'État membre concerné sera placé sous surveillance rapprochée. Je veux dire ici que, comme ce fut toujours le cas, le dépassement de la valeur de référence, donc des 3%, n'entraîne pas automatiquement le lancement de la procédure d'infraction. Certains font comme si cela était une innovation, c'est qu'ils connaissent mal le traité de Maastricht qui prévoit, depuis 1992, cette règle. Les droits de la Commission n'ont pas été amoindris, mais les droits de la Commission ont été renforcés à l'occasion de la réforme du pacte. Par conséquent, il s'agira maintenant, non pas d'être sérieusement concernés, mais de veiller sérieusement à ce que les nouvelles règles s'appliquent de façon logique et nous ferons tout pour prouver, au cours des prochains mois et à l'occasion des décisions que nous aurons à prendre, que le pacte n'est pas mort mais qu'il continue à être appliqué et à être applicable.

Le deuxième point qui figurait à l'ordre du jour du Conseil européen de Bruxelles était le bilan intérimaire de la stratégie de Lisbonne. Vous vous rappellerez que, lors de notre débat du 12 janvier, l'inquiétude fut grande de voir le Conseil détricoter l'équilibre fondamental de la stratégie de Lisbonne. Après la présentation par la Commission de sa communication sur la stratégie de Lisbonne le 2 février et après la communication de la Commission sur l'agenda social, Commission et Conseil - là encore agissant ensemble - ont réussi à maintenir l'équilibre de base de la stratégie de Lisbonne. Bien sûr, nous avons recentré la stratégie de Lisbonne en la concentrant sur la croissance et sur la compétitivité, mais nous n'en avons pas pour autant abandonné les dimensions sociale et environnementale.

Comme il y a plusieurs mois, je me dois de constater que les Européens ne savent toujours pas lire l'importance de la stratégie de Lisbonne, parce que nous parlons de compétitivité, de productivité, de croissance et que ce sont des concepts et des expressions qui ne parlent pas au cœur des Européens. En fait, ce que les Européens veulent c'est du travail, c'est de pouvoir créer une entreprise, de trouver les financements y afférents, d'avoir à leur disposition des marchés ouverts, des systèmes de communication et de transport performants. Ils voudraient pouvoir mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, pouvoir rester en phase avec les nouvelles technologies et la planète Internet. Ils veulent pouvoir disposer d'une bonne éducation pour leurs enfants; ils veulent avoir à leur disposition des services d'intérêt général et des services publics performants; ils veulent avoir des pensions décentes; ils veulent pouvoir évoluer dans un environnement sain. C'est à tout cela que tend la stratégie de Lisbonne et pour accréditer l'idée que les gouvernements et la Commission devront dorénavant être plus proactifs et plus conséquents dans leur façon d'appliquer les décisions relevant de la stratégie de Lisbonne, nous avons regroupé les démarches à entreprendre autour de trois axes concentrés sur dix domaines et illustrés dans cent mesures individuelles.

Les acteurs de la stratégie de Lisbonne sont nombreux: il y a la Commission; il y a le Parlement européen; il y a les parlements nationaux; il y a les gouvernements nationaux; il y a les autorités locales et régionales. Toutes ces autorités et toutes ces instances doivent pouvoir mieux s'approprier la stratégie de Lisbonne. Je le dis surtout pour les gouvernements nationaux, auxquels, du fait qu'ils sont redevables devant leurs parlements nationaux et devant l'opinion publique européenne, incombe la responsabilité de tout faire pour donner toute son importance aux différents éléments relevant de la stratégie de Lisbonne.

Je dirai un mot sur la directive qui porte le nom d'un ancien commissaire. Le 12 janvier, je vous avais dit que la Présidence dirait oui à l'ouverture des marchés de services et non au dumping social, et qu'elle voudrait voir tous les risques de dumping social être éliminés de cette proposition de directive. C'est ce que le Conseil européen de mars a confirmé, puisqu'il a invité les acteurs de la procédure législative à apporter à la proposition de directive les modifications substantielles nécessaires pour que toutes les exigences du modèle social européen soient respectées.

Sur ce point, comme sur d'autres, je voudrais m'inscrire en faux contre cette impression, voire cette suspicion entretenue par ignorance, qui voudrait faire de l'actuelle Commission le moteur d'une Europe néolibérale. Telle ne fut pas ma perception lorsque j'ai eu à discuter, avec les différents collègues de la Commission, de la directive sur l'ouverture des services notamment. C'est une proposition de directive qui est issue des cogitations de l'ancienne Commission. La nouvelle Commission, ensemble avec les autres institutions européennes, y apportera les changements qu'exige le modèle social européen.

Nous avons, Monsieur le Président, eu l'ambition de tirer au clair un quiproquo qui s'était installé au cours de ces dernières années puisque nous avons voulu démontrer, en faisant ce que nous avons fait, qu'il y a une différence entre la stratégie de développement durable et celle de Lisbonne. Il est faux de prétendre que le développement durable constitue le troisième pilier de la stratégie de Lisbonne, puisque le développement durable est un concept horizontal qui affecte toutes les autres politiques et qui, donc, concerne tout ce qui relève de la stratégie de Lisbonne, tout comme l'environnement, la pêche, l'agriculture, les finances publiques, la sécurité sociale. Le développement durable est donc ce qu'en anglais, on appelle un over arching principle qu'il faudra respecter au niveau de la mise en œuvre de toutes les politiques que l'Union européenne ambitionne. Ainsi la Présidence prendra l'initiative de faire adopter par le Conseil européen de juin une déclaration sur les principes directeurs du développement durable, déclaration qui servira de base au renouvellement de la stratégie de développement durable adoptée au Conseil européen de Göteborg en 2001.

Nous avons examiné, sur la base d'une décision qui fut prise par les ministres de l'environnement, toutes les politiques qu'il faudra avoir à l'esprit lorsqu'il s'agit d'évoquer le sujet du changement climatique. Vous avez pu constater que le Conseil européen s'est félicité de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, et plus particulièrement de sa ratification par la Fédération de Russie. Il faudra maintenant élaborer une stratégie de l'Union à moyen et à long terme pour lutter contre les changements climatiques, une stratégie qui devra être compatible avec l'objectif d'une augmentation de la température mondiale annuelle ne dépassant pas 2 degrés par rapport aux niveaux qui furent ceux de la période préindustrielle. Compte tenu des réductions des émissions requises au niveau planétaire, des efforts devront être consentis conjointement par tous les pays au cours des décennies à venir. L'Union estime qu'il conviendrait d'envisager, pour le groupe des pays développés, des profils de réduction de l'ordre de 15 à 30% d'ici à 2020, par rapport aux valeurs de référence prévues par Kyoto, et au-delà, dans l'esprit des conclusions du Conseil des ministres de l'environnement, des réductions de l'ordre de 60 à 80% d'ici à 2050.

Nous avons, au cours du Conseil européen de Bruxelles, évoqué un certain nombre de sujets qui ont trait aux relations extérieures. Vous avez noté avec un plaisir à peine contenu ce que nous avons dit au sujet de la réforme des Nations unies. Nous avons saisi l'occasion du Conseil pour revenir sur le douloureux sujet du Liban, un pays qui va de malheurs en malheurs et qui mérite la solidarité des Européens. Par conséquent, nous avons invité la Syrie à mettre en œuvre rapidement les engagements pris pour retirer toutes les troupes et tous les services de renseignements du Liban.

Monsieur le Président, j'aurais voulu être plus complet mais je le serai à la fin du débat, si débat il doit y avoir.

(Applaudissements)

 
  
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  Barroso, Presidente da Comissão. Senhor Presidente, Senhor Presidente do Conselho Europeu, Senhoras e Senhores Deputados, é com muita satisfação que venho hoje partilhar convosco a análise que a Comissão faz dos resultados do Conselho Europeu da Primavera e explicar como a Comissão pretende dar seguimento às importantes decisões que aí foram tomadas.

Considero globalmente muito positivo o resultado do Conselho da Primavera. Este resultado é particularmente importante, dado que se tratava de uma reunião que tinha lugar num momento crucial e que era necessário demonstrar a capacidade da União de enfrentar os principais desafios sócio-económicos com que a Europa está hoje confrontada.

Creio que respondemos satisfatoriamente a este desafio e que o Conselho Europeu deu o impulso e a orientação política necessários. Não posso, nesta ocasião, deixar de louvar os esforços e a capacidade demonstrados pelo Presidente Juncker e, em geral, pela Presidência luxemburguesa, em todo este processo. Quero sublinhar, desde logo, uma ideia que me parece essencial nesse Conselho, hoje e para o futuro da União: a ideia de convergência entre as principais instituições.

De facto, o primeiro parágrafo das conclusões é claro quando diz o seguinte relativamente aos objectivos estratégicos da Comissão apresentados por mim próprio para o período 2005-2009: "Os Chefes de Estado e de Governo tomaram nota e congratularam-se com a grande concordância entre o Conselho, o Parlamento Europeu e a Comissão sobre as prioridades da União para os próximos anos, nomeadamente sobre a actividade legislativa.". É este o espírito que nos vai permitir vencer as dificuldades previsíveis que se adivinham no futuro da União.

Em concreto gostaria de realçar neste Conselho Europeu que as decisões tomadas sobre o Pacto de Estabilidade e Crescimento e a renovada Estratégia de Lisboa permitem que os Estados-Membros prossigam os seus esforços no sentido de completarem o tríptico no Conselho Europeu de Junho, fechando, como esperamos, o acordo sobre as futuras Perspectivas Financeiras da União.

I would now like to comment in more detail on the three main subjects which, as you know, were discussed at the Spring European Council.

Firstly, the Stability and Growth Pact. As we all know, consensus on the Pact broke down in November 2003. A new consensus on a proper fiscal framework has now been reached. The Commission made a very important contribution to this end. The Commission launched debates in its 2004 public finance report and in September 2004 the Commission adopted a communication on strengthening and clarifying the Stability and Growth Pact. Since then, the Commission has actively contributed to the debate on the reform of the Pact and supported the presidency in its efforts to find a consensus, while preserving the essence of our budgetary framework.

The European Council’s agreement was a very positive outcome, restoring credibility to the Pact and preserving the Commission’s prerogatives. Under this agreement the Treaty principles are maintained. The budget deficit of Member States cannot exceed 3% of GDP and government debt is still limited to 60%. To avoid excessive deficits any overstepping of these limits can only be temporary and only in exceptional circumstances.

A new feature is that Member States are being asked to exercise more discipline. They must step up their efforts to reduce deficits in growth periods, while a degree of flexibility has been introduced for periods of economic difficulty.

The Commission intends to present its proposals for amending the relevant regulations before the end of this month so that reform can be completed by June. It is in everyone’s interest that we make rapid progress on finalising the reform of the Pact in order to offer greater transparency and predictability regarding public finances and budgetary developments.

This is an ambitious timetable but one that can undoubtedly be achieved with the cooperation of all the players involved: the Member States, the European Parliament, and the European Central Bank. I am sure that I can count on your cooperation in attaining these objectives. The Commission will do what is necessary to ensure the success of this joint project and is ready to work closely with you to do this, as requested in the joint motion for a resolution. In order to be effective, the Pact must count on the broadest political support, which is why wide support within Parliament is of the utmost importance.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, grâce au rôle très actif de la Présidence, le récent Conseil européen a donné l'impulsion politique nécessaire à l'ambition de Lisbonne. Nous avons remis cette stratégie sur les rails en lui donnant des objectifs clairs – la croissance et l'emploi –, des actions ciblées et efficaces et des instruments simplifiés dans le respect, bien sûr, des objectifs permanents de l'Union, notamment le développement durable. La Commission est extrêmement satisfaite de ce résultat car ses propositions étaient à la base des travaux et des conclusions du Conseil européen.

Personnellement, je me réjouis que les chefs d'État et de gouvernement aient approuvé et validé notre approche de manière aussi unanime. Cela témoigne clairement du rôle d'impulsion que la Commission, soutenue d'ailleurs par le Parlement européen – il importe de rappeler l'importante résolution qu'il a approuvée –, peut jouer à propos d'enjeux qui, reconnaissons-le, relèvent en grande partie de la sphère nationale.

Sur le fond, nos messages sont bien passés. Les discussions entre chefs d'État et de gouvernement ont montré une réelle appropriation de la part des États membres. Faisant suite d'ailleurs au Conseil européen de novembre, lorsqu'on avait discuté du rapport Kok, les États membres ont maintenant décidé de relancer la stratégie de Lisbonne. Il leur faut à présent désigner des cordinateurs nationaux et préparer pour la fin de l'année les programmes de réforme détaillant les mesures à prendre en faveur de la croissance et de l'emploi.

Le recentrage de la stratégie sur la croissance et l'emploi, dans le cadre du développement durable, a été largement soutenu. L'ensemble des moyens nationaux et communautaires dans les trois dimensions – économique, sociale et environnementale – doit être exploité pour atteindre ces objectifs. Le Conseil européen a apporté la clarification nécessaire sur les objectifs de Lisbonne et sur le lien avec la stratégie de développement durable. La nouvelle gouvernance, acceptée comme une amélioration nécessaire à la mise en uvre par les États membres, constituait aussi un aspect important parce qu'elle permettait vraiment de tester la crédibilité de la nouvelle stratégie de Lisbonne et de voir si les États membres étaient vraiment disposés à accepter un système renforcé de gouvernance. La réponse a été positive.

Les éléments principaux seront les lignes directrices intégrées et les programmes nationaux à présenter à la fin de 2005. Pour la Commission, il s'agit maintenant de poursuivre ce travail en confirmant les éléments de suivi du Conseil européen. Je distingue quatre étapes principales pour les prochains mois.

La première étape est l'adoption par la Commission, ce 12 avril, des lignes directrices intégrées que le vice-président Verheugen et les commissaires Almunia et Spidla ont présenté dans cette enceinte hier après-midi. Il s'agit d'un exercice important par lequel la Commission confirme le recentrage sur la croissance et l'emploi et donne aux États membres un cadre d'action cohérent et unique pour la préparation de leurs programmes respectifs. Le Conseil européen de juin sera appelé à le valider politiquement.

Notre approche représente une réelle valeur ajoutée, et ce pour trois raisons. D'abord, elle permet un renforcement de la cohérence des actions et des réformes à réaliser au sein du domaine macro- et microéconomique et de l'emploi. Nous apportons une clarification nécessaire au processus de gouvernance économique et nous sauvegardons le nécessaire équilibre entre stratégie opérationnelle et visibilité politique. Ensuite, elle amorce la préparation du premier élément du nouveau cycle de Lisbonne de trois ans. Enfin, elle fournit le cadre politique et stratégique à l'intérieur duquel les États membres doivent bâtir leurs programmes d'action nationaux.

La deuxième étape de ce processus sera la présentation d'un programme communautaire de Lisbonne. Le Conseil européen a souhaité que la Commission présente, comme pendant aux programmes nationaux, un programme communautaire d'action. Ce document, qui devra être préparé pour l'été, reprendra les actions déjà énumérées dans le document qui accompagnait notre communication sur la révision de la stratégie de Lisbonne du 2 février. Par ailleurs, la Commission mettra rapidement en uvre ce programme communautaire en présentant les nombreuses initiatives importantes que nous avons identifiées et que le Conseil européen a confirmées: la réforme des aides d'État, l'Institut technologique européen, l'initiative i2010.

La troisième étape sera une communication sous forme de guide méthodologique pour les rapports nationaux. Ainsi, la Commission fournira une orientation en amont pour la préparation des rapports nationaux. La quatrième étape, enfin, sera la préparation et l'analyse des programmes nationaux que nous prévoyons pour le second semestre. Nous avons donc vu et nous pouvons maintenant constater qu'il ne s'agissait pas vraiment d'une simple déclaration politique, que le Conseil européen a vraiment voulu une nouvelle appropriation de la stratégie de Lisbonne et que nous sommes déjà en train de le faire dans la pratique.

En marge de la discussion sur la stratégie de Lisbonne, le Conseil européen a réaffirmé l'importance d'un marché intérieur des services pour l'objectif central de croissance et d'emploi tout en soulignant que celui-ci doit préserver le modèle social européen. Le Conseil européen a demandé que tous les efforts soient entrepris dans le cadre du processus législatif relatif à la directive sur les services pour dégager un large consensus répondant à l'ensemble de ces objectifs. Je tiens encore une fois à souligner, comme je l'avais déjà fait le 2 février, que la Commission pense qu'il est possible de parvenir à ce consensus. Sur ce point, votre Parlement a naturellement un rôle central à jouer.

La troisième question importante de ce Conseil européen, c'était le développement durable. Je me réjouis que les conclusions du Conseil européen de printemps aient permis de confirmer l'importance de la stratégie de développement durable tout en clarifiant que la stratégie de Lisbonne contribue à l'objectif plus large du développement durable.

Dans ce contexte, il est également important de noter que le Conseil européen a pris acte de l'importance de l'enjeu du changement climatique, confirmant notamment que l'augmentation de la température mondiale annuelle ne doit pas dépasser 2 degrés centigrades par rapport à l'époque préindustrielle. Je note d'ailleurs avec satisfaction l'accueil positif de la communication de la Commission: "Vaincre le changement climatique" et l'invitation qui lui a été faite de poursuivre son analyse des avantages et les coûts des stratégies de réduction du CO2. Celle-ci aidera l'Union à élaborer une stratégie à moyen et long terme, orientée vers une réduction des émissions de 15 à 30% à l'échéance 2020 pour les pays industrialisés. La Commission entend poursuivre son action à travers la deuxième phase du programme européen sur le changement climatique.

Enfin, je me réjouis du fait que le Conseil européen ait donné un signal fort quant à la volonté de l'Union de donner un nouvel élan aux négociations internationales en étudiant les options relatives à un régime après 2012. Le Conseil européen souhaite l'adoption d'une déclaration sur les principes directeurs du développement durable en juin et prévoit d'examiner la révision de la stratégie de développement durable au second semestre de cette année. Dans ce domaine aussi, la Commission fera les propositions appropriées pour y parvenir.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, en conclusion, vous conviendrez avec nous que le résultat du Conseil européen de printemps constitue une excellente base pour uvrer vers une relance de l'économie de l'Union dans le cadre plus vaste du développement durable. Mais de nombreux travaux doivent encore être menés à bien pour mettre en uvre les orientations et les décisions prises lors du Conseil européen. Ceci demande une mobilisation de toutes les parties concernées, et je peux vous assurer que pour sa part, la Commission est entièrement mobilisée pour fournir sa contribution rapidement. Je compte sur votre participation et votre soutien actif.

