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O-0067/2009 (B6-0228/2009)

Dibattiti :

PV 05/05/2009 - 13
CRE 05/05/2009 - 13

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Dibattiti
It-Tlieta, 5 ta' Mejju 2009 - Strasburgu Edizzjoni riveduta

13. Inbejjed rosé u prattika enoloġika awtorizzata (dibattitu)
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PV
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  Πρόεδρος. - Το επόμενο σημείο είναι η κοινή συζήτηση

- της προφορικής ερώτησης προς την Επιτροπή σχετικά με τους οίνους ροζέ και τις επιτρεπόμενες οινολογικές πρακτικές, που κατέθεσαν οι Astrid Lulling, Jean-Pierre Audy, Joseph Daul, Françoise Grossetête, Véronique Mathieu, Elisabeth Morin, Margie Sudre, Oldřich Vlasák και Dominique Vlasto, εξ ονόματος της Ομάδας PPE-DE, Patrick Louis, εξ ονόματος της Ομάδας IND/DEM, Jean Marie Beaupuy, Anne Laperrouze, Nathalie Griesbeck και Marielle De Sarnez, εξ ονόματος της Ομάδας ALDE, Sergio Berlato, Cristiana Muscardini, Roberta Angelilli, Domenico Antonio Basile, Alessandro Foglietta, Antonio Mussa, Sebastiano (Nello) Musumeci, Giovanni Robusti, Umberto Pirilli και Salvatore Tatarella, εξ ονόματος της Ομάδας UEN (O-0067/2009 - B6-0228/2009), και

- της προφορικής ερώτησης προς την Επιτροπή σχετικά με τους οίνους ροζέ και τις επιτρεπόμενες οινολογικές πρακτικές, που κατέθεσαν οι Luis Manuel Capoulas Santos, Κατερίνα Μπατζελή, Vincent Peillon, Vincenzo Lavarra, Stéphane Le Foll και Alessandro Battilocchio, εξ ονόματος της Ομάδας PSE (O-0068/2009 - B6-0229/2009).

 
  
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  Astrid Lulling, auteure. − Madame la Présidente, Madame la Commissaire, les producteurs de vins de qualité et les consommateurs avertis, les vrais connaisseurs des produits de nos terroirs, ne veulent pas entendre parler de mélange ou de coupage.

Il est compréhensible que les viticulteurs de nombreuses régions européennes redoutent les conséquences économiques, sociales et environnementales de la levée de l'interdiction du coupage entre vins blanc et rouge pratiqué pour produire du rosé.

La concurrence forcément déloyale qui en résultera risque de pénaliser des régions entières, qui se sont spécialisées dans la production d'un rosé de qualité, adapté à une demande croissante. La Commission a déjà donné suite à la première demande de notre question orale en ajournant la décision initialement prévue pour fin avril, ce dont je la remercie vivement.

Mais, est-elle disposée à utiliser ce délai pour satisfaire notre deuxième demande, à savoir procéder à une large concertation avec les professionnels de la filière sur la base d'une étude approfondie concernant les éventuelles conséquences économiques, sociales et environnementales d'une levée de l'interdiction du coupage?

Quelles sont, par ailleurs, les solutions que la Commission envisage au cas où elle ne retirerait pas sa proposition de levée de l'interdiction du coupage, pour éviter que ce marché – fragile – d'un vin à cycle court s'écroule et fragilise le tissu économique de toute une région qui développe toute une série d'activités culturelles et touristiques autour de la filière vitivinicole?

La Commission est-elle bien consciente de ce que les solutions d'étiquetage préconisées sont déjà rejetées par les régions traditionnellement productrices, dans la mesure où le terme de "rosé" n'est pas exclusivement réservé aux vins qu'elles élaboreront à partir de raisin rouge?

 
  
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  Patrick Louis, auteur. − Madame la Commissaire, Madame la Présidente, la réforme de l'OCM imposée par le couple lobbies-eurocrates fait trois ravages. Elle vise à supprimer les mécanismes régulateurs du marché, elle libéralise les droits de plantation à partir de 2015, elle organise la cohabitation, sous des étiquettes quasi identiques, de catégories de vin très différentes. Ces trois hérésies seront fatales à la viticulture européenne, et notamment française. Les consommateurs seront trompés dans leur choix, les viticulteurs verront leurs revenus chuter, l'industrialisation de la filière condamnera le savoir-faire.

Ce démantèlement systématique des principes fondamentaux de la spécificité de la viticulture européenne répond à une logique. Prise entre sa soumission à l'OMC et l'influence du tout-puissant lobby du grand négoce européen, la CEEV, la Commission s'emploie systématiquement, depuis 2004, à ouvrir les portes du poulailler européen à tous les renards rôdant sur la planète. Elle se manifeste de plus en plus comme étant le chausse-pied de la mondialisation. L'incohérence logique apparaît à la lecture de deux séries de chiffres.

En Europe, on arrache 170 000 hectares de vignes, tandis qu'en Nouvelle-Zélande, on accroît la surface plantée de 240 %; en Australie, de 169 %, et en Chine, de 164 %. En Europe, la réduction de l'offre pour maintenir des cours à un niveau de prix de qualité décent ne peut résister à des industriels du vin déversant leurs excédents de produits à bas coût et envahissant les marchés ainsi libérés. Ceci résume le racket du marché du rosé. Il révèle les contradictions qui existent entre les principes de l'OMC et ceux nécessaires à l'organisation d'une filière pour promouvoir les investissements, la qualité, le savoir-faire. Hier, avec succès, nous savions que la qualité ferait, à l'avenir, la quantité. Avec les réformes de la commissaire, il devient évident que les décisions d'aujourd'hui tueront le savoir-faire de demain.

