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Débats
Lundi 12 janvier 2009 - Strasbourg Edition JO

13. Interventions d’une minute sur des questions politiques importantes
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  Le Président. − L’ordre du jour appelle les interventions d’une minute sur des questions politiques importantes.

 
  
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  Georgios Papastamkos (PPE-DE). - (EL) Monsieur le Président, permettez-moi d’informer cette Assemblée du comportement insultant de la Turquie à l’égard de la Grèce.

Les infractions constantes, et les violations continuelles de l’espace aérien grec, les avions volant à basse altitude au-dessus de certaines îles grecques habitées, l’obstruction faite à une navigation sûre dans les eaux territoriales grecques et l’ingérence dans les opérations de recherche et de sauvetage en mer Égée, dont la Grèce est seule responsable, ainsi que l’aide massive fournie par la Turquie aux immigrants illégaux augurent mal de la stabilité de la zone dans son ensemble.

Il faut que nous condamnions cette attitude offensante ainsi que le défi sans cesse lancé aux droits souverains d’un État membre de l’Union européenne, à savoir la Grèce, de la part de la Turquie, et que nous envoyions un message clair signifiant à celle-ci que son comportement est en train de compromettre ses perspectives européennes.

 
  
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  Csaba Sándor Tabajdi (PSE). (HU) Après les mesures discriminatoires introduites en 2004 concernant les salariés des nouveaux États membres travaillant dans les institutions européennes, et qui ont été déclarées illégales en 2008 par une décision de la Cour de justice européenne, je souhaite attirer votre attention sur une nouvelle décision discriminatoire.

Quatre ans et demi se sont écoulés et, pourtant, les ressortissants des nouveaux États membres se sentent encore des citoyens de seconde catégorie. Il se trouve, Monsieur le Président, qu’un concours a été annoncé l’année dernière pour le poste de chef d’unité des interprètes hongrois du Parlement européen, poste auquel tout citoyen d’un État membre était habilité à postuler. Le chef d’unité du service d’interprétation est responsable non seulement des tâches administratives, mais aussi de la supervision de la transposition de la terminologie de l’Union européenne en hongrois.

Monsieur le Président, il est consternant que sur deux candidats éligibles, un Hongrois et un Britannique, ce soit le candidat britannique qui ait été sélectionné. Pouvez-vous imaginer qu’un poste au service de langue française soit occupé par un Anglais ou un Espagnol? Monsieur le Président, il s’agit d’une discrimination inacceptable, qui porte gravement préjudice à la traduction des documents de l’Union européenne. Au nom de tous les nouveaux États membres, je tiens à ce que ma protestation soit inscrite au procès-verbal.

 
  
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  Le Président. − Vous recevrez bien sûr une réponse à ce sujet.

 
  
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  Marian Harkin (ALDE). - (EN) Monsieur le Président, cet après-midi, nous avons écouté vos déclarations et celles d’autres intervenants sur la situation catastrophique qui prévaut à Gaza et sur la nécessité d’obtenir un cessez-le-feu immédiat et le retrait des forces armées israéliennes du territoire. Je dois dire que, dans un tel contexte, je rejoins M. Cohn-Bendit lorsqu’il demande que le Parlement adopte une position - nous ne pouvons rester sans réagir.

Si, au vu de tout ce qui vient d’être dit, il est quelque peu terre-à-terre d’évoquer des questions d’emploi, ces questions n’en concernent pas moins tous nos concitoyens. La semaine dernière, en Irlande, l’annonce faite par Dell d’une délocalisation de 2 000 emplois fut un coup dur pour les communautés locales du centre ouest et de l’ouest du pays. Alors que les marchés financiers mondiaux sont orientés à la baisse, cette décision est particulièrement difficile à vivre pour le personnel de Dell, celui de ses fournisseurs, etc.

Dans ce contexte, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pourrait s’avérer décisif pour aider à reformer et à recycler les travailleurs et pour promouvoir l’esprit d’entreprise et l’établissement des travailleurs à leur propre compte. Il est essentiel que le gouvernement irlandais demande sur-le-champ l’aide de ce Fonds, de sorte que les employés puissent à nouveau croire en l’avenir et constater que l’UE s’attelle à aider tous les travailleurs, y compris, dans ce cas, ceux de l’ouest et du centre ouest de l’Irlande.

 
  
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  Ryszard Czarnecki (UEN). – (PL) Monsieur le Président, nous venons juste de conclure un accord en vertu duquel l’acheminement du gaz russe sera finalement rétabli pour plusieurs États membres de l’Union dont les livraisons avaient été interrompues. Il convient de souligner la solidarité entre États membres sur cette question, même si, malheureusement, cela n’était pas acquis dès le départ. Les différents pays avaient des avis très divergents sur cette question. Heureusement, toutefois, nous avons fait un effort pour présenter en fin de compte un front uni.

Comme nous avons deux jours pour débattre de ce sujet, je tiens à souligner deux points. Tout d’abord, cette question montre très clairement que la Russie traite de questions purement économiques comme s’il s’agissait d’instruments purement politiques. Deuxièmement, cette question montre tout aussi clairement que nous devons, en tant qu’Union, élaborer une politique commune de l’énergie. C’est de cela que nous avons besoin, plutôt que de différentes politiques énergétiques pour les grands pays, comme ceux qui construisent de leur propre initiative des gazoducs sous la mer Baltique.

