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Procédure : 2007/0145(COD)
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Cycle relatif au document : A6-0294/2008

Textes déposés :

A6-0294/2008

Débats :

PV 20/10/2008 - 16
CRE 20/10/2008 - 16

Votes :

PV 21/10/2008 - 8.21
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P6_TA(2008)0497

Débats
Lundi 20 octobre 2008 - Strasbourg Edition JO

16. Programme Erasmus Mundus (2009-2013) (débat)
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PV
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  Le Président. − L’ordre du jour appelle le rapport (A6-0294/2008) de Mme De Sarnez, au nom de la commission de la culture et de l’éducation, sur la proposition de décision du Parlement européen et du Conseil établissant un programme d’action destiné à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et promouvoir la compréhension interculturelle par la coopération avec les pays tiers (Erasmus Mundus) (2009-2013) [COM(2007)0395 – C6-0228/2007 – 2007/0145)COD)].

 
  
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  Marielle De Sarnez, rapporteur. − Monsieur le Président, nous débattons ce soir du programme Erasmus Mundus 2009-2013 sur lequel nous avons enfin trouvé un accord avec le Conseil. Ce programme va donc pouvoir entrer en vigueur en janvier 2009 et bénéficiera ainsi aux étudiants dès la rentrée du mois de septembre. Je veux remercier ici l’ensemble de mes collègues rapporteurs pour avis des commissions emploi, femmes, budget, développement et affaires étrangères, ainsi que mes collègues de la commission de la culture et de l’éducation. Je veux remercier la Commission européenne, bien sûr. Je veux remercier aussi la présidente de l’Association Erasmus Mundus ainsi que les agences exécutives qui ont su nous apporter leur expertise mais surtout leur expérience.

Cinq années après l’adoption d’Erasmus Mundus, presque jour pour jour, je suis heureuse de vous présenter ce programme de deuxième génération dont l’objectif reste la promotion de l’excellence de l’enseignement supérieur européen en permettant aux étudiants les plus talentueux des pays tiers et d’Europe de suivre des programmes communs de haut niveau dans au moins trois universités et de bénéficier d’un accueil de qualité et de bourses conséquentes.

Le bilan du programme précédent parle de lui-même: entre 2004 et 2008, 103 mastères ont été sélectionnés et labellisés, plus de 6 000 étudiants ont bénéficié d’une bourse Erasmus Mundus, plus d’un millier d’enseignants issus de pays tiers se sont rendus dans nos universités européennes, plus de 400 établissements d’enseignement supérieur d’Europe et de pays tiers ont été concernés.

Ce nouveau programme comporte trois actions. La première ouvre ce programme au doctorat et permettra aux étudiants européens d’être bénéficiaires, eux aussi, de bourses, même à un moindre niveau. La deuxième concerne exclusivement les partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur des pays tiers, et la troisième est consacrée à la politique d’information qui sera conduite sur la scène internationale. Le budget s’élève à 950 millions d’euros. À titre de comparaison, le premier programme ne disposait que d’un budget de 230 millions d’euros.

Les améliorations apportées par le Parlement à ce programme ont été très importantes et je voudrais, pour vous rendre hommage en quelque sorte, les citer devant vous. Première amélioration: désormais, les critères de sélection des étudiants demeurent des critères d’excellence académique et cela même dans le cadre des partenariats. Deuxièmement, les critères de répartition géographique seront respectés pour parvenir à une représentation la plus équilibrée possible. Troisièmement, les principes d’égalité hommes/femmes et de non discrimination seront respectés. Quatrièmement, les obstacles et procédures administratives, notamment ceux liés aux visas, vont devoir être levés. Les États membres devront prendre les mesures nécessaires pour faciliter la délivrance des visas aux étudiants des pays tiers en mobilité dans plusieurs État membres. Nous tenons beaucoup à ce point-là, même si ça a été un peu difficile dans nos négociations avec le Conseil, d’aboutir.

Ensuite, l’apprentissage des langues étrangères dans les universités d’accueil sera favorisé. Les doctorats impliqueront des établissements d’au moins trois pays européens différents. Ceci permettra une grande diversité de sujets de recherche, de thèses, et des possibilités de mobilité beaucoup plus variées. Les bourses seront mieux adaptées et prendront en compte les montants des frais d’inscription ainsi que le montant des dépenses estimées pour les études de l’étudiant. Les frais d’inscription ont fait l’objet d’un travail en étroite collaboration avec la représentation permanente danoise et un expert du ministère danois de l’éducation, ce qui nous a permis de trouver un compromis satisfaisant pour tous. Les partenariats publics privés avec les universités seront encouragés, une attention particulière sera portée à la question de la fuite des cerveaux. Dans le cadre de l’action 2 les fonds seront fléchés et utilisés conformément aux objectifs des instruments de développement et des relations extérieures. L’information disponible dans les universités sera plus claire. Enfin, le rapport d’évaluation qui sera fait d’ici deux ans, sera plus détaillé, et ventilé selon les actions et les zones géographiques.

Voilà, mes chers collègues: Erasmus Mundus est un beau programme et dans les moments difficiles que nous vivons, il donne de notre Europe une image positive. Je forme donc le vœu que le Parlement l’adopte afin de répondre à l’attente de nombreux étudiants, universitaires et chercheurs en Europe, et dans le monde.

 
  
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  Ján Figeľ, membre de la Commission. (EN) Monsieur le Président, je suis heureux d’être parmi vous et réitère ma gratitude pour le soutien politique très ferme en faveur de l’agenda éducatif, à savoir le deuxième programme Erasmus Mundus pour les cinq prochaines années. Je pense que parvenir à un accord en première lecture constitue réellement une bonne confirmation de ce soutien.

