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Středa, 11. května 2005 - Štrasburk Revidované vydání

16. Budoucnost Evropy šedesát let od konce druhé světové války
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  El Presidente. De conformidad con el orden del día, pasamos a las declaraciones sobre el futuro de Europa sesenta años después de la II Guerra Mundial.

Como recordarán, realicé una declaración sobre el final de la II Guerra Mundial en Europa el lunes pasado, jornada que coincidió con el Día de Europa, en un mes de mayo en el que, además, se cumple el aniversario de la adhesión de diez nuevos países.

Habida cuenta de esta triple coincidencia, la Conferencia de Presidentes decidió realizar hoy un debate sobre el futuro de Europa sesenta años después de la II Guerra Mundial, algo más que una simple conmemoración, algo más que una visión retrospectiva: una visión de nuestro futuro desde el recuerdo de nuestro pasado.

Para introducirlo contamos con la presencia de los señores Juncker y Barroso...

(Aplausos)

...que han estado recientemente en Moscú asistiendo a los actos allí celebrados para conmemorar el fin de la guerra y que ahora se unen a nosotros en este debate que, como les digo —y quiero insistir en ello—, trata de proyectarse sobre nuestro futuro y no sólo recordar el pasado.

Agradecemos los esfuerzos que han hecho ambos por estar aquí entre nosotros. Su presencia realza, sin duda, nuestro debate. Les daré, en primer lugar, la palabra a ellos, como es costumbre.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, président en exercice du Conseil Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Mesdames et Messieurs les députés, soixante années se sont écoulées depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Ce souvenir du 8 mai 1945, date de la capitulation du IIIème Reich, est une ardente obligation et je voudrais féliciter le Parlement européen de ne pas avoir manqué aujourd'hui de se souvenir du 8 mai 1945.

L'obligation de se souvenir est une obligation ardente. Elle est surtout ardente, me semble-t-il, pour ceux qui sont nés après la Deuxième Guerre mondiale, les hommes et les femmes de ma génération. Et lorsque nous nous souvenons du 8 mai 1945, de la capitulation de la démocratie allemande en 1933 et de la période terrible qui sépare ces deux dates, nous devons le faire, nous les jeunes, du moins par rapport à la génération concernée, avec beaucoup de retenue.

Ceux qui, comme moi, sont nés après la Deuxième Guerre mondiale, en 1954, 1955 et plus tard, doivent se souvenir avec retenue parce qu'ils n'ont pas été les témoins directs de la tragédie qui s'était abattue sur le continent européen. Nous n'avons pas vu, comme l'ont vu ceux qui nous ont précédés, les camps de concentration et les prisons où furent tués, torturés et humiliés les hommes, jusqu'à leur abaissement le plus total. Nous n'avons pas vu, comme eux, les champs de bataille, parce que nous n'avions pas à les traverser, la mort dans l'âme, sans parler de la mort physique très souvent. Nous n'avons pas pu ni dû observer, comme eux ont pu et dû le faire, les longs cortèges de prisonniers de toutes les nations qui traversaient l'Europe, constituant en fait un seul cortège funèbre continental. Nous n'avons pas, nous qui sommes nés après la Deuxième Guerre mondiale, été confrontés à des choix dramatiques, individuels ou collectifs. Nous n'avions pas à dire non, nous n'avions pas à dire oui, nous pouvions vivre dans le soleil de l'après-guerre, tous les choix dramatiques nous ont été épargnés.

Se souvenir du 8 mai 1945 est un acte qui alimente la mémoire collective. C'est très important au moment où les souvenirs directs, où l'expérience vécue de la guerre ou de l'immédiat après-guerre - le vécu direct avec le paquet d'expériences personnelles et de sentiments nobles - sont en train de se transformer en histoire, avec tout ce que l'histoire par rapport aux souvenirs comporte de distance et de grilles de lecture soi-disant objectives. Aujourd'hui, les témoins directs de cette époque terrible de l'histoire continentale sont en train de disparaître. Émouvants, les vétérans russes sur leurs camions sur la place Rouge, émouvant ce long cortège de ceux qui ont fait la guerre pour eux et pour nous et qui, déjà aujourd'hui, ne savent plus marcher alors que tous, nous savons vers quoi ils sont en train de marcher. L'obligation de se souvenir est une obligation ardente.

Se souvenir, pour les hommes et les femmes de ma génération, veut dire également que nous devons nous souvenir avec retenue mais aussi avec beaucoup de reconnaissance. La reconnaissance, d'abord, pour la génération de nos pères et de nos grands-parents qui, revenus des champs de bataille, revenus des camps de concentration, libérés des prisons, avaient tant de raisons de baisser les bras, de ne rien faire, de pleurer sur leur sort. Mais ils ont reconstruit l'Europe et ils ont fait de l'Europe le plus beau continent qui soit. Soyons reconnaissants devant l'extraordinaire performance de la génération de ceux qui ont dû faire la guerre et qui ont voulu faire la paix!

(Applaudissements)

Lorsqu'on se souvient, lorsqu'on éprouve cette ardente obligation du souvenir, il faut aussi dire la vérité. Le 8 mai 1945 fut pour l'Europe une journée de libération.

Der 8. Mai 1945 war auch ein Tag der Niederlage. Aber es war die Niederlage des Faschismus, die Niederlage des Nationalsozialismus, die Niederlage der Kapitulation der Demokraten vor dem Schrecklichen, das seit 1933 passiert war. Aber es war für Deutschland auch und vor allem ein Tag der Befreiung!

(Beifall)

Ich möchte den gewählten Vertretern des deutschen Volkes in diesem Hause sagen: Noch nie waren die Deutschen uns so gute Nachbarn wie heute!

(Beifall)

Dire la vérité, le 8 mai, le 9 mai, le 10 mai, c'est aussi se montrer reconnaissant à l'égard de ceux qui ont joint leurs forces et leur énergie aux forces et à l'énergie européennes pour libérer le continent européen. Je voudrais, avec soixante années non pas de retard mais de distance, dire combien nous les Européens nous devons être reconnaissants à ces jeunes soldats américains et canadiens qui, de l'autre côté de l'océan, sont venus en Europe pour libérer l'Europe, ignorant jusqu'à l'existence même d'un certain nombre de pays à la libération desquels ils ont contribué. Nous ne devrions jamais l'oublier.

(Applaudissements)

Ma remarque s'adresse aux soldats de l'Armée rouge. Quelles pertes! Quel nombre excessif de biographies interrompues parmi les Russes qui, pour la liberté de l'Europe, ont donné vingt-sept millions de morts! Nul n'est besoin d'être épris, bien que je le sois, d'un grand amour pour la Russie profonde et pour la Russie éternelle pour reconnaître que la Russie a bien mérité de l'Europe.

(Applaudissements)

Je voudrais rendre un hommage particulier à un peuple d'Europe qui a su dire non alors que d'autres, trop souvent, étaient tentés par un petit oui. Je voudrais ici, aujourd'hui, rendre hommage au peuple britannique qui a su dire non et sans l'apport duquel rien n'aurait été possible.

(Applaudissements)

Mais la liberté retrouvée, au début du mois de mai 1945, n'était pas égale partout. Nous, dans notre partie occidentale de l'Europe, confortablement établis dans nos vieilles démocraties, nous pouvions, après la Deuxième Guerre mondiale, vivre dans la liberté, dans une liberté retrouvée dont nous connaissions le prix. Mais ceux qui vivaient au centre de l'Europe et ceux qui vivaient à l'Est n'ont pas connu la liberté que nous avons connue pendant cinquante ans.

(Applaudissements)

Ils étaient soumis à la loi d'un autre. Les pays Baltes, dont je voudrais saluer la venue en Europe et auxquels je voudrais dire combien nous sommes fiers de les avoir avec nous, ont été incorporés de force dans un ensemble qui n'était pas le leur. Ils étaient soumis non pas à la pax libertatis, mais à la pax sovietika qui n'était pas la leur. Ces peuples, ces nations qui sont allés de malheur en malheur ont plus souffert que tous les autres Européens.

(Applaudissements)

Les autres pays de l'Europe centrale et de l'Europe orientale n'ont pas connu cet extraordinaire volume d'autodétermination que nous avons pu connaître dans notre région d'Europe. Ils n'étaient pas libres. Ils devaient évoluer sous le régime de principe qui leur fut imposé. Je dis, avec énormément de tristesse dans le cœur, tout le mal qu'aujourd'hui on dit de l'élargissement. Mais je dis aujourd'hui, alors que la Deuxième Guerre mondiale vient enfin de se terminer: vive l'élargissement!

(Applaudissements)

Cette Europe d'après-guerre qui, sans la guerre, n'aurait jamais pu devenir l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui; cette Europe, née des cendres de la guerre, n'aurait jamais vu le jour s'il n'y avait pas eu ceux qu'on appelle les pères fondateurs de l'Europe - les Schuman, les Bech, les Adenauer, les de Gasperi, et d'autres - qui, de cette phrase d'après-guerre "plus jamais la guerre", pour la première fois de l'histoire du continent, ont fait un espoir, une prière et un programme. Il faut aujourd'hui se souvenir avec émotion, avec reconnaissance de ceux qui ont eu le courage de dire oui après avoir dit non.

Ils n'auraient pas pu le faire s'ils ne s'étaient pas sentis transportés par les sentiments nobles et profonds de leurs peuples. On ne fait rien de grand contre la volonté du peuple. Si on a pu faire l'Europe comme nous l'avons faite, après la Deuxième Guerre mondiale, c'est que les peuples européens ne voulaient plus jamais revivre ce que le continent européen avait vécu comme tragédie, deux fois, au cours du XXème siècle.

Il y a les pères fondateurs de l'Europe qui sont connus; il y a les peuples qui évoluaient dans l'ombre et qui partageaient ces nobles sentiments et puis, il y a les philosophes, les penseurs, les hommes politiques dont, trop souvent, on ne se souvient pas: Léon Blum, qui a rêvé de l'Europe dans une prison française; le grand Spinelli incarcéré sur une île d'Italie par les fascistes italiens; d'autres qui n'ont pas de nom mais auxquels nous devons beaucoup. Je voudrais saluer ceux qui, oubliés ou dans l'anonymat, ont rendu possible ce qui fut fait après la Deuxième Guerre mondiale.

(Applaudissements)

Il y avait la partie libre de l'Europe et la partie de l'Europe qui était paralysée par ce funeste décret de l'histoire, le décret de Yalta, qui voulait que l'Europe soit à tout jamais divisée en deux parties, des parties qui très souvent se regardaient en chiens de faïence et entre lesquelles nous avons trop souvent été incapables de jeter des ponts. La guerre froide - c'est ainsi que tendrement on appela cette autre période tragique de l'histoire européenne - a paralysé les meilleures énergies de l'Europe; elle n'a pas permis aux meilleurs talents de l'Europe d'exprimer tout ce qu'ils avaient de bénéfique à exprimer si on les avait laissé faire.

Personnellement, je suis né en décembre 1954, mais je préfère dire que je suis né en 1955. J'ai grandi tout d'abord dans le respect de la performance de la génération de mon père, si je peux me permettre cette digression, qui a connu un sort doublement terrible, parce que les Luxembourgeois nés entre 1920 et 1927 étaient enrôlés de force dans la Wehrmacht et portaient un uniforme qui n'était pas le leur, un uniforme qui servait des ambitions qui n'étaient pas les leurs. Terrible sort que de devoir porter l'uniforme de celui qui est votre ennemi. La même remarque vaut d'ailleurs pour les Alsaciens et les Lorrains auxquels je rends hommage.

J'ai grandi dans l'atmosphère de la guerre froide où le monde, paraît-il, était plus facile à comprendre. Il y avait ceux qui étaient avec nous et ceux qui étaient contre nous. On ne savait pas pourquoi on aimait ceux qui étaient avec nous, mais on savait qu'on devait détester les autres. On savait que la menace était de l'autre côté et ceux qui étaient de l'autre côté pensaient que la menace était de notre côté. Que de chances perdues! Que de temps perdu en Europe suite à ces stupides analyses de l'immédiat après-guerre.