 
  
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  László Tőkés (Verts/ALE). (HU) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, en cette ère de domination malsaine des chips et du coca, je tiens à élever la voix pour défendre la vigne et le vin hongrois cultivés dans le bassin des Carpates, qui revêtent une importance à l’échelle internationale. À la suite d’une mauvaise interprétation des directives européennes, des fonds européens profitent aujourd’hui à ceux qui arrachent leurs vignes, et il n’est pas rare que ceux qui plantent de nouveaux cépages d’élite soient punis.

Le bassin des Carpates, sur le territoire de la Hongrie historique, était jadis le site d’une des plus grandes régions de culture du raisin en Europe, qui s’étendait sur quelque 600 000 hectares. En 1948, il y avait encore 260 000 hectares de vignoble en Hongrie, mais aujourd’hui, ce territoire s’est encore réduit pour atteindre 40 000 hectares. Combien de temps encore les domaines viticoles, les vignerons et l’environnement naturel du bassin des Carpates continueront-ils d’être détruits de la sorte?

Vin, blé et paix! Je tiens à invoquer cette formule populaire hongroise pour vous souhaiter une très heureuse nouvelle année.

 
  
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  Mary Lou McDonald (GUE/NGL). - (EN) Monsieur le Président, je voudrais évoquer la question de la Palestine. Je constate que, dans vos précédentes remarques, vous vous êtes montré relativement timoré dans votre position à l’égard d’Israël: 900 Palestiniens tués, dont un tiers d’enfants, et nous ne sommes toujours pas capables en cette Assemblée de condamner fermement la brutalité de l’État hébreu.

Cette agression n’est pas seulement disproportionnée, elle est totalement injustifiée. Elle ne répond pas à des besoins sécuritaires israéliens; il s’agit en réalité d’une attaque cynique et clinique non pas du Hamas, mais de la population palestinienne. Je pense que les États membres ont à présent l’obligation morale de déployer toute leur puissance diplomatique et politique à l’égard d’Israël pour mettre un terme à cette violence.

Prendre des pincettes avec l’administration israélienne n’aura aucun effet - cela n’en a jamais eu. Israël doit à présent comprendre que ses actes ne resteront pas sans conséquences. J’appelle donc l’ensemble des députés à exiger la suspension immédiate de l’accord Euro-Med et de tous les accords commerciaux préférentiels conclus entre l’UE et Israël. Dans le même temps, nous devons résister à toute tentative de renforcer les relations entre l’UE et l’État d’Israël, qui assiège Gaza et brutalise la population palestinienne.

La rhétorique des droits de l’homme, dont on se fait si souvent l’écho en cette Assemblée, doit à présent être honorée par des mots et par des actes. C’est là la seule méthode qui permette d’envisager le succès du processus de paix au Moyen-Orient.

 
  
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  Le Président. − On peut juger de la complexité de cette question au vu du temps que vous avez pris pour votre intervention. Vous avez dépassé votre temps de parole de 50 %. Le débat aura lieu mercredi après-midi.

 
  
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  Kathy Sinnott (IND/DEM). - (EN) Monsieur le Président, comme l’a annoncé Mme Harkin, ma circonscription a été anéantie la semaine dernière par l’annonce de la suppression de près de 2 000 emplois au niveau de l’usine Dell. Cette décision entraînera sans doute également la perte d’environ 2 000 emplois supplémentaires qui dépendent de la production de Dell en Irlande. L’entreprise délocalise sa production à Łódź, en Pologne, notamment grâce à des aides d’État d’une valeur approchant les 52 millions d’euros.

La Commission peut-elle me confirmer que les aides d’État utilisées par la Pologne respectent le droit européen de la concurrence et que l’aide du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation sera disponible en suffisance pour préparer la main-d’œuvre licenciée à retrouver un emploi

?

 
  
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  Dimitar Stoyanov (NI).(BG) Mesdames et Messieurs, il y a deux jours, quatre écoles de la ville de Bourgas ont vu leurs murs barbouillés de slogans racistes. On avait écrit à la bombe, sur les murs, des choses telles que: «Les Bulgares, faites-en du savon» et «Mort aux giaours». «Giaour» est une expression turque péjorative utilisée à l’époque de l’Empire ottoman pour désigner les sujets non musulmans et ceux d’origine non turque. Dans l’esprit des Turcs, un giaour est considéré comme un sous-homme, ce qui en fait l’insulte raciste la plus dégradante en turc. «Giaours» est également le terme utilisé par l’ancien ministre de l’agriculture, Nihat Kabil, et par les administrateurs turcs du ministère de l’agriculture pour se référer aux Bulgares qui avaient rejoint le département, à la suite de quoi ils ont appliqué aux Turcs un traitement préférentiel.

Mesdames et Messieurs, puisse cet incident vous servir d’avertissement au sujet de la mentalité turque au XXIe siècle. Ce seul exemple montre que la Turquie n’a pas sa place dans l’Union européenne parce que c’est un pays raciste et xénophobe, qui soutient et encourage le racisme et la xénophobie dans les pays voisins. Cette affaire montre que les Bulgares non seulement ne sont pas à l’origine de la haine, mais qu’ils sont eux-mêmes victimes de la haine et de l’intolérance ethnique.

Le Parlement européen a toujours pris des positions véhémentes contre le racisme et l’intolérance ethnique. Je fais appel à vous, en tant que membres de cette Assemblée, pour que vous le fassiez à nouveau, et que vous souteniez notre déclaration écrite condamnant le racisme turc à l’égard des Bulgares.