Madame la Commissaire, il est impératif d'interdire le mélange et le coupage, et ceci, avant le 7 juin. Après, il restera aux viticulteurs le seul usage de l'arme du vote pour faire entendre leur volonté.

 
  
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  Anne Laperrouze, auteure. − Madame la Présidente, mais qu'essaie-t-on de nous faire avaler? Un mélange de vin blanc et de vin rouge en guise de vin rosé. Nos concitoyens réagissent très négativement à cette initiative de la Commission européenne, qui a l'accord des États membres, y compris la France.

Je note deux types de réaction: premièrement, nos concitoyens se demandent pourquoi l'Union européenne se mêle du vin rosé, alors qu'il y a tellement d'autres sujets de préoccupation, notamment la grave question de la crise économique. Deuxièmement, les producteurs de vins rosés traditionnels, produits par rapide macération et délicat pressurage, y voient une atteinte grave à l'appellation "rosé", à l'image de qualité développée depuis tant d'années, de vins comme ces rosés de Provence dans lesquels persiste l'arôme des terroirs, et qui ont fait le succès des rosés en général.

Lors de la dernière réunion de l'intergroupe "vins", nous avons bien compris la motivation de la Commission européenne et des États membres. La consommation des vins de table rosés augmente dans le monde. Elle représente près de 30 % de la consommation, et les pays tiers pratiquent les mélanges. Le marché de l'Union européenne commence à être atteint par les mélanges de pays tiers.

Le marché anglais est notamment dominé par des vins en provenance des États-Unis. Et, on le sait, le rosé traditionnel a une durée de vie courte. Il est tellement plus facile de produire, à la demande, du vin rosé en utilisant les stocks de vins blancs et de vins rouges. Il s'agirait donc, pour les États membres, d'adapter la production de vins de table rosés au marché international.

À moins qu'on ne découvre d'autres pratiques œnologiques pour faire du rosé, on pourrait par exemple s'inspirer de Pierre Dac, qui disait: "Greffez des plants de rosiers sur des plants de vigne, ça fera du vin rosé naturel!". Non, comme beaucoup de mes collègues, je crois que la Commission européenne et les États membres doivent revoir leur copie, travailler sur l'appellation "vin rosé", faire que le nom de "rosé" soit exclusivement réservé aux vins élaborés selon les méthodes traditionnelles, qu'il soit produit dans l'Union européenne ou qu'il provienne de pays tiers.

Dans cette attente, Madame la Commissaire, je vous invite à découvrir un de ces petits rosés de Gaillac, aux mille couleurs du Tarn, à déguster avec modération, bien sûr.

 
  
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  Cristiana Muscardini, Autore. − Signora Presidente, signora Commissario, onorevoli colleghi, il vino per noi non è semplicemente un prodotto agricolo, ma rappresenta anche cultura e tradizione.

Molte volte in quest'Aula abbiamo sentito dire che occorre garantire un futuro certo al mercato vitivinicolo europeo. Questo può essere assicurato soltanto puntando sulla qualità e non vi può essere qualità se non si rispettano i metodi tradizionali di produzione. Pertanto, non possiamo che essere contrari, signora Commissario, all'introduzione di nuove pratiche enologiche fantasiose e che non derivano dalla scienza enologica, perché riteniamo che ciò possa produrre il deterioramento dell'immagine del vino e compromettere il rapporto di fiducia tra consumatore e prodotto, con conseguenze gravi per la qualità e forse per la salute.

Le produzioni di qualità europea sono tali perché basate sul rispetto degli ingredienti, sulla lavorazione artigianale, sulla tradizione, su sapori tipici ottenuti da prodotti e metodi di produzioni specifiche. Ho timore che di concessione in concessione, stravolgendo le nostre pratiche enologiche tradizionali, l'Unione concederà la possibilità di inserire pezzi di legno delle botti per accelerare l'aromatizzazione del gusto e poi diventerà aromatizzazione artificiale, fino ad arrivare all'aggiunta di acqua e alla possibilità di fare il vino senza l'uva.

Non è questa, signora Commissario, la giusta direzione per il rilancio e lo sviluppo nel settore del mercato interno e internazionale. La domanda globale di vino rosé non è in ribasso, ma in crescita e allora l'ottica giusta non è produrre di più con pratiche enologiche da piccolo alchimista, ma investire sulla qualità, sulla specialità e sulla caratterizzazione dei vini europei, sulla commercializzazione e in generale sulla promozione del vino vero, per allargare il mercato e dare finalmente più accesso ai giovani alla imprenditoria della vinificazione.

 
  
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  Gilles Savary, auteur. − Madame la Présidente, Madame la Commissaire, il se trouve que je ne suis pas en campagne électorale puisque je ne serai pas là dans la prochaine Assemblée, vous pouvez donc me faire grâce de ne pas forcer le trait, Madame la Commissaire, mais je suis Bordelais. Vous avez visité ma région, elle est faiblement productrice de vin rosé, mais elle tient beaucoup au vin rosé qu'elle produit.