Réjouissons-nous, aujourd'hui, de ne plus devoir nous référer à la logique implacable de la guerre froide et de pouvoir faire la paix entre les deux parties de l'Europe.

(Applaudissements)

Je pense souvent - sans doute parce que je ne le suis pas - aux sages de l'Europe, à Churchill par exemple. Le grand Churchill, en 1947, lorsque le premier congrès du mouvement européen s'est réuni à La Haye et lorsque vit le jour l'idée de créer le Conseil de l'Europe devant le refus de l'Union soviétique de laisser participer les autres pays de l'Europe centrale et de l'Europe orientale à la fois au plan Marshall et à la construction du Conseil de l'Europe, a déclaré avec ce don prophétique qui était le sien: "Nous commençons aujourd'hui à l'Ouest ce qu'un jour nous allons terminer à l'Est". Mesdames et Messieurs, soyons fiers d'y être parvenus.

(Applaudissements)

Je me rappelle des propos de Victor Hugo qui, en 1949, écrivait "Un jour viendra en Europe où le seul champ de bataille sera l'ouverture des marchés sur des idées; viendra en Europe le jour où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes". Soyons fiers d'y être parvenus aujourd'hui.

Soyons fiers de pouvoir le dire au Parlement européen, représentation élue des peuples d'Europe, dont les membres sont les héritiers de ceux qui ont su dire non lorsqu'il fallait dire non, les héritiers de ceux qui ont su dire oui lorsque le oui était la seule option qui restait. Soyons reconnaissants à ceux qui ont dit non lorsqu'il fallait dire non et soyons fiers de tous ceux qui, aujourd'hui, disent oui à la grande Europe, à l'Europe qui a vu son histoire et sa géographie se réconcilier. Soyons fiers de ceux qui ne veulent pas que l'Europe se transforme en une zone de libre-échange et soyons fiers de ceux qui, comme nous, comme des millions d'autres, pensent que l'Europe est un continent compliqué qui mérite mieux qu'une zone de libre-échange. Soyons fiers de l'Europe que ceux qui étaient là avant nous ont construite et comportons-nous en dignes héritiers.

(L'Assemblée, debout, ovationne l'orateur)

 
  
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  José Manuel Barroso, Presidente da Comissão. Senhor Presidente, Senhor Presidente do Conselho, Senhoras e Senhores Deputados, caros Amigos, é para mim uma grande honra representar a Comissão nesta cerimónia no Parlamento que representa os europeus. Estamos hoje ao mesmo tempo a olhar para o passado e para o futuro. Estamos aqui para recordar, para reconhecer e também para construir.

Mas vejamos em primeiro lugar o passado. O maior conflito à escala mundial foi fonte de sentimentos contraditórios para todos quantos a ele sobreviveram. Fonte de alívio para muitos, fonte de esgotamento, sem dúvida, muitas vezes fonte de medo quanto ao futuro, o receio de que o pós-guerra não fosse melhor podendo mesmo ser ainda pior do que aquilo que tinha sido antes.

Por isso recordamos. Recordamos a escala da destruição que assolou em especial a Europa. Quase nenhum país saiu ileso. Aquilo a que alguns chamaram a "guerra civil europeia" testemunhou a desumanidade de que o Homem pode dar provas em relação ao Homem. Nós, na Europa, que tantas vezes temos legítimo orgulho nas grandes realizações da nossa civilização, da nossa cultura, das grandes obras do espírito europeu, devemos pensar com humildade que a Europa do século XX conheceu também alguns dos maiores horrores que a Humanidade já cometeu.

However, we should also remember the great stories of triumph over adversity, the personal journeys which so many Europeans made to find a better life, some crossing mountains and seas to reach their goal of a happy, peaceful existence. Some found it simply by returning home. We remember those who did not have that chance, those for whom the light of freedom went out almost as soon as they saw it; those for whom one nightmare was replaced by another.

Let us recognise that something remarkable came out of the ruins of Europe in 1945. Let me give you a quote from one of the visionaries of that time, speaking in Zurich in 1946. He said: ‘I am now going to say something that will astonish you. The first step in the recreation of the European family must be a partnership between France and Germany. In this way only can France recover the moral and cultural leadership of Europe. There can be no revival of Europe without [...] a spiritually great Germany’. Churchill was right. It is easy to forget now the courage it took to say those words at that time. What he said was astonishing.

Even more astonishing were the deeds that turned those words into reality. We should remember the extraordinary determination shown by Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer, Alcide de Gasperi and others and what they achieved, reconstructing rather than retreating into retribution. We should also remember and recognise the vision of transatlantic leaders who helped shoulder the burden of reconstruction rather than turning their backs on it.

Before we get too carried away, let us pause, because what the founding fathers started was remarkable but incomplete. As the Commission said in its declaration of 9 May: for millions, true freedom was only to come with the fall of the Berlin Wall, not the end of the Second World War. After 1945 they lost their liberties and opportunities almost as soon as they had regained them. In some cases they lost political control of their countries; in others, they lost their independence. For many people in Europe the end of the war meant peace and freedom; but for some it meant only peace, not yet freedom.

We should not forget what Europe was. Sixty years ago here on this continent we experienced the Holocaust. About 30 years ago several countries in southern Europe, including my own, were still living under dictatorships. Until about 15 years ago half of Europe did not enjoy freedom and democracy. That is why I have difficulty in understanding how we can fail to be optimistic about the future of Europe when we see where Europe is now compared to where it was only a few years ago.

(Applause)

However, that, luckily, was not the end of the story. What European leaders of the 1940s and 1950s constructed was a light and a magnet: a light through dark years for those who had no prospect of the peace, prosperity and stability that other Europeans enjoyed, and an extraordinary, powerful force of attraction for those peoples and countries that were breaking free and saw the European Community – as it was called then – as a catalyst for the transformation of their countries.

For my generation, Europe was always synonymous with democracy. As an 18-year-old, I, with others, was determined to set my own country free from a deadening, authoritarian, backward regime. That is why I and many people of my generation especially admire the extraordinary efforts of the peoples of the Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Poland, Slovakia, Slovenia and Romania and Bulgaria to fight for democracy, and how they relate the very idea of Europe to that of democracy. It should be, and is, with enormous pride that the European Union and its institutions embrace those new Members and peoples, as well as those of Malta and Cyprus.

So this transformation is worthy of recognition and commemoration. Why? Because it appears at times to be almost forgotten. Today it is too easy to take for granted the firm foundations of the new Europe in which we live, a Europe of freedom and shared values.

C'est pourquoi il faut le dire: l'Union européenne ne peut pas être victime de son propre succès. L'intégration d'une telle variété de membres unis par un projet commun est une réalisation vraiment extraordinaire. C'est un défi extraordinaire, celui que nous relevons tous. Je suis convaincu que la mise en œuvre de ce formidable projet, qui concernera bientôt 27 pays et 500 millions de personnes, va se poursuivre en dépit des turbulences qui ne manqueront pas de survenir de temps à autre.

Toutefois, cette mise en œuvre se fait parfois si paisiblement que nous courons le danger d'oublier ce qui a précédé. Les récits des conflits meurtriers ravageant l'Europe semblent désormais être confinés aux livres d'histoire. Ils faisaient pourtant la une des journaux il y a encore dix ans, quand il y avait des massacres dans certains pays des Balkans.

Sur notre continent, on peut dire: plus jamais ça ! C'est facile de le dire, mais l'histoire de l'Europe démontre que nous devons travailler à la paix et non la tenir pour définitivement acquise. Cette perspective n'est sans doute guère réjouissante car aujourd'hui en Europe, il y a des problèmes, des craintes. À Berlin, dans le grand bâtiment qui abritait autrefois ce que la RDA appelait son parlement, est inscrit le mot Zweifel, ce qui veut dire: doutes. Il y a des doutes et des craintes, surtout auprès des jeunes. Leurs craintes sont sérieuses: la crainte de trouver ou de ne pas trouver un emploi, la crainte face à un monde plus compétitif perçu parfois comme un défi. Mais il s'agit de la crainte de trouver ou de ne pas trouver un emploi, pas la crainte de trouver ou de ne pas trouver son propre pays.

Il convient à présent de trouver une façon efficace de remédier aux difficultés, réelles ou perçues comme telles, liées à l'intégration des marchés. Il n'est pas question de conflits armés entre des concurrents qui deviennent adversaires ou ennemis. C'est pourquoi pour faire face à ces craintes, nous devons suivre l'exemple des générations qui nous ont précédés; nous devons faire preuve de la même imagination et du même courage. Rappelons-nous que le partenariat ambitieux que nous avons conclu en Europe a été la source des révolutions pacifiques qui ont apporté la liberté et la démocratie à des millions d'Européens!

L'exemple de l'Europe - l'Europe des Six, des Dix, des Douze, des Quinze et maintenant des Vingt-cinq - a été la vraie force motrice de la démocratisation en Europe du Sud, en Amérique latine et, par la suite, en Europe centrale et orientale. Rappelons-nous que la liberté, c'est la force motrice qui stimule la croissance, l'emploi, l'investissement, et qui offre à un plus grand nombre d'Européens la chance d'une vie meilleure.

La vitalité de la démocratie et la modernité de nos sociétés témoignent de notre capacité à réinventer notre continent. De son marché intérieur à ses frontières extérieures, de la promotion de la cohésion interne à la défense du développement durable et de l'environnement, de la dimension de la solidarité à celle de la justice aux quatre coins du globe - car nous ne voulons pas une Europe fermée sur elle-même -, l'Union européenne construit toujours l'Europe. Elle le fait par étapes concrètes qui améliorent le quotidien de ses citoyens. La ratification de la Constitution consolidera ces réalisations, posera les fondements d'avancées encore plus importantes dans le futur.

Aujourd'hui donc, rappelons-nous cette terrible guerre et ce qui en a découlé. Dans notre travail axé sur l'avenir, laissons-nous inspirer par l'ambition visionnaire et la détermination des dirigeants et des citoyens qui nous ont précédés, de la réconciliation à la coopération et de la coopération à l'Union!

(Applaudissements)

 
  
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  Hans-Gert Poettering, im Namen der PPE-DE-Fraktion. Herr Präsident, Herr Präsident des Europäischen Rates, Herr Präsident der Kommission, liebe Kolleginnen und Kollegen! 1945 – vor sechzig Jahren – ist Europa ein Feld von Ruinen. Ein barbarischer Krieg hat über 55 Millionen Menschenleben gefordert. Millionen und Abermillionen Menschen sind entwurzelt, Millionen auf der Flucht oder vertrieben, Eltern ohne Söhne, Frauen ohne Männer, Kinder ohne Väter. Mein Vater wurde als einfacher Soldat Ende März 1945 vermisst. Wie wir erst sehr viel später erfuhren, ist er gefallen; ich habe ihn nie gesehen.

1945 sind viele von Europas Städten verwüstet. Europas Wirtschaft liegt in Trümmern. Weltweit verbreitet der Name „Europa“ Furcht und Schrecken. Über die Verantwortlichkeit für den Ausbruch des Zweiten Weltkrieges kann es keinen Zweifel geben: Das nationalsozialistische Unrechtsregime in Deutschland steigerte seinen Rassenwahn und Machtanspruch zu einem Inferno der Aggression gegen alle anderen Völker Europas. Der Holocaust an den Juden Europas wurde sein schlimmstes Verbrechen. Der nationalsozialistische Totalitarismus führte ganz Europa ins Verderben. Am Ende wurde das deutsche Volk selbst zu einem seiner Opfer. Sieger gab es 1945 gleichwohl nur wenige.

Eher gab es glückliche und unglückliche Überlebende, die einen im Westen, die anderen in der Mitte und im Osten Europas. Im Westen des Kontinents entstand, mit Weitsicht geleitet von amerikanischer Unterstützung, neues Leben in Freiheit, in Respekt vor der Menschenwürde, mit Demokratie und rechtlich gesicherter Marktwirtschaft. Winston Churchill – daran wurde ja bereits erinnert – zeichnete die Vision der Vereinigten Staaten von Europa, und ich füge hinzu, dass ohne Großbritannien Europa niemals vollständig wäre. Nach 1945 entstand Europa von seinem atlantischen Westrand her neu. Erschöpft, aber im Glück des freien Neubeginns rückten die Völker des europäischen Westens zusammen. Es bleibt auf immer das Verdienst Robert Schumans, auch den Deutschen die Hand zu diesem Neubeginn gereicht zu haben. Ohne Frankreichs Größe wäre Europa wieder nur eine leere Idee geblieben. Inmitten des jetzigen Neubeginns einer Europäischen Union mit einer gemeinsamen Verfassung füge ich hinzu: Auch in Zukunft braucht Europa die konstruktive Mitwirkung Frankreichs mehr denn je.