 
  
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  Tunne Kelam (PPE-DE). - (EN) Merci, Monsieur le Président. Je salue les efforts déployés par la présidence tchèque en vue de résoudre l’actuelle crise du gaz, mais j’ajouterai qu’arbitrer une crise après l’autre n’est pas la solution. L’UE ne peut se contenter de jouer les baby-sitters - les baby-sitters d’un enfant terrible. Une conclusion s’impose: compter sur une alliance stratégique au bénéfice de toutes les parties avec la Russie, considérée comme un fournisseur d’énergie fiable, est une erreur stratégique. La cause première de la crise actuelle n’est pas l’Ukraine, mais la crise au sein de Gazprom elle-même, qui n’a pas respecté ses propres engagements.

La production gazière de Gazprom stagne depuis huit ans. C’est là la conséquence logique d’un contrôle politique de la production par l’État. Le fait de ne pouvoir à la fois livrer du gaz aux consommateurs russes et respecter les engagements vis-à-vis de l’étranger a sans doute poussé M. Poutine à déclencher la crise politique et à faire de l’Ukraine son bouc émissaire. Cela rend d’autant plus nécessaire de rechercher des sources alternatives d’énergie.

 
  
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  Magda Kósáné Kovács (PSE) . – (HU) Monsieur le Président, chers collègues, la crise économique, dont de nombreuses personnes croyaient qu’il s’agissait en fait d’une campagne de peur de la part des médias, a maintenant atteint l’Europe; elle touche des pays, des régions, des collectivités locales, des entreprises, et, dans la foulée, des familles et des travailleurs. Deux de nos collègues ont déjà évoqué le sujet. Les conséquences de la récession ne nous touchent pas tous de la même manière, comme nous le rappelle la Commission dans sa communication. L’impact négatif est multiplié de manière exponentielle aux marges de l’Europe et de la société.

Afin d’éviter que la situation actuelle ne vide de son sens le principe du travail décent et de nous aider à éviter une explosion de la pauvreté, nous devons concentrer nos efforts sur nos ressources. C’est pourquoi je me félicite de la communication de la Commission, ainsi que de l’attachement du commissaire Špidla au thème de la sensibilisation et du fait qu’il presse l’Europe de faire des efforts pour protéger les groupes sociaux les plus vulnérables en cette ère de déclin de l’activité économique.

L’approche différenciée de la Commission nous donne des raisons d’espérer que l’Europe unie ne sera pas synonyme d’uniformité obligatoire, surtout en période de crise. J’espère et j’attends que celle-ci reçoive le soutien du Parlement européen à cet égard.

 
  
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  Magor Imre Csibi (ALDE). - (EN) Monsieur le Président, nous sommes aujourd’hui face à un paradoxe. Si une majorité des consommateurs européens ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils étaient opposés aux OGM, les enquêtes indiquent qu’ils achètent des aliments à base d’OGM lorsque ceux-ci sont disponibles en grande surface.

De nombreux consommateurs ne sont tout simplement pas conscients que des aliments à base d’OGM sont commercialisés en Europe ou tombent dans le piège des étiquettes illisibles et finissent pas ne pas savoir ce qu’ils achètent.

Une solution serait de permettre d’indiquer sur l’étiquette l’absence de tout OGM dans les aliments. Pour l’heure, il n’existe cependant aucune disposition commune concernant l’étiquetage des produits sans OGM, ce qui laisse aux États membres une totale liberté en la matière. S’ensuivent une confusion pour les consommateurs et une distorsion des règles du marché intérieur, certains États membres ayant déjà adopté des dispositions en faveur d’une mention «sans OGM» sur les étiquettes tandis que d’autres refusent d’autoriser ce type de mention.

Les consommateurs souhaitent pouvoir choisir leurs aliments sur la base de leurs valeurs propres et non en fonction d’études de risques. Si les préoccupations des consommateurs nous importent vraiment, nous devrions favoriser la transparence à tous les niveaux et leur offrir un véritable choix. J’appelle donc la Commission à mettre en place le cadre juridique qui autorisera, au niveau européen, la mention «sans OGM» sur une base volontaire.

 
  
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  Bogusław Rogalski (UEN). – (PL) Monsieur le Président, je voudrais saisir cette occasion pour en appeler au Conseil afin qu’il prenne les mesures appropriées, conformément à l’article 13 du traité instituant la Communauté européenne, de manière à lutter contre la discrimination fondée sur l’origine ethnique en Lituanie.

Trois hommes politiques de la minorité polonaise ont été élus lors des récentes élections législatives en Lituanie. Les autorités lituaniennes ont ensuite tenté de les priver de leurs sièges parlementaires. La raison invoquée est que ces personnes sont titulaires de la «Karta Polaka». Il s’agit d’un document confirmant que le titulaire appartient à la nation polonaise au sens large. Il est destiné à contribuer à la préservation de la culture polonaise et de l’identité nationale parmi les personnes d’origine polonaise dans le monde entier. Les autorités lituaniennes considèrent toutefois que cette carte implique la loyauté vis-à-vis d’un pays étranger. C’est évidemment ridicule et scandaleux. En outre, cela équivaut à une discrimination pour des raisons d’origine ethnique et, d’autre part, à une violation des droits d’une minorité nationale, ce qui est un comportement indigne d’un État membre de l’Union européenne. Je fais confiance aux autorités lituaniennes pour se pencher sur la question.