Je voulais vous dire que j'ai été particulièrement choqué quand j'ai appris que la Commission européenne envisageait de légaliser la production de rosé par mélange de rouge et de blanc. Pour moi, c'est une contrefaçon alimentaire, alors qu'on nous invite à lutter contre dans le domaine de l'industrie, et ce serait autoriser, inventer un produit dérivé de la viticulture, alors que l'on combat les produits dérivés de la finance.

En réalité, tout cela procède exactement du même but, à savoir trouver des produits nouveaux qui procurent de plus en plus de profit. Eh bien, tant qu'à assurer le profit et la compétitivité de l'Union européenne, je me suis amusé à faire un petit clin d'œil. Vous voyez, ici, il y a un vin rosé. Ce vin rosé, je l'ai produit tout à l'heure, au Parlement européen, en allant chercher du vin blanc et en mettant de la betterave rouge à l'intérieur. Je vous promets que ça a exactement la même couleur et qu'en plus, on peut avoir toute la gamme chromatique, si on veut, et probablement, une certaine gamme de goût. Cela nous permettrait en plus de régler les problèmes de la filière sucre et de la chaptalisation par produit alimentaire naturel. Cela veut dire tout simplement que, si on laisse faire ça, ce sera sans fin. D'autres collègues l'ont dit, c'est la contrefaçon perpétuelle, alimentaire, qui va régner. Alors on vous dit, "voilà ça se fait déjà dans certains pays."

Aujourd'hui, un cinquième de la production de rosé se fait par coupage. Je prétends que la Commission n'a pas à mettre en coupe réglée les quatre autres cinquièmes. Il y a des gens qui ont travaillé pour faire en sorte que le rosé existe, devienne un véritable vin, produit avec de véritables méthodes œnologiques. Aujourd'hui, on leur tire le tapis sous prétexte que ça pourrait être plus juteux de surfer sur le marché du rosé en faisant du rouge et du blanc. Je trouve que c'est profondément amoral. Et personnellement, je crois que ce n'est pas un étiquetage qui suffira, ou bien, si c'est un étiquetage, il ne faut pas appeler "rosé" ce type de vin coupé. Appelez-le "bibine", si vous voulez, Madame la Commissaire, ça correspondra beaucoup mieux à la qualité du produit.

 
  
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  Mariann Fischer Boel, Member of the Commission. − Madam President, the world of rosé wine has a long, long history, but there is no definition of rosé wine within EU legislation or within the International Organisation of Vine and Wine (OIV). They all remain silent.

In certain regions, wine-makers have invested a lot of effort to develop a high-quality rosé wine based on a precise product specification, and have limited the wine-making practices for rosé wine to traditional methods. However, other protected designations of origin (PDOs) do not impose restrictions on making rosé wine. The product specification of Champagne allows the blending of red and white to produce rosé Champagne. At EU level, the ban on blending red and white wine is today limited to the production of table wine.

The discussion on wine-making practices, including on blending, started back in 2006 during the negotiations on the wine reform. With the reform, the Commission gained competence to authorise new oenological practices and shall base itself on the OIV’s recommendations.

Following wide-ranging discussions which took place last autumn with stakeholders and with all Member States, the Commission proposed the abolition of the ban on blending red and white wine. This was subject to an indicative vote in the Wine Regulatory Committee in January when a majority of Member States, including France, voted in favour.

The draft regulation has been notified to the World Trade Organisation under the procedure in the Agreement on Technical Barriers to Trade, and we have recently accepted further time for third countries to examine our proposal. Therefore, the regulation will be formally voted by the Wine Regulatory Committee later in June, most probably on 19 June, because further delay would prevent us from implementing the new oenological practices from 1 August this year, as foreseen by the Council Regulation.

You also asked for a specific impact assessment before the removal of the blending prohibition. In-depth impact assessments were carried out by the Commission’s services when drafting the wine reform and we do not therefore intend to restart the work undertaken in 2006 and 2007 to prepare the wine reform, nor to make an in-depth impact assessment of all different individual wine-making practices, so we base ourselves on the work that is taking place in the OIV.

Already now, economists in the wine sector stress that this reform will not weaken traditional rosés as these rosés with an appellation are not in competition with table wines. It is clear that the traditional rosé is a quality product that is highly appreciated by consumers and associated with the place of origin of this product.

Allowing the blending of table wine will lead to fair competition between European countries and third countries since we have allowed third countries – as already mentioned here today – to do this blending. I completely agree with Mrs Laperrouze. Why should we put our wine producers in a worse competitive situation than those that can sell wine within the European Union?

Some weeks ago, I had a meeting here in Strasbourg with rosé wine producers from Provence in France and we had a very open and frank discussion on the state of play. Of course I understand their attempt to try to safeguard the traditional rosé and that is the reason why the Commission has been looking at various solutions on the labelling issue. We actually proposed two different labelling options: ‘traditional rosé’ and ‘rosé by blending’. Member States can then decide whether they want to make either one or both of those labelling options compulsory for rosé wine produced in their territory. In this way, we provide the possibility for producers to get a more exact idea of what they are buying.

I heard the argument from those wine producers that ‘traditional rosé’ was a bit dusty and they consider rosé wine to be a modern way of producing wine. I clearly indicated that if other ideas came up, I would of course be prepared to listen to them, but I have not yet heard any suggestions on an alternative to rosé wine. As the Commissioner for agricultural products, I do care that we find the right solutions and give our wine producers a level playing field.