(Beifall)

Von der Hoffnung auf einen Neubeginn waren 1945 auch die Völker der Mitte, des Ostens und Südostens Europas erfüllt. Als Menschen des gleichen, des uns allen gemeinsamen europäischen Kulturraumes hofften sie auf eine neue Lebenschance in Freiheit und Frieden. Sie mussten bitter erfahren, dass Frieden ohne Freiheit nur eine halbe Befreiung vom Joch des totalitären Unrechts war. Der sowjetische Machtanspruch brach ihre Hoffnungen nieder. 1945 war der nationalsozialistische Totalitarismus besiegt. Aber der stalinistische Totalitarismus führte Europa in die Spaltung hinein und überzog die Völker Mittel-, Ost- und Südosteuropas mit seinen Unrechtsregimen. Die Hoffnung aber blieb auch unter den unglücklichen Überlebenden des Zweiten Weltkrieges: die Hoffnung auf ein gemeinsames, geistig-moralisch und politisch erneuertes Europa mit der Perspektive des Wohlstands für alle seine Bürger. Diese Hoffnung haben sie schließlich in einer friedlichen Revolution verwirklicht – und „Solidarność“ ist dafür der Ausdruck. Aber es dauerte Jahrzehnte, bis die Mauer gebrochen wurde.

(Beifall)

Wenn wir heute – und ich gehöre diesem Parlament seit seiner ersten Direktwahl 1979 an – gemeinsam diese Debatte führen, in Würde und mit dem notwendigen Ernst, ist es für mich eine Stunde des Glücks, dass Europa heute geeint ist und wir gleichberechtigte Kolleginnen und Kollegen auch aus acht Völkern der Mitte Europas unter uns haben.

(Beifall)

1989 endete die doppelte Last des Totalitarismus in Europa. 1989 lehrte uns, welche Kraft Europas Werte für uns alle haben und wie sehr wir immer auf das Vorbild der Mutigen angewiesen sind, um in unserer Freiheit zu bestehen. Nach 1989 konnte Europa wieder beginnen, mit beiden Lungen zu atmen, wie es der unvergessliche, große Papst Johannes Paul II. formuliert hat.

(Beifall)

Die Völker des europäischen Westens haben dazu eine wertvolle, unverzichtbare und bleibende Vorarbeit geleistet. Der Aufbau der Europäischen Union mit gemeinsamen Werten, deren Kern die Menschenwürde ist, der übernationale Zusammenschluss zu einer rechtsverbindlichen Gemeinschaft der Freiheit waren die folgerichtige Antwort auf die Chance des Kriegsendes. Die europäische Einigung ist ein Projekt des Friedens und der Freiheit.

Der nun gemeinsame Weg des wiedervereinten Europa ist die Chance und Aufgabe aller Europäer. Jetzt bauen wir gemeinsam ein Europa, das seine Werte für alle seine Bürger verteidigt. Auf Krieg und Totalitarismus kann Europa nur noch eine Antwort geben: den Weg der gemeinsamen Europäischen Union der Völker und der Staaten beständig, aus innerer Überzeugung und in der Annahme der Vielfalt, die Europas Stärke und Schönheit ausmacht, weiterzugehen. Die derzeitige Debatte über die Europäische Verfassung ist eine große Chance, sich dieser Grundlagen neu zu vergewissern, weil erstmalig in der europäischen Geschichte unsere Werte, unsere Ideale in einer Verfassung niedergeschrieben sind.

Europa ist nicht einfach eine Konstruktion der Politik. Europa ist ein geistiger Lebensraum. Deshalb musste die Antwort auf den furchtbaren Krieg – an dessen Ende wir uns heute in Dankbarkeit erinnern – eine sittliche Antwort sein: Nie wieder Unfreiheit, die zu Krieg führt, nie wieder Krieg, der zu Unfreiheit führt! Das ist die Summe des Antriebs, um ein neues Europa zu bauen: ein Europa der Absage an Totalitarismus, der Absage an nationalistische Überheblichkeit, der Absage an egalitäre Menschenfeindlichkeit, ein Europa der Absage an das hegemoniale Streben einzelner seiner Staaten, ein Europa des Bekenntnisses zur unverwechselbaren Würde jedes einzelnen Menschen, zum Interessenausgleich zwischen sozialen Gruppen und Völkern, ein Europa des Respekts und der Vielfalt, ja der Stärke durch diese Vielfalt, ein Europa der Demokratie und des Rechts.

Die innere Versöhnung zwischen den Völkern und Staaten Europas ist weit vorangekommen. Wir wollen und wir müssen dieses Werk der inneren Versöhnung vollenden, auch mit dem Volk in Russland und den Menschen in der Russischen Föderation. In der neuen Phase unserer Geschichte wird Europa aber auch mehr denn je den Ausgleich in der Welt und mit der Welt um uns herum suchen müssen. Europas Kriege wurden zu Weltkriegen. Europas Einigung muss zu einem Gewinn für die Welt werden. Wir können dankbar dafür sein, dass Kolleginnen und Kollegen – ich danke hier insbesondere dem Kollegen Elmar Brok – eine Entschließung verfasst haben, die morgen unsere Werte zum Ausdruck bringt.

Wir denken in dieser Stunde an alle Opfer des Zweiten Weltkrieges, an alles Leid und an die Zerstörung. Wir denken daran, wie sehr Frieden und Freiheit zusammengehören und wie wir unsere Arbeit in den Dienst der Menschen stellen müssen, auch in den Dienst des Dialogs der Kulturen.

Wo uns dieser Dialog mit der Welt gelingt, dort werden wir die Werte verteidigen, die uns in die Zukunft tragen. So kann uns dieser Tag des Erinnerns einen neuen Auftrag geben, an einem Auftrag mitzuwirken, eine bessere, eine friedlichere und freiere Welt zu schaffen.

(Starker Beifall)

 
  
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  Martin Schulz, im Namen der PSE-Fraktion. Herr Präsident, meine lieben Kolleginnen und Kollegen! Wenn wir an den 8. Mai 1945 denken, dann denken wir im Gedenken an diesen Tag an zwei Phasen. Wir denken an die Phase vor diesem 8. Mai und an die Zeit danach. Für keinen deutschen Abgeordneten in diesem Hause ist es möglich, an dieses Datum zu denken, ohne dabei daran zu denken, dass er Deutscher bzw. Deutsche ist. Ich vertrete in meiner Fraktion auch die deutschen Abgeordneten, die aus dem Land kommen und heute das Land hier vertreten, das diesen Krieg gewollt hat, ihn vorbereitet hat, ihn geführt hat und ihn mit Erbarmungslosigkeit organisiert hat.

Aber ich vertrete auch Abgeordnete, die aus dem Land kommen, das das erste Opfer dieser deutschen Armee wurde: aus Polen. Und ich vertrete Abgeordnete aus den Ländern, die die Alliierten anführten, deren gesamte Macht notwendig war, um Hitler niederzuringen: aus Großbritannien, aus Frankreich. Neben mir sitzt Poul Nyrup Rasmussen, der langjährige Ministerpräsident Dänemarks, eines Landes, das von Hitler-Deutschland bei Nacht und Nebel überfallen wurde, und in dem mein Vater Besatzungssoldat war.

Ich vertrete auch Abgeordnete aus Ländern, die lange nach dem Zweiten Weltkrieg unter der Diktatur leiden mussten. In meiner Fraktion sitzt ein Anwalt, der die Opfer des Franco-Regimes verteidigt hat. In meiner Fraktion sitzt ein Opfer dieses Franco-Regimes, das in den Kellern der Geheimpolizei gefoltert wurde. In meiner Fraktion sitzen Kollegen aus Portugal und Griechenland, die wie Sie, Herr Kommissionspräsident, als junge Männer und Frauen gejubelt haben, als die Diktatoren aus ihrem Land getrieben wurden. In meiner Fraktion sitzt Józef Pinior, mein Freund, der nach mir für unsere Fraktion sprechen wird, der als Gewerkschaftler und Sozialdemokrat in den Foltergefängnissen der Kommunisten gesessen hat.

Ich habe das Privileg, für all diese Menschen sprechen zu dürfen. Dass ich dieses Privileg habe, verdanken wir der Europäischen Union. Das verdanken wir diesem Einigungswerk, das die Männer und Frauen, die am 8. Mai 1945 Verantwortung übernehmen mussten, geschaffen haben. Der Ratspräsident hat darauf hingewiesen: An diesem 8. Mai 1945 mussten Konsequenzen gezogen werden. Und die richtigen Konsequenzen sind gezogen worden. Die Geschichte der Europäischen Union, die Geschichte Europas nach dem 8. Mai 1945 ist eine Erfolgsgeschichte. Sie ist eine Geschichte, die aus den Trümmern heraus den festen Willen entwickelte: nie wieder! Dieses „Nie wieder“ war nicht dahingesagt. Es wurde in Formen gefasst, in Formen, in denen wir heute arbeiten, von denen wir heute profitieren, die dazu führen, dass ich in meiner Fraktion auch Abgeordnete vertreten darf, die jüdischen Glaubens sind; dass es in meiner Fraktion Abgeordnete gibt, die Moslems sind; dass es in meiner Fraktion Kolleginnen und Kollegen gibt, die gelitten haben, und solche, die gelernt haben von denen, die gelitten haben; und dass wir zu Gemeinsamkeiten kommen, indem wir eines sagen: Die Lehre des 8. Mai muss sein. Wenn dieses „Nie wieder“ Bestand haben soll, dann muss es jeden Tag neu erkämpft werden. Der Kampf um diese Demokratie, um dieses Europa ist ein täglicher.

Erinnern wir uns heute an die Ursachen, an die Zeit vorher. Die Zeit vorher ist geprägt von einer Erkenntnis. Es ist ein singuläres Ereignis in der Menschheitsgeschichte, dass ein Staat sein Staatsziel dahingehend definierte, dass er andere Völker, andere Rassen ausrotten wollte. Niemals vorher und nachher hat es einen Staat gegeben, der seine eigene Existenz damit begründete, dass er sagte: Uns gibt es als Staat, damit die Juden, damit die Slawen, damit die Roma und Sinti, damit die behinderten Menschen ausgelöscht werden. Das ist ein singuläres Ereignis in der Menschheitsgeschichte. Das ist die Besonderheit des Dritten Reiches. Die Nazis wollten, dass von den Juden Europas nichts bleiben sollte.

Ich war vor wenigen Wochen in der Gedenkstätte Jad Vaschem in Jerusalem. Ich bin hinabgestiegen in die Gänge und Flure des Souterrains, in denen die Schicksale der Millionen Opfer dargestellt werden. Der Direktor von Jad Vaschem, der mich dort herumgeführt hat, hat mir gesagt: „Jeden Tag steige ich in diese Hölle hinab und sehe sie. Es ist eine Hölle, die Bilder, alleine sie.“ Und dann steige ich die Treppe hinauf und gehe über einen Gang in diesem neuen Museum und dann öffnet sich eine breite Glasfront, und im Sonnenlicht liegt die Stadt Jerusalem. „Jeden Tag,“ sagt mir der Direktor von Jad Vaschem, „wenn ich aus der Hölle komme und dieses Bild sehe, weiß ich, sie haben es nicht geschafft. Wir leben. Wir haben es geschafft, nicht die Nazis.“

Jedes Gedenken, jeder Tag der Erinnerung, jeder Name, den wir zitieren, ist ein Sieg über diese Verbrecher, denn sie wollten, dass nichts bleibt. Aber wenn wir uns erinnern, dann bleibt das jüdische Volk, dann bleiben die Roma und Sinti, dann bleiben die aus politischen Gründen Ermordeten, dann bleiben die behinderten Menschen. Sie bleiben in unserer Erinnerung und damit leben sie.