 
  
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  Daniel Strož (GUE/NGL). – (CS) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Bernd Posselt, qui représente le parti bavarois CSU au sein de ce Parlement et qui dirige également l’association allemande des Sudètes, a proposé que la République tchèque abolisse pendant sa présidence ce qu’on appelle les décrets Benes. C’est une demande scandaleuse, à laquelle la République tchèque ne peut accéder. Nous savons bien que ces décrets ont été adoptés après la Seconde Guerre mondiale, conformément aux vues des puissances victorieuses, et qu’ils ont remplacé les normes juridiques en attendant qu’un véritable parlement soit élu. Il ne s’agit donc pas d’une sorte de tumeur cancéreuse sur l’ordre parlementaire européen, comme il l’a prétendu. À mon avis, c’est l’organisation de M. Posselt qui ressemble à une tumeur cancéreuse, car il agit en opposition directe aux objectifs de l’intégration européenne moderne menée par l’UE. Alors que M. Posselt attaque la République tchèque, des milliers de citoyens allemands y vivent et y travaillent avec plaisir, et un grand nombre d’anciens Allemands des Sudètes y ont pris leur retraite. Je suis moi-même un exemple du fait que, dans l’actuelle République tchèque, il n’y a pas d’agression anti-allemande, ayant moi-même été élu en tant que citoyen allemand pour représenter la République tchèque au sein de ce Parlement.

 
  
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  Nicodim Bulzesc (PPE-DE). - (EN) Monsieur le Président, la crise du gaz a laissé sans chauffage des centaines de milliers de ménages dans 17 pays à travers l’Europe, alors que les températures étaient en dessous de zéro. L’Europe centrale et orientale a été la plus affectée par le litige, qui a entraîné la fermeture d’usines et d’écoles.

Même si Kiev et Moscou signent l’accord conclu sous l’égide de l’UE, après des heures de discussions avec les représentants de l’Union, Gazprom affirme que la mise en œuvre du compromis qui doit permettre la reprise des livraisons de gaz à l’Europe via l’Ukraine sera retardée car le groupe n’a pas reçu de copie de l’accord.

L’équipe d’experts techniques dépêchés par la Commission européenne contrôlera les flux de gaz entrant dans les gazoducs ukrainiens à partir de la Russie et, même si le gaz reprend son transit par l’Ukraine, il pourrait n’atteindre les États membres de l’UE que 36 heures plus tard environ. L’Europe a donc besoin d’une politique unique de sécurité énergétique pour éviter tout futur conflit et doit diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique.

Je salue l’intervention du Parlement européen dans ce conflit et j’espère qu’un accord sera conclu dans les meilleurs délais pour éviter que celui-ci ne s’envenime.

 
  
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  Aurelio Juri (PSE). - (SL) L’année dernière, nous avons célébré le 40e anniversaire du traité de non-prolifération nucléaire et, l’année précédente, dans cette même Assemblée, nous avons adopté une résolution invitant le bureau, le Conseil et la Commission à renforcer leurs efforts en vue d’un multilatéralisme plus efficace et d’une mise en œuvre plus stricte de ce Traité, qui, nous le savons, a freiné la prolifération des arsenaux nucléaires, mais, malheureusement, n’a pas réussi à obtenir une réduction de leur nombre. La résolution a également appelé les États-Unis d’Amérique à retirer leurs ogives nucléaires du territoire européen, ainsi que le Royaume-Uni et la France à mettre fin à leurs programmes de missiles nucléaires.

Comme je n’ai rejoint cette auguste Assemblée qu’en novembre de l’année dernière, puis-je me permettre de poser la question de savoir dans quelle mesure et de quelle manière ces appels ont reçu une réponse, ou, plutôt, dans quelle mesure ces efforts ont été couronnés de succès compte tenu du fait qu’un nouveau projet de déploiement d’un bouclier antimissile américain en République tchèque et en Pologne est en cours de relance, et que ce projet entraîne comme prévu de nouvelles tensions entre l’Ouest et la Russie, et fait ressurgir la perspective et la menace d’une nouvelle et dangereuse course aux armements nucléaires?

 
  
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  Rareş-Lucian Niculescu (PPE-DE) . – (RO) Le débat sur la crise du gaz a été passionné, y compris la séance de ce soir.

Chaque orateur nous explique à quel point le degré de dépendance énergétique de l’Union européenne est grave et dangereux. Tout le monde dit la même chose: que la solution consiste à continuer de réduire notre dépendance vis-à-vis des sources uniques d’énergie.

Nous ne devons pas oublier cependant une autre nécessité: économiser l’énergie.

Il est difficile de dire pour le moment quel est le niveau de gaspillage d’énergie au sein de l’Union européenne. Certains analystes mentionnent même un chiffre d’un tiers de la consommation totale. Cela signifie, par exemple, que si la Roumanie importe environ 14 millions de tonnes équivalent pétrole de gaz russe par an, près d’un million de tonnes équivalent pétrole sont gaspillées chaque année en raison de l’isolation défectueuse dans les immeubles d’habitation.

Malheureusement, la législation communautaire n’est pas adaptée pour résoudre ce problème, car elle limite, de manière tout à fait incompréhensible, le montant des fonds européens pouvant être alloués à des projets de rénovation des systèmes de chauffage.

Je pense que nous devrions nous poser tous les jours la question suivante: qu’est-ce qui est le plus simple? Rechercher de nouvelles sources d’énergie et de nouveaux itinéraires de transit, ou se rappeler que nous pouvons utiliser des méthodes simples pour économiser une bonne partie de l’énergie gaspillée?

 
  
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  Miloš Koterec (PSE). - (SK) Cette année, nous célébrons le 10e  anniversaire de l’euro et, le 1er janvier 2009, la Slovaquie est devenue le 16e membre de la zone euro.