Je termine comme j'avais commencé, avec l'idée de convergence entre les institutions, convergence sur les objectifs à moyen terme, et je crois que c'est ce même esprit de convergence, qui était d'ailleurs présent hier quand je me suis adressé à la commission temporaire sur les défis politiques et les moyens budgétaires de l'Union élargie, qui doit maintenant s'affirmer dans la période qui vient. Nous avons réussi une importante avancée au Conseil européen de printemps: révision de la stratégie de Lisbonne, révision du pacte de stabilité et de croissance. Il nous faut maintenant réussir les perspectives financières. Pour cela, la coopération entre la Commission et votre Parlement est essentielle, tout comme, bien sûr, le travail effectué en coopération étroite avec le Conseil européen.

(Applaudissements)

 
  
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  Poettering, im Namen der PPE-DE-Fraktion. Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Die EVP-ED-Fraktion begrüßt die Ergebnisse des Frühjahrsgipfels im Hinblick auf die Lissabon-Strategie. Wir sind der Ansicht, dass die Sprache, die dort gefunden wurde, jetzt angemessen ist. Gleichzeitig sind die Ziele ehrgeizig, aber auch realistisch.

Wir sind mit Rat und Kommission der Meinung, dass es unser Ziel sein muss, die Wettbewerbsfähigkeit der Europäischen Union zu verbessern, dass es unser Ziel sein muss, mehr Wachstum zu erreichen, und dass wir auf diesem Wege durch eine erhöhte Wettbewerbsfähigkeit und ein stärkeres Wachstum auch mehr Arbeitsplätze schaffen müssen. Dabei ist es die gemeinsame Aufgabe von Kommission, Rat und Parlament, auch unsere europäische Gesetzgebung so zu gestalten, dass wir diesem Ziel gerecht werden. Das gilt insbesondere für die gesamte Gesetzgebung im Bereich von REACH, also der Chemikaliengesetzgebung, wo wir als Parlament und als Rat eine gewaltige Aufgabe in der Gesetzgebung zu erfüllen haben. Ich fordere die Kommission auf, in diesem Zusammenhang ebenfalls ihren Beitrag zu leisten.

Im Rahmen der Lissabon-Strategie begrüßen wir sehr deutlich, dass es jetzt nicht nur eine gute Zusammenarbeit zwischen Kommission, Rat und Parlament gibt, sondern insbesondere auch mit den nationalen Parlamenten. Der Präsident des Europäischen Parlaments hat die – meiner Meinung nach – sehr gute Initiative angeregt, dass wir hier im Europäischen Parlament mit nationalen Kolleginnen und Kollegen über die Lissabon-Strategie beraten haben. Das ist für die Sache – für die Lissabon-Strategie -, aber auch für die Zusammenarbeit zwischen dem Europäischen Parlament und den nationalen Parlamenten gut, und das sollte ein Beispiel auch für andere Politikbereiche sein.

Was die Stabilität der europäischen Währung angeht, so hätte die große Mehrheit unserer Fraktion es begrüßt, wenn wir bei den bisherigen Regeln geblieben wären. Wir betonen sehr nachdrücklich, dass das Vertrauen in die Stabilität der europäischen Währung die Grundlage des Vertrauens für die Europäer untereinander und für den europäischen Einigungsprozess ist.

Aber man muss anerkennen – und ich richte mich hier insbesondere an den Präsidenten des Europäischen Rates mit seiner Erfahrung (ich glaube, er war ja hier der einzige, der in Maastricht dabei war und die Unterschrift geleistet hat) –, dass gesichert ist, dass an den Kriterien von 3% und 60% keine Abstriche gemacht wurden. Deswegen ist auch die Interpretation nicht richtig, man könnte auf 4% gehen, vielleicht sogar darüber. Nein! Die ausdrückliche Beschlusslage ist, dass die Verschuldung, wenn sie denn über 3% liegt, nahe bei 3% liegen sollte, und dass dies kein Freibrief und kein Alibi für eine unbegrenzte Neuverschuldung ist.

Ich fordere im Namen unserer Fraktion die Kommission auf, dass sie ihre Rolle als Hüterin des Rechts und der Stabilität in Zukunft weiter entschlossen wahrnimmt.

Was die Frage Kroatien angeht, ist unsere Fraktion der Meinung, dass man Kroatien nicht fair behandelt. Aber wir begrüßen die Anstrengungen insbesondere des Präsidenten des Europäischen Rates, der sich darum bemüht, dass am Ende nicht nur der Internationale Strafgerichtshof in Den Haag darüber entscheidet bzw. die Vorentscheidung dadurch trifft, ob die Verhandlungen beginnen, sondern dass eine Kommission eingerichtet wird, die die Lage in Kroatien beurteilt. Ich empfehle, dass wir mit den Arbeiten schnell beginnen, damit auch die Verhandlungen mit Kroatien aufgenommen werden können.

Ich unterstütze nachdrücklich, was zu Kyoto gesagt worden ist. Wir stehen auf der Seite all derer, die die Reduzierung der Emissionen entschlossen vorantreiben. In unserer gemeinsamen Entschließung – der Kompromissentschließung des Parlaments – äußern wir uns in Ziffer 35 auch zu dem Waffenembargo im Hinblick auf China. Wir sagen den Staats- und Regierungschefs, dass wir als Europäisches Parlament – ich denke, dass wir uns darin einig bleiben, aber wir jedenfalls als Fraktion – einer Aufhebung des Waffenembargos aus Menschenrechts- und aus anderen Gründen nicht unsere Zustimmung geben werden.

(Beifall)

Die Priorität der Prioritäten in den nächsten Wochen ist die Verabschiedung der Europäischen Verfassung. Wir bitten alle Handelnden, ihren Beitrag zu leisten, damit wir bei dem Referendum in Frankreich und in den Niederlanden eine Mehrheit bekommen, damit wir auch eine gute Grundlage für alle weiteren Referenden haben, denn die Verfassung ist die Priorität der Prioritäten, und wir brauchen die Europäische Verfassung für die europäische Zukunft.

(Beifall)

 
  
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  Schulz, im Namen der PSE-Fraktion. Herr Präsident, meine sehr geehrten Damen und Herren, verehrtes leeres Haus! Ich habe meinem Kollegen Poettering mit Spannung zugehört. Wir als Sozialdemokratische Fraktion waren hoch interessiert zu hören, wie er es denn nun verkraftet, dass eine Reihe von christdemokratischen Regierungschefs eine andere Meinung vertreten als die überwiegende Mehrheit der EVP-Fraktion in diesem Hause. Er hat sich relativ elegante Formulierungen zurecht gelegt, um diesen Bruch in der konservativen Parteienfamilie, zwischen dem Block in der Parlamentsfraktion, die ja nicht homogen, sondern sehr heterogen ist, und den Regierungschefs zu kaschieren.

Worum geht es denn? Herr Poettering hat mit Lissabon begonnen und hat die Lissabon-Strategie nachdrücklich begrüßt. Da sind wir uns absolut einig. Es trifft zu, dass auf diesem Gipfel Signale gegeben wurden, was Lissabon und die Umsetzung der Lissabon-Ziele angeht, das haben der Kommissions- und der Ratspräsident richtig berichtet. Das ist es auch, was wir uns gewünscht haben, was positiv von diesem Gipfel zu vermelden ist und was Mut macht. Da sind wir uns absolut einig.

In der Kombination zwischen der Reform des Stabilitätspakts und der Notwendigkeit der Flexibilisierung, die dadurch auch für die nationalen Regierungen entsteht, und den definierten Zielen des Lissabon-Prozesses werden der Gipfel und sein Ergebnis erst richtig verständlich, Herr Kollege Poettering. Denn diejenigen, die in die Lissabon-Ziele investieren wollen und sollen, müssen auch in der Lage sein, als Staaten in diese Ziele zu investieren.

In der Kombination zwischen den notwendigen Flexibilisierungsinstrumenten, die jetzt in diesem Pakt enthalten sind, und den beschriebenen Zielen des Lissabon-Prozesses in der Kombination beider Beschlüsse liegt der besondere Reiz des Ergbnisses dieses Gipfels. Deshalb können wir als Sozialdemokratische Fraktion den Resultaten nachdrücklich zustimmen, und das kommt auch in unserer Entschließung zum Ausdruck, die wir heute mit breiter Unterstützung verabschieden werden – ich nehme an, dass jetzt auch die Skeptiker in der EVP-Fraktion den Formulierungen zum Stabilitäts- und Wachstumspakt, die fast identisch sind mit dem, was wir vor diesem Gipfel gefordert haben, zustimmen werden. Das hoffen wir, und das freut uns in besonderer Weise.

Ich habe mit gleicher Aufmerksamkeit gehört, Herr Kollege Poettering, wie Sie sich, was ich durchaus nachvollziehen kann, für eine schnelle Aufnahme von Verhandlungen mit Kroatien ausgesprochen haben. Wir werden heute Mittag sehen, wie belastbar die Aussagen der EVP-Fraktion sind, wenn es darum geht, zu Abschlüssen bei den Beitrittsverhandlungen zu kommen. Wenn allerdings diejenigen, die sich jetzt in Kroatien Hoffnungen auf die Belastbarkeit Ihrer Aussagen machen, heute Mittag möglicherweise in ähnlicher Weise behandelt werden wie Bulgarien und Rumänien, dann sollten wir in Zagreb vorab Bescheid sagen, dass man sich doch noch mal mit Herrn Poettering unterhalten sollte.

(Beifall)

Die Sozialdemokratische Fraktion begrüßt nachdrücklich, dass die Schlussfolgerungen des Rates insbesondere in einem weiteren Bereich Hoffnung machen. Wir haben, was die Rolle Europas in der Welt angeht, in den letzten Jahren unser Schwergewicht als Sozialdemokraten – in unseren Forderungen – auf nachhaltige Entwicklung und auf die Klimaveränderung gelegt. Die Beschlüsse, die jetzt gefasst wurden – der Herr Kommissionspräsident ist darauf noch einmal zurückgekommen – sind richtungweisend. Wir müssen den Bürgerinnen und Bürgern – ich komme zurück auf Ihre richtigen Bemerkungen hinsichtlich des Referendums in Frankreich – sagen: Kein Land dieser Welt und europäisches Land, auch kein hochindustrialisiertes, wird die Herausforderungen des 21. Jahrhunderts alleine bewältigen können. Das geht für Europa nur in der Gemeinschaft: in der ökonomischen, in der monetären, in der sozialen Gemeinschaft und in der Gemeinschaft, die Europa als Kraft, als Gemeinschaft für die nachhaltige Entwicklung und für die Reduzierung der Umweltgefahren entwickeln kann. Das sind globale Herausforderungen, denen kein Frankreich, kein Deutschland, kein Großbritannien, kein Belgien, kein Portugal alleine begegnen kann. Europa hat als Kontinent und die EU als politische Organisationsform dieses Kontinents die Aufgabe, diesen Risiken entgegenzutreten. Das war eine nicht zu unterschätzende Botschaft dieses Frühjahrsgipfels. Auch dafür sind die Sozialdemokraten in diesem Haus dankbar, und deshalb können wir unserem Entschließungsantrag in der frohen Erwartung einer breiten Unterstützung auch der EVP und der Liberalen guten Gewissens zustimmen.

(Beifall)

 
  
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  Watson, on behalf of the ALDE Group. Mr President, it often seems to fall to the smaller Member States to rescue Europe from the problems created by their larger partners. Mr Juncker, I fear you find yourself once more the victim of high expectations. The European Union is now facing major challenges which will test not only its capacity to provide for the hopes and needs of its citizens, but its very capacity to hold together.

The challenge which occupied the European Council is that of re-energising our economic growth potential. Our economy has stalled since the Lisbon Strategy was launched in 2000; it is almost as if a millennium bug of continental proportions has afflicted our competitiveness and depressed our determination to take tough decisions.

The summit was billed as a relaunch of the ten-year Lisbon Agenda, yet it left Liberals and Democrats with the impression of Europe’s leaders sleepwalking their way forward. The lofty language of the Council conclusions is unsupported by the dignity of disciplined thought. The text was high on rhetoric but low on action. Calls for undertakings to build new competitive factors, for consumers to benefit from new goods and services and for workers to acquire new skills were combined paradoxically with a demand for the Commission to rewrite a key piece of internal market legislation enabling growth in the services sector. The draft services directive can be improved, but it will be done in a serious manner by Parliament and the relevant sectoral council rather than by Heads of State playing to the gallery and pandering to nationalist sentiment.

The European Council conclusions speak of financial perspectives to provide the Union with adequate funds to carry through its policy commitments, especially the Lisbon priorities, yet Member States still call for a restrictive budget in one breath, while tying up foreign spending for seven years in the next breath.

Liberals and Democrats in this House do not share Mr Barroso’s satisfaction with the Spring Summit. Mr Juncker, we offer your presidency two cheers on ‘mission impossible’: your legendary ability to craft compromise has saved the shreds of the Stability and Growth Pact. Yet its loose wording and its get-out clauses send shivers down the spines of orthodox economists and Mr Berlusconi’s use of his new-found flexibility to offer tax breaks ahead of a general election shows the contempt with which irresponsible leaders will treat their eurozone partners.

What has happened to Europe’s leadership? Where is the sense of common purpose? Is it any wonder that French or British citizens show little enthusiasm for a new treaty, when two of our longer serving leaders have abjectly failed to explain and justify the Union to their compatriots? The vacuum in leadership at national and European levels threatens to derail not just the Constitutional Treaty, but the whole project. If the Constitution is not ratified the blame will lie fairly and squarely on those leaders who sacrifice longer term European Unity to short-term national popularity.

President-in-Office, I cannot escape the conclusion that your European People’s Party is failing our Union. You have failed to use your majority in the Council to build a coherent economic strategy at home. You are unable to marshal your troops here to see through our commitment to Bulgaria and Romania, to say nothing of their attitude towards Croatia that we have just heard. We are humiliated abroad when our Union conveniently discards its scruples to secure favoured trading status from totalitarian regimes in Russia or in China; when we turn a blind eye to such suffering in the Sudan; when we are silent in the face of American overreaction, imprisoning our citizens without charge, and denying airspace to our airlines. Under these conditions the European Union does a disservice to its citizens. Europe needs and deserves better.

(Applause)

 
  
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  Frassoni, a nome del gruppo Verts/ALE. Signor Presidente, onorevoli colleghi, per una volta, anche per il gruppo dei Verdi e Alleanza libera europea ci sono alcune buone notizie nelle conclusioni di un Consiglio europeo. Non capita spesso, forse per questo il Presidente Barroso ha detto che i Verdi sono fuori dal sistema o antisistema. Non lo credo e spero di utilizzare gli anni e i mesi che ci separano dalla fine della legislatura per convincerlo del contrario.

Anche perché non ci fa particolarmente piacere notare che, prorpio sui quattro punti di questo vertice che abbiamo ritenuto relativamente positivi, la Commissione è rimasta indietro perché aveva assunto una posizione diversa. I punti sono: la riforma del Patto di stabilità, precisi obiettivi numerici per quanto riguarda il protocollo di Kyoto, che la Commissione ha deciso sfortunatamente di non citare, il riequilibrio della Strategia di Lisbona in termini di sostenibilità ambientale e sociale - pur se in modo ancora vago e impreciso - e una sorta di ritrovata sintonia con la realtà per quanto riguarda la direttiva Bolkestein: nonostante si fatichi molto, ad ammettere, anche in questo Parlamento, che prima di approvare la direttiva Bolkestein, bisogna elaborare una direttiva sui servizi di interesse generale.

Anche noi riteniamo che la riforma del Patto di stabilità sia stata positiva e sia maggiormente in grado di tenere conto della situazione economica generale e delle situazioni nazionali specifiche. Certo, questi aspetti positivi vengono fortemente controbilanciati dal fatto che le indicazioni rimangono troppo vaghe per quanto riguarda la qualità della spesa. Scegliere, ad esempio, di investire fino a 700 milioni di euro all'anno sulla costruzione del reattore termonucleare sperimentale internazionale, quando anche i più ottimisti non prevedono che lo si possa usare - semmai si potrà farlo - prima del 2050, significa non riconoscere l'urgenza di applicare il protocollo Kyoto né le potenzialità delle energie rinnovabili e non investire in questo settore. Questo ci sembra un grave errore.

Inoltre, purtroppo, dobbiamo constatare che durante il Consiglio europeo non si è assolutamente tenuto conto del fatto che un ambiente macroeconomico sano deve includere una riforma fiscale che trasferisca sul degrado ambientale l'onere fiscale che oggi grava sul lavoro, contribuendo a rendere più interessante l'occupazione regolare. E' quanto affermava Jacques Delors nel '92, e da allora non abbiamo fatto nessun passo avanti.

Presidente Barroso, Commissario Verheughen, penso che dovrebbe veramente insegnare qualcosa la triste parabola dell'economia italiana e del suo governo, che è arrivato al potere promettendo un nuovo miracolo economico, tagliando tasse, regole ambientali, e oggi il paese sta all'ultimo posto per crescita e competitività in Europa. Riteniamo necessario, Presidente Barroso, che l'Unione europea si esponga, anche per vincere il referendum sulla Costituzione in Francia e per convincere i cittadini che esiste un valore aggiunto europeo, affinché l'iniziativa della Commissione nel quadro della Strategia di Lisbona si traduca in nuove norme. Non siamo contenti del fatto che la Commissione si accontenti di svolgere un ruolo di coordinamento. Ciò non ci basta perché significa, per gli elettori francesi ma non solo, che l'unico messaggio che arriva dall'Europa è quello della direttiva Bolkestein, della brevettabilità del software e del laissez faire in materia economica e sociale.

Non ci siamo! Noi crediamo che sia necessario agire in un'altra direzione e, soprattutto, invitiamo la Presidenza e il Presidente Barroso a prestare maggiore attenzione a quella che noi, ma anche la Commissione, abbiamo chiamato "la rivoluzione della ecoefficienza". In questo momento questa industria, le imprese di questo tipo, crescono del cinque per cento l'anno e noi crediamo che bisogna investire e scommettere molto di più su questo settore. Infine, concordo con quanto affermato dal Presidente Watson, con una sola eccezione: io non credo, insieme al mio gruppo, che affrettare, spingere, mettersi con le spalle al muro per quanto riguarda l'adesione di Bulgaria e Romania ci aiuterà a convincere i bulgari, i rumeni e gli europei della fattibilità del progetto.

