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Compte rendu in extenso des débats
Mardi 26 septembre 2006 - Strasbourg Edition JO

6. Séance solennelle - Liberia
Procès-verbal
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  Le Président. - Madame la Présidente, le Parlement européen est heureux de vous accueillir à sa session plénière, et c’est un honneur pour moi de souhaiter la bienvenue à la première femme qui a été élue présidente d’un pays d’Afrique, ainsi qu’à la délégation de ministres et parlementaires qui l’accompagne.

(Applaudissements)

Je me dois de signaler à mes collègues députés européens que la délégation de la présidente compte plus de parlementaires que de ministres.

Permettez-moi de rappeler à cette Assemblée que vous êtes aussi la première femme à avoir été ministre des finances de votre pays, en 1979, il y a de cela 27 ans maintenant.

Malheureusement, le coup d’État qui a eu lieu dans votre pays l’année suivante, en 1980, a marqué l’avènement de 25 années de violences au Liberia, de 14 années de guerre civile, d’un pillage systématique des ressources du pays et d’une violation massive des droits humains de ses habitants.

Le bilan de cette longue et terrible guerre - aussi longue que les vieilles guerres de religions d’Europe - ne saurait être plus tragique: 250 000 victimes dans un pays qui compte trois millions d’habitants - presque 10% de la population. Un million de personnes ont été déplacées - dont certaines rentrent aujourd’hui - et un nombre impressionnant de femmes ont été violées - plus de 25 000. À l’époque, les trois quarts de la population «vivaient» - si on peut appeler ça «vivre» - avec moins d’un dollar par jour et le chômage atteignait 85% de la population. En d’autres mots, l’économie au sens où nous l’entendons dans les sociétés développées était inexistante.

Madame la Présidente, dans ces conditions, ce n’est pas une chose facile, pour aucun responsable politique, d’assurer la présidence d’un pays.

Notre Parlement se félicite du rôle que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a joué dans les dialogues de paix de 2002 qui ont débouché sur les élections présidentielles que vous avez remportées en novembre dernier.

Le Parlement européen a envoyé des observateurs à ces élections et le chef de la délégation, M. Max van den Berg, a déclaré dans son rapport qu’en dépit de quelques incidents mineurs, les élections s’étaient déroulées dans le respect du droit en la matière.

Nous recevons dès lors en vous un symbole de l’État de droit, de la paix, de la démocratie, des droits de la femme et de la lutte contre la corruption et l’impunité.

Si vous lisez aujourd’hui la biographie de la présidente du Liberia, vous apprendrez qu’elle a souvent démissionné au motif qu’elle était en désaccord avec la manière dont le gouvernement abordait le problème de la corruption dans son pays.

Rappelez-vous également qu’en avril dernier, ici même en plénière, je me suis félicité de l’arrestation et de l’extradition de Charles Taylor, que le Parlement européen avait demandées dans diverses résolutions, et qui ont été menées à bien à la demande de la présidente. Une bataille importante a ainsi été gagnée dans la lutte contre l’impunité des criminels de guerre dans le monde entier. C’est là une chose dont nous nous félicitons, et je tenais à la dire aujourd’hui devant vous.

Après tant de souffrances, nous tenons à vous offrir notre appui.

C’est une bonne chose que les armes se soient tues. Mais dès que les armes se taisent, la mission de reconstruction du pays commence - une tâche qui intéresse moins les caméras de télévision -, et le danger est qu’il tombe dans l’oubli maintenant que les champs de bataille sont désertés.

Ce ne serait pas la première fois qu’ayant renoué avec la paix, une société ne trouve pas la voie de la réconciliation et l’économie n’emprunte pas la voie du développement. En empruntant cette voie, Madame la Présidente, vous vous rendrez compte que l’Europe est là pour vous aider afin de veiller à ce que le Liberia reste ce symbole de paix qu’il était à sa naissance.

Nous espérons et nous souhaitons que le futur que vous construirez soit un futur d’espoir pour tous les habitants de votre pays et qu’il inspirera tout le continent africain.

Vous avez la parole, Madame la Présidente.