Je tiens en particulier à remercier la rapporteure, Mme Marielle De Sarnez, mais aussi la commission de la culture et de l’éducation et d’autres commissions, notamment la commission des affaires étrangères et la commission du développement en tant que partenaires de la coopération renforcée.

Comme le dit la rapporteure, il s’agit d’un programme de très grande qualité. Il promeut la compréhension interculturelle, mais aussi les contacts interpersonnels et, depuis l’établissement du programme, nous avons instauré plus de cent programmes de mastère européens conjoints. Plus de 7 000 bourses ont été accordées à des étudiants et des universitaires. Et je pense qu’avec le budget accru, ainsi qu’il a été mentionné – j’adresse des remerciements particuliers au Parlement et au Conseil –, nous serons à même de répondre à la demande et à l’enthousiasme croissants que ce programme suscite. La deuxième phase du programme permettra de poursuivre les actions existantes, mais aussi d’innover. Il y a de nouveaux éléments, car elle implique l’extension du champ d’application du programme au niveau doctoral; elle implique que les universités des pays tiers seront autorisées à participer aux programmes conjoints; elle offrira aux étudiants européens des bourses complètes afin de leur permettre de suivre des programmes conjoints de mastère et de doctorat.

Comme nous l’avons déjà dit, les fenêtres extérieures Erasmus Mundus, ou fenêtres de coopération, sont rassemblées sous un seul et même toit. Les partenariats financés dans le cadre de cette action seront poursuivis: ils permettront le transfert de savoir-faire et les échanges d’étudiants et de professeurs à tous les niveaux de l’enseignement. Il va sans dire qu’ils continueront de respecter les besoins et priorités des pays concernés, contribuant ainsi à leur développement.

Pour conclure, je suis ravi que le Parlement et le Conseil aient pu apporter leur soutien à la structure du programme que nous avons proposée, et je salue également les précieuses contributions sur des questions telles que les visas ou les groupes défavorisés ou les exigences minimales pour les nouveaux programmes de doctorat.

Permettez-moi, pour finir, de féliciter le Parlement pour le travail effectué, car cela n’était pas aisé. À la Commission, nous souscrivons tous à l’accord conclu, qui se reflète dans les amendements de compromis présentés par Mmes De Sarnez, Pack, Novak, Prets et Trüpel. Dès que la procédure législative formelle sera achevée, nous lancerons notre appel à propositions afin de garantir la poursuite sans heurt des programmes existants de formation et la sélection de nouveaux programmes.

 
  
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  Samuli Pohjamo, rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères. (FI) Monsieur le Président, en tant que rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères, je voudrais m’arrêter sur la dimension de politique étrangère du programme. Des fonds à cet effet sont retirés à l’instrument européen de voisinage et de partenariat et à l’instrument de préadhésion.

Les amendements présentés par la commission des affaires étrangères s’efforçaient de garantir que les objectifs du programme reflètent ces priorités politiques. La commission a également rappelé à tous le droit du Parlement de contrôler la mise en œuvre de l’assistance commune et réclamé des améliorations des politiques en matière de visas. Grand nombre des amendements de la commission ont été intégrés, ce dont je tiens à remercier Mme De Sarnez et la commission de la culture et de l’éducation. Je tiens en outre à souligner l’importance de l’accord interinstitutionnel sur la discipline budgétaire et la bonne gestion financière et de la décision 1999/468/CE, notamment son article 8, en vertu duquel la Commission doit consulter le Parlement européen.

Enfin, je voudrais une fois de plus vous rappeler à tous les valeurs de l’UE et ses objectifs de politique étrangère dans la mise en œuvre du programme et la nécessité d’une meilleure information en ce qui concerne le programme dans les pays tiers.

 
  
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  Alessandro Battilocchio, rapporteur pour avis de la commission du développement. – (IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, tout d’abord, je voudrais remercier la rapporteure, Mme De Sarnez, qui a élaboré un excellent rapport concis malgré des circonstances dans lesquelles la Commission et, par-dessus tout, le Conseil, ne se sont pas toujours montrés ouverts aux appels du Parlement.

La commission du développement a approuvé mon rapport à l’unanimité. Certaines de nos observations ont été acceptées; sur d’autres points, nous ne sommes toujours pas satisfaits. Par souci de responsabilité cependant, nous avons décidé de faire un pas en arrière, parce que nous pensons que le plus important, c’est que l’ensemble du paquet soit approuvé en première lecture, afin de garantir que le programme puisse prendre effet le 1er janvier prochain.

C’est une excellente chose que d’avoir quadruplé les fonds destinés aux étudiants, mais je voudrais souligner qu’un montant considérable est prélevé sur des ressources destinées au développement: l’instrument de financement de la coopération au développement (DCI) et l’accord de Cotonou. Nous veillerons dès lors à exiger le respect absolu de tout le cadre législatif global, en particulier au regard du DCI. Pour l’instant, je voudrais souhaiter bonne chance aux très nombreux jeunes gens d’Europe et du monde entier qui, dans un esprit d’amitié et de partage et par désir d’apprendre et de se déployer, prendront part à cette extraordinaire expérience éducative.

 
  
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  Teresa Riera Madurell, rapporteure pour avis de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres. – (ES) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, à la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, nous pensons que la réussite de la première phase du programme était moins encourageante en ce qui concerne la participation des femmes: les étudiantes représentaient certes 44 %, mais la participation variait fortement selon les pays, et les femmes universitaires ne représentaient que 22 %, ce qui, pour nous, est inacceptable.

Dans cette deuxième phase, nous avons donc un double objectif: premièrement, défendre une fois de plus l’égalité du droit à l’éducation afin de garantir des sociétés justes et démocratiques et, deuxièmement, accroître la participation des femmes afin d’éviter toute perte de talent dans la science et la culture. Pour cela, il faut appliquer des critères de sélection sensibles à la dimension du genre, une représentation équitable des sexes au sein des comités du programme et des données fondées sur le genre dans les rapports d’évaluation.