 
  
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  Figueiredo, em nome do Grupo GUE/NGL Senhores Presidentes, caros Colegas, a recente revisão em baixa das estimativas de crescimento divulgadas pela Comissão, o abrandamento aí revelado, face ao já baixo crescimento em 2004, demonstram que as políticas orçamentais e monetárias, restritivas a nível europeu e nos Estados-Membros, limitaram a procura interna, o investimento público e a recuperação económica.

As suas repercussões negativas no desemprego, na pobreza e na exclusão social, bem como no agravamento das desigualdades sociais e territoriais são visíveis nos 20 milhões de desempregados e nas cerca de 70 milhões de pessoas que vivem em situação de pobreza, apesar de os resultados operacionais das grandes empresas da União Europeia registarem um aumento de 78% em 2004 e de os lucros em percentagem do PIB na Zona Euro estarem actualmente próximo do máximo registado há pelo menos 25 anos.

Ora, nesta situação, como é que se pode aceitar o actual dito relançamento da Estratégia de Lisboa, assente na competitividade e na criação de um quadro mais atractivo para as empresas, insistindo no aprofundamento das políticas de liberalização, designadamente na área dos serviços, no aumento da flexibilidade dos mercados, reduzindo os direitos dos trabalhadores, alargando os sectores em que vigoram baixos níveis salariais, persistindo na manutenção das propostas de directiva sobre a organização do tempo de trabalho e a criação de um mercado interno dos serviços? Nós não aceitamos.

Como é que se pode aceitar que as conclusões do Conselho apenas consagrem uma ligeira frase à inclusão social e se limitem a referir as crianças em situação de pobreza, sem apontar uma visão multidisciplinar e integrada do combate à pobreza e à exclusão social? Como é que se pode aceitar que, apesar da anunciada revisão do Pacto de Estabilidade, se continue a insistir no cumprimento de metas restritivas, embora algo flexíveis, mas dando prioridade ao desmantelamento da segurança social pública e universal, quando se sabe que o investimento público e a manutenção de sistemas públicos de segurança social são essenciais para o combate à pobreza e à exclusão social?

Por tudo isto, insistimos na necessidade de retirar as propostas de directiva sobre o tempo de trabalho e sobre o mercado interno dos serviços, de revogar e de substituir o Pacto de Estabilidade por um Pacto de Crescimento e Emprego para dar prioridade à criação, até 2010, de 22 milhões de empregos de qualidade e com direitos, para atingir as metas indicadas no Conselho de Lisboa e reduzir para metade a pobreza e a exclusão social, conforme se aprovou na Estratégia de Lisboa em 2000.

Consideramos que a luta contra as desigualdades de rendimentos e a promoção da igualdade de direitos e de oportunidades e da convergência real devem figurar no topo da Agenda Económica e Social da União Europeia.

 
  
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  Clark, on behalf of the IND/DEM Group. Mr President, after all that Mr Juncker said a month ago in this House and elsewhere to the effect that the Stability and Growth Pact was dead or at best needed to stagger on as it was, we now hear from the European Council that it lives again. Lazarus indeed strikes once more. But it is not living, it is fudging. In a year’s time this rotten pact will have to be fudged or dumped, as I suggested last time.

The meeting, however, was remarkable for something which it did not discuss: the UK’s budget rebate. Mr Chirac at least commented on it after the meeting, saying to reporters that it could no longer be justified, that it was from the past. Mr Barroso echoed those statements.

Perhaps you would like to justify the fact that the UK would pay into the EU 14 times more than France without the rebate, and, even with it, two-and-a-half times the French contribution. Mr Barroso also said that 70% of Commission spending was on agriculture when the rebate was agreed, whereas new proposals would reduce it to one-third. In fact, the proposals are that three-quarters of future spending will go to agriculture in poor regions. That is where the Commission’s priorities lie. That is of no comfort to the UK, rebate or no. Our Foreign Secretary said that the Commission’s proposal could mean a 35% hike in the budget, but he said our rebate remains a veto.

We have an election in the UK on 5 May. I would advise you not to try to join the flight from London to Brussels the following day. You would be caught up with party officials and government ministers, of whatever colour, as they rush over here to seek a compromise. It will be a milestone on the way to Britain’s exit. Worse is better because, in monetary terms, the EU will then be 14 times as bad for the UK as for France. Heaven knows, even with Mr Chirac’s desperate efforts, current polls show that the EU is becoming less popular in France every day.

 
  
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  Muscardini, a nome del gruppo UEN. Signor Presidente, onorevoli colleghi, è proprio il caso di dire che finalmente i governi hanno capito che il Patto di stabilità non deve essere uno strumento frenante, o addirittura un fattore di blocco, della crescita dell'economia.

I risultati del Consiglio europeo di Bruxelles hanno sottolineato la necessità per l'Europa di rendere più flessibili le regole che paralizzano l'economia con un'interpretazione troppo rigida e schematica del Patto di stabilità, che alla fine ha imbrigliato lo sviluppo di molti Stati membri.

Era necessario che con il peggioramento dell'economia mondiale e con i nuovi scenari internazionali l'Europa finalmente si decidesse a superare la sua incapacità di guardare al futuro con la necessaria flessibilità.

Non si può più pensare a un'Europa competitiva nello scenario internazionale quando il suo tasso di crescita corrisponde alla metà di quello americano; non si può più credere che il valore, di per sé positivo, della stabilità possa garantire il superamento delle rigidità che, nell'ultimo decennio, hanno ingessato la crescita.

Ci rallegriamo che il Consiglio europeo abbia raggiunto un largo consenso sulla riforma del Patto e poniamo l'accento sull'accordo raggiunto sulle riforme strutturali nella definizione della politica di aggiustamento che gli Stati dovranno perseguire per rispettare i parametri del Patto in caso di eccesso del deficit.

Il sistema pensionistico, il settore della ricerca e dell'innovazione, la formazione e le grandi opere strutturali e infrastrutturali rappresentano impegni d'investimento non sempre contabilmente compatibili con i limiti espressi dai parametri.

Se è indubbio che il Patto deve essere applicato in maniera equa nei paesi che l'hanno sottoscritto, è altrettanto vero che l'economia dell'Unione europea a 25, caratterizzata da una considerevole eterogeneità e diversità, necessita di una cornice comune più arricchita e articolata, che permetta una migliore comprensione delle differenze, senza negare gli obiettivi indicati nei parametri di riferimento.

Vorrei ricordare al collega Watson – che ho ascoltato con molta attenzione – che non c'è strategia economica perché non c'è strategia politica e perché, di fronte alle nuove frontiere di questo secolo, continuiamo a utilizzare le regole economiche e finanziarie del secolo scorso.

(Il Presidente chiede all'oratrice di terminare)

Signor Presidente, altri colleghi hanno superato il tempo a loro disposizione in misura maggiore, quindi le regole vanno fatte rispettare da tutti o da nessuno.

 
  
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  Presidente. Las reglas son las mismas para todo el mundo, señora Muscardini.

 
  
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  Czarnecki, Ryszard (NI). Panie Przewodniczący, Rada Europejska znowu określiła jako swój priorytet Strategię Lizbońską - to swoiste hobby Rady. Przypomina mi ta strategia powiedzenie rosyjskiego pisarza Mikołaja Gogola, który pisał: "stare jeszcze nie umarło, nowe jeszcze się nie urodziło, ale jedno i drugie zagraża żyjącym". Stara strategia dogorywa, nowa jest w powijakach, ale obie grożą Europejczykom czekami bez pokrycia, sprzecznymi priorytetami, pustosłowiem. Dzisiaj Przewodniczący Rady, Pan Premier mówi, że Europejczycy strategii nie czytają i jej nie lubią, ale to nie jest wina Europejczyków. Bardzo wiele propozycji Rady budzi taką reakcję: "tak, ale" i to "ale" rośnie przy bliższej lekturze. Tak np. jest z Programem Ramowym Badań i Rozwoju. Niech będzie on trampoliną dla badań dla całej starej i nowej Unii. Ale nie może być furtką czy bramą dla renacjonalizacji składki członkowskiej najbogatszych państw Wspólnot. W ostatnich dokumentach Rady na papierze mamy konkurencyjność, a w życiu, w praktyce odejście od dyrektywy usługowej, która tę konkurencyjność czyniła realną i ją wzmacniała. Czy Rada chce mieć ciastko i jednocześnie je zjeść? To dobra wiadomość dla Azji, europejski konkurent w tym momencie odpada. Zamiast apelować, aby Unia zakończyła tworzyć lęk wewnętrzny, należy to robić, a to oznacza, że małe polskie, węgierskie, czeskie, słowackie, litewskie firmy mają być tak samo traktowane jak firmy starej Unii. Wiecie najlepiej, że tak nie jest. Jeżeli Rada mówi o realokacji środków pomocowych, to czy w praktyce ma to oznaczać mniej pieniędzy dla nowych członków? Tych obaw Rada nie rozwiała. Jeżeli Rada mówi o reformie systemu pomocy regionalnej, czy nie będzie to pretekstem do, powiedzmy wprost, utrwalenia podziału w Europie na biedną - nową i starą - bogatą Unię, która chętnie by zapomniała o zasadzie solidarności - tym fundamencie Wspólnot Europejskich.

 
  
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  Lulling (PPE-DE). Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Président de la Commission, chers collègues, les choses étant ce qu'elles sont - c'est-à-dire que je dispose de deux minutes - je ne parlerai que du pacte de stabilité pour dire que l'existence d'un accord politique au Conseil pour réaménager certains aspects de ce pacte est une bonne nouvelle. La Présidence luxembourgeoise peut se prévaloir d'un succès qui n'allait pas de soi.

Ceci étant dit, cet accord pour une réforme nous conduit à une situation assez paradoxale, car, si le pacte nouvelle formule comporte des innovations très judicieuses, notamment en ce qui concerne le volet préventif, force est de reconnaître qu'il ne suscite qu'une adhésion mitigée. Afin de vaincre les réticences, il convient en priorité de s'atteler à la tâche essentielle, à savoir rétablir la confiance et restaurer la crédibilité d'un pacte trop longtemps malmené.

Trop de zones d'ombre demeurent pour éviter que les querelles d'interprétation ne reprennent de plus belle et ne permettent à chacun d'interpréter les règles à sa guise. Trop de doutes subsistent encore au niveau de l'engagement des États membres à respecter un corpus de principes qu'ils se sont donnés eux-mêmes. C'est en premier lieu à la Commission, Monsieur le Président, qu'il incombe de faire œuvre de clarification, en insérant les modifications de principe décidées par le Conseil dans les règlements de 1997, qui constituent l'ossature du pacte.

Ce travail de proposition revêt, dans ces circonstances, une importance toute particulière, puisque des précisions s'imposent. Je me bornerai à citer deux exemples. À quels engagements concrets aboutira le volet préventif du pacte qui constitue en quelque sorte la monnaie d'échange pour les assouplissements décrétés à d'autres niveaux? Comment concilier dans les textes l'exigence réaffirmée de simplicité, de transparence et d'équité lors de la procédure de déficit excessif avec la sophistication des mécanismes qui se dessinent?

En ce qui concerne la confiance et la crédibilité, c'est naturellement aux États membres de rendre des comptes et d'exiger d'agir en conséquence. Même au plus bienveillant des observateurs, il n'aura pas échappé que les débats autour de la réforme du pacte se sont résumés le plus souvent à des plaidoyers prud'homaux et non pas à des discussions teintées d'un minimum d'objectivité. Je dois dire, Monsieur le Président, que cette attitude détestable a eu des effets psychologiques ravageurs: non seulement le principe de l'égalité de traitement entre les États membres en a cruellement souffert, mais encore le fondement d'une communauté de droit en a paru ébranlé.

 
  
  

ΠΡΟΕΔΡΙΑ του κ. ΤΡΑΚΑΤΕΛΛΗ
Αντιπροέδρου

 
  
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  Goebbels (PSE). Monsieur le Président, chers collègues, le sommet de printemps fut un succès. La présidence mérite nos félicitations pour avoir arraché un compromis valable sur le pacte de stabilité et pour avoir relancé la stratégie de Lisbonne.

Notre Union est dans une situation bizarre. Nous sommes le premier exportateur mondial et le premier marché pour le reste du monde. Notre Union est un havre de paix, une entité politique attractive à laquelle de plus en plus de pays veulent adhérer. En même temps, nous pratiquons une sorte d'autoflagellation: nous nous complaisons dans le déclin annoncé de la Maison Europe.

Or, tous les faits contredisent ce discours pessimiste. Notre Europe, vue de l'extérieur, est un modèle de bien-vivre. Elle associe un niveau de vie élevé à des normes sociales et environnementales rarement dépassées. L'Europe crée des emplois: 6,5 millions en 4 ans. Néanmoins, le taux de chômage reste trop élevé dans certains grands pays.

Oui, notre croissance est plus faible que celle de la Chine. Mais une économie qui représente près du quart du produit mondial croît plus lentement qu'une économie nouvelle ayant connu un siècle de stagnation. Avec un taux de croissance de seulement 2%, notre Union s'agrandit chaque année du poids économique de Taïwan.

Le discours prédominant prétend que l'Europe décroche par rapport aux États-Unis en matière de compétitivité et de productivité. Une analyse fine fait apparaître que les gains de productivité américaine viennent surtout de certains secteurs de services qui, comme le commerce de gros, le commerce de détail, le secteur immobilier et l'intermédiation financière, ne sont nullement en concurrence directe avec les mêmes secteurs européens.

Par contre, l'Europe accuse un retard, un vrai retard, dans le secteur des semi-conducteurs et des machines de bureau. Assez étonnamment, nos entreprises ont des avantages productifs pour les communications et les services informatiques. L'Europe dépasse les performances américaines dans 37 secteurs économiques sur 56. Il est vrai que l'Europe a du retard dans le domaine de la recherche, c'est surtout le secteur privé qui est fautif: alors que 80% des 1,2 million de chercheurs américains travaillent pour le privé, seuls 48% du million de chercheurs européens sont employés par ce secteur.

À tout cela, la stratégie recentrée de Lisbonne peut et doit apporter des réponses. Pour réussir davantage, l'Union a besoin d'un cadre macroéconomique favorable. Le pacte de stabilité revigoré, en permettant une politique de dépenses publiques réactive aux cycles économiques et en favorisant la qualité de l'investissement, sera un soutien à la croissance.

La stabilité est assurément un bien public. Mais l'Union, et surtout la zone euro n'ont jamais connu autant de stabilité. Il n'y a plus d'inflation, il y a une monnaie forte et des taux d'intérêts historiquement bas. Il nous manque davantage de croissance, davantage de demande intérieure, notamment dans certains grands pays. Le fait que la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark font plus de croissance que la zone euro, même en subissant des taux d'intérêts plus importants, devrait faire réfléchir la Banque centrale européenne.

Les socialistes soutiennent en tout cas le Président du Conseil, pourtant un éminent membre du Parti populaire européen, lorsqu'il rappelle à la Banque centrale européenne que celle-ci est seule responsable de la politique monétaire, mais que la conduite de la politique économique européenne relève des gouvernements. Ici également, il faut une "séparation entre l'Église et l'État".

(Applaudissements)

 
  
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  Klinz (ALDE). Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Ich beglückwünsche den luxemburgischen Ratspräsidenten zum Abschluss der Arbeiten zur Reform des Stabilitäts- und Wachstumspakts im vergangenen Monat. Der Pakt zeigt in seiner neuen Form eine Reihe positiver Aspekte.

Der präventive Aspekt des Pakts wird gestärkt, die Mitgliedstaaten haben einen Anreiz, gute Zeiten zu nutzen, um für schlechte Zeiten vorzusorgen. Dabei wird dem Schuldenstand der Länder erhöhte Aufmerksamkeit geschenkt.

Die unterschiedliche wirtschaftliche Situation der einzelnen Mitgliedstaaten wird stärker als bisher berücksichtigt. Insofern besteht eine große Chance, in Zukunft bei Verstoß gegen das Defizit- und Schuldenkriterium an realistischen Problemlösungen zu arbeiten. Die Reform des Pakts soll helfen, die Abstimmung der Wirtschaftspolitik der Mitgliedstaaten zu verbessern und gleichzeitig die Notwendigkeit einer nachhaltigen Finanzpolitik zu unterstreichen.

Ich bezweifle allerdings, ob diese positiven Aspekte ausreichen, um die Euro-Zone nach vorne zu bringen. Ich fürchte, dass das verloren gegangene Vertrauen der Bürger durch diese Reformen nicht zurückgewonnen wird. Der reformierte Pakt weist meines Erachtens zu viele Schwachstellen auf. In Zukunft muss die Europäische Zentralbank alleine dafür sorgen, dass der Euro stabil bleibt, da der Pakt als zweite Stabilitätssäule praktisch ausfällt.

Der vergrößerte Interpretationsspielraum und die nicht näher präzisierten besonderen Umstände werden manche Mitgliedstaaten in Versuchung führen, neue Schulden zu machen. Dies könnte die Europäische Zentralbank schon bald zwingen, die Zinsen anzuheben, und das ohnehin nur schwache Wachstum in der Eurozone gefährden.

Die Kommission ist meines Erachtens nicht gestärkt, sondern geschwächt aus dem Reformprozess hervorgegangen. Es erscheint mehr als fraglich, ob sie ihre Rolle als Wächterin des Pakts wirkungsvoll wird spielen können. Die konsequente Anbindung des vertraglich vorgesehenen Sanktionsmechanismus bei Vertragsverletzungen erscheint heute unwahrscheinlicher als jemals zuvor. Ich hoffe, dass es trotz dieser Bedenken gelingt, möglichen Schaden von der Euro-Zone abzuwenden.

Bei der Anpassung der Verordnungen 1466 und 1467 können und müssen unklare Formulierungen präzisiert werden. Die Allianz der Liberalen und Demokraten erwartet, dass das Europäische Parlament in den Prozess der Neufassung dieser Verordnungen und in die Überwachung der Einhaltung des Pakts zeitnah einbezogen wird.

 
  
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  Hudghton (Verts/ALE). Mr President, yesterday an opinion poll was published in Scotland that included a question about the draft EU Constitution. Scots in favour of signing up to the Constitution: 35%; those against signing up to the EU Constitution: 49%.

Five years ago, a much more positive response would have been delivered from Scotland. Indeed, historically, Scotland has been much more positive about engagement with our European partners than certain other parts of the UK. But, in spite of all the talk since the fall of the Santer Commission about reconnecting with citizens, many of our policies and directives are still seen as insensitive and inappropriate to real life in our communities, not least in Scotland with the disastrous failure of the common fisheries policy. But I think the services directive has the potential to further undermine public confidence and I do not think it has been sensitively handled so far by the Council or the Commission.