Mon pays a abandonné une partie de son identité, mais il l’a fait avec fierté. De la même manière que nous chérissions notre propre monnaie, nous avons commencé à utiliser l’euro, et la majorité de la population slovaque commence très vite à le considérer lui aussi comme sa propre monnaie. Nous avons adopté l’euro au bout de cinq ans seulement d’adhésion à l’Union européenne et, comme le Premier ministre Fico l’a déclaré en ce jour de l’an, nous avons vu l’euro comme un talisman nous apportant la stabilité et le potentiel pour que la Slovaquie se développe encore plus vigoureusement en cette époque de crise économique. Je tiens à féliciter tous ceux qui ont contribué à l’adoption de l’euro en Slovaquie, ainsi qu’à rendre hommage à l’attitude positive du public slovaque à l’égard de la nouvelle monnaie.

Je souhaite à tous les Slovaques bonne chance avec l’euro comme symbole d’une Europe intégrée et prospère.

 
  
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  Marie Panayotopoulos-Cassiotou (PPE-DE). - (EL) Monsieur le Président, puisque aucun débat ne doit avoir lieu à ce sujet au Parlement, je tiens à souligner l’importance pour l’Union européenne de la proposition de directive du Conseil portant mise en œuvre de l’accord conclu par l’Association des armateurs de la Communauté européenne et la Fédération européenne des travailleurs des transports.

Cette directive, qui concerne le travail des marins dans le cadre de la Convention du travail maritime, permettra aux gens de mer de l’Union européenne de garantir des conditions de travail décentes.

Ce secteur doit être encouragé, car il contribue au développement et à la productivité. Les mers qui bordent les rives de l’Union européenne sont très importantes pour le commerce international, et les jeunes devraient considérer les professions maritimes comme des métiers d’avenir et venir en aide à la navigation.

 
  
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  Jörg Leichtfried (PSE).(DE) Monsieur le Président, le contexte de mon intervention est le transport illégal de chiots découvert en Autriche au début du mois d’octobre 2008. Depuis le début d’octobre 2008, j’ai essayé d’obtenir un temps de parole dans le cadre des interventions d’une minute et je suis heureux d’avoir finalement réussi. Il est intéressant que M. Rogalski ait été autorisé à prendre la parole trois fois dans l’intervalle.

Mais venons-en maintenant au fait. La police autrichienne a arrêté un camion contenant 137 chiots. Le véhicule présentait de graves défauts et les passeports des animaux étaient faux, les chiens n’ayant pas atteint l’âge légal requis pour le transport. Le voyage a commencé en Slovaquie et devait prendre fin en Espagne. Ce cas n’est pas unique et, à notre avis, il nous montre une fois de plus que les organisations recherchant le profit se soustraient constamment, et de manière criminelle, aux dispositions en matière de protection des animaux en vigueur en Europe. Nous avons vraiment besoin, en Europe, d’inspections approfondies du transport d’animaux et de menaces d’amendes correspondantes en cas de non-conformité. L’UE doit adopter conjointement des normes minimales européennes en matière de protection des animaux, qui doivent être mises en œuvre et supervisées par tous les gouvernements. Cela obligerait également les pays qui se sont montrés totalement inactifs jusqu’à ce jour dans le domaine de la protection des animaux à mettre en place des normes spécifiques.

 
  
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  Jelko Kacin (ALDE). - (SL) Le massacre sanglant et implacable de Palestiniens dans la bande de Gaza est un symbole de l’impuissance de l’homme et d’une politique de «deux poids,deux mesures», mais aussi une injustice criante et atroce. Le bilan des morts palestiniens doit-il vraiment atteindre quatre chiffres avant que les acteurs internationaux n’utilisent les mécanismes de médiation qui étaient à leur disposition dès le premier jour du conflit?

L’Union européenne s’imagine qu’elle représente une force active dans les relations internationales et qu’elle est un acteur politique mondial. Mais est-ce vraiment le cas? Pouvons-nous réellement nous qualifier de force active, lorsque l’armée israélienne, en dépit de tous ses dispositifs sophistiqués de renseignement, attaque une école financée par l’Union européenne et bondée de civils? Peut-on parler de droit international humanitaire quand l’armée israélienne oblige des Palestiniens à s’installer dans une maison qu’elle bombarde intensivement le lendemain?

Je suis souvent allé en Israël, y compris à Sderot, je sais beaucoup de choses sur ce qui se passe là-bas, mais cette action israélienne est disproportionnée, excessive et inhumaine. Cette action est immorale, perverse et bizarre, car elle est essentiellement une campagne préélectorale. Il s’agit d’une campagne électorale sanglante.

 
  
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  Liam Aylward (UEN). - (EN) Monsieur le Président, je voudrais profiter de l’occasion qui m’est offerte pour apporter mon soutien à l’idée de fonds communautaires en faveur des Jeux olympiques spéciaux d’Europe, qui se tiendront à Varsovie en 2010, et des Jeux olympiques spéciaux mondiaux, qui auront lieu à Athènes en 2011.

La Commission a alloué 5 millions d’euros de soutien aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux organisés à Dublin en 2003, qui furent une chance exceptionnelle et un plaisir pour les nombreuses personnes présentes. Nous devons, avec l’Union européenne, être au premier rang du soutien au volontariat en matière de sports.