(Applaudissements)

 
  
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  Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Liberia. - (EN) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, c’est avec une profonde reconnaissance que ma délégation et moi-même nous joignons à vous aujourd’hui à l’occasion de votre séance solennelle. Au nom du gouvernement et du peuple du Liberia, je vous remercie et vous félicite chaleureusement, Mesdames et Messieurs les députés, et à travers vous, vos gouvernements et concitoyens respectifs. Je suis honorée de l’occasion qui m’est offerte de dire quelques mots.

Cela fait à peine huit mois que nous a été confiée la pleine responsabilité de reconstruire le Liberia à la suite du conflit, grâce à notre victoire lors des élections tenues démocratiquement en 2005. Nous avons accepté cette responsabilité connaissant parfaitement l’ampleur des défis que notre pays doit relever après 14 ans de guerre civile et de destruction. Les dégâts et les conséquences néfastes sont énormes et aggravent l’état de pauvreté dans l’ensemble du pays. Aujourd’hui, le PIB par habitant, de 163 dollars (2005), est de 90 % inférieur à celui de la période avant le conflit, avant les années 80, en raison des sanctions et de la baisse d’activité de secteurs productifs tels que l’agriculture, la sylviculture et l’exploitation minière.

De même, les exportations ont chuté de plus de 95 % au cours de cette période. Notre immense dette extérieure, estimée à 3,7 milliards de dollars, représente 800 % du PIB et 3 000 % des recettes d’exportations, alors que la dette intérieure et les arriérés autres que salariaux sont estimés à 700 millions de dollars. Même si notre budget, qui vient d’être adopté, à hauteur de 129 millions de dollars, a augmenté de plus de 50 % par rapport à l’exercice précédent, il demeure inférieur de plus de 30 % au budget d’il y a deux décennies.

Lorsque nous sommes entrés en fonction, il n’y avait ni eau ni électricité. Les écoles et les cliniques étaient en ruines, les routes étaient impraticables. Les organismes publics s’étaient totalement effondrés et la corruption était galopante. Le taux de VIH/SIDA était monté en flèche. Peu d’enfants étaient scolarisés et nombre d’entre eux mourraient de maladies curables. Aujourd’hui, bien plus de trois quarts de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté d’un dollar par jour. La grande majorité d’entre eux, principalement des jeunes, soit sont sans emploi, soit travaillent dans le secteur informel.

Pourtant, je suis ravie de vous faire savoir que les Libériens sont des gens résistants, car même après tout ce qu’ils ont enduré, ils ont foi en un nouveau départ. Ils comptent sur moi et notre administration pour instaurer les conditions qui garantiront la concrétisation de leurs rêves.

Leurs rêves ne sont pas compliqués. Ils veulent simplement ce que la plupart considèrent pour acquis, c’est-à-dire vivre leur vie en paix, avoir une éducation de qualité et pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. On ne peut donc pas dire que les Libériens rêvent de trop de choses.

Quoi qu’il en soit, le temps presse. Comme vous le savez, les risques de guerre dans les sociétés à la suite d’un conflit sont élevés lorsque le gouvernement et la communauté internationale ne sont pas en mesure de déployer de gros efforts à des moments clés et de les maintenir dans le temps.

Aujourd’hui, le Liberia se trouve à l’un de ces moments clés. Nos efforts, ajoutés à ceux de nos partenaires au cours des prochains mois, de l’année prochaine et au-delà, détermineront l’avenir de notre nation. Si nous attendons trop longtemps avant d’apporter les changements politiques et d’introduire les réformes nécessaires, ou si nos partenaires internationaux attendent trop longtemps avant d’accroître leur soutien, nous risquons de perdre la meilleure occasion que le Liberia ait eue au cours d’une génération de mettre un terme au conflit pour de bon et de jeter les bases de la croissance et de la prospérité. Nous ne pouvons nous permettre de laisser cela arriver.