It is widely seen as a further attack on essential public services. Much has been said about the potential effects of the country of origin principle, but, if we are to be sensitive to the reality, there is much more to it than that. For example, in the UK, Scotland’s legal and regulatory system is entirely separate from that of England and Wales, and so on. I would like to see more recognition than we have to date not only of sensitivities at Member State level, but of differences within Member States as well.

 
  
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  Αδάμου (GUE/NGL). Κύριε Πρόεδρε, παρά το ότι ο Πρόεδρος του Συμβουλίου έχει αποχωρήσει και ο Πρόεδρος της Επιτροπής είναι απασχολημένος σε συζήτηση, εγώ θα πω αυτά που θέλω να πω. Η Λισσαβώνα δυστυχώς αφήνει σε δεύτερη μοίρα τις κοινωνικές πολιτικές. Με τις αλλαγές που προτείνονται στο Σύμφωνο Σταθερότητας καθώς στην ίδια τη στρατηγική της Λισσαβώνας, η τελευταία δεν μπορεί να καταστεί φιλολαϊκή. Είναι παράδοξο και παράλογο να μιλάμε για τη δημιουργία της πιο παραγωγικής οικονομίας στον πλανήτη και από την άλλη να θέλουμε μείωση των προϋπολογισμών, άρα λιγότερη συνοχή. Μόνο με σειρά ριζικών μέτρων, που να περιλαμβάνουν και άλλα επίπεδα, θα μπορούσε να γίνει η Λισσαβώνα φιλολαϊκή στρατηγική.

Η Ευρωπαϊκή Αριστερά διαφωνεί στο σύνολό της. Ζητούμε να θεσμοθετηθεί στην Ευρώπη πραγματικό κοινωνικό κράτος με στόχο την πλήρη απασχόληση. Να θεσμοθετηθεί μια στρατηγική με στόχο το υψηλό βιοτικό επίπεδο, χωρίς να θυσιάζεται μπροστά στην ανάγκη αύξησης της ανταγωνιστικότητας. Να καταργηθεί το λεγόμενο "ευέλικτο ωράριο", το οποίο αποσαθρώνει τον κοινωνικό ιστό. Να θεσπισθεί πραγματικό 35ωρο χωρίς μείωση των απολαβών, πράγμα που θα σημάνει πρόσληψη μεγαλύτερου αριθμού ανθρώπων. Εναντιωνόμαστε σε μια στρατηγική μονόπλευρης ανάπτυξης προς όφελος των μεγάλων επιχειρηματιών και του ιδιωτικού τομέα. Θα συνεχίσουμε τις προσπάθειες για να ληφθούν επιτέλους θέσεις από τους κυβερνώντες της Ευρωπαϊκής Επιτροπής και του Συμβουλίου οι οποίες θα απομακρύνουν τη λογιστική λογική προς όφελος της ανθρωποκεντρικής λογικής. Αυτό μπορεί να επιτευχθεί μόνο με ριζικές αλλαγές στο Σύμφωνο Σταθερότητας και στη στρατηγική της Λισσαβώνας.

 
  
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  Blokland (IND/DEM). Voorzitter, de Europese Raad heeft verklaard dat de dienstenrichtlijn een socialer gezicht moet krijgen. Misbruik van werknemers uit lidstaten met minder strikte arbeidsvoorwaarden kan immers niet de bedoeling zijn, evenmin als oneerlijke concurrentie ten opzichte van dienstverleners in lidstaten met strikte arbeidsvoorwaarden. Gebrek aan naleving van het geldende arbeidsrecht zal tot onwenselijke situaties leiden en de zorg daarvoor heeft aanleiding gegeven tot ongerustheid bij burgers. De richtlijn houdt er rekening mee dat dienstverleners volgens de Europese regels gebonden zijn aan het lokaal geldende arbeidsrecht. Voorwaarde is dan wel een effectieve handhaving van dat arbeidsrecht, anders is er wel degelijk sprake van misbruik en oneerlijke concurrentie. Die handhaving was tot nu toe door het richtlijnvoorstel onvoldoende gewaarborgd. In het voorstel lag de handhavingstaak namelijk niet bij het land van bestemming maar bij het land van oorsprong en dat leidt tot een onwerkbare situatie. Je mag toch niet verlangen van bijvoorbeeld Poolse instanties dat ze gaan controleren of Poolse werknemers in Nederland hun werk doen overeenkomstig de Nederlandse arbeidsvoorwaarden. Wij hebben een andere benadering nodig om te komen tot een werkbaar stelsel van handhaving van de arbeidsvoorwaarden in alle lidstaten. Het land van oorsprong zal op zijn minst moeten melden dat zijn ingezetene actief zal worden in het land van bestemming. Informatie-uitwisseling is dus een eerste stap die de handhaving van het arbeidsrecht mogelijk moet maken. Ik neem aan dat de Commissie deze meldingsplicht in de richtlijn opneemt.

Terecht is er door acht milieuorganisaties op de gevolgen van deze richtlijn voor natuur, milieu en gezondheid gewezen. Blijkbaar is het integratiebegrip uit het EU-verdrag met als doel duurzame ontwikkeling, even vergeten.

Al met al heeft de Europese Raad niet duidelijk gemaakt welke richting hij nu op wil en hoe de richtlijn een socialer en ecologischer gezicht kan krijgen. Dat was toch de opzet van het proces van Lissabon. Feit blijft dat het Europees Parlement aan zet was in het wetgevingsproces en niet de Raad. Toch heeft de Europese Raad de dienstenrichtlijn geagendeerd vanwege specifieke belangen van individuele lidstaten. Dat brengt het institutionele raamwerk aan het wankelen. Blijkbaar is de Raad er op dit moment veel aan gelegen dit sociale gezicht meer profiel te geven, gezien de discussie rond de Europese grondwet in Frankrijk, al zijn er meer ter zake doelende argumenten tegen deze grondwet te noemen.

 
  
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  Krasts, UEN grupas vārdā. Prezident! Vērtējot Eiropadomes rezultātus, diemžēl jāsecina, ka centrālo vietu tajā ieņēma diskusija par pakalpojumu direktīvu. Diskusijas rezultāts par pakalpojumu direktīvu, ko mantojumā ir atstājis Komisijas iepriekšējais sastāvs, ievērojami mazina entuziasmu par pašreizējās Komisijas pārrakstīto Lisabonas stratēģijas mērķu sasniedzamību. Direktīva bija iecerēta konkurences vairošanai sektoros, kas ir atvērti konkurencei, lai iegūtu patērētājus, un sniedz atbalstu mazajiem un vidējiem uzņēmumiem, kuriem pārrobežu darbība pašreiz ir neiespējama. Direktīva piedāvātajā redakcijā tika noraidīta kā Eiropas sociālo modeli apdraudoša. Pārsteidzošā kārtā visvairāk kritiku izpelnījās izcelsmes valsts principa piemērošana pakalpojumu sniegšanai. Princips, kas ir virzošais visā iekšējā tirgus likumdošanā un ko pastāvīgi atbalstījuši Eiropas Kopienu tiesas lēmumi. Komisija zaudē vienu no nedaudzajiem tās rīcībā esošajiem instrumentiem un vienu no šobrīd nozīmīgākajiem atjaunotās Lisabonas stratēģijas stūrakmeņiem. Stabilitātes un izaugsmes pakta reforma no ekonomiskā viedokļa ir saprotama, taču tā pilnībā būtu attaisnojama tikai tad, ja Eiropas Savienība būtu vienota valsts. Izsalkušam grūti saprast paēdušo. Tāpēc labos laikos pieņemtais Stabilitātes un izaugsmes pakts ir neparocīgs grūtos laikos. Labos laikos politikas virzītājiem pietrūka vēlmes uzkrāt nebaltai dienai, sliktos laikos pietrūkst gribas veikt strukturālās reformas un nekas cits neatliek kā mainīt pakta nosacījumus. Pakta reforma mazina dalībvalstu fiskālo disciplīnu un nestimulē labos laikos to uzlabot. Bet vājākas vienotās valūtas un augstāku aizdevumu likmju radītās grūtības dalīs visas dalībvalstis, arī tās, kas labi uzvedušās gan labos, gan sliktos laikos. Eiropadomes lēmumi visādā ziņā būs ar tālejošām sekām. Gribas cerēt, ka attieksme pret Lisabonas stratēģiju atšķirsies no tās, ko Padomē piedzīvoja pakalpojumu direktīva, un Lisabonas stratēģijā ietvertās pozitīvās lietas dos cerētos impulsus, un Eiropas sociālo modeli neapdraudēs fiskālās disciplīnas un strukturālo reformu trūkums.

 
  
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  Vanhecke (NI). Voorzitter, het is een onmiskenbaar feit dat de voorbije Europese Raad eigenlijk werd beheerst door een externe factor, met name door de volksraadplegingen over de Europese Grondwet die in verschillende Europese landen op de agenda staan. Het is in het kader van die volksraadplegingen dat we de beslissing moeten zien om de zogenaamde dienstenrichtlijn opnieuw te bekijken. Het is trouwens maar zeer de vraag of die richtlijn-Bolkestein ook werkelijk opnieuw zal worden bekeken of gewijzigd, wanneer de referenda achter de rug zijn. Het is immers een feit dat de Europese besluitvorming bijna systematisch gebeurt over de hoofden van de burgers heen en dat in het verleden meer dan eens zonder meer een loopje werd genomen met ouderwetse begrippen als waarheid en democratie.

Wat de richtlijn-Bolkestein betreft moeten we toch zeggen dat de onduidelijkheid troef is. Zelfs specialisten Europees recht verschillen fundamenteel van mening over de vraag hoe die zaak eigenlijk in de realiteit kan of zal worden ingevuld. Het is een feit dat de zeer ruime definitie van het begrip "dienst", gekoppeld aan het beginsel van het land van oorsprong, ertoe leidt dat de bevoegdheden van staten, en in sommige gevallen van deelstaten, fundamenteel worden aangetast. Het voorstel heeft bovendien onmiskenbaar gevolgen voor de bevoegdheden van de staten inzake sociale zekerheid, gezondheidszorg, onderwijs - allemaal bevoegdheidsterreinen waarop naar mijn bescheiden mening het subsidiariteitsbeginsel strikt zou moeten worden gerespecteerd. Volgens Bolkestein vallen de dienstverleners enkel onder de regelgeving van het land van oorsprong. Welnu, het is mij een raadsel hoe men met zo'n regelgeving concurrentievervalsing en zelfs sociale dumping kan vermijden en ik stel mij ook de vraag of de Europese consument met zoiets echt gediend is.

Sta mij ook toe bijzonder sceptisch te zijn over de honderdduizenden nieuwe arbeidsplaatsen die die richtlijn zogezegd in Europa zou scheppen. Ik ben nog altijd aan het wachten - en iedereen met mij - op de miljoenen arbeidsplaatsen die ons bij de invoering van de euro door dezelfde economen werden beloofd. Nogmaals, ik heb geen enkel vertrouwen in de belofte van de Raad tot voorzichtige amendering van de richtlijn-Bolkestein. Ik heb geen vertrouwen in de plotse bekering tot het "eigen-volk-eerst"-principe van zovele linkse politici die bang zijn voor de uitslag van de volksraadplegingen over de Europese Grondwet. Zoals met de zaak Turkije hangt de politiek van de Europese Unie dikwijls aaneen van bedrog en schaamteloze leugens en ik vrees dat we dat vandaag opnieuw meemaken met de richtlijn-Bolkestein.

 
  
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  Grossetête (PPE-DE). Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord adresser mes félicitations au président du Conseil pour le rôle qu'il a joué à ce Conseil de printemps afin de réaliser le consensus nécessaire entre tous les États membres dans une période fort délicate pour l'Europe.

En ce qui concerne le pacte de stabilité et de croissance, je dirais qu'il est important car il garantit la stabilité nécessaire à la monnaie unique. Mais c'est de critères que l'Europe a besoin et pas de dogmes, et nous étions nombreux dans cet hémicycle à réclamer plus de flexibilité. En réalité, c'est d'une gouvernance économique que nous avons besoin. Ce pacte est aussi celui de la croissance. Pourquoi donc les pays qui investiraient davantage que d'autres dans la recherche, dans la défense ou dans les infrastructures seraient-ils pénalisés? Ce serait un non-sens et en totale contradiction avec la stratégie de Lisbonne.

En revanche, l'augmentation incontrôlée et injustifiée des déficits et de l'endettement doit être sanctionnée sévèrement et les parlements nationaux doivent jouer complètement leur rôle dans le contrôle budgétaire de leurs gouvernements, ces gouvernements européens avec qui nous devons par ailleurs mener une réflexion sur l'avènement du cinquième âge. Nous aurons de plus en plus de centenaires. Nous ne pouvons que nous en réjouir mais cela implique une transformation à la fois sociale et économique.

Monsieur le Président du Conseil, Monsieur Barroso, nous serons très attentifs aux propositions que vous nous ferez au Conseil de juin sur la stratégie de développement durable en relation avec la relance économique et sociale voulue par le processus de Lisbonne. Les changements climatiques constituent un autre défi européen. Sachez enfin que je me félicite de l'engagement de commencer la construction d'ITER à Cadarache avant la fin 2005.

Nous devons redonner confiance aux citoyens européens, soucieux que nous évitions tout dumping social et fiscal. C'est ce que nous nous efforcerons de faire, nous, au Parlement concernant la directive sur les services; et je m'étonne que l'orateur précédent ait des doutes sur le rôle que peut jouer le Parlement à cet égard. Je rappellerai que le pouvoir législatif, chers collègues, est partagé entre le Parlement européen et le Conseil.

En réalité, ce qui manque à notre Europe, c'est l'enthousiasme et la confiance en elle-même. Il nous appartient à nous tous de rassurer et de convaincre et c'est ainsi que nos concitoyens pourront s'approprier la Constitution indispensable à l'Europe à vingt-cinq.

 
  
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  Swoboda (PSE). Herr Präsident, Herr Ratspräsident, Herr Kommissionspräsident, liebe Kolleginnen und Kollegen! Selten hat ein Ratsdokument – auch in diesem Haus – so positiven Anklang gefunden, und das kommt auch in unserer Entschließung zum Ausdruck. In der Tat sehe ich eine gewisse Konvergenz zwischen den Beschlüssen des Rates, den Beschlüssen und Ansichten der Kommission und der Mehrheit in diesem Haus. Es geht um ein soziales Europa im globalen Wettbewerb. Das ist deshalb zu unterstreichen, weil viele Bürgerinnen und Bürger in den vergangenen Jahren den Eindruck hatten, dass es zwar um mehr Wettbewerb geht, aber nicht um ein soziales Europa, bzw. dass das soziale Europa auf diesem Weg verloren geht. Ein Redner meinte heute, es liege an der politischen Führung in manchen Ländern, dass die Verfassung so negativ oder kritisch gesehen wird. Ich meine aber, dass es vielleicht auch daran liegt, dass viele Bürgerinnen und Bürger sich mit diesem Europa nicht identifizieren konnten, weil sie gemeint haben, dass das Soziale vernachlässigt bzw. weggelassen wird.

Was dieser Rat – und da möchte ich der luxemburgischen Ratspräsidentschaft herzlich gratulieren – mit der Reform des Stabilitätspakts erreicht hat, ist kein Aufmachen der Tore für mehr Verschuldung, sondern eine Berücksichtigung der individuellen Situation einiger Länder und eine höhere Flexibilität. Das, was zum Dienstleistungsmarkt – zugegebenermaßen in globalen Dingen – gesagt wurde, betrifft die Öffnung eines gemeinsamen Marktes, aber kein soziales Dumping, wie dies Premierminister Juncker schon das letzte Mal erwähnt hat. Das ist auch unsere Linie. Ich freue mich – auch über das, was Kollegin Grossetête gesagt hat, und ich hoffe, dass das über das Datum des Referendums in Frankreich hinausgeht –, dass wir hier eine gemeinsame Linie finden, um für Europa eine Öffnung unter Berücksichtigung des sozialen Modells zu erreichen.

Was vielleicht zu wenig erwähnt wurde, ist der Pakt mit der Jugend. Es ist sehr wichtig, dass wir an unsere Jugend das Signal senden, dass ihr Europa ein Europa der Beschäftigung und ein soziales Europa sein soll. Die Rücksicht auf die sozialen Fragen schließt nicht aus, dass wir bei etlichen Reformen nach vorne gehen müssen.

Ein Punkt, den ich zum Abschluss noch erwähnen möchte, ist die Forschung und Entwicklung. Wir haben einen neuen Vorschlag für ein Forschungs- und Entwicklungsprogramm. Ich hoffe, Herr Ratspräsident, dass es Ihnen, aber vor allem Ihren Nachfolgern gelingen wird, auch genügend Geld, Initiative und Kraft in dieses Forschungsprogramm zu investieren, denn wenn wir im Wettbewerb bestehen wollen, dann müssen wir die Forschung und Entwicklung vorantreiben.

(Beifall)

 
  
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  Ek (ALDE). Mr President, we are very worried about the current growth rate of the European economy, the high unemployment rates and all the social and environmental problems we have to deal with. Therefore I am glad that a couple of weeks ago Parliament adopted a resolution on the Lisbon process and that a lot of its suggestions were taken into account at the spring summit. However, I am still very worried. I shall give some examples on law-making and on policies.

Firstly, with regard to the Reach Programme, it is very important that we come to a decision. That is what Parliament declared unanimously a couple of weeks ago. Uncertainty is very expensive.

Secondly, with regard to the social services directive, Parliament is much more agreed on the necessity of that directive than the Council. We need a firm line on this because the unemployment rate is a catastrophe for human beings and the economy.

With regard to policy areas, we talk about SMEs and we produce very nice documents on them and on the importance of cutting red tape. Now, risk capital is essential to the work of SMEs. At the same time that we talk about the SMEs, unemployment etc., in the aftermath of the Lamfalussy report there are now 240 sub-groups working on new legislation for the financial markets. That is exactly the opposite of cutting red tape and getting enough risk capital for the SMEs.

The second policy area is energy. We know that we have environmental problems, unemployment problems and regional development problems and that we need the production of biomass, district heating and trigeneration. Yet there is no cooperation between agricultural policy, energy policy and industrial policy. This cooperation is necessary; it is extremely important.

Parliament and – I believe – the Commission are determined, but the Council is not being tough enough. You have to be tougher, Mr Juncker.

 
  
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  Turmes (Verts/ALE). Herr Präsident! Die Grünen wollen kein Europa, das unsere sozialen und umweltpolitischen Errungenschaften, einen Teil unserer europäischen Identität, leichtsinnig aufs Spiel setzt. Das wollen auch die europäischen Bürger nicht. Wir begrüßen daher die klare Sprache der Luxemburger EU-Ratspräsidentschaft und ihren Einsatz für den Dreiklang Wirtschaft, Umwelt und Soziales.