Nous sommes conscients que la situation des femmes dans de nombreux pays fait obstacle à une égalité accrue des genres, mais nous estimons qu’un effort supplémentaire de la Commission s’impose à cet égard.

Mes félicitations à la rapporteure.

 
  
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  Ljudmila Novak, au nom du groupe PPE-DE. (SL) Un grand nombre de commissions ont participé au débat sur le programme Erasmus Mundus, aussi n’a-t-il pas été aisé à la rapporteure de trouver des solutions de compromis. Au sein du groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, nous sommes résolument favorables à l’adoption du programme dès que possible, en première lecture, afin que nous puissions commencer à le mettre en œuvre l’année prochaine.

Le développement mondial nécessite l’échange de différentes expériences et des résultats scientifiques ainsi que l’encouragement des jeunes chercheurs à jouer un rôle actif. Ce programme promeut l’excellence et la représentation équitable des sexes, et il permet aussi aux personnes ayant des besoins spéciaux de participer aux mêmes conditions.

Bien que nous souhaitions attirer de jeunes chercheurs des pays tiers, n’allons pas, ce faisant, encourager une fuite des cerveaux hors de pays qui souffrent déjà d’une pénurie de personnel formé pour répondre à leurs besoins dans la lutte contre la pauvreté. Il arrive trop souvent que d’une main nous donnions de l’aide et que, de l’autre, nous reprenions bien plus que ce que nous avons offert.

Sur ce programme, comme dans d’autres cas, le groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens soutient résolument une réduction des obstacles administratifs et une amélioration du système de délivrance des visas, afin que les meilleurs étudiants et chercheurs puissent se consacrer à leurs études et à leurs recherches dans leur domaine particulier et n’aient pas à s’inquiéter d’éventuels obstacles administratifs qui les empêcheraient d’entamer leurs études.

 
  
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  Lissy Gröner, au nom du groupe PSE. – (DE) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, en soutenant le programme Erasmus Mundus, le Parlement européen envoie le signal qui convient en ces temps de crise. Se rapprocher à travers l’éducation et développer l’UE pour en faire un centre d’excellence de l’apprentissage dans le monde entier comptent parmi les demandes traditionnelles de la démocratie sociale.

Toutefois, le budget de 950 millions d’euros alloué à cette période paraît modeste, notamment en comparaison avec les centaines de milliards dépensés aujourd’hui à cause des échecs des banquiers.

Les objectifs d’excellence qui se situent au-delà de la première phase du programme doivent être poursuivis plus avant. Le nouveau programme cherche également à promouvoir la compréhension interculturelle et la coopération avec les pays tiers et à dynamiser leur développement dans le domaine de l’enseignement supérieur. Les principales nouveautés par rapport à la première initiative résident dans l’inclusion de programmes de doctorat conjoints, des bourses accrues et une coopération structurelle plus intensive avec les universités des pays tiers.

Des progrès ont été réalisés dans ces trois domaines. Les mastères et les programmes de doctorat visent à promouvoir l’excellence de l’enseignement supérieur européen dans le monde. Des progrès ont également été réalisés à cet égard. Les dépenses accrues en faveur des étudiants des pays tiers ont été prises en considération et, grâce aux compétences de notre rapporteure en matière de négociation, les critères essentiels que le Parlement souhaitait voir introduire dans Erasmus Mundus III ont été améliorés.

Nos objectifs – équilibre géographique, égalité des genres, suppression des obstacles de visa – ont emporté l’adhésion du Conseil. Nous y sommes parvenus avec le programme Jeunesse, et nous devons en faire autant ici avec Erasmus.

 
  
  

PRÉSIDENCE DE M. BIELAN
Vice-président

 
  
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  Hannu Takkula, au nom du groupe ALDE. (FI) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Figel’, je voudrais commencer par remercier notre excellente rapporteure, Mme De Sarnez, pour ce programme Erasmus Mundus. Il est tout à fait vrai, comme l’a souligné le commissaire, que c’est un programme important: c’en est même un exemplaire. C’est là l’une de ces réussites que l’Union européenne a été à même de façonner, de voir et de mettre en œuvre, et je pense que le programme, dans ce nouveau format, s’étendra et deviendra une réussite encore plus grande.

Nous offrons à présent aux étudiants des pays tiers également l’opportunité de prendre part au programme, de l’utiliser pour accroître leurs connaissances et leurs compétences et de rentrer dans leurs pays afin d’y créer aussi de la prospérité. Il importe que la coopération au développement et la dimension sociale deviennent des ingrédients essentiels, parce que l’approche européenne doit nous voir également prêts à donner de nous-mêmes à d’autres continents, construisant ainsi non pas seulement l’Europe, mais le monde entier que nous partageons.

Les jeunes chercheurs, les jeunes étudiants et les enseignants seront aux avant-postes lorsque nous construirons l’Europe conformément aux objectifs de la stratégie de Lisbonne. L’innovation, la recherche, la création de valeur ajoutée – c’est de cela dont nous avons besoin, si nous voulons être certains d’instaurer une croissance économique durable au cours des décennies à venir.

Ce programme accorde une attention particulière à la question de l’égalité. Il importe que nous veillions à garantir l’égalité, de même qu’il importe de s’assurer que les personnes handicapées puissent prendre pleinement part à ces programmes. Une préoccupation a été exprimée dans de nombreuses interventions: celle des anciens problèmes liés aux formalités administratives et aux politiques en matière de visa. Espérons que nous soyons également à même de les éliminer de notre côté et, par là, de garantir que ce programme produise des résultats très rapidement. De la sorte, nous pourrons voir les réussites qui en découleront.