 
  
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  Agnes Schierhuber, im Namen der PPE-DE-Fraktion. – Frau Präsidentin, Frau Kommissarin! Ich freue mich, dass ich Sie heute wiedersehe! In all den Jahren meiner politischen Tätigkeit – ob das in Österreich war oder in den letzten fast 15 Jahren im Europäischen Parlament – wurden die Diskussionen zum Wein immer sehr emotional geführt. Und auch heute ist das wieder so.

Meiner Meinung nach ist der Wein eines der elegantesten Produkte, die die Landwirtschaft erzeugt. Und daher ist es auch im Sinne der Qualitätsproduktion der europäischen – und besonders auch der österreichischen – Winzer, dass hier wirklich die Qualität und die Unverwechselbarkeit des Weines aus den verschiedenen Regionen Vorrang hat.

Wir vertreten die Meinung, dass das Mischen von Weinen kein önologisches Verfahren ist. Roséwein wird in einem speziellen, sehr traditionellen önologischem Verfahren hergestellt. Daher, Frau Kommissarin, Frau Präsidentin, unterstütze ich alle Kolleginnen und Kollegen, die so wie ich dieses Mischen oder Verschneiden von Weiß- mit Rotwein ablehnen. Es muss endlich eine klare Definition für die Herstellung von traditionellen Roséweinen geben.

Frau Kommissarin, es muss auch möglich sein, dass Mitgliedstaaten, wie Sie erwähnt haben, Erkenntnisse gewinnen, so dass sie dann manche Beschlüsse anders sehen oder revidieren. Darum bitte ich im Sinne der Qualität der europäischen Weinproduktion sehr!

 
  
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  Alessandro Battilocchio, a nome del gruppo PSE. – Signora Presidente, onorevoli colleghi, ancora una volta ci troviamo in quest'Aula per difendere un patrimonio alimentare, culturale e rurale procedente da una tradizione vecchia di secoli, un patrimonio inestimabile che il mondo ci invidia, che rappresenta un'enorme ricchezza per l'economia e anche per l'identità della nostra Unione.

Un patrimonio che oggi rischia di trovarsi in seria difficoltà per la volontà della Commissione e del Consiglio di sopprimere il divieto di coupage per la produzione di vini rosé, volontà nata sotto forti pressioni e che troverà la sua ratifica senza la possibilità di intervento del Parlamento, l'organo che ufficialmente rappresenta i milioni di cittadini, tra produttori e consumatori, che verranno toccati da tale iniziativa.

La Commissione propone di permettere di realizzare vini rosé semplicemente miscelando vini rossi e bianchi, come fanno i paesi che non possiedono le nostre competenze e professionalità, con il semplice pretesto di rispondere alla concorrenza internazionale.

In qualità di cofirmatario dell'interrogazione, sottolineo che abbassare la qualità delle nostre produzioni, frutto di secoli di tradizioni e ricerche, di importantissimi investimenti, di passione e di cura del dettaglio, non è la risposta di cui abbiamo bisogno, soprattutto in un momento di crisi economica come questo, in cui il consumatore medio fa sicuramente più attenzione al prezzo che ad una scritta sull'etichetta.

Per controbilanciare questa decisione basterebbe trovare un nome per il nuovo prodotto e informare i consumatori dell'esistenza di due diversi tipi di rosé, della diversa qualità dei prodotti, dell'importanza di riconoscere il lavoro e gli sforzi dei professionisti del settore. Chi pagherà tutto questo? La Commissione prevede qualche programma di sostegno in questo senso o a pagare saranno ancora i produttori, dopo aver chiesto loro di combattere ad armi impari la concorrenza low-cost in tempi già durissimi?

Spero che la Commissione ed il Consiglio sappiano fare la scelta giusta e, se necessario, rivedere del tutto questa procedura.

 
  
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  Jean-Claude Martinez (NI). - Madame la Présidente, Madame la Commissaire, il y a eu le chocolat sans cacao, l'interdiction des fromages au lait cru, nos roqueforts qui prenaient 300 % de droits de douane; on a failli avoir des poulets à l'eau de javel; on a même failli avoir l'hormone de lactation, la somatotropine.

Et maintenant, évidemment, se pose la question du coloriage du vin blanc avec du vin rouge pour faire du vin rosé. Si vous me le permettez, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, eau qui a d'ailleurs été autorisée pour les coupages de vins, comme avaient été autorisés les vins de menuisier produits avec des copeaux de bois plutôt qu'en barriques, comme avaient failli être autorisés les vins fabriqués avec des moûts importés. On aurait même pu faire des vins en Thaïlande!

Le problème est la réaction – psychanalytique – que cette question suscite; c'est que c'est une agression culturelle! Quelle est la définition du vin? Si c'est un produit industriel, alors on peut le couper, c'est un coca viticole. Mais si c'est un produit agricole alimentaire, alors on ne peut pas y toucher, sinon c'est un choc de civilisation. "Ceci est mon sang, vous le boirez en souvenir de moi". Et si vous coupez le sang, vous faites du sang contaminé.