Die Abschlusserklärung des Frühjahrsgipfels ist ein gutes Stück Europa, und sie hat die Barroso-Kommission auf ihrem neoliberalen Kurs klar in ihre Schranken verwiesen. Doch nach den feierlichen Erklärungen müssen jetzt konkrete Taten folgen, und zwar in zwei Bereichen: Im Umweltschutz brauchen wir endlich eine europäische Kraftanstrengung für den Klimaschutz; das muss sich sowohl in den Finanzperspektiven als auch bei der Europäischen Investitionsbank widerspiegeln. Investitionen in den öffentlichen Transport, Investitionen in die Sanierung von Gebäuden, Investitionen in Wärmenetze reduzieren Klimaschäden und unsere Abhängigkeit von Öl. Auf dem Gipfel wurde wenig vom Problem des Öls und seiner Bremswirkung auf das europäische Wachstum gesprochen.

In der Sozialpolitik bedeutet dies, dass wir endlich eine Richtlinie zum Schutz öffentlicher Dienstleistungen brauchen. Es sollte eine der Prioritäten in den verbleibenden Monaten des Luxemburger Ratsvorsitzes sein, dass wir auch diese Richtlinie zu öffentlichen Dienstleistungen auf den Weg bekommen, weil andernfalls der Geist von Bolkestein weiter über Europa hängen wird.

 
  
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  Wagenknecht (GUE/NGL). Herr Präsident! Ein Haus auf morschen Fundamenten macht man nicht dadurch winterfest, dass man das Dach ausbessert. Der Stabilitätspakt gehört nicht reformiert, er gehört abgeschafft. Zumal die jetzt vorgesehene Berücksichtigung so genannter Strukturreformen deutlich zeigt, worum es schon immer ging: nicht um Preisstabilität, nicht um solide Staatsfinanzen, sondern um ein Rechtfertigungsinstrument zum Durchpeitschen neoliberaler Liberalisierungs- und Privatisierungspläne. Pläne, deren Umsetzung die Profite der europäischen Konzerne bereits 2004 um 78% in die Höhe getrieben hat. Aber die, die profitieren, sind offenbar längst nicht zufrieden.

Die vorgelegte Dienstleistungsrichtlinie ist ein neuer Versuch, das europäische Sozialmodell endgültig ad acta zu legen. Statt Harmonisierung der Standards auf oberem Niveau: ein grenzenloser Dumpingwettlauf zur Angleichung auf niedrigstem Niveau; statt bedarfsgerechter Daseinsvorsorge: Kommerzialisierung aller Bereiche menschlichen Lebens. Das ist offenbar die Vision für Europa, die den think tanks der großen Konzerne, der Konzernlobby, vorschwebt.

70 000 Menschen haben im März in Brüssel gegen das neoliberale Brachialprojekt demonstriert. Sie werden darauf achten, ob die Kritik des Rates nur das anstehende Verfassungsreferendum in Frankreich im Blick hatte oder ob ernsthafte Taten folgen.

 
  
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  Piotrowski (IND/DEM). Panie Przewodniczący, Szanowni Państwo, Rada Europejska podczas ostatniego spotkania przyznała, że realizacja tzw. Strategii Lizbońskiej przyniosła na półmetku bardzo mizerne efekty - faktycznie zakończyła się ona fiaskiem. Pragnę przypomnieć, że Unia nie osiągnęła zakładanego 3% wzrostu gospodarczego, a przepaść pomiędzy wysokością PKB per capita w Unii Europejskiej i USA pogłębiła się, a zakładano, że zostanie całkowicie zniwelowana. Wydatki w kluczowej sferze badania i rozwój wzrosły marginalnie, wskaźniki zatrudnienia we wszystkich grupach, jakie wymienia Strategia Lizbońska, zwiększyły się w stopniu daleko niewystarczającym. Nadal istnieją poważne utrudnienia
w wewnątrzwspólnotowej wymianie towarów i usług.

Warunkiem, mitycznego już, zrównoważonego i trwałego wzrostu byłaby liberalizacja rynku usług, byłaby, ponieważ mimo od dawna istniejących uregulowań traktatowych dotyczących swobody wymiany ekonomicznej pozostaje ona fikcją. Proces liberalizacji napotyka na gwałtowny opór urzędników i korporacji zawodowych w krajach starej Unii. Jej przeciwnicy używają argumentów, że jakość usług świadczonych przez przedsiębiorców z nowych krajów jest niska oraz że stosują oni damping socjalny. Tym samym oponenci liberalizacji dyskryminują swoich współobywateli skazując ich na korzystanie z usług po zawyżonych cenach.

W moim przekonaniu bardzo istotnym czynnikiem pobudzającym wzrost gospodarczy byłoby również nietraktowanie polityki spójności wyłącznie jako hasła propagandowego. Aby uniknąć kompromitacji Strategii Lizbońskiej, Rada, Komisja, a nade wszystko unijni urzędnicy muszą przypomnieć sobie, co naprawdę znaczy zasada solidarności i jak naprawdę działa wolny rynek.

 
  
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  Dillen (NI). Voorzitter, geachte collega's, het is verbazingwekkend hoe nakende verkiezingen politici soms van ideeën kunnen doen veranderen en hen zelfs ertoe brengen hun eigen principes te verloochenen. Niet zonder leedvermaak kijk ik bijvoorbeeld naar de intrieste soap die in Europa wordt gespeeld naar aanleiding van de richtlijn-Bolkenstein. Tot 1 mei 2004 hoorden we immers niemand sakkeren over de liberalisering van de diensten, want de plannen van de Nederlandse commissaris pasten nu eenmaal in de Europese logica dat ook dienstverleners vrij in de EU moeten kunnen werken. Maar om president Chirac ter wille te zijn en hem op 29 mei bij het referendum over de Grondwet geen smadelijke nederlaag te laten lijden, heet het nu dat de richtlijn nog zal worden geamendeerd, zo niet volledig herschreven ook al keurden de socialisten Pascal Lamy en Busquin deze destijds mede goed. Voorlopig wordt de richtlijn dan toch maar op ijs gelegd om het Franse 'nee' geen bijkomende troeven in de hand te spelen.

Links in Europa ontdekt dat sociale dumping de arbeidsplaatsen van de eigen bevolking in gevaar dreigt te brengen. Links ontdekt opnieuw het belang van de verdediging van de nationale en soevereine belangen. De Franse linkerzijde, andermaal trouw aan de tradities van het vooroorlogse Front Populaire, herontdekt het vermaledijde "eigen-volk-eerst"-principe en verwerpt het beginsel van het land van oorsprong uit de richtlijn. Of die huichelarij zal volstaan om een verpletterende overwinning van het 'nee' op 29 mei te verhinderen blijft natuurlijk een andere vraag. Kiezers zijn niet dom, in tegenstelling tot hetgeen de hoge coryfeeën in de Commissie lijken te denken. Een gelijksoortig voorbeeld mogen we in Duitsland meemaken, want vandaag schrijft de Herald Tribune dat de sociaal-democratische kanselier Schröder, bang als hij is voor de verkiezingen die volgende maand in Nordrhein-Westfalen plaatsvinden, stringente maatregelen wil opleggen om te voorkomen dat goedkope arbeidskrachten uit Oost-Europa banen van Duitsers komen afpakken. Wie had dat ooit gedacht van een voormalige internationalistische marxist? We kunnen hem er enkel mee feliciteren.

 
  
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  Thyssen (PPE-DE). Elke generatie heeft haar eigen uitdaging. In de jaren tachtig leerden we werken aan het concurrentievermogen en in de jaren negentig ging het om de sanering van de overheidsfinanciën. Nu we geconfronteerd worden met een agressiever wordende wereldwijde concurrentie, een steeds sneller veranderende wereld en een vergrijzende bevolking, komt er de uitdaging bij te zorgen voor de veiligstelling van ons sociaal model, hetgeen in de eerste plaats meer economische groei veronderstelt. Dat het niet volstaat die uitdagingen aan te gaan met verklaringen en niet ingeloste beloften beseft intussen iedereen. De mensen zijn ontgoocheld, ze willen daden, ze willen resultaten. Na de Europese Top kunnen we zeggen dat er over de wederopleving van Lissabon een soort van interinstitutionele overeenstemming en engagement bestaat, en daarom zijn de conclusies van de top een hoopvol nieuw begin en verdient het voorzitterschap felicitaties. Laat het ons ook zo aan de mensen uitleggen, collega's, en dat - zoals de voorzitter van de Raad heeft gesuggereerd - in een taal die de hunne is. Natuurlijk rekenen we erop dat de nieuwe verordeningen inzake het stabiliteitspact ons overtuigen van de boodschap die de voorzitter van de Raad ons hier gebracht heeft, en dat we verzekerd kunnen zijn van duidelijke criteria en voldoende afdwingbaarheid. We zijn ook tevreden dat in de conclusies het belang van de kleine en middelgrote ondernemingen onderstreept wordt en we rekenen erop dat het niet bij lippendienst zal blijven.

Ten aanzien van de dienstenrichtlijn moeten we vaststellen dat er weliswaar een grote communicatieveldslag verloren is, maar daarom niet de oorlog. Wij zullen er, als medewetgever, alles aan doen om het vrij verkeer van diensten mogelijk te maken en we zullen ervoor zorgen dat dat gebeurt op een manier die past in de opdracht van onze generatie, namelijk het veilig stellen van ons sociaal model met zijn drie dimensies. Mijnheer de voorzitter, de stuurgroep voor de strategie van Lissabon van het Parlement heeft gisteren afgesproken continu te zullen doorwerken en van onze kant kan ik het voorzitterschap van de Raad, de Commissie en ook de collega's in het Parlement en de collega's van de nationale parlementen verzekeren dat wij ons verder positief zullen inzetten en dat men op onze samenwerking kan rekenen om de doelstellingen te halen.

 
  
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  Rasmussen (PSE). Hr. formand. Jeg ser, at Graham Watson ikke er til stede i salen, og det beklager jeg. Jeg må tage skarp afstand fra Watsons kritik af Jean-Claude Juncker, formanden for Den Europæiske Union. Det er jo ikke Jean-Claude Junckers skyld, at Frankrig i dag har en regering, der er så upopulær, at den ikke er i stand til at overbevise den franske befolkning om at stemme ja til traktaten. Sandheden er jo, at netop Jean-Claude Juncker, via Det Europæiske Råds møde, som blev afholdt i marts måned i år, har sikret, at vi andre er i stand til at forklare den franske befolkning, at stabilitets- og vækstpagten nu har fået en fornuftig udformning, at Lissabon-processens balancer er bevaret og at vi nu er i stand til at tage fat på det næste skridt, som også Joaquin Almunia, kommissæren for økonomi, har sagt det: "at vi ved at bruge de to instrumenter sammen med en makroøkonomisk indsats, faktisk er i stand til at skabe flere og nye jobs i Europa".

Jeg vil gerne sige til Watson, til PPE og andre, uanset om de er til stede i salen eller ej, at der her er tale om et ansvar, som de og vi deles om sammen med Kommissionens formand, Barroso og hele Kommissionen, Jean-Claude Juncker og Rådet. Vi må vise den franske befolkning, at denne Europæiske Union har én hovedopgave lige nu indad til og det er at være med til at skabe flere og nye og bedre jobs. Frankrig kan ikke skabe flere og nye og bedre jobs alene. Frankrig og den franske befolkning har brug for en ny forfatningstraktat og dette nye europæiske hus sammen med den politiske linje, som er lagt nu - med Det Europæiske Råds møde i marts, og forhåbentlig vil blive fortsat i juni måned - giver os nogle gode argumenter for at komme videre i det europæiske arbejde. Europa er ikke store revolutioner eller stjernestunder hver dag. Europa er fornuftigt målrettet, dygtigt arbejdet og det vil jeg gerne vil komplimentere hr. Jean-Claude Juncker for i dag.

 
  
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  Letta (ALDE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'accordo sul Patto di stabilità ha aspetti positivi, ma rimangono grandi preoccupazioni. Innanzitutto è fondamentale un rafforzamento e non un indebolimento del ruolo della Commissione nella gestione del Patto, sia sul lato dei conti che su quello degli investimenti, cioè sia sulla stabilità che sulla crescita.

In secondo luogo, deve essere chiaro che il nuovo patto è per la crescita è per la crescita dell'economia e non per la crescita dei deficit: le due cose non possono essere collegate come sembrano invece fare governi nazionali come l'attuale governo italiano. Per questo invitiamo le Istituzioni europee a lavorare per evitare rinazionalizzazioni pericolose e a operare con determinazione per una crescita dello spirito comunitario. Altrimenti il futuro stesso dell'Unione sarà grigio, se non si mantiene un approccio comunitario, sia nell'applicazione del Patto che delle altre principali politiche, in primis la fondamentale strategia di Lisbona.

 
  
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  Musacchio (GUE/NGL). Signor Presidente, onorevoli colleghi, il 19 marzo scorso, a Bruxelles, c'è stata un'enorme manifestazione sindacale e del movimento pacifista contro la direttiva Bolkestein, contro il liberismo e la guerra, a favore di un'Europa sociale.

Di fronte al paradosso in cui ci troviamo, caratterizzato da una moneta forte con un'economia debole e una società in crisi; di fronte alla crisi dell'impianto di Maastricht e della Strategia di Lisbona, a nostro avviso da questa manifestazione – cui hanno partecipato decine di migliaia di lavoratori di tutta l'Europa, e sottolineo tutta, compresi i nuovi paesi dell'Est – è scaturita la netta richiesta di una necessaria svolta. E ciò nonostante l'idea che alcuni hanno di un'Europa a due livelli, cioè del dumping interno, cioè dell'Europa della direttiva Bolkestein. La manifestazione indicava, invece, l'esigenza di un'armonizzazione dei diritti, naturalmente verso l'alto.

Occorre dunque un'Europa che respinga la direttiva Bolkestein - nefasta direttiva sull'orario di lavoro - e in grado di rompere da sinistra la gabbia del liberismo monetarista e di rilanciare - e non ridurre - investimenti di qualità, diritti, sviluppo, lavoro e ambiente: capace cioè di trasformarsi in un'Europa sociale, l'unica possibile.

Noi vogliamo provare a tradurre in quest'Aula tale aspirazione mediante le nostre proposte e contribuendo a portare dentro il Parlamento quella grande passione che ha animato le strade di Bruxelles, a cui questo Parlamento non può non dare una risposta.

 
  
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  Karas (PPE-DE). Herr Präsident, Herr Kommissionspräsident, meine Damen und Herren! Ich muss schon sagen, wir sind bei der Bewertung der Ergebnisse der Treffen der Staats- und Regierungschefs schon sehr bescheiden geworden. Wir würden viel größeres Vertrauen und mehr Glaubwürdigkeit bei den Bürgern genießen, wenn die Handlungen der Regierungen der Mitgliedstaaten den Beschlüssen konsequenter entsprechen würden. Wir beschäftigen uns momentan bei Gipfeln mit den Korrekturen der Beschlüsse anstatt mit der Einhaltung und der Fortführung des Vereinbarten. Der Ratspräsident ist wahrscheinlich der einzige, der in dieser Phase überhaupt gemeinsame Beschlüsse zustande bringt. Wir freuen uns schon über jede Art von Einigung, weil ansonsten das Scheitern droht.

Ich bitte Sie, mit mir kurz zurückzublicken: Für mich besteht das Problem, vor dem wir stehen, im Widerspruch zwischen den europäischen Verträgen und dem politischen Handeln.

Nehmen wir den Stabilitäts- und Wachstumspakt: Wir beschwören die Einhaltung, wir verneinen die Schwächung, aber die Verletzungen und Interpretationsspielräume nehmen zu. Die Blockaden werden organisiert, und die Kommission wird in ihren Sanktions- und Eingriffsmöglichkeiten behindert.

Kroatien: Wir beschließen, dass am 17. März die Verhandlungen mit Kroatien beginnen, aber verschieben den Verhandlungsprozess, obwohl die Bedingungen eingehalten werden.

Finanzielle Vorausschau: Wir wollen mit der Luxemburger Präsidentschaft eine Einigung, aber wir bekommen keine Signale, dass sich an der 1%-Haltung gegenüber dem Kommissionsvorschlag etwas ändert.

Bulgarien und Rumänien: Es liegt ein Fortschrittsbericht der Kommission vor, der deutlich macht, in welchen Punkten die Bedingungen noch nicht erfüllt werden, aber es gibt ein Datum für die Unterzeichnung der Verträge. Vom Parlament wird Zustimmung verlangt, aber gleichzeitig werden die Rechte des Parlaments am Montag ignoriert.

Lissabon: Wir wollen den Binnenmarkt und damit auch einen Binnenmarkt für Dienstleistungen, aber einige von uns führen die Bürger in die Irre, indem wir die Dienstleistungsrichtlinie auf das Herkunftslandprinzip reduzieren.

Ich appelliere an uns alle, aber vor allem an die Mitgliedstaaten: Wir müssen wieder berechenbarer werden, wir müssen Vertrauen in die Entscheidungen gewinnen, und wir müssen die Regeln einhalten, die wir uns selbst geben. Wir benötigen weniger Korrekturen des Bestehenden, stattdessen aber eine größere Ernsthaftigkeit bei der Einhaltung der Beschlüsse der Staats- und Regierungschefs, der Verträge und Richtlinien.

(Beifall)

 
  
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  Rosati (PSE). Panie Przewodniczący, Panie i Panowie Posłowie! Na ostatnim szczycie Rada Europejska podjęła ważne decyzje, które modyfikują postanowienia Paktu Stabilności i Wzrostu. Chcę wyrazić poparcie dla tych zmian. To prawda, że zmiany te łagodzą i zmniejszają restrykcyjność niektórych zapisów Paktu, ale nie musi to oznaczać wcale osłabienia dyscypliny budżetowej w państwach członkowskich. Wszyscy wiemy, że reguły Paktu były permanentnie naruszane od dłuższego czasu. Obecnie w 1/3 Państw Członkowskich występuje nadmierny deficyt budżetowy. Taka sytuacja jest głęboko demoralizująca i podważa wiarygodność całej Unii. Modyfikacja Paktu, a zwłaszcza uelastycznienie części prewencyjnej wzmacnia w istocie dyscyplinującą siłę Paktu. Lepiej mieć mniej restrykcyjne reguły, które jednak są przestrzegane przez wszystkich bez wyjątku, niż choćby najbardziej restrykcyjne reguły, które są lekceważone i naruszane.