(Beifall)

So viele Opfer und so viele Namen. Anne Frank war ein kleines jüdisches Mädchen, dessen einziges Verbrechen es war, ein kleines jüdisches Mädchen in Amsterdam zu sein. Denken wir an solch einem Tag an Anne Frank. Sophie Scholl war eine junge deutsche Studentin, deren einziges Verbrechen es war, ein aufrechter Mensch zu sein, und die mit 18 Jahren enthauptet wurde, weil sie Flugblätter gegen das Nazi-Regime verteilt hat. Ich denke auch an Krzysztof Baczynski, einen jungen polnischen Dichter, der in Warschau von einem deutschen Scharfschützen erschossen wurde. Drei Namen unter 55 Millionen Opfern! Drei Namen, aber drei Namen, die stellvertretend genannt werden für alle anderen Opfer. Ich wiederhole: Drei Namen, an die wir uns erinnern, und die stellvertretend für alle stehen, an die wir uns erinnern sollten.

Wir fragen in den letzten Wochen oft nach dem Sinn dieser Europäischen Union und wir werden gefragt: Was ist der Sinn dieser Europäischen Union? Das, was wir in unseren Reden heute beschreiben, das ist der Sinn dieser Union. Dass dieses Einigungswerk, dass dieses Überwinden der Teilung, dass dieses Ächten des Rassismus, dass dieses Ausgrenzen aus der Gemeinschaft der Demokraten von all jenen, die Antisemiten sind, die Rassisten sind, die Nazis sind, bis heute geblieben sind, das Stigmatisieren dieser Verbrecher, das Benennen ihrer Taten, das Erinnern daran ist die Grundlage, die moralische und geistige Grundlage für unsere Europäische Union. Unsere Väter und Vorväter haben das aufgebaut.

Zwischenzeitlich hat Europa ein Erbe. Das ist keine neue Union mehr. Sie ist jetzt 60 Jahre alt. Sie ist im Prinzip am 8. Mai 1945 entstanden. Wir haben ein Erbe zu verwalten, heute schon, um es weiterzugeben. Wenn wir dieses Erbe pflegen, auf der Grundlage der Verpflichtung, uns zu erinnern, dass das Dritte Reich der moralische Tiefpunkt der Menschheit war und die richtigen Konsequenzen gezogen worden sind, indem diese Union geschaffen wurde, dann schaffen wir als europäische Politikerinnen und Politiker es, dass die jungen Männer und Frauen auf den Tribünen in diesem Parlament eine hellere Zukunft haben, als es die Vergangenheit ihrer Väter und Großväter war.

(Anhaltender Beifall)

 
  
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  Graham Watson, on behalf of the ALDE Group. Mr President, the British poet John Donne observed: ‘No man is an island, entire of itself, but a piece of the continent, a part of the main. If a clod be washed away by the sea, Europe is the less’.

That was in 1624, yet for over 300 years peoples and states continued to wage war across our continent. Tribalism and hatred are Europe’s ugly legacy. If we had not learned it earlier, the ‘war to end all wars’ should have shown us the futility and the trauma of organised warfare. Our awakening from that nightmare led to the League of Nations, yet we continued to distil the fruits of scientific advance into the firewater of the weapons of mass destruction. By the time World War II ended in Europe, on 8 May 1945, more than 40 million people had lost their lives.

A cynic might say that 20th century Europeans were slow learners. It took two bloody wars and a continent in ruins to teach us that a united Europe is worth more than the sum of its parts.

Not all of us were able even then to realise our aspirations for peace and freedom. While for most Europeans May 1945 marked the liberation of their countries from Nazi tyranny and the beginning of a new path to freedom and reconstruction, for those who found themselves on the wrong side of the Iron Curtain, one tyranny was quickly replaced by another. A further two generations were denied the liberty we now enjoy. As a student at the Karl Marx University in Leipzig in 1976, I saw this at first hand.

Our historical perspectives are inevitably different. But this must be a debate about the future, not the past. Let us rejoice that Europe is united in peace and that we can sit together in the same debating chamber with a set of common supranational institutions of government deciding on matters of mutual concern.

It was the imperative of interdependence that brought the European Union into being and saw the Soviet bloc finally crumble. We started with coal and steel, the building blocks of post-war Europe; we built the common market, the basis of prosperity undreamt of by my parents; we made the single currency a reality for 300 million Europeans at the dawn of this new century.

As we mark the 60th anniversary of a lasting peace, we see that Europe has come a long way, through gradual steps to build solidarity between our peoples. There is no doubt that the European Union has been a success: liberté, egalité, fraternité have become part of our common legislative and social fabric. But there is no guarantee it will always be that way, and we stand now at a watershed, represented by the constitutional treaty. Can we move forward and consolidate this unprecedented era of peace, stability and prosperity, or will it melt before our eyes and be replaced by a new national rivalry and brinkmanship?

A Financial Times columnist reminded us last week how thin is the veneer of civilisation, how weak the voice of human conscience when tempted away from the rule of law and respect for our fellow human beings. This is the challenge before our Member States as they are called upon to ratify the Constitution.

A peaceful and prosperous Europe was always based on the premise that strength lay in convergence and shared mandates. Cooperation has grown from trade to encompass social policy, employment, immigration, justice, policing and foreign policy. The revolutions in central and eastern Europe have lifted from our shoulders the yoke of Yalta, but we are confronted with new challenges. The challenge, for example, of feeding, clothing and housing a growing world population, while more and more are pushed into migration by war or hunger or sheer desperation. The challenge of dealing with a hole in the ozone layer, melting ice caps, rising sea levels and climate change. Or the threat of internationally organised crime, where some criminal gangs are now more powerful than some national governments, bringing misery to many though the trade in drugs and small arms and the trafficking of people, and working hand-in-hand with terrorists. None of these challenges can be faced by our countries acting alone. To provide the security, prosperity and opportunity which our fellow citizens expect government to deliver, we have to work together. And work together, too, with the United States and Canada, to whose people we owe so much and whose values by and large we share, not only to confront with them common challenges but to make them feel more comfortable with a new and more powerful Europe.

Europe has the potential to be a beacon of hope, a model of tolerance, diversity and stability, in a world where these attributes are still rare. We can insist on a bill of rights, or we can see our rights eroded. We can ratify the European Constitution and put our faith in democracy and accountable government, or we can continue to leave too much power in unelected hands. We can hold out the hand of friendship to the dispossessed, or cocoon ourselves in an illusory haven of prosperity. We can welcome Romania, Bulgaria, Turkey and the western Balkans and accept that Europe should be plural and diverse, or continue to treat each other with hostility and suspicion. Convergence is not just an ideal, it is an economic and political necessity. It is time to move beyond national self-interest towards greater convergence. Cooperation is the way forward, enabling us to face global challenges together.

Europe has a leading role to play in the era of global governance. It is a stabilising force and a benchmark for other countries and peoples. Trade and cooperation can bring to others the fruits it has brought to us, and for that reason my Group welcomes greater contact with Russia and the People’s Republic of China. But history should teach us not to be an instrument in supporting authoritarian regimes. Liberals and Democrats view with concern the direction of some of the Council’s policies: to undercut the Americans in some downward Dutch auction of human rights standards would be an affront to the dignity for which Europe’s people have fought so hard.

Just as no man is an island, no country is an island either. We are joined together in our custody of a fragile world and our stewardship of its inhabitants. Let Europe exemplify the dignity of difference and grasp the challenge.

(Applause)

 
  
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  Daniel Marc Cohn-Bendit, au nom du groupe Verts/ALE. Monsieur le Président, je suis né un mois avant 1945. Mes parents ont quitté l'Allemagne il y a 72 ans. En 1933, mon père était avocat, il défendait le Secours rouge et il aurait dû être arrêté. Je suis né exactement neuf mois après le débarquement des alliés en Normandie. Je suis un enfant de la libération, d'une invasion militaire qui a libéré le sol européen et a permis à mes parents de faire un enfant, un "enfant de la liberté".

C'est pourquoi notre mémoire, ma mémoire, est pavée d'horreurs. Auschwitz, l'horreur, l'anus mundi qui a montré le pire dont l'être humain est capable. Kolima, l'anus mundi qui a montré ce que l'idéologie politique la plus barbare est capable de faire. Oradour-sur-Glane, qui a montré ce qu'une occupation militaire peut engendrer. Katyn, qui a montré qu'on peut libérer et détruire en même temps. Toute l'élite polonaise a été massacrée par l'armée rouge pour empêcher que le peuple polonais puisse se constituer et se créer un État indépendant. Nous avons ensuite continué à commettre des massacres incomparables et pourtant comparablement mortels et cruels. Il y a eu les massacres des guerres coloniales, il y a eu Srebrenica il y a dix ans maintenant, jour pour jour.

C'est en raison de ces massacres que des hommes et des femmes, qui n'appartiennent pas à mon parti politique, mais dont je reconnais la grandeur pour avoir réussi - parce qu'ils ont réussi - à construire cette Europe, que ce soit De Gaulle ou Adenauer, Willy Brandt ou Helmut Kohl, François Mitterand, peu importe, ont fait quelque chose d'extraordinaire. Et nous, nous sommes des enfants de l'Europe, ceux qui sont nés après 1945, mais nous sommes des enfants de l'antitotalitarisme. Cette Europe s'est créée pour éviter à tout jamais la résurgence du totalitarisme, qu'il soit de gauche ou de droite. Pour reprendre une chanson connue par d'aucuns: il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun, ni communisme, ni néo-libéralisme. Il n'existe pas d'idéologie libératrice des êtres humains. Il n'existe qu'une petite chose très fragile que beaucoup raillent et qui s'appelle tout simplement "démocratie".

Liebe Freunde und Freundinnen, meine Damen und Herren! Es ist immer leicht bzw. schwer, als Deutscher über das Thema „60 nach dem Jahre Krieg“ zu sprechen. Aber Deutschland hat Beides gekannt: den Nationalsozialismus – diese Barbarei – und den kommunistischen Totalitarismus. So ist Deutschland auch Symbol für Europa, und wenn wir heute als Generation eine Verpflichtung haben, dann ist es die Verpflichtung zur Wahrheit. Es geht mir nicht darum, hier zu beschreiben, was die politischen Aufgaben Europas sind. Das können wir tagtäglich machen. Es geht mir nur darum, diese antitotalitäre Verpflichtung ernst zu nehmen. Wenn wir sie wirklich wahrnehmen, dann dürfen und können wir nicht im Namen irgendeines politischen Realismus von den Menschenrechten und der Achtung der Menschen absehen.

(Beifall)

Wir müssen mit Russland reden, aber wir müssen über Tschetschenien reden. Wir müssen über die Verbrechen reden. Wir müssen mit China reden, aber wir müssen über die Unterdrückung der Menschen in China reden. Wir dürfen nicht einfach zur Tagesordnung übergehen und sagen: Dann heben wir eben das Embargo auf. Dann gibt es eben ein paar Waffen. Dann werden eben ein paar Transrapid verkauft. Das dürfen wir nicht im Namen der europäischen Geschichte!

(Beifall)

Weil wir zu dieser Wahrheit verpflichtet sind und weil wir an Europa glauben, müssen wir alle im Namen dessen, was Europa war und was es nie wiederwerden darf, das Europa der Zukunft gestalten und organisieren.

Ich bin in diesen Tagen stolz als einer von denjenigen, die die europäische Geschichte so im Kopf haben, für eine Verfassung zu kämpfen, die das Erbe des antitotalitären Europa verkörpert. Ich bin überzeugt, dass wir gewinnen werden. Diese Verfassung wird in Europa Realität werden. Daran glaube ich, und das ist eine Verpflichtung, die wir unseren Kindern gegenüber haben als Erbe dessen, was uns von unseren Eltern in den Schoß gelegt wurde.

(Beifall)

 
  
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  Francis Wurtz, au nom du groupe GUE/NGL. Monsieur le Président, le beau discours de M. Junker et certains accents des interventions qui l'ont suivi tranchent avec la teneur si décevante et préoccupante du projet de résolution qui nous est soumis au nom de la plupart des groupes à l'occasion du 60ème anniversaire de la capitulation nazie. Je suis convaincu que dans la plupart des familles politiques représentées au sein de notre Assemblée, des hommes et des femmes éprouveront un sentiment de malaise devant ce texte, qui n'est pas loin d'amorcer une révision de l'histoire.