Est-ce que vous comprenez cette réaction disproportionnée? Vous avez touché, avec cette affaire de rosé, à 2 500 ans d'héritage de l'empire romain, qui a dû affronter les barbares. Voilà, Madame la Présidente, ce que je voulais dire: "C'est une affaire freudienne, ce n'est pas une affaire viticole".

 
  
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  Françoise Grossetête (PPE-DE). - Madame la Présidente, Madame la Commissaire, quand je suis venue ici, j'étais terriblement mécontente. Je suis en colère, après vous avoir entendue. Il est inadmissible que vous vous permettiez, en cette période d'ailleurs électorale, d'autoriser le coupage vin blanc-vin rouge.

J'étais tout récemment en Provence et en Corse pour écouter les vignerons de ma circonscription, qui ont fait le choix de la qualité et qui se sentent aujourd'hui abandonnés. Je me souviens d'un discours de M. Barroso, il y a deux ans, lequel M. Barroso disait: "La viticulture, c'est quelque chose d'important. C'est de l'économie. Nous devons exporter plus et, pour exporter plus, nous devons faire de la qualité." Je me souviens très bien de ce discours-là.

Alors la Commission européenne a imposé l'arrachage pour faire plus de qualité et moins de quantité. Mes viticulteurs du sud de la France ont joué le jeu. Et regardez où cela les mène aujourd'hui! Ils ont tellement arraché, qu'ils devront bientôt importer du vin chez eux pour satisfaire leur propre consommation.

Par votre politique, vous avez signé l'arrêt de mort de nos viticulteurs. Et maintenant, vous autorisez le mélange de vin blanc, de vin rouge, sous une appellation de vin rosé. C'est une insulte faite à nos viticulteurs. Vous allez maintenant leur demander l'ajout d'une mention complémentaire: vin traditionnel, pour des vins élaborés de façon classique, parce que nos amis espagnols doivent vendre leur surplus de vin blanc, faute d'arrachage. Nos vignerons, qui ont fait le choix de la qualité, n'ont pas à devoir se justifier sur la valeur de leur vin. Ce serait un comble quand même.

Le vin coupé n'est pas du rosé. C'est un vin blanc mélangé. Appelons donc un chat un chat. Ne laissons plus les consommateurs se faire berner par les négociants qui ont fait le choix du profit, au détriment de la qualité. Et c'est cela que vous soutenez, Madame la Commissaire. Je fais appel à tous mes collègues. Ceux qui vont revenir au Parlement prochainement. Nous allons devoir redoubler d'efforts pour que cette mesure de la Commission européenne soit écartée définitivement et non pas provisoirement. Attention au 19 juin.

 
  
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  Ιωάννης Γκλαβάκης (PPE-DE). - Κυρία Πρόεδρε, αξιότιμε κύριε Επίτροπε, κύριοι συνάδελφοι στη χώρα μας παράγονται κρασιά εδώ και τρεις χιλιάδες χρόνια. Εκφράζω την αντίθεσή μου, τη λύπη μου, τη στεναχώρια μου για αυτά που πάμε να κάνουμε. Το ροζέ κρασί είναι προϊόν μιας τεχνικής. Το κρασί, όμως, είναι προϊόν ζύμωσης, δεν είναι προϊόν ανάμιξης. Εάν εφαρμοστεί αυτό, ως αποτέλεσμα θα έχουμε αθέμιτο ανταγωνισμό προς τους παραγωγούς μας που παράγουν αυτά τα θαυμάσια κρασιά.

Δεύτερον και σημαντικό, θα υποβαθμιστεί για άλλη μια φορά η φήμη του ευρωπαϊκού κρασιού. Βλέπω, όμως, ότι εάν πάρουμε τον κατήφορο, ο κατήφορος αυτός δεν σταματά και συνεχίζεται. Πριν από αρκετό καιρό συζητήσαμε εδώ και υιοθετήσαμε την προσθήκη κομματιών ξύλου μέσα στο κρασί! Επικαλεσθήκαμε ως λόγους την παλαίωση και το οικονομικό κόστος. Υιοθετήσαμε επίσης την προσθήκη ζάχαρης μέσα στο κρασί. Για λόγους οικονομίας είπαμε και δεν είχαμε το θάρρος μάλιστα να ζητήσουμε να αναγράφονται αυτές οι τεχνικές επάνω στην ετικέτα. Ούτε και τώρα θα έχουμε το θάρρος να το κάνουμε αυτό.

Η Ευρώπη μπορεί να επιβληθεί μόνο με τα εξαιρετικής ποιότητας κρασιά που διαθέτει. Αλίμονο μας εάν πιστέψουμε ότι μπορούμε να ανταγωνιστούμε τα φτηνά κρασιά της Αυστραλίας ή της Αμερικής και στο σημείο αυτό πρέπει να επιμείνουμε. Καλοί μου φίλοι, το είπα και όταν υιοθετήσαμε τις πρακτικές να προσθέτουμε ζάχαρη μέσα στο κρασί. Εμείς, που παίρνουμε αυτές τις αποφάσεις, θα μείνουμε στην ιστορία της οινοποιίας της Ευρώπης ότι θέτουμε βόμβα στα θεμέλια των άριστων ευρωπαϊκών κρασιών. Εκλιπαρώ, λοιπόν να σταματήσουμε τον κατήφορο αυτών των αποφάσεων.