Witam też z zadowoleniem ustalenia szczytu w sprawie zaktywizowania Strategii Lizbońskiej. Cieszę się, że ustalenia Rady w tej kwestii biorą pod uwagę wnioski
z raportu przygotowanego przez Grupę Wysokiego Szczebla pod przewodnictwem Wima Koka . Jak najszybsze wdrożenie reform przewidzianych w ramach Agendy Lizbońskiej jest niezbędnym warunkiem dla trwałego przyspieszenia wzrostu gospodarczego, zwiększenia zatrudnienia, utrzymania europejskiego modelu socjalnego. Ale pamiętajmy, że główna odpowiedzialność za wdrożenie koniecznych reform strukturalnych spoczywa teraz na Państwach Członkowskich. To rządy
i parlamenty poszczególnych państw muszą wykazać się polityczną odwagą
i wyobraźnią. Muszą umieć przekonać społeczeństwo swych krajów, że skuteczne
i szybkie wprowadzenie reform lizbońskich leży w ich własnym długofalowym interesie. Instytucje europejskie mogą i powinny udzielić wsparcia rządom Państw Członkowskich w tym trudnym procesie. Komisja powinna umocnić swą rolę jako skutecznego egzekutora postanowień Rady i powinna w sposób przejrzysty monitorować postęp reform w poszczególnych krajach. Parlament Europejski powinien natomiast nawiązać stałą współpracę z parlamentami narodowymi Państw Członkowskich.

Panie Przewodniczący, proponuję ustanowienie Instytucji Stałego Forum, na którym podczas okresowych i systematycznie organizowanych spotkań przedstawiciele Parlamentu Europejskiego i parlamentów narodowych omawialiby zagadnienia związane z wdrażaniem reform lizbońskich. Pozwoli to zwiększyć poczucie odpowiedzialności za realizacje Strategii na poziomie parlamentów oraz wzmocni świadomość wagi Strategii w społeczeństwach europejskich.

 
  
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  in 't Veld (ALDE). De tevredenheid over de top is wat mij betreft volkomen misplaatst. Het was een beschamend schouwspel, een koehandel van politieke belangen en diezelfde politici die huilen dan achteraf hete krokodillentranen over het cynisme van de burger. Wat mij betreft heeft de geloofwaardigheid van de Europese Unie alweer een deuk opgelopen.

Deze top had de Europese economie moeten toerusten voor de 21ste eeuw en had moeten leiden tot grotere begrotingsdiscipline en een vrije dienstenmarkt, maar in plaats daarvan blijven we steken in het oude recept van schulden en protectionisme. Om dat sociaal te noemen is een schande. Er wordt gezegd dat het stabiliteitspact is gered, maar ik zie vage formuleringen, ontsnappingsclausules en boekhoudtrucs, en de manier waarop de politieke leiders omgaan met de dienstenrichtlijn is pure demagogie. Ik zou een voorbeeld willen nemen aan de nieuwe landen die niet lijden aan onze zelfgenoegzaamheid maar veel dynamischer zijn en hervormingen doorvoeren.

Ten slotte, Voorzitter, hoop ik dat na de diverse referenda en verkiezingen de langetermijnvisie, moed, verantwoordelijkheidsgevoel en politiek leiderschap eindelijk weer de boventoon gaan voeren.

 
  
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  Montoro Romero (PPE-DE). Señor Presidente, la economía europea está atravesando una situación delicada. La reciente Cumbre europea coincide con una revisión a la baja de las previsiones de crecimiento económico de la Comisión Europea y, por tanto, con una revisión no sólo del crecimiento, sino también de la creación de empleo.

Lo que se nos anuncia es que en la Europa del año 2005 va a aumentar la tasa de paro y vamos a tener un estancamiento económico. Y eso es negativo y a eso es a lo que hay que responder lanzando mensajes claros, mensajes de confianza para los consumidores y mensajes de confianza para los inversores. El problema de la economía europea es la falta de confianza, que procede de políticas económicas que no están siendo capaces de insuflar esa confianza.

La Agenda de Lisboa, el Pacto de estabilidad y la liberalización de los servicios son elementos clave para reforzar esa confianza. Y aquí hemos perdido una oportunidad en el mes de marzo. Hemos perdido la oportunidad de hacer una apuesta por unas finanzas públicas sanas y los ejemplos los tenemos dentro de Europa. Los países que han hecho un esfuerzo de saneamiento presupuestario son los que crecen y crean empleo en Europa. Los países que han hecho reformas estructurales contenidas en la Agenda de Lisboa son los países que ciertamente están creciendo y están creando empleo en el ámbito de la Unión Europea.

No podemos hablar de un modelo social europeo sin fijarnos en esos países y no podemos hacer un discurso de autocomplacencia cuando lo que se ha hecho ha sido una revisión del Pacto de estabilidad basada en los intereses políticos de grandes países que no están creciendo y no están creando empleo y cuando se están introduciendo dudas sobre el carácter mismo del Pacto de estabilidad y también desconfianza respecto a las reformas económicas que necesita la Unión Europea.

Esta es la oportunidad, señor Barroso, que tiene delante de sí para hacer válido su proyecto de que Europa sea el crecimiento y el empleo por el que todos apostamos.

 
  
  

VORSITZ: INGO FRIEDRICH
Vizepräsident

 
  
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  Berès (PSE). Monsieur le Président, Monsieur le Président en exercice du Conseil, c'est une question que nous n'avons pas encore évoquée, mais je crois que les conditions dans lesquelles vous avez dû négocier au sein de l'Eurogroupe puis au sein de l'Ecofin montrent qu'il existe peut-être un problème d'articulation entre le pouvoir des deux instances. Vous avez aussi évoqué les 3% et les 60%, en indiquant qu'effectivement ils n'avaient pas été changés. Vous avez raison. Vous auriez eu du mal à les changer, car ces deux chiffres sont inscrits dans un protocole annexé aux traités repris dans un protocole annexé à la Constitution.

Je souhaite revenir sur l'essentiel de ce qu'a été cette réforme. Les premiers points, je crois, nous ne l'avons pas assez évoqué, ce sont des points qui nous permettent d'aller de l'avant lorsqu'il s'agit d'harmoniser les bases sur lesquelles chaque État membre élaborera demain son budget, les perspectives macroéconomiques qui seront prises en compte et l'amélioration des appareils statistiques pour évaluer les résultats de tel ou tel État membre. L'idée de mieux associer les parlements nationaux, c'est dans l'air du temps. Cependant, je crois que, s'agissant de compétences qui restent essentiellement dans le domaine des États membres, c'est la bonne manière de faire et c'est l'esprit dans lequel, le 25 avril, nous aurons au Parlement européen, avec les parlements nationaux, un débat sur les enjeux de la politique économique en Europe et dans les États membres.

Lorsque je regarde la réalité de cette réforme, il y a des déceptions. Chaque État membre est arrivé avec sa demande, sa requête, et on a assisté, comme souvent, à une forme de marchandage où chacun a tiré la couverture à soi, sans qu'au bout du compte, la valeur ajoutée européenne et la vraie perspective d'un outil de croissance et d'emploi soient mises en œuvre. Il nous reste du travail à faire en ce sens. Je sais que vous partagez cette préoccupation, à savoir que demain, une véritable coordination des politiques économiques nous permette enfin de profiter de tous les avantages qu'aurait dû entraîner pour nous le passage à l'euro.

Dernier point - si vous me le permettez, Monsieur le Président - s'agissant des réformes structurelles, et donc des retraites, elles sont au fond, malheureusement, les grandes gagnantes de cette réforme, puisque, que ce soit dans la phase préventive ou dans l'évaluation des déficits, il faudra en tenir compte. Je me souviens de ce que vous nous avez dit en commission des affaires économiques et monétaires, vous ne sembliez pas forcément partager l'idée qu'une réforme des retraites doive être orientée par des raisons comptables.

 
  
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  Matsakis (ALDE). Mr President, stability and growth depend on a healthy economy. The EU’s economy is suffering daily, sometimes to the tune of millions of euro, due to the embargo imposed by Turkey on EU shipping. This embargo was intended in theory to be against Cyprus, but in practice it is against the whole of the EU. I shall explain why with the following example. A German-owned ship with a French flag carrying British goods for a Spanish company will be prevented from entering a Turkish port if it is discovered that a member of the board of the goods handling company previously had a business connection with a Cypriot company. This is illegal and absurd and there is no excuse for the Council and the Commission to tolerate such aggressive behaviour by a candidate country for one day longer.

I would like briefly to raise another issue. Two days ago, Hurriyet, a daily newspaper with a large circulation and the mouthpiece of the Turkish Government, reported that the Council and the Commission had been working together on what sounds like a conspiracy to essentially isolate and destabilise the Cypriot Government in order to force it to accept an unpopular solution to the Cyprus issue. I know that this report is nonsense, but it has been misused for the purposes of Turkish propaganda and has caused my constituents concern. I urge you to state here today that it is utterly false and farcical.

 
  
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  Langen (PPE-DE). Meine Herren Präsidenten! Der Stabilitäts- und Wachstumspakt ist viel gelobt worden. Aber ich bin der Überzeugung, dass es eine sehr schwierige Geburt war und das Ergebnis alles andere als zufriedenstellend ist. Ich will damit nicht die Leistung von Herrn Juncker und Herrn Barroso schmälern, die darin bestand, die nationalen Egoismen zusammenzufassen, aber das, was herausgekommen ist, ist ein mittelfristiger Sargnagel für die Stabilität des Euros. Wir merken das jetzt deshalb nicht, weil im Augenblick die USA und Japan eine weitaus höhere Verschuldung haben. Aber sobald dort die Verschuldung reduziert wird, wird der Euro in seiner Stabilität und in seinem Wechselkurs in Frage gestellt werden. Natürlich sind die Werte 3% und 60% eingehalten worden. Aber es ist überhaupt nicht mehr diskutiert worden, dass es in den Beschlüssen des Stabilitäts- und Wachstumspakts heißt, dass ein ausgeglichener Haushalt angestrebt werden soll. Die allererste Bewährungsprobe, als es um die beiden größten Staaten, Deutschland und Frankreich, ging, ist schon schief gegangen. Und wenn man sich schon in schwierigen Zeiten nicht an einen Pakt hält, mit welcher Begründung soll man es dann in guten Zeiten tun? Ich sehe das nicht als realistisches Konzept an. Allein die Differenz zwischen 0% und 3% macht im Euroraum 250 Milliarden Euro aus. Das sind die Mittel, die für Konjunkturzyklen, für Naturkatastrophen oder für internationale Verpflichtungen hätten eingesetzt werden können. Als es so weit war, waren sie verbraucht.

Deshalb glaube ich, dass auch der Verweis auf die Europäische Zentralbank nicht ausreicht, denn die Europäische Zentralbank ist zwar unabhängig, aber sie ist eine Tochtergesellschaft der nationalen Banken. Die Europäische Zentralbank hat einen Gouverneursrat, aber in diesem dominieren zu zwei Drittel die nationalen Notenbankchefs. Solange die Europäische Zentralbank nicht in der Lage ist, ihre eigenen Refinanzierungsgeschäfte daran zu orientieren, ob die Staatsanleihen des Euroraums ein gutes oder ein schlechtes Rating haben, wird sie nicht dazu beitragen können, dass der Euro auf Dauer die notwendige Stabilität erhält.

 
  
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  Andersson (PSE). Herr talman! Jag välkomnar utgången av vårtoppmötet. Låt mig peka på fyra saker. För det första gäller det jämvikten i Lissabonprocessen, som också innebär ett ömsesidigt beroende mellan pelarna. För det andra att man pekar så starkt på den europeiska sociala modellen, som inte bara innebär fler jobb utan högkvalitativa jobb, sociala trygghetssystem som är säkra och som behöver moderniseras samt förenandet av arbets- och familjeliv. För det tredje välkomnar jag skrivningarna om tjänstedirektivet. Jag tror att det är på väg att växa fram en samsyn om tjänstedirektivet mellan rådet och det som jag tror är majoriteten i detta parlament. Vi behöver ett tjänstedirektiv men det skall inte se ut som det befintliga förslag. Vi skall kunna bevara den europeiska sociala modellen, vi skall kunna ha höga miljökrav och starka konsumenträttigheter. Jag tror att det är möjligt att utforma ett sådant förslag. För det fjärde är den hållbara utvecklingen är en main streaming-fråga. Det handlar om ekologiskt hållbar utveckling, men också i lika stor utsträckning om ekonomiskt och socialt hållbar utveckling.

Låt mig till sist säga att allt ju inte är bara negativt, vi kan vara pessimistiska. Vi har inte uppfyllt Lissabonprocessen, men det finns ändå ett antal som uppfyllt många krav. Jag skall inte nämna vilka länder det är som har klarat kraven, men när man tittar på de länderna kan man se att de har förenat tillväxt, hög sysselsättning, starka sociala system och höga miljökrav. Vi har all anledning att vara optimistiska i framtiden.

 
  
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  Malmström (ALDE). Herr talman! Jag måste tyvärr säga att rådets toppmöte var en enastående uppvisning i uselt ledarskap. I en tid när Europas ekonomi verkligen behöver reformer, när arbetslösheten ökar – också i Sverige herr Andersson – och euro-skepsismen breder ut sig, vad gör rådet då? Istället för att stå upp för Europa, att offentligt ta ledningen, så backar EU:s ledare fullkomligt i en av de viktigaste frågorna för Lissabonprocessen, nämligen tjänstedirektivet.

Av rädsla för diverse folkomröstningar underblåser man de lögner och myter som starka vänsterkrafter odlar om detta direktiv. Det finns ingen ände på allt elände som påstås drabba Europas konsumenter och löntagare om detta går igenom. Ändå vet rådet och kommissionen att detta direktiv, som inte har något med den nya konstitutionen att göra, är oerhört viktigt för tillväxten, jobben och konsumenterna i Europa. Naturligtvis vill ingen att det skall leda till social dumpning. Istället för att stå upp för detta direktiv som man själv har beställt så bidrar man till att underblåsa en mängd falska föreställningar, och misstron växer. Hur skall våra medborgare tro på Europa när inte ens vi som jobbar med Europa varje dag vågar göra det?

(Applåder)

 
  
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  Kirkhope (PPE-DE). Mr President, the March summit was supposed to be about relaunching the Lisbon Agenda. Sadly, I regret that it may well go down in history as somewhat a fudged affair. An apparent assault on liberal economics by the French President and others was not an edifying sight. Being quoted calling the liberalisation of Europe’s economies the new communism of our age, if true, was somewhat extraordinary. Any attempt to undermine our services directive is sadly a clear sign that the anti-reform forces in Europe remain active.

President Barroso said recently that some people think the European Commission is there to protect the old ‘15’ against the new ‘10’. It is not. He is absolutely right; the services directive is a fundamental building block of a successful, dynamic economy. Those who seek to undermine the progress of the internal market do no service to the millions of unemployed in their countries. On the contrary, as the new Member States have demonstrated so clearly, it is the liberalising economies that are the successful job-creating economies.

The so-called European social model has assumed such significance among some nations that it seems almost impossible to undertake proper reform. I am afraid that this new model, whatever merits it may have had in former times, is now something of an Achilles heel to our economy. It has perpetuated high unemployment – 19 million at the last count; it fostered anti-enterprise cultures; and every day that we remain unreformed the competitiveness of China, the United States and India increases, to our disadvantage.

As I have mentioned to Mr Barroso, I believe that he is very sincere in his drive to get the required reforms, but he has been badly let down by others; by heads of government, including our British Prime Minister, whose short-termism has made it much more difficult for Mr Barroso to make progress.

There are some good Council conclusions, such as on the Kyoto Protocol and sustainable development, but I am afraid that the heavy-handed tactics of some leaders, trying to put a brake on our economic reform and playing games with an increasingly discredited Stability and Growth Pact, serve as a timely reminder to us all that we could have our interests sacrificed to short-term political interests if we are not vigilant.

 
  
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  Sacconi (PSE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, i nostri dibattiti sono spesso ripetitivi, vorrei dunque partire da una notizia che ho letto ieri e che mi ha molto colpito. Qualche giorno fa, a Huang-Kan-Tun nel sud della Cina, c'è stata una rivolta popolare che ha causato, purtroppo, anche due vittime per la brutale repressione della polizia. Si è trattato di una rivolta dell'intera popolazione di quel villaggio contro un insediamento chimico, di recente installazione, che ha prodotto nel giro di poco tempo un gravissimo inquinamento dell'aria, dell'acqua e del suolo.

Cosa voglio dire con questa notizia? Voglio dire che ormai, anche in queste nuove potenze economiche per effetto della crescita industriale emergono nuove istanze ambientali, ecologiche, sanitarie e sociali. Ciò indica chiaramente il nostro ruolo nella futura divisione internazionale del lavoro: progettare e vendere le tecnologie per consentire a questi paesi di crescere senza ripetere i nostri errori del passato, come l'inquinamento e la compressione sociale. Alla luce di tutto ciò il risultato del Vertice mi pare positivo, perché ha rilanciato davvero la Strategia di Lisbona sulla base dell'interdipendenza dei tre pilastri, ha rilanciato il ruolo globale dell'Unione europea come leader nel campo dello sviluppo sostenibile ed ha prospettato un protocollo di Kyoto 2, molto ambizioso ed importante proprio in questa chiave.

Mi sembra buona soprattutto la riforma politica della gestione della strategia di Lisbona secondo questo principio: ognuno svolga pienamente il proprio ruolo - Stati membri, Comunità, comunità locali, Unione europea e così via. Anche il Parlamento deve fare la propria parte, ed è stato affermato con chiarezza. La faremo meglio, signor Presidente, se, come lei ha auspicato, troverà conferma la collaborazione che si sta manifestando negli ultimi tempi fra le Istituzioni, sul compito che ci spetta: elaborare una legislazione avanzata. Io penso che uno dei principali campi dove si proporrà questa sfida sarà la direttiva REACH. La collaborazione auspicata, ne sono sicuro, ci sarà nei prossimi mesi per conseguire questo risultato.