Merci, Monsieur le Président, merci, Madame De Sarnez. C’est là un excellent travail, un très bon point de départ.

 
  
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  Mikel Irujo Amezaga, au nom du groupe Verts/ALE. – (ES) Monsieur le Commissaire, Madame De Sarnez, je pense que votre volonté de parvenir à un consensus sur les amendements a reçu des témoignages de gratitude et de reconnaissance pratiquement unanimes en commission, et la même chose se produit ici.

Comme vous l’avez dit dans votre intervention, l’un des nombreux objectifs de ce programme est de véhiculer une image positive. À nos yeux, le résultat positif de ce rapport a été la recherche fructueuse d’un équilibre entre ce que la proposition initiale qualifiait d’excellence et ce que la coopération au développement signifie réellement. La nécessité d’éviter que cette excellence ne donne lieu à une fuite des cerveaux est, je pense, clairement reflétée dans les amendements. Nous sommes parvenus à un consensus global sur ce point, que nous considérons comme un résultat clairement positif de ce rapport. Un autre élément positif est d’avoir réclamé un contrôle accru dans tout le paragraphe sur l’octroi des bourses, à l’origine aussi un amendement de notre groupe qui a été accepté. C’est pourquoi je réitère mes remerciements à Mme De Sarnez et je félicite la commission pour ce rapport.

 
  
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  Koenraad Dillen (NI). - (NL) Monsieur le Président, je voterai résolument contre ce rapport demain car, dans sa forme actuelle, le programme Erasmus Mundus est parfaitement inacceptable à mes yeux. Il est inacceptable parce que la priorité indue qu’il accorde aux étudiants extracommunautaires par rapport aux étudiants européens est trop grande.

Les nombres, en effet, parlent d’eux-mêmes. Depuis le début du programme en 2004, quelque 4 150 étudiants extracommunautaires ont participé. La bourse pour un programme de cours d’un an est de 21 000 euros, et de 42 000 euros pour deux ans. Cela signifie que le coût total des étudiants participants extracommunautaires est de pas moins de 161 850 000 euros.

Les quelque 200 étudiants de l’UE qui ont pris part au programme ont reçu, en moyenne, une bourse de seulement 3 100 euros pour étudier hors d’Europe, ce qui se traduit par un coût total de seulement 620 000 euros.

Une discrimination de ce genre est inacceptable à mes yeux, aussi est-ce une erreur pure et simple que d’étendre ce programme.

 
  
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  Manolis Mavrommatis (PPE-DE). - (EL) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais, pour commencer, féliciter la rapporteure pour son excellent travail et pour avoir fructueusement coordonné le travail des autres commissions. 4 424 bourses ont été accordées à des étudiants de pays tiers et 323 universités ont participé à ce programme entre 2004 et 2008. Cela nous donne une idée de sa taille.

Le nouveau programme Erasmus Mundus devra s’adapter à la demande accrue de mobilité, tout en maintenant ses normes. Je pense qu’il est absolument essentiel que les bourses soient accordées aux étudiants européens de troisième cycle et de doctorat, afin d’accroître la mobilité en Europe et dans les pays tiers, car leurs mouvements ont fait par le passé l’objet de restrictions temporelles.

J’admets également avec la rapporteure qu’il convient de prendre en considération le montant des frais d’inscription, les dépenses estimées pour les études et le coût lié au séjour de l’étudiant dans le pays de destination pour établir le montant des bourses d’études. Enfin, la Commission devrait examiner la possibilité d’accorder des mesures d’incitation particulières aux pays sous-représentés dans les consortiums Erasmus Mundus, comme la Grèce, l’Autriche, la Slovaquie et les nouveaux États membres de l’Union européenne en général. Cela contribuera à une politique plus harmonieuse pour le renforcement de la mobilité de l’éducation dans l’Union européenne.

 
  
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  Christa Prets (PSE). (DE) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, l’on peut se féliciter, après cinq ans – la durée du programme –, de pouvoir déjà observer une amélioration et, partant, de pouvoir embrayer à la fois en termes de contenu et de moyens financiers.

Le Parlement se montre rarement enthousiaste au point d’adopter un rapport dès la première lecture, mais je pense que ce rapport est si bien rédigé et nous pouvons souscrire si résolument à son contenu qu’il importe davantage de clore ce dossier en cette première lecture plutôt que de bloquer le projet. Aucun des étudiants ne comprendrait pourquoi nous aurions encore besoin d’une deuxième lecture. Je pense qu’il est essentiel que nous promouvions la compréhension interculturelle et la coopération avec les pays tiers et non, comme certains de nos collègues députés au sein de cette Assemblée viennent de le faire, que nous énumérions méticuleusement des chiffres sur ce que ceci ou cela nous apporte. L’échange a toujours apporté des avantages, et nous avons toujours su en tirer profit. C’est une situation où tous sont gagnants. Envisager la chose autrement est faire preuve d’étroitesse d’esprit et d’une certaine mesquinerie.

Il importe également que nous améliorions la promotion de ce programme, que nous le fassions encore mieux connaître dans les pays qui participent trop peu, que nous simplifiions divers aspects. Un accord sur la question des visas est très important, voire fondamental, au même titre que l’uniformité des frais d’inscription dans tous les pays, par exemple. Davantage de comparateurs et une simplification accrue s’imposent pour faire encore avancer le projet. La présence géographique de tous les pays doit être aussi grande que possible, bien sûr, afin d’accroître encore la réussite du projet.

Nous pouvons en effet être très fiers de ces cinq ans, et nous ferons certainement encore plus de progrès sur ce point à l’avenir. Cela est conforme aux thèmes de l’échange et de l’Année européenne du dialogue interculturel 2008, qui ne doivent pas s’en tenir à une série de discussions, mais être également mis en pratique.