 
  
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  Elisabetta Gardini (PPE-DE). - Signora Presidente, onorevoli colleghi, signora Commissario, io devo dire che mi unisco a quanto ha detto l'onorevole Grossetête perché ero venuta qui animata dall'intenzione di portare il dolore, il rammarico, la scontentezza del mondo produttore di vino in Italia e mi sono trovata di fronte ad un muro, di fronte ad una indifferenza, mi auguro magari dovuta alla freddezza della traduzione, ma da quello che ho ascoltato mi è sembrato di capire che non ci sono aperture, che non ci sono speranze, che non c'è un varco.

Poco tempo fa, molto recentemente, nella mia regione – io vengo dal Veneto – si è tenuta una manifestazione, il Vinitaly, che è una delle manifestazioni più importanti per quanto riguarda proprio il mondo del vino e ha riscosso un enorme successo una petizione in difesa proprio dei vini rosati. Hanno aderito grandi cantine, grandi produttori di vino italiani, ma sono arrivate firme anche da altre parti d'Europa, sono arrivate firme da cittadini dell'Olanda, della Francia, della Spagna, del Belgio, del Lussemburgo, della Slovenia, della Polonia, della Lituania, dell'Ucraina. La passione per il rosé, come vede, è autentica e non ha veramente confini se non, sembra, nella Commissione europea, eppure parliamo di cultura, parliamo di territorialità, parliamo di tradizione.

Io vorrei anche consegnarle, come donna, una riflessione: ma quando noi combattiamo per l'uso sbagliato che si fa dell'alcol, lei pensa che mettendo in mano una bevanda di scarsa qualità, non lo chiamo vino, una bevanda alcolica a poco prezzo, completamente sradicato dal territorio, dalla cultura, dalla qualità, faremo un buon servizio verso le nuove generazioni? Riusciremo a educarli ad un uso del vino e dell'alcol legati all'interno di buone abitudini e di buone prassi?

Ecco, io le consegno anche questa riflessione perché vi state assumendo delle grandi responsabilità in tanti sensi.

 
  
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  Christa Klaß (PPE-DE). - Frau Präsidentin, Frau Kommissarin! Dass Wein ein sehr sensibles Produkt ist, das haben Sie in den vergangenen Jahren erfahren. Wir reden heute hier sehr der Liberalisierung der Weinmarktordnung das Wort. Sie sprechen von einer Öffnung zum Weltmarkt hin. Ich frage mich manchmal, wer orientiert sich hier an wem?

Unsere Weinbereitung ist traditionell in Europa gewachsen. Unsere Traditionen und unsere regionale Eigenheit, das ist das, was unseren europäischen Wein trägt, und das sollte uns auch weiterführen in den Überlegungen, die wir jetzt über die Weinmarktordnung anstellen. Es hat mich sehr getroffen, dass hier gerade durch einen Ausschuss Dinge in die Weinmarktordnung aufgenommen wurden, die wir so im Parlament überhaupt nicht diskutiert haben!

Die Frage, Frau Kommissarin, lautet doch eigentlich: Welche nationalen und regionalen Regelungsmöglichkeiten bieten sich noch? Welche Auflagen oder Verbote können die Mitgliedstaaten für ihre Anbaugebiete auf der untersten Ebene der Weine – und darum geht es ja hier, wir reden ja nicht über die Ursprungsweine und die Herkunftsweine, sondern wir reden über die unterste Schiene der Weine – überhaupt noch aussprechen? Z. B. wäre auch das Verbot der Vermischung von Rot- und Weißwein so ein regionales nationales Verbot. Wird das künftig möglich sein für diese untere Schiene der Weine?

Oder ein Verbot der Angabe von Rebsorte und Jahrgang: Auch das macht uns Probleme, denn wir wollen doch unsere Weine unterscheiden, die unteren Weine von denen mit Herkunfts- und Ursprungsbezeichnung. Also französischer Rosé oder deutscher Riesling, das sind doch Namen, die eine klare, eindeutige Regelung brauchen. Sie sind belegt mit unserer traditionellen Herstellung, und darauf, Frau Kommissarin, legen wir auch künftig riesengroßen Wert! Da bitten wir um Ihre Unterstützung.

 
  
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  Astrid Lulling, auteure. − Madame la Présidente, Madame la Commissaire, vous avez répondu négativement à notre deuxième question, en prétendant que, lors de la réforme de l'OMC vin, vous aviez déjà réalisé l'étude que nous demandons. J'en suis surprise: il n'a jamais été question, pendant cette réforme, de permettre une pratique œnologique consistant à couper du blanc avec du rouge pour faire du rosé.

S'il vous plaît, pourquoi ne donnez-vous pas suite à notre demande, très raisonnable au demeurant, de concertation avec les professionnels? Vous voulez prendre une décision le 19 juin, mais il n'y a pas urgence! Personne ne vous a d'ailleurs jamais demandé d'autoriser cette pratique œnologique. Je ne sais pas quelle mouche vous a piquée de faire cette proposition, alors que personne ne la demande en Europe!

Et j'ajoute qu'en ce qui concerne l'étiquetage, vous devez savoir que les producteurs de vins rosés traditionnels n'accepteront jamais qu'on appelle ce breuvage – y inclus celui que M. Savary a préparé – "rosé". Alors là, vous devez faire un effort. Madame la Commissaire, je vous prie vraiment de répondre positivement à nos deux demandes.