 
  
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  Sterckx (ALDE). Ik zou als voorzitter van de Delegatie voor de betrekkingen met de Volksrepubliek China van dit Parlement aan de voorzitter van de Raad iets willen zeggen over het opheffen van het wapenembargo. U weet dat in dit Parlement een grote meerderheid daartegen is. Ik stel vast dat de Raad vasthoudt aan de koers om het embargo op te heffen. Ik heb zelfs begrip voor de redenering van China dat een politiek gebaar vraagt en zegt dat in een strategisch partnerschap zoals het onze geen plaats is voor dit soort embargo. Maar als wij een politiek gebaar willen maken dan moeten wij in ruil ook een politiek gebaar terug eisen. Voorlopig krijgen we dat niet. Integendeel, de anti-afscheidingswet die vorige maand in China is goedgekeurd, is het verkeerde signaal. Later deze maand komt een delegatie van het Chinese Volkscongres in ons Parlement uitleggen wat precies de bedoeling was. Ik zal daar met aandacht naar luisteren. Ik vind ook dat we een gebaar moeten vragen in verband met individuele mensenrechten want daarin is de laatste tijd in China te weinig verbetering in te zien. Dus, mijnheer de voorzitter van de Raad, als de Raad een politiek gebaar wil stellen, eis dan ook gebaren van de Chinese regering. Ik hoop dat u deze lijn, die in het Parlement met grote meerderheid ondersteund wordt, ook in de Raad wil overnemen.

 
  
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  Saryusz-Wolski (PPE-DE). Panie Przewodniczący, analizując wyniki szczytu wiosennego można odnieść wrażenie, że Unia Europejska zrobiła niestety krok do tyłu. Osiągnięcie słusznych celów gospodarczych staje się coraz trudniejsze i oddala się. Rozluźnienie zasad funkcjonowania paktu stabilności i wzrostu jest bardzo niepokojące. Ręczne sterowanie, aplikowanie jego zasad jedynie wtedy, kiedy dotyczy pewnych państw, a nie stosowanie w stosunku do tych, które jego zasady łamią regularnie, jest krótkowzroczną polityką. Jaki daje to przykład Państwom Członkowskim, które zdecydowały się na bolesne reformy, aby osiągnąć dyscyplinę finansową i sprostać kryteriom konwergencji? Jaki daje to przykład nowym Państwom Członkowskim?

Deklaracje Strategii Lizbońskiej pozostają niestety na papierze. Potrzeba, aby Państwa Członkowskie i Unia jako całość wyszły poza retorykę i wypełniły uroczyste postanowienia konkretnymi i konsekwentnymi działaniami. Nie można się nie zgodzić z konkluzjami Prezydencji, że dokończenie wspólnego rynku w zakresie swobodnego przepływu usług będzie wspierać cele wspólnotowe takie jak wzrost gospodarczy, zatrudnienie i konkurencyjność. Dyrektywa usługowa to jeden z najlepszych elementów Strategii Lizbońskiej. Konsekwentna realizacja jednolitego rynku to najlepsza przysługa, jaką możemy oddać Strategii Lizbońskiej. Te cele będą jednak szybciej i lepiej osiągnięte, jeśli obecnie dyskutowana dyrektywa usługowa nie będzie poddawana procesowi rozmiękczania, rozwadniania i opóźniania w stosunku do swojej pierwotnej wersji. Musimy zapewnić wolną i nieskrępowaną działalność usługową na terenie całej Unii. Musimy pracując nad tą dyrektywą zachować maksimum zdrowego rozsądku i minimum ograniczeń.

Unia potrzebuje silnych bodźców prorozwojowych dla osiągnięcia swoich celów gospodarczych. Takim bodźcem było rozszerzenie o 10 nowych państw w maju zeszłego roku. Teraz musimy pójść dalej, musimy myśleć w horyzoncie następnych pokoleń, a nie tylko bieżących kalkulacji politycznych, wyborczych i referendalnych, to nasz obowiązek, jesteśmy to winni obywatelom Państw Członkowskich. Nie da się słowami i retoryką zaczarować i oszukać rzeczywistości: braku woli reform, otwarcia rynków i osłabienia dyscypliny makroekonomicznej. Nie bójmy się stawić czoła przyszłości!

 
  
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  Van den Burg (PSE). Het voordeel van spreken op het eind van een debat is dat kan worden ingegaan op een aantal zaken die aan de orde zijn geweest en ik wil dat doen aan de hand van een drietal misverstanden die het debat beheersen. Het eerste misverstand betreft de hervorming van het stabiliteits- en groeipact. Hierbij ging het niet alleen om een koehandel tussen lidstaten die het lastig vonden om aan de normen van het pact te voldoen. Er is wel degelijk een discussie gevoerd over economisch beleid en over de economische rationaliteit van het pact in het kader van het macro-economisch beleid. Dat is misschien niet heel erg uit de verf gekomen in de wijze waarop in de media hierover gepraat is, maar het Luxemburgse voorzitterschap heeft daaraan wel degelijk aandacht besteed. Ik hoop dat de Europese Commissie in staat zal zijn om juist vanuit die meer macro-economische invalshoek de hervorming van het pact als instrument te gebruiken voor een verbeterd Europees macro-economisch beleid.

Een tweede punt betreft de geïntegreerde behandeling van de economische richtsnoeren en de werkgelegenheidsrichtsnoeren, alsmede het micro-economisch beleid zoals dat gisteren ook door de Commissie is gepresenteerd. Natuurlijk past dit alles in het kader van de strategie van Lissabon en mijn fractie heeft bepleit dat we deze processen stroomlijnen en daarvoor een geïntegreerde aanpak kiezen. Wel moeten we oppassen dat er niet een soort hiërarchie van procedures komt en dat er niet één bepaalde Raadsformatie, één bepaalde commissaris en één bepaalde gespecialiseerde commissie of geïntegreerde structuur in het Parlement zich op de voorgrond dringen. We willen geen supercommissaris, geen superraad en ook geen gespecialiseerde commissie die zich alleen maar daarover buigen.

Een derde punt betreft de dienstenrichtlijn. In dit verband zou ik nogmaals willen benadrukken dat het verzet daartegen niet gaat om het tegenhouden van dat vrij verkeer van diensten en arbeid, maar om de voorwaarden waaronder dit moet plaatsvinden. De Commissie heeft haar huiswerk slecht gedaan en we moeten ons realiseren dat arbeidsmigratie onlosmakelijk verbonden is met het vrij verkeer van diensten en dat op dit punt veel meer moet gebeuren dan tot nu toe het geval is geweest, ook los van deze dienstenrichtlijn.

 
  
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  Radwan (PPE-DE). Herr Präsident, Herr Kommissionspräsident, Herr Ratspräsident! Es ist vollbracht! Wir hatten den Gipfel, der Stabilitäts- und Wachstumspakt wurde – wie manche sagen – reformiert, bzw. – wie andere sagen – abgeschafft, die Dienstleistungsrichtlinie wurde unter Beschuss genommen. Der Prosperität und dem Aufschwung Europas steht wohl nichts mehr im Wege. Jetzt werden wir es schaffen! Das könnte eine Botschaft sein.

Ich bin Ihnen dankbar, Herr Kommissionspräsident, dass Sie zu Beginn Ihrer Rede gesagt haben, man habe die Diskussion um den Stabilitätspakt angefangen, weil der Konsens über die Einhaltung der bisherigen Regeln aufgekündigt wurde. Damit sei man gezwungen worden, etwas Neues zu machen. Dann stellte sich die Frage, wie man dort hinkommt. Es wurde zwischendurch auch von Lügnern gesprochen. Ich fühle mich auf jeden Fall bei der Beurteilung des Stabilitäts- und Wachstumspakts im Reigen der Europäischen Zentralbank und der Deutschen Bundesbank nicht unwohl. Wenn man sich dann auch noch vor Augen führt, dass manche Staaten in Bezug auf die Weiterentwicklung damit gedroht haben, bisher geltendes Recht nicht länger anzuwenden, dann frage ich mich: Ist das die neue Geschichte? Werden wir in Europa künftig so entsprechende Entscheidungen herbeiführen?

Zur Lissabon-Strategie möchte ich sagen: Ich hoffe auf eine starke Kommission. Ich bin mir bewusst, Herr Kommissionspräsident, dass Sie es schwerer haben als Jacques Delors, eine Vision zu verwirklichen, denn Jacques Delors hatte andere Regierungschefs an seiner Seite. Damals gab es Mitterrand und Kohl, die den europäischen Fortschritt aktiv unterstützt haben. Wichtig ist, dass die Kommission sich auf das konzentriert, was Europa leisten kann, und nicht allzu viel Papier produziert. Für den Rat ist es wichtig, dass die Mitgliedstaaten sich zu dem verpflichten, was sie selbst regelmäßig vereinbaren und ihre Hausaufgaben machen, damit wir auch ans Ziel kommen.

Zur Dienstleistungsrichtlinie möchte ich nur eines sagen: Wir werden heute Mittag voraussichtlich über Rumänien und Bulgarien abstimmen. Denjenigen, die beim Rat gegen diese Richtlinie Sturm gelaufen sind, möchte ich nur mitgeben: Bei den 10 Staaten haben wir Probleme hinsichtlich der Dienstleistungsfreiheit, weil diese nicht in die Beitrittsverträge aufgenommen wurde. Diesen Fehler sollten wir jetzt nicht wiederholen und andere stellvertretend dafür prügeln, sondern die Dienstleistungsfreiheit sollte in dem Konzept Bulgarien und Rumänien entsprechend dem Willen derer, die dafür sind, korrigiert werden. Sonst stehen wir vor dem gleichen Problem.

 
  
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  Bersani (PSE). Signor Presidente, onorevoli colleghi, le decisioni del Vertice di primavera ci sembrano buone ma sappiamo che il giudizio lo daranno i fatti. Ci sono grandi opportunità e anche dei rischi in quello che decidiamo. Nell'insieme noi consegniamo all'organo di decisione politica delle nuove responsabilità e dobbiamo lavorare perché queste responsabilità vadano nel senso dell'integrazione e non della dissociazione.

Le direttive integrate e i programmi nazionali di riforma non devono essere fatti solo di parole generiche, ma di scelte vere convergenti e misurabili. La flessibilità del Patto deve essere sempre più leggibile e gestita esclusivamente a fini di crescita, secondo dei saldi criteri comuni. A questo proposito si è aperto un delicato caso italiano e voglio dire che noi chiediamo al governo, alla Commissione, al Consiglio e ad Eurostat che ciascuno faccia il suo mestiere con serietà, trasparenza e lealtà: perché i cittadini italiani hanno diritto ad avere chiarezza e verità sui conti pubblici, cioè sul proprio futuro.

Con le decisioni del Vertice di primavera non saremo più nella situazione di prima: se non avremmo più Europa ne avremo di meno. Ecco perché sono molto importanti le scelte che possono garantire l'integrazione e quindi ruolo della Commissione per il coordinamento delle politiche macroeconomiche, il miglioramento delle basi statistiche, il coinvolgimento dei parlamenti nazionali, l'integrazione vera degli strumenti di programmazione nazionali ed europei, la forza del bilancio dell'Unione, gli investimenti infrastrutturali e di ricerca, la dimensione europea e così via. Su tutto questo dovremo metterci alla prova. Per ora, comunque, complimenti vivissimi alla Presidenza lussemburghese.

 
  
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  Toubon (PPE-DE). Monsieur le Président, mes chers collègues, je voudrais simplement d'abord dire bravo à M. Juncker, le Président du Conseil, à M. Barroso, le Président de la Commission, et à ses collègues, sans oublier les chefs d'État et de gouvernement. Grâce à vous ce Conseil des 22 et 23 mars a été, à mon sens, déterminant pour faire avancer l'Europe, a été par son contenu et par sa forme, probablement l'un des meilleurs que, dans mon expérience, j'ai eu l'occasion de connaître.

En effet, ce Conseil a apporté des solutions à un certain nombre de questions depuis longtemps posées. D'abord, une réforme intelligente du pacte de stabilité, je pense que même en politique et même en politique européenne, on a besoin d'intelligence. Ensuite des améliorations et de nouvelles orientations pour que les législations en cours soient équilibrées, je songe à la directive sur les services, à REACH. Ensuite encore l'environnement, au moment où Kyoto se met en place. Enfin nos relations avec la Chine, l'effort européen en matière de recherche. À ce sujet, je souligne tout particulièrement la décision historique qui a été prise pour le lancement d'ITER.

J'espère, de ce point de vue, que l'Union européenne n'attendra pas trop longtemps le bon vouloir du Japon; que l'on négocie avec les Japonais, pourvu, Monsieur le Président, que le 14 juillet le projet soit lancé, parce que c'est une affaire essentielle, essentielle pour l'Europe, pour l'avenir de l'énergie et pour les jeunes, c'est-à-dire pour ceux qui dans trente ou cinquante ans vivront chez nous.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je soutiens tout à fait la résolution commune qui présente le point de vue positif du Parlement au sujet de ce Conseil extrêmement important et extrêmement positif.

 
  
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  Myller (PSE). Arvoisa puhemies, hyvä uutinen kevään huippukokouksesta oli se, että päätettiin laatia pitkän aikavälin strategia, jolla vähennetään kasvihuonepäästöjä. Päätettiin myös harkita sitovien tavoitteiden asettamista keskipitkälle ja pitkälle aikavälille. Onkin aivan välttämätöntä, että nyt otetaan askeleita kunnianhimoisten ehdotusten tekemiseksi vuoden 2012 jälkeiselle ajalle.

Valitettavasti lähihistoria on osoittanut, että kunnianhimoisten tavoitteiden laatiminen ja hyväksyminen on ollut Euroopan unionille huomattavasti helpompaa kuin näiden tavoitteiden toteuttaminen. Jos tavoitellaan uutta, menestyksellistä alkua Lissabonin strategialle, Euroopan unionista tulisi löytyä uutta johtajuutta kaikilla politiikan alueilla. On katsottava yhteisön etua, sitouduttava sovittuihin päätöksiin ja toimittava niin, että kaikki jäsenvaltiot saavat lisäarvoa eurooppalaisesta yhteistyöstä.

 
  
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  Oomen-Ruijten (PPE-DE). Geachte voorzitter van de Raad en geachte voorzitter van de Europese Commissie, u heeft beiden vandaag een groot deel van uw verklaring aan het proces van Lissabon gewijd. De Voorzitter van de Raad deed dat overigens in wat grote lijnen en met nadruk op evenwicht en economische groei, die niet kunnen worden gerealiseerd zonder ecologische en sociale verantwoordelijkheid. Deze drie-eenheid heeft u, mijnheer de voorzitter van de Raad, duidelijk gemaakt bij de integrale benadering die ook in de Raadsconclusies tot uiting komt. Tevens betuig ik mijn instemming met de manier waarop u aandacht aan het MKB heeft geschonken. Ik heb nog nooit Raadsconclusies gezien waarin de woorden MKB, innovatie en milieu zo vaak zijn genoemd. Voorzitter, in de resolutie waarover het Europees Parlement vandaag stemt, vragen wij om een nieuwe dynamiek in het proces van Lissabon, een nieuwe dynamiek met een focused approach which shows new leadership.

Geachte voorzitter van de Commissie, vervolgens kom ik bij u. Dat leiderschap en die dynamiek kunt u alleen maar waarmaken, wanneer u samen met de lidstaten, de regio's en de sociale partners opereert. Ik heb bij uw presentatie van hedenochtend het gevoel gekregen dat dat "mano in mano", zoals de voorzitter van de Raad het noemde, niet helemaal uit de verf komt. Ik vergis mij wellicht, maar ik heb de indruk dat er veel papieren aan de lidstaten worden opgelegd. Ook heb ik de indruk dat de aandacht voor de 'social policy agenda' terugloopt en geen handen en voeten krijgt. Tevens heb ik het gevoel dat dat "mano in mano" met het Parlement, wanneer het gaat om de geïntegreerde beleidslijnen voor werkgelegenheid, te wensen overlaat. Daarover zou ik in de toekomst graag wat overleg zien.

 
  
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  Χατζηδάκης (PPE-DE). Κύριε Πρόεδρε, η Προεδρία του Λουξεμβούργου είναι, πιστεύω, μια καλή προεδρία, που έχει μέχρι στιγμής στο ενεργητικό της το δημιουργικό συμβιβασμό για το σύμφωνο σταθερότητας, ο οποίος επιτρέπει στα κράτη μέλη του Eurogroup να προχωρήσουν μπροστά με βάση τους κανόνες της δημοσιονομικής πειθαρχίας αλλά και με ένα απαιτούμενο βαθμό ευελιξίας.

Παράλληλα, η Προεδρία του Λουξεμβούργου κατόρθωσε κατά τη Συνδιάσκεψη στο Ευρωπαϊκό Συμβούλιο των Βρυξελλών να συγκεκριμενοποιήσει τη στρατηγική της Λισσαβώνας αλλά πραγματικά είναι κρίμα που δεν έγινε κατορθωτό να κατονομάζονται από 'δω και πέρα τα κράτη τα οποία δεν τα καταφέρνουν στην προώθηση αυτής της στρατηγικής.

Επίσης ένα μεγάλο θέμα το οποίο έχουμε ενώπιόν μας στο πλαίσιο της στρατηγικής της Λισσαβώνας είναι η οδηγία για τις υπηρεσίες, για την οποία θα ήθελα να ευχηθώ να εξετασθεί με πνεύμα ορθολογισμού και κυρίως να επιδιωχθεί να ξεκαθαρισθούν οι παρεξηγήσεις και να φύγει από τον ορίζοντα η ομίχλη που δεν μας επιτρέπει να δούμε την ουσία του θέματος, καθώς προκαλείται καμιά φορά η εντύπωση ότι κουβεντιάζουμε σε ολόκληρη την Ευρωπαϊκή Ένωση για ένα άλλο ζήτημα.

Τέλος, θα ήθελα να ευχηθώ στην Προεδρία του Λουξεμβούργου από 'δω και πέρα να τα καταφέρει με ένα πολύ μεγάλο θέμα που αντιμετωπίζουμε, δηλαδή τις δημοσιονομικές προοπτικές, και ιδιαίτερα τον προϋπολογισμό για την περιφερειακή πολιτική της Ένωσης, τις πολιτικές συνοχής. Το ζήτημα είναι πάρα πολύ μεγάλο και δύσκολο. Εγώ προσωπικά πιστεύω ότι είμαστε όλοι καταδικασμένοι να καταλήξουμε μέχρι τον Ιούνιο σε μια συμφωνία, διότι αλλιώς τα προγράμματα της περιφερειακής πολιτικής θα είναι τα θύματα μιας όποιας διαφωνίας σε ευρωπαϊκό επίπεδο.

 
  
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  Sudre (PPE-DE). Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Président de la Commission, mes chers collègues, le dernier Conseil européen a donné une nouvelle direction à l'économie européenne dans le sens du pragmatisme, de la flexibilité et de l'encouragement à l'innovation.

