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Débats
Mercredi 19 novembre 2008 - Strasbourg Edition JO

Nécessité de l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions avant fin 2008 (débat)
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  Angelika Beer, auteure. – (DE) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le 3 décembre prochain à Oslo, nous allons enfin pouvoir signer la convention interdisant les armes à sous-munitions. À Dublin, 107 pays ont adopté cette convention et se sont engagés à la signer. Deux semaines avant cette conférence, nous lançons un appel aux pays du monde entier pour qu’ils tiennent leur promesse, qu’ils signent cette convention, et surtout qu’ils la ratifient rapidement.

La guerre dans le Caucase et l’utilisation de bombes à fragmentation par la Géorgie comme par la Russie nous rappellent qu’il n’y a plus de temps à perdre. Nous attendons beaucoup de la Commission européenne et du Conseil. Nous attendons de tous les États membres de l’Union européenne qu’ils signent cette convention le 3 décembre, et notamment les pays européens qui doutent encore, c’est-à-dire la Grèce, la Lettonie, la Pologne, la Roumanie et la République de Chypre.

Nous attendons de l’Union européenne qu’elle continue à plaider pour une interdiction juridiquement contraignante des armes à sous-munitions dans le cadre de la Convention de l’ONU sur certaines armes classiques (CCW). Nous condamnons unanimement la tentative incroyable des États-Unis, de la Russie et de la Chine, lors de la dernière conférence de Genève, de légaliser les armes à sous-munitions dans le cadre de la CCW.

Nous voudrions, à l’avenir, évaluer les synergies et les liens entre la future convention d’Oslo et le traité d’Ottawa, qui a entraîné l’interdiction des mines antipersonnel. Notre résolution est un appel lancé à la Commission d’accorder des budgets plus importants - nettement plus importants - à la protection des habitants des zones contaminées et à l’élimination des armes à sous-munitions. Cela concerne le Liban, les Balkans et toutes les autres régions contaminées. Nous n’avons aucun financement systématique dans ce domaine, et nous en avons pourtant besoin. Si nous voulons prendre cette cause au sérieux, la Commission doit trouver un moyen de la financer.

Je voudrais souligner une fois de plus, au nom de mon groupe, que notre objectif est une interdiction juridiquement contraignante de l’utilisation, du stockage et de la fabrication de ces armes inhumaines qui ont entraîné pendant des décennies la souffrance des populations des régions touchées.

Je tiens à faire remarquer une fois de plus, et sans la moindre équivoque, que l’utilisation de ces armes dans des pays où se trouvent des forces policières et militaires envoyées par l’Union européenne, comme l’Afghanistan, la Bosnie et la République démocratique du Congo, est tout aussi dangereuse pour notre mission que pour les habitants.

 
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