(Applaudissements)

Nous devons rapidement consolider les dividendes potentiels de la paix remportée de haute lutte par le Liberia et arrêter l’hémorragie économique et financière. Nous devons panser les blessures profondes de la guerre civile et améliorer la gouvernance nationale, tout en adoptant rapidement de nouvelles mesures de réforme structurelle. Nous devons fonder notre approche sur les principes de base de la démocratie, la responsabilité, la libre entreprise, la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme et la répartition équitable de nos ressources naturelles.

Cela dit, par quoi devons-nous commencer? Les stratégies de réduction de la pauvreté sont essentielles aussi bien pour prévenir la résurgence du conflit que pour jeter les bases du développement durable. Nous fondons notre stratégie sur quatre volets de reconstruction et de développement.

Le premier volet consiste à améliorer la sécurité et à consolider la paix dans notre pays. Sans la paix et la sécurité, le développement et la prospérité sont impossibles. Nous devons redoubler d’efforts pour former nos forces, pas seulement aux questions de sécurité, mais également afin qu’elles puissent répondre de leurs actes devant les citoyens. Depuis des années, nos forces de sécurité sont relativement corrompues et pratiquement inefficaces. Elles ne bénéficient pas de la confiance de la population et sont utilisées pour la terroriser et pour intervenir au niveau politique sans traitement équitable ni respect du droit. Nous voulons changer cela. Nous devons élaborer une stratégie nationale claire, qui tiendra compte du retrait progressif des forces de maintien de la paix de l’ONU.

Nous avons déjà entamé les démarches. Nous avons parachevé la démobilisation de membres de nos forces armées et sommes bien avancés dans le recrutement d’une nouvelle armée, comprenant 2 000 soldats, qui seront formés et équipés convenablement. Avec la grande aide d’agences onusiennes et d’autres partenaires, nous avons facilité le retour de 70 000 réfugiés et de 50 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays depuis l’investiture. Nos forces de police et d’autres unités de sécurité sont restructurées et formées. Il importe que nous nous évertuions de manière productive à trouver les moyens de les relocaliser.

Deuxièmement, nous devons revitaliser notre économie. Nous devons nous concentrer fortement sur l’agriculture, qu’il s’agisse des cultures vivrières ou commerciales, et mettre l’accent sur la réhabilitation de notre industrie traditionnelle du caoutchouc. Nous attendons également une croissance rapide de notre sylviculture, de l’exploitation minière et d’autres secteurs basés sur les ressources naturelles, sur la base de politiques visant à instaurer un climat d’investissement qui encouragera les investissements dans des activités dans le cadre desquelles le Liberia est en mesure d’entrer en concurrence dans les échanges internationaux. Ces activités créeront des emplois, ce qui réduira le pourcentage de sans-emplois auquel nous sommes confrontés, qui s’élève à 80 % et concerne surtout les jeunes.

À cette fin, nous avons abrogé tous les accords de concession forestière non conformes et sommes en train de créer un nouveau cadre de concessions pour nos ressources naturelles, de manière à garantir la forte croissance de ces secteurs. Nous avons adopté une position agressive en matière de collecte des recettes dues au gouvernement, et les recettes ont déjà augmenté de plus de 20 %. Nous sommes parvenus à un accord avec le Fonds monétaire international concernant un programme de surveillance du personnel et, au dire de tous, nos résultats à ce jour sont performants. Nous terminons notre stratégie provisoire de réduction de la pauvreté, qui expose clairement les interventions prioritaires au cours de la période entre juillet 2006 et décembre 2007. Elle repose sur notre plan d’action de 150 jours, au titre duquel nous avons atteint 70 % des résultats que nous escomptions.

Le troisième volet de notre vision consiste à améliorer la gouvernance démocratique. La concentration excessive de pouvoir et la fermeture du système politique ont engendré la corruption, restreint l’accès aux processus décisionnels, limité la possibilité pour la société civile de participer à la gouvernance, de même qu’elles ont alimenté les animosités et les rivalités ethniques et de classe. Nous procédons à des modifications juridiques et politiques pour supprimer ces entraves à la démocratie et au développement.

