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Débats
Mardi 15 novembre 2005 - Strasbourg Edition JO

8. Communication de la présidence: voir procès-verbal
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  Lissy Gröner (PSE). - (DE) Monsieur le Président, je viens d’arriver et suis un peu hors de moi, car la passerelle reliant ce bâtiment avec le bâtiment Winston Churchill héberge une exposition qui met dans le même sac interruption volontaire de grossesse et camps de concentration. Je suis scandalisée qu’une telle chose soit à nouveau autorisée au Parlement européen.

(Applaudissements)

Même si cette exposition a été autorisée, je demande qu’on y mette un terme immédiatement. Il y a là des images qui déshonorent les femmes dans leur ensemble et je demande qu’elles soient retirées immédiatement.

(Applaudissements)

 
  
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  Le Président. - Merci, Madame Gröner. Je vous promets, pour autant que cette affaire soit de la compétence du Bureau, de transmettre sans délai cette requête aux questeurs, afin de voir si, premièrement, cette exposition bénéficie d’une autorisation officielle et, secundo, si son contenu justifie de solliciter son interruption immédiate.

 
  
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  Geoffrey Van Orden (PPE-DE). - (EN) Monsieur le Président, je demande l’indulgence de cette Assemblée alors que je porte à sa connaissance les derniers événements effroyables de l’affaire des infirmières bulgares emprisonnées en Libye. Ce matin, la Cour suprême de Libye a reporté sa décision dans cette affaire à janvier 2006. Mes collègues doivent savoir qu’il s’agit d’une affaire des plus effroyables. Cela fait maintenant plus de six ans que les infirmières sont maintenues en détention, et elles ont été condamnées à mort il y a plus d’un an. Il est scandaleux que cette affaire traîne de la sorte.

C’est pourquoi j’appelle le Conseil et la Commission à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour exercer une pression et jouer de leur influence sur les autorités libanaises afin de parvenir à une conclusion satisfaisante de cette affaire et de garantir que les infirmières bulgares ainsi que le docteur palestinien soient relâchés.

(Vifs applaudissements)

 
  
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  Le Président. - Nous acceptons cette proposition, conformément au règlement.

 
  
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  Hannes Swoboda (PSE). - (DE) Monsieur le Président, je serai très bref. Étant donné que la situation que vient de décrire M. Van Orden à l’Assemblée concerne tous les groupes de façon similaire, je souhaite lui manifester mon plein appui et inviter non seulement la Commission, mais aussi le président de cette Assemblée, à œuvrer sans délai à la libération tant attendue de ces infirmières et du médecin palestinien.

(Applaudissements)

 
  
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  Bernd Posselt (PPE-DE). - (DE) Monsieur le Président, en ce qui concerne les déclarations de Mme Gröner, je voudrais inviter le Bureau à se garder de toute censure et à nous donner l’occasion de nous pencher sur cette exposition - que je ne connais pas - avant de prendre une décision à la majorité demain, comme il est d’usage dans une démocratie.

(Applaudissements)

 
  
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  Le Président. - En ce qui concerne cette dernière intervention, je peux garantir à M. Posselt que le Bureau n’a pas la moindre intention d’exercer une quelconque forme de censure. Nous sommes simplement tenus de nous assurer, par le biais des questeurs, que les pratiques et procédures en matière d’autorisation ont bien été respectées et, si tel est le cas, que l’initiative et l’exposition respectent - tant en ce qui concerne le contenu, que la forme ou les images présentées - les règles du Parlement et les pratiques suivies dans ce genre d’événements. J’imagine que les questeurs procéderont soigneusement à cette vérification, sans se transformer en censeurs.

 
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