 
  
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  Françoise Grossetête, auteure. − Madame la Commissaire, tout à l'heure, vous nous avez dit qu'aucune suggestion ne vous avait été faite, que vous attendiez des propositions, etc.

Si, des suggestions vous ont été faites. Vous avez rencontré nos viticulteurs. Ils vous ont dit qu'ils ne voulaient pas de cela. Ils vous ont dit qu'ils ne voulaient pas, eux, avoir à souffrir d'être obligés d'indiquer l'appellation "vin rosé traditionnel" pour se différencier du vin rosé sur lequel on ne mettra pas "coupé", bien évidemment. Vous ne pouvez donc pas dire qu'on ne vous a rien proposé.

Et surtout, s'agissant du champagne rosé, on sait très bien que c'est un produit œnologique qui n'a rien à voir avec le coupage tel qu'il est proposé, vin blanc et vin rouge. Ayez le courage, Madame la Commissaire, de ne pas appeler le vin coupé blanc et rouge, vin rosé. Voilà ce que l'on vous demande. C'est la suggestion que l'on vous fait. Ne pénalisez pas les vrais viticulteurs.

Comment voulez-vous que nos concitoyens puissent comprendre une telle position de la part de la Commission européenne? Vous restez sourde à tous les arguments, c'est absolument incompréhensible.

 
  
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  Gilles Savary, auteur. − Madame la Commissaire, je me permets de reprendre la parole pour vous dire que j'ai bien entendu vos arguments et que je ne doute pas que cette idée ne vienne pas de vous. Elle doit venir d'un certain nombre de groupes d'intérêts.

Mais voyez-vous, je ne crois pas que l'Europe ait intérêt à courir en permanence après le bas de gamme, en particulier en matière alimentaire. Les pays qui n'ont pas couru après le bas de gamme sur le plan industriel sont des pays qui figurent aujourd'hui parmi les premiers dans le monde en matière d'échanges commerciaux. Les Allemands, en particulier, ont toujours résisté à cette tentation du nivellement par le bas. Eh bien, je crois que l'Europe doit résister, sur le plan alimentaire, à cette tentation permanente de nivellement par le bas, parce que ça la mènera loin.

Alors ce que nous vous proposons, c'est d'éviter à tout prix qu'il y ait deux types d'appellation "rosé": traditionnel ou coupé. Il y a le vin rosé et il y a autre chose. Organisez un concours européen pour nommer cette autre chose si vous considérez qu'il faut la légaliser. Ce que je pense personnellement, c'est que l'Europe s'honorerait à résister à l'OMC sur ce type de produit. Vous nous dites en permanence "C'est la reddition." devant tout ce qui vient d'ailleurs.

 
  
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  Patrick Louis, auteur. − Madame la Commissaire, mentionner "vin rosé" sur la bouteille ne sert à rien puisque les bons rosés, dont le Bandol que je vous ai apporté, ne portent pas la mention de rosé.

D'autre part, indiquer sur l'étiquette "rosé traditionnel" est stupide. Le rosé est un vin qui intéresse les jeunes, c'est un vin moderne, même si sa production fait appel à un savoir-faire traditionnel. Il y a donc trop d'ambiguïté. Il n'y a pas 36 solutions, il n'y en a qu'une, puisque, comme cela a été très bien dit tout à l'heure, c'est un vin culturel, c'est un savoir-faire. Nous n'avons pas affaire à n'importe quel commerce; ce qu'il faut faire, c'est interdire purement et simplement tout coupage et tout mélange sur le territoire européen, et notamment sur le territoire français.

 
  
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  Mariann Fischer Boel, Member of the Commission. − Madam President, it has been great to listen to you here tonight, because I still feel that you have got all the passion, you have got all the energy and you have got all the emotion that I experienced about the wine sector when we had our discussions on the wine reform. The cultural heritage and the traditions that are linked to wine are still alive here in the European Parliament.

However, some of the questions raised here tonight totally reopen the political compromise that we made on the wine reform, so I am not going into these issues but will just concentrate on the main problem discussed here tonight.

I completely agree with those of you who have said that quality must be the future for our European agricultural products. That was precisely the reason why during the wine reform – as I am sure you still remember – we reserved a huge amount of money for promoting our European wine on the Third World market: EUR 125 million every year was the figure mentioned when we had these discussions. This was because we know that we have a high-quality product that will be in demand in the new emerging developing countries. So we are on exactly the same wavelength here.

However, I have a certain sympathy as well for wine producers in Europe who have to compete with wine produced by other oenological practices that are allowed in Third World countries. An example is the blending of red and white wine to make a rosé. It is allowed, it is part of the OIV oenological practices, so the European Union today imports rosé wine produced in exactly this way. Why should we prevent our own wine producers from competing with imported wine within the European Union? I therefore think we have taken a balanced approach on this issue.

It was important that we found a way to label our wines to make sure that consumers knew what they bought, and with the PDOs you have the possibility today of putting information on the label to inform the consumer that this is a wine produced by the traditional method. I said in my first speech that I met some wine producers from Provence. They did not like ‘traditional rosé’ exactly for the reason you said – that it was a bit old fashioned. I then asked for new ideas on another way of labelling that it was the traditional method, but I have had no suggestions on this issue. The idea is to make it optional for Member States whether they make it compulsory within their territory for producers to put on the label whether it is a coupage or a traditional product.