Lorsqu'une institution comme la nôtre évoque cet événement fondateur de l'Europe et du monde d'aujourd'hui que fut la victoire de tous les alliés - américains, britanniques et soviétiques - de la coalition antihitlérienne, chaque mot compte. Gageons que nombreux sont celles et ceux qui s'attendaient à lire dans une telle déclaration des phrases telles que: "le 8 mai 1945 est un jour de libération pour l'Europe". Pourquoi pas, puisque c'est la vérité, c'est un jour auquel l'armée soviétique contribua de manière décisive.

Sans du tout faire l'impasse sur l'oppression stalinienne, nombre d'Européens auraient sans doute également souhaité, face aux manifestations diverses de nostalgiques du IIIème Reich, entendre de notre part qu'excuser les atrocités nazies en montrant du doigt les crimes staliniens est inacceptable d'un point de vue intellectuel et moral, voire entendre - concernant la guerre du souvenir qui oppose actuellement les républiques baltes à la Russie - qu'il faut garder à l'esprit la part de responsabilité de l'Allemagne nazie dans la tragédie des États baltes.

Une précision, chers collègues: toutes les formulations que je viens de suggérer sont en fait extraites d'un article publié avant hier dans le quotidien français Le Figaro sous la signature de M. Michael Mertes, ancien conseiller de l'ex-chancelier Helmut Kohl. Il s'agit de votre famille politique, chers collègues du PPE! Dieu merci! Nous avons perdu cette guerre, conclut-il en ajoutant une phrase que je vous propose de méditer: la façon dont on envisage le passé nous en apprend plus sur nos attitudes présentes que sur le passé lui-même.

À l'heure ou l'Union européenne consulte ses citoyens sur un projet de Constitution, comment ceux-ci interpréteront-ils une conception de l'Europe élargie qui commence par remettre en cause la pierre angulaire de la vision de l'Europe et du monde, née le 8 mai 1945, à savoir que le nazisme ne fut pas une dictature ou une tyrannie parmi d'autres mais bien la rupture absolue avec toute civilisation?

Nous sommes prêts, pour notre part, à un débat sans tabou sur les crimes du stalinisme comme sur le pacte germano-soviétique de sinistre mémoire ou encore sur l'histoire des pays baltes. Mais rien, absolument rien ne doit permettre de banaliser le nazisme, dont - faut-il le rappeler? - le but déclaré était d'exterminer les sous-hommes et d'élargir l'espace vital de la race supérieure par la guerre totale. Voilà pourquoi nous étions en droit d'attendre du Parlement européen un texte sur le 8 mai 1945 d'une tout autre hauteur de vue. Et peut-être n'aurait-il même pas été superflu, voyez-vous, de rendre hommage à cette occasion à ces combattants anonymes, qui sans autre ambition que celle de vivre et d'agir en hommes et en femmes debout, se sont engagés dans la résistance au péril de leur vie qu'ils ont été si nombreux à sacrifier pour notre liberté. De même, un mot, un seul, sur l'horreur d'Hiroshima et de Nagasaki et de ses dizaines de milliers de morts dans un pays vaincu n'aurait pas été de trop.

Vraiment, le Parlement européen a cette fois manqué un rendez-vous avec l'histoire. Aussi mon groupe refuse-t-il unanimement de cautionner cette résolution étrangère à l'idée que nous nous faisons de l'Europe à vingt-cinq, à vingt-sept ou à trente.

Je laisse le mot de la fin à un dirigeant européen qui avait, il y a vingt ans, trouvé les mots justes pour parler du 8 mai 1945, et ce dans le pays où c'était le plus difficile de les formuler franchement. Je veux parler de l'ancien président allemand, Richard von Weizsaecker. Je me permets de le citer.

„Wir haben die Kraft, der Wahrheit – so gut wir es können – ins Auge zu sehen, ohne Beschönigung und ohne Einseitigkeit. [...]

[Es] wurde von Tag zu Tag klarer, was es heute für uns alle gemeinsam zu sagen gilt: Der 8. Mai war ein Tag der Befreiung. Er hat uns alle befreit von dem menschenverachtenden System der nationalsozialistischen Gewaltherrschaft.“

(Beifall)

 
  
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  Maciej Marian Giertych, w imieniu grupy IND/DEM. Panie Przewodniczący, Wysoka Izbo, II wojna światowa rozpoczęła się we wrześniu 1939 roku najazdem i okupacją mojego kraju, Polski przez Niemcy i Związek Radziecki. Ten rozbiór Polski był rezultatem Paktu Ribbentrop-Mołotow, podpisanego tydzień wcześniej w Moskwie. Polska została zniewolona nie przez nazistowskie czy komunistyczne bojówki partyjne, ale przez regularne siły zbrojne sąsiednich państw, przez niemiecki Wehrmacht, Luftwaffe i Kriegsmarine oraz przez Armię Czerwoną. Dodajmy, że w owym czasie w Niemczech rządziła Partia Narodowo-Socjalistyczna i kanclerz Hitler, którzy doszli do władzy w wyniku demokratycznych decyzji niemieckiego elektoratu, a w Rosji Stalin i partia komunistyczna wyniesieni przez rewolucję.

Kapitulacja Niemiec 8 maja 1945 roku, której 60 rocznicę właśnie obchodzimy, stała się symboliczną datą kresu bezprawia jakiego dopuszczały się hitlerowskie Niemcy na podbitych terenach. Nie zakończyło to jednak bezprawia zapoczątkowanego inwazją Związku Radzieckiego na Polskę w 1939 roku. Wojnę z Niemcami wygraliśmy, ale wojnę z Rosją przegraliśmy. Ta przegrana oznaczała, że narzucono nam obcą władzę, obcy system gospodarczy i obcą ideologię.

Uczestniczyliśmy na wszystkich frontach II wojny światowej, od pierwszego do ostatniego wystrzału. W wojnie z Niemcami mieliśmy sojuszników, od 1941 roku również w postaci Związku Radzieckiego. Doceniamy udział Rosji w pokonaniu nazistowskich Niemiec i ogrom rosyjskich ofiar z tego tytułu, ale nie zmienia to faktu, że Rosja traktowała nas jako kraj podbity, mało tego, nasi zachodni sojusznicy w walce z Niemcami, byli również sojusznikami Związku Radzieckiego i wyrazili w Jałcie zgodę na to, by on nas zniewolił. Wyzwalać musieliśmy się sami, krok po kroku. Najpierw wyjmując spod kolektywizacji rolnictwo, potem uwalniając kościół, dalej uzyskując tolerancję dla drobnej, prywatnej inicjatywy, a wreszcie wolność dla ruchu związkowego, wolność słowa i polityki.

Zewnętrzną pomocą przy tym wszystkim był jedynie stopniowo wygrywany przez USA wyścig zbrojeń a szczególnie sukces reganowskich gwiezdnych wojen powodujący słabnięcie Związku Radzieckiego. Obecność wojsk amerykańskich w Europie i istnienie NATO zapewniło Zachodniej Europie pokój przez 60 lat. Dziś z tych pożytków korzystają też kraje Europy Wschodniej i Środkowej - włączone do NATO lub do partnerstwa dla pokoju. Pragnienie pokoju i wolności, do kształtowania przyszłości według własnych upodobań, łączy nas wszystkich.

Wkrótce odejdzie moje pokolenie pamiętające II wojnę światową z przeżyć osobistych. Zadbać musimy, by wśród następnych pokoleń była ona pamiętana zgodnie z faktami. Jakże bolesnym dla nas Polaków jest fakt, że w tak wielu mediach na zachodzie stale pojawia się krzywdzące nas sformułowanie: polskie obozy koncentracyjne, czy nawet, na co pozwolił sobie brytyjski The Guardian, polskie komory gazowe i krematoria. Tak, również na polskiej ziemi były te fabryki śmierci, ale nie były one polskie, tylko niemieckie. Odpowiedzialność za nie spada nie na wszystkich Niemców. Doceniamy, że naród Niemiecki odciął się od niechlubnego dziedzictwa epoki nazizmu, zależy nam jednak na tym, by w świadomości następnych pokoleń zbrodnie nazistowskie nie były kojarzone z Polską, bo to nie Polska za nie odpowiada.

To nie naród Rosyjski jest odpowiedzialny za zbrodnie stalinizmu, za zsyłki, gułagi, ludobójstwo katyńskie i ujarzmienie Europy Środkowej i Wschodniej, ale komunistyczni przywódcy państwa radzieckiego. To zniewolenie objęło także samych Rosjan. Chcemy pojednania z narodem i państwem rosyjskim. Oczekujemy by wyraźnie odciął się od dziedzictwa epoki komunizmu. Tymczasem dzisiejsi przywódcy Niemiec i Rosji, krajów które wywołały II wojnę światową, we wspólnym wywiadzie dla dziennika Bild próbują koncentrować pamięć o tej wojnie jedynie na wzajemnych relacjach i swoich własnych ofiarach.

Dzisiaj chcielibyśmy budować dobrosąsiedzkie stosunki zarówno z Niemcami, jak i z Rosją. Już w 1961 roku biskupi polscy wystosowali do biskupów niemieckich słynne orędzie, w którym zawarte były słowa: przebaczamy i prosimy o przebaczenie. Taką samą postawę mamy i dziś w stosunku do Rosji. Przebaczenie i pojednanie nie oznacza jednak, że wolno nam zapomnieć, wołamy więc: nigdy więcej ludobójstwa, nigdy więcej ujarzmiania jednego narodu przez drugi, nigdy więcej agresji, nigdy więcej wojny!

 
  
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  Wojciech Roszkowski, w imieniu grupy UEN. Panie Przewodniczący! Doświadczenia II wojny światowej poszczególnych narodów były niezwykle zróżnicowane, dlatego debata, którą toczymy jest może najważniejszą od lat debatą
o tożsamości europejskiej. Jeśli naprawdę chcemy być częściami jednej europejskiej wspólnoty duchowej, to musimy wszyscy starać się zrozumieć pełnię doświadczeń historycznych narodów Europy, i dlatego o pewnych sprawach musimy mówić otwarcie.

Rezolucja w 60. rocznicę końca wojny jest wynikiem trudnego kompromisu, jest
w niej wiele sformułowań, które dobrze oddają skutki wojny. Brakuje jednak w niej refleksji nad związkiem między początkiem wojny, a jej końcem, a także refleksji nad dzisiejszymi ocenami wojny w Rosji. Monachium i rozbiór Czechosłowacji były pierwszą zachętą Hitlera do agresji, ale nie da się zaprzeczyć, że prawdziwym zaproszeniem do wojny był układ Ribbentrop-Mołotow. Ofiarą współdziałania
III Rzeszy i ZSRR padła we wrześniu 1939 roku Polska. Potem były Niemieckie inwazje Norwegii, Danii, Belgii, Holandii, Luksemburga, Francji, Jugosławii
i Grecji, a także sowieckie inwazje Finlandii, Litwy, Łotwy i Estonii. Stalin nie przystąpił do wojny przeciw Niemcom z własnej woli, przeciwnie - odmawiał współpracy z Francją, z Wielką Brytanią. Dopiero po hitlerowskiej agresji z czerwca 1941 roku uzyskał pomoc brytyjską i amerykańską, wchodząc do nowej koalicji, która ostatecznie pokonała III Rzeszę.

Mimo, że Armia Czerwona dźwigała na sobie ogromną część ciężaru wojny system sowiecki się przecież nie zmienił, "Archipelag Gułag" nadal się rozrastał, a liczba jego ofiar jest porównywalna ze stratami wojennymi ZSRR. Dlatego współpraca Wielkiej Trójki oparta była na iluzji wspólnych wartości, dlatego ta współpraca okazała się niemożliwa po zakończeniu wojny. Tuż przed śmiercią sam Roosevelt przyznał, że ze Stalinem nie da się robić biznesu, że łamie wszystkie umowy, które zawarł. Było jednak za późno. Europa została podzielona, a wschodnia jej część została wepchnięta w objęcia totalitaryzmu stalinowskiego, w tym także Polska, która pierwsza stawiła opór Hitlerowi i to wtedy, kiedy jego sojusznikiem był Stalin, Polska, której siły zbrojne były czwartą co do wielkości siłą aliancką i Polska, która poniosła względnie największe straty ludnościowe w tej wojnie.