Nous sommes déterminés à lutter contre la corruption, qui ronge le tissu de notre identité nationale et de notre société. Nous sommes bien avancés dans l’élaboration d’une stratégie vigoureuse de lutte contre la corruption et d’un cadre juridique et réglementaire propice à cet égard. Notre système judiciaire, médiocre, est en cours de réforme et d’amélioration. Nous œuvrons en faveur de la décentralisation du pouvoir et de l’allocation de ressources en suffisance aux autorités régionales et municipales afin de soutenir les programmes et les projets qu’elles se sont créés. Nous mettons l’accent sur l’habilitation des citoyens, surtout des pauvres et des vulnérables, à participer au processus de développement.

(Applaudissements)

Le quatrième et dernier volet de notre programme consiste à revitaliser notre infrastructure sociale et physique. L’enseignement est essentiel au renouveau et à la réconciliation. Notre vision de l’enseignement pour tous - jeunes et moins jeunes - requiert de notre part d’appliquer la politique d’enseignement primaire pour tous et des programmes d’alphabétisation au sein des communautés de l’ensemble du pays, la flexibilité des femmes sur le marché étant notre objectif privilégié.

(Applaudissements)

Nous reconnaissons qu’aucune nation ne peut se développer avec un taux d’analphabétisme de 70 %. Nous devons nous occuper surtout des jeunes touchés par la guerre et leur donner l’occasion de suivre des programmes scolaires et de formation.

Nous devons également réhabiliter les institutions sanitaires partiellement ou intégralement détruites. Seuls 10 % de nos concitoyens aujourd’hui ont accès aux soins de santé. Ce pourcentage doit passer à au moins 50 % à moyen terme. Nous devons affronter le problème croissant du VIH/SIDA, et lutter contre le paludisme, les parasites, la malnutrition et d’autres maladies qui tuent tant de nos enfants.

Nos routes sont dans un état effroyable. En l’absence d’un réseau routier convenable, il sera pratiquement impossible de consolider la sécurité, d’encourager de nouvelles activités économiques et de renforcer la gouvernance locale. Nous devons également améliorer d’autres infrastructures sociales, telles que les installations sanitaires et de distribution d’eau. En juillet dernier, nous sommes parvenus à pourvoir à nouveau des quartiers de notre capitale, Monrovia, en électricité et en eau pour la première fois depuis 15 ans, et c’est là l’un de nos accomplissements les plus importants.

(Applaudissements)

Nous sommes fiers d’avoir pu accomplir en six mois ce que les gouvernements précédents ne sont pas parvenus à faire en un si grand nombre d’années. Nous voudrions remercier l’Union européenne par l’intermédiaire de la Commission européenne pour tout ce qu’elle a fait pour nous soutenir dans ces premiers instants. Quoi qu’il en soit, ces résultats ne sont que le début.

Notre mission est de faire fonctionner à nouveau le gouvernement libérien et de le rendre plus sensible à la fourniture de services de qualité aux Libériens. Les défis qui y sont liés sont si décourageants et les besoins et les attentes de nos concitoyens sont si nombreux que notre gouvernement ne peut y répondre de manière satisfaisante tout seul. Il est crucial de forger et de construire des partenariats stratégiques robustes. À cette fin, permettez-moi de profiter de l’occasion pour remercier chaleureusement la Communauté européenne dans son ensemble et les États membres pour l’assistance soutenue qu’ils nous apportent depuis des années.

(Applaudissements)

Le gouvernement et les citoyens du Liberia apprécient ce soutien concerté et nous tenons à en tirer profit pour le redressement, la reconstruction et le développement de notre pays. Nous vouons de l’intérêt pour les réformes en cours de l’aide au développement accordée par l’Union européenne aux nations africaines, ainsi que pour le nouveau consensus européen sur le développement en faveur de l’éradication de la pauvreté. Nous souhaitons collaborer avec nos collègues en vue de la conclusion des négociations en cours sur l’accord de partenariat économique, gardant à l’esprit la nécessité de parvenir à un consensus conciliant de manière équitable les impératifs de développement découlant habituellement de tels accords de partenariat. En outre, la Journée européenne du développement prévue améliorera sans conteste le contenu et les résultats de votre partenariat avec nos pays. Nous saluons cette initiative novatrice et il nous tarde de constater ses bons résultats.