Permettez-moi d’ajouter qu’il existe une déclaration écrite à ce sujet, que les députés peuvent signer cette semaine à l’extérieur de l’hémicycle. J’appelle tous les collègues à signer cette déclaration en faveur du financement par l’UE de ces Jeux olympiques spéciaux extrêmement importants.

 
  
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  Jaromír Kohlíček (GUE/NGL). – (CS) Bonne année, Monsieur le Président. Mesdames et Messieurs, je tiens à exprimer mon vif étonnement quant à cette ironie du sort qui veut que le gouvernement tchèque, bien connu pour son approche spécifique de la question des négociations avec la Russie, n’ait pas encore déchiré son voile et recouvert sa tête de cendres. Il a même repoussé les négociations avec la Russie sur la sécurité énergétique. Je suis encore plus choqué par la position de la Commission européenne. Celle-ci menace la Slovaquie et la Bulgarie de sanctions, et nous avons même entendu M. Cohn-Bendit recommander également des sanctions si les réacteurs désaffectés des centrales nucléaires sont remis en fonctionnement. Je voudrais conseiller aux commissaires et aux porte-parole de la Commission européenne de se procurer des vêtements chauds, d’éteindre le chauffage chez eux et d’expliquer à leurs familles qu’ils agissent par solidarité avec les Slovaques et les Bulgares. Ou peut-être n’était-ce qu’une mauvaise blague de nouvel an?

 
  
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  Emmanouil Angelas (PPE-DE). - (EL) Monsieur le Président, je voudrais faire quelques remarques sur la question du gaz naturel, étant donné que nous avons assisté au cours des dix derniers jours au conflit qui fait rage autour de ce problème, conflit dans lequel de nombreux États membres de l’Union européenne dépendants du gaz naturel pour leur énergie se sont retrouvés impliqués, ce qui entraîne des problèmes pour les citoyens, les entreprises et l’industrie.

Grâce à des discussions entre les deux parties adverses, qui ont été lourdes de suspicion, de méfiance et riches en annonces contradictoires, et à l’intervention de la présidence européenne et de la Commission, il semblerait qu’une sorte de solution ait été trouvée.

Il est clair qu’indépendamment des intentions et des répartitions, le problème peut se poser à nouveau, à moins que des mesures ne soient prises. Il nous faut donc examiner la question de la reformulation de la doctrine énergétique de l’Union européenne, en y ajoutant d’autres sources d’énergie.

Le Parlement européen devrait aussi envoyer un message clair signifiant que l’Union européenne ne sera pas prise en otage, et doit participer au débat afin de prévoir des itinéraires de remplacement pour la sécurité et la continuité de l’approvisionnement en gaz naturel. L’objectif d’une réduction de 20 % des besoins énergétiques d’ici à 2020 ne pourra pas être atteint dans des circonstances d’instabilité et d’insécurité.

 
  
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  Silvia-Adriana Ţicău (PSE).(RO) L’Union européenne doit se fixer pour priorité d’élaborer une stratégie commune de l’énergie et un plan d’action visant à améliorer la sécurité énergétique de l’Union.

L’action de l’Ukraine consistant à couper l’approvisionnement en gaz naturel aux États membres de l’UE a mis en lumière la dépendance de l’UE vis-à-vis de ses fournisseurs traditionnels. En outre, les basses températures de l’hiver ont causé de graves problèmes d’exploitation aux fournisseurs d’électricité, qui ont enregistré des niveaux record de consommation.

L’UE doit élaborer une stratégie européenne pour moderniser son réseau énergétique, renforcer l’efficacité énergétique et diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie. La mise en œuvre du projet Nabucco, la construction de terminaux de gaz liquide dans les ports européens, les investissements dans des centrales nucléaires plus sûres, le renforcement de l’efficacité énergétique et l’utilisation accrue des énergies renouvelables doivent figurer parmi les actions conjointes prioritaires visant à accroître la sécurité énergétique de l’UE.

La Commission européenne, de concert avec la Banque européenne d’investissement et les gouvernements des États membres, doit définir et garantir le financement de ces projets prioritaires.

 
  
  

PRÉSIDENCE DE MME KRATSA-TSAGAROPOULOU
Vice-présidente

 
  
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  Gay Mitchell (PPE-DE). - (EN) Madame la Présidente, je voudrais évoquer la question du Zimbabwe. Il me semble que quand la situation dans le pays n’est pas évoquée sur nos écrans de télévision, nous ne nous préoccupons guère de ce qui s’y passe. Il y a eu récemment l’affaire Jestina Mukoko, directrice exécutive du Zimbabwe Peace Project et membre du conseil d’administration du Zimbabwe Human Rights NGO Forum, enlevée et tenue au secret pendant 21 jours avant de réapparaître devant la chambre correctionnelle d’Harare, portant des marques de ce que l’on pourrait qualifier de tortures et de mauvais traitements. Son seul crime était de défendre les droits de l’homme.

Mme Mukoko est actuellement détenue en isolement dans une prison de sécurité maximale, et son avenir, comme celui de tant d’autres militants, travailleurs humanitaires et citoyens ordinaires avant elle, reste hypothéqué, entre les mains du régime de Mugabe.

Beaucoup, en cette Assemblée et dans les parlements nationaux, ont exprimé leurs préoccupations et condamné le régime, mais le cauchemar continue pour les citoyens ordinaires au Zimbabwe. Je pense qu’il est temps pour nous de réaffirmer notre engagement et j’appelle le Conseil et la Commission à prendre une fois pour toutes les mesures qui s’imposent en vue de mettre un terme aux activités criminelles à l’encontre de ceux qui luttent pour les droits de l’homme dans le pays.