Sur le pacte de stabilité et de croissance, je me réjouis que le réalisme et la souplesse aient pris le pas sur le dogme et le respect aveugle de règles qui ont été décidées au cours d'une période de croissance économique bien plus soutenue que celle que nous connaissons aujourd'hui. Des règles sont bien entendu nécessaires, car la stabilité de notre monnaie commune en dépend, mais la réforme du pacte est positive dans la mesure où elle permet de concilier le principe essentiel du respect de l'État de droit et la souplesse minimale requise dans la gestion des deniers publics des États membres. Je voudrais remercier le président Barroso ainsi que le président Juncker pour leur perspicacité et leur force de persuasion sur ce sujet épineux.

Ce pragmatisme a été également de mise au sujet du projet de directive sur la libéralisation du marché européen des services. En reconnaissant que la rédaction actuelle de la directive ne répond pas pleinement aux exigences et en demandant que tous les efforts soient entrepris pour rendre pleinement opérationnel le marché intérieur des services tout en préservant le modèle social européen, le Conseil n'a pas - comme on l'a dit trop souvent dans les médias - fait plaisir à la France. Il a plutôt reconnu que le principe du pays d'origine posait des problèmes patents de risques de dumping social et fiscal et s'en est remis à la sagesse du Parlement européen pour dégager une solution acceptable. Voilà le type d'attitude que les citoyens attendent de Bruxelles.

L'avenir de notre économie est menacé si nous ne faisons pas un effort accru et massif d'investissement dans le domaine de l'éducation et de la formation et dans celui de la recherche et du développement. Nous sommes plus qu'en retard sur ces deux aspects par rapport à nos partenaires américains et asiatiques. Les Vingt-Cinq ont confirmé leur volonté de faire de l'Union un espace plus attractif pour l'investissement et la création d'emplois, afin de promouvoir la connaissance et l'innovation, afin de soutenir la croissance. Autant d'objectifs ambitieux, nécessaires et réalisables pour peu que nos États y consacrent la volonté politique et les crédits nécessaires.

 
  
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  Posselt (PPE-DE). Herr Präsident! Die Erweiterungsstrategie des Rates ist verfehlt. Das mitteleuropäische Land Kroatien, das die Kriterien besser erfüllt als mancher Mitgliedstaat, wird diskriminiert. Rumänien, ein eindeutig europäisches Land, das aber die Kriterien bei weitem nicht erfüllt, wird sozusagen durchgepeitscht. Die Ukraine, ein zwar europäisches Land, das aber noch jahrzehntelang nicht beitrittsreif sein wird und für das auch wir in den nächsten Jahren nicht aufnahmereif sein werden, wird auf den Sankt Nimmerleinstag vertröstet – es wird keine konkrete Strategie entwickelt. Und mit einem eindeutig nicht europäischen Land wie der Türkei sollen bereits in diesem Jahr Beitrittsverhandlungen aufgenommen werden.

Ich möchte wirklich an den Rat appellieren, diese Strategie gründlich zu überdenken und erstens dafür zu sorgen, dass unverzüglich, spätestens aber am 21. Mai, grünes Licht für Beitrittsverhandlungen mit Kroatien gegeben wird und dass die dankenswerterweise durch Ihren Einsatz, Herr Ratspräsident, eingesetzte Arbeitsgruppe unverzüglich zu einem Resultat kommt. Zweitens möchte ich appellieren, Rumänien und Bulgarien zwar fristgerecht beitreten zu lassen, aber uns die Chance zu geben, bis zum Herbst zu warten, bis die entsprechenden Fortschrittsberichte vorliegen. Drittens möchte ich an Sie appellieren, nach der Aufnahme von Rumänien, Bulgarien und Kroatien der EU eine lange Atempause für ihre innere Konsolidierung zu gönnen, die sie dringend notwendig hat.

Des Weiteren möchte ich an Sie appellieren, auf jeden Fall zu verhindern, dass die die EU überfordernden und überdehnenden Beitrittsverhandlungen mit der Türkei im Herbst nicht aufgenommen werden, sondern dass hier eine Strategie der guten Nachbarschaft entwickelt wird, und dass auch für die Ukraine ein Konzept entwickelt wird. Ansonsten wird auch das, was aus der Orangenen Revolution hervorgegangen ist, scheitern, was ernste Auswirkungen auf Europa hätte.

(Beifall)

 
  
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  Juncker, président en exercice du Conseil. Monsieur le Président, à la fin de ce débat, en grande partie très désordonné, je voudrais apporter quelques éclaircissements sur certains points.

Je me félicite que, en ce qui concerne les décisions du Conseil européen relatives à la stratégie de Lisbonne, il n'y ait eu que très peu de controverse. Cela me paraît tout à fait normal, cohérent et conséquent, puisque - et certains le liraient à leur plus grand profit - la résolution du Parlement européen qui a été adoptée sur la stratégie de Lisbonne trouve un reflet quasi intégral dans les conclusions du Conseil européen. Qu'on en critique aujourd'hui certains éléments relève d'un sens poussé de l'autocritique. C'est une constatation!

Par ailleurs, je crois qu'il est essentiel que nous accordions au moins un mérite à la décision du Conseil européen sur la stratégie de Lisbonne, c'est qu'elle a placé une lourde responsabilité sur les épaules des États membres. Nous étions assez d'accord en janvier, lorsque nous avons débattu de l'affaire, pour affirmer qu'il incombait aux gouvernements nationaux de faire de la stratégie de Lisbonne une réussite non seulement pour chacun des pays mais pour l'Europe tout entière.

Dorénavant les gouvernements nationaux devront rendre compte des programmes nationaux de réforme devant leurs parlements nationaux, le Conseil sera responsable devant le Parlement européen et la Commission jouera le rôle qui a toujours été le sien, c'est-à-dire un rôle de facilitateur et d'incitateur, rôle qui consiste à entraîner dans un même élan tous les États membres pour atteindre les objectifs de la stratégie de Lisbonne, laquelle a été conçue pour faire en sorte que, demain, le modèle social européen reste accessible au plus grand nombre des Européens.

Je relève, au sein de certains groupes plus œcuméniques que catholiques, des propos strictement divergents sur des axes essentiels de ce que doit être l'action politique au niveau européen. Il est plus facile, Monsieur Radwan, de faire un compromis sur le pacte de stabilité que d'assurer la cohérence du groupe auquel vous appartenez. Je l'ai constaté aujourd'hui comme hier.

Zum Stabilitätspakt möchte ich gerne sagen, dass es mich sehr wundert, dass man alle Zwischenetappen der Reform des Stabilitätspakts mit der gleichen rhetorischen Schärfe und einschlägigen Kommentaren begleitet. Als einige Regierungen den Vorschlag gemacht haben, ganze Ausgabenblöcke aus dem Stabilitätspakt herauszurechnen, klang die Kritik genauso, wie sie jetzt klingt, nachdem dies nicht passiert ist! Irgendetwas kann da nicht stimmen. Der präventive Teil des Pakts wurde wesentlich gestärkt. Wieso musste er wesentlich gestärkt werden? Weil der alte Pakt – ich hatte mit dessen Zustandekommen wesentlich zu tun – diesen Aspekt einfach sträflichst vernachlässigt hatte. Einige Regierungen haben es in so genannten guten Zeiten auch unterlassen, die richtige Politik in Richtung Defizit- und Schuldenabbau zu verfolgen. Das kann sich nach einigen ins Haus stehenden Wahlen ja nur zum Besseren wenden, was ich allerdings erheblich bezweifle.

Den korrektiven Teil des Pakts haben wir eigentlich nur unwesentlich gegenüber dem, was Vertrag und Pakt zu der Frage ausdrücken, verändert. Wenn man natürlich die Vorstellung hat, der Stabilitätspakt bestünde darin, dass 3,0% auch wirklich 3,0% bedeuten, dass gegen Länder, die ein Defizit von über 3,0% aufweisen, ein Verfahren eingeleitet wird und dass diese Länder, wenn sie im nächsten Jahr nicht wieder unter die 3,0%-Grenze gelangen, mit Sanktionen belegt werden, dann entspricht die Reform des Stabilitätspakts nicht den Erwartungen. Das hätte erhebliche Vertragsänderungen bedingt und zur Folge gehabt, dass wir uns in wesentlichen Teilen nicht mehr an dem alten Stabilitätspakt hätten orientieren können.

Im Vertrag steht nicht, dass jedes Defizit über 3,0% ein übermäßiges Defizit ist. Wer dies sagt, interpretiert den Vertrag in einer unzulässigen Weise. Es steht einfach nicht im Vertrag, und ich akzeptiere nicht, dass man so tut als ob, und dass diejenigen, die wieder zu einer korrekten Auslegung des Vertrags zurückfinden, jetzt wie Stabilitätssünder behandelt werden. Wieso kann man sich anmaßen, die alleinige Interpretationshoheit über den Vertrag und den Pakt für sich in Anspruch zu nehmen? Ich lese – und das amüsiert mich teilweise sogar –, dass der Rat, die 25 Finanzminister, die 25 Staats- und Regierungschefs vor Deutschland und Frankreich in die Knie gegangen wären. Dies ist strikt lächerlich und im Übrigen beleidigend für die 23 anderen.

(Beifall)

Die Vorstellung, dass es nur eines scharfen Zurufs aus Berlin oder eines deutlichen Hinweises aus Paris bedürfe, damit 23 andere Regierungen kuschen, ist eine völlig uneuropäische Auffassung und widerspricht der immer wieder auftretenden Notwendigkeit, sich in Europa zusammenzuraufen und zu Kompromisslösungen zu kommen. Ich möchte mich nicht fragen müssen, wie groß die Kritik hier im Hause wäre, wenn wir bei Lissabon gescheitert wären, wenn wir es nicht geschafft hätten, die Gleichgewichte so hinzubekommen, wie sie vom Europäischen Parlament angemahnt wurden, oder wenn wir bei der Stabilitätspaktreform total gescheitert wären! Es gibt einige, die der Auffassung sind, der alte Pakt wäre so gut gewesen, dass er nicht hätte geändert werden müssen. Diese Auffassung wird aber von keiner Regierung der 25 Mitgliedstaaten geteilt. Die Vorstellung, dass die 25 Staats- und Regierungschefs und die 25 Finanzminister sich jetzt in Richtung Defizit und Schuldenspirale auf den Weg gemacht haben, ist eine absolut abenteuerliche Vorstellung, der ich sehr energisch widersprechen möchte!

(Beifall)

Pour le reste, Monsieur le Président, on a beaucoup parlé de la crédibilité de l'Europe. Je crois qu'elle est parfois lourdement menacée et je n'ai pas entièrement saisi les propos de M. Watson, dont je ne savais pas s'il s'adressait à moi ou s'il s'adressait à un groupe d'États membres. Je ne veux pas croire que vous me reprochez de ne pas avoir su amener les députés du PPE à prendre la même attitude sur toutes les questions parce que je ne représente pas ici le PPE. Je représente le Conseil européen.

Pour ceux qui ont attiré l'attention de tous sur un manque de crédibilité de l'Europe, je dirai ceci: je voudrais très chaleureusement remercier les députés qui, depuis 9 heures ce matin, assistent à ce débat. Les visiteurs qui ont visité le Parlement aujourd'hui ont été surpris de ne pas voir plus de monde lorsque l'Europe débat de sujets essentiels.

(Applaudissements)

 
  
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  Der Präsident. Danke schön, Herr Ratspräsident! Ich hoffe bzw. erwarte, dass die Kritik angekommen ist.

 
  
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  Barroso, président de la Commission. Monsieur le Président, très brièvement pour conclure. En ce qui concerne la réforme du pacte de stabilité et de croissance, nous devons vraiment – si nous voulons avoir un débat honnête – reconnaître que les problèmes ne datent pas de cette réforme, mais qu'ils existent depuis un certain temps déjà. Dès novembre 2003, il n'y avait plus de consensus sur le pacte de stabilité et de croissance. Ce que nous venons de faire, ce qu'ont fait les États membres avec le soutien actif de la Présidence et de la Commission européenne, c'est une réforme crédible du pacte.

Je peux vous donner toutes les garanties – et je m'adresse surtout à ceux qui ont exprimé des préoccupations, qui sont par ailleurs légitimes – que la Commission entend appliquer, de façon objective et sur un pied d'égalité entre tous les États membres, ces mêmes règles du pacte de stabilité et de croissance. Je puis aussi garantir que le rôle de la Commission n'a pas été amoindri, bien au contraire, par cette réforme. En effet, l'éventail des situations dans lesquelles la Commission sera appelée à donner son avis ou à prendre l'initiative d'une action s'est élargi considérablement. Nous avons donc maintenant un pacte qui pourra être bien plus crédible dans son application que celui que nous connaissions avant cette réforme.

De même, en ce qui concerne Lisbonne, il existe clairement – et cela je l'ai constaté dans la discussion de ce matin – un consensus très large sur un système dont la gouvernance sort renforcée, où il y a une meilleure distinction entre ce qui relève de la compétence de l'Union et ce qui relève de celle des États membres. Les États membres ont accepté cette gouvernance renforcée et, encore une fois, ceci renforce aussi la crédibilité de nos objectifs de Lisbonne.

Mais permettez-moi aussi de revenir sur un point important des conclusions du Conseil européen que je n'ai pas évoqué dans mon introduction à ce débat: la politique de développement dans le contexte des objectifs de développement du Millénaire. Le Conseil européen, lors de sa dernière réunion, a demandé à la Commission d'accélérer ses travaux afin de finaliser les positions de l'Union en vue des importants rendez-vous au sein des Nations unies en septembre prochain.

J'ai le plaisir de vous annoncer que la Commission a adopté hier, ici même à Strasbourg, un important paquet de propositions que d'ailleurs le commissaire Michel et moi-même avons annoncé hier. Il comporte de nouveaux objectifs intermédiaires, un accent renforcé sur la qualité de l'aide et une plus grande cohérence entre les politiques. Dans ce paquet "développement", une attention particulière est également accordée à l'Afrique subsaharienne. Mesdames et Messieurs les parlementaires, la Commission accorde une priorité importante à ces propositions. Nous sommes en train de travailler activement avec les États membres à la réussite de ce rendez-vous concernant les objectifs du Millénaire et nous comptons beaucoup sur votre appui.

Si j'ai donné cet exemple, Monsieur le Président, c'est aussi pour illustrer un point qui me semble important. C'est que nous travaillons vraiment sur des décisions opérationnelles. Nous avons, au sein du Conseil européen, fixé les objectifs et les nouveaux instruments de la stratégie de Lisbonne renouvelée et nous venons d'ailleurs d'approuver les lignes directrices intégrées, avec la politique macroéconomique, la politique microéconomique et l'emploi. Nous venons d'ailleurs de les présenter ici au Parlement européen. Le Conseil européen a formulé une demande concernant le développement et nous présentons des propositions concrètes.

Je sais bien que, dans les moments difficiles que nous connaissons maintenant en Europe, l'attention est très souvent concentrée davantage sur les aspects controversés, sur ce qui ne suscite ni l'accord des États membres ni l'unanimité entre eux. Mais ce que je voudrais souligner, c'est que, malgré ces différences et malgré, parfois, des divergences, nous sommes capables d'arriver, comme cela a été le cas lors du Conseil du printemps, à des consensus très importants.

Je tiens donc à souligner ce que vient de dire le Président du Conseil. Quelle serait votre réaction si nous ne nous étions pas présentés ici avec des résultats qui reflètent malgré tout un consensus et quel serait le signal que nous transmettrions à nos opinions publiques? C'est pourquoi, au stade actuel, bien que je partage beaucoup des inquiétudes et des préoccupations que certains d'entre vous ont exprimées, la question est de savoir si nous mettons l'accent sur les aspects qui ne sont pas ceux qui réunissent un consensus parfait ou, au contraire, si nous ne devrions pas mettre l'accent sur ce que nous sommes capables de faire ensemble.

Parce que c'est cela la culture du compromis en Europe, et j'insiste beaucoup sur ce point. Nous n'avancerons pas dans une Union européenne à vingt-cinq si nous n'expliquons à nos citoyens qu'en Europe, on ne peut pas gagner à 100%. Aucun État membre ne gagnera à 100% sur toutes les positions qu'il défend. Notre Europe est de plus en plus complexe! Donc, c'est à nous, qui occupons une fonction dirigeante, au Conseil, à la Commission ou au Parlement européen, qui exerçons une fonction politique, c'est à nous d'expliquer à nos concitoyens qu'il faut faire des compromis, que l'Europe, c'est le compromis. L'Europe, c'est travailler ensemble pour des objectifs qui sont bien plus importants que des questions à court terme ou que des susceptibilités nationales.

C'est cela la responsabilité et la responsabilité, c'est la première condition pour un leadership effectif, un leadership dont l'Europe a besoin à ce stade.

(Applaudissements)

 
  
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  Der Präsident. Danke schön, meine Herren Präsidenten des Rates und der Kommission! Zum Abschluss der Aussprache wurden sechs Entschließungsanträge gemäß Artikel 103 der Geschäftsordnung eingereicht.

Die Aussprache ist geschlossen.

Die Abstimmung findet um 12.00 Uhr statt.

(Die Sitzung wird für einige Augenblicke unterbrochen.)

SCHRIFTLICHE EKLÄRUNG (ARTIKEL 142)

 
  
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  Guerreiro (GUE/NGL), por escrito. Para seu desespero, o Conselho Europeu, de 22 e 23 de Março, ficou marcado por um ponto que, não integrando a sua agenda, lhe foi imposto.

As recentes sondagens que indicam uma possível vitória do NÃO à dita "Constituição europeia" no referendo que se realizará em França, a 29 de Maio, fizeram soar as campainhas.

Direita e social-democracia, irmanadas, mobilizam-se, incentivando toda a ingerência mais ou menos descarada na campanha que se realiza em França.

O Parlamento Europeu utiliza, inadmissivelmente, 8 milhões de euros para propaganda a favor do sim.

Incrementa-se a romaria de chefes de Estado e de governo e de todos aqueles que julgam poder influenciar a decisão do povo francês, procurando convencê-lo das hipotéticas e inexistentes "vantagens" (?) da dita "Constituição europeia".

O grande patronato e as direcções sindicais dominadas pela social-democracia ou pela direita - com a Confederação Europeia de Sindicatos à cabeça -, todos se esforçam na defesa deste projecto que fere a soberania dos povos e pugna pelo capitalismo neoliberal e o militarismo.

A Comissão Europeia e o Parlamento Europeu adiam a tomada de decisões procurando evitar dar ainda mais e justos argumentos ao NÃO.

Apesar de contradições, o NÃO em França será a melhor resposta!

 
  
  

PRESIDENCIA DEL SR. BORRELL FONTELLES
Presidente

 
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