Niestety dwuznacznej roli ZSRR w wojnie nie chce dziś uznać Rosja. Prezydent Putin powrócił do stalinowskiej interpretacji II Wojny Światowej i jej skutków. Nazwał układ Ribbentrop-Mołotow zwykłym traktatem międzynarodowym. Oficjalna Rosja zaprzecza, by Stalin dokonał agresji Polski w 1939 roku, zaprzecza, by w Katyniu dokonano aktu ludobójstwa, by ZSRR okupował państwa bałtyckie, twierdzi też, że Jałta przyniosła Polakom demokrację.

Znany rosyjski pisarz Wiktor Jerofiejew napisał niedawno, że oświecona Rosja stawia znak równości między totalitaryzmem Stalina i reżimem Hitlera. Oświecona Rosja dawałaby nadzieje na pojednanie z Europą, natomiast rehabilitacja Stalina powinna być dla wszystkich ostrzeżeniem.

Dlaczego to jest dzisiaj ważne? Prezydent Putin ogłosił, że pojednanie
rosyjsko-niemieckie może być przykładem dla Europy. Niestety pojednanie na płaszczyźnie stalinowskiej interpretacji historii rokuje marnie, a w Warszawie, Wilnie, Rydze czy Tallinie brzmi szczególnie fałszywie.

My Polacy i inne narody Środkowej Europy uważamy, że nie będzie pokoju
i pojednania w Europie, z którego wykluczone w ten sposób będą narody położone między Niemcami i Rosją. Musicie Państwo zrozumieć, że kiedy mocarstwa zachodnio-europejskie i Rosja ściskają się ponad naszymi głowami, my w Polsce
i w Europie Środkowej odczuwamy duszności.

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. MAURO
Vicepresidente

 
  
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  Philip Claeys (NI). Voorzitter, het is van groot belang dat deze dagen wordt herdacht dat 60 jaar geleden een einde kwam aan de Tweede Wereldoorlog. Het is ook een goede zaak dat bij deze gelegenheid opnieuw wordt benadrukt dat vrijheid en democratie geen vanzelfsprekendheden zijn en actief verdedigd moeten worden. De verschrikkingen van het nationaal-socialisme vormen een zwarte bladzijde in de geschiedenis van Europa en de sprekers voor mij hebben er al terecht op gewezen dat daar weinig of niets aan toe te voegen valt.

Maar het valt te betreuren dat er in West-Europa zo weinig aandacht is voor het historische feit dat 60 jaar geleden ook het officiële startsein werd gegeven voor het overleveren van de Oost-Europese volkeren aan de Sovjetbezetting, aan dictatoriale communistische regimes, die in gruwel en misdaad niet voor het nazi-regime moesten onderdoen. Het rode leger stond al in 1944 voor Warschau, gewoon te wachten tot de nazi's de opstand hadden onderdrukt. Zestig jaar geleden werd overal in het Westen ene Jozef Stalin bejubeld en gevierd, een tiran die op dat ogenblik al miljoenen mensenlevens op zijn geweten had en die met het medeweten van het bevrijde Westen nog miljoenen bijkomende slachtoffers zou maken, in en buiten Rusland.

Het wordt trouwens hoog tijd dat na Duitsland ook Rusland met het verleden in het reine komt. De officiële versie luidt daar nog altijd dat landen als Estland, Letland en Litouwen door het rode leger bevrijd werden. Vaira Vike-Freiberga, de presidente van Letland, wees erop dat 1945 de Baltische staten geen bevrijding bracht, integendeel. Ik citeer: "Het betekende slavernij, het betekende bezetting, het betekende onderwerping en het betekende stalinistische terreur".

De Europese leiders die een paar dagen geleden in Moskou waren, namen nauwelijks de moeite om ook die realiteit aan te kaarten. En wat voor de West-Europeanen 60 jaar geleden een bevrijding was, betekende voor Oost-Europa een nieuwe martelgang, met het verschil dat de nieuwe dictaturen konden rekenen op de actieve steun en sympathie van zovele West-Europese politici, media, intellectuelen en vele anderen, van wie sommigen trouwens op de loonlijsten van de Sovjet-geheime diensten bleken te staan. Misschien wordt het vandaag, 60 jaar later, wel eens tijd om ook die potjes te openen. Misschien kan Europa pas echt met zijn verleden in het reine komen, wanneer er een soort Nürenberg-tribunaal van het communisme wordt gehouden, niet om oude wonden open te rijten, maar om de feiten nooit te vergeten, met het oog op de toekomst van onze kinderen en kleinkinderen.

Mij schokt het, collega's, wanneer een Europees commissaris op zijn website foto's plaatst waarop hij zijn beate bewondering voor iemand als Fidel Castro demonstreert. Mij schokt het wanneer intellectuelen en beleidsverantwoordelijken de opkomst van het islamitische extremisme blijven ontkennen of minimaliseren. Jean-François Revel sprak al van "la tentation totalitaire" - de totalitaire verleiding. Als we één les uit de verschrikkingen van de Tweede Wereldoorlog moeten trekken, is het dat totalitarisme geen kans meer mag krijgen, van waar het ook komt.

 
  
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  Szájer, József (PPE-DE). „A harcot, amelyet őseink vívtak békévé oldja az emlékezés s rendezni végre közös dolgainkat, ez a mi munkánk; és nem is kevés.” A száz éve született nagy magyar költő, József Attila sorai arra emlékeztetnek, hogy nekünk, Európa egymással eddig sokat háborúskodó népeinek sok rendeznivalónk van egymással.

Vitautas Landsbergisnek és nekem küldött levelében Frattini úr nemrégiben azt írta, az önök történelme a mi történelmünk is. Amikor a világháború végét ünnepeljük Európában, akkor nem felejthetjük el, hogy Európa nemzetei számára mást és mást hozott a háború vége. Szerencsésebb nemzetek számára hosszú szenvedésnek, mérhetetlen pusztulásnak lett vége hatvan éve. Ezért ma fejet hajtunk mindenki előtt, aki a békéért áldozatot hozott. Azonban Európa másik felére egy újabb gonosz diktatúra következett nem kevesebb szenvedéssel és pusztulással. Két éjszaka nappal nélkül, megszállás után megszállás függetlenség nélkül, emberellenes diktatúra után emberellenes diktatúra szabadság nélkül.

Itt mögöttem ül sorainkban az a szlovák képviselőnő, Zita Pleštinská, akinek magyar édesapját, Kányai Istvánt egyformán üldözték a nácik, a nyilasok, majd kilenc évet töltött a szovjet koncentrációs táborok poklaiban. Aki kiszabadítja az ártatlan rabot a zárkából, majd becsukja egy másikba, az nem szabadító, hanem börtönőr. S a rab nem úgy néz rá, mint aki őt kiszabadította, hanem úgy, mint arra, aki elvette a szabadságát. Sok európai nemzet számára a várt szabadság jóval később, ötven évvel 1945. május 8-a után jött csak el. Erre tett pontot 2004. május 1-je, amely nap a jaltai világrend végét jelentette. A második világháború valójában 2004. május 1-jén ért véget. Ezért a háború végét nem Moszkvában, hanem itt, az újraegyesített Európa fővárosában lehet méltó módon megünnepelni.

Fél évszázadon keresztül mi, Európa népei két oldalról néztük a falat, a minket kettéosztó szögesdrótot. Tűrtük a tűrhetetlent, a felszabadítás után nem távozott szovjet Vörös Hadsereg által meghonosított rendszert, a haladó szocialista eszme nevében elkövetett népirtást, osztály- és nemzeti alapú tisztogatásokat, ártatlan emberek megölését, megkínzását, elhurcolását és jogfosztását. A szovjet kommunizmus Közép-Európa népeire kényszerített rendszere egyenes következménye volt annak a tervnek, amelyről 1939. augusztus 19-én beszélt Sztálin a Politbüro előtt, a Molotov-Ribbentrop paktum indoklásaként. Idézem: „Az elmúlt 20 év tapasztalata azt mutatja, hogy békeidőben lehetetlen úgy fenntartani Európában a kommunista mozgalmat, hogy az olyan erős legyen, hogy egy bolsevik párt megszerezze a hatalmat. E párt diktatúrája csak egy nagy háború után lehetséges” – mondta Sztálin.

A bolsevik pártok így létrehozott diktatúrája ellen nemzeteink többször is fellázadtak. 1956-ban Berlinben, 1956 októberében Magyarországon és Poznañban, 1968-ban Csehszlovákiában, 1980-ban Lengyelországban. A nyugat üdvözölte forradalmainkat, együtt érzett velünk, majd eltűrte, amikor a Szovjetunió leverte és vérbe fojtotta a szabadságvágy eme megnyilvánulásait. Tisztelt Ház, a mi történelmünk az önök történelme is. Gyakran mégis úgy érezzük, mi a szovjet megszállás alól egy évtizede szabadult nemzetek, hogy nem találunk megértést e saját, közelmúltbeli történelmünk kapcsán. Európa nyugati fele a háború után büszkén kiegyenesedett, békés gyarapodásnak indult. Mi ebből kimaradtunk, önhibánkon kívül. Így állhat elő az a helyzet, hogy ma Európa szerencsésebb felén, de itt ebben a parlamentben is akadnak olyanok, akik abból akarnak maguknak politikai tőkét kovácsolni, hogy az új tagok olcsó polgáraival ijesztgetik saját lakosságukat. Azokkal az emberekkel, akik országa a ránk erőltetett működésképtelen szocialista gazdálkodás miatt került gazdasági csődbe.

De Nyugat-Európában sokan azt sem értik, miként vált az ötágú vörös csillag a horogkereszthez hasonlóan a gyűlölet és az elnyomás jelképévé. A mi történelmünk az önök történelme is. A nácizmust hatvan éve közös erővel legyőzték Európa népei. A diszkreditált politikai osztály eltűnt. Hitlerről ma nem neveznek el tereket, és nem emelnek szobrot a náci gyilkosoknak. Fél évszázaddal később a Szovjetunió és a kommunista rezsim is összeomlott. Hasonlóan a szovjet megszállás nélküli különutas jugoszláv kommunizmus is csúfos kudarcot vallott. De a bukott kommunista rendszer örökösei ma tiszteletet követelő sima beszédű üzletemberek, úgymond felelős politikusok. Oroszországban Sztálinnak emelnek ma ismét szobrokat, és a szovjet megszállást újra felszabadításként emlegetik. A kommunista diktatúra rémtetteiről pedig egyre kevesebbet akarnak hallani.

Tisztelt Parlament, a mi fejünkben nem lehet kettős mérce. Auschwitz és a katyini erdő, a balti országok náci és kétszeri szovjet megszállása, Európa érdekszféráit felosztó igazságtalan diktátumok, erőszakkal, paktumokkal meghúzott határok, egész nemzetek deportálása, emberek megölése, megkínzása, megnyomorítása, jogfosztó lakosságcserék, nemzeteket kettéosztó falak, az emberi és kisebbségi jogok sárba tiprása mind égbekiáltó bűnök, függetlenül attól, hogy kik követték el.

Hatvan évvel a háború katonai bejezése után ideje, hogy szembenézzünk ezzel. A szovjet hadsereg hatalmas emberáldozata tiszteletet és főhajtást követel. De nem illeti meg a tisztelet a megszálló hadsereget, amely saját elnyomó diktatúráját erőszakolta rá Európa népeinek egy részére. Amíg nem vagyunk képesek a bármely eszme nevében elkövetett gaztettet gaztettként, a gyilkosságot gyilkosságként megítélni, amíg egyik bűnt a másikkal méricskéljük, addig fejünkben nincs vége a háborúnak, addig nem gyógyulnak be a sebek. Jézus azt mondta, az igazság szabaddá tesz bennünket. Most Európa újraegyesülésével eljött egy új kezdet esélye. Egykori győztesek és vesztesek, elnyomók és elnyomottak együtt, megalázkodás nélkül, a kereszténység hagyományából eredő emberi méltóság eszméjére alapítva építhetjük a közös demokratikus Európát. Egy szebb jövő és egy boldogabb nemzedék reményével. Hallgassunk József Attilára, hallgassunk a költőre, és rendezzük végre közös dolgainkat!