 
  
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  Proinsias De Rossa (PSE). - (EN) Madame la Présidente, je salue la déclaration du Président sur Gaza ce matin, ainsi que la décision du Parlement d’adopter une résolution à ce sujet appelant à un cessez-le-feu unilatéral et immédiat entre toutes les parties impliquées dans le conflit. Avec plus de 900 morts à présent, la futilité de la politique par la guerre saute douloureusement aux yeux. Vous devez insister pour qu’Israël arrête le massacre. Avec 1,5 million de détenus, Gaza est la plus grande prison du monde. Aujourd’hui, elle est aussi malheureusement un abattoir, des hommes, des femmes et des enfants trouvant la mort simplement parce qu’ils sont palestiniens.

De quels crimes les enfants palestiniens qui meurent dans ce conflit peuvent-ils bien être coupables? Quelles excuses avons-nous, Européens, pour continuer à commercer avec Israël alors que son armée continue de massacrer froidement des innocents? Le Conseil européen doit arrêter de trouver des excuses, cesser les chamailleries et s’unir autour d’une action concertée qui mettra un terme à ce massacre. Il ne saurait être question de renforcer les relations entre l’Europe et Israël tant que ce dernier ne s’engagera pas dans un dialogue constructif avec tous les représentants du peuple palestinien.

 
  
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  Hanna Foltyn-Kubicka (UEN). – (PL) En tant qu’organisation de pays liés par des valeurs communes, l’Union européenne devrait utiliser tous les moyens à sa disposition pour empêcher la propagation de la haine. L’opérateur français Eutelsat a toutefois jugé bon de diffuser un programme de la chaîne de télévision Al Aqsa, qui a des liens avec le Hamas et appelle ouvertement à des attaques contre la population civile d’Israël.

Ce faisant, Eutelsat a une fois de plus démontré que l’éthique des affaires est un concept tout à fait étranger aux responsables de la gestion de cette entreprise, tout particulièrement si nous tenons compte du fait que la chaîne de télévision indépendante chinoise NTD TV est privée de diffusion depuis des mois. En dépit des appels lancés dans de nombreux milieux, la direction d’Eutelsat n’est toujours pas disposée à revenir sur sa décision, qui a été prise, en tout état de cause, sous la pression du gouvernement chinois. Les choix étonnants et totalement amoraux effectués par la direction d’Eutelsat soulèvent des inquiétudes quant à la question de savoir si les intentions des responsables sont purement motivées par les affaires.

 
  
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  Ilda Figueiredo (GUE/NGL).(PT) Madame la Présidente, l’attaque d’Israël contre la bande de Gaza est un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Ce qui se passe est une tragédie: 900 Palestiniens, dont un grand nombre d’enfants, sont morts, et des milliers ont été blessés.

Nous devons exiger la fin de l’agression contre Gaza. Nous devons exiger la fin du blocus imposé par Israël, qui transforme Gaza en un camp de concentration. C’est pourquoi nous nous associons à toutes les personnes de chaque pays et de chaque continent qui manifestent contre les massacres: toutes les personnes de chaque pays et de chaque continent qui sont en colère et sortent dans la rue pour dire «plus de crimes!». Il est crucial que le Parlement européen et les autres organes responsables de l’Union européenne exigent la fin immédiate de l’attaque de Gaza et un arrêt immédiat du blocus de la part d’Israël.

 
  
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  Jaroslav Zvěřina (PPE-DE). – (CS) Je vous remercie, Madame la Présidente. J’ai récemment été frappé par la façon dont plusieurs compagnies d’assurances tchèques ont mis fin au versement de bonus aux femmes qui souscrivent des polices d’assurance automobile obligatoires. Cette mesure a été justifiée en se référant à la nouvelle législation anti-discrimination qui entrait en vigueur. Nous voyons encore et encore la manière dont certains hommes politiques ou organisations non gouvernementales adoptent une position plutôt exagérée sur la question de l’égalité des sexes. Une telle exagération constitue un déni des statistiques actuarielles, qui prouvent jour après jour que les hommes et les femmes se comportent différemment dans les divers aspects de leur vie et présentent donc différents niveaux d’assurance et de risques. Refuser ces différences, ce n’est pas lutter en faveur de l’égalité des droits, mais plutôt lutter pour le conformisme et pour l’uniformité des deux sexes. Ce combat serait à la fois vain et ridicule. Les hommes et les femmes diffèrent les uns des autres, précisément parce que les deux sexes se complètent l’un l’autre d’une manière utile et profitable dans la vie quotidienne, dans les couples et dans la société.

 
  
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  Gerard Batten (IND/DEM). - (EN) Madame la Présidente, une nouvelle enquête d’opinion commandée par la campagne pour une Grande-Bretagne indépendante vient d’être publiée. La plupart des sondés considèrent que l’UE est déconnectée de la réalité, qu’elle est corrompue et qu’elle n’offre guère de retour sur investissements. 83 % d’entre eux souhaitent que le droit britannique prime le droit européen et sont donc favorables à ce que l’on supprime la suprématie du droit européen, et 71 % souhaitent un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union. Cette volonté a malheureusement bien peu de chances d’aboutir, puisque le gouvernement travailliste ne veut même pas leur offrir un référendum sur le traité de Lisbonne, pourtant promis dans son manifeste électoral.