 
  
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  Ramona Nicole Mănescu (ALDE). - (EN) Monsieur le Président, je voudrais féliciter Mme De Sarnez pour ce rapport très approfondi et ses objectifs généraux. Un aspect essentiel est que ce programme aidera les étudiants et universitaires hautement qualifiés à obtenir des qualifications et de l’expérience au sein de l’Union européenne afin de pouvoir répondre aux exigences du marché du travail et, dans le cadre spécifique du partenariat, il les encouragera à partager leur expérience ou leurs qualifications à leur retour dans leur pays d’origine.

Je voudrais souligner qu’Erasmus Mundus assurera une coopération internationale davantage structurée entre les établissements d’enseignement supérieur – grâce à l’accroissement de la mobilité entre l’Union européenne et les pays tiers –, en améliorant à la fois l’accessibilité et la visibilité de l’enseignement supérieur européen dans le monde. J’insiste sur le fait que ce programme doit être mis en œuvre conformément aux objectifs d’excellence universitaire et selon une représentation géographique équilibrée, en évitant que certains pays européens soient sous-représentés mais aussi que les étudiants asiatiques soient surreprésentés au détriment, par exemple, des étudiants des pays méditerranéens ou ACP.

 
  
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  Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE-DE). - (EL) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais commencer par vous féliciter de votre assiduité et du nouveau programme que vous avez présenté. Je voudrais également féliciter la rapporteure, Mme De Sarnez, et mes collègues, qui ont travaillé afin d’améliorer la proposition et d’obtenir un bon accord. Permettez-moi de souligner l’importance de ce programme pour la mobilité en Europe, en ce qu’il permet aux Européens de se familiariser avec le monde extérieur et contribue au rôle de l’Europe dans le développement des cultures et dans le dialogue interculturel dans le monde moderne.

Puis-je également rappeler à l’Assemblée que ce programme peut apporter un complément – et il nous faut ici mettre à profit toutes les opportunités sans le moindre double emploi – à deux nouveaux instruments importants à notre disposition: l’Université euro-méditerranéenne et l’Institut européen d’innovation et de technologie.

Je voudrais également souligner que nous devons considérer l’évaluation qualitative et l’analyse au même titre que les chiffres, qui sont parfois positifs et parfois négatifs. Nous devons envisager les pays qui ne participent pas et les raisons pour lesquelles ils ne participent pas, parce que les méthodes suivies pour appliquer, aborder et évaluer Erasmus diffèrent réellement d’une université à l’autre.

Il est dès lors regrettable que ces opportunités soient gâchées en raison de distorsions, d’une mauvaise approche appliquée par les établissements d’enseignement ou de problèmes administratifs dans les différents pays.

 
  
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  Silvia-Adriana Ţicău (PSE). - (RO) En 2004, 2,5 millions d’étudiants ont étudié dans d’autres pays, mais 70 % d’entre eux ont en fait étudié dans seulement six pays. En 2007, 1,84 % du PNB de l’Union européenne a été consacré à la recherche et à l’innovation. Je voudrais vous donner quelques chiffres supplémentaires: 81 % des fonds alloués à la recherche et au développement ont été utilisés dans le secteur industriel, mais seuls 42 % des entreprises industrielles se livrent à des activités d’innovation. Cela signifie que, si nous souhaitons avoir une économie compétitive, nous avons besoin de chercheurs et de personnes dotées de mastères et de doctorats.

Nous devons poursuivre le programme Erasmus. Nous devons l’étendre pour y inclure les doctorats. Nous devons également allouer davantage de fonds aux participants européens au programme. Je voudrais souligner l’importance accordée à l’étude des langues étrangères dans le nouveau programme Erasmus Mundus. Enfin, je voudrais dire qu’il convient d’allouer davantage de fonds également à la section d’Erasmus consacrée aux jeunes entrepreneurs.

 
  
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  Zita Pleštinská (PPE-DE). – (SK) Monsieur le Commissaire, la chute du Rideau de fer a amené avec elle d’énormes opportunités pour les jeunes de l’Europe des 27, notamment dans le domaine de l’enseignement. Les visites d’échange et les programmes de doctorat dans des universités européennes renommées éliminent les obstacles à la communication, et j’ai donc écouté avec intérêt les informations données par la rapporteure et par le commissaire Figeľ.

Je me rappelle mes années d’étudiante lorsque, en tant que Slovaque, je me suis vu offrir l’opportunité d’étudier à la faculté d’architecture de l’université de Budapest. Je considérais avec envie mes condisciples qui pouvaient se rendre à Paris pour acquérir de l’expérience professionnelle. Pour ma part, je n’ai pas pu obtenir de visa français. Dieu merci, nos enfants n’ont plus ces problèmes.

Je tiens donc à joindre ma voix à celle des collègues qui ont évoqué la nécessité de simplifier le régime des visas pour les étudiants des pays tiers – les étudiants d’Ukraine, du Belarus, de Géorgie et de Moldova qui souhaitent apprendre à quoi ressemble la vie de leurs condisciples européens. Cela permettrait d’adresser un signal clair à ces pays que nous souhaitons voir se rapprocher de l’UE.

 
  
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  Marusya Ivanova Lyubcheva (PSE) - (BG) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, il est particulièrement important que nous élargissions le champ d’application du programme Erasmus Mundus en essayant d’en faire un outil efficace d’amélioration du niveau de l’enseignement supérieur dans les États membres et dans d’autres pays relevant de son champ géographique. S’il est capital que le marché du travail assure la mobilité des ressources humaines, un espace éducatif et économique unique doit alors garantir la mobilité pour acquérir des qualifications.