 
  
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  Józef Pinior (PSE). Wysoka Izbo, dzisiaj w Parlamencie Europejskim upamiętniamy 60-tą rocznicę zakończenia II wojny światowej, najstraszniejszej wojny w dziejach, która przyniosła śmierć milionom ludzi, zagładę Żydów, która wtrąciła Europę w otchłań barbarzyństwa, gospodarczego spustoszenia i moralnego upadku. Pochylamy się nad tamtym czasem i czcimy pamięć ofiar tej wojny.

Wysoka Izbo są w pamięci społeczeństw chwile szczególne, naprawdę ważne, które pozwalają nam być razem w dziele budowy wspólnoty politycznej. Narody europejskie maja własną pamięć XX wieku. Wynika to z doświadczeń historycznych, różnych wydarzeń politycznych naszych państw i naszych społeczeństw. Jest jednak pamięć, która nas łączy, jest to pamięć ofiar wojny, pamięć walki o wolność i demokrację, pamięć, która tworzy naszą wspólną tożsamość europejską. Upamiętniamy dzisiaj ofiary nazistowskiego terroru w krajach okupowanych przez Trzecią Rzeszę. Czcimy pamięć ofiar w Shoah, ludobójstwa dokonanego na Żydach na kontynencie europejskim w okresie II wojny światowej, zbrodni o wyjątkowym charakterze w historii całej ludzkości. Czcimy zwycięstwo państw alianckich nad Trzecią Rzeszą, szczególnie rolę, jaką odegrały Stany Zjednoczone Ameryki w wyzwoleniu Europy. Pamiętamy o wszystkich żołnierzach, którzy zginęli aby uwolnić świat od nazizmu, o 14 milionach żołnierzy Armii Czerwonej. Czcimy pamięć ofiar wszystkich stron II wojny światowej, upamiętniamy ofiary Stalina z okresu wojny, których symbolem stała się masakra około 22 tysięcy polskich obywateli i jeńców wojennych w Katyniu oraz w innych obozach i więzieniach wiosną w 1940 roku na terenie Związku Radzieckiego. Oddajemy hołd bojownikom o wolność, demokrację i prawa człowieka, wspominamy szczególnie bohaterski ruch oporu walczący w poszczególnych krajach przeciwko faszyzmowi oraz okupacji. Ruch oporu, którego ideały i poświęcenie w nierównej walce stanowią dzisiaj dla nas prawdziwe dziedzictwo, powód dla wspólnej dumy i przykład dla młodych pokoleń Europejczyków.

Chciałbym dzisiaj upamiętnić ruch oporu w gettcie warszawskim, powstańców żydowskiej organizacji bojowej, którzy podjęli walkę 19 kwietnia 1943 roku na terenie getta dla ludności żydowskiej utworzonego w Warszawie przez władze okupacyjne. Walkę, która w środku wojny, w środku rządzonej przez nazistów Europy nie miała militarnie żadnych szans, walkę, która miała jednak głębszy sens, której heroizm stanowi dla nas dzisiaj najwyższe świadectwo ludzkiego ducha i jeden z fundamentów moralnych budowanej przez nas Europy. Jak to ujęto w odezwie żydowskiej organizacji bojowej: toczy się walka o waszą i naszą wolność, o wasz i nasz ludzki, społeczny, narodowy honor i godność.

Wysoka Izbo, pamiętamy, że nie dla wszystkich narodów europejskich koniec wojny oznaczał prawdziwe wyzwolenie, niepodległość i demokrację. Dla Europy Środkowo-Wschodniej i państw bałtyckich, koniec wojny oznaczał nowe formy ucisku, brak suwerenności i demokracji, gwałcenie podstawowych praw człowieka w ramach totalitarnego status quo narzuconego tej części Europy przez Związek Radziecki. Dla Estonii, Łotwy i Litwy, także utratę niepodległości i wcielenie do Związku Radzieckiego. Socjaliści, socjaldemokraci, lewica demokratyczna była w XX stuleciu przeciwko wszystkim formom dyktatury, przeciwko wszystkim reżimom niedemokratycznym. Jesteśmy ruchem politycznym, który stawał zawsze po stronie demokracji i praw człowieka. W państwach bałtyckich, w Europie Środkowo-Wschodniej a także w tych krajach Europy Południowej, w których po II wojnie światowej panowały dyktatury: w Portugalii, w Hiszpanii i w Grecji.

Wysoka Izbo, mówię te słowa w Parlamencie Europejskim, w Strasburgu, na terytorium naznaczonym wojnami i upadkiem Europy. Nasi przodkowie spotykali się na tej ziemi, naprzeciwko siebie jako żołnierze. Dzisiaj spotykamy się jako obywatele, jako posłowie i posłanki reprezentujący jednoczącą się Europę. Odpowiedzią na wojny była od lat 50-tych integracja europejska, tworzenie Wspólnoty Europejskiej. W tworzeniu instytucji europejskich nastąpiło i następuje przezwyciężenie konfliktów pomiędzy narodami europejskimi. Dzisiejsza Unia Europejska jest wytworem trzech wielkich procesów demokratycznych: pokonania w wojnie faszyzmu, upadku dyktatur w Europie Południowej w drugiej połowie lat 70-tych oraz zwycięstwa demokracji w Europie Środkowo-Wschodniej i państwach bałtyckich.

Na naszym kontynencie tworzy się ład międzynarodowy, oparty na pokoju i współpracy. Powstaje wspólnota kierująca się zasadami poszanowania godności ludzkiej, wolności, demokracji, równości, państwa prawa i poszanowania praw człowieka, w tym praw osób należących do mniejszości.

Unia Europejska, unia 25-ciu państw obejmuje dzisiaj społeczeństwo mające za sobą różnorodne doświadczenia historyczne. Ratyfikacja Konstytucji dla Europy będzie oznaczała powstanie Europy zjednoczonej, dążącej do pokoju, sprawiedliwości i solidarności na świecie, Europy, która może się stać w sformułowaniu preambuły traktatu konstytucyjnego uprzywilejowanym obszarem ludzkiej nadziei. Wspólnie przeszliśmy tę drogę od Europy przygniecionej wojną i totalitaryzmami, ludzkim nieszczęściem, do Europy demokratycznej, w której wolne narody razem w Unii tworzą europejską przyszłość.

 
  
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  Jan Jerzy Kułakowski (ALDE). Panie Przewodniczący, Wysoka Izbo! Przyszłość Europy sześćdziesiąt lat po zakończeniu II wojny światowej zależy w znacznej mierze od realizacji dwóch podstawowych przesłanek: po pierwsze, uznanie przez wszystkich historycznej pamięci wydarzeń II wojny światowej, po drugie, na podstawie tej pamięci budowanie wspólnej wizji integracji europejskiej.

Pamięć historyczna może się różnić w zależności od tego, czy zakończenie wojny było, czy też nie było prawdziwym wyzwoleniem. Z perspektywy mojego kraju to pamięć o kilku kluczowych datach, które przypieczętowały tragiczną historię
II wojny światowej. 1 września 1939 roku - hitlerowski napad na Polskę i początek koszmarnego okresu okupacji, represji, obozów, działalności okupanta prowadzącej do wyniszczenia narodu i społeczeństwa, ale także okres bohaterskich czynów państwa i społeczeństwa podziemnego. 17 września 1939 roku, data niestety mniej znana w Europie Zachodniej, ale dla nas bolesna i znamienna - sowiecki napad na Polskę na podstawie paktu Ribbentrop-Mołotow, co oznacza: Hitler-Stalin i kolejny rozbiór Polski. Rok 1943 - ujawnienie zbrodni katyńskiej popełnionej w roku 1940 na rozkaz Stalina poprzez wymordowanie kilkunastu tysięcy polskich oficerów
i urzędników, tylko dlatego, że byli oni w służbie państwa polskiego. Rok 1943 oraz 1944 - dwa kolejne bohaterskie powstania: powstanie w getcie warszawskim zakończone jego krwawym strumieniem, a właściwie eksterminacją oraz Powstanie Warszawskie, którego strumieniu przyglądały się pasywnie z prawego brzegu Wisły wojska sowieckie. Rok 1945 - Konferencja Jałtańska, która na 44 lata spuściła żelazną kurtynę dzielącą Europę i odcinającą mój kraj - Polskę od demokracji
i procesu integracji europejskiej. Tyle o pamięci historycznej.

Sprawę wspólnej wizji integracji europejskiej chciałbym określić zasadniczym stwierdzeniem: pamięć ta jest pamięcią o zbrodniach systemów i ich ofiarach, ale
w żadnym wypadku nie powinna i nie może dzielić narodów i społeczeństw. Jest to przesłanie, które nawiązuje do solidarności polskiego ruchu społecznego, od którego zaczął się proces wyzwolenia tej części Europy, a którego 25-lecie obchodzimy również w tym roku. Ten ruch leży u źródeł ponownego połączenia dwóch części Europy, które podzieliła decyzja jałtańska. Nawiązując do tego ruchu, chciałbym stwierdzić z całą stanowczością, że solidarność musi być zasadniczym hasłem naszej wspólnej przyszłości.

Konkludując apeluję o przyjęcie rezolucji.

 
  
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  Tatjana Ždanoka (Verts/ALE). Mr President, I believe that a peaceful and prosperous Europe must be based on the respect for human rights. For this reason, I cannot vote for Mr Brok’s resolution. A number of its assertions would create a legal basis for the violation of human rights and lead to huge injustices in my country, Latvia, as well as in neighbouring Estonia.

The motion for a resolution states that the countries of Eastern Europe were under Soviet occupation for many decades. In the case of Latvia and Estonia, such an approach would have dangerous consequences for the more than half a million people who settled there during those decades. Mr Toomas Ilves from Estonia recently explained in the Baltic Times what this assertion would mean: ‘hence, the protection of minorities in the Baltic states will become senseless’. Moreover, two weeks ago, the Latvian Parliament approved further consideration of the declaration asking the European Parliament for exemption from the obligation to accept foreign citizens and their descendants who were moved to Latvia during the time of occupation.

My father was a naval officer in the Soviet army and participated in the defeat of Hitler’s army and of his local allies, Arājs, Cukurs and others, responsible for the liquidation of 80 000 Latvian Jews, including my father’s grandparents. Moreover, my father was thrown out of the army, in accordance with Stalin’s orders, for being Jewish. I will never accept that my father was an occupier, nor will I ever agree that my mother, a Russian Orthodox, who came to Riga from St Petersburg in 1950, should be subject to repatriation, as the draft Latvian declaration says. The assertion made in this European Parliament resolution will encourage Latvian law-makers to accept this declaration in the very near future. I do not want the Baltic states to become a second Balkans. We parliamentarians are fully responsible for the words we are saying.

 
  
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  Giusto Catania (GUE/NGL). Signor Presidente, onorevoli colleghi, l'8 maggio del 1945 è la data che segna la fine della seconda guerra mondiale, ma anche la data che sancisce la fine delle dittature fasciste e naziste in Europa. In quella data l'Europa si è liberata dallo spettro dell'autoritarismo, e quella data segna anche l'inizio di un'Europa che aspira alla pace e alla giustizia sociale.

L'Europa è stata liberata dalla resistenza di uomini e donne, dalla resistenza di partigiani che hanno costruito le fondamenta istituzionali e morali di questa Europa. L'Europa è stata liberata da quanti hanno combattuto a Stalingrado, è stata liberata dalle truppe alleate americane e canadesi e anche dall'esercito sovietico. Questa data può essere considerata la pietra su cui è stata edificata la nuova Europa.