We will have this discussion again in the Regulatory Committee. As I said, a vote will probably take place on 19 June 2009 and then we will look into the outcome of this vote, in which Member States will represent the opinions of their governments. That will be interesting, but I am still quite convinced that what we have proposed, which is in compliance with the OIV oenological practices, will be the way forward for our wine producers to stay competitive on the global market.

 
  
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  Πρόεδρος. - Η συζήτηση έληξε.

Γραπτές δηλώσεις (άρθρο 142)

 
  
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  Stéphane Le Foll (PSE), par écrit. – Les producteurs de vins de rosé européens sont aujourd'hui préoccupés par le projet d'application de la Commission, relatif la levée de l'interdiction de coupage de vins blancs et rouges de table pour élaborer des vins rosés.

Cette nouvelle pratique nuit à une production de qualité et ignore les efforts entrepris par les producteurs, depuis plusieurs années pour élaborer un produit de rosé longtemps déconsidéré, mais qui a aujourd'hui trouvé une vraie place sur le marché et dans les habitudes de nombreux consommateurs, d'autant que cette pratique risque de tromper le consommateur.

Si dans les prochaines semaines le projet de coupage de la Commission devait être confirmé par les Etats membres, nous souhaitons avec mon ami Gilles Savary qu'un étiquetage soit rendu obligatoire, permettant de distinguer le vrai vin rosé, d'un nouveau produit issu de coupage qui ne pourrait alors pas être appelé rosé.

 
  
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  Véronique Mathieu (PPE-DE), par écrit. – Face à la colère suscitée chez les viticulteurs européens, la Commission européenne a décidé de reporter au 19 juin sa décision prise à la hâte d'autoriser la production de vin rosé par coupage de vins rouges et de vins blancs.

Pour autant, ce report ne saurait être jugé en aucun cas satisfaisant. Pas plus que la décision de proposer une distinction entre "rosé traditionnel" et "rosé par coupage" sur l'étiquette des produits commercialisés, qui ne saurait suffire à lutter efficacement contre la concurrence déloyale à laquelle seront confrontés les producteurs si une telle décision devait être prise.

Alors que nos vignerons de l'Union européenne ont consenti des efforts et des investissements considérables depuis de nombreuses années pour assurer la production d'un vin rosé de grande qualité, la décision de la Commission vient réduire à néant ces nombreux efforts, qui ont pourtant eu un impact très positif sur l'économie et l'aménagement de nos territoires.

Par la question adressée aujourd'hui à la Commission par mes collègues et moi-même, nous exigeons de la Commission qu'elle clarifie ses intentions et qu'elle s'assure que la décision qu'elle prendra reposera sur une concertation totale avec les producteurs européens de vins rosés.

 
  
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  Vincent Peillon (PSE), par écrit. – Madame la commissaire,

Je ne vous cache pas la profonde insatisfaction qui est la mienne face à vos tentatives d'explications concernant le coupage du vin "rosé".

Vous ne répondez en rien à tous les viticulteurs avec qui j'ai pu longuement échanger en Provence, et qui ont misé sur la qualité. Ils redoutent aujourd'hui de voir réduits à néant trente années d'efforts - couronnés d'un réel succès commercial - pour donner au rosé ses lettres de noblesse.

Vous ne répondez en rien à tous ceux qui voient dans l'autorisation de coupage une contradiction majeure avec les douloureuses politiques d'arrachage massif. Ce n'est pas en cherchant à baisser à n'importe quel prix nos coûts de production, mais au contraire en améliorant toujours plus la réputation de nos vins que nous sortirons vainqueurs de la compétition internationale.

Vous ne répondez en rien à tous ceux qui vous disent que l'étiquetage ne suffira pas, puisqu'il ne pourra pas concerner les bouteilles de vin "rosé" dit "de mélange".

En repoussant la décision d'autorisation aux lendemains du scrutin du 7 juin, vous faites, enfin, le jeu de l'euroscepticisme.

C'est pourquoi je vous demande, solennellement, de retirer ce projet néfaste qui menace une économie, comme il menace une culture.

 
  
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  Dominique Vlasto (PPE-DE), par écrit. – Sous prétexte de réviser les pratiques œnologiques autorisées, la Commission européenne s'apprêterait à autoriser le mélange de vins blanc et rouge sous l'appellation "vin rosé".

Je conteste la possibilité d'appeler "vin rosé" un mélange de différents vins. Ce n'est pas la seule couleur du vin qui doit en faire le nom: ce sont les cépages, les terroirs et le savoir-faire des viticulteurs qui font les vins et non la couleur finale de n'importe quel liquide.

Pour faire un rosé par coupage, il faudrait obligatoirement partir d'un vin blanc, à plus de 95%, que l'on tacherait de vin rouge. Or, le vin rosé résulte de la fermentation de raisins ou de moûts majoritairement rouges. Ainsi, en autorisant le coupage des vins, la Commission européenne autoriserait une véritable contrefaçon du vin rosé: ce serait organiser une tromperie des consommateurs.

Outre l'insulte faite aux viticulteurs engagés dans une politique de qualité, notamment en Provence, il serait inadmissible de légitimer un sous-produit issu du mélange de produits finis et d'autoriser la référence trompeuse à la couleur du rosé.

Sans autre solution, il faudrait au moins imposer à ces boissons un étiquetage correspondant à leur réel contenu: "vin coupé" ou "mélange de vins".

 
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