Je voudrais féliciter la Commission et la rapporteure pour leurs efforts en vue d’obtenir des résultats dans la mise en œuvre du programme étendu. Le programme est une raison et une opportunité de créer des cursus éducatifs au contenu similaire, qui faciliteront non seulement le processus, mais contribueront également à produire des diplômés et des étudiants de doctorat à l’avenir, et qui répondront aux exigences d’un enseignement conforme aux priorités économiques de l’UE. L’intégration dans l’éducation sera une garantie de développement. Le programme est d’autant plus opportun que l’intérêt pour les programmes de doctorat a connu récemment un certain déclin dans de nombreux pays et que l’environnement de l’offre et de l’obtention de l’enseignement supérieur a changé.

Je vous remercie.

 
  
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  Mihaela Popa (PPE-DE). - (RO) Quand nous parlons d’Erasmus Mundus, nous parlons de l’échange de pensées, un échange opéré plus spécifiquement à travers la mobilité et l’échange d’opinions et par la promotion du multilinguisme et, comme le disait le commissaire, des relations interpersonnelles.

Erasmus Mundus est à ce point important pour les étudiants, les étudiants de troisième cycle et de doctorat et les chargés de cours parce que nous vivons dans une Europe mobile où chaque pays conserve sa propre identité, mais tout en consentant un effort pour mieux connaître et comprendre ceux qui l’entourent. Il est essentiel de pouvoir accéder à l’information à temps, de façon appropriée et professionnelle si l’on veut que les étudiants puissent tirer profit de toutes les opportunités qui leur sont offertes au sein de l’Union européenne.

C’est pourquoi j’ai présenté un amendement à ce projet de rapport, réclamant la mise sur pied de programmes de mastères, en vue d’inclure un portail d’information européen Erasmus Mundus. Ce programme est avant tout important afin de promouvoir publiquement les valeurs sur lesquelles repose l’Union européenne. J’entends par là le respect des droits de l’homme, la diversité sociale, la tolérance et, enfin et surtout, la paix, qui fait si cruellement défaut sur cette planète.

 
  
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  Dumitru Oprea (PPE-DE).(RO) Au sujet de la mobilité dans le cadre du programme Erasmus, les stations de radio de la ville roumaine d’Iaşi annonçaient ce matin des événements extraordinaires qui devaient se dérouler ce mercredi. Plus de 100 jeunes provenant de plus de 17 pays vont recevoir dans la salle de conférence de l’université un accueil festif de la part de l’administration et de tous les jeunes de la communauté, qui leur offriront le pain et le sel traditionnels. Que demander d’autre que ce genre d’événement impliquant des jeunes gens de toute l’Europe rassemblés au nom du multiculturalisme et du multilinguisme? Je pense qu’une extension du programme aux meilleurs étudiants ayant une connaissance des langues les plus étrangères serait la bienvenue, et que l’Europe ne manquerait pas d’en tirer avantage.

 
  
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  Czesław Adam Siekierski (PPE-DE).(PL) Les échanges de jeunes gens constituent l’un des projets phares de l’Union. Ils représentent la meilleure façon pour nous d’utiliser nos ressources, dès lors qu’ils apportent une contribution inestimable au développement d’une unité et d’une coopération réelles dans le monde entier.

Puisque nous débattons de la seconde édition du programme Erasmus Mundus, je voudrais évoquer la question des destinations. Je songe aux Européens se rendant dans des pays en développement ou dans les États des Balkans. Je pense que, en plus des augmentations de bourse proposées, il convient de consentir des efforts pour encourager les Européens à se rendre dans ces pays. Les participants aux échanges avec ces pays moins populaires seraient mieux à même d’apprécier les traditions, la culture et la politique locales. Ils acquerraient une compréhension du pays et des peuples lointains. Notre connaissance de ces derniers a tendance à être fragmentée et fondée sur des stéréotypes souvent négatifs.

Nous devons, selon moi, promouvoir les échanges de jeunes avec le Belarus, l’Ukraine et la Géorgie. Fréquenter nos établissements d’enseignement universitaire serait une excellente occasion pour les étudiants de ces pays d’évoluer conformément aux normes occidentales. Ils seraient à même d’absorber les principes qui régissent le fonctionnement de notre démocratie. Celle-ci pourrait leur servir de modèle.

L’Union européenne tient résolument à soutenir les responsables politiques pro-occidentaux de ces pays. Les étudiants d’aujourd’hui pourraient être l’élite de demain. Ils pourraient mettre à profit ce qu’ils ont appris lors de leur passage dans nos établissements d’enseignement supérieur lorsqu’ils s’efforceront d’influer sur le mouvement en faveur du changement dans leurs pays d’origine.

 
  
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  Tadeusz Zwiefka (PPE-DE).(PL) Monsieur le Président, l’Europe a cruellement besoin d’artisans remarquables, de scientifiques et d’experts hautement qualifiés. C’est pourquoi je me félicite vivement de la prochaine phase du programme Erasmus Mundus, qui vise à produire de tels individus. Le programme vient à un moment tout à fait indiqué, si l’on considère la place actuelle des établissements d’enseignements supérieur au classement mondial. Malheureusement, ils ne s’en tirent pas trop bien actuellement et ne sont pas classés très haut, contrairement à la situation d’il y a quelques décennies.

Je tiens toutefois à souligner certaines questions juridiques concernant le programme Erasmus Mundus. Les doubles certificats ne sont pas légalement reconnus dans tous les États membres. La législation nationale doit dès lors être adaptée afin de permettre aux personnes d’exercer les activités en question. Une autre question très importante que je souhaite évoquer est que je pense que nous devons contrôler les bénéficiaires de ce programme. Les étudiants des pays tiers viennent en Europe, et pourtant certains de leurs pays d’origine ne sont toujours pas démocratiques, malheureusement. J’ai été informé que le Belarus ne nous envoie pas ses meilleurs éléments, mais uniquement ceux que soutiennent la dictature de M. Loukachenko et le KGB local.