Purtroppo, questa pagina di storia, troppo spesso, è oggetto di saccheggi e di attacchi revisionisti e anche questo dibattito è viziato da concreti impulsi revisionisti. Si rende un cattivo servizio alla commemorazione della Liberazione dell'Europa mescolando indistintamente l'8 maggio del 1945 e i crimini dello stalinismo. Vorrei essere chiaro su questo punto: per cultura politica, per dato anagrafico e per formazione culturale, io e il mio gruppo non abbiamo alcun problema a condannare duramente gli orrori dello stalinismo, ma in questo dibattito si tenta di far vivere in modo surrettizio le teorie di Nolte, che impongono un'equazione tra nazismo e comunismo, non solo con lo stalinismo.

Ad onor del vero, i valori della pace e della giustizia sociale in questo secolo breve sono stati minati non solo dallo stalinismo, ma anche dal colonialismo, dall'imperialismo, dal neoliberismo: dall'Algeria al Vietnam, dal bombardamento di Belgrado ai massacri di Sabra e Chatila, fino ai fatti dell'11 settembre 1973 a Santiago del Cile.

Bisogna rendere un buon servizio alla storia: la memoria del passato è una dote essenziale per affrontare il futuro e per costruire le prospettive di questa Europa. C'è solo un modo per rendere più forte l'Europa: bisogna bandire la parola guerra dal nostro vocabolario. L'Europa deve svolgere un ruolo attivo nella costruzione di un mondo di pace, dall'Iraq all'Afghanistan, alla Palestina. Per concludere, l'Europa deve essere più coraggiosa e autorevole, dobbiamo ribaltare il famoso detto latino e sostenere con forza si vis pacem para pacem. Questa deve essere la nostra stella polare.

 
  
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  Nigel Farage (IND/DEM). Mr President, I sometimes wonder what the arguments are for the European Union. They certainly cannot be economic, because we do not live in a world of huge trade tariffs and certainly there is now a global economy. They certainly cannot be democratic, because this Parliament is the only democratic element within the European Union and it is almost as good as useless.

However, if there were one argument for the European Union that would make me change my mind, it would be the argument that the European Union would give us, and would guarantee, peace. However, all of this is based on a series of false assumptions. It was not democratic nation-states that caused the First and Second World Wars. If you look back through history, you find that mature democracies do not go to war with each other.

It is also wrong and quite false to claim that the EU has kept the peace in Europe for the last 50 years. What war has it stopped? Was Portugal going to fight Italy in the mid-1970s? What possible war could it have stopped? If there has been a guarantor of peace over the last 50 years, surely it must be NATO, an example of intergovernmental cooperation.

President Borrell goes on about the reunification of Europe. I wonder sometimes what he is even talking about. The important thing is: will the EU guarantee peace? Does federation guarantee peace? It did not in Yugoslavia or in the USSR and it did not in the United States of America, which, you remember, had one of the bitterest and bloodiest civil wars in the history of mankind. If we go on selling this project to the peoples of Europe on a lie, we are more likely than not to stoke up and cause bitter resentments and extreme nationalism. What we must do is tell the peoples of Europe the truth about our ambitions and give them free and fair referendums, otherwise we are heading for disaster.

 
  
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  Ģirts Valdis Kristovskis (UEN). Cienījamie kolēģi! Sešdesmit gadus pēc Otrā Pasaules kara ar pārliecību varu teikt, ka Eiropas Savienība ir labākais līdz šim pieredzētais valstu sadarbības modelis vecajā kontinentā. Karus Eiropā aizstājis dialogs, un tomēr izlīgums, dziļa vēsturiskā patiesības izpratne, ieinteresētība valstu un politiķu starpā joprojām nav panākta.

Jā, šajās dienās kopīgi atzīmējam vienu no lielākajām cilvēces uzvarām pār nacistisko ideoloģiju. Pieminam fašisma upurus un noliecam galvu kritušo cīnītāju priekšā. Jā, ir gandarījums, ka Eiropas Parlaments visa politiskā spektra ietvaros ir spējis vienoties par rezolūciju Otrā Pasaules kara beigu sakarā un pirmo reizi vienlaicīgi vērtē un nosoda abu — kā nacistiskā, tā arī komunistiskā režīma noziegumus. Kolēģi! Mūsu kopīgajā deklarācijā nepārprotami ir teikts, ka nevar būt izlīgumu bez vēsturiskās patiesības; ka tikai stipra Eiropa spēj piedāvāt risinājumus, kā pārvarēt pagātnes sekas, kuru pamatā ir netaisnība un pusgadsimtu ilgusi sociālā, politiskā un ekonomiskā ieslodzīto nāciju degradācija. Diemžēl mūsu deklarācijā nav viss pateikts. Nepieņemams ir arī Žana Kloda Junkera vakar Maskavā teiktais, ka šo jautājumu risināšana ir nākamo paaudžu jautājums. Tikai stiprie sauc lietas īstajos vārdos. Džordžs Bušs pirms dažām dienām Rīgā nepārprotami teica: “Jaltas līgums sekoja netaisnīgajai Minhenes un Ribentropa–Molotova pakta tradīcijai. Toreiz atkal runāja stipras valdības, tas notika uz mazu tautu brīvības rēķina. Pēc mēģinājuma ziedot brīvību stabilitātes vārdā kontinents palika sadalīts un nestabils.” Teikto apliecina reāls aukstais karš Eiropā turpat pusgadsimta garumā. Ikviens Eiropas Parlamentā zina, ka bailēs no totalitārā, ciniskā un agresīvā padomju režīma invāzijas Eiropas drošības interesēs tika izveidota Ziemeļatlantijas Savienība — NATO. Tas apliecina, ka Rietumiem pēc Otrā Pasaules kara nebija uzticības tādam sabiedrotajam kā Staļins. Nepieņemama bija Staļina veidotā ļaunuma impērija, lai gan pirms tam kopīgi svinēta uzvara pār nacistisko ideoloģiju.

Cienījamie kolēģi! Domājot par Eiropas nākotni, iepriekš teiktais ir cieši jāpatur prātā. Ir pagājuši sešdesmit gadi kopš Otrā Pasaules kara, un Eiropa kopīgi ar sabiedrotajiem veido savu nākotni. Diemžēl joprojām PSRS tiesību pārmantotāja Krievija savos izteikumos noliedz Austrumeiropas valstu ietekmēšanu, gan manas valsts Latvijas, arī Lietuvas un Igaunijas okupāciju. Pazemojoša ir šāda vēsturiskās patiesības noliegšana, apzināta komunistiskā režīma noziegumu uzturēšana. Tā ir necieņa pret režīma upuriem un cietušajiem, taču tas notiek šodien. Krievija mēģina noturēt iespējas, lai manipulētu ar sabiedrisko domu pasaulē. Krievija aktualizē un pārspīlē nepilsoņu problemātiku Latvijā, taču vienlaicīgi turpina pārkāpt totalitārā padomju režīma upuru, cietušo un viņu tuvinieku cilvēktiesības, jo tiek noliegtas viņu ciešanas un zaudējumi. Šāda Krievijas attieksme neveicina izlīgumu starp Krieviju un brīvību atguvušajām Austrumeiropas un Baltijas valstīm. Ir nepieciešama patiesa komunisma noziegumu nosodīšana un to seku risināšana Eiropas nākotnes stabilitātes interešu vārdā. Aicinu balsot par rezolūciju!

 
  
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  Jana Bobošíková (NI). Dámy a pánové, historie národů Evropské unie rozhodně není procházkou růžovou zahradou. Je to historie vzájemných bojů, zrad a zvěrstev. Byli to Evropané, kdo vymysleli nadvládu árijské rasy, konečné řešení pro rasy jiné a plynové komory. A další Evropané tomu zpočátku jenom přihlíželi.

Toto období bohužel není definitivně pohřbeno. I v tomto Parlamentu jsou lidé, kteří šedesát let po skončení II. světové války nehlasují pro odsouzení holokaustu, i lidé, kteří vytrvale staví utrpení obětí i původců II. světové války na roveň, zkreslují minulost a zaměňují příčiny a následky nejzrůdnějšího konfliktu v dějinách.

Řada vrcholných představitelů členských zemí i evropských institucí je právě ve dnech oslav 60. výročí konce války ve svých projevech zaslepena tezí, že zlatý věk prosperity a míru je přímo spojen s historií Evropské unie. Ve jménu budoucnosti bychom si ale měli uvědomit, že tomu tak rozhodně není, že mír v Evropě může být ve stejné míře připisován existenci amerických jednotek na evropské půdě a prosperita může být zdůvodněna ekonomickým růstem v Asii, ve Spojených státech a rostoucím světovým obchodem. A pokud jde o svobodu, revoluce v řadě zemí Evropy, včetně té mé, se udály bez řízení z Bruselu.

Obávám se, že úspěchy na poli demokracie a prosperity jsou nyní ohroženy. Potenciál Evropy jako globálního světového hráče snižuje nesrozumitelná a nespravedlivá Evropská ústava, která dává některým zemím jednostranné výhody na úkor zemí ostatních. Budoucnost Evropy ohrožuje také odtržení politiků od reálného života. Občané jednotlivých států stále méně rozumějí řeči evropských institucí a jejich představitelů. Jak může dopadnou projekt, jestliže občané nerozumnějí jeho leaderům? Stane se pro svou nesrozumitelnost snadnou obětí nejhrubšího populismu?

Jsem přesvědčena, že důvěru projektu společné Evropy nezískají žádné mediální kampaně, ale jen a jen se skutečnými problémy spjaté konkrétní srozumitelné činy. Neschopnost evropských leaderů nastartovat růst a zbabělý ekonomický euro-nacionalismus jsou špatnou odpovědí na realitu globální ekonomiky.

Zastupuji občany země, která má neblahou zkušenost se železnou oponou. Ta před patnácti lety padla. Nyní jsme ale svědky pokusů o budování nových opon kolem Evropy, vůči Spojeným státům, vůči čínskému textilu, vůči levné pracovní síle i vůči mnohým žadatelům o azyl. Uzavírání se světu nevyřeší problémy před kterými Evropa stojí.

Současný mechanismus řízení Evropské unie se tváří v tvář nezájmu občanů a stagnaci ekonomiky ukazuje pro konkurenceschopnost Evropy dále neudržitelným.

Domnívám se, že by leadři Evropské unie měli mít odvahu přiznat sobě i občanům, že resuscitovaná Lisabonská strategie, stejně jako nespravedlivá Evropská ústava, jsou slepé uličky. Nepřinesou více spravedlnosti, svobody a prosperity. Jedině otevřenost, omezení zasahování do ekonomického života, snížení daní, zpružnění fungování národních států a účelná koordinace na úrovni Evropské unie jen tam, kde je to nutné, je správnou odpovědí na současnou světovou ekonomickou i politickou realitu.

 
  
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  Presidente. Ho ricevuto una proposta di risoluzione(1), presentata a norma dell'articolo 103 paragrafo 2, del regolamento.

La discussione è chiusa.

La votazione si svolgerà giovedì.

Dichiarazione scritta (articolo 142)

 
  
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  Pedro Guerreiro (GUE/NGL). A propósito das comemorações dos sessenta anos da Vitória sobre o nazi-fascismo está a ser desencadeada uma repugnante operação de revisão e distorção da verdade histórica, onde a inaceitável proposta de resolução da Comissão de Assuntos Externos do PE se integra.

Longe de ingénua, esta miserável falsificação da história procura atingir objectivos bem concretos.

Apagar o contributo decisivo e fundamental da União Soviética e a gloriosa luta do seu povo para a destruição da brutal máquina de destruição que foram os exércitos e os regimes nazi-facistas. Assim como o seu papel decisivo na contenção da agressividade imperialista no pós-guerra

Silenciar e caluniar o papel cimeiro e heróico dos comunistas na luta anti-fascista.

Fazer esquecer o horror nazi, os seus milhões de mortos em campos de concentração, os milhões de homens, mulheres, crianças assassinadas, a destruição sistemática de países inteiros.

Branquear as responsabilidades do grande capital alemão na ascensão de Hitler. As cumplicidades das grandes potências capitalistas, que alimentaram até ao fim a esperança de que a máquina de guerra nazi destruiria, e só, a União Soviética.

Procurar, como há sessenta anos, justificar o injustificável, a agressividade do imperialismo, o militarismo e a agressão à soberania dos povos.

Não terão êxito!

 
  

(1) Vedasi processo verbale

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