Pour résumer, nous sommes bien partis, et nous en remercions les Libériens et la communauté internationale, dont l’Union européenne et la Commission européenne, qui sont des partenaires de premier plan à cet égard. Ce n’est qu’un début. Au cours des prochains mois, nous serons en pleine préparation de notre conférence sur le partenariat, qui devrait avoir lieu au cours du premier trimestre de l’année prochaine, et nous élaborerons notre stratégie à moyen terme en faveur de la réduction de la pauvreté et de la croissance. Nous poursuivrons nos bons résultats dans l’évolution budgétaire et adopterons les dispositions budgétaires qui s’imposent dans le cadre du programme GEMAP.

Quoi qu’il en soit, il est crucial qu’au cours des prochains mois, les Libériens commencent à percevoir des progrès solides et tangibles. Je voudrais demander à tous les partenaires de collaborer étroitement avec nous au cours des semaines à venir de manière à ce que nous puissions veiller à ce que les nombreuses activités devant être menées au cours de la saison sèche qui s’annonce soient prêtes à temps. Nous ne pouvons nous permettre de gaspiller du temps et, dans de nombreux projets, nous devons accélérer la procédure de décaissement et de mise en œuvre. Nous demandons expressément votre aide pour atteindre cet objectif par le truchement de la Commission européenne.

Je tiens également à m’assurer que l’assistance cruciale ne soit pas interrompue au cours de la transition entre nos programmes d’urgence, réduits progressivement, et le lancement de programmes de développement à plus long terme. Dans bien trop de pays, cette transition ne se passe pas en douceur et fait courir le risque d’une perte de vitesse cruciale.

Enfin, je tiens à m’assurer que les efforts du gouvernement et des partenaires soient parfaitement synchronisés et harmonisés. Pour préparer au mieux la conférence des partenaires, nous devons veiller à ce que les partenaires soutiennent les initiatives les plus importantes, à ce que ces dernières ne se recouvrent pas partiellement et à ce qu’il n’y ait pas de répétitions inutiles. Ce faisant, en garantissant une planification sérieuse et une mise en œuvre rapide et efficace, nous serons assurés de profiter de ce moment crucial de l’histoire du Liberia pour mettre un terme au conflit et accélérer la reconstruction et le développement.

Nous sommes ravis que notre nation soit bénie. Le Liberia n’est pas un pays pauvre, mais il est mal géré. Nous nous sommes engagés à changer cette situation, à poursuivre les objectifs qui nous permettront de sortir de la crise du passé et de saisir l’occasion du présent. Nous nous sommes engagés, en tant que peuple, à construire un nouveau Liberia sur les cendres d’un vieux passé turbulent, en faveur d’un avenir d’espoir et de promesses. Nous nous sommes engagés à nouer des partenariats stratégiques fondés sur le respect et les avantages mutuels. Nous vous remercions tous, collectivement et bilatéralement, pour l’assistance fournie jusqu’ici. Nous vous remercions, Monsieur le Président Borrell Fontelles, de nous avoir donné l’occasion d’être présent dans cet hémicycle et nous nous réjouissons de collaborer avec chacun de vos pays au cours des mois à venir et à l’avenir. Je vous remercie.

(L’Assemblée, debout, applaudit l’oratrice)

 
  
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  Le Président. - Madame la Présidente, je voudrais juste vous remercier brièvement pour vos paroles.

Je suis certain que votre présence au Parlement européen et les mots que vous nous avez adressés contribueront à sensibiliser pleinement l’Europe aux problèmes de votre pays et la pousseront à s’engager en faveur du développement en Afrique.

Nous savons tous à quel point l’Europe est aujourd’hui préoccupée par l’immigration en provenance d’Afrique et nous savons tous que c’est uniquement en résolvant les problèmes que vous avez décrits que nous serons à même d’établir la relation de coopération dont vous avez parlé aujourd’hui.

Merci beaucoup, Madame la Présidente.

(Applaudissements)

(La séance solennelle est levée à 12h30)

 
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