 
  
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  Jamila Madeira (PSE).(PT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je vous prie une fois de plus d’excuser mon retard. Nous fêtons cette année l’Année européenne du dialogue interculturel. La nécessité d’assurer la participation de tous et l’idée que l’éducation, la connaissance et l’interaction entre différentes cultures constituent des faits non seulement essentiels mais aussi bien établis. C’est pourquoi de nombreuses initiatives associées à cette Année ont été menées dans différents domaines d’action et d’intervention.

Le programme Erasmus Mundus a également un rôle à jouer dans ce cadre et, dans cette nouvelle perspective, il est déjà inscrit dans le nouveau règlement. Le programme Erasmus Mundus apporte une contribution majeure à la création, dans l’UE, de centres d’excellence qui limiteront, dans une certaine mesure, la fuite des cerveaux hors de l’Union européenne. Il joue également un rôle essentiel en vue de promouvoir les valeurs européennes parmi les ressortissants de pays tiers qui viennent étudier en Europe et qui rencontrent sur le vieux continent une diversité culturelle et linguistique inégalée, laquelle constitue un réel attrait et nous distingue des modèles existant dans le reste du monde.

Le dialogue et la compréhension interculturelle ont toutefois connu certains problèmes. La question des visas pour les étudiants Erasmus Mundus et les fréquentes difficultés rencontrées pour obtenir et renouveler ces visas contraignent souvent les étudiants à vivre dans des conditions de semi-clandestinité dans l’Union européenne, dès lors qu’ils suivent les mêmes cours, mais avec un visa touristique qui a parfois expiré.

Il est à mes yeux absolument vital et urgent de trouver une solution assurant vitesse, transparence et efficacité dans le traitement des demandes de visa pour ces étudiants. Les connaissances linguistiques sont également capitales, car elles permettent la compréhension culturelle et la cohabitation mutuelle au-delà de la simple sphère universitaire. Nous devons par conséquent absolument garantir cette condition préalable. Enfin, je voudrais remercier Mme De Sarnez pour la façon dont elle a mené à bien tout ce dossier et pour le rapport équilibré qu’elle a produit.

 
  
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  Ján Figeľ, membre de la Commission. – (SK) Je voudrais vous faire part de ma gratitude avant tout pour le débat très animé, qui a contribué à mettre en lumière le consensus en faveur d’une mobilité accrue et améliorée, en d’autres termes en faveur d’une Europe qui, à travers l’éducation, prépare spécifiquement non seulement ses propres étudiants mais aussi les étudiants étrangers à un environnement davantage international et à une responsabilité accrue. Je voudrais juste ajouter quelques observations sur ce point.

Je suis entièrement d’accord pour dire qu’Erasmus Mundus est un instrument très important, non seulement pour la mobilité, mais aussi pour l’ensemble du processus visant, par exemple, à rendre les universités européennes plus attrayantes et à créer un espace européen de l’enseignement supérieur, à savoir, le processus de Bologne. Et après quelques années, les résultats ressortent clairement du fait que, non seulement il couvre tout le continent européen, mais aussi les pays extracommunautaires impliqués dans le processus, et du fait que l’Europe joue un rôle accru dans la mobilité internationale dans le monde d’aujourd’hui. C’est, par exemple, en partie grâce à Erasmus Mundus que nous pouvons dire à présent – sur la base de statistiques officielles chinoises – que davantage d’étudiants chinois se rendent plutôt en Europe qu’aux États-Unis au niveau universitaire.

Sur les universités les mieux cotées au classement de Shanghai, 75 % participent au programme Erasmus Mundus. C’est là un résultat splendide, après seulement quatre années. S’agissant de la qualité de la sélection, le seul fait, par exemple, que chaque place visée par le programme ait fait l’objet de quatre candidatures ces quatre dernières années, soit un rapport de 8:1, constitue une excellente condition préalable à la sélection, et il confirme également l’importante demande que suscitent le programme et sa qualité. Une université ou un consortium sur sept se voit offrir une chance. Ainsi, un consortium sur sept candidats est sélectionné. Le fait que 15 % soient couronnés de succès confirme une fois de plus le niveau d’excellence.

Sur la question de l’information, nous nous efforcerons de garantir qu’elle atteigne les endroits où elle fait défaut, afin de mieux équilibrer la distribution du programme et la participation. Cela vaut en particulier pour les nouveaux États membres, mais aussi pour l’échelon international. Comme vous le savez, nous lançons actuellement un site web très important appelé study-in-europe.org, qui sera utile à toute personne désireuse d’obtenir des informations spécifiques. Nous organiserons en outre des campagnes d’information spéciales, ciblées et calibrées.

C’est pourquoi le programme est en cours d’adaptation, afin de favoriser la mobilité réciproque, c’est-à-dire non pas seulement à destination, mais aussi en provenance des États membres de l’Union, ce qui constitue à mes yeux un changement qualitatif majeur qui apportera des résultats. Notre intérêt était et reste que les diplômes et programmes d’étude conjoints contribuent au processus de réforme et à rendre les études en Europe plus attrayantes. En conclusion, de même que je puis dire aujourd’hui, après quatre années, qu’Erasmus Mundus est l’un des programmes internationaux de plus grande qualité, de même je pense qu’avec le temps, il contribuera au prestige des universités européennes, de sorte qu’elle ne languiront plus en deuxième division, mais prendront leur place parmi les meilleures du monde. Tel est le but de notre coopération.