La population britannique est favorable au libre-échange, à l’amitié et à la coopération avec l’Europe et le reste du monde, mais pas au fait d’être gouvernée par l’Union européenne. Si un référendum véritablement équitable était organisé, demandant aux citoyens britanniques s’ils souhaitent un renforcement de l’intégration politique et économique avec l’UE ou une sortie de cette dernière, une écrasante majorité voterait pour se séparer de l’Union.

 
  
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  Avril Doyle (PPE-DE). - (EN) Madame la Présidente, je tiens à vous faire part de mes préoccupations concernant le manque croissant de rigueur scientifique dans les projets de proposition présentés par la Commission à ce Parlement, mais aussi dans certains des rapports et amendements dont nous sommes responsables en tant que parlementaires. La science pure cède de plus en plus la place à des réponses populistes et émotionnelles, souvent camouflées derrière la notion de principe de précaution.

Prenez la question des produits phytopharmaceutiques. Nous avons abandonné le principe scientifique d’évaluation des risques. Il n’existe aucune procédure communautaire d’évaluation d’impact. Nous ne disposons d’aucune définition scientifique des perturbateurs endocriniens, et nous sommes face à une incohérence dans le traitement de ces derniers par rapport à la directive REACH.

Ce manque croissant de rigueur scientifique et cet abandon de la science pure contribuent à jeter le discrédit de la communauté internationale sur la législation de l’UE et à miner la crédibilité de cette dernière.

 
  
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  Slavi Binev (NI).(BG) Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la crise du gaz dans laquelle est plongée l’Europe en ce début d’année est rapidement en train de prendre des proportions catastrophiques pour la Bulgarie, qui ne dispose pas d’alternatives de secours à l’approvisionnement en gaz. Je ne vais pas discuter ici de la décision honteuse et à courte vue prise par le gouvernement bulgare et qui a fait de mon pays un otage dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine, car cela est évident aux yeux de tous.

Ce qui est plus important pour nous à présent, c’est que nous décidions des mesures à prendre pour surmonter la crise. Dans ce cas, cela pourrait bien signifier que la Bulgarie doive trouver une solution de rechange pour pouvoir sortir de sa dépendance extérieure. C’est pourquoi je pense qu’il est essentiel pour l’Europe et pour les pays des Balkans comme la Bulgarie de suivre l’exemple de la Slovaquie et de prendre la décision de faire redémarrer les blocs I, II, III et IV de la centrale nucléaire de Kozloduy. À l’heure actuelle, c’est la seule option dont dispose la Bulgarie, et cela lui permettrait d’acquérir un minimum d’indépendance et de réduire les dommages directs et les dommages qui seront causés par l’utilisation actuelle de mazout comme substitut au gaz.

 
  
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  Maria Petre (PPE-DE).(RO) Étant donné que cette année 2009 vient à peine de commencer, je voudrais vous dire à tous qu’à mon avis, il ne s’agit pas d’une année ordinaire.

L’année 2009 marque les deux décennies écoulées depuis la fin de la guerre froide et depuis que tous les murs qui divisaient les pays et l’Europe elle-même d’Est en Ouest, avec la liberté et la démocratie d’une part, et les régimes totalitaires de l’autre, ont été renversés.

En tant que députée européenne roumaine, mais aussi en tant que citoyenne roumaine qui a connu ce qu’est la dictature, je crois que ces deux décennies ont marqué une transition pour certains d’entre nous et l’acceptation pour le reste.

Je crois également qu’en dépit du climat actuel, 2009 devrait être l’année où nos actions, ainsi que celles de la Commission européenne, doivent avoir pour objectif une Europe unique au service de tous les Européens. Une Europe dans laquelle chacun de ses 500 millions de citoyens estime que ses droits sont garantis, qu’il existe un véritable sens de la solidarité, que nul ne pourra plus jamais être victime de discriminations, que personne, dans cette Europe unie, ne devra plus jamais se sentir marginal ou seulement toléré, que nous sommes tous des citoyens européens qui sentent les choses de la même façon, quel que soit l’endroit où chacun de nous se trouvait avant 1989.

 
  
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  Mieczysław Edmund Janowski (UEN). – (PL) Madame la Présidente, le Parlement européen a traité à de nombreuses reprises des questions relatives à l’environnement. Je tiens à attirer l’attention sur un sujet qui a été porté à ma connaissance par des élèves soucieux de l’environnement naturel. Les tarifs payés pour la ferraille, le papier et les bouteilles de plastique connaissent une chute spectaculaire. Il devient de moins en moins rentable de recueillir ce type de matériaux. En outre, de nombreuses villes ont fait disparaître les conteneurs dans lesquels ceux-ci peuvent être triés ou ont cessé de les vider.

Dernièrement, le recyclage du papier a été abondamment traité par les médias. La situation actuelle en Pologne dans ce domaine peut être résumée comme suit. Les personnes qui s’occupent de collecter les déchets en papier affirment que les prix sont trop bas et que cette activité n’est pas rémunératrice. D’autre part, ceux qui produisent du papier en utilisant du papier recyclé se plaignent de ce que celui-ci est trop cher pour eux et qu’étant donné les prix actuels, ce n’est pas la peine d’investir dans des équipements destinés à le traiter. Je lance donc un appel pour des actions conscientes en faveur de l’environnement, afin de résoudre ce problème. En l’état actuel des choses, les enfants collectent les déchets en papier parce que cette activité possède une valeur éducative, mais le papier est alors jeté dans des décharges communales.

 
  
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  La Présidente. - Mesdames et Messieurs, j’ai fait tout mon possible pour permettre au plus grand nombre de s’exprimer.

Ce débat est clos.

 
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