Index 
 Texte intégral 
Débats
Mardi 16 décembre 2008 - Strasbourg Edition JO

Résultats du Conseil européen du 11 et 12 décembre 2008 - Semestre d’activité de la Présidence française (débat)
MPphoto
 

  Silvana Koch-Mehrin (ALDE).(DE) Monsieur le Président, Monsieur Le Maire, Monsieur Borloo, l’Union européenne a clairement prouvé sa valeur ces derniers mois. Le mérite vous en revient, il en revient à la Présidence française.

J’aurais voulu remercier personnellement le président Sarkozy d’avoir osé dire clairement à la chancelière allemande ce qu’il pensait de la léthargie du gouvernement allemand. D’autres pays européens prennent des mesures pour prévenir la crise, mais l’Allemagne attend que la crise soit sur nous... ou elle attend les prochaines élections au Bundestag. L’Allemagne est la plus grande économie de l’UE, et c’est donc une bonne chose que ses partenaires européens aient rappelé au gouvernement allemand ses responsabilités. Le président Sarkozy a répété aujourd’hui ce rappel.

Si l’Union européenne n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer au plus tard pour faire face à cette crise financière. Aucun pays européen n’aurait pu lutter seul contre cette crise. L’euro joue également un rôle de stabilisateur important. L’importance du marché commun pour la prospérité et la stabilité de l’Europe a été démontrée une fois de plus. Mais nous ne devons pas utiliser la crise financière comme excuse pour mettre en péril nos réalisations communes. C’est pourquoi l’indépendance de la Banque centrale européenne n’est pas négociable. Nous ne devons pas permettre un retour au protectionnisme. La relance d’une politique isolationniste ou la course aux subventions entre les États membres auraient elles aussi des conséquences catastrophiques pour nos concitoyens.

Les règles européennes en matière de concurrence et d’aides d’État ne doivent en aucun cas se relâcher. Ceci vaut également pour le pacte de stabilité et pour les critères de Maastricht. Nous devons préserver ces réussites. Mais l’Union européenne doit prendre des mesures communes, concertées et décisives pour éviter le pire. Cette crise est une chance pour l’Europe, et le président Sarkozy a su la saisir. Il a montré à nos concitoyens de quoi l’Europe est capable et il a rendu à l’Europe un visage humain. Je tiens à l’en remercier chaleureusement.

 
Avis juridique - Politique de confidentialité