Merci beaucoup et mes meilleurs vœux pour la mise en œuvre du programme.

 
  
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  Marielle De Sarnez, rapporteur. − Monsieur le Président, je remercie l’ensemble des collègues qui se sont exprimés, très nombreux. Je partage tout ce qu’ils ont dit sur le fond et je suis très heureuse de constater le consensus très large qui nous réunit ici ce soir.

Un grand merci à la Commission européenne pour toute son aide dans ces travaux. Un grand merci à la commission de la culture, à sa présidente et au secrétariat de cette commission qui a été très actif. Un grand merci à l’ensemble des membres de la commission de la culture. Un grand merci encore à ceux qui – commissions du développement, affaires étrangères et femmes – se sont exprimés.

Deux mots pour vous dire que je suis tout à fait d’accord avec les objectifs qui sont les vôtres. Nous devons améliorer la participation des femmes dans ce programme et nous devons veiller à ce que les fonds utilisés le soient conformément aux objectifs de développement et de relation extérieure. Sur cette question, notre Parlement devra rester, et restera vigilant dans les années qui viennent.

Si nous arrivons proches d’un accord en première lecture qui se concrétisera, je pense, demain matin, c’est parce que chacun a joué son rôle pleinement et positivement. Nos échanges avec la Commission européenne, les amendements de nos collègues, nos discussions en commission de la culture, le travail des commissions saisies pour avis, c’est tout cela, finalement, qui a formé la qualité et qui forme la qualité de ce programme. Je vous en remercie très sincèrement. Je pense que nous aurons ainsi fait œuvre utile en montrant que l’Europe peut être, dans le même temps, porteuse de valeurs d’exigence, mais également de générosité.

 
  
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  Le Président. – Le débat est clos.

Le vote aura lieu jeudi.

Déclarations écrites (article 142)

 
  
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  Alessandro Battilocchio (PSE), par écrit.(IT) Merci, Monsieur le Président. Comme je l’ai déjà souligné dans ma précédente intervention, la commission du développement souscrit aux objectifs du programme Erasmus Mundus et soutient cette proposition. Mon rapport contenait des suggestions que la rapporteure a prises en considération. Je voudrais toutefois en appeler à la Commission: ne reproduisons pas les erreurs du passé. Il y a quelques mois à peine, nous avons dû saisir la Cour de justice des Communautés européenne pour garantir le respect des dispositions législatives contenues dans le DCI. Le principe que nous souhaitons défendre est tout à fait simple: les ressources destinées au développement doivent être effectivement utilisées, dans leur intégralité, pour le développement. Nous prenons acte de l’engagement du commissaire Figeľ à l’égard de ce dossier et nous resterons attentifs afin de nous assurer que le cadre législatif de référence soit pleinement respecté.

 
  
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  Genowefa Grabowska (PSE), par écrit.(PL) En tant que députée au Parlement européen et qu’enseignante dans le supérieur pendant de nombreuses années, j’ai souvent observé les bienfaits des contacts entre établissements d’enseignement supérieur et entre étudiants. C’est pourquoi je soutiens pleinement le rapport qui nous est présenté et souscris aux propositions de la rapporteure. L’échange d’étudiants lancé par l’UE est à présent hautement développé, et il offre un remarquable exemple de coopération supranationale extraordinairement efficace. Plus d’un million d’étudiants ont déjà bénéficié de la possibilité d’étudier dans un autre pays européen. Erasmus Mundus est un nouveau programme en faveur de la mobilité des étudiants et de la coopération universitaire. Il continuera d’offrir aux ressortissants extracommunautaires la possibilité d’étudier dans les pays européens. En outre, grâce à ce programme, les étudiants européens pourront également mettre à profit l’expérience des établissements partenaires du monde entier.

Le Parlement européen est la seule institution communautaire démocratiquement élue. Je pense que son engagement en faveur de ce programme renforce le statut de ce dernier et lui garantit de se voir accorder une importance accrue dans les États membres, les villes universitaires et les établissements d’enseignement supérieur intéressés.

C’est pourquoi je soutiens toutes les propositions et idées relatives à la suppression des obstacles et des barrières administratives qui compliquent l’accès au programme et découragent les participants potentiels. J’en appelle notamment à faciliter au maximum la délivrance des visas pour les participants au programme. Je suis sûre que cela en vaut la peine. Permettre à un large éventail d’étudiants de prendre part au programme est le meilleur investissement que nous puissions consentir. Il produira un capital intellectuel latent que l’Europe pourra mobiliser à tout moment.

 
  
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  Maria Petre (PPE-DE), par écrit. (RO) Reconnaissons tous la réussite de la première phase d’activité du programme Erasmus. Les amendements dont il a fait l’objet en vue de sa seconde phase sont excellents, et l’inclusion des pays tiers est une idée excellente. En même temps, on remarque un net recul du pourcentage de jeunes femmes prenant part au programme.

Je pense que les objectifs de fournir un enseignement de première qualité, de promouvoir le développement personnel des chargés de cours des universités européennes, de contribuer à la cohésion sociale et d’encourager la citoyenneté active et l’égalité en éliminant les stéréotypes sociaux liés aux genres doivent être poursuivis dans le cadre du programme de coopération. Je pense également que le programme doit faciliter l’accès des jeunes femmes vivant dans les régions rurales et dans des régions économiquement défavorisées ainsi que des personnes ayant des difficultés d’apprentissage.

C’est le seul moyen de combattre toute forme de discrimination sur le long terme et de dynamiser la participation active des jeunes gens et des jeunes femmes à la vie sociale, économique et politique de leurs pays. Cela nous permettra, par rebond, de proposer un contenu réel et utile pour ce programme, qui s’adresse à tous les jeunes des écoles d’Europe et des pays tiers.

 
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